Amour, Émotion, Drame, Famille, Frisson horreur, Histoire vraie, Violence

Les Mutilées

de Vincent Villa
Broché – 9 juin 2026
Éditeur : auto-édition

Léa, sept ans, appelle soudain sa mère au secours dans l’eau de son bain en lui avouant l’horreur qu’elle subit : son père, Maxence, lui « gratte la zézette ». Pour Émilie, séparée de cet homme qu’elle a fui avec sa fille, débute alors un cauchemar au long cours. Indifférent à la souffrance de Léa, le système cogne sur Émilie autant qu’il caresse Maxence, s’acharnant sur la protectrice pour mieux protéger le violeur. L’amour maternel, l’arme des plus poignants combats, même les plus désespérés, lui permettra-t-il de sauver l’être le plus cher à ses yeux ?

Journaliste et auteur, Vincent Villa, déjà six thrillers dans son sillage créatif, signe là son premier roman noir, entre intrigue fictionnelle et réalité documentaire, sur le sujet révoltant des mères désenfantées.

Avant toute chose, je tenais à remercier Vincent Villa pour la confiance qu’il m’a accordée en me confiant la réalisation de la couverture de « Les Mutilées ». C’est un projet qui m’a profondément touché, mais je n’imaginais pas, en ouvrant ce livre, à quel point son contenu allait me bouleverser.
Durant ma lecture, j’ai eu beaucoup de mal à le considérer comme un simple roman tant le sujet abordé est grave, documenté et profondément humain. À chaque chapitre, j’ai senti le travail de recherche de l’auteur, sa volonté de comprendre avant de raconter, mais surtout de donner une voix à celles et ceux qui peinent parfois à être entendus.

Tout commence lorsque Léa, sept ans, révèle à sa mère, Émilie, les violences sexuelles qu’elle subirait lors des visites chez son père. Dès cet instant, la vie de cette mère bascule dans un combat dont elle ne mesure pas encore l’ampleur. Elle pense protéger son enfant. Elle va pourtant se retrouver confrontée à une mécanique judiciaire et institutionnelle qui la pousse progressivement dans ses retranchements. J’ai ressenti beaucoup de colère, des envies de tuer aussi, puis une immense détresse en suivant son parcours. Vincent ne cherche jamais l’effet spectaculaire. Il montre, avec une grande sobriété, l’usure psychologique d’une femme qui s’effondre peu à peu sans jamais renoncer à défendre sa fille. L’écriture est incisive, rythmée, parfois presque poétique, mais cette beauté de la langue ne fait que renforcer la violence de ce qui est raconté. Le suspense, les rebondissements et la construction du récit rendent la lecture impossible à interrompre. J’avais constamment besoin de connaître la suite, tout en redoutant ce que j’allais découvrir.
Ce qui m’a le plus marqué reste cette réflexion sur la difficulté, pour certaines victimes, de faire entendre leur parole. Le roman met en scène des mécanismes institutionnels qui interrogent profondément et qui nourrissent une véritable réflexion sur la manière dont sont vécues certaines procédures judiciaires.

J’ai également été très sensible à la force du lien entre une mère et son enfant. Cet instinct de protection traverse tout le récit et donne à Émilie une puissance émotionnelle remarquable malgré son épuisement.

« Les Mutilées » est un roman noir, mais c’est aussi un texte profondément humain. Un livre qui dérange, qui secoue, qui révolte et qui pousse le lecteur à réfléchir bien au-delà de son intrigue.
J’ai refermé ce roman avec une émotion immense, le cœur lourd, mais convaincu d’avoir lu un ouvrage important.

Merci Vincent pour ta confiance. Je suis profondément fier d’avoir participé, à ma manière, à cette aventure…
Ton roman mérite d’être lu, partagé et discuté. Parce que certaines histoires dépassent la fiction et qu’elles nous obligent, tout simplement, à ne plus détourner le regard.

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Extraits :

« Elle assécha ces sanglots belliqueux d’un violent revers de manche. Ce n’était pas le moment d’abandonner à ses émotions la conduite, risquée, de ses actes, qui la propulseraient encore plus loin sur les chemins de l’illégalité. Une perspective assumée depuis qu’elle avait hâté l’heure de coincer leur existence dans quelques bagages, de la compresser, de la ratatiner, d’en emporter l’essentiel en réduisant le reste à une infinité d’insignifiances. Léa – de grands yeux sombres qui pataugeaient dans l’étendue sans fin de son chagrin – n’avait cure de ce sacrifice maternel orienté vers une quête ultime qui transcendait toutes les autres : apparier de nouveau le quotidien de sa fille avec l’allégresse, la légèreté, si du moins son trauma l’autorisait un jour à prétendre à ces douceurs que tout enfant de son âge devait revendiquer. »

« — Vous ne pouvez pas nier, maître, que les deux paroles s’opposent et que dans ces situations antagonistes, coutumièrement, il est compliqué de se forger un avis clair.
— Celui exprimé au printemps 2022 était le bon. Ma cliente avait été littéralement chassée par monsieur du domicile familial dans un climat très tendu, prémices de violences conjugales.
Bardés de douleur, les yeux d’Émilie lançaient des appels au secours silencieux, SOS écrits avec le cœur: la gifle, la gifle, la gifle!
— Y a-t-il eu un dépôt de plainte, à tout le moins de main courante, maître?
— Non, monsieur le juge.
— Très bien. Si chacun en a terminé avec ses arguments, l’audience est finie. Vous recevrez le délibéré dans un mois environ.
Sans aucun délai, Maxence tourna vers elle un visage dur fardé d’une assurance tranquille, comme habité par la certitude ostensible de triompher: ses pouces levés, provocateurs, célébraient déjà sa victoire écrasante. »

« — Tu veux te cacher à ton tour, Zoé ? demanda Jeanne en lui tendant un paquet de crocodiles, friandises molles, colorées et évidemment très sucrées, qu’elle avait largement contribué à décimer.
La question a priori inoffensive déclencha une rafale de pleurs ! La terreur soudaine, irrépressible, semblait ressusciter un trauma au sein du cerveau de Zoé, activer les zones les plus sensibles de sa mémoire !
Mylène jaillit et devança l’adulte inquiète pour prodiguer un réconfort morcelé en une étreinte et quelques bisous, baume tendre sur blessure à vif. La voix de Judith perça les pensées bouleversées de Jeanne, dans lesquelles s’entrechoquaient les échos d’une souffrance tenace.
— On dirait qu’elles se sont reconnues, jugea la nouvelle arrivante.
— Ce sont des sœurs de douleur… Elles doivent se reconstruire, à des degrés divers. D’où le surnom de l’endroit qui nous accueille, l’Atelier des cœurs brisés ?
Une lueur sombre traversa le regard clair de Judith, fila dans un ciel bleu bordé de mélancolie. »

« — Je sais que je prends le risque d’être sanctionnée pour ce que je dis. Mon avocate m’a mise en garde plusieurs fois. Parler doit être bien plus grave que violer, aux yeux des juges. D’après elle, quand un papa passe très bien avec son avocat qui sait parfaitement le défendre, c’est plus facile de se dire que c’est lui qui incarne la société française et pas l’hystérique en train de hurler qu’on lui vole son enfant, qui se répand dans la presse et sur les réseaux sociaux, fait des vidéos, écrit au ministre de la Justice puis au président de la République, ou encore à la première dame de France. Bref, qui ne sait plus quoi faire, alors qu’elle n’est pas une mère protectrice, mais une mère empêchée de protéger son enfant!
On ne me fera pas taire pour autant. Vous entendez ? On ne me fera pas taire ! Je n’accable pas ces mères qui font un compromis et acceptent ce qu’il se passe pour continuer à recevoir leur enfant chez elle, mais c’est au-dessus de mes forces, me concernant ! »

Spécialiste du ballon rond à France Football puis à L’Equipe, Vincent Villa est attiré par l’écriture romanesque depuis longtemps. Mais ce journaliste sportif attend 2017 pour enfin céder à ses envies de saisir la plume dans le but d’écrire des fictions plutôt que d’informer, même si les deux ne sont pas incompatibles. Depuis des années, les polars comme les thrillers accaparent ses moments de lecture et c’est à ce moment-là que s’engager sur le chemin de la littérature noire devient une lumineuse évidence à ses yeux.

Une année plus tard nait son tout premier roman, “Je mangerai ton cœur« . Tour à tour sombre, romantique, haletant, journalistique, ce thriller attire l’attention des défricheurs de talent chez France Loisirs. Fin 2019, il rejoint les nouveaux auteurs des “Editions du 123. » En 2020, ce titre est lauréat du prix du salon du livre du Pays Noir, à Charleroi.

Mais un second roman est déjà prêt, et édité à peine quelques mois plus tard. À travers “PARADICTION« , paru au printemps 2021, la plume devient davantage sombre et tortueuse, trempée dans le machiavélisme et l’obscurité des âmes. Son troisième thriller, « #JE SUIS LILLY« , renoue avec une thématique chère à cet écrivain sensible, les violence faites aux femmes, en même temps qu’avec la noirceur vengeresse et les rebonds macabres, en arrière-plan de l’insoutenable résignation pour un fait divers tragique : un meurtre, un féminicide.

Écrivain à la plume percutante et inspirée de questions sociétales ancrées dans l’actualité, Vincent Villa aime l’écheveau conflictuel de la conscience, aux confins de la moralité et des pulsions primaires, et les intrigues entrelacées libèrent la tension du dénouement, comme l’achèvement complexe d’un puzzle littéraire. Une manière de concevoir ses histoires récompensée en 2023 lorsque son quatrième ouvrage, “ADHaine« , remporte le prix des salons Loiret Crimes et Noires Sœurs.

Le suivant, « Le cimetière des enfants perdus« , lui permet pour la première fois de remettre en scène des personnages d’un livre précédent, « #JE SUIS LILLY« . Axé sur la pédocriminalité, ce nouveau roman dénonce ce fléau sans verser dans la glauque. Dans sa double volonté de divertir et de dénoncer, Vincent Villa cherche en permanence un équilibre très subtil à trouver, tant l’écriture est sans filet. Une volonté confirmée avec « ANIMAL LECTER« , son sixième thriller, consacré aux animaux, avant une incursion dans le roman noir. Sa nouveauté, en effet, porte sur le scandale des mères désenfantées et l’inceste : un cri du cœur et de colère poussé à travers « Les Mutilées« .

Amour, Émotion, Famille

À l’adresse du bonheur

de Lorraine Fouchet
Broché – 3 mars 2022
Éditeur : Héloïse d’Ormesson

En lisant les petites annonces, Pierre Saint-Jarme découvre que Ker Joie, la maison de famille vendue dix ans plus tôt, est de nouveau sur le marché. Il se précipite pour la racheter. Trop tard. Alors il la loue, le temps d’un week-end, pour réunir la tribu sur l’île de Groix et organiser l’anniversaire d’Adeline, sa mère. Mais Pierre n’est pas le seul à lire les journaux… Un accident survenu il y a trente-sept ans s’invite à la fête. Tandis qu’Adeline souffle ses quatre-vingts bougies et pioche des moments précieux dans le bocal à émotions, les fracas du passé tracent vers l’île. Et si vous pouviez racheter votre maison d’enfance ? Ce roman ravive les souvenirs, parle du serment d’Hippocrate, de rancune tenace, et surtout d’amour. Il appelle à éclairer la nuit pour ceux qu’on aime, et réveille le parfum des vacances et des recettes de grand-mère.

J’aime beaucoup les romans de Lorraine Fouchet. À chaque lecture, je retrouve cette capacité qu’elle possède à parler de la famille avec une infinie tendresse, sans jamais oublier ses blessures, ses secrets et ses failles. À l’adresse du bonheur n’a pas fait exception.
L’autrice m’a emmené une nouvelle fois sur l’île de Groix, au large de la Bretagne, dans un décor lumineux où les paysages semblent respirer au rythme des émotions de ses personnages. Lorsque Pierre Saint-Jarme découvre que l’ancienne maison familiale, Ker Joie, est de nouveau en vente, il y voit l’occasion de renouer avec une partie de son histoire. Mais le destin en décide autrement. Pierre décide alors par dépit de la louer pour un week-end, car sa mère Adeline fête ses quatre-vingts ans, où toute la famille sera présente, mais ce retour sur les terres de son enfance va réveiller bien plus que des souvenirs.

Au fil des pages, j’ai fait la connaissance d’une galerie de personnages profondément humains, tous porteurs de leurs doutes, de leurs blessures et de leurs espoirs. Au centre de cette famille rayonne Adeline, une femme de quatre-vingts ans pleine de sagesse, de courage et de bienveillance. Véritable pilier du récit, elle éclaire ceux qui l’entourent comme un phare dans la tempête.

J’ai été particulièrement touché par Pierre, médecin marqué par la pandémie et par le sentiment douloureux de n’avoir pas toujours pu sauver ceux qu’il voulait protéger. À travers lui, Lorraine évoque avec beaucoup de justesse la souffrance silencieuse des soignants, leur impuissance et même leurs questionnements.
Mais ce roman est aussi une histoire de transmission, de pardon et de réconciliation. Les rancœurs anciennes refont surface, les secrets de famille émergent peu à peu, et chacun devra trouver la force d’avancer sans rester prisonnier du passé.
J’ai aimé ce qui se dégage de cette lecture. Même lorsque les personnages traversent l’épreuve, l’autrice conserve un regard profondément humain et résolument optimiste. Elle nous rappelle que le bonheur n’est jamais très loin lorsqu’on accepte d’ouvrir son cœur.

La Bretagne, magnifiquement décrite, devient un personnage à part entière. Les embruns, les paysages marins et la lumière de l’île de Groix enveloppent le récit d’une atmosphère réconfortante et pleine de charme. Porté par une écriture sensible, des chapitres courts et un rythme fluide, À l’adresse du bonheur est un roman qui fait du bien. Une histoire lumineuse, émouvante et pleine d’espérance qui m’a offert un moment de sérénité.

Un livre qui porte admirablement son nom et qui m’a laissé, une fois la dernière page tournée, un sourire discret au coin des lèvres.

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Extraits :

« Pierre Saint-Jarme a toujours aimé les petits déjeuners. Enfant, il souriait à son bol de chocolat en y trempant sa tartine de beurre salé. Adulte, il savoure son expresso en lisant le journal, croque dans un croissant et regarde les annonces immobilières : « propriété prestigieuse »,
« demeure d’exception », « site de toute beauté », des mots dithyrambiques. Clarisse boit son café long, à l’américaine, dans un mug rouge, en parcourant un magazine. »

« Pierre peste. Il a beau rappeler l’agence immobilière, il tombe systématiquement sur un insupportable répondeur qui répète d’un ton sirupeux que son correspondant est déjà en ligne et lui demande de renouveler son appel. Il grimace, fébrile, se ronge l’ongle du pouce. Persiste. Enfin, on répond.
– Ah, je commençais à m’inquiéter. Je suis le docteur Pierre Saint-Jarme. J’ai lu votre annonce. Je suis acheteur au prix demandé. »

« Pierre rentre chez lui, radieux et transfiguré.
-J’ai vu Charles, tout est arrangé! annonce-t-il à Clarisse. On signe à l’agence immobilière demain matin à 10 heures. Tu ne peux pas savoir ce que ça représente pour moi.
– Je crois que si, murmure sa femme.
Il la serre contre lui.
– La cohabitation avec ma famille n’a pas toujours été facile pour toi à Groix, je sais.
– C’est un euphémisme. Mais je t’aime, Pierre, de la Terre à la Lune et retour.
– Je t’aime, Clarisse, de Groix à la grande terre et retour.
– C’est moins loin, fait-elle en riant. »

« Pierre, dix-huit ans, et Paul, seize ans, braillent des chants de marins et boivent jusqu’à plus soif au Ty Beudeff, le mythique bar du port de Groix. Les frères Saint-Jarme sont connus là-bas, comme le loup blanc dirait leur mère Adeline, comme le thon blanc se marre Paul. Les frérots ont repéré une fille ravissante, une Vannetaise blonde aux yeux dorés avec des seins pommelés sous un tee-shirt floque Brav Eo Ar Vuhez, qui signifie en breton « La vie est belle ».
– Elle est pour moi, prévient Pierre.
– Pas question, que le meilleur gagne ! »

Lorraine Fouchet est écrivaine, scénariste et docteur en médecine, née le 22 octobre 1956 à Neuilly-sur-Seine.

Elle est la fille unique de Christian Fouchet (1911-1974), qui a rallié Londres le 17 juin 1940 et la France Libre le 19 juin 1940, ambassadeur, ancien ministre du général de Gaulle, et de Colette Fouchet, née Vautrin (1926-2018), membre de la Résistance intérieure française. Son grand-père maternel était le général Jean-Emile-Alexis Vautrin, organisateur de la Résistance dans le sud-est de la France, et sa grand-mère Antoinette Vautrin (née Salmon-Mercier) était membre du réseau Gallia. Les trois frères aînés de son père sont morts pour la France, comme le frère aîné et le père de sa mère. Son grand-père paternel Raymond Fouchet était Officier de Cavalerie.

Son arrière-arrière-grand-père maternel, Eugène Mercier (1838-1904), était le fondateur de la Maison de champagne Mercier.

Elle fait ses études primaires à Copenhague puis à l’Institut de La Tour, ses études secondaires au lycée La Folie Saint-James puis à Sainte-Marie de Neuilly.

Elle a été pendant quinze ans médecin d’urgence au SAMU de Paris, à Europ Assistance et à SOS Médecins Paris, et médecin des Théâtres de Paris, avant de se consacrer à l’écriture. Le dimanche 3 mars 1996, alors qu’elle a publié 3 romans, elle est de garde à SOS Médecins, et rédige le certificat de décès de Marguerite Duras.

Elle se partage entre les Yvelines et l’île de Groix dans le Morbihan.

Elle a reçu le prix Littré 1997, le prix Anna de Noailles de l’Académie française 1998, le prix des Maisons de la presse 2003, le prix Ouest 2016, le prix Bretagne – priz Breizh 2016, le prix des Lecteurs U 2017. Elle a été de 2018 à juin 2021 présidente de la Commission LIR au Centre National du Livre. Elle est la marraine de l’Association Livres en Loire et a été de 2020 à 2022 présidente du jury du prix Honoré de Balzac. Elle a été en 2023 présidente du jury du prix Jean Anglade.

Poste restante à Locmaria (2018)
https://leressentidejeanpaul.com/2019/02/05/poste-restante-a-locmaria-de-lorraine-fouchet/

Les Couleurs de la vie (2018)
https://leressentidejeanpaul.com/2021/07/29/les-couleurs-de-la-vie/

Tout ce que tu vas vivre (2019)
https://leressentidejeanpaul.com/2019/12/20/tout-ce-que-tu-vas-vivre/

J’ai failli te manquer (2020)
https://leressentidejeanpaul.com/2025/07/26/jai-failli-te-manquer/