Drame, Noir, Suspense, Thriller

La toile aux alouettes

de Lou Valérie Vernet
Poche – 5 mai 2022
Éditions : M + Éditions

Deux enquêteurs aux méthodes singulières, surnommés « Les Concertistes », se penchent sur la disparition d’une femme. Tous les indices portent à croire que trois jours auparavant elle a pété les plombs et prémédité son départ. Quand ils soupçonnent qu’elle est la victime d’un redoutable prédateur, sadique et manipulateur, le compte à rebours est déjà lancé.

« J’ai découvert une fin diabolique bien loin des premiers chapitres policés, qui fera hoqueter et lever les sourcils, mais qui est la signature d’un livre réussi, original, audacieux. Un livre que l’on n’oubliera pas, longtemps après l’avoir fermé ».

Maud Tabachnik, écrivain.

 

 

“La toile aux alouettes”, est le premier polar signé par Lou Valérie Vernet.
Il est sorti en 2017, et a été primé du Prix Polar CMB en 2018. Réédité le 5 mai 2022, il refait peau neuve !
C’est le premier tome d’une trilogie à paraître courant 2022…

Tous les matins Clara est réveillée par son voisin qui chante à tue-tête… Mais Clara ne dit jamais rien. Elle s’efface au point presque de devenir “invisible”. Invisible dans son quotidien, sur son lieu de travail, même envers sa propre famille. Elle n’ose pas, ne se plaint jamais, baisse la tête…

Mais un jour, le réveil trop matinal imposé par son voisin est la goutte de trop ! Elle réagit du tac au tac à coups de perceuse dans le mur, met à son tour la musique à fond et dans une même lancée se rend sur son lieu de travail avec une détermination toute nouvelle ! Gare à ceux qui croiseront son chemin…

Mais que s’est-il passé ? Qu’est-ce qui a poussé Clara à réagir de la sorte, à réagir après toutes ces années ?

Lou Valérie Vernet a construit son récit en trois parties.

  • Dans la première, Lou nous invite à découvrir Clara.
    Une Clara réservée, timide qui passe du temps, beaucoup de temps sur les réseaux sociaux et ce dès qu’elle sort de son travail. Elle fera la connaissance de Domino en naviguant sur la toile, le “frère” qu’elle n’a jamais eu.
  • Dans la seconde, ce sont “Les concertistes” qui entrent en scène, des enquêteurs vraiment très atypiques, qui m’ont agréablement surpris et porté dans leur monde disjoncté !
    Dans cette partie, le ton du récit se durcit, devient plus violent…
  • Et enfin dans la troisième… Wahou !!!
    Une tension extrême m’a mené vers un final que rien ne laissait présager en tout début de ma lecture…
    Cette construction originale, m’a permis d’appréhender petit à petit les différents protagonistes du récit, de m’y attacher ou de les détester.

L’intrigue est bien menée. Lou a cette plume, mordante et poétique, elle nous transporte dans son récit, elle joue avec les mots et les idées à travers une tristesse omniprésente. Ses personnages à la psychologie exacerbée sont toujours décrits avec finesse et elle leur offre des dialogues sur mesure, qui fusent en un rebondissement incessant.
Attention, âmes sensibles le “pire” reste encore à venir !
Clara va sombrer dans un cauchemar, blessée et manipulée par un horrible prédateur, prise dans sa toile… elle n’aura de choix que de céder à tous ses vices pour rester en vie.

Ce premier polar de Lou, très atypique est très différent des polars que j’avais lus jusqu’alors. Mais le plus simple, serait que vous vous fassiez votre propre opinion.
Dans tous les cas, je recommande vivement !

Je remercie M+ Éditions pour leur envoi en SP. Une relecture pour moi, mais toujours un vrai plaisir… Hâte de découvrir les tomes suivants (que je n’ai pas encore lus !).

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Extraits :

« C’était un matin blanc recouvert de givre, un matin serti de froid aux reliefs argentés. Les voitures gisaient telles des congères ; une armée blanche en déroute. Quiconque aurait levé la tête aurait découvert un ciel bleu et immobile, mais quiconque à cette heure-ci n’était pas dehors. On était dimanche, il était à peine huit heures du matin, la ville dormait encore. Un homme seul marchait sur le trottoir. Cheveux en bataille, grisonnants, yeux clairs, la silhouette fine, le pas énergique, vêtu d’un jean marron, il avait enfoncé ses mains dans les poches latérales de son bombers. Une allure à la Gérard Lanvin dans ses meilleurs jours. Bourrue et renfrognée. »

« Il n’y a que deux couleurs existantes au monde Petite Sœur : le jour et la nuit. Soit tu es dans l’ombre, soit tu es dans la lumière, mais l’entre-deux n’existe pas. Le courage est de choisir son camp, de ne pas fermer les yeux, d’accepter son sort. C’est comme de prétendre que la solitude existe. Mais ça aussi c’est faux. La solitude n’existe pas. Personne n’est jamais seul. Tout le monde est habitée continuellement, soit par des fantômes, soit par des fantasmes. Ou cet autre est un espoir ou cet autre est un regret. L’homme est peuplé de tellement d’autres qu’il ne peut plus être seul un seul instant. Ce que chacun nomme la solitude n’est rien d’autre que de l’absence physique. Mais la solitude n’existe pas. »

« Partout dans le monde des gens écrivaient des choses que personne ne lisait. Il lui suffisait de fureter à la recherche de tous ces pseudos écrivains en mal de reconnaissance. Le plagiat d’inconnus : qui avait le temps de s’en soucier ? Une vraie mine d’or ! Il n’avait jamais eu à écrire une ligne. N’aurait pas su. Il n’avait eu qu’à se servir. Recopier. Au moins, tous ces prétendus poètes, scribes maudits, étaient lus. Grâce à lui. Et pas qu’une fois. Il avait tissé sa toile, jour après jour, comptabilisant au final plus de mille connexions partout dans le monde. »

« Le commun des mortels était saturé de tout et c’était la misère sociale qui envahissait le décor des rues, qui se fissurait à la moindre agression, qui pointait sa violence dans un ras-le-bol de frustrations, griffant les hommes de plus en plus jeunes dans des explications de plus en plus banales. Chaque seconde, un être humain entrait en collision avec un autre qui, absous de son humanité, ne se retenait plus d’étouffer sa femme, d’égorger son voisin, de battre son enfant, de violer une inconnue, d’éjaculer sa colère pour un tête-à-queue fait à son existence. »

« Il fait trop beau. Le soleil n’a aucune pudeur. Il est cru, tapageur, je suis obligée de voir. Cette fois-ci, les ombres sont en moi. Continuer de faire semblant serait un leurre, je l’ai usé. Usé comme peut l’être un vieux vinyle trop de fois passé en boucle. Toute ma vie, j’ai fait semblant. D’abord, j’ai fait semblant de grandir. Et puis, j’ai fait semblant d’apprendre. J’ai fait semblant de travailler, semblant de ne rien ressentir à travailler. J’ai fait semblant de trouver bonnes des choses que je détestais. Hier encore, je me suis levée et j’ai fait semblant. Comme hier et avant-hier et avant-avant-hier. J’avais juste à me répéter. Je me décalquais. J’allais mine de rien. J’agissais comme si. J’étais une apparence, un doublon. J’ai fait semblant de croire que c’était peut-être le dernier jour que je faisais semblant. Qu’il n’y avait plus que cette nuit encore à passer et que demain, au réveil, c’est sûr, je n’aurais plus à faire semblant. Souvent, j’ai fait semblant de sourire, parfois même, j’ai fait semblant de souffrir. Pour qu’on m’aime un peu plus. J’ai fait semblant de tout et j’ai bien réussi. Et tout ça pour quoi ? Pour cacher quoi ? Si j’étais quelqu’un d’autre, qui suis-je ? »

 

 

Lou Valérie Vernet, auteure multicartes, signe ici son tout premier polar, déjà paru en 2017 et primé du Prix Polar CMB en 2018. Premier opus d’une trilogie (à paraître courant 2022), elle a aussi publié deux thrillers et sept autres romans. Tous confirment son talent à manier en virtuose, l’art de la mystification et à sonder les profondeurs de l’âme. Par ailleurs, photographe amatrice, baroudeuse des grands espaces, essayiste et poète à la plume acérée, elle n’en reste pas moins attachée à sa devise préférée « Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon vous n’en sortirez pas vivant ». B. Fontenelle.

Émotion, Drame, Humour

Et tu m’as offert ton soleil

de Virginie Sarah-Lou
Broché – 19 mai 2021
Éditeur : Ramsay Éditions

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Du plus loin qu’elle se souvienne, Clémence voulait devenir magicienne. Pas pour exécuter des tours de magie avec des cartes, des colombes ou des couteaux, mais afin d’obtenir le pouvoir de faire naître des sourires sur tous les visages qu’elle croisait. Cette obsession la poursuivait depuis son plus jeune âge. Son souhait le plus cher ? Rendre le sourire à sa mère et effacer tous ses tourments.
En 2020, alors qu’elle se considère comme « la chercheuse d’emploi de l’année », Clémence se voit proposer un poste de chargée de mission pour l’égalité femme/homme dans une entreprise de l’industrie de la parfumerie. Il lui faudra alors utiliser toute sa ténacité et son imagination afin de mettre en place des actions permettant de tisser du lien entre les individus.
Le hasard des rencontres lui permettra-t-il de changer la couleur de ses deux univers ? La bonne humeur de Clémence sera-t-elle suffisante pour réussir tous ces challenges ?

 

2021_036_Sarah-Lou Virginie - Et tu m'as offert ton soleil

 

Voilà, c’est fini…
Je viens de tourner la dernière page “de mon” roman, laissant résonner encore un peu les dernière lignes dans mon esprit…

Ma rencontre avec Virginie Sarah-Lou ne vient pas du hasard.
J’ai vraiment été attiré par sa couverture qui change énormément de ce que l’on a l’habitude de voir, et qui me faisait de l’œil de plus en plus régulièrement !

Oui Virginie, j’ai régulièrement souri tout le long de ma lecture.
Puisque tu écris pour nous faire du bien, tu peux bien évidement dormir tranquille !
Et sache que moi aussi enfant je voulais devenir magicien. Enfin, pompier-magicien plus exactement, avant d’être rattrapé par les Arts-Graphiques et par la vie…

Clémence est une fille gentille et courageuse, mais elle est aussi perdue et démunie. Elle perdue son frère, sa moitié…
Confrontée depuis sa naissance à la dépression de sa mère qui multiplie les tentatives de suicide, elle parvient malgré tout à devenir son soleil, et fera tout son possible pour la rendre heureuse.

Autant triste et poignant, que drôle et plaisant, ce roman énergique lu d’une traite m’a transporté. Les personnages sont amusants et intéressants et la thématique de l’histoire est très originale !
J’ai régulièrement peur lorsque l’on me parle de “feel-good”, car on peut y trouver un peu n’importe quoi ! Mais, ce roman est effectivement un roman qui peu faire du bien, et c’est comme cela que je l’ai pris.
C’est vraiment le type de lecture qui pourra très facilement vous extraire de votre quotidien. Vous ferez connaissance avec des personnages forts sympathiques, avec un médecin sans cœur, un patron qui “pétille”, une maman perdue, un dragon aussi, Philippe sur qui on peut toujours compter, bref, tout un tas de rencontres qui pourront vous surprendre…
Mais… aussi des expressions françaises et dictons que vous allez adorer redécouvrir !

Un beau roman qui aborde des sujets profonds, il vous fera rire ou sourire, pleurer peut-être, mais qui vous fera forcément réfléchir…
Si vous hésitiez encore un peu à la lecture de ce livre, laissez-vous aller puis hâtez-vous lentement de vous le procurer… Je ne peux que vous le conseiller.

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Extraits :

« Me voilà, je suis revenue. Je sais, j’ai été absente longtemps, mais je n’ai pas été absente qu’ici, vous savez. J’ai été défaillante de ma vie complète. Bien sûr que vous le savez. Vous êtes omniscient…
J’ai longtemps espéré un signe de vous, je vous en ai voulu de votre silence. Je me suis demandé, à de multiples reprises, si vous étiez réel ou la pure invention d’un humain fou manipulateur ayant simplement soif de dominer les hommes il y a plus de deux mille ans. Mais je n’arrive pas à admettre que vous ne pourriez n’être que cela… Malgré mes nombreux doutes, mon cœur veut croire en vous. »
…/…
« Sincèrement, vous croyez que l’on a que ça à faire, courir des entretiens pour des postes déjà occupés ? Vous ne pensez pas que c’est suffisamment anxiogène de devoir se battre pour avoir le droit de travailler ? Vous ne jugez pas que c’est déjà assez compliqué d’être toujours considéré soit comme “trop junior”, soit avec “trop d’expérience”, soit avec le mauvais sexe “ah, on chercher un homme”, Ah, et aussi d’avoir le privilège de devoir réagir à des questions hyper intelligentes du type “vous n’avez pas encore d’enfants ?” ou “vous aimez porter des mini-jupes ?”. »

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Outre sa passion pour l’écriture, Virginie Sarah-Lou est passionnée de lecture. Ses coups de cœur vont à Robin Hobb (toutes ses sagas sans exception car grande fan de Fantasy), Bernard Werber, Gilles Legardinier, Franck Thilliez, mais aussi Elena Ferrante, Sophie Jomain, Kate Morton, Lucas Di Fulvio, Virginie Grimaldi, Jonas Jonasson, Christian Guillerme, Alex Kin et tant d’autres…
Sa motivation première pour l’écriture ? Inventer des histoires toutes différentes les unes des autres. Faire rêver, rire, et s’interroger mes lecteurs… Partager des émotions, de la légèreté, faire pétiller leurs yeux et leurs cœurs… FAIRE DU BIEN !

Émotion, Drame, Histoire

la plus précieuse des marchandises

Un conte de Jean-claude Grumberg
Poche – 1 octobre 2020
Éditeur : Points

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Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.

Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons…

Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été, une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.

La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.

2021_024_Grumberg Jean-claude - La plus précieuse des marchandises

 

Bonjour à toutes et à tous,

Les contes de fées se caractérisent généralement par trois éléments :
– Ils racontent des événements imaginaires, voire merveilleux,
– Ils sont destinés à divertir et, en fin de compte, à transmettre une moralité.
– Ils sont l’expression de la tradition orale.
Bien qu’à l’origine « folkloriques » et oraux, ils font désormais partie de la littérature savante, ce qui a conféré aux « contes de fées » un statut noble.

Cependant, dans un modeste récit d’une centaine de pages, Jean-Claude Grumberg retient quelques motifs structurels. La foi et la bonté inébranlable de certains personnages, mais aussi la cruauté et le sadisme d’autres. Telle est la nature de ce « petit » bijou.

Des fées, dans le monde ici restitué, il n’y en a pas, il n’y en a plus…

Dans une grande forêt vivent pauvre bûcheron et pauvre bûcheronne en mal d’enfant. À proximité de chez eux se trouve une ligne de chemins de fer. Des trains passent régulièrement, trop régulièrement… Tout autour, c’est la guerre…

J’ai été soufflé littéralement par cette histoire terrible, vécue au plus près de ce qu’on nommera plus tard l’Holocauste. J’ai apprécié les rebondissements de ce conte en dehors des sentiers battus, ils sont par bien des aspects surprenants et donnaient à réfléchir. J’avais oublié que tous les contes ne se finissent pas toujours bien, ou pas si bien que ça, il m’est resté parfois un goût un peu amer… Car comme un enfant qui écoute raconter une histoire qui fait peur, je me suis surpris à espérer…

C’est écrit avec beaucoup d’humilité et d’amour aussi !
Bravo Monsieur Grumberg…

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Extraits :

« Au printemps 42, ils avaient failli les faire passer, sans savoir d’ailleurs qu’ils seraient deux. Mais son épouse, après réflexion, avait souhaité les garder. Elle avait fini par mettre au monde deux petits êtres déjà juifs, déjà fichés, déjà classés, déjà recherchés, déjà traqués, une fillette est un garçon, hurlant en chœur déjà comme s’ils savaient, comme s’ils comprenaient. »
…/…
« Pauvre bûcheronne, ce matin là comme tous les matins, tôt, très tôt, dans ce demi-jour d’hiver, s’essouffle dans la neige afin de ne pas manquer le passage de son train. Elle se presse et se presse, ramassant çà et là quelques branchages que le poids de la neige et de la nuit à brisés et jetés au sol. Elle court, elle court arrachant ses pieds chaussés de peaux de renardeaux retournées et façonnées par les soin de son pauvre bûcheron de mari. »

 

 

Jean-Claude Grumberg est né à Paris le 26 juillet 1939. Son père, Zacharie Grumberg, est né le 19 décembre 1898 à Galatz (Galați) en Roumanie.

Son père et ses grands-parents sont raflés devant lui à Paris et déportés pour ne pas revenir en 1942. Son père est déporté du camp de Drancy vers Auschwitz par le Convoi No. 49, en date du 2 mars 1943. Sa dernière adresse est au : 34, rue de Chabrol dans le 10e arrondissement de Paris.

Lui-même et son frère sont recueillis à la maison des enfants de Moissac. Ce traumatisme accompagnera toute son œuvre.

Il est l’auteur d’une trentaine de pièces de théâtre, jouées partout dans le monde, et scénariste (avec Truffaut, Costa-Gavras, etc…). Il a publié au Seuil, dans “La Librairie du XXIe siècle”, Mon père. Inventaire (2003, “Points Essais”, n° 635, 2010) et Pleurnichard (2010) paru également en Points en 2020.
Il vit à Paris.

Non classé

Là où tu te perdras, T2 “La poupée de sang et de larmes” de Ena L

La situation se complique pour Sharon.

Comme si la disparition de son jumeau, Stephen, et la présence d’un meurtrier ne suffisaient pas, l’arrivée de son fiancé remet soudainement en question sa relation cachée avec l’envoûtant lieutenant Parker.

La poupée de sang et de larmes: Là où tu te perdras, T2
de Ena L (Auteur)
Broché – 24 juillet 2018
Éditeur : Les Éditions du Net

2019_006_ena l - là où tu te perdras

Plus déterminée mais aussi plus seule que jamais, Sharon devra mener de front sa suite de formation chez les Marines, au sein d’un nouveau groupe, ainsi qu’une enquête des plus dangereuses et déstabilisantes. Car son frère n’est peut-être pas la victime qu’elle croyait…
Si Sharon pensait avoir traversé l’horreur ultime pendant ces derniers mois, elle se trompait. Ce qui l’attend est bien pire encore.

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Bonjour à toutes et à tous…

J’étais impatient de retrouver Sharon après toutes les difficultés qu’elle avait vécues dans le premier tome. Malgré son caractère de “cochon”, j’avais très vite sympathisé envers cette belle blonde à la recherche de son frère jumeau disparu.

Dans ce tome, le récit passe à un cran supérieur.
L’écriture y est plus pointue, plus précise. L’histoire monte en puissance, plus percutante aussi. C’est dur, on souffre physiquement et psychologiquement avec l’héroïne. L’univers militaire omniprésent est sombre et très violent, Sharon peine à suivre les épreuves, elle s’accroche, elle veut y arriver, mais une histoire d’amour en croix déchirante ne facilitera pas son intégration afin de trouver la vérité.

Ena L a réussit dans ce tome, tout en continuant son histoire, a instaurer un souffle nouveau, une rage supplémentaire dans un récit très homogène. La frustration du final de ce tome n’est supportable que grâce à l’existence d’un troisième volet !

Vivement la fin de la trilogie afin que se dénoue un final que je suppose au niveau des deux tomes précédents.

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Extrait :

« Je n’ai jamais su ce que l’on attendait de moi… Faut-il que je sois fragile ? Fort ? Courageux ? Faut-il que je sois à l’image de mon père ? Non, mon père est un homme détestable. Dois-je être à l’image de ma sœur ? Nous sommes jumeaux, pas des calques. Je ne pourrai jamais être comme elle. Je ne sais pas qui je suis, même après toutes ces années. J’ai peur de le découvrir. J’ai tenté le suicide un jour, parce que je me sentais oppressé par les autres, par la vie, par toutes ces choses que je suis incapable d’affronter depuis toujours. Je m’en suis sorti par hasard. Le plus gros échec de ma vie est devenu la plus belle des opportunités. “Si la mort n’a pas voulu de toi, alors tu es indestructible, personne ne pourra jamais plus te blesser”, m’a dit Sharon, un jour sombre. J’ai saisi ma deuxième chance, et j’ai commencé à vivre. »

 

Ena L, 34 ans. Fan de running, du Japon, et des petits plaisirs simples de la vie. Passionnée d’écriture depuis l’adolescence, mais ce n’est que récemment, après un cycle d’études littéraires bien fourni, qu’elle a décidé de partager son univers avec les lecteurs. Un univers sombre. Malgré un (paradoxal) style enfantin, elle a choisi de ne jamais faire dans la demi-mesure et de mélanger les genres. Son premier roman, Là où tu te perdras, est un inclassable (drame-romance-suspense), sorti en juillet. Le tome 2 est prévu pour octobre. Le tome 3, le dernier, en janvier. Entre temps, d’autres romans sortiront : en septembre, Je ne serai plus jamais seul (du dark fantastique, ou épouvante), puis un thriller, édité chez Harlequin, dont la date de publication n’est pas encore fixée. Et encore sûrement bien d’autres surprises à venir !