Émotion, Drame, Famille, Polar, Psychologie, Suspense

Que gèlent les silences

de Céline Bréant
Broché – 8 octobre 2026
Éditeur : Taurnada éditions

Lauréate du prix Découverte Noir Charbon 2025 pour son thriller psychologique « Là où sombrent les secrets ».

Isabelle Maillard est ravie : Alain, son mari casanier, a enfin accepté de passer les fêtes de fin d’année à quatre, dans un joli chalet à la montagne. Si Cathy, leur adolescente, traîne les pieds, Justin, le petit dernier, est fou de joie à l’idée d’explorer de nouveaux décors.
Malheureusement, les branches d’un gigantesque hêtre s’écrasent sur le toit de leur logement. La famille Maillard est alors contrainte de trouver refuge chez leurs voisins, les Masson. Isabelle, d’abord déstabilisée par ce changement de programme, s’efforce de rester positive et de préserver l’esprit des fêtes.

Mais au matin de Noël, la chambre de Cathy est vide. La jeune fille est introuvable.

Dans le silence glacé qui s’installe, Isabelle comprend que les Masson portent en eux une tragédie jamais apaisée, et que la disparition de sa fille pourrait bien être liée aux ombres qui hantent cette famille.

Après avoir découvert Céline Bréant avec Là où sombrent les secrets, une lecture intense et bouleversante qui m’avait tenu en haleine jusqu’au bout, je la retrouve avec Que gèlent les silences, un thriller à nouveau saisissant et mystérieux.

Isabelle est heureuse. Cette année enfin, elle va passer Noël en famille, à la montagne, loin du quotidien. Son mari Alain a accepté de venir et Justin, leur fils, est ravi. Seule Cathy, leur fille adolescente, semble moins enthousiaste. Mais rien ne pourrait gâcher la bonne humeur d’Isabelle… jusqu’à leur arrivée. Un arbre tombe sur le toit de leur chalet, les obligeant à chercher un autre endroit pour dormir. Leurs voisins, les Masson, leur proposent alors de les héberger. Mais au matin de Noël, Cathy a disparu. Que s’est-il réellement passé durant cette nuit ?

Très vite, je comprends que cette disparition n’est que la partie émergée d’une histoire beaucoup plus sombre. Tous les personnages semblent avoir quelque chose à cacher. Certains mentent, d’autres manipulent, tandis que des passés particulièrement lourds refont surface. Je me suis constamment demandé ce que chacun savait réellement et surtout, à qui je pouvais encore faire confiance. D’un côté, l’enquête de police piétine, de l’autre, les secrets de famille se dévoilent de plus en plus. Des histoires anciennes, soigneusement enfouies, ressortent des dossiers que certains auraient préféré laisser prendre la poussière. Car il est parfois plus facile de désigner un coupable que de chercher la vérité et de s’attaquer aux véritables problèmes…

J’ai particulièrement apprécié l’évolution d’Isabelle. Après la disparition de sa fille, je l’ai vue se transformer complètement. La mère qui profitait simplement de ses vacances devient une femme déterminée, prête à tout pour comprendre ce qui est arrivé à Cathy. Les personnages liés à l’enquête apportent également un autre regard sur les événements et permettent de ne jamais rester uniquement du côté de la famille.

La plume de Céline est incisive et d’une redoutable efficacité. C’est sombre, glacial, parfaitement maîtrisé et surtout terriblement addictif.
Avec “Que gèlent les silences”, j’ai retrouvé ce que j’avais aimé dans son précédent roman. Cette capacité à installer le doute et à me faire remettre constamment mes certitudes en question. Avec ce thriller psychologique intense elle rappelle une chose essentielle, on ne connaît jamais vraiment les gens… Et ceux que l’on pense capables de nous protéger peuvent parfois être ceux dont il faut le plus se méfier.

À lire, ou plutôt à dévorer, sans aucune modération !

Merci Joël pour cette nouvelle lecture.
Chaque roman publié chez Taurnada Éditions est pour moi comme une nouvelle marche qui me permet d’aller toujours plus haut !

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« Du haut de la côte, elle observa le village en contre-bas, les lumières féeriques de Noël qui n’égayaient plus son cœur depuis longtemps, puis elle s’enfonça dans l’obscurité de la forêt. Aujourd’hui, sa propre vie n’avait plus d’importance. Sa survie, elle la devait à son obsession. Elle vivait par procuration à travers cette dernière. »

« Cathy hocha la tête en piétinant, impatiente de partir.
– Tu feras attention, et ne fais pas la folle, d’accord ? Et tu mets un casque !
– Mais oui, c’est bon ! soupira-t-elle en levant les yeux au ciel.
– Pas de panique, Isabelle. Je gère, la rassura Richard en levant les pouces devant lui.
– C’est en elle que je n’ai pas confiance, se justifia la mère angoissée. Elle peut être casse-cou quand elle veut impressionner.
– Mais arrête, pesta Cathy, mal à l’aise. Tu peux rentrer, c’est bon, on va partir. »

« La nuit s’était abattue sur la montagne comme un rideau sur la scène d’un théâtre. Un premier acte sans Cathy venait de s’achever. Où était-elle ? Que s’était-il passé ? Les Masson apportaient leur soutien sans oser émettre d’hypothèses défaitistes à voix haute. Plus le temps passait, et plus l’espoir tarissait. »

« La battue s’était poursuivie encore une heure. Le cortège avait scruté chaque millimètre de la zone, sans succès. Pas la moindre trace de Cathy dans les environs. Il faudrait sûrement agrandir le périmètre, mais sans piste, comment en établir un fiable ?
Le ciel bleu s’était voilé, et les flocons de neige s’étaient mis à tomber. Les gendarmes, bredouilles, avaient donc décidé de clore cette première session de recherche. La famille et tous les bénévoles avaient été invités à regagner leur domicile. »

« Je m’appelle Céline Bréant, j’ai 32 ans. Je vis à Bordeaux et je suis d’origine savoyarde. Si je m’interroge beaucoup sur ma vie, je n’ai toujours eu qu’une certitude et qu’un véritable objectif. Je voulais devenir romancière. Petite déjà, j’écrivais de petites histoires, et c’est vers 14 ans, que j’ai entrepris le projet d’écrire un roman, et j’ai poursuivi sur cette voie. Je rêvais de trouver un éditeur, mais alors que la trentaine approchait à grand pas, j’ai décidé de me lancer, malgré tout, et j’ai franchi le cap de l’auto-édition, en publiant « Les Clandestines », un roman qui me ressemblait et mélangeait les genres.
Et puis… J’ai préféré me recentrer, et revenir sur mon genre de prédilection : le thriller. Je suis passionnée par les faits divers, le cerveau humain, les livres à suspens, noirs, pleins de rebondissements qui entraînent le lecteur dans un tourbillon de questions, le manipulent, le piègent et lui offrent un final explosif. Et j’aime explorer le mal qui habite les individus, le point de bascule entre l’ordinaire et la folie, les traumatismes, les secrets, les mensonges, la mémoire. L’humain est terrifiant et fascinant à la fois : il donne matière à réflexion. Et à écrire…

À côté de l’écriture, j’ai un “vrai” métier.
Je veux dire, un métier pour vivre, gagner de l’argent. Je suis graphiste dans une agence de communication. De la même façon, j’aimerais pouvoir exercer ce métier dans le monde des livres, idéalement. J’aime les livres, les belles lettres, les œuvres de fiction, j’aime l’odeur du papier et toucher des doigts les belles couvertures en gaufrage.

Autre passion ?
L’eau. J’aime me baigner dans l’océan, la mer, les rivières, les lacs, les piscines. J’aime le snorkelling, le bodyboard, je commence le surf et la plongée. Je rêve de découvrir les plus beaux sites de baignade du monde.

Et j’aime les animaux.
Chat, chien… Impossible de vivre sans eux. Ils m’accompagnent depuis toujours et leur présence à mes côtés est un vrai bonheur. »

D’origine savoyarde, Céline Bréant vit actuellement à Bordeaux. À 31 ans, après plusieurs années en tant que graphiste et maquettiste, elle décide de marquer une pause dans sa vie professionnelle pour explorer de nouvelles perspectives. Cette transition lui permet de se consacrer pleinement à une passion de toujours : l’écriture. Son genre de prédilection est le thriller. « Là où sombrent les secrets » est son deuxième roman.

— Là où sombrent les secrets (2025)
https://leressentidejeanpaul.com/2025/07/02/la-ou-sombrent-les-secrets/

Laisser un commentaire