Non classé

“Le choix : Sommes nous prêts à en assumer le prix ?” de Corinne Martel

Le choix : Sommes nous prêts à en assumer le prix ?
de Corinne Martel (Auteur)
Broché – 5 avril 2018
Éditeur : Independently published

A-B-C Trois lettres Trois plans, Un seul choix possible ! A l’heure où la littérature se consomme comme des kleenex et que la date d’expiration s’approche de celle d’une bouteille de lait, “Le Choix” nous prouve qu’après une première vie, il peut y en avoir une autre. Cette fois, le texte qui a ému un grand nombre de lectrices et de lecteurs est accompagné du dessin. Et pas n’importe lequel. Je suis un grand fan du 9ème art. Le Choix m’a interpellé, intrigué. La grande variété et l’enchaînement des planches sont un plaisir sucré pour mes papilles de Bédévore. Tous les codes sont utilisés pour être mieux brisés. Les traits se mélangent pour donner une fresque bigarrée selon les envies des auteurs. Parfois enfantins ou simplement maîtrisés, ils constituent un en- semble subtil jouant avec nos émotions. La plongée en apnée dans cet ouvrage est un délice délicat. Le Choix…

Laurent Loison

2018-66 - Corinne Martel - Le choix.jpg

Bonjour à toutes et à tous…

Après l’émotion reçue lors de ma précédente lecture, j’ai décidé de chambouler l’ordre de ma PAL et de passer “Le choix” au premier plan ! J’étais encore sous l’emprise de cette auteure atypique autant continuer, savoir jusqu’où elle pourrait encore me mener…

J’ai retrouvé de nouveau son style incisif, pointu mais toujours aussi poétique. De ses mots il se dégage même parfois une petite musique un peu comme une comptine pour les enfants. Dans ce livre pour mon plus grand bonheur les dessins (de Marine Destombes) ont autant d’importances que les mots. J’ai pris mon temps pour découvrir cet ouvrage hors norme. Ce n’est plus un roman, mais bien plus qu’une simple BD. Chaque planche retranscrit les lignes d’écritures d’une Corinne au style sans concessions. Les visuels – certains sont magnifiques – évoluent le long de l’histoire, caressants le papier, tantôt légers et évanescents, tantôt durs, voire cruels, accompagnant comme une ombre des dialogues tissés à la perfection ! Le choix ? Comment faire le bon ? A, B, C ? Je ne vous en dirai pas plus… A vous de trouver “la” Solution ! Corinne en déesse-mère va vous hypnotiser comme moi et vous n’aurez de “Choix” que de succomber à son prochain ouvrage…

÷÷÷÷÷÷÷
Extrait :
“Mon corps se révolte Mon dos, mes épaules, mon ventre, mes jambes, Tout me fait mal, j’ai perdu le contrôle. Mon corps se révolte contre les choix de mon esprit. Comme quand j’ai tué Nathan. Parce que je vais recommencer. Sauf que cette fois il s’appelle Paul. Mais il le veut. Il m’a suppliée. Ce n’est peut-être plus un meurtre ? Juste une euthanasie ? C’est , dans tous les cas, la fin d’une vie. Je serai récidiviste. Respecter le jugement de la famille, Respecter l’envie de Paul Ne me soulage absolument pas, en Fait. Seule la finalité importe.”

Corinne Martel est née le 8 octobre 1969 à Paris. Écrivain ou auteur ?
Ses mots sont des histoires, des émotions.
Le thriller psychologique son terrain d’expression.

Non classé

“Les voleurs du temps” de Corinne Martel

Les voleurs du temps
de Corinne Martel (Auteur)
Broché – 12 février 2018
Éditeur : Independently published

UN THRILLER HORS NORME, JOUISSIF ET BRILLANT DANS SA CONSTRUCTION !!!
« Inclassable et tellement déroutante cette auteure. Alors que le lecteur se jette dans l’aventure aux côtés de Chloé et Valentin, qui doivent se marier samedi prochain, les rapports ambigus de la jeune femme et de sa sœur Manon déroutent à souhait. Pour organiser la cérémonie, le couple fait appel à un organisateur de mariage et sa coéquipière cougar, deux personnages atypiques eux-aussi, et il se passera ce qui doit se passer … ou pas. La narration véhicule une angoisse grandissante et interpelle chacun d’entre nous sur les limites que nous sommes prêts à franchir par amour et c’est en fait au cœur de la folie que nous plongeons… Poétique et fou, entre L’écume des Jours de Boris Vian et Régis de James Osmont, addictif et savamment dosé. Corinne Martel a superbement assuré et comblé les espoirs que l’on pouvait mettre en elle après son premier roman. A noter la ponctuation du récit par de superbes illustrations qui confortent le lecteur dans ses errements. » Danièle Ortega-Chevalier Collectif Polar

2018-65 - Corinne Martel - Les voleurs du temps

Bonjour à toutes et à tous…

Au le cinéma, il y a les blockbusters où l’on en prend plein les yeux, et il y a le cinéma d’auteur pour les passionnés, les amoureux, ceux qui ont besoin d’être touchés en plein cœur…
Les voleurs du temps s’adresse à eux !

Le thème, le style poétique, le violence l’histoire. Tout était là pour me déstabiliser par rapport à mes lectures habituelles… E. L. James, peut ranger “ses jouets” et aller se rhabiller… Elle a trouvé son maître ! Difficile de faire un retour tellement cette lecture m’a perturbée. Corinne Martel a un vrai univers, épuré, il déroutera certains lecteurs, malgré de longues et belles phrases descriptives, il va à l’essentiel. Ici on a de la haine pure, de la vengeance… Mais la plume de Corinne telle une drôle de petite fée survole les mots agilement de façon surprenante. Parfois piquante, souvent crue mais tellement poétique… Cette histoire d’amour glauque et incroyable m’a fait marcher en équilibre sur un fil qui délimite difficilement le meilleur et le pire que nous avons en chacun de nous… Eros et thanatos… Les personnages atypiques, la force des textes font, que ce roman peut rivaliser sans problèmes aucun avec les meilleurs du genre. En tenant ce livre pour le lire, mes mains tremblaient, mon cœur fragile palpitait, mon esprit se révoltait, mes yeux ont coulé… Et quand l’auteur s’adresse directement au lecteur c’est le trouble qui l’emporte. Il y a de la magie chez Corinne Martel, il faudra bien la surveiller. Merci Corinne pour les sensations que j’ai ressenties à la lecture de ce bijou “brut” ! Ce roman est auto-édité, mais une version en livre de poche est prévue dans les semaines à venir…

÷÷÷÷÷÷÷
Extrait :
“Qui suis-je ? Nous répondrons ensemble à cette question, mais pas tout de suite. Avant, vous allez me prendre, me toucher, me reposer, peut-être même me sentir, me caresser de longs moments, de longues heures pas loin de la ligne de flottaison de votre cœur. Les artères irrigueront votre âme par torrents de sentiments. Je ne serai jamais bien loin de vous, je vous le promets, mais il faut aussi me faire une promesse ! Ne me rangez pas, ne me fermez pas, ne me jugez pas sans être allé jusqu’au mot “fin”. …/… L’addition Quel est le prix à payer pour les rêves brisés ? Quelle est la peine pour les violeurs d’âme? A-t-on le droit de toucher des enfants, Pour assouvir le plaisir des grands ? Emmurée vivants dans le bitume de la honte Vous avez choisi nous avons agi ! L’addition et de trois morts, et de deux vies brisées. Je vous laisse payer. Moi, je vais nous venger !”

 

Corinne Martel est née le 8 octobre 1969 à Paris. Écrivain ou auteur ?
Ses mots sont des histoires, des émotions.
Le thriller psychologique son terrain d’expression.

Non classé

“Là où tu te perdras” de Ena L

Là où tu te perdras
de Ena L (Auteur)
Broché – 10 juillet 2018
Éditeur : Sharon Kena Éditions

Lane City, camps de formation des Marines Américains. La violence, la sueur et les humiliations. Un beau Lieutenant, sombre et impitoyable. Un jeune soldat fragile aux motivations mystérieuses. À plusieurs centaines de kilomètres de là : l’université de Sudderland. Une arrogante jeune femme à la beauté glacée et au tempérament volcanique. Une vie confortable, un fiancé aimant, la gloire et les honneurs. Deux univers opposés, que la disparition du jeune soldat va brusquement rassembler. Car Sharon n’hésitera pas à s’engager chez les Marines pour rechercher son jumeau, présumé déserteur. Confrontée à la fois au milieu machiste militaire, à un Lieutenant sans pitié, ainsi qu’aux dérangeantes et dangereuses vérités concernant son frère, Sharon sera-t-elle capable d’achever sa quête sans y laisser son âme ou sa vie ?

2018-64 - Ena L - Là où.jpg

Bonjour à toutes et à tous…
Agréablement surpris !
Je ne peux pas dire que j’ai été pris directement par l’histoire tellement l’héroïne m’a parue désagréable dès le début… Mais petit à petit et l’écriture aidant (jeune dynamique et pas de faux semblant),force m’est d’avouer que ce “petit” bout de femme à fini par me conquérir voire à me faire sourire à plusieurs reprises. Je n’ai pas de souvenirs de romans où l’univers des Marines américains soit développé à ce point. j’ai été plongé dans l’enfer des camps de formation et je n’enviaient pas du tout toutes les jeunes recrues ! Milieu très éprouvant, mais surtout où c’est le machisme qui domine redoutablement, et les femmes n’ont qu’a bien se tenir ! C’est précisément ce que se refuse Sharon. Dès le début le ton est donné. Elle s’est donnée une mission, et telle une boule de billard, tous ceux qui se mettront en travers de son chemin ne sont que de simples quilles, qu’elles balayera allègrement, sans pitié aucune. Beaucoup de rythme, aucun temps mort et style direct. Les personnages sont charismatiques avec de très fortes personnalités qui montreront aussi leurs fêlures, la fatigue et les rapprochements divers aidant. Roman inclassable, Je m’attendais à une romance, non ! Une sorte de drame, non plus… Un thriller, pas plus !!! Là où tu te perdras, c’est un peu tout ça à la fois au gré des envies de l’auteur. Et elle m’a vraiment mené par le bout du nez dans ce jeu de piste qui monte petit à petit vers un final qui m’a laissé sur ma faim, pour la simple et bonne raison qu’il y a une suite à ce roman !!! Je me suis bien fais avoir ! Je découvre Ena L. Bien que l’on sente une réelle jeunesse dans l’écriture et une fraicheur dans le style, derrière tout ça, j’ai ressenti une volonté redoutable, c’est sûr, de casser certains codes de l’écriture et j’avoue en avoir été surpris… Ana L. ou l’art de m’avoir rendue sympathique une Sharon vraiment détestable !!! Une belle découverte à suivre… Pas le choix, je dois me procurer le 2ème tome pour savoir si Sharon parviendra ou non, à retrouver son frère…

÷÷÷÷÷÷÷
Extrait :
“Sharon, tu es une petite fille intelligente. Écoute bien ce que je vais te dire et n’oublie jamais : chez les jumeaux, il y a toujours le fort et le faible. Quoi que les gens en disent. Tu es la dominante du duo, ce qui signifie que ton frère aura toujours besoin de toi, toute sa vie peut-être. C’est une très lourde responsabilité, j’en ai conscience, mais c’est une chose que je n’ai jamais osé dire à ton père. Je crois que c’est en partie pour cette raison qu’il est aujourd’hui cet homme triste et aigri. Veille sur Stephen, ma chérie. Il n’y a personne de plus cher à ton cœur que ton double.”

Là où tu te perdras.jpgEna L..jpg

Ena L, 34 ans. Fan de running, du Japon, et des petits plaisirs simples de la vie. Passionnée d’écriture depuis l’adolescence, mais ce n’est que récemment, après un cycle d’études littéraires bien fourni, qu’elle a décidé de partager son univers avec les lecteurs. Un univers sombre. Malgré un (paradoxal) style enfantin, elle a choisi de ne jamais faire dans la demi-mesure et de mélanger les genres. Son premier roman, Là où tu te perdras, est un inclassable (drame-romance-suspense), sorti en juillet. Le tome 2 est prévu pour octobre. Le tome 3, le dernier, en janvier. Entre temps, d’autres romans sortiront : en septembre, Je ne serai plus jamais seul (du dark fantastique, ou épouvante), puis un thriller, édité chez Harlequin, dont la date de publication n’est pas encore fixée. Et encore sûrement bien d’autres surprises à venir !

Non classé

“Dust” de Sonja Delzongle

Dust
de Sonja Delzongle (Auteur)
Broché – 2 avril 2015
Éditeur : Denoël

Installée à New York, Hanah Baxter, profileuse française de renom qui traque les tueurs en série, est appelée en renfort par la police de Nairobi dont l’enquête piétine. Depuis plusieurs mois, on retrouve des croix de sang tracées dans la poussière, mais aucun cadavre. Crimes de psychopathe ? Meurtres rituels ? Sorcellerie ? Dès son arrivée au Kenya, Hanah découvre que des hommes et des femmes albinos sont massacrés à la machette. Cette double enquête conduira la profileuse aux confins de la folie humaine…

37905796_2219450478084359_4935776566887055360_o.jpg

Bonjour à toutes et à tous…
Le problème quand on a une PAL comme la mienne est de choisir le livre que je vais lire… Pour Dust, j’ai quasiment été “forcé” par Maud lorsqu’elle a su que je l’avais et toujours pas lu !!! Elle a bien fait d’insister… J’ai été envouté par ce récit où l’on retrouve une Afrique de toute beauté, avec ses paysages grandioses, mais un mystère plane au Kenya ! Des croix de sang disséminées sans que l’on trouve de corps, des meurtres d’albinos, qui sont mutilés… Sorcellerie, massacres, ce livre m’a emmené dans l’horreur d’un trafic d’humains où, hommes, femmes et enfants sont soumis à la même enseigne. Âmes sensibles s’abstenir… Un thriller qui d’ailleurs donne de véritables frissons pour le coup, je suis allé voir sur Internet et l’horreur est bien réelle. Roman impossible à lâcher une fois commencé, pas de temps morts et beaucoup de rebondissements sur fond historique très intéressants. Des personnages forts et attachants. Une écriture fluide et légère. Un livre que j’ai lu d’une traite, dévoré en un clin d’œil. J’ai senti véritablement l’amour de Sonja Delzongle pour ce pays, mais aussi bien sûr son implication pour ce sujet très dérangeant. C’est le premier tome d’une trilogie… Je sais ce qu’il me reste à faire !!! Merci Maud, et surtout un grand merci à Sonja pour ce roman incroyable…

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :
« Hanah commençait à sentir les “vibrations“ envahir ses membres, comme chaque fois qu’elle approchait une scène de crime, ce théâtre intime et délaissé du tueur, profané par les équipes de police et de techniciens scientifiques. Il y avait plus de trente de cela, elle avait ressenti les premiers tremblements internes, du sternum aux bouts des doigts, lorsqu’elle avait surpris son père en train d’enterrer au fond du jardin une masse oblongue sanglée dans une bâche par de larges bandes adhésives. Elle se souvenait de leur scintillement intermittent sous la lune et du bruit mouillé de la pelle raclant la terre. »

 

Née en 1967 d’un père français et d’une mère serbe, Sonja Delzongle a grandi entre Dijon et la Serbie. Après un DEUG en Langues et Lettres Modernes, elle s’attaque au concours de l’École des Beaux-Arts de Dijon et obtient un diplôme au bout de six ans. Elle peint et expose durant une quinzaine d’années, puis devient journaliste en presse écrite à Lyon… Après l’écriture d’une nouvelle devenue depuis un roman court, La Journée d’un Sniper, elle publie un premier thriller À titre posthume, puis Le Hameau des Purs, en 2011. La lecture d’ouvrages sur les serials killers combinée avec sa passion pour le continent africain, également visible sur ses toiles, l’incite à s’engager dans l’écriture de son roman Dust qui paraît en 2015 chez Denoël. L’ouvrage connait un succès éditorial et public. En 2016, paraît Quand la neige danse, toujours chez Denoël, qui met également en scène la profileuse Hanah Baxter et dont l’action se passe non plus au Kenya mais dans le froid nord-américain. Récidive paru en 2017 nous offre une troisième enquête… Sonja Delzongle vit toujours à Lyon.

Non classé

“Le vol de Lucrèce” de Luce Marmion

Le vol de Lucrèce
de Luce Marmion (Auteur)
Broché – 4 novembre 2016
Éditeur : Pavillon noir

Jamais Adrien Magadur n’aurait pu imaginer qu’une banale enquête sur le vol d’une œuvre d’art le plongerait au fond de la folie destructrice, le précipiterait dans le vide… Une peinture de grande valeur nommée Lucrèce, vient d’être dérobée chez un particulier parisien. Le portrait de la jeune Romaine, prête à s’enfoncer un poignard dans le sein, attise la convoitise d’un collectionneur idolâtre, mais aussi celle, plus surprenante, d’un cartel de narcos. Avidité, cupidité, vénération fanatique pour l’art peuvent mener à des actes insensés, au crime. À travers un imbroglio émotionnel, les acteurs du récit, personnages complexes et tourmentés, sont emportés dans un drame où se mêlent passion, amitié et trahison. Chargé de retrouver le tableau de Cranach, Adrien Magadur, un privé à la déontologie douteuse, paiera de sa personne. Avec son âme-frère, un capitaine aux Stups du 36, il poursuit sa quête dans une atmosphère sombre et se laisse jusqu’au bout surprendre par de singuliers rebondissements. Sélectionné par le Comité de lecteurs de la Bibliothèque George Sand à Semoy (45).

2019_008_lucemarmion-levoldelucrecc80ce

Bonjour à toutes et à tous…

Pour un premier Polar, j’ai été agréablement surpris. Avec une intrigue bien menée, pas mal de rebondissements et un suspens jusqu’au bout, Luce réussit avec “Le Vol de Lucrèce” une très belle entrée dans le monde du polar. Malgré certaines longueurs que j’ai très vite oublié grâce aux développement psychologiques des personnages (qui se donnent à fond dans cette enquête et dans leur métier), principaux ou pas. C’est pour moi une belle surprise…
On aborde ainsi le vol de toiles de maitre (milieu que l’auteur a l’air de bien connaitre… Pas le vol !!! les toiles… Quoique 😀😀😀), celui des dealers et aussi de la prostitution. De manière claire, âpre et sans facilité aucune, Luce nous livre un scénario digne d’un bon film…
Suspense, humour, amitié, trahison et maitrise du langage de la banlieue… Du sang neuf chez les auteurs de polar !
Un grand merci à maud vandenbyvanghe pour cette belle découverte !

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :
« Jamais Adrien Magadur n’aurait pu imaginer qu’une banale enquête sur le vol d’une œuvre d’art le plongerait au fond de la folie destructrice, le précipiterait dans le vide.

Paris, fin d’automne.
Les yeux braqués sur la porte, Magadur attendait que la fille apparaisse à l’entrée du bar. Un passage obligé pour les étudiants du secteur.
…/…
Une effervescence électrique saturait l’atmosphère du pub. Situé à deux pas de l’université américaine de Paris, avenue Henri Bosquet, il ne désemplissait pas d’étudiants dont l’attitude exubérante mettait les intrus mal à l’aise. »

 

 

Parisienne de naissance et de vie, Luce Marmion écrit depuis qu’elle sait tenir son crayon.
Poésies, nouvelles et fictions parmi lesquelles un manuscrit romancé sur l’un des membres du groupe terroriste Action directe, un autre pour jeunes adultes, Seine de sang (non encore soumis à l’édition). Depuis peu, elle a le temps d’achever ses textes, polars et thrillers. Parce qu’il faut du temps pour mener un projet jusqu’à son aboutissement.
Après des études de lettres, de langues et de musicologie, elle a enseigné durant de longues années dans le secondaire (collèges, lycées), période au cours de laquelle elle a mis en scène des pièces de théâtre ou des adaptations d’opéras, dirigé des groupes instrumentaux et composé une comédie musicale. Son terrain de prédilection : la Seine Saint-Denis, pour la qualité d’écoute et l’enthousiasme rencontrés chez les adolescents des quartiers.
Parallèlement, elle a exercé diverses activités hétéroclites : traduction de textes économiques et littéraires, piges journalistiques, hôtesse d’accueil dans un hôtel un peu louche, jobs à l’étranger (galeries d’art), participation à la production de décors pour le cinéma et la pub…
La fréquentation de la société artistique, aussi bien visuelle que musicale ou littéraire, ainsi que le contact avec d’autres milieux plus souterrains, lui ont permis de rencontrer une palette de caractères dont elle s’inspire dans ses romans. Sans oublier l’un des acteurs principaux de ses textes, le lieu, personnage à part entière dont l’empreinte a une véritable influence dans ses récits. Le décor parisien en particulier est pour elle une source intarissable.
Si elle a pris le parti du polar pour s’exprimer, c’est avec la détermination de coller à l’actualité, de donner vie à des héros tourmentés, complexes, souvent à la marge, mais surtout par goût de composer une intrigue et de la mener jusqu’au bout.
De la musique au verbe, le chemin était tout tracé.
Le Vol de Lucrèce est son premier thriller.

Non classé

Château de Maffliers – 25/01/2019

IMG_0808.jpg

Vendredi 25 janvier 2019.
Ce soir, dîner aux chandelles au Château de Maffliers avec Corinne Tartare en maîtresse de cérémonie et, en invité d’honneur, l’écrivain Gilles Marchand entouré de Jean-Pierre Tartare et de 24 autres lecteurs qui s’apprêtent à passer une excellente soirée. Le lieu s’y prête à merveille. Le Château de Maffliers est un magnifique domaine dont les jardins s’étendent à perte de vue. La salle des fresques où nous dînons est, à l’image de la résidence, un espace empli d’Histoire.

IMG_0723b.jpg

 

Ce soir, nous avons la chance d’être deux flingueuses à prendre part autour de la table du Cercle Littéraire de Maffliers, Jean-Paul dit “loup” et Isabelle, dans ce lieu majestueux empreint d’une certaine magie. Nos rendez-vous mensuels revêtent aujourd’hui une présence quasi obligatoire tant on s’y sent bien… Tant les invités, méticuleusement choisis par nos hôtes, excellent par leurs écrits.

Isabelle. Je ne connaissais pas cet auteur et avais donc lu ses deux derniers opus peu de temps avant, en prévision de la soirée : Des mirages plein les poches, recueil de nouvelles édité Aux Forges de Vulcain, et Un funambule sur le sable, disponible chez Points.

Jean-Paul. J’ai eu l’occasion de rencontrer Gilles il y a quelques semaines. Il a participé à un recueil de nouvelles dans “Rock Fictions” de Carole Épinette, et sa nouvelle Monkey Gone to Heaven m’avait beaucoup troublé de part un style très particulier, qui très vite m’a touché et s’est s’immiscé dans mon esprit, nous avions ce soir-là, pu nous entretenir autour d’un verre… J’ai découvert à ce moment un Gilles très sensible et je savais déjà que je commencerai ma lecture par son histoire. Le hasard, s’il existe, a fait que c’est lui qui justement démarrait l’ouvrage !

Isabelle. Je vois très bien ce que tu veux dire. J’ai immédiatement été charmée par ses histoires singulières témoignant d’une imagination débordante, servie par une écriture pétillante et malicieuse. Les thèmes récurrents sont souvent graves : la marginalité, l’exclusion, le handicap, la différence non choisie, mais ils sont traités avec humour et une certaine forme de légèreté. Il ne faut pas y voir de la désinvolture mais de la pudeur et une forme d’optimisme.

Jean-Paul. Humour et une certaine forme de légèreté, mais aussi beaucoup d’émotions. J’ai donc commencé par son recueil de nouvelles Des mirages plein les poches.
La nouvelle est un format qui a du mal à plaire aux gens… Et pour cause, pas facile en quelques mots d’arriver à capter et à mener le lecteur là où le veut l’auteur !
Mais Gilles y arrive parfaitement…

Isabelle. Ce soir, je m’attendais à rencontrer une sorte de lutin-poète fantaisiste. Comme son héros, Gilles Marchand est plutôt un funambule qui part d’un point A pour arriver au point B. Jusqu’ici rien d’inhabituel. Mais pour y parvenir, tous deux ignorent les lois de la pesanteur et de la raison. Ils improvisent et se promènent avec grâce sur un fil qui n’a rien de linéaire. En l’écoutant se raconter, dans la douce lumière des chandeliers, je découvre peu à peu une personnalité attachante, animée par un besoin de transmission. Chacune de ses confidences donne un éclairage subtil à ses romans. La famille, puissante source d’inspiration. La musique, centrale dans sa vie et dans son œuvre. La symbolique du demi-chien dans Un funambule… Le passé familial derrière Une bouche sans personne. Certaines de ses pages m’évoquent Georges Perec. Et comment ne pas penser à Boris Vian et à son nénuphar qui pousse dans le poumon de Chloë, lorsqu’on découvre la vie du garçon qui avait un violon dans la tête ? Des influences qu’il revendique volontiers.

Jean-Paul. Comme toi Isabelle j’ai pensé à Borian Vian, Georges Perec, Jean-Paul Didierlaurent ou bien David Zaoui. Des auteurs ayant des univers bien personnels, un vrai monde à part entière…
Concernant le roman Un funambule sur le sable, qui est son second roman après Une bouche sans personne, que j’ai eu la sagesse de me procurer dès le lendemain (Prix du meilleur roman des lecteurs, édité aussi chez Points).
Impossible de le résumer ! Je suis passé par tellement d’émotions…
Gilles traite avec énormément de pudeur, de fantaisie aussi, des différences et des handicaps visibles ou pas. Naître avec un violon dans la tête, c’est impossible ? C’est pourtant ce qui est arrivé à Stradi. Depuis son enfance, il souffre de l’incompréhension, de la maladresse ou de l’ignorance de ceux qui partagent son quotidien. Un roman à lire absolument !

Nous poursuivons notre dîner en lisant des extraits et en posant des questions à l’auteur, qui se prête à l’exercice avec sincérité et générosité, sur son implication dans ses histoires. Lui, sa famille, ses proches. Il règne autour de la table, lorsqu’il parle, un silence que certains décriraient comme monastique. Nous sommes tous pendus à ses lèvres.

 

Isabelle. Et puis je pose la question qui me tarabusque, celle qui m’a laissé une légère amertume en refermant Un funambule… et qui touche au sens de la fin du roman. C’est délicat, car tout le monde autour de la table ne l’a pas lu. Nous nous comprenons à demi-mots et il me répond de façon subtile. On souffle les bougies, la soirée s’achève.
Tout en clair-obscur, elle aura embelli ma lecture.

Jean-Paul. Gilles est donc définitivement comme ses héros, comme moi aussi par ailleurs… c’est un grand rêveur. Nos contraintes quotidiennes nous obligent à nous réfugier dans un autre monde. Un monde où les personnes se tendent la main et s’aiment. Gilles par le biais de l’écriture, moi celui de la lecture, mais finalement nous vibrons tout deux sur une même longueur d’onde ! Bien-être et émotions sont les mots que je retiendrai et qui résument parfaitement cette belle soirée.

IMG_0725.jpg

IMG_0735.jpg

IMG_0739.jpg

Nous avons quitté ce lieu intemporel les uns après les autres.
Le froid et le brouillard ont retenu certains d’entre nous encore un instant
dans ce lieu magnifique où résonnaient encore certaines phrases échangées,
quand quelques flocons de pluie verglaçante se sont mis à tomber du ciel…

GJJV0385 copie.jpg

Vous ne connaissez pas encore Gilles Marchand ?

Gilles Marchand2.jpg

Entrez dans son univers très fort en émotions, ses récits vous mèneront vers
des mondes que vous ne soupçonnez pas encore…

 

 

 

Non classé

“Ne la réveillez pas” de Angelina Delcroix

Âmes sensibles, attention c’est du lourd.
Préparez-vous à entrer dans un “jeu”, vicieux et dangereux !

Ne la réveillez pas
de Angélina Delcroix (Auteur)
Broché – 14 juin 2018
Éditeur : Nouvelles plumes

Un thriller psychologique glaçant ! Entrez dans un jeu dont personne ne sort gagnant ! Maxime, jeune étudiant de 25 ans, se rend sur la tombe de sa mère. C’est lui qui, il y a un an, l’a retrouvée, égorgée. Un meurtre horrible, resté irrésolu, dont il ne réussit pas à se remettre. Cauchemars et flash-backs le hantent quotidiennement. Christelle, une amie venue le soutenir, remarque sur le côté de la plaque commémorative une étrange inscription : 00F14 – DEBUT DU JEU. Le même jour, un étudiant est retrouvé mort. Gravé sur sa cheville, un autre code : 02F01. Puis, c’est l’une des policières chargées de l’enquête qui reçoit glissé dans son courrier ce message :  » 02F01 : Le deux cherche les uns à travers l’origine. Affaibli. Disparu. Mort ? Le jeu a commencé, que le meilleur gagne, Joy !  » Qui se cache derrière ce jeu ? Quelles en sont les règles ? Et surtout, qui en réchappera ?

2019_007_angelina delcroix - ne la réveillez pas

Bonjour à toutes et à tous…

Wahou !!!

Quel récit…
J’ai été complètement baladé durant tout le roman.
Très belle écriture. Histoire complètement folle et les dernières pages sont à couper le souffle. Encore une nuit blanche au service de la lecture mais ce roman le méritait bien. Impossible de vous en dire plus sans spolier, mais la psychologie est omniprésente dans cette histoire de meurtres/vengeances aux ramifications plus que savamment dosées…

À chaque fois j’ai cette même surprise lorsque je lis des romans aussi prenant, glaçant même, au final éprouvant, écrit pas des femmes qui dans la vie sont toutes souriantes, lorsque je les croise dans des salons !!!
Devrions-nous nous méfier d’elles ???

En tous cas “Ne la réveillez pas” m’a bousculé, là où il faut !
Je risque de récidiver avec Angélina (… et en plus elle porte un prénom angélique !) assez rapidement…

Âmes sensibles, attention c’est du lourd.
Préparez-vous à entrer dans un “jeu”, vicieux et dangereux !

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :
« Il était fatigué, usé de ces crises qui duraient depuis deux longues années. Et quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, il ne parvenait plus à le rassurer. Ce soir-là, il avait fini par s’endormir en la serrant dans ses bras, silencieusement. Au milieu de la nuit, il ne l’avait pas sentie se défaire doucement de son étreinte, s’extraire du lit et descendre les escaliers. Le bruit, il l’aurait reconnu entre mille. Celui qui venait de l’arracher à son profond sommeil et qui l’empêcherait à tout jamais de dormir. une détonation, une seule… Il était tombé du lit dans sa précipitation et avait dévalé les escaliers en ne touchant qu’une marche sur trois, mais il savait, il connaissait ce silence aussi bien qu’il connaissait le bruit de son arme. Ce silence, c’était celui de la mort, satisfaite de son travail. Isabelle était là, sur le carrelage blanc, allongée sur le coté, les jambes pliées comme un pantin, le visage caressant le solde coté gauche. Ses longs cheveux noirs dispersés en bataille peinaient à camoufler l’horreur de la sortie de la balle. Le sang se répandait à une vitesse impressionnante autour de sa tête. Philippe s’était jeté sur elle, un genou de chaque coté de son corps, il avait soulevé ce qui restait de sa tête pour la serrer contra lui, et il avait hurlé de toutes ses forces, mais les sons étaient restés bloqués dans sa gorge. »

 

Née en 1978, à Luçon. Après une licence de génétique et des études en psychothérapie, Angélina Delcroix est actuellement psycho-praticienne en Vendée. Mariée et mère de deux enfants, elle consacre son temps libre à sa passion, l’écriture.