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Noir, Thriller psychologique

Benzos de Noël Boudou

Benzos
de Noël Boudou (Auteur)
Poche – 14 novembre 2019
Éditeur : Taurnada Editions

Vous est-il déjà arrivé de vous réveiller avec cette sensation de déjà-vu ? Sauriez-vous faire la différence entre le vrai et le faux ? Avez-vous une confiance absolue en vos proches ? Nick semble mener une vie tranquille, entouré de sa femme et de ses voisins. Pourtant, le jour où des amis de longue date arrivent, son existence tout entière va basculer dans l’étrange et l’impensable. Réalité ? Psychose ? Quelle preuve avez-vous finalement de votre réalité ?

2019_047_Noël Boudou - Benzos

 

Bonjour à toutes et à tous…

Avant tout, un grand merci à Joël de Taurnada qui m’a permis de découvrir un nouvel auteur Français !

Voici un court roman (lu d’une traite) qui à le mérite d’être direct.
Les idées, les phrases, les chapitres même, Noël Boudou opte pour un style sans fioritures ni blabla. Cela va directement, là où ça fait mal !
l’intensité est présente de la première à la dernière page. Je suis comme tombé dans un trou noir ! Entre réel et imaginaire, on se perd vite dans le jeu de l’auteur.
Alors, avec Nick j’ai essayé de me raccrocher à ce scénario complètement dingue.
Nick est au bord du gouffre, accro aux médicaments et à l’alcool, il est en pleine incompréhension. Sa femme, ses amis, ses voisins… Qui est qui ?
Les journées ont perdue leurs linéarités. On passe du matin au soir en un clin d’œil. Le lundi suit le mercredi, zapant le jeudi et recommançant sans cesse. Nick s’endort dans un hôtel pour se réveiller dans son lit, chez lui… Mais quel jour sommes nous ???

Est-on dans la réalité, dans un cauchemar ?

En nous faisant vivre son intrigue à la première personne du singulier, j’ai eu l’impression d’être dans la tête de Nick qui continue à prendre de nombreux médicaments couplés avec de l’alcool. Fantasmes, violences, sexe, envie de meurtres…
Ce qui se passe dans le subconscient de Nick n’a plus aucunes limites !

Bref un vrai bon thriller psychologique !
À consommer sans modération…

PS. La très belle couverture reflète très bien à elle seule l’état d’esprit de souffrance de Nick !

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Extraits :

« Je sors sur la terrasse, même en pleine nuit la chaleur reste écrasante. On ne devrait pas tarder à parler de canicule. La nature a le sens du partage, elle tue été comme hiver. Pas de quartier. À l’image des dieux créés par l’homme. Prônant le pardon tout en massacrant des foules à tour de bras avec une imagination immense. La Bible et la mythologie grecque sont plus violentes que le dernier Tarantino. Et mes pensées sont de plus en plus morbides. Je me gave tout seul. Je me saoule, dans tous les sens du terme. Un verre de plus.
Après mes amis et ma pendule, c’est mon téléphone qui se met à se foutre de moi, non, il sonne. Là-bas sur le canapé. Si loin. Je me précipite mais Jack et Daniel se mettent en travers de mon chemin et je m’écroule sur le carrelage, tête la première, je ne suis plus à une bosse près. »

 

 

Noël Boudou, né à Toulouse en 1974, travaille auprès de personnes âgées et vit aujourd’hui près de Cahors. Depuis l’âge de 16 ans, chanteur dans divers groupes allant du hard-rock au death metal, écrire ses textes de chansons lui donne un jour l’envie de s’essayer à raconter des histoires. Fan de Jim Thompson, Joe R. Lansdale et David Peace, c’est tout naturellement qu’il se tourne vers le roman noir. Son premier livre, « Elijah » (Flamant Noir), remporte le prix du Roman Noir 2017 lors du Festival de Cognac.

Polar, Thriller, Thriller psychologique

Perdition

Perdition
de Alexis Arend (Auteur)
Broché – 10 mai 2019

Le long de la mythique « Mother Road », au gré des rencontres, le hasard les a rassemblés… Une poignée d’hommes et de femmes qu’un même but anime : tromper leur destin tragique. Dans une station-service au milieu de nulle part, leurs chemins se croisent pour un face-à-face inattendu avec un redoutable criminel en fuite, Denton Foley, échappé du « couloir de la mort ». La confrontation avec ce meurtrier glacial et implacable bouleversera à jamais leur sort, qu’ils croyaient scellé.
Qui est réellement Denton Foley ?
Que réserve-t-il à ces êtres à la dérive, à qui la vie n’a accordé aucun répit ?

2019_046_Alexis Arend - Perdition

 

Bonjour à toutes et à tous…

Quelle belle surprise !!!

Je viens tout juste de finir ce magnifique roman.
Par où commencer ?
Il y a tellement de choses à dire, mais je ne voudrais surtout pas vous enlever la moindre surprise. Et Dieu sait s’il y en a.

D’abord un énorme merci à Blandine Carron qui m’a fait ce très beau cadeau :
La découverte d’un nouvel auteur… Et pas n’importe lequel… Alexis Arend.

Je suis encore tout retourné.
J’ai l’impression de sortir d’une bonne partie de billard. Ça rebondi dans tous les sens !
Il y a des surprises à tout instant. Un scénario très fluide, de grande qualité en plus de la richesse du texte et de tous les personnages qui se croisent et s’entrecroisent…
Les personnages ? Les mots me manquent…
Alexis a crée des personnages vivants avec des mots qui sonnent justes.
J’en ai aimé certains, détesté d’autres… Mais je n’ai pas pu rester insensible à eux.

Quelle prose… Adrénaline. Sentiment. Suspense.
J’ai savouré chaque chapitre, chaque ligne.
Toute l’histoire nous mène vers un huis-clos final.
Mais quel final ! Un final de toute beauté, superbe même…

Je m’incline humblement devant cette lecture.
Devant ce livre qui m’a fait rire et pleurer…
Devant cette histoire qui m’a tant émue…
Devant ce texte qui m’a enrichit l’esprit…

Ce livre, vous devez le lire absolument !
Mon coup de cœur de cette fin d’année.

Merci Alexis.

Maintenant je sais ce qui me reste à faire…
Josh,
Salamanca,
La lueur,
Intrusions,… et bien d’autres j’espère.

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Extraits :

« À bien y songer, cela avait probablement été la première fois depuis pas loin du seize ans qu’elle avait dormi seule. Sans Kurt à ses côtés. Et qui plus est, pas dans son propre lit, mais dans celui d’une chambre de motel perdue au milieu de nulle part. Se réveiller là avait développé en elle un sentiment extrêmement curieux, tout à la fois plaisant et déstabilisant. Assez terrifiant, aussi, comme une impression de nouveauté absolue, lorsqu’on se trouve privé de tout repère, de tout point d’appui, de tout souvenir. Une sensation grisante, également, euphorisante, comme un doux et agréable goût de vraie liberté qui s’éveille enfin en nous et nous emporte au loin.
Voilà ce que ressentait Jenny Holmes devant son gobelet de café et son petit carton de donuts industriels dont son fils ne faisait qu’une bouchée.
Elle avait peur. Et elle souriait. »

 

 

Ancien ingénieur, Alexis Arend s’est aujourd’hui tourné vers sa vraie passion : l’écriture. Une passion qui l’habite depuis ses douze ans. Ses romans sont de véritables récits de voyage aux portes de l’étrange, dans lesquels transparaît toujours une très grande humanité, et où l’on y découvre en permanence ce fragile équilibre entre Bien et Mal.
Féru d’auteurs comme John Steinbeck ou Stephen King, mais également Bernard Clavel ou encore Émile Zola, c’est un fou de mots et d’images, un passionné d’Histoire et d’histoires, qui aime tout particulièrement voyager au travers de beaux récits.

Histoire, Roman de terroir

Sœurs de lait

Sœurs de lait
Frédérique-Sophie Braize (Auteur)
Broché – 15 mars 2018
Éditeur : Editions De Borée
Nées de mères différentes, les soeurs Baud ne partagent pas un lien fraternel profond. L’aînée, Ferdinande, veuve de guerre, est entrée en condition à Paris. Zoé et Anthelmette, si dissemblables et malgré tout jumelles, accompagnent leurs époux qui innovent pour participer à la grande aventure de l’or blanc. Coqueline, la cadette, est fascinée par la haute société venue en villégiature dans la station, mais elle ne veut pas la servir, elle veut en être. Séduite par Côme, un jeune voyageur qui vante les vertus médicales du radium, elle fonce dans les écueils de l’existence avant de découvrir que des intrigues sournoises sont menées au détriment de son entourage. Les quatre soeurs seront-elles capables de s’unir pour piéger ceux que rien n’arrête ?
2019_045_Frédérique Sophie Braize - Sœur de lait

Bonjour à toutes et à tous…

J’avais une légère appréhension avant de commencer à lire ce roman.
J’avais tellement peur qu’il ne me plaise pas…
J’avais tellement peur de passer à coté de quelque chose d’important, suite à toutes les critiques élogieuses que j’avais lues…
En effet, ce roman entre autre a obtenu le Grand prix littéraire de l’Académie nationale de pharmacie 2018 et le Prix Patrimoine des Pays de Savoie.

Et…

Dès les premières pages, je suis tout de suite entré dans l’univers de Frédérique-Sophie Braize…

Difficile de faire une comparaison avec d’autres auteurs, tant le style est véritablement marqué.
On se croirait presque à une autre époque.
Le sujet du livre fait énormément réfléchir. Comment l’appât du gain peut-il faire tourner les têtes sur certains enjeux pharmaceutiques ou comment le Radium s’invite dans le quotidien de toutes les familles bourgeoises.
J’imagine très difficilement les recherches incroyables que Frédérique-Sophie a du faire pour la construction de ce que je considère comme une véritable saga décrivant le quotidien dans les campagnes, mais aussi dans celui de Paris de l’après guerre.
L’histoire est touchante.
Les personnages vont me manquer, je m’étais attaché à eux…
Des héros de tous les jours, des hommes et des femmes hauts en couleur.

Sœurs de lait, en plus de son suspense, qui trouve encore aujourd’hui écho, dans certaines affaires toutes aussi sordides, fait froid dans le dos. Mais c’est aussi une saga familiale, dont j’ai aimé suivre le destin de chacun.
Leurs secrets, leurs souffrances, mais aussi une très belle solidarité dans ce dur quotidien où tout le monde essaye tant bien que mal de subsister.

Très belle fresque historique sur les mœurs et les conditions de vie de cette époque.
Conclusion, j’ai adoré Sœurs de lait.
Merci Frédérique-Sophie, de nous avoir fait partagé ton univers.

Je conseille à tous lecteurs qui aiment les romans de terroir de lire cet audacieux roman.
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Extraits :

« Pour la veuve, ces rares sorties étaient les seuls bons moments de sa vie parisienne.
Le peu de personnes qu’elle voyait franchissaient rarement le seul de la cuisine, les fournisseurs attitrés se gardant de trop parler aux servantes. Florimont faisait pendre le pouls de la grande ville sa mère et à sa sœur, habitué qu’il était à déambuler dans Paris. Il n’y avait que là pour voir des femmes en cheveux courts affublées de jupes au genou.
Quel bol d’air et de liberté pour Fleur et Ferdinand ! Toutes deux vivaient enfermées dans des lieux où les visites étaient plus rares que celles à la grille des parloirs d’une prison, alors qu’aucune n’avait commis de délit. »

 

 

Frédérique-Sophie BRAIZE est une romancière, nouvelliste et scénariste née à Évian en 1970.

Fille unique d’un alpiniste – ingénieur des Colonnes de Buren à Paris – elle vit dix ans chez ses grands-parents, des paysans de montagne. Elle fait ses études au Pays de Galles, d’où elle revient diplômée en Business et Finances du Polytechnic of Wales. Puis, elle travaille dans la sécurité privée et industrielle. Après une reconversion, elle enseigne l’anglais aux très jeunes Français, et le français aux enfants primo-arrivants, avant de se lancer dans l’écriture en 2012. Elle partage sa vie entre la Haute-Savoie et Paris.

Ses nouvelles ont reçu les Prix Vedrarias 2012, Gaston Welter 2013, Ecriture d’Azur 2013 et 2014, Livre sans Frontières 2014. En 2018 son roman « Sœurs de lait » a remporté le Grand Prix littéraire de l’Académie nationale de Pharmacie et le Prix Patrimoine. Son quatrième roman « Lily sans logis » a reçu le Coup de cœur de l’éditeur.

Histoire, Philosophique

Petit traité d’histoire des religions

Petit traité d’histoire des religions
Frédéric Lenoir (Auteur)
Broché – 23 octobre 2008
Éditeur : PLON
Quelle est la toute première religion de l’humanité ? Comment sont apparues les notions de dieu, de sacrifice, de salut, de délivrance, de prière, de clergé ? Pourquoi est-on passé du culte de divinités féminines à celui de divinités masculines ? De la croyance en plusieurs dieux à la foi en un Dieu unique ? Pourquoi la violence est-elle souvent liée au sacré ? Pourquoi y a-t-il plusieurs religions ? Qui sont les fondateurs des grandes traditions et quel est leur message ? Quelles sont les ressemblances et les différences fondamentales entre les religions ?
Des premiers rituels funéraires des hommes préhistoriques aux grandes religieuses actuelles, Frédéric Lenoir explore de manière limpide l’univers foisonnant du sacré. Une question parcourt ce livre : à quoi servent les religions et pourquoi accompagnent-elles l’aventure humaine depuis l’aube des temps ?
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Bonjour à toutes et à tous…

Voici un “petit livre” qui pourrait nous donner l’opportunité, de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Comment, d’un bout à l’autre du monde, les cultures, les mentalités, les politiques se sont fondées sur un socle religieux.
C’est un livre qui ouvre les yeux sur ce qui ne nous a pas été dit à l’école ou au catéchisme et qu’il serait bien nécessaire de transmettre pour une plus grande ouverture d’esprit, vers plus de tolérance et de respect.

Frédéric Lenoir aborde ici encore les questions de religions avec un regard objectif et en gardant une distance d’observateur. Ce livre donne un bon panorama des différentes religions, y compris les moins connues avec un recul historique qui montre très bien l’évolution des croyances dans les différentes régions du monde et le parallélisme de ces évolutions.

Ce condensé permet une vision « panoramique » à la fois horizontale (état actuel) et chronologique (historique) de la pensée spirituelle.
Livre qui sera utile à celui qui ne se contente pas d’une vision univoque de la réalité religieuse. Il permet de se poser les bonnes questions sur le rôle des religions et leurs origines. C’est une bonne base pour un approfondissement à effectuer par ailleurs à l’aide d’ouvrages plus spécialisés.

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Extraits :

« L’intervention de la figure de l’ange dans la théologie juive exprime, de manière plus profonde, le tournant radical pris par le peuple élu dans sa relation à son Dieu. L’’Exil est en effet l’occasion de s’interroger, de manière systématique, sur le pourquoi de ce qui est perçu comme un châtiment divin. Deux siècles avant cet épisode tragique, des prophètes, tels Josias, Elie puis Osée, avaient appelé au soulèvement contre les faux dieux et mis en garde contre la colère de Yahvé, mais leurs oracles avaient eu peu d’effets. »

 

 

Le philosophe et néanmoins journaliste et romancier Frédéric Lenoir est un formidable passeur. Pour preuve, cet ouvrage ambitieux qui se lit tel un passionnant récit, où les concepts les plus ardus deviennent limpides. L’auteur brasse l’histoire de l’humanité et des civilisations de par le monde, de la préhistoire à aujourd’hui, pour y traquer l’empreinte du sentiment religieux. (Fabienne Pascaud – Télérama du 26 novembre 2008).

Cercle littéraire

À la ligne : Feuillets d’usine

À la ligne : Feuillets d’usine
Joseph Ponthus (Auteur)
Broché – 3 janvier 2019
Éditeur : La table ronde
À la ligne est le premier roman de Joseph Ponthus. C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c’est qu’il a eu une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d’Apollinaire et les chansons de Trenet. C’est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l’odeur de la mer. Par la magie d’une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de boeufs et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes.
2019_043_Joseph Ponthus - À la ligne
Bonjour à toutes et à tous…
C’est en regardant « La grande librairie » que j’ai découvert Joseph Ponthus qui présentait son premier roman quelques heures avant de le rencontrer le soir même au château de Maffliers
J’avais commencé à lire son livre quelques jours plus tôt
D’abord il y a le style
Son style
Le texte ne contient ni virgules
ni points
à mi-chemin entre prose et poésie découpé en 66 chapitres
La forme est imposé sûrement par le rythme de la ligne de production où travaille l’auteur
Pas le temps de réfléchir
accepter tous types de missions intérim
La ligne impose sa vitesse et son rythme
Il va faire connaissance avec le monde de l’usine
Le travail à la chaine avec ses gestes répétitifs ses cadences infernales
Alors pour tenir le coup l’auteur puise dans sa culture
Et le soir en rentrant retranscrit par écrit les sensations et les émotions ressenties durant ses longues journées de travail
J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire
Les longues phrases qui allaient ainsi de pages en pages parfois m’ont perdues à mon grand regret
Cela n’empêche pas qu’il y a de jolies trouvailles ici et là et que les références littéraires et citations diverses sont habilement incorporées au texte
Je suis toutefois resté sur ma fin
Le soir au dîner j’ai découvert un autre Joseph Ponthus que celui que j’avais entrevu à la lecture de son livre
Un homme calme serein loin de celui que j’avais imaginé
Je l’ai écouté toute la soirée et nous avons pu dialogué avec lui…
Il arrive que certains romans aient besoin d’une seconde lecture pour être apprécié
C’est peut-être le cas de “À la ligne”…
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Extraits :
« L’autre jour à la pause j’entends une ouvrière dire à un de ses collègues 
“Tu te rends compte aujourd’hui c’est tellement speed que j’ai même pas le temps de chanter”
Je crois que c’est une des phrases les plus belles les plus vraies et les plus dures qui aient jamais été dites sur la condition ouvrière
Ces moments où c’est tellement indicible que l’on a même pas le temps de chanter 
Juste voir la chaîne qui avance sans fin l’angoisse qui monte inéluctable de la machine et devoir continuer coûte que coûte la production alors que
Même pas le temps de chanter
Et diable qu’il y a de jours sans »

 

Joseph Ponthus est né en 1978. Après des études de littérature à Reims et de travail social à Nancy, il a exercé plus de dix ans comme éducateur spécialisé en banlieue parisienne où il a notamment dirigé et publié Nous… La Cité (Editions Zones, 2012). Il vit et travaille désormais en Bretagne.

Thriller psychologique

Le voyage de Madison de Chris Loseus

Le voyage de Madison
Chris Loseus (Auteur)
Broché – 22 février 2019
Éditeur : Eaux Troubles Editions
Détroit, une soirée de février 2016. L’amant de Madison Espino est sauvagement assassiné devant elle. Trois ans plus tard, hantée par ce tragique souvenir, elle se rend auprès de sa mère mourante à San Diego. Commence alors un étrange road trip jalonné par une série de meurtres à travers plusieurs états. Tous avec la même signature, une large ouverture sous la gorge… Et si l’assassin disparu trois ans plus tôt était à sa poursuite ? Un huis clos à bord d’une vieille Chevrolet Camaro… Des portes à pousser et des tiroirs à ouvrir… Celles des chambres à coucher. Des apparences tombent, la vérité se révèle ! Un road trip, depuis Detroit jusqu’à San Diego, de la jeune et jolie Madison, au volant d’une vieille Chevrolet Camaro, qui se transformera au fil des kilomètres en un voyage angoissant et troublant. Plusieurs meurtres jalonneront sa route qui aurait dû être paisible. Pour percer ce mystère il faudra ouvrir les portes cachées de ce thriller psychologique habilement composé par Chris Loseus. Entre ange et démon, la maîtrise du Thriller américain par un auteur francophone de haut vol. Un thriller psychologique qui monte en puissance tout au long de ce road trip au coeur des États unis !
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Bonjour à toutes et à tous…
Je viens de terminer mon voyage avec Madison… avec beaucoup de tristesse.
La lecture est agréable, le style est rendu fluide par le nombre restreint de personnages.
Madison doit absolument retrouver sa mère au plus vite à San Diego…
Commence un étrange road trip…
Elle fait plusieurs rencontres le long d’une route parsemée de cadavres.
Qui la traque ?
Qui lui en veut ?
Elle finira par trouver les réponses au bout d’un voyage qui nous tient en haleine, du début jusqu’à la fin, sans un temps mort.
Chris nous a concocté un road trip avec beaucoup de surprises et même si j’ai vite compris les ficelles de ce thriller, j’ai pris énormément de plaisir à accompagner Madison jusqu’au bout de son voyage
Parfois la peur, parfois le stress, et beaucoup de colère envers tout ce qu’elle vit.
J’ai vraiment eut l’impression d’être à ses côtés à bord de sa superbe Camaro.
Un vrai thriller psychologique.
Intense, diabolique même, tant on est loin d’imaginer le dénouement final.
Merci à Chris Loseus qui nous livre un thriller haletant qui se lit d’une traite.
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Extraits :
« Stan lui avait donné ça. Il lui avait dit la trouver belle, et bien sûr, son regard intense l’avait troublé, mais il n’y avait pas que ça. Il la trouvait lumineuse, mystérieuse, intelligente. Il prenait le temps de la découvrir, rien n’était précipité. Leur premier baiser en était un exemple. Doux, frais, leur nez se frôlant avant que leurs bouches ne se découvrent. De la douceur, de longues discussions et beaucoup de moments partagés. Il avait cette douceur et cette force en même temps. Fort dans son job, respecté, et attentionné avec elle, sans être ni baba ni servile. À ses côtés, elle était devenu femme. Il lui avait fait découvrir tout ce à quoi elle n’avait jamais eu accès. Les beaux hôtels, les bons restaurants, les cultures différentes. L’écouter lui raconter ses voyages, des lieux tellement exotique ! Elle avait grandi à ses côtés. Le monde s’était ouvert à elle, elle ne comprenait, apprenait les différences, et réalisait que Détroit n’était qu’un petit point sur le globe, et que tout ne tournait pas autour des États-Unis. »

Chris Loseus est l’auteur de nombreux thrillers, romans de science fiction, et horreur.
Il est né le 26 août 1971.
Amoureux des grands espaces il vit dans les Alpes avec sa femme et ses enfants.
Il effectue régulièrement des aller-retours aux états-unis pour être au plus proche des ses intrigues.
Il est édité en 2013 avec son titre Nouvelle ère qui connaît un vif succès.
Depuis 2013, Chris Loseus comptabilise plusieurs dizaines de milliers de lecteurs…

Thriller

Juste après la vague de Sandrine Collette

Juste après la vague
Sandrine Collette (Auteur)
Broché – 18 janvier 2018
Éditeur : Denoël
Une petite barque, seule sur l’océan en furie. Trois enfants isolés sur une île mangée par les flots. Un combat inouï pour la survie d’une famille. Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et soeurs. Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, il n’y a plus qu’une étendue d’eau argentée. Une eau secouée de tempêtes violentes, comme des soubresauts de rage. Depuis six jours, ils espèrent voir arriver des secours, car la nourriture se raréfie. Seuls des débris et des corps gonflés approchent de leur île. Et l’eau recommence à monter. Les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres, là où ils trouveront de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants. Une histoire terrifiante qui évoque les choix impossibles, ceux qui déchirent à jamais. Et aussi un roman bouleversant qui raconte la résilience, l’amour, et tous ces liens invisibles mais si forts qui soudent une famille.
2019_041_ Sandrine Collette - Juste après la vague

Bonjour à toutes et à tous…

Après avoir lu, “Il reste la poussière”, “Des nœuds d’acier”, et “Les larmes noires sur la terre”, j’étais sûr que le style de Sandrine Collette serait au rendez-vous.
Je ne me suis pas trompé !

C’est un très beau livre, avec beaucoup d’émotions aussi bien de la part des parents que de celles des enfants.
Des mots, très forts, des choix à faire, très durs.
Une peur omniprésente… Une nature toute puissante.
Une histoire haletante et une course contre la montée des eaux.
De la colère, de la tristesse, de la joie, de la peur…

Un gigantesque tsunami a dévasté le monde.
Quelques îlots émergent mais pour combien de temps encore ?
La mer continue de monter, chaque jour un peu plus.
Deux histoires se déroulent parallèlement.
La première : Pata, Madie et six de leurs enfants prennent une barque, ils fuient en direction des “terres hautes”.
La seconde : Celle de trois enfants « abandonnés » qui essaye de survivre dans l’attente d’un hypothétique retour des parents.

Sandrine aborde encore une fois des thèmes forts, qui ne laisseront personne indifférent.
Un roman qui laisse des traces… Un “Grand” Sandrine Collette !
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Extraits :

« Le cœur de la mère s’est suspendu à l’instant où elle a enjambé la barque pour quitter l’île un peu avant l’aube, Marion dans les bras.
Machinalement, elle a compté les enfants nerveux entassés dans l’embarcation : de un à six. À six, quelque chose s’est brisé au-dedans d’elle, quelque chose qui sait que six, ce n’est pas le bon chiffre. L’élan dans les viscères de Madie pour retenir le cri. Elle s’assied à son tour, tout qui tremble : les mains, les jambes, les lèvres qui veulent articuler : sept,huit, neuf.
Mais pas.
Cela s’arrête à six.
Madie vole en éclats. Elle est celle qui part. Celle qui abandonne. »

 

 

Sandrine Collette passe un bac littéraire puis un master en philosophie et un doctorat en science politique. Elle devient chargée de cours à l’Université de Nanterre, travaille à mi-temps comme consultante dans un bureau de conseil en ressources humaines et restaure des maisons en Champagne puis dans le Morvan.

Elle décide de composer une fiction et adresse son manuscrit aux éditions Denoël. Il s’agit « Des nœuds d’acier », publié en 2013. Son premier roman rencontre un vif succès critique et public avec 20 000 exemplaires vendus. Il obtient le Grand Prix de littérature policière ainsi que le Prix littéraire des lycéens et apprentis de Bourgogne.

En 2014, elle publie son second roman « Un vent de cendres » (chez Denoël) qui revisite le conte La Belle et la Bête.

Devenue l’un des grands noms du thriller français, une fois encore, elle montre son savoir-faire imparable dans « Six fourmis blanches » (2015).

« Il reste la poussière » (2016) obtient le Prix Landerneau du polar. En 2017 paraît « Les larmes noires sur la terre ».

Sandrine Collette partage son temps entre la région parisienne et son élevage de chevaux dans le Morvan.

Noir, Polar, Thriller

Le Cri de Nicolas Beuglet

Le Cri
Nicolas Beuglet (Auteur)
Poche – 11 janvier 2018
Éditeur : Pocket
À quelques kilomètres d’Oslo, l’hôpital psychiatrique de Gaustad dresse sa masse sombre parmi les pins enneigés. Appelée sur place pour un suicide, l’inspectrice Sarah Geringën pressent d’emblée que rien ne concorde. Le patient 488, ainsi surnommé suivant les chiffres cicatrisés qu’il porte sur le front, s’est figé dans la mort, un cri muet aux lèvres – un cri de peur primale. Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va découvrir une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
2019_040_Nicolas BEUGLET - Le cri

Bonjour à toutes et à tous…

Oui ou non, il y at-il quelque chose après la mort ?

Nicolas Beuglet nous entraîne dans une enquête haletante, destinée aux amateurs d’action intensive, saupoudrée “d’un peu” d’ésotérisme pour pimenter la trame très recherchée de son roman.

Dans ce thriller extrêmement original, il n’y aucun temps mort. Nicolas donne suffisamment d’éléments pour que l’ensemble se tienne plutôt très bien. Beaucoup de suspens et de nombreux rebondissements bien menés.

L’histoire m’a captivée dès le début. Le côté historique bien sûr, la C.I.A., les essais réalisés sur des patients, sans aucune autorisation légale, beaucoup d’énigmes, les dérives de la science et l’intervention de la religion !
Tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment.

Petit bonus.
À la fin du livre, Nicolas nous dévoile toutes ses recherches historiques qui lui ont servi à construire son histoire. C’est glaçant !
Fiction ou réalité ?
Anticipation ou horreur ?
Thriller ou roman d’amour ?

La force de ce livre, c’est la parfaite combinaison entre tout ça…

“Un cri” à lire absolument!

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Extraits :

« La vie nous tuerait tous si nous n’avions pas l’oubli.
…/…
Cet oubli qui fait que nous ne pensons pas chaque seconde à l’absurdité de notre existence. Nous vivons sans savoir d’où nous venons et nous mourons sans savoir où nous allons. Comment vivre entre les deux ? Comment ne pas être paralysé par cette absence de sens ? C’est logiquement impossible. Et pourtant, la majorité y parvient et fait un peu comme si de rien n’était. Mais imaginez que vous soyez forcée de penser cet absurde sans rien pouvoir faire d’autre, pas sûr que vous survivriez. »

 

 

Après quinze années passées chez M6, Nicolas Beuglet a choisi de se consacrer à l’écriture de scénarios et de romans. Le Cri et Complot ont paru aux éditions XO en 2016 et en 2018.
Il vit à Boulogne-Billancourt avec sa famille.

Roman

Un fils parfait de Mathieu Menegaux

Un fils parfait
Mathieu Menegaux (Auteur)
Poche – 1 février 2018
Éditeur : Points
2019_039_Mathieu Menegaux - Un fils parfait

 

Bonjour à toutes et à tous…

Un roman grave et magistral !
J’avais déjà lu et beaucoup apprécié le premier roman de Mathieu (Je me suis tue).

Pour la deuxième fois, je me suis pris une claque.
Un récit bouleversant tant on se dit qu’il est impossible de vivre cela.
Mais malheureusement le roman s’inspire d’un fait réel !

Mathieu encore une fois se met dans la peau d’une femme, ici une mère dont la vie bascule vers l’horreur…
Alors qu’elle souhaite protéger ses filles de l’inceste paternel elle se retrouve accusatrice-accusée !

Alors, oui encore un très bon roman, empreint de beaucoup de sensibilité !
Que d’émotions…
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Extraits :

« Certains s’écroulent en “burn-out” après avoir trop travaillé, incapables de quitter leur canapé et en panique à la seule idée de repasser à proximité de leur lieu de travail. Moi j’avais peut-être développé des hallucinations, de la paranoïa et tout cela n’était qu’un immense delirium tremens. Comme les alcooliques, je finissais par rappeler de mes vœux une bonne cure de valium ou de Temesta, au moins la vie redeviendrait rose pour quelques instants.
…/…
Je voulais hurler tout mon soûl, évacuer ma rage, frapper mes poings sur un mur en crépi jusqu’à briser les os de toutes mes phalanges, m’arracher les cheveux et surtout démembrer Maxime. »

 

Mathieu Menegaux est né en 1967. Son premier roman, Je me suis tue, publié chez Grasset en 2015 et Points en 2017, a obtenu le prix du Premier Roman des 29es Journées du Livre de Sablet.

Humour, Philosophique, Roman

Le jour où j’ai appris à vivre

Le jour où j’ai appris à vivre
Laurent Gounelle (Auteur)
Poche – 7 avril 2016
Éditeur : Pocket

Imaginez : vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais son regard se fige, elle devient livide. Ce qu’elle va finalement vous dire, vous auriez préféré ne pas l’entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle.
C’est ce qui va arriver à Jonathan. À la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d’expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie…

 

2019_038_Laurent Gounelle - Le jour où j'ai appris à vivre

 

Bonjour à toutes et à tous…
Tout le monde n’est pas capable de lire et comprendre la plupart des philosophes,
mais nous sommes tous amenés à réfléchir sur soi, en lisant de tels romans.

J’ai été pris par ce “petit” roman dès le début, et je n’ai pas pu le lâcher !
Je voulais tout de suite arriver à la fin.
Qu’allait-il se passer ?
La prédiction d’une bohémienne, qu’en est-il ?
Et juste en regardant dans les lignes de sa main !

Laurent Gounelle s’approprie des thèmes liés au développement personnel, mais aussi à la protection de l’environnement. Tout ceci, fait de cet ouvrage un roman dans l’air du temps, qui vous remet du baume au cœur, même s’il paraît difficile dans le tourbillon de la vie actuelle d’appliquer tous ces préceptes pourtant empreints de bon sens. Mais en appliquer quelques uns pourrait bien être accessible pour tout un chacun, surtout qu’on en a l’illustration dans les péripéties de Jonathan.
Bref, vous l’aurez compris, c’est un festival de sentiments en tous genres, un roman empreint d’émotion.
Un très bon moment de détente, et d’humour, tout est là, pour en faire une belle histoire, sans aucune prétention de l’auteur !
je recommande, à tous ceux qui veulent sortir de la noirceur de leur quotidien.

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Extrait :

« On nie tout ce qui nous approche de la mort. On cache soigneusement les signes de vieillissement dès leur apparition. On ne valorise que la jeunesse et ses atouts, qui sont les seules que l’on affiche, comme si vieillir était honteux ou effrayant. Même les philosophes se font faire des lifting et cultivent un look jeune.
Pourtant, quand on demande aux gens s’ils sont heureux, ils sont beaucoup plus nombreux à répondre oui à soixante ans qu’à vingt ans… »

 

 

Écrivain, Laurent Gounelle est également un spécialiste des sciences humaines, formé en France et aux États-Unis. Ses livres expriment sa passion pour la philosophie, la psychologie et le développement personnel. Ses romans – L’homme qui voulait être heureux (Anne Carrière, 2008), Dieu voyage toujours incognito (Anne Carrière, 2010, paru chez Pocket en 2012 sous le titre Les dieux voyagent toujours incognito), Le philosophe qui n’était pas sage (Kero, 2012), Le jour où j’ai appris à vivre (Kero, 2014) et Et tu trouveras le trésor qui dort en toi (Kero, 2016) – sont des best-sellers internationaux, tout comme son dernier ouvrage, Je te promets la liberté, paru aux éditions Calmann-Lévy en 2018.