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“L’évangile selon Satan” de Patrick Graham

Un manuscrit de près de trois millénaires est retrouvé. Il pourrait faire basculer, s’effondrer même les bases de l’histoire de la chrétienté et des évangiles qui ont suivies…

L’évangile selon Satan
de Patrick Graham (auteur)
Broché – 31 janvier 2007
Éditeur : Anne Carrière

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2006, Hattiesburg, dans le Maine. Rachel, l’assistante du shérif du comté, enquête sur la disparition de quatre jeunes serveuses. Elle disparaît à son tour.
Marie Parks, profileuse au FBI qui possède des dons de médium et s’est spécialisée dans la traque des cross-killers – les tueurs en série qui voyagent -, est chargée d’enquêter sur la disparition de Rachel. Elle retrouve son corps torturé et la dépouille des quatre disparues crucifiées dans une crypte. Le tueur, abattu par le FBI, est un moine qui porte les signes du Diable.
Quelques jours plus tard, au Vatican, le cardinal Oscar Camano, patron de la congrégation des Miracles, apprend que les quatre jeunes femmes assassinées sont les religieuses qu’il avait envoyées aux États-Unis pour enquêter sur la vague de meurtres qui frappent l’ordre des Recluses, un ordre très ancien, chargé depuis le Moyen Âge de protéger et d’étudier les manuscrits interdits de la chrétienté. Il confie au meilleur de ses exorcistes, le père jésuite Carzo, le soin de retrouver la trace de cet évangile que l’Église a perdu six siècles plus tôt…

Avec L’évangile selon Satan, Patrick Graham fait une entrée spectaculaire dans le club des grands écrivains de thrillers.

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Bonjour à toutes et à tous…

Le 15 juillet 2007 je découvrais Patrick Graham avec L’évangile selon Satan !
Cela faisait un moment que je le voyais chez ma libraire et un jour j’ai craqué…
Grand bien m’a fait…

Malgré l’épaisseur du livre je me souviens que je m’étais “régalé”…
D’ailleurs j’avais enchainé sur deux autres de ses romans dès leurs sorties.

Vendredi soir, mon téléphone vibre. Je jette un coup d’œil discret…
Une demande d’ami !
Je me frotte les yeux… Patrick Graham !!!
Imaginez, vous êtes chez vous…
On frappe à la porte. Vous ouvrez…
Emmanuel Macr…, Non, surtout pas lui !
Stephen King est là, tout sourire et il vous tend la main !!!
C’est exactement ce que j’ai ressenti… Je suis redevenu l’adolescent que j’étais en quelques instants !
Je suis tout de suite descendu dans mon bureau à la recherche de ses romans que j’avais adorés !

Et de nouveau j’a bousculé l’ordre de ma PAL, prêt à passer une nouvelle nuit blanche. C’est aussi ça, être un lecteur…

Ce thriller mystique est tout simplement flippant !
Thriller, fantastique, horreur, on ne sait plus !
Au fur et à mesure de ma lecture, j’avais envie de redécouvrir les chapitres suivants à toute vitesse.
Un découpage quasi cinématographique très visuel qui donne au récit un rythme très dynamique. Il y a en parallèle une recherche historique incroyable de la part de Patrick. La grande peste de 1348, les Templiers, le Vatican et je ne vous dévoile pas tout. L’auteur va très loin dans l’irréel, mais il est indéniable qu’il fait montre d’une véritable culture de la religion chrétienne…

Je n’ai pas pu, ne pas penser “Au nom de la rose”, à “Le Silence des agneaux”, et certains romans de Dan Brown, mais l’intrigue atypique est vraiment prenante et si vous êtes passionné du genre, c’est un roman à ne pas manquer…

Un manuscrit de près de trois millénaires est retrouvé. Il pourrait faire basculer, s’effondrer même les bases de l’histoire de la chrétienté et des évangiles qui ont suivies…

Un “grand livre” qui apportera frissons et angoisses !

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Extrait :
“L’air s’amenuisant dans le réduit où elle achève de se consumer, la grosse chandelle de cire faiblit. Elle ne va pas tarder à s’éteindre, et dégage une écoeurante odeur de suif et de corde chaude.
Épuisée par le message qu’elle vient de graver dans la paroi à l’aide d’un clou de charpentier, la vieille religieuse emmurée le relit une dernière fois, la pulpe de ses doigts effleurant les encoches là où ses yeux fatigués ne parviennent plus à les distinguer. Puis, lorsqu’elle est certaine que ces lignes ont été gravées assez profondément, elle vérifie d’une main tremblante la solidité de la cloison qui la retient prisonnière. Un mur de briques dont l’épaisseur l’isole du monde et l’étouffé lentement.
L’exiguïté de sa tombe lui interdit de s’accroupir ou de se tenir droite, et cela fait des heures que la vieille femme se tord le dos dans ce réduit. Le supplice de l’emmurement. Elle se souvient d’avoir lu de nombreux manuscrits rapportant les souffrances de ces condamnés que les tribunaux de la Très Sainte Inquisition emprisonnaient dans la pierre après leur avoir arraché des aveux. Des avorteuses, des sorcières et des âmes mortes auxquelles les pinces et les tisons faisaient avouer les mille noms du Diable.
Elle se rappelle surtout un parchemin qui relatait au siècle dernier la prise du monastère de Servio par les troupes du pape Innocent IV. Ce jour-là, neuf cents chevaliers avaient encerclé ces murailles où l’on disait que, possédés par les forces du Mal, les moines faisaient dire des messes noires au cours desquelles ils éventraient des femmes pleines pour dévorer leur progéniture. Derrière cette armée, dont l’avant-garde tordait la herse à coups de bélier, des chariots et des carrosses abritaient les trois juges de l’Inquisition et leurs notaires, les bourreaux assermentés et leur attirail de mort. La porte abattue, on avait retrouvé les moines agenouillés dans la chapelle. Ayant inspecté cette assemblée silencieuse et puante, les soudards du pape avaient égorgé les plus faibles, les sourds, les muets, les difformes et les imbéciles, puis ils avaient emporté les autres dans les soubassements de la forteresse, où ils les avaient torturés nuit et jour pendant une semaine. Une semaine de hurlements et de larmes.”

 

Patrick Graham est pilote d’avion de formation et expert en intelligence économique auprès de grandes entreprises internationales.

Né en France, il a passé une partie de sa vie aux États-Unis.

Son premier roman, L’Évangile selon Satan (Prix Maison de la presse 2007) a été vendu à plus de 200 000 exemplaires et a fait l’objet d’une quinzaine de traductions à travers le monde.

Son deuxième roman, l’Apocalypse selon Marie, est paru aux éditions Anne Carrière en octobre 2008 et reprend des personnages de son premier livre, dont Marie Parks, avec une histoire toute autre1.

Son troisième roman, Retour à Rédemption, paru en 2010, change tout à fait de registre pour s’immerger dans l’univers concentrationnaire d’un camp de redressement pour mineurs dirigé d’une main de fer par un pasteur évangéliste dans le sud des États-Unis.

Son quatrième roman, Des fauves et des Hommes, paraît en 2012. L’intrigue se déroule aux États-Unis pendant la Grande Dépression (1929) et met en scène deux personnages que tout oppose, dans un road-movie sanglant à travers une Amérique ravagée par la crise2.

Son cinquième roman, Ces lieux sont morts (éditions Fleuve Noir), paraît en avril 2014. Il met en scène un neuropsychiatre spécialiste de la réanimation des patients en coma dépassé, qui traque un tueur en série en aidant une jeune accidentée à retrouver la mémoire.

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“Cabossé” de Benoît Philippon

Quand Roy est né, il s’appelait Raymond. C’était à Clermont. Il y a quarante-deux ans. Il avait une sale tronche. Bâti comme un Minotaure, il s’est taillé son chemin dans sa chienne de vie à coups de poing : une vie de boxeur ratée et d’homme de main à peine plus glorieuse. Jusqu’au jour où il rencontre Guillemette, une luciole fêlée qui succombe à son charme, malgré son visage de « tomate écrasée »… Et jusqu’au soir où il croise Xavier, l’ex jaloux et arrogant de la belle – lequel ne s’en relèvera pas… Roy et Guillemette prennent alors la fuite sur une route sans but. Une cavale jalonnée de révélations noires, de souvenirs amers, d’obstacles sanglants et de rencontres lumineuses.

Cabossé
de Benoît Philippon (Auteur)
Broché – 8 septembre 2016
Éditeur : Gallimard

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Bonjour à toutes et à tous…

Benoît Philippon est un menteur.
Benoît Philippon est un tricheur…

Sous couvert d’un premier roman “cabossé”, où il nous raconte la vie de Roy, un géant, un colosse au visage déformé, une sale gueule, quoi ! Benoît Philippon, nous entraîne dans un monde très sombre…
Malmené par la vie qui l’a détruit, mais il le lui rend bien, par ses colères,
ses destructions, coups, violences physiques et mentales.
Roy est une bête qui ne parle qu’avec ses poings…

Puis un jour Guillemette “tombe” dans sa vie.
Guillemette fragile, chétive face à ce géant.

C’est à partir de là, que le mensonge de Benoît échoue. Le “cabossé” à une âme, une sensibilité. À l’intérieur de la tête de Roy, bouleversements, chamboulements naissent à fleur de peau, jusqu’à exploser littéralement.

Je ne suis plus dans un Polar ou un roman noir… Je lis de la poésie !
Les mots sont différents certes, mais la musique est là, bien présente, bienveillante.

La bête et la belle se transforme en Juliette et Roméo.

Un roman formidable avec une écriture qui ne l’est pas moins. J’ai beaucoup ri aussi malgré le sombre scénario de l’histoire. Les mots font tache parfois, mais percutants à tous les coups !
Benoît n’écrit plus il grave son histoire d’une plume acérée, crue, brute de décoffrage, il tatoue directement ses idées sur la peau de Roy, en prenant un plaisir certain à jouer avec ses mots imagés.

C’est un hymne magnifique à l’amour, c’est une histoire formidable, que dis-je… C’est de la vraie littérature…
Difficile de sortir de ce Road movie désespéré, incroyablement émouvant.
Le petit clin d’œil à “Mamie Luger” me laisse augurer de belles surprise pour le second roman de Benoît !

Un auteur incroyable à découvrir sans perdre un instant !
Roy et Guillemette vont rester dans mon cœur un moment.

Par ailleurs ce matin j’ai regardé “Lullaby for Pi”, film écrit et réalisé par Benoît.
Amateurs de jazz, de blues et de belles histoires, vous savez désormais ce qui vous reste à faire !

2019 démarre sur les chapeaux de roues !!!

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Extrait :
“Roy a rencontré son premier employeur de cette façon. Sergueï. Un type charmant. Qui gagné à être connu. Surtout des forces de police. Sergeî a vu passer Roy dans la rue et l’a suivi. Il a d’abord vu le format exceptionnel de Roy : la machine de guerre. Puis il a vu s’agacer du prix prohibitif du demi sur le zinc dans un rade pourri de Belleville. Il a vu le gérant du bar voler à travers sa baie vitrée et finir dans la benne à ordures du chantier d’en face : la colère. Puis Sergeî a vu des clients se lever, les potes du gérant – quand on parle de quartier mal famé, on parle de ces gars-là-, cinq types ébréchés qu’on encerclé Roy pour lui souhaiter la bienvenue. Et là, Sergueï a vu Roy sourire : ce mec avait rien à perdre.
Sergueï avait trouvé une recrue exceptionnelle.”

 

Benoît Philippon, né en 1976, est un écrivain, un réalisateur et un scénariste français, auteur de roman noir.
Il réalise son premier film en 2009, Lullaby for Pi, qui réunit Clémence Poésy, remarquée, Forest Whitaker et Rupert Friend. En 2015, il co-réalise le long-métrage d’animation « Mune » qui remporte un important succès critique en France et à l’étranger (600 000 entrées).
En 2017, il signe son premier roman noir, Cabossé chez Gallimard.

Super Mimi est sa première BD.

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“L’emprise des sens” de Sacha Erbel

Où s’arrête le fantastique, où commence la réalité ?

L’emprise des sens
de Sacha Erbel (auteur)
Broché – 14 novembre 2016
Éditeur : Éditions L@liseuse

L’Emprise des sens est un thriller indispensable pour tous les amateurs du genre !
Lorsque Talia, en pleine désillusion sentimentale, s’envole pour des vacances de rêve à la Nouvelle-Orléans, elle est loin de s’imaginer que son destin l’y attend. Dès le lendemain, elle se retrouve mêlée à un crime, exécuté selon un rituel macabre et violent. Rites vaudous ou crimes en série, la frontière entre les deux semble floue pour Louis Lafontaine, policier chargé de l’enquête, lui-même confronté à des troubles obsessionnels. Avec sa coéquipière il est prêt à tout pour remonter à la source de l’horreur. Face à l’emprise du mal, Talia saura-t-elle affronter ses démons et le don terrifiant qui lui est révélé ? Le soutien d’Azaia, prêtresse excentrique et l’amour de Basile seront-ils suffisants pour l’y aider ? Dans la chaleur mordante de ce voyage en pays cajun, les esprits tourmentés se révèlent, les traumatismes refont surface et les peurs inavouables s’entrechoquent jusqu’à la révélation finale.

2018_112_Sacha Erbel - L'emprise des sens
Bonjour à toutes et à tous…

Je termine à l’instant L’emprise des sens de Sacha Erbel, qui achèvera pour ma part, mes lectures 2018… Et pour le coup je termine l’année avec un excellent premier roman qui place la barre haute !

De part le profil professionnel de l’auteur, j’avais peur de tomber sur un “polar” un peu trop ”technique“, mais pas du tout. Au contraire même…
L’écriture et très fluide dans cette sombre histoire pleine de magie et de fantastique et malgré tout très réaliste. On ressent un vrai travail de recherche de la part de Sacha. Le Vaudou, la Nouvelle-Orléans, l’enquête qui piétine à cause d’une série de meurtre très violent. En effet un serial killer, particulièrement sadique, se joue de la police et commet des meurtres horribles. J’ai beaucoup appris sur les origines du vaudou. Les personnages très bien construits et le jeu des “flashback” très bien maitrisé, avec une excellente fin que je n’ai pas vu venir du tout !

Roman que je conseille à ceux qui ont envie de frissonner, dans la moiteur de la mystérieuse Nouvelle-Orléans, pleine de magie noire, de magie blanche et d’incantations diverses.

Où s’arrête le fantastique, où commence la réalité ?

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Extrait :
“Méryl regarde dans le vague.
– il s’est toujours senti mal dans sa peau. À l’adolescence, son mal-être est devenu permanent. J’ai bien essayé de l’aider, je lui ai proposé d’aller voir un psy, mais rien n’y a fait. Il s’est enfoncé de plus en plus dans la dépression, jusqu’au jour où il s’est taillé les veines dans la salle de bain. Et c’est moi qui l’ai trouvé ! En fait c’était plus grave encore que la dépression ! La mélancolie ! Son médecin m’a expliqué suite à son décès, qu’en termes psychiatriques, le mélancolique passera à l’acte suicidaire beaucoup plus sûrement que le dépressif ! Je ne comprenais pas parce que pour moi la mélancolie, c’était juste être un peu triste ! Soigner une personne mélancolique est très compliqué, et demande une attention permanente ! Je n’avais pas idée de la gravité de son état.
Meryl, tout en racontant son histoire, la tête baissée vers le sol, n’ose pas regarder son collègue dans les yeux. Par pudeur sans doute.”

Sous le pseudonyme de Sacha ERBEL, se cache une fonctionnaire de police, depuis 23 ans.
Elle a travaillé en commissariat, puis à la Brigade AntiCriminalité de Nuit de Paris, et depuis 14 ans, elle travaille au SDLP, en tant qu’Officier de Sécurité chargée de la protection rapprochée de personnalités civiles et politiques.
Depuis janvier 2016, elle est diplômée en Criminologie appliquée à l’Expertise Mentale, à la Faculté de Médecine René Descartes de Paris. Elle a suivi ce cursus en parallèle de son travail car l’étude du comportement des tueurs en série la passionne depuis des années. Elle souhaitait aussi pouvoir approfondir la psychologie, voire l’aspect psychiatrique de certains de ses personnages.

L’emprise des sens est son premier roman.

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“Rock Fictions” de Carole Épinette

Photographies, écrits et ROCK !

Photographe rock depuis plus de vingt ans, Carole Épinette a saisi sur le vif, dans les coulisses des plus grandes légendes, AC/DC, Sex Pistols, Alain Bashung, Metallica, Arthur H, Motörhead, James Brown, The Cure, Pete Doherty, Louis Bertignac, et bien d’autres encore. Ses photos d’artiste, en noir et blanc, sont sensibles. Elles révèlent et suscitent l’émotion ; elles invitent à raconter une histoire. C’est le point de départ de ce livre.

Des écrivains, des poètes et des journalistes ont choisi une photographie qui les touchait, les inspirait, qui laissait libre cours à leur imagination. Vingt et un auteurs, dont Amélie Nothomb, Erwan Larher, Gilles Marchand, Bernard Minier, ou encore Thomas VDB et Jérôme Attal, se sont prêtés au jeu. Le fil rouge ? L’amour du rock !

Au travers d’une quarantaine d’images puissantes et de textes singuliers, Rock fictions mêle la magie des mots à celle des photos et de la musique. Un ouvrage pluriel et poétique, que l’on prend autant de plaisir à admirer qu’à lire.

Rock Fictions
de Carole Épinette (Auteur)
Relié – 8 novembre 2018
Éditeur : Cherche Midi

2018_111_Carole Epinette - Rock fictions

Voilà un livre pas banal…
Pas banal, comme l’a été notre rencontre entre Carole et moi !

Il y a environ 33 ans…
Ce sont d’abord nos regards qui se sont croisés.
J’ai tout de suite été happé par ce regard clair, et le sourire de celle qui allait devenir une très grande photographe, mais qui n’était encore qu’une jeune fille, la cousine d’une très bonne amie de classe.

Le temps ayant fait son travail, nous avions fini par nous perdre de vue, mais grâce à Facebook, c’est une femme épanouie que j’ai retrouvée.
Une femme qui a mis toute sa passion, tout son cœur dans son travail, dans sa vie.

Dans ce livre, Carole a lié mes deux véritables passions, la musique et la lecture, avec la sienne la photographie… Comment ne pouvais-je pas tomber sous le charme de Rock Fictions. De plus Carole a su bien s’entourer au niveau littéraire. 21 auteurs et pas des moindre ! Ils vous proposent des récits, tantôts poétiques, tantôts décalés, voire même parfois complètement barrés !

Mais alors Rock Fictions, c’est quoi ?

C’est un recueil de 21 nouvelles inédites mises en avant par les photos superbes de Carole Épinette. 21 auteurs de tous horizons ont écrit un texte, une histoire, un événement qui résonnait en eux, après avoir choisi la photo d’une légende du rock.
(Gilles Marchand, Adrien Tomas, Agnès Mathieu-Daudé, Benoît Deschodt, Erwan Larher, Thomas Vinau, Guillaume Richez, Xavier Bonnet, Sigolène Vinson, Amélie Nothomb, Émilie Blon Metzinger, Jean-Luc Bizien, Cédric Sire, Nicolas Lebel, Franck Bouysse, Jérôme Attal, Manon Fargetton, Olivier Rogez, Bernard Minier, Sonja Delzongle, Thomas VDB)

Alors, qu’attendez-vous ?

Let’s Rock (Fictions) !

Carole Épinette est photographe portraitiste et a collaboré entre autres avec Le Monde, Libération, Rolling Stone, Rock & Folk.

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“Sois toi-même, tous les autres sont déjà pris” de David Zaoui

À lire absolument, en cette période grise et compliquée.
J’ai souri, j’ai ri et pour finir, j’ai lâché une larme à la fin du roman…

Sois toi-même, tous les autres sont déjà pris
de David Zaoui (Auteur)
Broché – 30 janvier 2019
Éditeur : JC Lattès

2018_110_David Zaoui - Sois toi-même, tous les autres sont déjà pris

« As-tu pensé, Alfredo, à ce que sera ta vie si tu ne parviens pas à percer dans cette voie qui est la tienne ? Que deviendras-tu ? Chauffeur routier, vendeur de cartes de visite, slameur ? Que pourrais-tu devenir ? Tu ne sais rien faire. »

Dans une HLM de banlieue, vivant sur le même palier que ses parents juifs italiens, Alfredo Scali est un loser au grand cœur qui se rêve artiste. Mais pas n’importe lequel  ! Alfredo peint «  l’inconscient des animaux à travers leurs rêves » : celui des ours bipolaires et des crabes kleptomanes, entre autres…

Entouré d’un père soigneur dans un zoo et d’une mère qui prépare inlassablement des pâtisseries, d’une grand-mère foldingue atteinte d’Alzheimer, d’une touriste italienne aussi ensorcelante qu’inaccessible et d’un conseiller Pôle Emploi spécialisé dans les jobs neurasthéniques, sa vie d’artiste pleine de doutes et d’espoirs paraît sans issue. Tout va changer lorsque Alfredo va hériter… de Schmidt, le singe chargé d’assister sa grand-mère. Ce capucin malicieux, dressé pour aider les personnes dépendantes, va bouleverser la vie du héros, ainsi que sa peinture…

De Pantin à Montmartre, d’une friterie belge tenue par un drôle de rabbin aux plages paradisiaques de Saint-Domingue, ce roman tendre et déjanté vous entraînera sur les traces d’un artiste prêt à surmonter tous les obstacles pour atteindre son idéal.

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Bonjour à toutes et à tous…

Le 9 mars 2017, je découvrais David Zaoui avec son premier roman “Je suis un tueur humaniste”.

Ce fut MA révélation 2017 !
Un roman tendre, poétique, humaniste, drôle et tout en émotion. Le genre de romans qui m’ont marqué, au même titre que “Le parfum” ou “Des souris et des hommes”.
Depuis c’est un roman que j’ai acheté plusieurs fois, relu, donné, prêté à maintes occasions…

Entre temps, j’ai eu l’occasion d’échanger régulièrement avec David et j’ai très vite compris que ce premier roman n’était pas un hasard.
J’attendais impatiemment son second roman !

Il sortira le 30 janvier 2019.
David a eu la gentillesse de me le livrer très vite, pour mon plus grand bonheur.

La magie a fonctionné une seconde fois…
Qu’est-ce que j’ai ri, aux éclats même !
Qu’est-ce que j’ai été ému et triste aussi…

Le héros, “Alfredo Scali” est encore un artiste, mais ici on ne parle pas de meurtres, mais de peinture.
Alfredo se cherche, professionnellement.
Les “aides” du pôle-emploi lui seront-elles utiles ?
Il se cherche dans sa vie amoureuse, mais ce n’est pas gagné !
Se cherche, mais n’ose pas.
Les quelques proches qui l’entourent sont son seul univers, au-delà, tout est flou et compliqué.
Heureusement un singe capucin “engagé” pour aider sa grand-mère “Daisy” atteinte de la maladie de Alzheimer va lui changer sa vie et ouvrir certaines portes en lui donnant des clés qu’il n’imaginait pas, mais qu’il avait déjà en lui…

Roman détente, roman bonheur mais pas seulement. David glisse ici ou là, des messages qui s’adressent à nous tous.
Des messages qui bien décodés nous permettront de relever le buste, et d’affronter la vie, l’extérieur.
Puisque tous les rôles sont déjà pris, il ne nous reste plus que d’être “soi-même”…

À lire absolument, en cette période grise et compliquée.
J’ai souri, j’ai ri et pour finir j’ai lâché une larme à la fin du roman…
À offrir aux gens que vous aimez.
Votre âme vous en remerciera !

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Extrait :
“Bernard Bubard
Conseiller Pôle Emploi
188, avenue Jean-Lolive
93500 Pantin

Pantin, le 24/02/2017

Monsieur Scali,
J’ai bien reçu votre courrier. Pardonnez-moi pour le retard avec lequel je vous réponds, mais nous sommes débordés en ce moment.
Je saisis parfaitement votre requête mais sachez que peintre, du point de vue de Pôle emploi, ça n’est pas vraiment un métier. Il n’y a d’ailleurs aucun code ROME concernant cette activité.
Je vous invite à mettre en ligne votre CV afin d’améliorer vos chances de trouver un emploi.
Je vous prie d’agréer Monsieur, mes salutations distinguées.

Bernard Bubard

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Alfredo Scali
24, rue Étienne Marcel
93500 Pantin

Pantin, le 27/02/2017
Réf. dossier : 158954 MJV 891

À l’attention de mon conseiller Pôle emploi qui de toute façon ne lis jamais ses courriers.

Monsieur Bertrand Bubart,
Je crois que vous êtes atteint du syndrome du fonctionnaire autiste programmé pour dire des conneries à répétition. Je le pense vraiment.
Vous savez, c’est comme quand vous allez dans une administration, que vous posez une question et que le type vous récite sa fiche. Vous lui reposez votre question et il persiste. Mot pour mot. Encore et encore. Vous êtes de cela Bubard !
J’ignore si vous avez bien lu mon courrier. Je le pense pas. Peut-être que vous avez éternué, que vous n’aviez pas de mouchoir sous la main et que vous avez pris ma lettre pour un Kleenex ?
J’ai l’impression – que dis-je, la très nette certitude – de parler un robot increvable ! Vous m’avez encore dirigé vers une offre d’emploi totalement inadaptée : cette fois dans une usine de jouets à Clichy-sous-Bois afin de tester les toupies. Je suis PEINTRE, merde ! Inscrivez-le dans votre cerveau !
Bubard, ça rime avec renard, qui rime avec calamar, qui rime avec gros lard, qui rime avec…

Alfredo Scali

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Bernard Bubard
Conseiller Pôle Emploi
188, avenue Jean-Lolive
93500 Pantin

Pantin, le 13/03/2017

Monsieur Scali,
J’ai bien reçu votre courrier. Pardonnez-moi pour le retard avec lequel je vous réponds, mais nous sommes débordés en ce moment.
Je saisis parfaitement votre requête mais sachez que peintre, du point de vue de Pôle emploi, ça n’est pas vraiment un métier. Il n’y a d’ailleurs aucun code ROME concernant cette activité.
Je vous invite à mettre en ligne votre CV afin d’améliorer vos chances de trouver un emploi.
Je vous prie d’agréer Monsieur, mes salutations distinguées.

Bernard Bubard

David Zaoui est né en 1977 en banlieue parisienne. Il a suivi les cours Florent et travaillé comme réalisateur et producteur dans le cinéma pendant plusieurs années, notamment aux États-Unis. Il se consacre aujourd’hui à l’écriture et signe ici son deuxième roman.

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“La Quatorzième Colonie” de Steve Berry

Nouveau succès international pour Cotton Malone, lancé dans une course folle parsemée d’énigmes toutes inspirées de faits historiques.

La Quatorzième Colonie
de Steve Berry (Auteur)
Broché – 3 novembre 2016
Éditeur : Cherche midi

2018_109_Steve Berry - La 14e colonie

1783. Des révolutionnaires américains et des Français ayant combattu pour l’indépendance des États-Unis fondent une société secrète, La Société des Cincinnati. George Washington en est le premier président.

1812. Lors de la guerre anglo-américaine, un plan est échafaudé aux plus hauts échelons du gouvernement américain. Son nom de code : la 14e Colonie.

1982. Le président Reagan et le pape Jean-Paul II ont, dans la bibliothèque du Vatican, une conversation en tête à tête dont rien n’a jamais filtré.

D’un château du sud de la France à une église de Washington, en passant par la Sibérie et le Canada, Cotton Malone, va devoir faire le lien entre ces trois faits historiques afin de déjouer un incroyable complot.

Steve Berry nous entraîne dans une aventure irrésistible où action, suspense et érudition se conjuguent une nouvelle fois à merveille.
“Avec ses thrillers palpitants, Steve Berry fait preuve d’un véritable don pour entrelacer le présent et l’Histoire. » (Harlan Coben)

“Steve Berry est sans conteste LE maître du genre. » (Dan Brown)

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Bonjour à toutes et à tous…

Je suis un vrai fan de Steve Berry et au bout de plus de vingt deux romans, chaque nouveau livre annoncé me donne comme un petit frisson…

La quatorzième colonie, est le quinzième volet des aventures de Cotton Malone.
Une intrigue bien construite, avec de bons rebondissements et des scènes d’actions.
Steve Berry nous entraîne sur les traces d’un ancien agent du KGB bien décidé à se venger de la chute de l’URSS.
Aventures, espionnage, journal secret, société mystérieuse et histoire, tous les ingrédients habituels sont là, dans un style parfaitement rodé, mais, un peu trop peut-être.
Sur ce volet, j’ai comme une petite déception…
Une impression de déjà lu, de déjà vécu aussi !
Le niveau général est pour moi est en deçà des précédents succès de la série, peut-être aussi un peu plus commercial…
L’auteur prend moins de risque. Il prend les mêmes et il recommence, tranquille !!!

J’espère que son nouveau La conspiration Hoover sera vraiment un cran au dessus !

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Extrait :
“Comment peut-on croire qu’un système politique quelconque puisse satisfaire tous les besoins quotidiens d’une population sans qu’il en coûte rien et éliminer du même coup la cupidité, l’égoïsme, l’avarice, la trahison, le crime, la violence et tous les maux de la société en rendant les hommes généreux, forts et courageux ? Ça ne tient pas debout. Si l’expérience soviétique a prouvé une chose, c’est qu’un tel projet ne peut pas réussir.”

Steve Berry étudie le droit à l’Université de Mercer à Macon. Il est ensuite avocat et plaide pendant une trentaine d’années avant d’occuper de hautes fonctions dans la magistrature pour 14 ans.

Il est un membre fondateur de l’International Thriller Writers, une association de plus de 2600 auteurs de romans policiers de partout dans le monde, dont il est co-président pendant trois ans.

En 1990, il se lance dans l’écriture. En 2000 et 2001, il remporte le prix Georgia State Bar Fiction Writing Contest. En 2003, son premier roman, Le Musée perdu (The Amber Room), paraît chez l’éditeur Ballantine Books. Depuis, il a publié plusieurs thrillers, qui sont devenus autant de best-sellers.

À partir de 2006, il amorce la série des aventures de Cotton Malone…

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Château de Maffliers – 14/12/2018

Bonjour à toutes et à tous,

Hier soir, avait lieu au superbe château de Maffliers, ma troisième (et pas la dernière !) visite dans le cadre de notre cercle littéraire.

Corinne et Jean-Pierre Tartare recevaient Julie Esteve, pour nous parler de son dernier roman Simple.

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Ce moment est vraiment un moment privilégié.
Complètement hors du temps.
Un groupe d’amis pour la plupart qui se découvrent ou se redécouvrent à chaque nouvelle réunion. Hier, nous parlions du roman “Simple“ de Julie Estve qui nous a marqué pour la plupart, pour sa qualité d’écriture bien sûr, mais surtout pour les émotions ressenties tout au long de notre les lecture et c’est vraiment un roman que je conseillerais à tout le monde…

Les présentations faites Julie nous a donné un aperçu de son univers à travers des deux romans édits à ce jour. Malgré quelques difficulté au niveau de sa voix, elle a tenu a répondre à toutes les questions qui lui était posé au fil de notre savoureux repas, comme d’habitude à la seule lueur des bougies, créant ainsi une intimité à nulle autre pareille.

Encore une fois, malgré quelques murmures épars, tous étions pendus aux lèvres de la charmante auteure…

Au cours du diner, nous avons pour ceux qui le souhaitais, comme à chaque réunion lu certains extraits du roman qui nous avaient le plus touché.

Pour moi ce fut celui-ci :
“La mort c’est un trou ! On tombe dedans mais ça dure combien de temps la chute, et au bout du trou il y a quoi, on arrive où, quand on touche le fond, est-ce qu’on peut remonter, est-ce qu’on a le droit de recommencer, avoir une autre naissance, est-ce qu’on peut choisir qui on sera plus tard ou c’est le hasard et on est attribué au pif, moi par exemple, une fois de l’autre côté du trou, si j’ai envie, est-ce que je pourrais être une femme ou un sanglier ou Ayrton ou un cactus, essayer tous les métiers, tous les animaux, tous les arbres, ce serait bien d’être un figuier, un requin, un caillou, une bagnole, être quelqu’un, être un homme un vrai, et s’il n’y a pas de fin au trou, pas de fond, et si c’est un trou sans limite, est-ce qu’il fait nuit dedans ou c’est éclairé, est-ce qu’il fait froid ou brûlant, est-ce qu’on est tout seul dans notre trou ou tout le monde se retrouve dans le même, ce serait vachement encombré, mais dans l’idée qu’il y a un trou pour tous, ce serait possible alors que je revois madame Madeleine, en cherchant bien, et que je rencontre ma mère, on aurait plein de choses
à se dire, ce serait l’occasion de se serrer et de m’excuser pour sa mort, mais les autres aussi il serait là alors, coincés avec moi, peut-être le trou c’est du vide, ça pèse combien
le vide, pas grand chose, trois fois rien, mais sans le vide, y aurait pas le reste
et alors ce serait le néant !”

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Nous avons passé une excellente soirée.

Si vous ne connaissez pas Julie Esteve, je vous engage à entrer dans son monde très fort en émotion où les différences, la souffrance et l’amour tiennent une part très importante dans ses récits…

j’ai quitté le dernier, seul en silence, ce lieu intemporel avec un peu de tristesse où résonnait encore certaines phrases et idées que nous avions échangés…

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Simple
de Julie Estève (Auteur)
Broché – 22 août 2018
Éditeur : Stock

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On ne l’appelle jamais Antoine Orsini dans ce village perché au coeur des montagnes corses mais le baoul, l’idiot du coin. À la marge, bizarre, farceur, sorcier, bouc émissaire, Antoine parle à sa chaise, lui raconte son histoire, celles des autres, et son lien ambigu avec Florence Biancarelli, une gamine de seize ans retrouvée morte au milieu des pins et des années 80.
Qui est coupable ?
On plonge à pic dans la poésie, le monde et la langue singulière d’un homme simple, jusqu’à la cruelle vérité.

÷÷÷÷÷÷÷

“Simple” est une véritable ode à la différence !
L’histoire d’Antoine, l’idiot du village, “le baoul”, m’a vraiment beaucoup touché. Je me suis laissé transporter dans cette histoire. Celle d’un simple d’esprit mais tellement clairvoyant, chaque mot a son importance et malgré son handicap, il porte sur le monde un regard juste et sincère, à la différence des autres habitants de son village. Il sait qu’il est différent et la vie n’est pas simple pour lui. Rejeté par sa famille, sa mère est morte à sa naissance, rejeté par son village. Il fait peur, on l’accuse de tous les crimes, il vit en marge de tout, lui qui ne demande que de l’amour.

Alors, il décide de communiquer avec la nature, avec les arbres, les animaux et surtout avec une chaise. Sa chaise, à qui il va raconter son histoire… J’ai suivi et lu avec émotion l’histoire d’Antoine, de son enfance à l’âge adulte, ses amours, ses envies, ses erreurs aussi. Tout ne sera pas facile, vous devez vous en douter. Mais la force qui se dégage de lui va lui permettre d’accepter et de vivre la vie qu’il s’est choisi. Je découvre Julie Estève avec ce superbe second roman. Poignant sensible, une écriture à nulle autre pareil, une sorte de poésie se niche entre les lignes, entre les mots. La magie a opéré pour moi dès les premières phrases.
L’utilisation de la première personne y est sûrement pour quelque chose puisqu’elle nous donne un coté immersif, je suis très vite devenu Antoine. Mais il n’y a pas que cela ! Il y a un vrai style dans l’écriture de Julie. Durant ma lecture, les répétitions narratives, correspondant à toutes les questions que se posent Antoine, ont résonné dans mon esprit comme certaines incantations venues d’un autre temps, tantôt directes, tantôt brutes, tantôt très imagées.

Il se dégage une grande force de “Simple”, que je vous conseillerai comme une lecture indispensable.

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Julie Estève est née en 1979 à Paris.
Moro-sphinx, son premier roman (Stock, 2016), a été très remarqué par la presse.

 

Non classé

“Simple” de Julie Estève

“Simple” est une véritable ode à la différence !

Simple
de Julie Estève (Auteur)
Broché – 22 août 2018
Éditeur : Stock

On ne l’appelle jamais Antoine Orsini dans ce village perché au coeur des montagnes corses mais le baoul, l’idiot du coin. À la marge, bizarre, farceur, sorcier, bouc émissaire, Antoine parle à sa chaise, lui raconte son histoire, celles des autres, et son lien ambigu avec Florence Biancarelli, une gamine de seize ans retrouvée morte au milieu des pins et des années 80.
Qui est coupable ?
On plonge à pic dans la poésie, le monde et la langue singulière d’un homme simple, jusqu’à la cruelle vérité.

2018_Julie Esteve - Simple

Bonjour à toutes et à tous…

“Simple” est une véritable ode à la différence !

L’histoire d’Antoine, l’idiot du village, “le baoul”, m’a vraiment beaucoup touché.
Je me suis laissé transporter dans cette histoire. Celle d’un simple d’esprit mais tellement clairvoyant, chaque mot a son importance et malgré son handicap, il porte sur le monde un regard juste et sincère, à la différence des autres habitants de son village.
Il sait qu’il est différent et la vie n’est pas simple pour lui.
Rejeté par sa famille, sa mère est morte à sa naissance, rejeté par son village.
Il fait peur, on l’accuse de tous les crimes, il vit en marge de tout, lui qui ne demande que de l’amour.
Alors, il décide de communiquer avec la nature, avec les arbres, les animaux et surtout avec une chaise.
Sa chaise, à qui il va raconter son histoire…

J’ai suivi et lu avec émotion l’histoire d’Antoine, de son enfance à l’âge adulte, ses amours, ses envies, ses erreurs aussi. Tout ne sera pas facile, vous devez vous en douter. Mais la force qui se dégage de lui va lui permettre d’accepter et de vivre la vie qu’il s’est choisi.

Je découvre Julie Estève avec ce superbe second roman.
Poignant sensible, une écriture à nulle autre pareil, une sorte de poésie se niche entre les lignes, entre les mots. La magie a opéré pour moi dès les premières phrases.
L’utilisation de la première personne y est sûrement pour quelque chose puisqu’elle nous donne un coté immersif, je suis très vite devenu Antoine.
Mais il n’y a pas que cela !
Il y a un vrai style dans l’écriture de Julie. Durant ma lecture, les répétitions narratives, correspondant à toutes les questions que se posent Antoine, ont résonné dans mon esprit comme certaines incantations venues d’un autre temps, tantôt directes, tantôt brutes, tantôt très imagées.

Il se dégage une grande force de “Simple”, que je vous conseillerai comme une lecture indispensable.

Extrait : “La mort c’est un trou ! On tombe dedans mais ça dure combien de temps la chute, et au bout du trou il y a quoi, on arrive où, quand on touche le fond, est-ce qu’on peut remonter, est-ce qu’on a le droit de recommencer, avoir une autre naissance, est-ce qu’on peut choisir qui on sera plus tard ou c’est le hasard et on est attribué au pif, moi par exemple, une fois de l’autre côté du trou, si j’ai envie, est-ce que je pourrais être une femme ou un sanglier ou Ayrton ou un cactus, essayer tous les métiers, tous les animaux, tous les arbres, ce serait bien d’être un figuier, un requin, un caillou, une bagnole, être quelqu’un, être un homme un vrai, et s’il n’y a pas de fin au trou, pas de fond, et si c’est un trou sans limite, est-ce qu’il fait nuit dedans ou c’est éclairé, est-ce qu’il fait froid ou brûlant, est-ce qu’on est tout seul dans notre trou ou tout le monde se retrouve dans le même, ce serait vachement encombré, mais dans l’idée qu’il y a un trou pour tous, ce serait possible alors que je revois madame Madeleine, en cherchant bien, et que je rencontre ma mère, on aurait plein de choses à se dire, ce serait l’occasion de se serrer et de m’excuser pour sa mort, mais les autres aussi il serait là alors, coincés avec moi, peut-être le trou c’est du vide, ça pèse combien le vide, pas grand chose, trois fois rien, mais sans le vide, y aurait pas le reste et alors ce serait le néant !”

 

Julie Estève est née en 1979 à Paris.
Moro-sphinx, son premier roman (Stock, 2016), a été très remarqué par la presse.

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“Grand Froid” de Cyril Carrère

Avec “Grand Froid” l’auteur termine finaliste du prix VSD – Michel Bussi 2018, et c’est bien mérité !
Cyril Carrère, Une nouvelle plume à ne pas manquer.

Grand Froid
de Cyril Carrère
Broché – 22 novembre 2018
Éditeur : Éditions Nouvelle Bibliothèque

Le jour où sa mère est retrouvée morte, la vie de Lucas bascule. Délaissé par la police qui conclut à un suicide, ses doutes l’incitent à surmonter sa douleur pour mener sa propre enquête. La lettre anonyme qu’il reçoit confirme ses soupçons : quelque chose ne tourne pas rond. Et lorsqu’un mystérieux individu s’attaque à ses proches, il n’a plus qu’une solution : lui échapper et tout faire pour établir la vérité…

2018-107- Grand froid - Cyril Carrère

Bonjour à toutes et à tous…
Après l’excellente lecture de son premier roman, “Le Glas de l’innocence”, j’attendais impatiemment le second roman de Cyril, qu’il m’a fait livré à la maison la semaine dernière…
Je me suis mis à sa lecture dès que j’ai pu !

Force est de constater, que dès les premières pages, il confirmait l’idée que je m’étais faite de lui à sa première lecture. Malgré un style radicalement différent, Cyril Carrère m’a fait voyager du début à la fin de son aventure…
Mi-thriller, mi-polar politique/fiction, ce page-turner démarre à toute vitesse.
Certains romans donnent cette impression, celle de ne pas les lire, mais plutôt de vivre leurs actions. Comme au cinéma les scènes défilent à vous couper le souffle !
Suspense, action, tension, adrénaline, mais attendrissement aussi… Rien ne manque !

Tout le long du récit j’ai été ballotté au grée de l’auteur, impossible de me relâcher un seul instant, il se passe toujours quelque chose qui vous tient en haleine au fil des pages. Lucas vit une véritable course à la recherche de la vérité, à la recherche de son identité, et la mort va le poursuivre obstinément jusqu’au bout de sa quête, décimant tour à tour, ceux qui vont tenter de l’aider.

Avec cette histoire extrêmement addictive, Cyril, en deux romans, entre pour moi directement dans la famille des auteurs à ne pas manquer, en espérant qu’il nous réserve encore beaucoup d’autres surprises et de rebondissements pour ses prochains ouvrages.

Je tiens à signaler aussi un très bon choix de couverture, qui donne à elle seule tout l’esprit du roman.

Avec “Grand Froid” l’auteur termine finaliste du prix VSD – Michel Bussi 2018, et c’est bien mérité !

Cyril Carrère ? Une nouvelle plume à ne pas manquer.

Extrait : “Gaëlle fit volte-face et se retrouva nez à nez avec un homme qui ne lui disait rien. Grand, athlétique, il devait passer des heures sur les bancs de musculation. Le visage poupin, elle estima son âge à une trentaine d’années environ. Ses yeux étaient aussi verts que les siens. Ils tiraient même vers le gris. Son regard inexpressif comme figé, la mit mal à l’aise. Elle baissa les yeux et remarqua ses mains gantées de cuir et ses vêtements sombres. Vu la météo, impossible de le blâmer, pensa-t-elle. Mais quelque chose clochait chez ce personnage. Pourquoi l’appelait-il ? Ses trais se tirèrent, sa mâchoire se contracta. Les sautes d’humeur intempestives qui avaient pris leurs aises depuis le début de son traitement renforçaient la tension qui est montait en elle. Elle pensa à son fils, en bénissant le ciel qu’il ne l’ait jamais vu dans cet état.”

 

Originaire de Nîmes et vivant aujourd’hui à Tokyo, Cyril Carrère est féru d’innovation, de sport, de culture et de voyages. L’écriture le passionne depuis son plus jeune âge.

Le Glas de l’Innocence, son premier thriller, a été finaliste d’un concours organisé sur la plateforme Fyctia et parrainé par B.A. Paris.

Son second thriller, Grand Froid, a quand à lui été finaliste du concours VSD-RTL Michel Bussi 2018 (classé premier au nombre de votes du public) et a été publié en novembre de la même année.

 

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“Sauf” de Hervé Commère

Sauf
de Hervé Commère (Auteur)
Broché – 8 mars 2018
Éditeur : Fleuve éditions

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L’année de ses six ans, à l’été 1976, Mat a perdu ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne. Rien n’a survécu aux flammes, pas le moindre objet.
Mat est aujourd’hui propriétaire d’un dépôt-vente. Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions. La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours. Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant. Sauf que cet album ne devrait plus exister. Il ne peut pas exister. Et pourtant…

Mat a toujours aimé se raconter des histoires, mais à quarante ans passés, il semblerait que la sienne lui ait échappé. De Montreuil à la pointe du Finistère, cherchant à comprendre quel message la vie veut lui adresser, il traquera les vérités, ses vérités, celles que recèle un album de famille resurgi brutalement des décombres.

“Une histoire totalement dingue… Un roman noir addictif sur les traces de l’enfance, qui se dévore en une nuit.”
S.B. Aujourd’hui en France
“Hervé Commère est un sacré piégeur, un maître en tromperies narratives et faux semblants… Dans un grand huit défiant toutes les certitudes, le roman enchaîne les morts étranges et les rebondissements inattendus. Des falaises du Finistère jusqu’aux confins de la Norvège, la vérité ne cesse de se dérober.”
Alain Léauthier, Marianne
“Taillé au cordeau, ce scénario joue habilement avec les codes du thriller : personnages complexes, chapitres courts, rythmés et multiples rebondissements jusqu’au dénouement, inattendu.”
Mathilde Nivollet, Aujourd’hui en France Week-end
“Avec ferveur et verve, Hervé Commère emporte son lecteur. L’intrigue, diablement construite, entremêle fausses pistes et coups de theâtre. L’ascension émotionnelle ne s’arrête jamais Résultat : un page turner qui rend fou !”
Marie-Lys de Cerval, La Librairie idéale à Paris, Page des libraires

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Bonjour à toutes et à tous…

C’est avec un réel plaisir que j’ai retrouvé Hervé Commère.
Ce roman est le second que je lis de cet auteur, après l’avoir découvert avec “J’attraperai ta mort” que j’avais beaucoup aimé.

Plaisir identique.
Les chapitres sont plutôt courts.
Le style est très agréable.
Après un début tout en mystère, l’intrigue évolue intelligemment, elle est bien menée avec un vrai suspense jusqu’à un final coup de poing. Impossible de lâcher le livre.
Je ne peux raconter grand chose de plus sans “spoiler”, mais dans cette histoire de famille ou les personnages ont tous des caractères bien trempés les gens ne sont pas se qu’ils paraissent être…
Mais n’est-ce pas finalement pas le cas dans toutes les familles ???

Un thriller envoûtant qu’il ne faudrait pas manquer !
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Extrait : “J’avais 6 ans quand c’est arrivé. J’étais en colonie de vacances en Savoie. C’est mon premier souvenir, tout ce qui précède est flou, et se déroule dans un manoir surplombant la mer en Bretagne. C’est là que j’ai grandi, faisant du vélo au bord de la falaise sous l’œil d’une mère américaine et vagabonde, et celui d’un père artiste peintre. J’ignore si ces images sont réelles ou le fruit de mon imagination, je ne saurai sans doute jamais car voilà où tout commence : lors de ce camp de vacances dans les Alpes, où je vois les gendarmes arriver un matin. Ils ne sont pas seuls. Ma tante est avec eux. Elle a une tête que je ne lui connais pas…”

Hervé Commère est né en 1974 à Rouen et vit aujourd’hui à Paris. Après J’attraperai ta mort (2009), il a publié Les Ronds dans l’eau (2011) et Le Deuxième Homme (2012) chez Fleuve Éditions. Les Ronds dans l’eau a été lauréat du prix Marseillais du Polar et du prix du roman de la ville de Villepreux. Ses romans sont traduits en Chine et au Japon. Son dernier ouvrage, Imagine le reste, a paru en 2014 chez le même éditeur, et a remporté le prix du Festival international du Film policier de Liège.