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La délicatesse


de David Foenkinos (Auteur)
Poche – 27 mai 2014
aux Éditions, Gallimard.

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, ça serait parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
– Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie.
Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité. »

La délicatesse a obtenu dix prix littéraires et a été traduit dans plus de quinze langues.

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Bonjour à toutes et à tous…

Encore un roman dévoré en quelques heures !
L’histoire est très agréable, légère, qui m’a porté dans une histoire sentimentale qui ne sombre à aucun moment dans la niaiserie.
Un vrai plaisir !
J’ai été surpris par ce style si particulier (je ne connaissais pas l’auteur…) un mélange de légèreté, de fantaisie et d’humour très décalé !
Le rythme est soutenu tout au long du livre, sans essoufflement, et encore une fois des personnages très attachants.
J’ai beaucoup ri au vu de certaines trouvailles d’écriture, avec aussi des propos très poétiques par moment, qui m’ont fait relire certaines phrases plusieurs fois et même à voix haute à ma femme…

Un très bel univers que j’ai hâte de retrouver dans d’autres œuvres de l’auteur !

Extrait :
“Elle les embrassa, et les remercia. Elle était soulagée d’être seule. D’autres n’auraient pas supporté la solitude à ce moment-là. Nathalie en avait rêvé. Et pourtant, la situation ajoutait de l’insoutenable à l’insoutenable. Elle avançait dans le salon, et tout était là. À l’identique. Rien n’avait bougé. La couverture toujours sur le canapé. La théière aussi sur la table basse, avec le livre qu’elle était en train de lire. Elle fut saisie tout particulièrement par la vision du marque-pages. Le livre était coupé en deux ; la première partie avait été lue du vivant de François. Et à la page 321, il était mort. Que fallait-il faire ? Peut-on poursuivre la lecture d’un livre interrompu par la mort de son mari ?”

 

Romancier, scénariste et musicien, David Foenkinos est né en 1974. Auteur de treize romans traduits en quarante langues, il a notamment publié aux Éditions Gallimard, Le potentiel érotique de ma femme, Nos séparations, La délicatesse, Les souvenirs et Je vais mieux. En 2011, il a adapté au cinéma avec son frère son livre La délicatesse, avec Audrey Tautou et François Damiens.

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“VOSTFR – Version Originale Sous-Titrée Français” de Élodie Torrente

VOSTFR – Version Originale Sous-Titrée Français
de Élodie Torrente (Auteur)
Broché – 11 avril 2018
aux Éditions, Ndb Editions.

Nina est une jeune femme sourde ; elle l’a toujours été. Elle s’en accommode, vit même plutôt bien avec, ayant grandie dans un cocon familial tolérant et à l’écoute. Mais voilà, Nina, elle, ce qu’elle veut, c’est devenir actrice. Depuis toujours, elle ne peut pas comprendre ces films sur DVD en raison de l’absence des sous-titres pour les sourds. Au cinéma ? C’est pareil. Mais Nina est déterminée, ambitieuse. Surtout, elle ne conçoit pas ce clivage dans l’inconscient collectif. Pourquoi le fait d’être sourde l’empêcherait-elle de crever le grand écran ? Non, elle en a à revendre, elle a du talent. Quand un casting pointe le bout de son nez pour interpréter un rôle de figuration dans l’un des longs-métrages les plus prometteurs au côté de Sullivan Juhel, la jeune femme n’hésite pas une seconde.
Et il se pourrait bien que cette initiative bouleverse sa vie, celle de Sullivan, mais remette aussi en questions bon nombre de ce que l’on croit acquis.

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Bonjour à toutes et à tous…

Petit “break“ dans mes lectures « POLARS » qui ces derniers temps prennent beaucoup de place !
Ce n’est pas de ma faute si nous avons de très bons auteurs en France…

Mais j’ai une petite envie, les vacances peut-être, de passer à quelques romans qui étaient en attentes depuis un moment en espérant qu’ils vous plairont tout autant.

Ce récit aborde une thématique importante, sur laquelle nous devrions tous nous pencher pour y réfléchir : la surdité.

Lors de la sortie du film « La famille Bélier » j’avais été très surpris que seule les parties signées avaient été sous-titré, pour que les entendants comprennent. Pourquoi ?
L’idée du film était excellente. Enfin un film qui faisait un réel lien entre entendants, mal entendants et sourds.
Pourquoi ne pas avoir sous-titré le film complet pour aller jusqu’au bout de la démarche ?
C’est dommage…

J’ai eu la chance de rencontrer Élodie il y a quelques semaines avec laquelle j’ai pu discuter longuement de son roman et de plein d’autres choses. (qui ne vous regardes pas petits coquins !!!)
J’appréhendais un peu son roman car connaissant le sujet et l’implication directe d’Élodie, j’avais peur que cela soit dur émotionnellement.
Mais le roman est parfaitement construit et très frais, mais malgré les réalités de l’histoire j’ai conservé le sourire durant une bonne partie de la lecture, car c’est avec beaucoup d’humour qu’Élodie évoque ce sujet peu connu et encore tabou en France qui est celui du handicap des sourds et malentendants. Handicap peu considéré et méconnu car, silencieux et invisible.

Je suis entré dans un monde méconnu où le bruit n’existe pas. Les dialogues, la musique, un avion qui traverse le ciel, les oiseaux qui chantent… La difficulté qu’ont nos amis, familles ou proches à s’intégrer dans un monde très peu adapté à leurs quotidiens…
La sensibilité d’Élodie en fait une très belle histoire. Une histoire où les difficultés sont constantes, c’est vrai, mais aussi une très belle histoire d’amitié une histoire d’amour qui loin d’être linéaire met en place des chassé-croisés plein de suspenses jusqu’à une très belle fin

Merci Élodie pour ce très bon moment de lecture.
Un premier roman très prometteur, à suivre… à lire, à relire et à offrir.

Extrait :
“Je m’appelle Nina. J’ai vingt-deux ans. Je déteste qu’on me prenne pour une anglaise, une russe ou je-ne-sais-quoi et, par-dessus tout, qu’on ne me comprenne pas. Lorsque c’est le cas, j’ignore la personne. L’équilibre rétabli, la frustration est partagée. Je suis comme ça. J’aime redresser les torts et surtout les tordus.
Je vis à Paris, dans le XIIIe arrondissement, place Jeanne d’Arc, au numéro 10, métro Nationale, ligne 6. Ça fait plan de métro cette description, mais j’aime la précision des lieux.“

Après un premier recueil de nouvelles, Comment ça va, des nouvelles de nous, publié en 2008 aux Éditions La Voix au Chat Libre, Élodie TORRENTE a disséminé ses autres nouvelles dans des collectifs (Short ! Numéros 1, 2, 3, 5, 8, Shorts fashion stories, 2045, Quotidien du médecin.) après avoir été élue plusieurs fois lauréate par le comité éditorial Short Édition et primée par David Foenkinos lors de la Matinale 2012 (live d’écriture dans un bar parisien). D’autres nouvelles ont été éditées depuis septembre 2014 chez Ska Éditions et Éditions du 38. Son premier roman VOSTFR, Version Originale Sous-Titrée Français sortira en mai 2018 chez NDBéditions.
Élodie Torrente a la passion des mots et des autres. Elle anime des ateliers d’écriture chaque semaine, organise le Prix international de la Nouvelle humoristique francophone depuis 2014 en plus de son métier de conceptrice-rédactrice. Ses écrits sont disponibles sur http://www.elodietorrente.fr. Ses ateliers d’écriture et son Prix de la Nouvelle humoristique sur http://www.libresplumes.fr.

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“Je serai le dernier homme” de David Coulon

Je serai le dernier homme
de David Coulon (Auteur)
Broché – 9 mars 2018
aux Éditions, Lajouanie.

Un chemin dans la campagne normande, trois heures du matin. Un homme passablement éméché, rentrant de chez sa maîtresse, regagne son domicile en essayant d’éviter les contrôles de police. Fenêtre ouverte pour tenter de se dégriser, il entend un coup de feu. S’arrête, descend, tend l’oreille. Fait le tour de sa voiture. Une silhouette apparaît, se précipite au volant et tente de démarrer… Courte échauffourée, il éjecte l’intruse de son véhicule, la tête de la malheureuse heurte une pierre. Le fêtard, dont nous ne connaîtrons jamais le nom, se retrouve avec le cadavre à demi-dénudé d’une jeune fille. Pourquoi dépose-t-il le corps dans son coffre, pourquoi le garde-t-il tentant tant bien que mal de masquer les odeurs putrides qui s’en dégagent ? Pourquoi cette fille était-elle seule dans ce champ de blé ? Et pourquoi agit-il de manière aussi incohérente ? Notre héros serait-il le dernier homme à pouvoir répondre à ses interrogations ?

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Bonjour à toutes et à tous…

Très belle surprise dès le début de ce roman…
Le premier chapitre est tout simplement excellent, le style, le sujet de toute beauté…

Mais très vite on sombre dans un univers vraiment noir avec énormément de tension et de suspense.
Les autres chapitres sont tous dans la même veine (phrases très courtes, nerveuses à la première personne du singulier, sans pour autant que l’on s’identifie au personnage principal, mais qui m’a permis vraiment de percevoir tout ce qu’il ressentait.

La pression monte, monte…
La question est, qu’aurions-nous fait à sa place ?
On s’englue au fur et à mesure du récit dans les hésitations du héros, dans une noirceur qui va très vite fleurter avec l’horreur. L’utilisation de la première personne est magnifiée par la tension et l’histoire incroyable qui se déroule sous nos yeux jusqu’à la dernière ligne…

Ne passez pas à côté de petit bijou, l’écriture y est vraiment intense !
Énorme coup de cœur.

Un petit coucou aux éditions Lajouanie, une fois de plus ses choix sont excellents et un bisous à Caroline pour ses couvertures toujours au top !

Extrait :
“Nous sommes loin de la douleur du monde. Nous sommes ensemble. Nous nous aimons.
Je me souviens de ces phrases.
Non. Nous ne nous aimons plus.
je ne t’aime plus.
On ne connaît jamais vraiment les gens qu’on aime. Ils se dévoilent, puis se referment dès qu’émerge la partie la plus sombre de leur être. Comme des plantes vénéneuses. Belles, odorantes, nous nous ouvrons, puis nous dévorons.
Nous cachons en nous la faim et l’horreur.
Nous nous refermons.
Nous ne voulons pas que l’autre puisse voir ça.
Je suis ta plante vénéneuse, Mathilde. Je me referme, tu ne me connais pas, tu ne me connais plus.
je me souviens. Je me souviens de la main de Mathilde dans la mienne, de la petite main d’Emma.
Je me souviens de ma femme, de ma fille.
Je me souviens.
Nous nous aimions.
Nous étions loin de la douleur du monde.”

 

Né en 1974 à Toulon, David Coulon est psychologue et metteur en scène de théâtre.
Il vit en Normandie. Intéressé par les individus en phase de rupture mentale dans un univers qui les broie, ses écrits font le grand écart entre thriller, roman noir, et humour.
Il écrit également pour le théâtre.

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“Chorale” de Nick Gardel

Chorale
de Nick Gardel (Auteur)
Broché – 4 septembre 2017
aux Éditions, Independently published.

Un magasin qui explose, un mitraillage à la Kalashnikov, une sirène recherchée, un gang sanguinaire, Peter, Jean-Édouard et Lorelei sont des habitués du chaos. Quand leurs extraordinaires aptitudes pour les ennuis s’entrecroisent, cette troupe soudée par l’amitié prend la route à bord d’une vieille DS qui en a vu d’autres. Mais jusqu’où peut conduire l’amitié ?

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Bonjour à toutes et à tous…

Je viens de lire la dernière ligne et j’ai fermé mon livre…
Encore une fois j’ai été complètement emballé par l’histoire.

Chorale est un florilège, une explosion où nous retrouvons tous les personnages rencontrés lors les tomes précédents, que du bonheur…
Ici la musique est moins présente au profit de la mise en avant des personnages et des situations qu’ils vont vivre.
L’histoire tourne autour de l’amitié et ce que nous sommes capable de faire pour aider ceux que nous aimons. L’intrigue est très bien construite, les mots sont systématiquement maitrisés à la perfection, et les phrases s’enchaînent avec une habileté rare tout en restant drôles et subtiles. Au fur et à mesure ou j’ai englouti ses romans, le talent de Nick Gardel est allé crescendo. J’ai été subjugué par son style affirmé, plein de caractère, et non content de cela, il rajoute des jeux de mots « à tire larigot“, et arrive même à glisser dans ses écrits, les noms de certains de ses collègues écrivains !

Je suis maintenant pris entre deux sentiments.
La peine de laisser Peter Raven et ses aventures incroyables et la joie d’avoir trouvé un vrai auteur : Nick Gardel.

Je vous conseille vraiment ses romans, et s’est sans hésitation que je lirai tous ceux à venir.
De très bons moments de lecture assurés.

Extrait :
“Quand il descendit du tramway devant l’immense temple érigé à la gloire de la consommation, il se fit la remarque de l’incroyable quantité grouillante de populace qui y stationnait. Les foules bêlantes qui viennent en masse pousser leur chariot, il connaissait. Mais il avait toujours associé la chose à la frénésie de la capitale. Ici persuadé qu’il était d’être dans une zone vierge, non encore défrichée par la civilisation, il s’étonnait des quantités d’indigènes qui glorifiaient le Dieu-estomac, pourvoyeur de saucisses au mètre à trois pour le prix de deux. Partout, c’était un chassé-croisé de caddies affamés ou repus, les uns s’en allant au gavage frénétique tandis que les autres régurgitaient les festins dans des coffres avides. On était en début de mois , tous les excès étaient permis, ce n’était pas l’heure des restrictions, celle des pâtes sans sauce et des tartines au pain. on pouvait encore pourrir de sucre et de graisses saturées les désirs geignards du petit dernier qui trônait dans son carrosse grillé en tendant ses doigts boudinés vers les têtes de gondole tonitruantes.”

 

Enseignant dans les parties les plus complexes des méandres de l’éducation nationale, rattrapé par une quarantaine qui ne va pas en s’arrangeant, il a bien fallu que Nicolas JUAN trouve une échappatoire.

Il a finalement mis la main sur Nick Gardel pour se cacher derrière et pouvoir écrire des bêtises.

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“Mal placé” de Nick Gardel

Mal placé
de Nick Gardel (Auteur)
Broché – 26 juin 2018
aux Éditions, Independently published.

Quel est le point commun entre la mort d’un vieux musicien anglais, un libraire libidineux fatigué, un carton de disques de collection hors de prix et un institut pour jeunes en détresse ? Peter Raven voudrait bien le savoir. Le duo de policiers qui mène l’enquête aussi d’ailleurs. Mais, par les temps qui courent, il est peut-être dangereux de poser trop de questions. Peter est-il seulement prêt à assumer toutes les réponses ?

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Bonjour à toutes et à tous…

Mal placé est plus sombre que les deux autres tomes, plus travaillé et plus riche aussi.
On sent une réelle envie de la part de Nick de nous faire partager l’intimité de Peter.
Il en pleine période de trouble familial et se prend de plein fouet le fil de sa vie en se retrouvant de nouveau impliqué dans une histoire personnelle…
Malgré tout, le ton de l’écriture reste toujours léger et très bien maîtrisé.

On retrouve avec plaisir les personnages figurants dans les précédentes aventures, ronchons mais sympathiques…

J’ai adoré le fait de me retrouver dans mon ancien quartier.
Le 5e arrondissement, les petits bars, les disquaires de Jussieu avec lesquels j’ai passé des heures et des heures d’écoutes et d’échanges !
Nick sans le savoir et sans le vouloir m’a permis de voyager dans le temps par la musique encore une fois et par les ambiances des rues très bien décrites.

Je continu donc ma lecture avec le tome suivant « Chorale ». Que va-t-il arriver encore à mon corbeau préféré ?

Extrait :
“La dérive de Peter avait durée quatre jours. Quatre jours où ses instants de conscience tentèrent de tenir la dragée haute à l’ivresse et échouèrent. Il avait investi la librairie comme point fixe, mais passait le clair de son temps dehors. Il ne s’y traînait que lorsque les zincs des bars environnants tanguaient trop ou quand leurs barmans refusaient de savonner sa descente infernale. Il s’écroulait alors, à même le parquet, et se débattait dans les fastes de cauchemars toujours plus abscons. Quatre jours sans douche, sans rechange, à se nourrir d’expédients, se rinçant la bouche aux liqueurs anisées pour finir par déverser son trop-plein de tristesse dans le caniveau, le corps brisé entre deux voitures.
Quand il s’éveilla à l’orée d’un cinquième matin, la pupille torturée par un rayon qui traversait la vitrine, il eut un haut-le-cœur qui lui broya l’abdomen. Il ravala une remontée acide de honte et de chagrin et comprit qu’il était arrivé au bout de sa capacité à encaisser.”

 

Enseignant dans les parties les plus complexes des méandres de l’éducation nationale, rattrapé par une quarantaine qui ne va pas en s’arrangeant, il a bien fallu que Nicolas JUAN trouve une échappatoire.

Il a finalement mis la main sur Nick Gardel pour se cacher derrière et pouvoir écrire des bêtises.

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“Musical Box” de Nick Gardel

Musical Box
de Nick Gardel (Auteur)
Broché – 26 juin 2018
aux Éditions, Independently published.

L’histoire familiale de Peter Raven est tragique et compliquée. Ce n’est pas une raison pour se permettre de massacrer ce qu’il en reste avec une batte de baseball ! C’est le moment rêvé pour notre Corbeau de redécouvrir son parrain, un guitariste de session dans un groupe qui monte, avant que celui-ci ne passe l’arme à gauche. Le voilà donc parti avec un compagnon de route improbable vers une clinique privée au fin fond de la forêt de Compiègne. La musique adoucit les mœurs, paraît-il. À voir… De Genesis à Marillion en passant par Ange, Yes, Pink Floyd et tant d’autres, ce road-trip sanglant et bourré de références, se fera en suivant les changements de rythmes et les mélodies alambiquées des meilleures formations d’un rock que l’on dit progressif.

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Bonjour à toutes et à tous…

Après Nevermore, j’ai enchaîné tout de suite avec le deuxième opus des histoires de Peter Raven.
C’est une digne suite… J’y ai retrouvé tout ce qui m’avait emporté et même plus !
L’esprit, l’humour et les joutes verbales sont toujours là.
J’avais comparé lors de ma dernière chronique le style de Nick à Michel Audiard. Cela se voulait être un compliment… Mais en terminant ces nouvelles aventures et en lisant entre les lignes, je dois avouer que je m’étais un peu trompé. En voulant systématiquement faire des comparatifs ou passe parfois à coté de certaines choses.
Nick à un vrai style, un style à lui, très imagé et très riche, qui fonctionne très bien, avec des touches de poésies qui interviennent régulièrement… Alors n’enlevons pas à César ce qui lui appartient !!!

Dans ce tome la musique a encore plus d’importance (Que de souvenirs de jeunesse, je me suis demandé même à quels moments Peter cédait sa place à Nick et/ou vice versa !). Nous évoluons avec un groupe de rock progressif « qui s’émiette“ petit à petit… Encore une fois Peter Raven relève le défit devant une police impuissante.

Pour cette enquête Peter délaissera Lucien, son ami libraire et mentor, qui fait quand même une apparition, au profit d’Esteban, un SDF espagnol qui a une culture richissime et qui parle el frances con muchas palabras españolas et avec qui il va vivre de drôles d’aventures, con su coche que se llama « Harold ».

Avec ce roman, peut-être plus personnel, on entre un peu plus dans l’univers de Peter, dans sa famille aussi.
Peter est de nouveau mêlé à une enquête policière qui fait de lui un coupable idéal… Mais le corbeau est de retour…..
J’adore!

Prochaine lecture « Mal placé » Devinez de qui ?

Extrait :
“Au final, tout le groupe avait quartier libre ce soir. Blackout sur l’info mais la consigne simple de paraître anxieux si on venait à croiser des fans ou des journalistes. A l’heure d’Internet et des réseaux sociaux, il ne fallait négliger aucune publicité. C’était le paradis des spéculations et des demi-vérités, fussent-elles orchestrées… Avec la douleur qui lui vrillait les reins, Robert tiendrait le rôle à la perfection et n’aurait aucun mal à donner le change.
C’est au niveau des reins, justement, que vint le premier choc. Il crut d’abord à une nouvelle poussée de douleur produite par son nerf coincé. Mais celle-ci était bien trop forte, trop réelle et si puissante qu’il dut mettre un genou à terre, le souffle coupé par la fulgurante du mal. Il n’eut que quelques secondes de répit avant que le coup suivant ne lui fracture la mâchoire. Étonnamment, c’est le bruit, plus que la souffrance, qui l’alerta. Quelque chose n’allait pas, sans qu’il parvienne à réaliser ce qui lui arrivait. La question à peine esquissée resta sans réponse. La batte de baseball s’abattit une troisième fois en atteignant la tempe. Il perdit aussitôt connaissance, renonçant à comprendre. Il loupa ainsi les volées suivantes, moins précises, mais tout aussi efficaces quant à la destruction méthodique de son squelette.”

Enseignant dans les parties les plus complexes des méandres de l’éducation nationale, rattrapé par une quarantaine qui ne va pas en s’arrangeant, il a bien fallu que Nicolas JUAN trouve une échappatoire.

Il a finalement mis la main sur Nick Gardel pour se cacher derrière et pouvoir écrire des bêtises.

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“Nevermore” de Nick Gardel

Nevermore
de Nick Gardel (Auteur)
Broché – 26 juin 2018
Éditeur : Independently published

Peter Raven est, généralement, de bonne composition. Pour preuve, il ne réfléchit pas longtemps quand il s’agit de rendre service à son ami Lucien Marquès, libraire de profession et amateur de femmes mûres de son état. Mais, parfois, une petite virée campagnarde tourne au cauchemar. Quand les cadavres commencent à s’entasser au même rythme que les soupçons de la police locale, Peter a du mal à ne pas perdre sa bonne volonté. Encore faudrait-il qu’il n’y perde pas non plus la vie… Une histoire de rancune villageoise, de trésor caché et de conjonction tellurique, rythmée par les solos de guitare et les nappes d’orgue Hammond des meilleurs groupes de rock progressif.

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Bonjour à toutes et à tous…

Comme peut-être beaucoup d’entre vous déjà, je viens de faire la connaissance de Peter Raven, un sacré drôle de personnage. Jeune homme attachant qui a eu une enfance difficile qui expliquent certaines de ses fêlures… Détective privé amateur, à la fois fouineur et encombrant mais quand même utile durant son enquête avec la police. Sa complicité et les dialogues avec Lucien sont plein d’humour, je n’ai pu ne pas penser à Michel Audiard pendant certaines joutes exquises. Duo très sympathique qui mérite un lectorat de tout âge. Un grand merci à Nick aussi pour la superbe playlist qu’il nous propose. Je me rends compte qu’il n’y a pas qu’en littérature que nous avons de « très bons goûts » ! Barclay James Harvest, Genesis, Peter Gabriel, Pink Floyd, Yes, Ange, Marillion et bien d’autres… Ce fut un véritable plaisir pour mes oreilles de me prêter au jeu de les écouter en même temps que je lisais, j’ai replongé dans ma jeunesse. C’est le premier tome d’une trilogie qui en comporte quatre… Lol ??? « Va comprendre Charles“ !!! Je ne veux pas en rester là, je continue sur ma lancée, avec The musical box….

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Extrait :
« Le ballet incessant des demi-hommes commençait à lui taper sur les nerfs. Immobilisé par la force des choses dans la position d’un présentateur du 20 heures, homme-tronc derrière un bureau, il attendait le chaland. Cette posture lui travaillait durement les fessiers et entamait sérieusement le flegme légendaire qu’il tenait de ses compatriotes. La table lui cachait la partie basse de cette foule qui vrombissait sous le plafond de la salle des fêtes. Public choisi ou simples badauds, il voyait défiler les faciès éteints et mornes de ceux qui piétinaient. La moyenne d’âge fleurait bon l’amateur des séries policières germaniques diffusées l’après-midi, entre une pub pour une convention obsèques et les prouesses technologiques d’un appareil auditif. C’est l’époque qui veux ça, l’époque ou la simple constatation blême, cent fois rabâchée : les jeunes ne lisaient plus. Alors quoi de plus compréhensible que de voir vieillir la fréquentation d’un salon du livre de province ? »

 

Enseignant dans les parties les plus complexes des méandres de l’éducation nationale, rattrapé par une quarantaine qui ne va pas en s’arrangeant, il a bien fallu que Nicolas JUAN trouve une échappatoire. Il a finalement mis la main sur Nick Gardel pour se cacher derrière et pouvoir écrire des bêtises.

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“L’Unité Alphabet” de Jussi Adler-Olsen

L’Unité Alphabet
de Jussi Adler-Olsen (Auteur)
Broché – 29 août 2018
aux Éditions, Albin Michel.

L’Unité Alphabet est le service psychiatrique d’un hôpital militaire où, pendant la Seconde Guerre mondiale, les médecins allemands infligeaient d’atroces traitements à leurs cobayes, pour la plupart des officiers SS blessés sur le front de l’Est. Bryan, pilote de la RAF, y a survécu sous une identité allemande en simulant la folie. Trente ans ont passé mais, chaque jour, il revit ce cauchemar et repense à James, son ami et copilote, qu’il a abandonné à l’Unité Alphabet et qu’il n’a jamais retrouvé. En 1972, à l’occasion des jeux Olympiques de Munich, Bryan décide de repartir sur ses traces. Sans imaginer que sa quête va réveiller les démons d’un passé plus présent que jamais. Le premier roman de Jussi Adler Olsen, l’auteur de la célèbre série du Département V, où éclatait déjà le talent de ce maître du thriller scandinave.

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Bonjour à toutes et à tous…
L’Unité Alphabet est le premier roman de Jussi Adler-Olsen, qui est devenu un best-seller dès sa sortie dans de nombreux pays. Comme l’indique l’auteur à la fin de son ouvrage, “Ce livre n’est pas un roman de guerre.” Malgré certaines longueurs au début (justifiées par le sujet du récit), ce roman est incroyable ! C’est le récit sur une véritable amitié masculine, sur l’amour, sur la folie aussi, mais surtout, c’est le récit d’une trahison… Nous sommes dans l’univers des hôpitaux psychiatriques durant la seconde Guerre Mondiale. Mais ici, ce ne sont pas des juifs qui sont traités en cobayes par des médecins allemands mais bel et bien des officiers SS ! La première partie du roman qui se déroule en 1944 est très visuelle. Il n’y a quasiment pas de dialogues obligeant l’auteur à utiliser une écriture détaillée et pointue. C’est une histoire très pesante, effrayante, cruelle et terrifiante. Mais surtout, terriblement vrai. C’est avec des recherches très approfondies que Jussi nous fait revivre avec maestria les heures sombres d’une certaine forme de cette guerre que j’ignorai totalement. Des asiles où sont parqués des officiers SS qui sont de véritables mouroirs. Les médecins et les infirmières tentent bien que mal à conserver leurs blessés en vie, alors que la guerre est aux portes de l’hôpital. Vers la seconde moitié du livre, l’action se déroule en Angleterre, en 1972. Mais très vite l’intrigue se retrouve de nouveau en Allemagne. Le jeu du chat et de la souris commence alors avec de nombreux rebondissements inattendus. L’écriture de cette partie est superbe ! Chaque chapitre se déroule avec la mise en avant d’un narrateur différent, avec son mode de pensée et ses émotions, donnant ainsi pour chaque personnage/chapitre un rendu particulièrement vivant et rythmé ! L’Unité Alphabet, ou l’histoire du destin passionnant sous la forme d’un thriller oppressant, de deux pilotes, Bryan et James…

Extrait :
« James commençait à synthétiser les renseignements. Quelques informations par-ci, une bribe d’anecdotes par-là et des heures de vantardise qui, ensemble, composaient l’histoire des trois simulateurs qui partageaient son quotidien. Dieter Schmidt, le Chétif, celui qui était dans le lit le plus éloigné, parlait très bas et il n’était pas facile d’entendre ce qu’il disait. James ne savait pas s’il était d’une nature discrète ou si c’était la peur d’être découvert qui lui donnait une voix aussi tenue. Les gens changent en fonction de leur environnement. Leur morphologie peut également avoir une incidence. James avait remarqué par exemple que plus Dieter Schmidt avançait dans ses séances d’électrochocs, plus il paraissait effacé, alors que ni Kröner ni Lankau ne semblait en être affectés. Quoi qu’il en soit, leur situation actuelle ne les empêchait pas d’échanger leurs souvenirs avec jubilation. James priait pour qu’un jour une infirmière les surprenne, que c’est trois monstres soient démasqués et que son cauchemar se termine. En attendant, il devait se méfier deux et s’assurer qu’il n’aient aucun soupçon à son égard.»

Depuis 2007, Jussi Adler-Olsen s’est spécialisé dans une série de romans policiers dont Dossier 64, qui a été la meilleure vente de livres en 2010 au Danemark ; ainsi il a reçu cette année-là la distinction du meilleur prix littéraire danois, le prix du club des libraires : les boghandlernes gyldne laurbær ou « lauriers d’or des libraires ».

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“Récidive” de Sonja Delzongle

Récidive
de Sonja Delzongle (Auteur)
Broché – 8 mars 2018
Éditeur : Folio

New York, printemps 2014. Hanah Baxter, profileuse française qui traque les tueurs en série, est de retour chez elle après un voyage en Californie. Elle a assisté à l’exécution de Jimmy Nash, un meurtrier sadique qu’elle avait aidé à capturer et qui voulait lui faire une dernière confession. Peu à peu, des événements étranges envahissent son quotidien. De mystérieux appels anonymes retentissent à toute heure. Des réminiscences inexplicables hantent ses nuits. Et la terreur s’empare d’elle… Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah. Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir. Le compte à rebours est enclenché, la confrontation sera inévitable. Mais la vérité n’est pas toujours celle qu’on imagine…

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Bonjour à toutes et à tous…

J’avais déjà été emporté par Dust, et Quand la neige danse, dans Récidive, Sonja élargit l’univers de Hanah Baxter, par rapport aux deux autres tomes. Ici, les enquêtes prennent moins d’importances au profit d’une profondeur dans les portraits psychologiques des personnages. Le fil rouge du roman tourne autour de la famille de Hanah, son père bien sûr, sa mère, son oncle, mais il y aura aussi bien d’autres surprises. Comme a son habitude, Sonja nous offre une très belle écriture, très différente des polars habituels. Une dose de poésie dans ses descriptions font aussi vivres les lieux. Ici les côtes sauvages de la Bretagne… C’est un univers très visuels. Sonja conçoit ses romans comme des scénarios. Les flash-backs récurants, les différentes histoires qui s’entrecroisent, chaque petit détail compte, ses descriptions sont pointues et méticuleuses. Les actions et les événements s’enchaînent les uns derrière les autres, ne laissant aucun répit aux lecteurs et ce jusqu’au final… J’ai trouvé ce tome plus puissant que les deux premiers. J’ai ressenti une implication de Sonja peut-être “plus personnelle”. J’ai eu l’impression qu’elle y a mis ses tripes. Hannah est malmenée tous le long de ce roman, Physiquement et psychologiquement, et de thriller… j’ai glissé petit à petit vers un univers noir, sans concessions… Bravo Sonja, c’est du grand art !!!

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Extrait :
“Le brouillard s’intensifie, les chutes de neige redoublent. Il est 22h53. Le capitaine a les yeux rivés sur le rocher où se trouve le phare. Ses paupières brûlent. Une fraction de seconde, il croit distinguer une lumière. Enfin ! Mais aussitôt, une nouvelle nappe de brouillard la voile. Puis elle réapparait. Un faisceau lumineux qui passe de rouge au vert. C’est lui, c’est le phare du Grand Jardin ! On est sauvé ! Exulte William Gregory. C’est le moment, la chance d’entrer dans la passe et d’arriver au port. Le capitaine donne ses ordres, la manœuvre délicate est amorcée. Et soudain, le choc, d’une violence inouïe, dans un fracas épouvantable. La coque du navire se déchire sur les arrêtes des récifs sombres émergeant des flots à tribord. Les passagers sont propulsés dans tous les sens comme des pantins. Des têtes heurtent le sol, les tables. Le sang jaillit déjà sur le Hilda. Des étagères se décrochent vont s’écraser les unes sur les autres, des piles d’assiettes valsent, des vitres explosent. Des pleurs, des cris de détresse emplissent l’intérieur du paquebot. On cherche ses proches, on tombe, on tente de se relever, tombe de nouveau pour, parfois, assommé ne plus se relever. Mary serre ses deux enfants contre elle, les battements de son cœur soulèvent sa poitrine. Elle sent les leurs sur son ventre. Elle sait qu’ils vont mourir. Tous les trois, ensemble.”

 

Née en 1967 d’un père français et d’une mère serbe, Sonja Delzongle a grandi entre Dijon et la Serbie. Après un DEUG en Langues et Lettres Modernes, elle s’attaque au concours de l’École des Beaux-Arts de Dijon et obtient un diplôme au bout de six ans. Elle peint et expose durant une quinzaine d’années, puis devient journaliste en presse écrite à Lyon… Après l’écriture d’une nouvelle devenue depuis un roman court, La Journée d’un Sniper, elle publie un premier thriller À titre posthume, puis Le Hameau des Purs, en 2011. La lecture d’ouvrages sur les serials killers combinée avec sa passion pour le continent africain, également visible sur ses toiles, l’incite à s’engager dans l’écriture de son roman Dust qui paraît en 2015 chez Denoël. L’ouvrage connait un succès éditorial et public. En 2016, paraît Quand la neige danse, toujours chez Denoël, qui met également en scène la profileuse Hanah Baxter et dont l’action se passe non plus au Kenya mais dans le froid nord-américain. Récidive paru en 2017 nous offre une troisième enquête… Sonja Delzongle vit toujours à Lyon.

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“Quand la neige danse” de Sonja Delzongle

Quand la neige danse
de Sonja Delzongle (Auteur)
Broché – 6 avril 2017
Éditeur : Folio

Quatre fillettes mystérieusement disparues, quatre poupées en porcelaine, sosies des enfants, envoyées à leurs parents un mois plus tard. A Crystal Lake, petite ville paisible sous le coup d’un hiver glacial, non loin de Chicago, Joe Lasko est prêt à tout pour retrouver sa fille de quatre ans, Lieserl. Il engage son amour de jeunesse devenue détective privée pour mener leur propre enquête mais, aidés de la célèbre profileuse Hanah Baxter et son inséparable pendule, ils sont loin d’imaginer l’ampleur des secrets liés à ces disparitions.

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Bonjour à toutes et à tous…

J’ai lu et beaucoup aimé « Dust”. C’est donc logiquement qu’il me fallait lire la suite… Je ne n’ai pas été déçu du tout, elle est très addictive, la description des lieux est excellente, on s’y croirait ! Les décors sont grandioses… Après les couleurs chaudes, jaunes, orangées et rouges du Kenya on se retrouve avec les couleurs froides, le bleu et surtout le blanc de Crystal Lake. Et avec les températures que nous avons ces derniers jours ce n’est pas désagréable du tout ! Tout est parfaitement crédible et encore une fois j’ai eu l’impression de regarder un très bon film ou tout se déroulait à toute vitesse. Pas de temps morts, pas de phrases inutiles. C’est un thriller époustouflant, sombre et très dur, qui traite de la folie et de la maltraitance sur les enfants. Les personnages comme dans le premier opus sont attachants dans leurs vies de tout les jours, chamboulées par des événements horribles ; la tension est très bien distillée tout le long du récit au fil des pages, et c’est soulagé, que je suis arrivé au dernier chapitre… Auteur, définitivement à suivre !!! Je “Récidive”…

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Extrait :
“Dans sa quête de vérité et de justice, une phrase de Nietzsche lui revenait souvent en mémoire: “Les convictions sont des ennemis de la vérité, plus dangereux que les mensonges.” Il ne devrait céder ni aux unes, ni aux autres. Comme le scientifique, le policier est un enquêteur, un chercheur de vérité. Et son pire ennemi est son humanité. Débarrasser le monde du germe du Mal, comme traquer et éliminer les virus et les bactéries, telle était sa tâche, dans laquelle l’empathie n’avait pas sa place. ”

 

Née en 1967 d’un père français et d’une mère serbe, Sonja Delzongle a grandi entre Dijon et la Serbie. Après un DEUG en Langues et Lettres Modernes, elle s’attaque au concours de l’École des Beaux-Arts de Dijon et obtient un diplôme au bout de six ans. Elle peint et expose durant une quinzaine d’années, puis devient journaliste en presse écrite à Lyon… Après l’écriture d’une nouvelle devenue depuis un roman court, La Journée d’un Sniper, elle publie un premier thriller À titre posthume, puis Le Hameau des Purs, en 2011. La lecture d’ouvrages sur les serials killers combinée avec sa passion pour le continent africain, également visible sur ses toiles, l’incite à s’engager dans l’écriture de son roman Dust qui paraît en 2015 chez Denoël. L’ouvrage connait un succès éditorial et public. En 2016, paraît Quand la neige danse, toujours chez Denoël, qui met également en scène la profileuse Hanah Baxter et dont l’action se passe non plus au Kenya mais dans le froid nord-américain. Récidive paru en 2017 nous offre une troisième enquête… Sonja Delzongle vit toujours à Lyon.