Émotion, Histoire, Philosophique

L’arche du passé

L’arche du passé
de Joëlle Giraud-Buttez (Auteur)
Broché – 26 novembre 2018
Éditeur : Éditions ThoT

Rien n’aurait pu préparer Julia au destin qui serait le sien ni à assumer l’étrange héritage de sa lignée. Protégée par le silence de son père, elle n’a connu qu’insouciance et liberté, à l’image de ces montagnes qui l’ont vue naître et grandir. Jusqu’au jour où l’Italie s’imposa à elle, avec le secret de ses origines. Un secret qui la laissera, des mois durant, exsangue de repères. Une autre Julia vivait en elle. De retour à Levanto pour répondre à sa quête de justice ainsi qu’aux attentes d’Anna et d’Amélia, ses ancêtres disparues, elle explorera, épaulée par son ami Flavio, les profondeurs du passé. Deviendra-t-elle, à son tour, la gardienne d’un secret afin de préserver son grand-père d’une vérité synonyme de souffrance ? Les non-dits ont-ils parfois leur raison d’être ? Après Le Réveil des mémoires, Joëlle Giraud-Buttez poursuit avec virtuosité une saga familiale envoûtante, dévoilant peu à peu une réalité imperceptible.

 

2019_051_Joëlle Giraud-Buttez -L'Arche du passé

 

Bonjour à toutes et à tous…

L’arche du passé est la digne suite du premier volet : Le Réveil des mémoires.
Texte sublime, très bien écrit qui nous mène dans un monde tantôt magique, tantôt historique…

Romancière discrète et spontanée, Joëlle Giraud-Buttez affectionne la simplicité des rencontres humaines, comme les voyages aux quatre coins du monde, d’où elle puise son inspiration. Avec ce nouveau roman de 254 pages, l’auteur poursuit avec virtuosité sa saga familiale envoûtante, dévoilant peu à peu une réalité imperceptible.

Julia retourne dans les Cinq Terres en Italie afin de comprendre son histoire familiale bien complexe. Aidé de Flavio et de son grand-père, elle avance imperturbable afin de connaître la vérité sur ses ancêtres…

Les dernières lignes sont vraiment très émouvantes au point que j’ai eu du mal à retenir mes larmes.
J’espère qu’il y aura une suite !

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Extrait :
« L’homme courait-il à sa perte ?
Las de trop de soumission, les éléments, tels des géants endormis, se réveillaient, s’entendaient pour réclamer justice : le sol tremblait, les océans se révoltaient, l’air s’asphyxiait, se réchauffait, les pôles fondaient à vitesse grand V, rappelant à ceux qui n’étaient que des hôtes de passage leurs racines nourricières sans lesquelles ils n’auraient pu être.
Devenue au fil du temps esclave de l’avidité humaine, la nature en apnée cherchait désormais à se faire entendre, trouvant écoute auprès de quelques âmes conscientes de l’urgence d’endiguer le processus en cours avant que toute irréversibilité ne soit acquise.
Dans son égarement et sa démesure, l’homme avait impunément pris. Le temps était venu de restituer, de renouer avec l’altruisme écologique ; à défaut, civilisations et générations à venir seraient sacrifiées. Pour cela, il lui fallait sans plus tarder réparer, réviser son appétence en réajustant sa conscience à ses besoins vrais, afin de rétablir et perpétuer la belle et fragile harmonie de la vie. »

 

Joëlle Giraud-Buttez est une auteure discrète et authentique. Elle affectionne la simplicité des rencontres humaines. Citadine, elle surprend son entourage par ses trekkings aux quatre coins du monde. Elle y puise son énergie, son inspiration et emmène ses lecteurs dans son univers aux mille facettes.

Émotion, Philosophique

Le Réveil des mémoires

Le Réveil des mémoires
de Joëlle Giraud-Buttez (Auteur)
Broché – 13 novembre 2015
Éditeur : Éditions ThoT

Julia, journaliste-reporter, partage sa vie entre Hières, un hameau des Hautes-Alpes où elle a grandi dans le silence de ses origines et Paris. À la disparition de son père, l’Italie l’appelle. Pour la jeune femme, c’est le début d’une longue descente dans les méandres d’un passé sombre et inconnu, dissimulé au cœur de la petite ville de Levanto. Le secret de son père se dévoile petit à petit, entre omerta, obscurantisme et trahison. À travers un journal intime, la vérité émerge. Julia pourra-t-elle surmonter ses peurs et ses angoisses pour devenir celle qu’on lui demande d’être ? Cette autre Julia…
Le Réveil des mémoires nous entraîne aux limites du monde connu dans une dimension au-delà des croyances définies. Un roman profond et troublant.

 

2019_050_ Joëlle Giraud-Buttez - Le Réveil des mémoires

 

Bonjour à toutes et à tous…

Il y a plus de deux ans après une période d’efforts trop soutenus, je me suis écroulé.
j’étais exténué, fatigué dès le matin…
J’avais le sentiment d’avoir de moins en moins d’énergie.
Il a fallu que je me reprenne.
Il m’a aussi fallu l’aide d’un groupe qui comme moi avait subi la même chose.
Nous nous sommes soutenus.

Il y a même eu un vide dans ma lecture.
Je ne savais plus quoi lire… Je ne prenais plus de plaisir…

Depuis quelques mois, j’ai décidé de me remettre à lire.
De lire tout type de lecture. Mais surtout de lire à mon rythme.
De rester dans une lecture “plaisir” et non lecture “obligation”.

Je voudrais dire un grand merci à Yolande Legras pour cette excellente découverte.

À travers les cinq terres en Italie mais aussi à travers une histoire familiale complexe, Joëlle Giraud-Buttez avec virtuosité m’a entraîné dans une saga envoûtante, dévoilant peu à peu une réalité imperceptible, aux limites du monde tangible et des croyances définies, où l’héroïne, Julia, va devoir assumer l’étrange héritage de sa lignée…
C’est tout à fait le genre de roman que l’on voudrait ne pas voir s’arrêter…
Comment ne pas être touché par ce récit.
Entre passé et présent, ce livre est aussi une véritable invitation au voyage.

J’ai adoré ce livre, que je garderai en mémoire !

Quelle écriture… Impossible de ne pas poursuivre avec le tome 2 !

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Extrait :
« Derrière elle, perchées sur le promontoire surplombant le petit port, de nombreuses villas inondées des lumières du soleil couchant. De vieilles dames tout droit sorties de la Belle Époque veillant sur l’horizon. Le jour glissait doucement sous les prémices de la nuit. Le soleil satisfait de sa belle prestation se retirait au-delà de l’horizon. Elle lui emboîta le pas. L’heure se faisait de plus en plus discrète. La fraîcheur pointait le bout de son nez. Les promeneurs désertaient la jetée, se diluant dans l’évanescence du jour.
Levanto s’endormait.
…/…
Qu’il lui semblait bon de renouer avec de vieilles habitudes.
La douce introduction au sommeil. Les mains au contact du livre, elle sentit un frisson de plaisir lui parcourir le dos. Depuis combien de temps ne s’était-elle pas accordé ce petit instant de bonheur, celui de tourner les pages avec un avant-goût de délice acidulé, la lumière rasante du chevet délicatement posée sur les lignes à venir. Ses yeux croisèrent le bouquet de fleurs champêtres fraîchement déposées sur un petit guéridon. Il trônait sur un petit napperon d’un autre temps brodé par une patience qui avait appris à apprivoiser les heures et les saisons. »

 

Joëlle Giraud-Buttez est une auteure discrète et authentique. Elle affectionne la simplicité des rencontres humaines. Citadine, elle surprend son entourage par ses trekkings aux quatre coins du monde. Elle y puise son énergie, son inspiration et emmène ses lecteurs dans son univers aux mille facettes.

Émotion

La librairie de l’île

La librairie de l’île
de Gabrielle Zevin (Auteur),
Poche – 4 mai 2017
Éditeur : Pocket

A.J. Fikry a l’un des plus beaux métiers du monde : il est libraire sur une petite île du Massachusetts. Mais il traverse une mauvaise passe. Il a perdu sa femme, son commerce enregistre ses pires résultats depuis sa création et il vient de se faire dérober une édition originale et précieuse. A.J. s’isole au milieu des livres jusqu’au soir où il découvre un couffin devant sa librairie. Un bébé que sa mère a abandonné là avec un mot :  » Je tiens à ce qu’elle grandisse entourée de livres et de gens pour lesquels la lecture compte.  » Réticent au premier abord face à l’ampleur de cette mission, le libraire tombe rapidement sous le charme du nourrisson et entrevoit avec lui la possibilité d’un nouveau bonheur.
Et si la vie valait bien qu’on lui accorde une seconde chance ?

 » Un optimisme rafraîchissant pour les amoureux des livres !  »
The Washington Post

Livre_2019_049_Gabrielle Zevin - La librairie de l'ile

 

Bonjour à toutes et à tous…

Ce livre raconte l’histoire d’une vie.
La vie de A.J.
Ce bel ouvrage est déroutant et attachant. Difficile de ne pas se prendre d’affection pour ces personnages que la vie n’a pas épargné, qui se croisent, s’enchevêtrent.
C’est une belle surprise.

Une histoire qui parle d’une librairie et de livres ne pouvait que m’intéresser…
J’avoue avoir même ralenti le rythme de ma lecture pour pouvoir le savourer page après page… Repoussant le point final, le plus longtemps possible.

Une histoire d’amour, de solitude, de famille, d’amitié et de deuil…
Le tout empli de poésie avec aussi de nombreuses références littéraires, qui malheureusement s’adressent plutôt à des lecteurs d’outre atlantique, mais qui ne gâchent en rien le plaisir de la lecture.

Je suis conquis et curieux de lire un autre roman de Gabrielle…

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Extraits :

« On supprime toutes les meilleures choses de ce monde les unes après les autres, un peu comme le gras de la viande, se dit souvent A.J. D’abord, les magasins de disques, puis les vidéoclubs, ensuite est venu le tour des journaux et des magazines et désormais, même les grandes enseignes de librairie disparaissent. Il part du principe qu’un monde sans grandes librairies est bien pire qu’un monde avec. Ces boutiques là, au moins, vendent des livres et non des médicaments ou du bois de construction. Elles emploient des diplômés en littérature qui savent lire et conseiller leurs clients. »

 

 

Gabrielle Zevin, née en 1977, est écrivain et scénariste. Diplômée de Harvard en littérature anglaise et américaine, elle vit à Los Angeles et a déjà publié huit romans aux États-Unis, dont quelques-uns pour la jeunesse, qui ont été traduits en France et publiés chez Albin Michel. La Librairie de l’île a paru sous le titre L’Histoire épatante de M. Fikry & autres trésors chez Fleuve Éditions en 2015.

Émotion, Philosophique

Le Rire du Monde

Le Rire du Monde (Fragments de Voyage…)
de Lou Vernet (Auteur)
Broché – 27 septembre 2018
Éditeur : Éditions La Trace

“Ces instant bénis où chaque souffrance endurée, chaque sueur perlée, chaque pas accompli ouvrent sur la rencontre.
Avec soi bien évidemment mais aussi l’autre, cet étranger, ce galopin hors frontière…”

Une réflexion originale, passionnée et attachante sur les voyages, nos voyages…

 

2019_048_Lou Vernet - Le rire du Monde_Fragments de voyage…

 

Bonjour à toutes et à tous…

Le Rire du Monde (Fragments de Voyage…)
Ce n’est pas par hasard qu’il y a des majuscules à certains mots.

Rire, Monde, Fragments, Voyage.
Tout est résumé en quatre mots Tellement simples.
Il y en a pourtant un cinquième qui se cache et revient régulièrement tout le long de la lecture de cet ouvrage.

Émotion.

Lou Vernet nous invite à partager une partie de Son Monde. Elle nous invite à Voyager avec elle. Elle avance, doucement un pied devant l’autre, Pas après Pas. Sa Respiration est posée sur un Rythme ou chaque Souffle de Souffrance finira par se transformer en souRire. À travers ses mots j’ai voyagé, dans le Monde Entier. Ses Rencontres avec les Autres, avec Elle parfois. Le Doute, la Peur, la Souffrance et des Déceptions, aussi… Trente deux fragments de Vie qui vont s’étirer jusqu’à l’Infini, sur le chemin de Sa vie, sur un chemin tout en poésie.
Lou, J’ai eu l’impression de Marcher à tes cotés et seul le Silence rythmait la Cadence de nos pas et de nos Respirations. Telle une Quête spirituelle, à la recherche d’un horizon qui s’éloignait à chaque pas…

Merci pour ce Voyage.
Tes Mots, telles des Photos m’ont porté durant ces Moments Silencieux, où seul le Froissement des Pages accompagnait ta Plume…

Le Bonheur existe… À chacun de trouver le Sien…

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Extraits :

« Le retour est toujours brutal. La violence des contrastes peut rendre survolté et agressif. D’un seul coup, il y a trop de monde, trop de bruit, trop de pollution et trop d’odeurs. Ça te bloque le plexus dès l’arrivée
…/…
Pendant une semaine, plusieurs fois, je me suis arrêtée de marcher et j’ai regardé autour de moi. Complètement ahurie.
…/…
Hommage XXL à ses cueilleuses de thé pour ne citer qu’elles. Si je vous demande expressément de savourer votre prochain thé en pensant à la somme de travail que cela représente, le ferez-vous ? »

 

 

Rédiger une biographie, même succincte, de Lou Vernet s’avère être plus compliqué qu’il n’y paraît, tant l’auteur est inclassable selon les codes habituels du genre.

Lou est une autodidacte.
Passionnée. Libre. Têtue. Et un peu barrée. Sa devise : “Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon vous n’en sortirez pas vivant !“ B. le Bovier de Fontenelle.

“Je veux partir. Loin. Ailleurs. Partir comme on voyage. La folie devant, les doutes derrière. La première fois que j’ai voyagé, c’était à dos de livres. Les mots m’avaient ouvert la voie, j’ai suivi les lignes. Et j’ai aimé. La respiration des virgules, le repos des points, l’essentielle interrogation, la folle exclamation. J’ai aimé à outrance, dans l’absolu, la passion, la servitude. J’ai aimé à vouloir écrire aussi. Le voyage des autres ne me satisfaisait plus, il me laissait à quai, ne comblait plus mes manques. Mais comment voyager seule quand on ne l’a jamais fait ? Comment créer le partir, quand on est encore amarrée ? Qui étais-je pour ainsi vouloir créer ? Dieu est créateur, je n’étais pas Dieu, je ne pouvais pas créer. Alors j’ai copié. Les bons mots de l’un, les maximes de l’autre. Comme ils ne me satisfaisaient pas non plus, j’en ai changé le sens, le rythme et puis l’idée. Ecrire c’est ne pas savoir dire. C’est s’être trop tu. Qu’avais-je à dire qui ne soit déjà révélé ? Mes premiers accents m’ont fait pleurer. Ils étaient aigus, n’en finissaient pas de hurler. Les graves devenaient solennels, pour ne pas dire ennuyeux. Les circonflexes m’ont sauvée, leurs chapeaux m’abritaient. Alors les mots sont devenus mes amis et les verbes ont fini par se conjuguer. Au passé d’abord, dans l’espoir d’un futur ensuite, dans le plaisir du présent enfin. Maintenant il me suffit de les écrire pour jouir. Jouir de les voir prendre vie. Grâce à moi, puis malgré moi, presque en dehors de moi, presque plus fort que moi. Ils sont un voyage, de l’intérieur vers l’extérieur, de moi à vous, de moi pour vous. Ils sont mes ailleurs, ce qui n’est pas si loin.”

Noir, Thriller psychologique

Benzos de Noël Boudou

Benzos
de Noël Boudou (Auteur)
Poche – 14 novembre 2019
Éditeur : Taurnada Editions

Vous est-il déjà arrivé de vous réveiller avec cette sensation de déjà-vu ? Sauriez-vous faire la différence entre le vrai et le faux ? Avez-vous une confiance absolue en vos proches ? Nick semble mener une vie tranquille, entouré de sa femme et de ses voisins. Pourtant, le jour où des amis de longue date arrivent, son existence tout entière va basculer dans l’étrange et l’impensable. Réalité ? Psychose ? Quelle preuve avez-vous finalement de votre réalité ?

2019_047_Noël Boudou - Benzos

 

Bonjour à toutes et à tous…

Avant tout, un grand merci à Joël de Taurnada qui m’a permis de découvrir un nouvel auteur Français !

Voici un court roman (lu d’une traite) qui à le mérite d’être direct.
Les idées, les phrases, les chapitres même, Noël Boudou opte pour un style sans fioritures ni blabla. Cela va directement, là où ça fait mal !
l’intensité est présente de la première à la dernière page. Je suis comme tombé dans un trou noir ! Entre réel et imaginaire, on se perd vite dans le jeu de l’auteur.
Alors, avec Nick j’ai essayé de me raccrocher à ce scénario complètement dingue.
Nick est au bord du gouffre, accro aux médicaments et à l’alcool, il est en pleine incompréhension. Sa femme, ses amis, ses voisins… Qui est qui ?
Les journées ont perdue leurs linéarités. On passe du matin au soir en un clin d’œil. Le lundi suit le mercredi, zapant le jeudi et recommançant sans cesse. Nick s’endort dans un hôtel pour se réveiller dans son lit, chez lui… Mais quel jour sommes nous ???

Est-on dans la réalité, dans un cauchemar ?

En nous faisant vivre son intrigue à la première personne du singulier, j’ai eu l’impression d’être dans la tête de Nick qui continue à prendre de nombreux médicaments couplés avec de l’alcool. Fantasmes, violences, sexe, envie de meurtres…
Ce qui se passe dans le subconscient de Nick n’a plus aucunes limites !

Bref un vrai bon thriller psychologique !
À consommer sans modération…

PS. La très belle couverture reflète très bien à elle seule l’état d’esprit de souffrance de Nick !

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Extraits :

« Je sors sur la terrasse, même en pleine nuit la chaleur reste écrasante. On ne devrait pas tarder à parler de canicule. La nature a le sens du partage, elle tue été comme hiver. Pas de quartier. À l’image des dieux créés par l’homme. Prônant le pardon tout en massacrant des foules à tour de bras avec une imagination immense. La Bible et la mythologie grecque sont plus violentes que le dernier Tarantino. Et mes pensées sont de plus en plus morbides. Je me gave tout seul. Je me saoule, dans tous les sens du terme. Un verre de plus.
Après mes amis et ma pendule, c’est mon téléphone qui se met à se foutre de moi, non, il sonne. Là-bas sur le canapé. Si loin. Je me précipite mais Jack et Daniel se mettent en travers de mon chemin et je m’écroule sur le carrelage, tête la première, je ne suis plus à une bosse près. »

 

 

Noël Boudou, né à Toulouse en 1974, travaille auprès de personnes âgées et vit aujourd’hui près de Cahors. Depuis l’âge de 16 ans, chanteur dans divers groupes allant du hard-rock au death metal, écrire ses textes de chansons lui donne un jour l’envie de s’essayer à raconter des histoires. Fan de Jim Thompson, Joe R. Lansdale et David Peace, c’est tout naturellement qu’il se tourne vers le roman noir. Son premier livre, « Elijah » (Flamant Noir), remporte le prix du Roman Noir 2017 lors du Festival de Cognac.

Polar, Thriller, Thriller psychologique

Perdition

Perdition
de Alexis Arend (Auteur)
Broché – 10 mai 2019

Le long de la mythique « Mother Road », au gré des rencontres, le hasard les a rassemblés… Une poignée d’hommes et de femmes qu’un même but anime : tromper leur destin tragique. Dans une station-service au milieu de nulle part, leurs chemins se croisent pour un face-à-face inattendu avec un redoutable criminel en fuite, Denton Foley, échappé du « couloir de la mort ». La confrontation avec ce meurtrier glacial et implacable bouleversera à jamais leur sort, qu’ils croyaient scellé.
Qui est réellement Denton Foley ?
Que réserve-t-il à ces êtres à la dérive, à qui la vie n’a accordé aucun répit ?

2019_046_Alexis Arend - Perdition

 

Bonjour à toutes et à tous…

Quelle belle surprise !!!

Je viens tout juste de finir ce magnifique roman.
Par où commencer ?
Il y a tellement de choses à dire, mais je ne voudrais surtout pas vous enlever la moindre surprise. Et Dieu sait s’il y en a.

D’abord un énorme merci à Blandine Carron qui m’a fait ce très beau cadeau :
La découverte d’un nouvel auteur… Et pas n’importe lequel… Alexis Arend.

Je suis encore tout retourné.
J’ai l’impression de sortir d’une bonne partie de billard. Ça rebondi dans tous les sens !
Il y a des surprises à tout instant. Un scénario très fluide, de grande qualité en plus de la richesse du texte et de tous les personnages qui se croisent et s’entrecroisent…
Les personnages ? Les mots me manquent…
Alexis a crée des personnages vivants avec des mots qui sonnent justes.
J’en ai aimé certains, détesté d’autres… Mais je n’ai pas pu rester insensible à eux.

Quelle prose… Adrénaline. Sentiment. Suspense.
J’ai savouré chaque chapitre, chaque ligne.
Toute l’histoire nous mène vers un huis-clos final.
Mais quel final ! Un final de toute beauté, superbe même…

Je m’incline humblement devant cette lecture.
Devant ce livre qui m’a fait rire et pleurer…
Devant cette histoire qui m’a tant émue…
Devant ce texte qui m’a enrichit l’esprit…

Ce livre, vous devez le lire absolument !
Mon coup de cœur de cette fin d’année.

Merci Alexis.

Maintenant je sais ce qui me reste à faire…
Josh,
Salamanca,
La lueur,
Intrusions,… et bien d’autres j’espère.

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Extraits :

« À bien y songer, cela avait probablement été la première fois depuis pas loin du seize ans qu’elle avait dormi seule. Sans Kurt à ses côtés. Et qui plus est, pas dans son propre lit, mais dans celui d’une chambre de motel perdue au milieu de nulle part. Se réveiller là avait développé en elle un sentiment extrêmement curieux, tout à la fois plaisant et déstabilisant. Assez terrifiant, aussi, comme une impression de nouveauté absolue, lorsqu’on se trouve privé de tout repère, de tout point d’appui, de tout souvenir. Une sensation grisante, également, euphorisante, comme un doux et agréable goût de vraie liberté qui s’éveille enfin en nous et nous emporte au loin.
Voilà ce que ressentait Jenny Holmes devant son gobelet de café et son petit carton de donuts industriels dont son fils ne faisait qu’une bouchée.
Elle avait peur. Et elle souriait. »

 

 

Ancien ingénieur, Alexis Arend s’est aujourd’hui tourné vers sa vraie passion : l’écriture. Une passion qui l’habite depuis ses douze ans. Ses romans sont de véritables récits de voyage aux portes de l’étrange, dans lesquels transparaît toujours une très grande humanité, et où l’on y découvre en permanence ce fragile équilibre entre Bien et Mal.
Féru d’auteurs comme John Steinbeck ou Stephen King, mais également Bernard Clavel ou encore Émile Zola, c’est un fou de mots et d’images, un passionné d’Histoire et d’histoires, qui aime tout particulièrement voyager au travers de beaux récits.

Histoire, Roman de terroir

Sœurs de lait

Sœurs de lait
Frédérique-Sophie Braize (Auteur)
Broché – 15 mars 2018
Éditeur : Editions De Borée
Nées de mères différentes, les soeurs Baud ne partagent pas un lien fraternel profond. L’aînée, Ferdinande, veuve de guerre, est entrée en condition à Paris. Zoé et Anthelmette, si dissemblables et malgré tout jumelles, accompagnent leurs époux qui innovent pour participer à la grande aventure de l’or blanc. Coqueline, la cadette, est fascinée par la haute société venue en villégiature dans la station, mais elle ne veut pas la servir, elle veut en être. Séduite par Côme, un jeune voyageur qui vante les vertus médicales du radium, elle fonce dans les écueils de l’existence avant de découvrir que des intrigues sournoises sont menées au détriment de son entourage. Les quatre soeurs seront-elles capables de s’unir pour piéger ceux que rien n’arrête ?
2019_045_Frédérique Sophie Braize - Sœur de lait

Bonjour à toutes et à tous…

J’avais une légère appréhension avant de commencer à lire ce roman.
J’avais tellement peur qu’il ne me plaise pas…
J’avais tellement peur de passer à coté de quelque chose d’important, suite à toutes les critiques élogieuses que j’avais lues…
En effet, ce roman entre autre a obtenu le Grand prix littéraire de l’Académie nationale de pharmacie 2018 et le Prix Patrimoine des Pays de Savoie.

Et…

Dès les premières pages, je suis tout de suite entré dans l’univers de Frédérique-Sophie Braize…

Difficile de faire une comparaison avec d’autres auteurs, tant le style est véritablement marqué.
On se croirait presque à une autre époque.
Le sujet du livre fait énormément réfléchir. Comment l’appât du gain peut-il faire tourner les têtes sur certains enjeux pharmaceutiques ou comment le Radium s’invite dans le quotidien de toutes les familles bourgeoises.
J’imagine très difficilement les recherches incroyables que Frédérique-Sophie a du faire pour la construction de ce que je considère comme une véritable saga décrivant le quotidien dans les campagnes, mais aussi dans celui de Paris de l’après guerre.
L’histoire est touchante.
Les personnages vont me manquer, je m’étais attaché à eux…
Des héros de tous les jours, des hommes et des femmes hauts en couleur.

Sœurs de lait, en plus de son suspense, qui trouve encore aujourd’hui écho, dans certaines affaires toutes aussi sordides, fait froid dans le dos. Mais c’est aussi une saga familiale, dont j’ai aimé suivre le destin de chacun.
Leurs secrets, leurs souffrances, mais aussi une très belle solidarité dans ce dur quotidien où tout le monde essaye tant bien que mal de subsister.

Très belle fresque historique sur les mœurs et les conditions de vie de cette époque.
Conclusion, j’ai adoré Sœurs de lait.
Merci Frédérique-Sophie, de nous avoir fait partagé ton univers.

Je conseille à tous lecteurs qui aiment les romans de terroir de lire cet audacieux roman.
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Extraits :

« Pour la veuve, ces rares sorties étaient les seuls bons moments de sa vie parisienne.
Le peu de personnes qu’elle voyait franchissaient rarement le seul de la cuisine, les fournisseurs attitrés se gardant de trop parler aux servantes. Florimont faisait pendre le pouls de la grande ville sa mère et à sa sœur, habitué qu’il était à déambuler dans Paris. Il n’y avait que là pour voir des femmes en cheveux courts affublées de jupes au genou.
Quel bol d’air et de liberté pour Fleur et Ferdinand ! Toutes deux vivaient enfermées dans des lieux où les visites étaient plus rares que celles à la grille des parloirs d’une prison, alors qu’aucune n’avait commis de délit. »

 

 

Frédérique-Sophie BRAIZE est une romancière, nouvelliste et scénariste née à Évian en 1970.

Fille unique d’un alpiniste – ingénieur des Colonnes de Buren à Paris – elle vit dix ans chez ses grands-parents, des paysans de montagne. Elle fait ses études au Pays de Galles, d’où elle revient diplômée en Business et Finances du Polytechnic of Wales. Puis, elle travaille dans la sécurité privée et industrielle. Après une reconversion, elle enseigne l’anglais aux très jeunes Français, et le français aux enfants primo-arrivants, avant de se lancer dans l’écriture en 2012. Elle partage sa vie entre la Haute-Savoie et Paris.

Ses nouvelles ont reçu les Prix Vedrarias 2012, Gaston Welter 2013, Ecriture d’Azur 2013 et 2014, Livre sans Frontières 2014. En 2018 son roman « Sœurs de lait » a remporté le Grand Prix littéraire de l’Académie nationale de Pharmacie et le Prix Patrimoine. Son quatrième roman « Lily sans logis » a reçu le Coup de cœur de l’éditeur.

Histoire, Philosophique

Petit traité d’histoire des religions

Petit traité d’histoire des religions
Frédéric Lenoir (Auteur)
Broché – 23 octobre 2008
Éditeur : PLON
Quelle est la toute première religion de l’humanité ? Comment sont apparues les notions de dieu, de sacrifice, de salut, de délivrance, de prière, de clergé ? Pourquoi est-on passé du culte de divinités féminines à celui de divinités masculines ? De la croyance en plusieurs dieux à la foi en un Dieu unique ? Pourquoi la violence est-elle souvent liée au sacré ? Pourquoi y a-t-il plusieurs religions ? Qui sont les fondateurs des grandes traditions et quel est leur message ? Quelles sont les ressemblances et les différences fondamentales entre les religions ?
Des premiers rituels funéraires des hommes préhistoriques aux grandes religieuses actuelles, Frédéric Lenoir explore de manière limpide l’univers foisonnant du sacré. Une question parcourt ce livre : à quoi servent les religions et pourquoi accompagnent-elles l’aventure humaine depuis l’aube des temps ?
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Bonjour à toutes et à tous…

Voici un “petit livre” qui pourrait nous donner l’opportunité, de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Comment, d’un bout à l’autre du monde, les cultures, les mentalités, les politiques se sont fondées sur un socle religieux.
C’est un livre qui ouvre les yeux sur ce qui ne nous a pas été dit à l’école ou au catéchisme et qu’il serait bien nécessaire de transmettre pour une plus grande ouverture d’esprit, vers plus de tolérance et de respect.

Frédéric Lenoir aborde ici encore les questions de religions avec un regard objectif et en gardant une distance d’observateur. Ce livre donne un bon panorama des différentes religions, y compris les moins connues avec un recul historique qui montre très bien l’évolution des croyances dans les différentes régions du monde et le parallélisme de ces évolutions.

Ce condensé permet une vision « panoramique » à la fois horizontale (état actuel) et chronologique (historique) de la pensée spirituelle.
Livre qui sera utile à celui qui ne se contente pas d’une vision univoque de la réalité religieuse. Il permet de se poser les bonnes questions sur le rôle des religions et leurs origines. C’est une bonne base pour un approfondissement à effectuer par ailleurs à l’aide d’ouvrages plus spécialisés.

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Extraits :

« L’intervention de la figure de l’ange dans la théologie juive exprime, de manière plus profonde, le tournant radical pris par le peuple élu dans sa relation à son Dieu. L’’Exil est en effet l’occasion de s’interroger, de manière systématique, sur le pourquoi de ce qui est perçu comme un châtiment divin. Deux siècles avant cet épisode tragique, des prophètes, tels Josias, Elie puis Osée, avaient appelé au soulèvement contre les faux dieux et mis en garde contre la colère de Yahvé, mais leurs oracles avaient eu peu d’effets. »

 

 

Le philosophe et néanmoins journaliste et romancier Frédéric Lenoir est un formidable passeur. Pour preuve, cet ouvrage ambitieux qui se lit tel un passionnant récit, où les concepts les plus ardus deviennent limpides. L’auteur brasse l’histoire de l’humanité et des civilisations de par le monde, de la préhistoire à aujourd’hui, pour y traquer l’empreinte du sentiment religieux. (Fabienne Pascaud – Télérama du 26 novembre 2008).