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“L’Adieu à la femme sauvage” de Henri Coulonges

L’Adieu à la femme sauvage
de Henri Coulonges (auteur)
Poche – 1 avril 1981
aux Éditions, Stock.

Roman bouleversant, plus que bouleversant de bout en bout… que plus jamais vous n’oublierez. (Françoise Xénakis, Le Matin) On ne peut s’en arracher… On court à la fin au bord de l’angine de poitrine. Vraiment, c’est un très grand livre. (Jean Clémentin, Le Canard enchaîné) Si vous ne devez lire qu’un livre pendant toute cette année, pas d’hésitation, c’est celui-là. (Thérèse Hamel, Marie-France) Dès maintenant, nous pouvons considérer son second livre comme la première pierre de la grande oeuvre romanesque et épique que nous attendons depuis quarante ans. (Jean Mistler, Le journal du Dimanche) Inoubliable. Henri Coulonges a raison : il n’y a rien de plus beau qu’un beau roman. (Pierrette Rosset)

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Bonjour à toutes et à tous…

L’Adieu à la femme sauvage a obtenu le Grand Prix du Roman de l’Académie française.

Henri Coulonges dans ce très beau roman nous fais vivre les derniers instants de la 2ème guerre mondiale, pendant les bombardements de Dresde.
Si la bombe atomique a laissé sa marque dans l’histoire, le bombardement intensif de Dresde a été oublié. C’est dans cet univers de feu, terrifiant, que l’auteur nous entraîne pour nous faire comprendre la folie vécue par ses habitants au travers d’une fragile jeune fille, Johanna, perdue dans cette apocalypse à la recherche de sa mère…
Elle trouvera un vieux monsieur, érudit et solitaire, désabusé par la nature humaine, qui se réfugie dans l’étude. Il va l’aider, la porter pour qu’elle se reconstruise.
Une rencontre des plus insolite qui va leur permettre d’oublier se qui se passe juste derrière leur porte.

Un grand moment de littérature, plein de pudeur et de poésie, malgré le contexte tragique.
Laissez vos émotions vous envahir !

Extrait :
– J’aime bien qu’on me dise des secrets, dit-elle. Tu me promets que personne ne le saura avant moi.
– Personne, dit-il.
– Avant, j’étais dans une maison où l’on ne parlait que de musique, dit-elle. Ici on ne parle que de vieux palais et d’anciennes inscriptions. Et pourtant tout à l’heure,quand tu expliquais cela, tu as eu la même expression que Herr Kerbratt lorsqu’il me parlait de la cantate qu’il a composée et qu’il veut me faire écouter après la guerre.
Une pensée lui était venue tout en parlant. “Là aussi, il est question d’oiseaux.”
Josef avait pris un air rêveur.
– C’est bon tu sais, dans les époques doublées et désolées, de pouvoir se réfugier dans quelque chose que l’on aime. Si on n’est consolé par rien, si on n’a aucun recours, si on ne voit que l’univers aride et les sombres lendemains, alors ça donne Martha.
Inconsciemment, ils prêtèrent tous les deux l’oreille.
Elle n’était pas là.
– C’est peut-être pour cela aussi que ta mère se promène maintenant parmi les fleurs, ajouta-t-il.”

 

Henri Coulonges, après avoir été pendant dix ans le collaborateur d’une grande revue mensuelle, Connaissance des Arts, publie son premier roman en 1975 : Les Rives de l’Irrawaddy, qui remporte un important succès critique. Il est traduit d’emblée en plusieurs langues. L’Adieu à la femme sauvage, publié en 1979, lui vaut le Grand prix du roman de l’Académie française. Traduit en 25 langues, le roman s’écoulera à plus de 700 000 exemplaires, toutes éditions confondues. Plusieurs producteurs de cinéma, en particulier outre atlantique, seront intéressés, prenant des options sur les droits. Ses romans suivants seront aussi publiés au livre de poche. Il se présente à l’Académie française en 1997. Il est aussi connu en tant que peintre sous le nom de Marc-Antoine de Dampierre et expose notamment au sein de la Galerie Denise René boulevard St Germain à Paris.

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“Les Dix enfants que Madame Ming n’a jamais eus” de Eric-Emmanuel Schmitt

Les Dix enfants que Madame Ming n’a jamais eus
de Eric-Emmanuel Schmitt
Poche – 7 janvier 2015
aux Éditions, Albin Michel.

Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays qui impose l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret de madame Ming rejoint celui de la Chine d’hier et d’aujourd’hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius.

Dans la veine de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, d’Oscar et la dame rose ou de L’Enfant de Noé, Les dix enfants que madame Ming n’a jamais eus est le sixième récit du Cycle de l’invisible.

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Bonjour à toutes et à tous…

Récit bref, facile à lire, dont il se dégage une grande sagesse…
E. E. Schmitt aurait pu développer plus la trame de l’histoire, car il y avait matière et surtout le sujet est très intéressant.
l’auteur par le biais de Mme Ming nous distille des « petites vérités ». Choc de deux cultures, drôle de contraste entre la pensée de cette femme et les préoccupations de son interlocuteur occidental qui se trouve en Chine pour des réunions d’affaires. En effet Mme Ming, dame-pipi dans un grand hôtel chinois, est-elle une menteuse, une douce folle, une dame qui s’ennuie dans son métier ?

En tout cas cette histoire faite de tendresse est une vraie leçon d’amour.
Plus un petit conte philosophique au cœur de Confucius, qu’un roman! J’ai retrouvé l’esprit de « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran », lu il y a quelques années, sa légèreté, sa simplicité… de petits mots qui s’enchaînent, se suivent qui nous transportent sans jamais s’égarer. E. E. Schmitt sait nous emmener exactement là où il veut.

Un petit plaisir qui méritait plusieurs pages supplémentaires pour me toucher d’avantage…

Extrait :
Tandis que nos dix enfants discutaient de leur avenir professionnel, Ru déclara soudain : « Choisissez un travail qui vous passionne et vous n’aurez pas travaillé un seul jour de votre vie. » Le lendemain, alors que mon mari rapportait qu’au bureau son supérieur l’avait harcelé bien qu’il ait accompli ses tâches et secouru ses collègues, il proclama :  » L’homme supérieur ne demande rien qu’à soi-même; l’homme trivial et déméritant demande tout aux autres. »

 

Né en 1960, normalien et docteur en philosophie, Eric-Emmanuel Schmitt s’est d’abord fait connaître en tant que dramaturge avec Le Visiteur, devenu un classique du répertoire théâtral international. Plébiscitées tant par le public que par la critique, ses pièces ont été récompensées par plusieurs Molière et le Grand prix du théâtre de l’Académie française. Son théâtre, qu’il met parfois en scène lui-même, est traduit dans plus de quarante langues et désormais joué dans le monde entier. Sa carrière de romancier, initiée par La Secte des Égoïstes, s’est poursuivie avec L’Évangile selon Pilate, La Part de l’autre, Lorsque j’étais une œuvre d’art, Ulysse from Bagdad, La Femme au miroir, Les Perroquets de la place d’Arezzo. Il pratique l’art de la nouvelle avec bonheur : Odette Toulemonde, La Rêveuse d’Ostende, Concerto à la mémoire d’un ange (prix Goncourt de la nouvelle 2010), Les Deux Messieurs de Bruxelles. Son Cycle de l’invisible (Milarepa, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Oscar et la dame rose, L’Enfant de Noé, Le sumo qui ne pouvait pas grossir, Les dix enfants que madame Ming n’a jamais eus) a remporté un immense succès en France et à l’étranger. En 2006, il écrit et réalise son premier film, Odette Toulemonde, suivi, en 2009, de sa propre adaptation d’Oscar et la dame rose. Mélomane, Eric-Emmanuel Schmitt est aussi l’auteur de Ma vie avec Mozart et Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent. En 2015, il publie un récit autobiographique, La Nuit de feu. Il a été élu à l’académie Goncourt en janvier 2016.

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“Aussi noir que le charbon” de Eric Dupuis

Aussi noir que le charbon
de Eric Dupuis (auteur)
Broché – 25 avril 2016
aux Éditions, Ravet-Anceau.

En 1970, dans le bassin minier, un terril sépare les riches des pauvres. Deux enfants que tout oppose se lient pourtant d amitié : François-Xavier de Montjarrieux, fils d’un puissant industriel, et Iwan Kaczmarek, dont le père est mineur. Des années plus tard, le premier est devenu avocat, le second policier. François-Xavier a sombré dans la drogue et l’illégalité en défendant dealers et malfrats. Alors, quand sa famille est retrouvée massacrée, il constitue le suspect idéal. Son seul allié : Iwan, ami de toujours. Au fil de l’enquête, de nouveaux éléments changent la donne. La tuerie semble faire écho à une sombre affaire de meurtres et de viols survenus dans la région trente ans auparavant. Simple similitude ou lien réel ?

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Bonjour à toutes et à tous…

Eric Dupuis, tel un machiavélique et manipulateur prestidigitateur, nous a concocté un vrai Polar noir complètement à part…

J’ouvre le roman. Premier chapitre.

1979. Le terril.

J’inspire un bon coup, je prends mon élan.
Je plonge !

“Deux enfants de six ans s’amusent en grimpant l’un derrière l’autre sur le terril surplombant leur village. Au premier coup d’œil, on pouvait se rendre compte que ces deux gamins n’était pas du même monde…”

Dès le début du roman je sais.
Je sais, que je vais prendre un réel plaisir…
Je sais, que je vais être emporté !
Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’en plus d’un style d’écriture sensible et franc, Eric allait se jouer de moi, de rebondissements en rebondissements jusqu’à la dernière ligne et là, je tire mon chapeau sur ce final incroyable…
Excellent, suspense et retournements de situation, tout y passe.
Qui est qui ?
Pourquoi ?
Personnages borderlines,
Pédophilies,
Meurtres d’enfants…

Eric Dupuis nous fait aussi un portrait très pointu de la grisaille et de la misère sociale de sa région du “Nord-Pas-de-Calais”, le bassin minier, les corons, la fermeture des mines…
On sent un travail documenté et précis qui sonne très juste.

Tout le roman tourne autour d’une histoire d’amitié entre des codes différents.
Un riche et un pauvre.
Jusqu’où seront-ils prêt à aller l’un et l’autre, pour éluder tous types de trahisons, ignorer la guerre entre les classes sociales afin de conserver une amitié qui défie toutes les règles.

Avec ce roman, le premier que je lis de l’auteur, Eric Dupuis confirme encore une fois que le fait de travailler dans la Police n’empêche pas de pouvoir être un très bon auteur…
Merci Eric pour ce grand plaisir de lecture !

Je vous le conseille vivement !

Extrait :
“Deux enfants de six ans s’amusent en grimpant l’un derrière l’autre sur le terril surplombant leur village. Au premier coup d’œil, on pouvait se rendre compte que ces deux gamins n’était pas du même monde. En tête, le fils de Polonais, Iwan Kaczmarek, habillé comme un “loqueteux”, chemise aussi décousue et rapiécée que son pantalon à l’ourlet maintes fois réajusté, agitait un long morceau de bois, suivi de près par François-Xavier de Montjarrieux, un gosse de riche, comme on disait dans la région. Guindé tel un prince, il arborait une superbe épée de chevalier en plastique. Iwan, prédisposé aux activités sportives, savait, avant même de donner le signal, qu’une fois deux plus, il arriverait en haut le premier. Pourtant, il laissait sa chance à son ami en ralentissant l’allure. Le temps qu’il regagne du terrain, il accélérait juste la distance nécessaire pour lever les bras au sommet en guise de victoire. Comme d’habitude, le noir de charbon recouvrait le bas de leurs jambes, avec ce sol meuble, composé de schistes, où chacun de leurs pas s’enfonçait et laissait échapper des nuages de poussière nocive.”

 

Né dans les années 1960 à Courrières dans le Pas-de-Calais, Éric Dupuis poursuit ses études secondaires à Lens avant d’incorporer le premier contingent de policiers auxiliaires en octobre 1986, puis de devenir gardien de la paix en 1987. Après plusieurs années sur la voie publique et trente ans de carrière dans la police nationale en région parisienne, il devient major-instructeur. En tant que formateur en sécurité intérieure, il enseigne aujourd’hui activités physiques et professionnelles : tir, auto-défense et techniques de sécurité en intervention. Il est également passionné par les arts martiaux et notamment par le krav maga, une discipline d’auto-défense qu’il pratique et enseigne en tant que 4e dan. Dans le cadre de son travail d’acteur et de conseiller technique pour le cinéma et les séries télévisées, il se lance dans l’écriture et propose ses récits. Aussi noir que le charbon est son quatrième roman policier. Il y évoque sa région natale, en puisant dans ses souvenirs d’enfant. Un retour aux sources, en quelque sorte…

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“Zamor, le Nègre Republicain” de Miserole Ludovic

Zamor, le Nègre Republicain
de Miserole Ludovic
Broché – 6 juin 2019
Éditeur : French Pulp éditions

Zamor, le nègre républicain, ou l’histoire vraie d’un personnage méconnu aux facettes pourtant multiples et originales. L’un des deux tome de la saga historique de Ludovic Miserole, auteur et historien à la fois. À lire sans modération !

Zamor…
Il n’aura laissé qu’un vague souvenir, un certain malaise même.
Enfant indien, on l’arracha aux siens pour l’offrir à la favorite du roi de France, ce pays inconnu et si lointain.
Il connut les ors de Versailles et les moulures de Louveciennes à l’ombre de Madame du Barry.
Advînt la révolution et avec elle l’opportunité de prendre en main sa destinée. Certains choix et certaines amitiés ne seront pas sans conséquences.
Celui qu’on appelait  » le nègre de la Dubarry  » devînt alors le nègre républicain portant même le surnom peu glorieux de l’ami Zamor.
Mais qui était vraiment Louis-Benoît Zamor ?

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Bonjour à toutes et à tous…

Avec ”Zamor, le Nègre républicain”, Ludovic Miserole nous dévoile le bien triste destin de Zamor au cœur de la Révolution française.
Zamor, a été arraché aux siens étant enfant, pour être offert à la favorite du roi Louis XV, Madame du barry, Petit homme de “couleur” (il est indien), il reçoit une éducation digne des grands seigneurs mais il restera “La Curiosité” et le jouet de sa marraine. Sa trahison envers elle sera l’une de ses armes pour tenter de s’élever, par sa soif de vengeance.

Un livre à découvrir. Ludovic nous livre avec une plume sublime ce triste destin qu’à vécu Zamor. Une vie gâchée au nom de l’incrédulité et de la trahison. C’est passionnant, très bien écrit, très enrichissant, précis et bien documenté historiquement.
J’ai eu l’impression du début à la fin de regarder un véritable film d’action tant les chapitres s’enchainaient avec fluidité.
On décèle derrière la plume de Ludovic un véritable auteur passionné qui a habilement mêlé la fiction aux faits historiques, ce qui rend cette lecture à la fois captivante et instructive.

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Extrait :
« À Vaucresson, à mi-chemin entre Versailles et Saint-Cloud, une jeune fille aux cheveux noirs ébène patiente devant ce qui ressemble à une grange, non loin de l’église Saint Denis. La beauté sauvage n’est pas seule. Plusieurs personnes attendent, comme elle, leur tour en essayant maladroitement de se faire les plus discrètes possible.
Le village n’est pas très peuplé. À peine deux cent cinquante habitants. Pourtant, le bourg avait eu son heure de gloire voilà un peu plus de dix ans de cela. Tout le monde s’y était pressé afin de voir le premier vol habité du ballon des frères Montgolfier qui s’était envolé de la place d’armes du château de Versailles pour atterrir en limite de la forêt de Fosses-Reposes. Les trois personnages les plus célèbres du royaume étaient devenus pour quelques jours un coq, un mouton et un canard. »

 

Après le succès de son premier ouvrage Rosalie Lamorlière, dernière servante de Marie-Antoinette, Ludovic Miserole nous invite à nouveau à rencontrer un personnage méconnu de notre histoire.

Avec un talent indéniable, il combine la vérité historique, puisée minutieusement dans les sources, et l’invention, autrement dit,  il marie subtilement histoire et fiction pour mettre en scène un passé révolu. Derrière le portrait de Zamor se dessine, en filigrane, celui des héros – les grands, que nous connaissons, comme les anonymes, les « humbles » qui ont œuvré dans l’ombre – d’une France révolutionnaire et post-révolutionnaire.

Roman

Extension du domaine de la lutte

Extension du domaine de la lutte
de Michel Houellebecq (Auteur)
Poche – 8 septembre 2010
Éditeur : J’ai lu

Voici l’odyssée désenchantée d’un informaticien entre deux âges, jouant son rôle en observant les mouvements humains et les banalités qui s’échangent autour des machines à café. L’installation d’un progiciel en province lui permettra d’étendre le champ de ses observations, d’anéantir les dernières illusions d’un collègue – obsédé malchanceux – et d’élaborer une théorie complète du libéralisme, qu’il soit économique ou sexuel.

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Récit court et concis de la prise de conscience d’un cadre moyen célibataire, sur l’illusion de sa situation et les véritables enjeux de pouvoir, sa descente aux enfers mentaux avec en prime une réflexion sur la psychanalyse…. Sur fond d’inhumanité de la société française on oscille entre désespoir et sourire….
Un premier roman qui pose la quasi-totalité des thèmes chers à Houellebecq (incompatibilité au bonheur, rôle du sexe dans la société, etc.). Ce premier livre semble presque écrit par quelqu’un d’autre tant il est original dans l’œuvre de l’auteur.
Justesse de ton, style concis, efficace, en dépit de la « noirceur » du propos.

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Extrait :
« Vendredi soir, j’étais invité à une soirée chez un collègue de travail. On était une bonne trentaine, rien que des cadres moyens âgés de vingt-cinq à quarante ans. À un moment donné il y a une connasse qui a commencé à se déshabiller. Elle a ôté son T-shirt, puis son soutien-gorge, puis sa jupe, tout ça en faisant des mines incroyables. Elle a encore tournoyé en petite culotte pendant quelques secondes, et puis elle a commencé à se retaper, ne voyant plus quoi faire d’autre. D’ailleurs c’est une fille qui ne couche avec personne. Ce qui souligne bien l’absurdité de son comportement.
Après mon quatrième verre de vodka, j’ai commencé à me sentir assez mal, et j’ai dû aller m’étendre sur un tas de coussins derrière le canapé. »

 

Michel Houellebecq a publié plusieurs romans, Extension du domaine de la lutte, Les particules élémentaires, Plateforme, La possibilité d’une île et Sérotonine. Il est aussi l’auteur de poèmes (Le sens du combat, La poursuite du bonheur, Renaissance), d’une étude sur Lovecraft, d’essais (Rester vivant, et Interventions 2) et d’un récit accompagné de photographies (Lanzarote). Il a écrit avec Bernard-Henri Lévy une correspondance, Ennemis publics. Son œuvre est traduite dans une quarantaine de langues.

Thriller historique

“L’Affaire des Corps sans Tête” (T.1) de Jean-Christophe Portes

L’Affaire des Corps sans Tête (T.1)
de Jean-Christophe Portes (Auteur)
Poche – 31 mai 2017
Éditeur : City Edition

1791. On découvre des cadavres dans la Seine, nus et la tête coupée. Malgré l’émoi populaire, Victor Dauterive, jeune officier de la nouvelle Gendarmerie n’a guère le temps de s’en préoccuper : Lafayette, son mentor, l’a chargé d’arrêter Marat, ce dangereux agitateur qui appelle au meurtre des aristocrates. Mais la mission tourne vite au cauchemar.

Les vainqueurs de la Bastille sont-ils de vrais patriotes ou des activistes corrompus ? Existe-t-il vraiment un Comité secret agissant en sous-main pour le roi ? Et n’y aurait-il pas un lien avec ces corps flottant dans la Seine ? Peu à peu, Victor Dauterive lève le voile sur un effrayant complot, une conspiration qui pourrait changer le cours de la Révolution…

Une enquête de Victor Dauterive dans la France révolutionnaire.

2019_010_Jean-Christoph Portes - l'affaire des corps sans tete

Bonjour à toutes et à tous…

Il y a quelques semaines j’ai rencontré Jean-Christophe Portes par hasard dans ma banque. Il est venu vers moi nous avons discuté un peu, puis avons décidé de nous revoir. C’était la bonne occasion pour le lire. Cela faisait un moment que je voyais ses romans dans divers blog.
Du coup, un peu de pression à la lecture de ce roman que j’avais vraiment envie de lire ainsi que le reste de la saga de Victor Dauterive…

Au début, j’ai un peu peiné. Des phrases très bien écrites auxquelles nous ne sommes plus tellement habitué.
Il a fallu que je m’accroche car beaucoup de personnages et, un début avec assez peu d’action. J’ai trouvé le personnage principal, Victor Dauterive très attachant, mais un peu jeune comme gendarme, mais toujours cette très belle écriture et, petit à petit, j’ai trouvé mon rythme.
Finalement par le contexte historique j’ai aimé ce roman surtout, lorsque l’intrigue est devenue prenante, là, il m’a été difficile d’arrêter ma lecture.
Une belle histoire policière qui se déroule au début de la Révolution française.

Un bon moment de lecture, malgré le début un peu lent. Écriture vraiment superbe et un final qui est un vrai régal. À suivre…
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Extrait :
« Mercredi 15 juin 1791 L’affaire avait fait grand bruit. Pendant deux jours, on ne parla plus que de ses affreux meurtres, si bien que les jeunes filles du quartier Saint-Marceau se mirent à éviter de circuler seules le soir. On avait multiplié les gardes et les patrouilles, mais aucune d’entre elles ne remit la main sur ce jeune officier sanguinaire. La ravaudeuse, surtout, vit au quotidien bouleversé. Plusieurs hommes vinrent l’interroger chez elle, puis on l’emmena à la maison commune de la section où l’attendait un commissaire vêtu de noir, à la mine sévère. L’homme parlait remarquablement, aussi bien qu’un curé, mais ses manières étaient brusques. Flanqué de deux gardes nationaux, il lui posa des questions à l’étourdir, toujours les mêmes. S’avait-elle où le jeune homme avait quelque refuge ? Qu’avait-elle vu le jour des meurtres. »

 

Après des études à l’Ecole Nationale de Arts Décoratifs, Jean-Christophe Portes est devenu journaliste et réalisateur. Auteur de documentaires d’investigation ou d’histoire,
il travaille pour les principales chaînes de télévision.
Il est également l’auteur de L’affaire de l’homme à l’escarpin (City).

Humour

“Paris-Venise” de Florent Oiseau

Paris-Venise
de Florent Oiseau (Auteur)
Poche – 17 janvier 2019
Éditeur : Pocket

Une bonne pâte, ce Roman. Une bonne tête. Un peu mou, mais honnête, comme le bon pain. Pas étonnant qu’il déniche ce boulot idéal : garçon de cabine dans le Paris-Venise – train-couchettes. De quoi redonner le sourire à Mlle Pajot, sa banquière. Et à lui le goût du voyage. Car il s’en passe, la nuit, dans ce monde en perpétuel mouvement : les objets perdus qu’on empoche, les clandestins qu’on planque moyennant finances, les combines en loucedé… C’est qu’il en faut, de l’argent, quand on est amoureux et qu’on roule vers Venise. Et Roman est amoureux…

 » L’écriture dans le sang et la vanne au bord des lèvres.  » Sophie Delassein – L’Obs

 » Il devient ardu de savoir quoi acheter en librairie pour lire tout en riant à gorge déployée. Florent Oiseau pourrait bien être la solution.  » Nicolas Ungemuth – Le Figaro Magazine

 » L’humour le dispute à l’ironie au gré de chaque voyage.  » L’Express

2019_009_Florent Oiseau - Paris-Venise

Bonjour à toutes et à tous…

Les gens dernièrement ont tendance à me donner des conseils de lecture. Pas facile de leur dire que j’ai une PAL de plus de 400 romans qui grandit chaque jour. (9 encore hier…) Alors, lorsque Samantha de la fnac Rosny 2 m’a conseillé gentiment celui-ci, dont elle m’avait déjà parlé quelques semaines plus tôt, j’ai été bien avisé de l’écouter et tant pis pour ma PAL !!!

Une histoire qui aurait pu être banale, une histoire qui aurait du être banale. Si je n’avais très vite ressenti la sincérité de l’auteur, voire peut-être d’un certain vécu ? Le style narratif, en fait une histoire qui m’a donné envie de lire “ce petit” livre d’une seule traite.

Paris-Venise de Florent Oiseau m’a agréablement surpris.
Dès la première page, Florent, s’attache à décrire avec humour, simplicité et conviction la difficulté des « petits boulots » et le quotidien de certains travailleurs. L’auteur utilise à bon escient l’humour et cela fonctionne parfaitement. La justesse des personnages aussi. La simplicité de leur quotidien, leurs difficultés à se trouver une place dans la vie.

Avec un thème original et profond, j’ai suivi avec plaisirs les tribulations de Roman, banlieusard un peu paumé qui n’a toujours rien fait de sa vie, dans un univers un peu surréaliste, avant de travailler dans le train de nuit qui relie Paris à Venise.

Je conseille ce voyage agréable et divertissant…

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Extrait :
« – Les taxis à Prague, ils roulent comme des dingues.
– Ah bon ?
– Ouais, des furieux, les gars.
– Et c’est beau, Prague ?
– En sait rien. Jamais allé.

Didier, il savait des trucs. Il ne disait pas toujours d’où il les savait, mais le gars maîtrisait ses sujets. Une pointure, selon ses dires.
Didier, ce n’était pas la peine de lui parler de poissons, il en avait forcément chopé un plus lourd que toi. si tu évoquais le moteur de ta bagnole, c’était pareil, le siens faisait le double au bas mot. Avec lui, c’était tout le temps la même histoire. Mais en réalité, la seule chose que Didier avait de plus gros que les autres, c’était sa femme Shirley »

 

Florent Oiseau a 28 ans. Il a été pompiste, chômeur, barman, plongeur, réceptionniste de nuit, ouvrier dans une usine de pain, crêpier et couchettiste sur le Paris-Venise. Son premier roman, Je vais m’y mettre (Allary Éditions, 2016), a été salué par les critiques et désigné
 » le livre le plus drôle de l’année « .

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“J’irai tuer pour vous” de Henri Lœvenbruck

J’irai tuer pour vous
de Henri Lœvenbruck
Broché – 24 octobre 2018
aux Éditions, Flammarion.

1985, Paris est frappé par des attentats comme le pays en a rarement connu. Dans ce contexte, Marc Masson, un déserteur parti à l’aventure en Amérique du Sud, est soudain rattrapé par la France. Recruté par la DGSE, il est officiellement agent externe mais, officieusement, il va devenir assassin pour le compte de l’État. Alors que tous les Services sont mobilisés sur le dossier libanais, les avancées les plus sensibles sont parfois entre les mains d’une seule personne… Jusqu’à quel point ces serviteurs, qui endossent seuls la face obscure de la raison d’État, sont-ils prêts à se dévouer ? Et jusqu’à quel point la République est-elle prête à les défendre ? Des terrains d opérations jusqu’à l’Élysée, des cellules terroristes jusqu’aux bureaux de la DGSE, Henry Loevenbruck raconte un moment de l’histoire de France qui résonne particulièrement aujourd’hui dans un roman d’une tension à couper le souffle. Pour écrire ce livre, il a conduit de longs entretiens avec « Marc Masson » et recueilli le récit de sa vie hors norme.

2018_94_Henri Loevenbruck - J'irai tuer pour vous

Bonjour à toutes et à tous…

Roman “coup de poing“ !!!

La 4e de couverture, n’était que la partie visible de cet iceberg percutant. Je sais d’ores et déjà que « J’irai tuer pour vous » va continuer a résonner encore longtemps dans mon esprit.

Henri Loevenbruck nous livre un magnifique pavé, au sens propre comme au sens figuré, basé sur des faits réels. Il nous plonge au cœur des services de renseignements dans la France du milieu des années 80. Les attentats à Paris, les journalistes français kidnappés, un monde politique en pleine effervescence à la veille de nouvelles élections présidentielles, des secrets d’état et autres magouilles politiques.
Récit choc, très intense, plein de suspense et de rebondissements dont l’écriture hypnotisante alterne entre phrases courtes, dialogues très denses, entrecoupés d’extraits du carnet du héros.
Et malgré tout, en parallèle, Henri Loevenbruck arrive à nous offrir aussi une très belle histoire d’amour, dans ce récit qui malgré tout, comme à son habitude reste un condensé d’émotions assez incroyable.
Le parcours tortueux de celui qui va devenir “Hadès” ne vous laissera insensible…

Ce roman est un véritable hommage pour ces hommes de l’ombre, qui au delà de leur vie, font passer leurs devoirs avant tout, n’hésitant pas à se mettre en danger au quotidien !
Henri n’a pas fini de m’étonner… Excellent moment de lecture.

Je remercie Masse critique et Babelio pour m’avoir transmis ce roman quelques jours avant sa sortie et aussi pour leur confiance !

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Extrait :
“Très jeune, j’ai été déçu par le sens que le monde moderne a donné à la politique. Et par ceux qui la font. J’ai le sentiment que, comme va le monde, les gens s’intéressent trop à la politique et pas assez à la philosophie. La norme semble non plus d’avoir une pensée, mais un avis. Un avis politique. Au lieu de se forger chaque jour une philosophie de vie propre, on se sent obligé de choisir un camp, on devient un partisan, dès lors on cesse de penser.
…/…
Les gens qui font de la politique et ceux qui les élisent ne le font plus pour des raisons philosophiques, mais partisanes. Ils ne pensent plus à l’humanité, à leur portefeuille.
J’ai toujours pensé que l’homme ne devrait se battre que pour protéger les faibles, jamais pour les assouvir. L’homme ne devrait pas être dirigé par l’homme, mais pas ses idées, ou ses idéaux, il faut s’instruire, apprendre, écouter, chercher questionner, remettre tout en question à chaque instant, y compris ses propres convictions.”

 

Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. Fils d’enseignants, il grandit dans le quartier de la Nation et hérite de ses parents d’une passion pour la culture anglo-saxonne. A 25 ans, après des études littéraires, il épouse d’ailleurs une Anglaise et part vivre avec elle en Angleterre puis ils reviennent en banlieue parisienne. Après quelques pas dans le journalisme et la musique, au milieu des années 90, amoureux des littératures de l’imaginaire, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d’enfance. Après avoir tenu le poste de rédacteur en chef de ce magazine pendant plusieurs années, il décide ensuite de se consacrer pleinement à l’écriture. Il partage aujourd’hui son temps entre les romans et les scénarios, avouant son penchant pour le thriller investigatif, la Fantasy et le roman d’aventure en général. Il est l’auteur de nombreux polars qui ont rencontré un vif succès, dont Le Syndrome Copernic, L’Apothicaire et Le Mystère Fulcanelli (Flammarion, 2007, 2011, 2013).
En juillet 2011, il a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres

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La délicatesse


de David Foenkinos (Auteur)
Poche – 27 mai 2014
aux Éditions, Gallimard.

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, ça serait parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
– Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie.
Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité. »

La délicatesse a obtenu dix prix littéraires et a été traduit dans plus de quinze langues.

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Bonjour à toutes et à tous…

Encore un roman dévoré en quelques heures !
L’histoire est très agréable, légère, qui m’a porté dans une histoire sentimentale qui ne sombre à aucun moment dans la niaiserie.
Un vrai plaisir !
J’ai été surpris par ce style si particulier (je ne connaissais pas l’auteur…) un mélange de légèreté, de fantaisie et d’humour très décalé !
Le rythme est soutenu tout au long du livre, sans essoufflement, et encore une fois des personnages très attachants.
J’ai beaucoup ri au vu de certaines trouvailles d’écriture, avec aussi des propos très poétiques par moment, qui m’ont fait relire certaines phrases plusieurs fois et même à voix haute à ma femme…

Un très bel univers que j’ai hâte de retrouver dans d’autres œuvres de l’auteur !

Extrait :
“Elle les embrassa, et les remercia. Elle était soulagée d’être seule. D’autres n’auraient pas supporté la solitude à ce moment-là. Nathalie en avait rêvé. Et pourtant, la situation ajoutait de l’insoutenable à l’insoutenable. Elle avançait dans le salon, et tout était là. À l’identique. Rien n’avait bougé. La couverture toujours sur le canapé. La théière aussi sur la table basse, avec le livre qu’elle était en train de lire. Elle fut saisie tout particulièrement par la vision du marque-pages. Le livre était coupé en deux ; la première partie avait été lue du vivant de François. Et à la page 321, il était mort. Que fallait-il faire ? Peut-on poursuivre la lecture d’un livre interrompu par la mort de son mari ?”

 

Romancier, scénariste et musicien, David Foenkinos est né en 1974. Auteur de treize romans traduits en quarante langues, il a notamment publié aux Éditions Gallimard, Le potentiel érotique de ma femme, Nos séparations, La délicatesse, Les souvenirs et Je vais mieux. En 2011, il a adapté au cinéma avec son frère son livre La délicatesse, avec Audrey Tautou et François Damiens.

Émotion, Roman

Poste restante à Locmaria

de Lorraine Fouchet
Broché – 5 avril 2018
aux Éditions, Héloïse d’Ormesson.

Élevée dans le culte d’un père mort par accident, Chiara, 25 ans, apprend fortuitement que son père biologique vit à Groix en Bretagne. Chamboulée par cette révélation, Chiara part à sa recherche sur l’île aux grenats. Elle remplace la factrice pour s’intégrer à la communauté groisillonne et mener son enquête. Mais tout se complique lorsque la jeune femme apprend que deux frères Tonnerre étaient sur l’île en même temps que sa mère vingt-cinq ans plus tôt.
Sur place, Chiara se lie d’amitié avec Urielle, une jeune groisillonne, qui ne supporte plus le stress de Paris, et Perig, un vieux correspondant de presse dont le fils a disparu en mer. Alors que l’île l’envoûte et l’invite à rester, elle rencontre Gabin, un écrivain Corse qui prête sa plume à des romanciers célèbres. Cette histoire d’amour inattendue s’épanouira-t-elle ?

Un roman breton où la tendresse ne reste pas poste restante, où les liens du sang n’accusent pas réception, où le bateau du courrier est porteur de bien des surprises, où les boites aux lettres recèlent de lourds secrets.

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Bonjour à toutes et à tous…

C’est le premier roman de Lorraine Fouchet que je lis.

Comme il est agréable de tomber sur une écriture sensible, douce et vraiment humaine.
Il se dégage de cette jolie histoire, malgré le sujet, une infinie tendresse, beaucoup de nostalgie, qui m’ont emporté avec douceur.
Je suis passé par une palette de sentiments et de ressentis très large.
Du sourire aux lèvres, aux larmes dans les yeux puis des émotions plein le cœur.

Certains « détails » qui n’en sont pas…
– des boîtes aux lettres colorées,
– des petites ritournelles, des chansonnettes qui nous suivent tout le long du roman,
– des objets qui pensent,
– des envies de voyage, L’Italie avec ses sublimes couleurs, l’île de Groix où tout le monde se connaît,
– des personnages emblématiques et plein de caractère, tout en restant forts attachants,
– des histoires qui se croisent et s’entrecroisent amenant l’amour là, où il n’était pas attendu !

Et en refermant ce livre, je me suis senti bien, léger, avec l’envie de vivre une autre vie.
Mais n’est-ce pas ce que l’on demande aux auteurs, de nous faire voyager avec leurs mots ?

Merci Lorraine, J’inscris d’ores et déjà une nouvelle destination à de prochaines vacances !
A très vite…

PS. Il me tarde d’essayer la recette du cake au romarin !

Extrait :
“Il l’aperçoit à la terrasse du caffe Rosati et c’est l’été bien qu’on soit en avril. Elle est seule devant un espresso. Il n’aime plus dormir depuis qu’ils sont ensemble, parce qu’ils sont séparés lorsqu’il rêve. Elle a littéralement kidnappé son cœur. Ce jour là, elle porte une robe orange, sa couleur favorite – il voit la vie en orange désormais. Elle entoure sa tasse de ses mains d’un geste si sensuel qu’il envie la porcelaine.
La terrasse est bondée, les autres clients deviennent flous, s’effacent devant sa beauté. Elle a croisé ses longues jambes, ses cheveux sont ébouriffés. Il a une chance inouïe : elle l’aime ! Il a eu l’audace de la demander en mariage, d’oser le bonheur avec elle. La semaine dernière, il l’a épousé, ils n’ont pas encore déballé les cadeaux. Ils devront remercier le zio Peppe pour l’horrible lampe et la zia Maria pour l’affreux tableau qu’il faudra accrocher quand elle viendra les voir. Désormais, il se réveillera tous les matins à côté d’elle. Comment aura-t-il la force de s’arracher à ses bras pour partir travailler ?”

Romancière, Lorraine Fouchet a fait ses études de médecine au CHU Necker-Enfants malades. Elle a été urgentiste pendant quinze ans, avant de se consacrer à l’écriture.
Elle est l’auteur de seize romans, dont L’Agence (prix des Maisons de la Presse),
Couleur Champagne et d’un récit, J’ai rendez-vous avec toi, publié chez EHO en 2014.
Entre ciel et Lou, paru chez EHO en 2016, a remporté le prix Bretagne et le prix Ouest.
Elle vit entre les Yvelines et l’île de Groix.