Histoire, Philosophique

Petit traité d’histoire des religions

Petit traité d’histoire des religions
Frédéric Lenoir (Auteur)
Broché – 23 octobre 2008
Éditeur : PLON
Quelle est la toute première religion de l’humanité ? Comment sont apparues les notions de dieu, de sacrifice, de salut, de délivrance, de prière, de clergé ? Pourquoi est-on passé du culte de divinités féminines à celui de divinités masculines ? De la croyance en plusieurs dieux à la foi en un Dieu unique ? Pourquoi la violence est-elle souvent liée au sacré ? Pourquoi y a-t-il plusieurs religions ? Qui sont les fondateurs des grandes traditions et quel est leur message ? Quelles sont les ressemblances et les différences fondamentales entre les religions ?
Des premiers rituels funéraires des hommes préhistoriques aux grandes religieuses actuelles, Frédéric Lenoir explore de manière limpide l’univers foisonnant du sacré. Une question parcourt ce livre : à quoi servent les religions et pourquoi accompagnent-elles l’aventure humaine depuis l’aube des temps ?
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Bonjour à toutes et à tous…

Voici un “petit livre” qui pourrait nous donner l’opportunité, de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Comment, d’un bout à l’autre du monde, les cultures, les mentalités, les politiques se sont fondées sur un socle religieux.
C’est un livre qui ouvre les yeux sur ce qui ne nous a pas été dit à l’école ou au catéchisme et qu’il serait bien nécessaire de transmettre pour une plus grande ouverture d’esprit, vers plus de tolérance et de respect.

Frédéric Lenoir aborde ici encore les questions de religions avec un regard objectif et en gardant une distance d’observateur. Ce livre donne un bon panorama des différentes religions, y compris les moins connues avec un recul historique qui montre très bien l’évolution des croyances dans les différentes régions du monde et le parallélisme de ces évolutions.

Ce condensé permet une vision « panoramique » à la fois horizontale (état actuel) et chronologique (historique) de la pensée spirituelle.
Livre qui sera utile à celui qui ne se contente pas d’une vision univoque de la réalité religieuse. Il permet de se poser les bonnes questions sur le rôle des religions et leurs origines. C’est une bonne base pour un approfondissement à effectuer par ailleurs à l’aide d’ouvrages plus spécialisés.

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Extraits :

« L’intervention de la figure de l’ange dans la théologie juive exprime, de manière plus profonde, le tournant radical pris par le peuple élu dans sa relation à son Dieu. L’’Exil est en effet l’occasion de s’interroger, de manière systématique, sur le pourquoi de ce qui est perçu comme un châtiment divin. Deux siècles avant cet épisode tragique, des prophètes, tels Josias, Elie puis Osée, avaient appelé au soulèvement contre les faux dieux et mis en garde contre la colère de Yahvé, mais leurs oracles avaient eu peu d’effets. »

 

 

Le philosophe et néanmoins journaliste et romancier Frédéric Lenoir est un formidable passeur. Pour preuve, cet ouvrage ambitieux qui se lit tel un passionnant récit, où les concepts les plus ardus deviennent limpides. L’auteur brasse l’histoire de l’humanité et des civilisations de par le monde, de la préhistoire à aujourd’hui, pour y traquer l’empreinte du sentiment religieux. (Fabienne Pascaud – Télérama du 26 novembre 2008).

Cercle littéraire

À la ligne : Feuillets d’usine

À la ligne : Feuillets d’usine
Joseph Ponthus (Auteur)
Broché – 3 janvier 2019
Éditeur : La table ronde
À la ligne est le premier roman de Joseph Ponthus. C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c’est qu’il a eu une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d’Apollinaire et les chansons de Trenet. C’est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l’odeur de la mer. Par la magie d’une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de boeufs et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes.
2019_043_Joseph Ponthus - À la ligne
Bonjour à toutes et à tous…
C’est en regardant « La grande librairie » que j’ai découvert Joseph Ponthus qui présentait son premier roman quelques heures avant de le rencontrer le soir même au château de Maffliers
J’avais commencé à lire son livre quelques jours plus tôt
D’abord il y a le style
Son style
Le texte ne contient ni virgules
ni points
à mi-chemin entre prose et poésie découpé en 66 chapitres
La forme est imposé sûrement par le rythme de la ligne de production où travaille l’auteur
Pas le temps de réfléchir
accepter tous types de missions intérim
La ligne impose sa vitesse et son rythme
Il va faire connaissance avec le monde de l’usine
Le travail à la chaine avec ses gestes répétitifs ses cadences infernales
Alors pour tenir le coup l’auteur puise dans sa culture
Et le soir en rentrant retranscrit par écrit les sensations et les émotions ressenties durant ses longues journées de travail
J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire
Les longues phrases qui allaient ainsi de pages en pages parfois m’ont perdues à mon grand regret
Cela n’empêche pas qu’il y a de jolies trouvailles ici et là et que les références littéraires et citations diverses sont habilement incorporées au texte
Je suis toutefois resté sur ma fin
Le soir au dîner j’ai découvert un autre Joseph Ponthus que celui que j’avais entrevu à la lecture de son livre
Un homme calme serein loin de celui que j’avais imaginé
Je l’ai écouté toute la soirée et nous avons pu dialogué avec lui…
Il arrive que certains romans aient besoin d’une seconde lecture pour être apprécié
C’est peut-être le cas de “À la ligne”…
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Extraits :
« L’autre jour à la pause j’entends une ouvrière dire à un de ses collègues 
“Tu te rends compte aujourd’hui c’est tellement speed que j’ai même pas le temps de chanter”
Je crois que c’est une des phrases les plus belles les plus vraies et les plus dures qui aient jamais été dites sur la condition ouvrière
Ces moments où c’est tellement indicible que l’on a même pas le temps de chanter 
Juste voir la chaîne qui avance sans fin l’angoisse qui monte inéluctable de la machine et devoir continuer coûte que coûte la production alors que
Même pas le temps de chanter
Et diable qu’il y a de jours sans »

 

Joseph Ponthus est né en 1978. Après des études de littérature à Reims et de travail social à Nancy, il a exercé plus de dix ans comme éducateur spécialisé en banlieue parisienne où il a notamment dirigé et publié Nous… La Cité (Editions Zones, 2012). Il vit et travaille désormais en Bretagne.

Thriller psychologique

Le voyage de Madison de Chris Loseus

Le voyage de Madison
Chris Loseus (Auteur)
Broché – 22 février 2019
Éditeur : Eaux Troubles Editions
Détroit, une soirée de février 2016. L’amant de Madison Espino est sauvagement assassiné devant elle. Trois ans plus tard, hantée par ce tragique souvenir, elle se rend auprès de sa mère mourante à San Diego. Commence alors un étrange road trip jalonné par une série de meurtres à travers plusieurs états. Tous avec la même signature, une large ouverture sous la gorge… Et si l’assassin disparu trois ans plus tôt était à sa poursuite ? Un huis clos à bord d’une vieille Chevrolet Camaro… Des portes à pousser et des tiroirs à ouvrir… Celles des chambres à coucher. Des apparences tombent, la vérité se révèle ! Un road trip, depuis Detroit jusqu’à San Diego, de la jeune et jolie Madison, au volant d’une vieille Chevrolet Camaro, qui se transformera au fil des kilomètres en un voyage angoissant et troublant. Plusieurs meurtres jalonneront sa route qui aurait dû être paisible. Pour percer ce mystère il faudra ouvrir les portes cachées de ce thriller psychologique habilement composé par Chris Loseus. Entre ange et démon, la maîtrise du Thriller américain par un auteur francophone de haut vol. Un thriller psychologique qui monte en puissance tout au long de ce road trip au coeur des États unis !
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Bonjour à toutes et à tous…
Je viens de terminer mon voyage avec Madison… avec beaucoup de tristesse.
La lecture est agréable, le style est rendu fluide par le nombre restreint de personnages.
Madison doit absolument retrouver sa mère au plus vite à San Diego…
Commence un étrange road trip…
Elle fait plusieurs rencontres le long d’une route parsemée de cadavres.
Qui la traque ?
Qui lui en veut ?
Elle finira par trouver les réponses au bout d’un voyage qui nous tient en haleine, du début jusqu’à la fin, sans un temps mort.
Chris nous a concocté un road trip avec beaucoup de surprises et même si j’ai vite compris les ficelles de ce thriller, j’ai pris énormément de plaisir à accompagner Madison jusqu’au bout de son voyage
Parfois la peur, parfois le stress, et beaucoup de colère envers tout ce qu’elle vit.
J’ai vraiment eut l’impression d’être à ses côtés à bord de sa superbe Camaro.
Un vrai thriller psychologique.
Intense, diabolique même, tant on est loin d’imaginer le dénouement final.
Merci à Chris Loseus qui nous livre un thriller haletant qui se lit d’une traite.
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Extraits :
« Stan lui avait donné ça. Il lui avait dit la trouver belle, et bien sûr, son regard intense l’avait troublé, mais il n’y avait pas que ça. Il la trouvait lumineuse, mystérieuse, intelligente. Il prenait le temps de la découvrir, rien n’était précipité. Leur premier baiser en était un exemple. Doux, frais, leur nez se frôlant avant que leurs bouches ne se découvrent. De la douceur, de longues discussions et beaucoup de moments partagés. Il avait cette douceur et cette force en même temps. Fort dans son job, respecté, et attentionné avec elle, sans être ni baba ni servile. À ses côtés, elle était devenu femme. Il lui avait fait découvrir tout ce à quoi elle n’avait jamais eu accès. Les beaux hôtels, les bons restaurants, les cultures différentes. L’écouter lui raconter ses voyages, des lieux tellement exotique ! Elle avait grandi à ses côtés. Le monde s’était ouvert à elle, elle ne comprenait, apprenait les différences, et réalisait que Détroit n’était qu’un petit point sur le globe, et que tout ne tournait pas autour des États-Unis. »

Chris Loseus est l’auteur de nombreux thrillers, romans de science fiction, et horreur.
Il est né le 26 août 1971.
Amoureux des grands espaces il vit dans les Alpes avec sa femme et ses enfants.
Il effectue régulièrement des aller-retours aux états-unis pour être au plus proche des ses intrigues.
Il est édité en 2013 avec son titre Nouvelle ère qui connaît un vif succès.
Depuis 2013, Chris Loseus comptabilise plusieurs dizaines de milliers de lecteurs…

Thriller

Juste après la vague de Sandrine Collette

Juste après la vague
Sandrine Collette (Auteur)
Broché – 18 janvier 2018
Éditeur : Denoël
Une petite barque, seule sur l’océan en furie. Trois enfants isolés sur une île mangée par les flots. Un combat inouï pour la survie d’une famille. Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et soeurs. Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, il n’y a plus qu’une étendue d’eau argentée. Une eau secouée de tempêtes violentes, comme des soubresauts de rage. Depuis six jours, ils espèrent voir arriver des secours, car la nourriture se raréfie. Seuls des débris et des corps gonflés approchent de leur île. Et l’eau recommence à monter. Les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres, là où ils trouveront de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants. Une histoire terrifiante qui évoque les choix impossibles, ceux qui déchirent à jamais. Et aussi un roman bouleversant qui raconte la résilience, l’amour, et tous ces liens invisibles mais si forts qui soudent une famille.
2019_041_ Sandrine Collette - Juste après la vague

Bonjour à toutes et à tous…

Après avoir lu, “Il reste la poussière”, “Des nœuds d’acier”, et “Les larmes noires sur la terre”, j’étais sûr que le style de Sandrine Collette serait au rendez-vous.
Je ne me suis pas trompé !

C’est un très beau livre, avec beaucoup d’émotions aussi bien de la part des parents que de celles des enfants.
Des mots, très forts, des choix à faire, très durs.
Une peur omniprésente… Une nature toute puissante.
Une histoire haletante et une course contre la montée des eaux.
De la colère, de la tristesse, de la joie, de la peur…

Un gigantesque tsunami a dévasté le monde.
Quelques îlots émergent mais pour combien de temps encore ?
La mer continue de monter, chaque jour un peu plus.
Deux histoires se déroulent parallèlement.
La première : Pata, Madie et six de leurs enfants prennent une barque, ils fuient en direction des “terres hautes”.
La seconde : Celle de trois enfants « abandonnés » qui essaye de survivre dans l’attente d’un hypothétique retour des parents.

Sandrine aborde encore une fois des thèmes forts, qui ne laisseront personne indifférent.
Un roman qui laisse des traces… Un “Grand” Sandrine Collette !
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Extraits :

« Le cœur de la mère s’est suspendu à l’instant où elle a enjambé la barque pour quitter l’île un peu avant l’aube, Marion dans les bras.
Machinalement, elle a compté les enfants nerveux entassés dans l’embarcation : de un à six. À six, quelque chose s’est brisé au-dedans d’elle, quelque chose qui sait que six, ce n’est pas le bon chiffre. L’élan dans les viscères de Madie pour retenir le cri. Elle s’assied à son tour, tout qui tremble : les mains, les jambes, les lèvres qui veulent articuler : sept,huit, neuf.
Mais pas.
Cela s’arrête à six.
Madie vole en éclats. Elle est celle qui part. Celle qui abandonne. »

 

 

Sandrine Collette passe un bac littéraire puis un master en philosophie et un doctorat en science politique. Elle devient chargée de cours à l’Université de Nanterre, travaille à mi-temps comme consultante dans un bureau de conseil en ressources humaines et restaure des maisons en Champagne puis dans le Morvan.

Elle décide de composer une fiction et adresse son manuscrit aux éditions Denoël. Il s’agit « Des nœuds d’acier », publié en 2013. Son premier roman rencontre un vif succès critique et public avec 20 000 exemplaires vendus. Il obtient le Grand Prix de littérature policière ainsi que le Prix littéraire des lycéens et apprentis de Bourgogne.

En 2014, elle publie son second roman « Un vent de cendres » (chez Denoël) qui revisite le conte La Belle et la Bête.

Devenue l’un des grands noms du thriller français, une fois encore, elle montre son savoir-faire imparable dans « Six fourmis blanches » (2015).

« Il reste la poussière » (2016) obtient le Prix Landerneau du polar. En 2017 paraît « Les larmes noires sur la terre ».

Sandrine Collette partage son temps entre la région parisienne et son élevage de chevaux dans le Morvan.

Noir, Polar, Thriller

Le Cri de Nicolas Beuglet

Le Cri
Nicolas Beuglet (Auteur)
Poche – 11 janvier 2018
Éditeur : Pocket
À quelques kilomètres d’Oslo, l’hôpital psychiatrique de Gaustad dresse sa masse sombre parmi les pins enneigés. Appelée sur place pour un suicide, l’inspectrice Sarah Geringën pressent d’emblée que rien ne concorde. Le patient 488, ainsi surnommé suivant les chiffres cicatrisés qu’il porte sur le front, s’est figé dans la mort, un cri muet aux lèvres – un cri de peur primale. Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va découvrir une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
2019_040_Nicolas BEUGLET - Le cri

Bonjour à toutes et à tous…

Oui ou non, il y at-il quelque chose après la mort ?

Nicolas Beuglet nous entraîne dans une enquête haletante, destinée aux amateurs d’action intensive, saupoudrée “d’un peu” d’ésotérisme pour pimenter la trame très recherchée de son roman.

Dans ce thriller extrêmement original, il n’y aucun temps mort. Nicolas donne suffisamment d’éléments pour que l’ensemble se tienne plutôt très bien. Beaucoup de suspens et de nombreux rebondissements bien menés.

L’histoire m’a captivée dès le début. Le côté historique bien sûr, la C.I.A., les essais réalisés sur des patients, sans aucune autorisation légale, beaucoup d’énigmes, les dérives de la science et l’intervention de la religion !
Tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment.

Petit bonus.
À la fin du livre, Nicolas nous dévoile toutes ses recherches historiques qui lui ont servi à construire son histoire. C’est glaçant !
Fiction ou réalité ?
Anticipation ou horreur ?
Thriller ou roman d’amour ?

La force de ce livre, c’est la parfaite combinaison entre tout ça…

“Un cri” à lire absolument!

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Extraits :

« La vie nous tuerait tous si nous n’avions pas l’oubli.
…/…
Cet oubli qui fait que nous ne pensons pas chaque seconde à l’absurdité de notre existence. Nous vivons sans savoir d’où nous venons et nous mourons sans savoir où nous allons. Comment vivre entre les deux ? Comment ne pas être paralysé par cette absence de sens ? C’est logiquement impossible. Et pourtant, la majorité y parvient et fait un peu comme si de rien n’était. Mais imaginez que vous soyez forcée de penser cet absurde sans rien pouvoir faire d’autre, pas sûr que vous survivriez. »

 

 

Après quinze années passées chez M6, Nicolas Beuglet a choisi de se consacrer à l’écriture de scénarios et de romans. Le Cri et Complot ont paru aux éditions XO en 2016 et en 2018.
Il vit à Boulogne-Billancourt avec sa famille.

Roman

Un fils parfait de Mathieu Menegaux

Un fils parfait
Mathieu Menegaux (Auteur)
Poche – 1 février 2018
Éditeur : Points
2019_039_Mathieu Menegaux - Un fils parfait

 

Bonjour à toutes et à tous…

Un roman grave et magistral !
J’avais déjà lu et beaucoup apprécié le premier roman de Mathieu (Je me suis tue).

Pour la deuxième fois, je me suis pris une claque.
Un récit bouleversant tant on se dit qu’il est impossible de vivre cela.
Mais malheureusement le roman s’inspire d’un fait réel !

Mathieu encore une fois se met dans la peau d’une femme, ici une mère dont la vie bascule vers l’horreur…
Alors qu’elle souhaite protéger ses filles de l’inceste paternel elle se retrouve accusatrice-accusée !

Alors, oui encore un très bon roman, empreint de beaucoup de sensibilité !
Que d’émotions…
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Extraits :

« Certains s’écroulent en “burn-out” après avoir trop travaillé, incapables de quitter leur canapé et en panique à la seule idée de repasser à proximité de leur lieu de travail. Moi j’avais peut-être développé des hallucinations, de la paranoïa et tout cela n’était qu’un immense delirium tremens. Comme les alcooliques, je finissais par rappeler de mes vœux une bonne cure de valium ou de Temesta, au moins la vie redeviendrait rose pour quelques instants.
…/…
Je voulais hurler tout mon soûl, évacuer ma rage, frapper mes poings sur un mur en crépi jusqu’à briser les os de toutes mes phalanges, m’arracher les cheveux et surtout démembrer Maxime. »

 

Mathieu Menegaux est né en 1967. Son premier roman, Je me suis tue, publié chez Grasset en 2015 et Points en 2017, a obtenu le prix du Premier Roman des 29es Journées du Livre de Sablet.

Humour, Philosophique, Roman

Le jour où j’ai appris à vivre

Le jour où j’ai appris à vivre
Laurent Gounelle (Auteur)
Poche – 7 avril 2016
Éditeur : Pocket

Imaginez : vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais son regard se fige, elle devient livide. Ce qu’elle va finalement vous dire, vous auriez préféré ne pas l’entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle.
C’est ce qui va arriver à Jonathan. À la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d’expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie…

 

2019_038_Laurent Gounelle - Le jour où j'ai appris à vivre

 

Bonjour à toutes et à tous…
Tout le monde n’est pas capable de lire et comprendre la plupart des philosophes,
mais nous sommes tous amenés à réfléchir sur soi, en lisant de tels romans.

J’ai été pris par ce “petit” roman dès le début, et je n’ai pas pu le lâcher !
Je voulais tout de suite arriver à la fin.
Qu’allait-il se passer ?
La prédiction d’une bohémienne, qu’en est-il ?
Et juste en regardant dans les lignes de sa main !

Laurent Gounelle s’approprie des thèmes liés au développement personnel, mais aussi à la protection de l’environnement. Tout ceci, fait de cet ouvrage un roman dans l’air du temps, qui vous remet du baume au cœur, même s’il paraît difficile dans le tourbillon de la vie actuelle d’appliquer tous ces préceptes pourtant empreints de bon sens. Mais en appliquer quelques uns pourrait bien être accessible pour tout un chacun, surtout qu’on en a l’illustration dans les péripéties de Jonathan.
Bref, vous l’aurez compris, c’est un festival de sentiments en tous genres, un roman empreint d’émotion.
Un très bon moment de détente, et d’humour, tout est là, pour en faire une belle histoire, sans aucune prétention de l’auteur !
je recommande, à tous ceux qui veulent sortir de la noirceur de leur quotidien.

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Extrait :

« On nie tout ce qui nous approche de la mort. On cache soigneusement les signes de vieillissement dès leur apparition. On ne valorise que la jeunesse et ses atouts, qui sont les seules que l’on affiche, comme si vieillir était honteux ou effrayant. Même les philosophes se font faire des lifting et cultivent un look jeune.
Pourtant, quand on demande aux gens s’ils sont heureux, ils sont beaucoup plus nombreux à répondre oui à soixante ans qu’à vingt ans… »

 

 

Écrivain, Laurent Gounelle est également un spécialiste des sciences humaines, formé en France et aux États-Unis. Ses livres expriment sa passion pour la philosophie, la psychologie et le développement personnel. Ses romans – L’homme qui voulait être heureux (Anne Carrière, 2008), Dieu voyage toujours incognito (Anne Carrière, 2010, paru chez Pocket en 2012 sous le titre Les dieux voyagent toujours incognito), Le philosophe qui n’était pas sage (Kero, 2012), Le jour où j’ai appris à vivre (Kero, 2014) et Et tu trouveras le trésor qui dort en toi (Kero, 2016) – sont des best-sellers internationaux, tout comme son dernier ouvrage, Je te promets la liberté, paru aux éditions Calmann-Lévy en 2018.

Philosophique

Du Bonheur, un voyage philosophique

Du Bonheur, un voyage philosophique
Frédéric Lenoir (Auteur)
Poche – 26 août 2015
Éditeur : Le Livre de Poche

Qu’entendons-nous par « bonheur » ?
Dépend-il de nos gènes, de la chance, de notre sensibilité ?
Est-ce un état durable ou une suite de plaisirs fugaces ?
N’est-il que subjectif ?
Faut-il le rechercher ?
Peut-on le cultiver ?
Souffrance et bonheur peuvent-ils coexister ?

Pour tenter de répondre à ces questions, Frédéric Lenoir propose un voyage philosophique, joyeux et plein de saveurs. Une promenade stimulante en compagnie des grands sages d’Orient et d’Occident, où l’on traversera le jardin des plaisirs avec Épicure, où l’on entendra raisonner le rire de Montaigne et de Tchouang-tseu, croisera le sourire paisible du Bouddha et d’Épictète, où l’on goûtera à la joie de Spinoza et d’Etty Hillesum. Un cheminement vivant, revigorant, ponctué d’exemples concrets et des dernières découvertes des neurosciences, pour nous aider à vivre mieux et apprendre à être heureux.

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Bonjour à toutes et à tous…
Frédéric Lenoir fait parti des auteurs que je lis régulièrement avec beaucoup de plaisir et qui me permet de m’évader.
Dans ce “voyage”, il rend accessibles les concepts pas toujours simples des philosophes antiques, modernes et orientaux au personnes désireuses de mieux comprendre les mécanismes du Bonheur.
Des neuro-sciences à Spinoza, de Bouddha à Voltaire en passant par Montaigne, Freud et bien d’autres, un livre qui donne matière à réflexions, et aussi à interrogations …
Frédéric a le don de nous entraîner dans une certaine méditation qui ouvre plusieurs portes pour atteindre le plaisir, et pourquoi pas… le bonheur !

Frédéric Lenoir a réussit à me rendre heureux…
A lire !
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Extrait :

« Le problème de l’«imbécile heureux», en effet, et qu’il nage dans la félicité tant qu’il demeure ignorant ou que la vie ne l’accable pas. Mais, dès que nous avons un temps soit peu réfléchi à la vie ou que celle-ci ne répond plus à nos aspirations et besoins immédiats nous perdons ce bonheur fondée sur les seuls station et l’absence de distance réflectives. De surcroît nier la pensée la connaissance la réflexion c’est bannir une part essentielle de notre humanité et nous ne pouvons plus nous satisfaire dès que nous en avons conscience d’un bonheur fondée sur l’erreur d’illusions une absence totale de lucidité. »

Frédéric Lenoir est philosophe et sociologue. Il mène depuis plusieurs années une réflexion sur la sagesse et l’art de vivre. Il est l’auteur de nombreux livres – essais et romans –, traduits dans une vingtaine de langues. Ses récents ouvrages, Du bonheur, un voyage philosophique, La Puissance de la joie et Le Miracle Spinoza ont été en tête des listes de best-sellers.

Thriller

Surtout le pire de Lou Vernet

Surtout le pire
Lou Vernet (Auteur)
Broché – 20 septembre 2019
Éditeur : Les éditions du Loir

Ce que l’aube promet au jour n’est souvent qu’un leurre. Anne Carrière le vérifie à chaque découverte macabre. Cette fois-ci, il s’agit d’une jeune femme, Sandra Link, 24 ans, retrouvée morte dans sa baignoire. Un banal suicide, à première vue, comme il en existe toutes les quarante secondes dans le monde. Une histoire vite retracée. Fugueuse depuis ses dix-huit ans, la jeune femme venait d’accoucher deux jours plus tôt dans un hôpital parisien d’où elle s’était enfuie aussitôt en abandonnant son enfant. Bien trop jeune et seule pour porter un si lourd fardeau. Ce n’est pas la première ni la dernière fois et pourtant la légiste ne s’y fait pas. Surtout que c’est le second cas en moins d’un mois. À croire que toutes les guerres et les catastrophes ne suffisent plus à la misère humaine. Il faut encore que soient ajoutés au nombre des victimes des nourrissons. Comme un besoin d’éradiquer tout espoir, toute rédemption.

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Bonjour à toutes et à tous…

Véritable cri de douleur et d’amour à la fois…
Lou Vernet est une magicienne, et signe dans ce tout premier thriller teinté de noirceur, une histoire, un conte peut-être, véritablement différent, où chaque mot, chaque phrase, telles des notes de musique sur une partition, trouve sa place donnant une fausse impression de facilité.
Lou réalise de plus un coup double.
Non seulement le fil rouge du roman est hypnotisant, avec une vraie intrigue, sans concession, froide et très dure, mais le style littéraire exceptionnel m’a pris par les tripes…
Avec son écriture sublime, qui souvent frise le minimalisme d’un “Haiku”, les mots, les verbes, les idées s’enchaînent et rebondissent tels des ricochets dans une folle ronde. La plume de Lou m’a entraîné dans une spirale infernale (où elle joue définitivement avec le lecteur), qui ne se dévoilera qu’aux toutes dernières pages…

Lou frappe très fort avec ce roman torturé et délicieux à la fois.
Bravo Lou,
Bravo les éditions du Loir !

Gros, gros coup de cœur…
Je conseille vivement ce livre.

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Extrait :

« Le jour peinait à se lever. Obscurci par de lourds nuages, le ciel ressemblait à une marée grise prête à ensevelir la ville. Un froid glacial semblait comprimer toute velléité de révolte comme s’il avait saisi toute chose, hommes, arbres, animaux, air, pour les figer à jamais. Elle-même s’était fait piéger, incapable de bouger, transie jusqu’à la moelle, compactée dans la masse. Le monde était devenu une espèce de bloc anthracite, uniforme, figé, austère. Privé d’oxygène.
Elle appréhenda cette réalité subitement, à la façon dont ses poumons réclamaient l’air, que c’était elle et seulement elle, qui en ouvrant la bouche, surprise par sa vision, avait oublié de respirer. Paniquée, elle toussa bruyamment pour reprendre son souffle et chasser un début d’étouffement 
»

 

Rédiger une biographie, même succincte, de Lou Vernet s’avère être plus compliqué qu’il n’y paraît, tant l’auteur est inclassable selon les codes habituels du genre.

Lou est une autodidacte. Passionnée. Libre. Têtue. Et un peu barrée. Sa devise : “Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon vous n’en sortirez pas vivant !“ B. le Bovier de Fontenelle.

“Je veux partir. Loin. Ailleurs. Partir comme on voyage. La folie devant, les doutes derrière. La première fois que j’ai voyagé, c’était à dos de livres. Les mots m’avaient ouvert la voie, j’ai suivi les lignes. Et j’ai aimé. La respiration des virgules, le repos des points, l’essentielle interrogation, la folle exclamation. J’ai aimé à outrance, dans l’absolu, la passion, la servitude. J’ai aimé à vouloir écrire aussi. Le voyage des autres ne me satisfaisait plus, il me laissait à quai, ne comblait plus mes manques. Mais comment voyager seule quand on ne l’a jamais fait ? Comment créer le partir, quand on est encore amarrée ? Qui étais-je pour ainsi vouloir créer ? Dieu est créateur, je n’étais pas Dieu, je ne pouvais pas créer. Alors j’ai copié. Les bons mots de l’un, les maximes de l’autre. Comme ils ne me satisfaisaient pas non plus, j’en ai changé le sens, le rythme et puis l’idée. Ecrire c’est ne pas savoir dire. C’est s’être trop tu. Qu’avais-je à dire qui ne soit déjà révélé ? Mes premiers accents m’ont fait pleurer. Ils étaient aigus, n’en finissaient pas de hurler. Les graves devenaient solennels, pour ne pas dire ennuyeux. Les circonflexes m’ont sauvée, leurs chapeaux m’abritaient. Alors les mots sont devenus mes amis et les verbes ont fini par se conjuguer. Au passé d’abord, dans l’espoir d’un futur ensuite, dans le plaisir du présent enfin. Maintenant il me suffit de les écrire pour jouir. Jouir de les voir prendre vie. Grâce à moi, puis malgré moi, presque en dehors de moi, presque plus fort que moi. Ils sont un voyage, de l’intérieur vers l’extérieur, de moi à vous, de moi pour vous. Ils sont mes ailleurs, ce qui n’est pas si loin.”

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“Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres” de Maxime Gillio

Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres
de Maxime Gillio (Auteur)
Broché – 22 mars 2017
Éditeur : Pygmalion

« Je vois Gabrielle, ma fille, m’observer de son regard indéchiffrable. Pourquoi ce livre ? Après tout, c’est notre passé, sa vie, mes sentiments. Il ne concerne qu’elle et moi, pourquoi l’exposer aux yeux de tous ? Parce que nous en avons besoin. Parce que nous devons guérir de cet amour contrarié et nous retrouver.
Je n’écris pas un livre sur l’autisme, encore moins un guide ou un mode d’emploi, j’offre les souvenirs que je nous ai volés. L’histoire banale d’un père et d’une fille. »

Chaque jour, les chiffres concernant l’autisme nous alertent. 650 000 cas en France… Si chacun est différent, la souffrance de l’enfermement est, pour eux comme pour leurs proches, commune. Une souffrance que Maxime Gillio tente de contourner avec la force de ses mots, sincères et émouvants.

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Bonjour à toutes et à tous…

Cri de douleur et d’amour à la fois, “Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres” n’est plus tout à fait un roman et d’ailleurs Maxime Gillio, n’est pas, ici, tout à fait un auteur.
Maxime est un papa qui nous envoie un hommage très émouvant, plein d’amour, de tendresse et d’humour à sa fille Gabrielle…
Un témoignage humble qui offre une véritable leçon de vie à tous les parents, que leurs enfants soient touchés par un handicap ou non.

Gros coup de cœur… Je conseille vivement ce livre !

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Extrait :

« Mes activités littéraires m’amènent parfois à devoir m’absenter tout un week-end. Le déroulé de mes absences est toujours le même. Les jours qui précèdent mon départ, je suis content, je vais voir des copains, me changer les idées. Le matin, je suis au taquet, hop, dans la voiture, et ciao Dunkerque. Mais souvent, je ne suis pas encore arrivé que déjà, tu me manques, que j’ai envie de revenir à la maison. Je regarde l’heure et je me demande ce que vous faites pendant que je ne suis pas là. Alors oui, je déconne avec les copains, je signe les livres. L’espace de quelques heures, j’existe en tant qu’autre chose que père. Mais ça ne dure pas. Au fond, je n’ai qu’une seule envie, rentrer à l’hôtel pour vous téléphoner, ou carrément reprendre la voiture.
Se quitter un peu pour se retrouver beaucoup, je n’ai rien inventé. »

 

Maxime Gillio, père de trois enfants, a travaillé douze ans dans l’Education nationale avant de réaliser qu’il n’aimait rien tant que le calme et la solitude. Depuis, il s’est reconverti dans l’édition. Mais il a quand même gardé sa tribu, pour son plus grand bonheur.