Émotion, Drame, Fantastique, Noir, Poésie, Roman

BlackWater ******

Pluie
de Michael McDowell
Poche – 15 juin 2022
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

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Si le clan Caskey accuse le poids des ans, il est loin de s’être assagi : révélations écrasantes, unions insolites et réceptions fastueuses rythment leur vie dans une insouciance bienheureuse. Mais quelque chose surplombe Perdido, ses habitants et ses rivières. Le temps des prophéties est enfin venu.

« Je pense que c’est une erreur d’essayer d’écrire pour la postérité.
J’écris pour que des gens puissent lire mes livres avec plaisir,
qu’ils aient envie d’attraper un de mes romans
et qu’ils passent un bon moment sans avoir à lutter. »

Michael McDowell

 

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C’est un peu mélancolique, que je referme ce sixième et dernier tome qui offre un excellent recul sur l’ensemble… Pas moins de 1500 pages qui m’ont tenu en haleine. Extrêmement addictive, cette saga familiale sur plusieurs générations se lit vite, beaucoup trop vite.
Oui, je referme mon livre avec de nombreuses questions… mais la globalité du texte, tant par son suspense que par sa poésie en valait vraiment le détour.

De tome en tome, je me suis attaché, j’ai détesté, j’ai attendu parfois, j’ai été surpris souvent…
À Perdido, les femmes ont mené définitivement la danse dans ce récit follement romanesque et foncièrement populaire, historique aussi saupoudré de vengeance et de mystère et toujours ce brin de fantastique, remarquablement dosé, jamais gratuit, dans l’accompagnement des bouleversements émotionnels de la famille Caskey. Des incursions dans le monde des vivants qui sont, je le trouve, très réussies.

Coup de cœur pour ce roman dans son intégralité.
Coup de cœur pour ces éditions où chaque couverture est un chef-d’œuvre autant par les détails que par la qualité. Je ne me suis pas lassé de les regarder, de les décortiquer découvrant régulièrement de petits détails en lien avec le récit.
Et coup de cœur pour terminer, pour le concept du roman à épisodes, qui m’a fait retourner en enfance, lorsque j’attendais impatiemment les divers périodiques auxquels j’étais abonné !

Magnifique…

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Extraits :

« – Il est presque trop tard pour que vous ayez des enfants, soupira Queenie. J’espérais avoir un autre petit-fils. Mais peut-être que si vous vous y mettez rapidement…
– Queenie, je ne veux plus entendre un mot sur les enfants, coupa Miriam. Si je vois une de ces créatures chez moi, je me servirai de son crâne comme d’un pique-aiguilles. Malcolm, ne laisse pas ta mère te mettre des idées dans la tête à propos de petits-enfants, parce que je peux te garantir que personne ne me fera porter des vêtements de maternité. »

« Elle avait confiance en Lilah comme en elle-même. Ce que Lilah voulait était ce dont elle avait besoin ; ce qu’elle faisait était précisément ce que requérait la situation. En bref, la fillette devint rapidement insupportable. Or, Miriam ne s’apercevait de rien, ou peut-être choisissait-elle de ne rien voir. Elle la chérissait malgré son arrogance, et peut-être l’aimait-elle davantage à mesure que l’enfant devenait plus détestable avec les autres.
Oscar voyait tout ceci et s’en plaignait à sa femme et à son gendre. Selon lui, Elinor et Billy devaient intervenir avant que la petite fille ne soit irrémédiablement perdue. Mais ces derniers laissaient faire. »

« Tous ses rêves de jeune homme – ce qu’il obtiendrait, aurait et serait – n’étaient que des moyens pour parvenir à ses fins. Et cette finalité, c’était le bonheur.
Les choses ne s’étaient pas déroulées comme prévu, loin de là, pourtant il était raisonnablement heureux. Il craignait de se leurrer, de garder intentionnellement les yeux fermés pour clamer haut et fort que les barreaux de sa prison n’existaient pas. Peut-être existaient-ils bel et bien : c’était la maison, c’était Elinor, c’était le verger de pacaniers de l’autre côté de la route, c’étaient la digue et la rivière qui coulait derrière, Miriam et ses incessantes requêtes au téléphone d’un côté, et la forêt de pins sombres de l’autre. Mais si ces barreaux existaient bel et bien, il ne les voyait pas.
Sincèrement, il ne se sentait pas prisonnier ; et si c’était le cas, il faut croire que l’emprisonnement lui procurait un certain plaisir. »

« Il écouta, transporté de joie, avec stupeur ensuite lorsqu’une deuxième voix se joignit au chant, d’abord en cadence, puis à la façon d’un canon. Sa stupeur se fit émerveillement lorsqu’une troisième voix entra dans le chant. C’était celle d’Elinor. Elle chantait comme jamais Billy, ni personne à Perdido, ne l’avait encore entendue chanter. Les trois voix – « féminines, mais pas humaines », songea Billy – poursuivirent ainsi pendant plus d’une heure, aussi longtemps que dura la pluie. Quand celle-ci diminua, les voix aussi. Et quand l’eau ne tomba plus qu’une goutte après l’autre des avant-toits, le chant cessa tout à fait. Billy avait depuis longtemps perdu l’habitude de prier, mais là il implora les nuages de revenir, qu’ils s’abattent au-dessus de la maison dans l’espoir que les voix se remettent à chanter. Mais les nuages avaient dérivé loin de Perdido, et la maison demeurait silencieuse, à l’exception des plic ploc tombant du toit. »

 

Au-delà des manipulations et des coups de théâtre, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série populaire de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

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Émotion, Drame, Fantastique, Roman, Suspense

BlackWater *****

La fortune
de Michael McDowell
Poche – 3 juin 2022
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

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Tel un organisme vivant, le clan Caskey se développe et se transforme. Certains font face à la mort, d’autres accueillent la vie. Entre rapprochements inattendus, haines sourdes et séparations inévitables, les relations évoluent. Miriam, désormais à la tête de la scierie et noyau dur de la famille, ne cesse de faire croître la richesse. Suite à une découverte surprenante et miraculeuse – sauf pour une personne –, c’est bientôt la ville entière qui va prospérer. Mais cette soudaine fortune suffira-t-elle, alors que la nature commence à réclamer son dû ?

 

• Couv_2023-086_Mc Dowell Michael - BlackWater *****

 

Un tome 5 très intéressant, car il aborde un autre aspect de la famille Caskey, qui était déjà sous-jacent dès le premier tome, l’argent.
Grâce à la scierie et aussi à leurs forêts, les Caskey étaient une famille riche. Le pétrole, fera-t-il d’eux des millionnaires ?

Pas facile de parler de cette superbe saga sans trop en dévoiler !
La ville de Perdido et la famille Caskey sont définitivement indissociables, et l’ascension de cette famille avec cette ville sont intimement liés. Le fleuve nous emporte dans ses eaux tumultueuses et nous dévoile de nouveaux éléments, toujours plus en profondeur. D’autres membres de la famille, des naissances, les Caskey continuent leurs investissements et achètent toutes les terres aux alentours, et même au-delà sur les “conseils” d’Elinor. Sait-elle des choses que tous les autres ignorent ?
Elle règne désormais sur son clan comme une juste Impératrice…

Le fantastique aussi revient avec éclat ! Mais qui est donc Nerita ? Pourquoi doit-elle se cacher ?

J’adore vraiment cette série, cet univers, cette écriture. J’aime aussi ces portraits de femmes, toutes si différentes, toutes si déterminées… Le meilleur tome jusqu’à présent !
J’ai hâte d’enchaîner avec le 6e et dernier volet, attendant la fin avec impatience, et aussi avec un peu de tristesse.

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Extraits :

« Se renfonçant contre le dossier de son siège, Frances réfléchit à la question avant de répondre avec précaution :
Je me sens différente. Je comprends des choses que je n’avais jamais comprises. Je vois des choses que je n’avais jamais vues. J’entends des choses que je n’avais encore jamais entendues. Chaque chêne d’eau a bien un nom, et à présent, je les connais. Quand je suis assise ici et que je sens souffler la brise, je sais où elle a voyagé. Je serais incapable de l’exprimer, mais je le sais. Je sens que mon corps a changé, et je crois que c’est autre chose que simplement la grossesse. On dit qu’en attendant un enfant, toutes les femmes subissent des changements dans leur corps, mais là, c’est différent. C’est la façon dont je bouge, dont je ressens les choses quand je les prends entre mes mains. Je ne sais pas quoi exactement… Maman, est-ce que je suis réellement en train de changer ? »

« Après la naissance de leur fille, Billy nota un changement radical chez son épouse. En une seule nuit – quelques heures durant lesquelles il avait été chassé de la maison -, elle paraissait soudainement avoir mûri et hérité de l’autorité et de l’autonomie des femmes Caskey. Elle n’était ni agressive ni exigeante ; ce n’était pas du tout sa nature. Mais elle savait désormais ce qu’elle voulait et n’hésitait plus à le dire. Alors qu’elle avait auparavant accepté toute opinion ou volonté qui ne fût pas la sienne, voilà qu’elle considérait ses désirs comme équivalents à ceux de n’importe qui. Elle n’était plus aussi dépendante qu’auparavant. »

« Soudain, quelque chose frôla sa main palmée et se mit à lui mordiller un doigt, avant de remonter le long de son bras jusqu’à sa poitrine.
“Nerita !”, cria Frances en plongeant la tête sous l’eau.
Un instant, ses yeux humains restèrent inchangés, et ce fut à travers les eaux rougeâtres de la Perdido qu’elle aperçut les contours flous de Nerita – comme elle avait grandi ! Même dans son cœur de mère, quelque chose dans l’aspect de son enfant la rebuta.
Et puis ses yeux subirent à leur tour la transformation, et elle vit Nerita avec clarté. Sa forme ne la rebutait plus. La petite se jeta au cou de sa mère et glissa affectueusement sa tête dans la bouche de Frances. »

« Mère et fille restèrent silencieuses un instant.
“Il y a autre chose qui te tracasse, non ?”
Frances hocha la tête.
“Qu’est-ce qu’il y a ?
– Je ne suis pas sûre de vouloir te raconter.
– Mais tu vas le faire dans tous les cas, n’est-ce pas ? Autrement, tu ne serais pas montée ici avec moi. Si tu n’avais pas eu l’intention de tout me dire, tu ne m’aurais rien dit du – Nerita n’a pas mangé le fils Gully en entier.
– Comment ça ?
– Elle… elle m’a gardé une part.” »

 

Au-delà des manipulations et des coups de théâtre, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série populaire de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

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Émotion, Drame, Fantastique, Roman

BlackWater ****

La guerre
de Michael McDowell
Poche – 19 mai 2022
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

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La guerre est finie, vive la guerre ! Une nouvelle ère s’ouvre pour le clan Caskey : les années d’acharnement d’Elinor vont enfin porter leurs fruits ; les ennemies d’hier sont sur le point de devenir les amies de demain ; et des changements surgissent d’où personne ne les attendait. Le conflit en Europe a fait affluer du sang neuf jusqu’à Perdido. Désormais les hommes vont et viennent comme des marionnettes sur la propriété des Caskey, sans se douter que, peut-être, leur vie ne tient qu’à un fil.

À la façon d’un fleuve, le style de Michael McDowell coule de source,
et il ne lui faut pas plus d’une dizaine de pages pour nous plonger
dans ce petit monde. Morts (plus ou moins naturelles), mariages, naissances, maladies, luttes de pouvoir et d’influence, Michael McDowell tisse une fascinante histoire
de transmission à rebours des conventions.

Elle

 

• Couv_2023-085_Mc Dowell Michael - BlackWater ****

 

Encore un tome que j’ai apprécié !
Comme pour les tomes précédents, la lecture est fluide et le livre se lit vite.

Après la dépression, c’est la Seconde Guerre Mondiale qui touche les États-Unis et “notre” petite ville de Perdido. La famille Caskey devra faire des efforts pour traverser cette guerre. Elle restera une famille mmatriarcale malgré le décès de Mary-Love. D’ailleurs, cette guerre risque même d’être pour eux, plus une opportunité qu’une catastrophe…

Dans ce tome, la famille Caskey, est en pleine mutation. Certains personnages s’affirment et une nouvelle dynamique se met en place, plus d’échanges, plus de dialogues et surtout moins de haine… La famille Caskey vieillit et c’est une toute nouvelle génération qui prend les commandes, surtout des filles !

C’est le tome de l’apaisement, l’ambiance est toujours aussi pesante, le fantastique passe en arrière-plan, au point de me poser la question : Qu’est-il advenu de tous les éléments surnaturels mis en place dans le tome précédent ?

Bref, un tome très différent, mais je me doute bien que le prochain vienne bouleverser la “petite vie tranquille” qui s’est installée dans la ville de Perdido et des alentours !

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Extraits :

« Tous les Caskey assistèrent à la cérémonie de remise des diplômes de Miriam. Ils avaient découvert dans les pages du Perdido Standard qu’elle faisait partie des meilleurs élèves du lycée. Miriam n’en avait rien dit à personne, comme si elle avait voulu ôter à sa famille le plaisir de tirer la moindre fierté de sa brillante réussite. Lors de son discours, lui aussi brillant, elle compara la vie à une série de poupées russes, ce qui laissa tout le monde perplexe. Après avoir reçu son diplôme, elle permit à chacun de venir l’embrasser – y compris sa mère, son père et sa sœur. Miriam savait qu’en certaines occasions, il fallait savoir se soumettre aux conventions même les plus dégradantes. »

« Lucille et Queenie ignoraient où se trouvait Pearl Harbor lorsqu’un dimanche après-midi, elles entendirent la nouvelle à la radio ; peu de gens à Perdido le savaient. Cependant, tous comprirent ce que l’attaque japonaise signifiait pour le pays. Toute la journée, on se rendit visite les uns aux autres en disant des choses comme : “Je me demande ce qui va nous arriver maintenant.” La guerre semblait inéluctable. La question était de savoir de quelle manière cela affecterait Perdido. »

« Billy secoua la tête.
“Il vaut mieux que je m’en charge. Il ne va pas apprécier… et il n’y a aucune raison pour que vous ayez à écouter ce qu’il aura à dire.
– Je me demande pourquoi certains ne meurent pas plus vite ? remarqua Queenie. Ça en rendrait d’autres beaucoup plus heureux !
– Queenie ! s’indigna James. Il s’agit du père de Billy !
– Aucun problème Monsieur James, répondit Billy. Madame Strickland ne dit rien que je n’aie pas déjà dit au moins dix fois.
– Je n’ai jamais compris comment les enfants arrivent à se remettre de leurs parents”, soupira Sister. »

 

Au-delà des manipulations et des coups de théâtre, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série populaire de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

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Émotion, Drame, Fantastique, Fantasy

BlackWater ***

La Maison
de Michael McDowell
Poche – 5 mai 2022
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

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1928 à Perdido. Alors que le clan Caskey se déchire dans la guerre intestine et sans merci que se livrent Mary-Love et sa belle-fille, et tandis que d’autres crises – conjugales, économiques, existentielles – aux répercussions défiant l’imagination se profilent, dans les recoins sombres de la maison d’Elinor, la plus grande de la ville, les mauvais souvenirs rôdent et tissent, implacables, leurs toiles mortelles.
Au-delà des manipulations et des rebondissements, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de Monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de livres, réussit avec Blackwater à bâtir une saga en six romans aussi addictive qu’une série Netflix, baignée d’une atmosphère unique et fascinante digne de Stephen King.

Découvrez le troisième épisode de Blackwater, une saga matriarcale teintée de surnaturel avec un soupçon d’horreur.

Son style n’a rien de banal, qui mélange avec audace des images frappantes,
un humour noir nourri par son regard acerbe sur les mœurs
et des hallucinations effrayantes.

Les Inrocks

 

• Couv_2023-084_ MC Dowell Michael - BlackWater ***

 

Dans ce tome 3, malgré le fait que l’on retrouve les mêmes ingrédients que dans les deux précédents, la part de surnaturel prend davantage de place.

L’affrontement, les jalousies, les manigances entre Mary-Love et sa belle-fille Elinor perdurent. Jusqu’où cela ira-t-il ?
Entre les sœurs Miriam et Frances, rien ne va plus…
L’atmosphère est de plus en plus pesante, l’ambiance est glauque et la crise financière de 1929 n’arrange rien dans la ville de Perdido. Oscar est de plus en plus, en difficulté financière. Sa mère refuse de l’aider. Va-t-il pouvoir conserver la scierie ?
Les personnages sont de plus en plus surprenants… et surtout, on ne s’ennuie à aucun moment !

Il se passe énormément de choses dans ce tome, avec une fin que je n’attendais pas du tout, ce tome est mon préféré de la saga jusqu’à présent !

L’odeur du fleuve, remplira-t-elle vos narines, comme pour moi ?
Hâte de “plonger” dans le tome suivant…

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Extraits :

« Elinor écarta l’enfant et la regarda dans les yeux.
“Écoute-moi, Frances, dit-elle d’une voix patiente mais déterminée. Il n’y a rien dans cette pièce qui te fera du mal, tu comprends ? Si tu vois quoi que ce soit, c’est seulement ton imagination. Ce sont des ombres, de la poussière qui brille dans la lumière. Si tu entends quoi que ce soit, c’est uniquement ton imagination. C’est la maison qui tremble sur ses fondations ou le mobilier qui craque. Si tu sens quoi que ce soit te toucher, ce sont tes nerfs qui te jouent des tours ou un moustique qui s’est posé sur ton bras. C’est tout. Ou tu es en train de rêver. Tu rêves que tu entends quelque chose, tu rêves que tu vois quelque chose, tu rêves que quelque chose te tire hors du lit. C’est tout. C’est compris ? Il ne t’arrivera rien dans cette chambre pour la simple raison que je ne le permettrais pas.” »

« Bouche béante levée vers elle, Carl la regardait – le corps entièrement démoli, les os disloqués, les ligaments déchirés, les organes déplacés. Sa colonne vertébrale était intacte, mais elle ne servait plus qu’à lui donner la forme d’une boule. Sa taille avait réduit de moitié. D’instinct, il tenta de se redresser, de se mettre debout, mais son corps refusa bien entendu de lui obéir. Seul son cou s’étira légèrement ; son menton se tendit vers la nuit. »

« Grace se mit à ramer de toutes ses forces et l’instant d’après, elles atteignirent le virage serré près de l’arbre mort. Alors seulement, Frances parvint à retrouver son calme et ne put s’empêcher de jeter un œil derrière elle à la mare ocre où la Perdido prenait sa source. La vision ne dura qu’une fraction de seconde car l’embarcation prit le virage, mais à cet instant précis, émergeant lentement à la surface, elle aperçut un visage, large et vert pâle, aux yeux énormes et au nez inexistant. Malgré l’horreur qu’elle lui inspirait, Frances crut discerner dans cette apparition quelque chose de familier.
“Maman…”, murmura-t-elle, mais Grace ne l’entendit pas. »

« “Maman, ajouta-t-il, Elinor va bien s’occuper de toi.”
Il se glissa hors de la chambre et ferma vite derrière lui. Il ne vit pas les lèvres de sa mère remuer et tenter en vain de libérer trois syllabes.
“Per… di… do…”, murmura-t-elle.
Elinor lança un regard à sa belle-mère et mit le ventilateur à vitesse maximale. Le souffle gras et irrégulier de la malade disparut sous le bruit.
Elinor se rassit sur le siège à bascule au pied du lit et ouvrit un magazine sur ses genoux.
Les doigts de Mary-Love tordaient faiblement le drap. Ses lèvres tremblantes formèrent les mots : Je… me… noie… »

 

Au-delà des manipulations et des coups de théâtre, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série populaire de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

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Émotion, Drame, Fantastique

BlackWater **

La digue
de Michael McDowell
Poche – 22 avril 2022
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

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Tandis que la ville se remet à peine d’une crue dévastatrice, le chantier d’une digue censée la protéger charrie son lot de conséquences : main d’œuvre incontrôlable, courants capricieux, disparitions inquiétantes.
Pendant ce temps, dans le clan Caskey, Mary-Love, la matriarche, voit ses machinations se heurter à celles d’Elinor, son étrange belle-fille, mais la lutte ne fait que commencer.
Manigances, alliances contre-nature, sacrifices, tout est permis. À Perdido, les mutations seront profondes, et les conséquences, irréversibles.
Au-delà des manipulations et des rebondissements, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), ¬co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de Monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de livres, réussit avec Blackwater à bâtir une saga en six romans aussi -addictive qu’une série Netflix, baignée d’une atmosphère unique et fascinante digne de Stephen King.

Découvrez le deuxième épisode de Blackwater, une saga matriarcale avec une touche de surnaturel et un soupçon d’horreur.

Michael McDowell se souciait fort peu de la postérité.
Il se targuait d’être un “écrivain commercial”, un “artisan”
dont le style était guidé par la recherche de clarté et de précision.
Son dessein était aussi humble qu’ambitieux : procurer du plaisir aux lecteurs.
Force est de constater que celui-ci demeure inentamé au fil des ans.
Blackwater, c’est le plaisir retrouvé du roman-feuilleton.
Le Monde

 

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Je ne pouvais pas rester sur ma faim, j’ai enchaîné avec le tome suivant…

Manipulations, trahisons et manigances sont vraiment les spécialités de Mary-Love Caskey, mais Elinor sa belle-fille est définitivement décidée à ne pas se laisser faire. Mary-Love a bien du mal à rester sereine, mais tout n’est pas encore fini.
La digue censée protéger la ville des crues dévastatrices, va enfin commencer à se construire au désespoir d’Elinor qui ne pourra plus profiter de son fleuve…

Un second volet plus pointu, je pense que nous ne sommes toujours pas dans le vif du sujet, mais nous allons de découvertes en découvertes et le surnaturel vient s’immiscer sournoisement (légendes, sorcellerie…).
En plus, des crises financières suite à la crue, s’ajoutent maintenant les crises familiales, les violences au sein du couple, viols, violences physiques et meurtres. L’arrivée de plusieurs milliers d’ouvriers dans la ville n’y est sûrement pas pour rien…

Une très bonne suite au style fluide !

Devinez quelle sera ma prochaine lecture ?

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Extraits :

« Zaddie était la seule à savoir. Elle rêva du brouillard, dont les doigts moites tirèrent les draps qui la couvraient, si bien que son corps se refroidit. Elle rêva qu’il la réveillait et l’attirait dehors, loin de la sécurité de sa minuscule chambre derrière la cuisine. Cela paraissait si réel que Zaddie ouvrit les yeux pour se prouver que le brouillard n’existait pas. Mais lorsqu’elle le fit, son regard tomba sur le plafond, et c’est seulement après qu’elle vit d’épaisses nappes de brume flotter devant sa fenêtre. Au même moment elle perçut, léger et assourdi, le grincement humide de la moustiquaire à l’arrière de la maison. D’abord, elle ne fit pas confiance à ses oreilles, ce son lui avait paru si lointain, puis elle entendit un bruit de pas sur les marches du porche. »

« Mary Love vivait comme un affront que sa nièce tire un tel plaisir de la compagnie d’une domestique noire de treize ans, qui plus est dans la maison d’Elinor. C’est pourquoi elle décida, contre l’avis de James, de détruire ce bonheur. Ainsi, Grace apprendrait que seule Mary-Love était source de joie au sein de la famille Caskey. »

« Les travaux commencèrent sur la rive de Baptist Bottom, au sud de la confluence. Early fit venir de Pensacola, Mobile, Montgomery et même d’aussi loin que Tallahassee, des ouvriers qui passeraient un an ou presque à Perdido. Des carrières de trois comtés furent étendues et creusées jusqu’à la roche, et la terre extraite fut chargée sur des camions ou des carrioles à mule. Tous les matins, ces véhicules descendaient jusqu’à Perdido, empruntant les trois routes qui reliaient la ville au reste du monde. Quelques constructions avaient été rasées à Baptist Bottom et on y déversa ces chargements qu’une armée de Noirs répartit et aplanit à l’aide de pelles flambant neuves. Le premier mur d’argile ressemblait au château de boue démesurément grand qu’un enfant aurait bâti, si bien que tous se demandèrent comment une construction d’apparence aussi fragile pourrait résister aux eaux de la rivière si elles décidaient de monter. »

 

Au-delà des manipulations et des coups de théâtre, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série populaire de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

 

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Drame, Fantastique, Suspense

BlackWater *

La crue
de Michael McDowell
Poche – 7 avril 2022
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

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Pâques 1919, alors que les flots menaçant Perdido submergent cette petite ville du nord de l’Alabama, un clan de riches propriétaires terriens, les Caskey, doivent faire face aux avaries de leurs scieries, à la perte de leur bois et aux incalculables dégâts provoqués par l’implacable crue de la rivière Blackwater.

Menés par Mary-Love, la puissante matriarche aux mille tours, et par Oscar, son fils dévoué, les Caskey s’apprêtent à se relever… mais c’est sans compter l’arrivée, aussi soudaine que mystérieuse, d’une séduisante étrangère, Elinor Dammert, jeune femme au passé trouble, dont le seul dessein semble être de vouloir conquérir sa place parmi les Caskey.

Au-delà des manipulations et des rebondissements, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), ¬co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de Monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de livres, réussit avec Blackwater à bâtir une saga en six romans aussi addictive qu’une série Netflix, baignée d’une atmosphère unique et fascinante digne de Stephen King.

Découvrez le premier épisode de Blackwater, une saga matriarcale avec une touche de surnaturel et un soupçon d’horreur.

Au-delà des manipulations et des coups de théâtres, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et Étrange Noël de Monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

 

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Je ne vais pas vous mentir… Je ne connaissais pas du tout Michael McDowell avant de voir nos librairies, Fnac, Cultura et autres, envahis par les superbes couvertures, incroyablement réussies, il faut bien le dire, par Pedro Oyarbide que j’apprécie tout particulièrement…

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Une fois les six tomes sortis, je me suis laissé tenter !

J’ai ressenti ce premier tome, comme une sorte de présentation. On découvre les personnages, hommes, femmes, enfants. Mais ce sont surtout deux femmes qui se détachent pour moi du récit, deux femmes fortes. Mary-Love Caskey, la mère de famille qui régente absolument tout et Elinor Dammert, personnage étrange, très froide qui semble prête à tout pour faire partie de la famille Caskey.

Tout se met en place doucement, c’est très intéressant…
Suite à une crue destructrice des rivières Perdido et Blackwater, les mille deux cents habitants d’une bourgade du nord de l’Alabama sont obligés d’abandonner leurs maisons, leurs biens, fuyants vers les hauteurs pour sauver leurs vies. Mais le pire risque d’être à venir, quand les eaux vont refluer arrachant tout sur leur passage. Les dégâts provoqués se compteront en millions de dollars. L’idée de construire une digue se met en place. Elinor est contre !

L’écriture de Michael McDowell, au style solide et efficace, est traversée d’une certaine poésie, et caractérisée par des images saisissantes, c’est presque cinématographique !

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Extraits :

« Maman, ta voix porte… Il ne faudrait pas que Mademoiselle Elinor t’entende.
– Elle ne m’entendra pas, à moins d’être en train d’écouter à la fenêtre, rétorqua Mary-Love d’une voix encore plus forte. Et je ne serais pas surprise qu’elle le fasse !
– Maman, qu’est-ce qui te déplaît tant chez elle ? demanda Sister avec douceur. Moi, je l’aime bien. »

« Mary-Love Caskey ne prétendait pas contrôler les actes et les émotions de son fils comme c’était le cas avec Sister. Elle savait que l’institutrice aux cheveux roux lui plaisait, mais elle savait aussi que ce n’était pas son rôle de dire à son fils de ne pas l’apprécier. Oscar était désormais l’homme de la famille et ça devait entrer en ligne de compte. Aussi, Mary-Love se réjouissait-elle qu’en dépit de la proximité de voisinage, Elinor et Oscar aient si peu d’échanges. La crue avait provoqué leur rencontre, mais ses répercussions semblaient – du moins, pour le moment – les séparer. »

« Ce qu’il savait en revanche, c’est qu’Elinor ressemblait énormément à Mary-Love : dotées d’un caractère fort et dominant, toutes les deux exerçaient leur pouvoir d’une façon avec laquelle il ne pourrait jamais rivaliser. Voilà la plus grande méprise au sujet des hommes : parce qu’ils s’occupent de l’argent, parce qu’ils peuvent embaucher quelqu’un et le licencier ensuite, parce qu’eux seuls remplissent des assemblées et sont élus au Congrès, tout le monde croit qu’ils ont du pouvoir. Or, les embauches et les licenciements, les achats de terres et les contrats de coupes, le processus complexe pour faire adopter un amendement constitutionnel – tout ça n’est qu’un écran de fumée. Ce n’est qu’un voile pour masquer la véritable impuissance des hommes dans l’existence. »

« Soudain, les couleurs s’estompèrent, et son visage fut baigné de fraîcheur. Elle ouvrit les yeux. Un unique nuage gris sombre venait d’escamoter le soleil. Il n’était pas grand – probablement pas plus que la parcelle de terrain sur laquelle étaient bâties les maisons Caskey, pensa Zaddie – mais il n’était pas du tout à sa place. Zaddie était certaine qu’aucun nuage n’était visible à l’horizon cinq minutes plus tôt. Elle s’aperçut qu’autre chose n’était pas normal : on trouvait ordinairement les nuages solitaires bien plus haut dans le ciel, et ils avaient tendance à être vaporeux, brillants et blancs. Celui-ci était noir, bouillonnant et bas. »

 

Au-delà des manipulations et des coups de théâtre, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série populaire de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

Émotion, Drame, Fantastique, Folie, Noir, Nouvelles, Poésie, Polar, Suspense

SEPT

Les padawans de René Manzor
de Alys Réal, Alba Ombieri, Élodie Fabre, Isabelle Weber,
Olivier Martial, Louise Calvi-Lotito, Stéphanie Baudron-Cosson

Broché – 1 juillet 2023
Éditeur : Des livres et du Rêve

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Il y a trois ans, quand le covid frappe et que les tournages s’arrêtent, le réalisateur, scénariste et romancier, René Manzor, a une idée folle : donner vie à ce prof d’écriture qu’il cherchait désespérément étant môme, quelqu’un qui vous apprendrait les secrets de l’écriture comme un prof de guitare vous montre les accords.
Grâce à son « coaching », des débutants de tous âges donnent vie à leur histoire.
SEPT d’entre elles sont publiées dans ce recueil.
Elles révèlent SEPT nouveaux talents…

 

• Couv_2023-066_Collectif - René Manzor présente SEPT

 

La sortie du jour dans toutes les bonnes librairies !

Pas facile d’emporter ses lecteurs avec des nouvelles. Il faut être concis, pointu, mais il faut aussi trouver le petit plus qui fera la différence qui nous embarquera quel que soit le choix de l’auteur.
La puissance des mots, la beauté du texte, la volonté de magie, le suspense, la violence, et plus encore.

Un exercice difficile, et pourtant…

Avec ce recueil, René Manzor grâce à ses conseils auprès de ses SEPT recrues réussit pour moi un véritable tour de force… Il y a de la passion, de l’envie, des drames, des meurtres, de l’amour aussi. Je suis passé du sourire aux larmes, et vice-versa. Dieu que c’est bon de savoir qu’il existe encore tant de choses à écrire, tant d’histoires à découvrir…

Mais finalement, qu’est-ce qu’un(e) auteur(e) ?
N’est-il pas le conteur d’autrefois qui nous émerveillait et faisait briller les yeux des enfants ?
Alors, en toute honnêteté, je vous conseille d’entrer dans le monde de ces SEPT “nouveaux” auteurs, qui pour une première tentative, frappent très fort, et dont je suis persuadé que l’on entendra parler de certains d’entre eux très bientôt. TROIS de ces nouvelles, dont je tairai le nom, sont pour moi de gros coups de cœur…
Sauriez-vous deviner lesquelles ?

Merci à Réné pour cette superbe idée.
Merci à Angie Lollia des Éditions Des livres et du Rêve, pour l’impression et la diffusion de ce livre, pour lequel j’ai eu la chance de réaliser la couverture.

C’est pour genre de récits que je continuerai à lire tant que je le pourrai…
C’est magnifique, beau et touchant à la fois.

Un beau cadeau à offrir et à s’offrir…
Pour chaque achat de ce livre, 1€ sera versé aux Apprentis d’Auteuil.

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Extraits :

Stéphanie Baudron-Cosson – Embrasez-vous !
« Les pompiers étaient arrivés juste après pour éteindre l’incendie et constater le décès de la femme de Paul.
L’enquête avait été classée sans suite, faute de preuves. Reste que les gendarmes de Saint-Mars avaient retrouvé un briquet carbonisé dans la chambre des enfants… »

Élodie FabreMaman
« Tout son corps n’était que douleur. Encore. C’était épuisant. Le supplice de l’accouchement, Rose s’y était préparée, ces quelques heures d’une torture bien réelle. Mais qu’en était-il de la suite ? Personne n’évoquait le sujet. Comme si tout s’arrêtait, lorsque les ciseaux embrassaient le cordon. Et pourtant, la souffrance perdurait, bien au-delà, vicieuse, pernicieuse, et pas le moins du monde discrète. Rose la traînait comme un boulet dès qu’elle se levait, dès qu’elle s’asseyait, dès qu’elle bougeait, en somme. »

Isabelle Weber – Emprise
« – Il va avoir besoin de nous, Hélene.
– Oui ! De nous ensemble, pas l’un contre l’autre.
Ils se dévisagèrent intensément, comme deux ennemis se rappelant qu’ils avaient été alliés, deux parents à la dérive, convaincus que tout était encore possible pour sauver ce qu’ils avaient de plus précieux en commun : leur enfant. »

Alba Ombieri – Valentin, 1916
« Je m’accrochai à cette photographie, imaginant que ces gens étaient mes proches. Je scrutai le doux visage de cette mère jusqu’à ce que les yeux me brûlent. Cela me fit presque oublier la douleur d’être vivant. Je glissai alors le cliché dans ma poche, décidant d’emmener avec moi ce qui me manquait le plus : une famille qui m’aimait. »

Olivier Martial – 74 après R.A
« – Mais si, c’est toi qui choisis, protestait ma mère. Et tu peux lire autant de livres que tu souhaites sans nous encombrer.
– Non ! C’est différent. Un livre, ce n’est pas que ce contenu. C’est aussi un objet avec lequel j’ai voyagé, qui m’a accompagné dans des moments difficiles ou joyeux. Ce sont des pages écornées, abîmées, avec des notes sur le côté… Et parfois, ce sont des cadeaux de gens que l’on aime. »

Alys RéalEntre chienne et louve
« C’était un soir d’octobre, une de ces belles fins de journée ensoleillées où l’on sentait que l’automne pointait le bout de son nez. Les couleurs étaient éclatantes et une légère brume guettait un petit coin de campagne de l’Heure, aux portes de la Normandie. La nuit patientait encore un peu pour laisser la place à cette heure que l’on nomme magique. Ce moment, où il fait trop sombre pour différencier un chien d’un loup- rappelait aux promeneurs qu’on apprivoisait durablement, personne. »

Louise Calvi-Lotito – La Vespa rouge
« Je me revois, en ce jour, si particulier de 1955, tremblant de la tête aux pieds, devant ma machine, dans l’attente de la sanction définitive du directeur : mon renvoi, après seulement une journée de travail. Il m’avait appelé. Nous avions parlé. Enfin… si je suis honnête, j’avais surtout écouté. La conversation est restée gravée dans ma mémoire. Le plus incroyable est que je n’ai pas été congédié. Il a décidé de me donner ma chance. Cela arrivait encore, dans ces années-là. Pas sur la chaîne de montage des Vespa, non, mais dans l’équipe de designers de l’entreprise. On m’a installé à l’étage, dans un grand atelier où travaillaient des personnes sorties d’écoles prestigieuses. J’ai eu deux mois. Deux mois pour montrer que mon geste n’était pas seulement celui, irréfléchi, d’un gamin. Deux mois pour faire mes preuves, ou repartir de zéro, ailleurs. »

Émotion, Fantastique, Philosophique, Suspense

Temporis

de Gaëlle Perrin-Guillet
Broché – 15 avril 2023
Éditions : Des livres et du Rêve

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Londres, 1890.

L’Étouffante a ravagé la capitale, laissant derrière elle des centaines de morts et autant d’orphelins.
Dans un monde apocalyptique déchiré entre les riches et les pauvres, Enora tente de contourner les règles qui lui sont imposées.

Lorsqu’elle trouve le corps inanimé d’un jeune homme, blessé par une machine d’un autre temps, sa vie bascule, l’histoire lui appartient enfin.
La mission est périlleuse : changer le passé pour réécrire l’avenir.
Prendra-t-elle la bonne décision ? Va-t-elle y survivre ?

Les voyages dans le temps… Impossible ?
Pas pour Gaëlle Perrin-Guillet qui s’essaye avec aisance au steampunk.
La plume fluide, le style inimitable, nous retrouvons cette auteure talentueuse qui s’amuse avec les époques. Plus qu’une invitation au voyage, un moment suspendu.

 

• Couv_2023-046_Perrin-Guillet Gaëlle - Temporis

 

Lorsque j’ai vu il y a quelques mois la superbe couverture du dernier roman de Gaëlle Perrin-Guillet, qui a réveillé en moi l’enfant que je suis encore à l’intérieur, je savais que j’allais me le procurer très vite.
Angie m’a précédé, un grand merci à toi !

À ce jour, j’ai aimé tous les romans de Gaëlle que j’ai lus. Son petit coté “So british”, me plaît beaucoup et je trouve qu’il lui va parfaitement bien. Mais avec Temporis, en plus de l’histoire “steampunk”, qui m’a fait rêver, c’est le personnage d’Enora, qui m’a emporté tout le long du récit. Sa sensibilité, sa gentillesse, son âme pure…

Le steampunk a souvent été considéré comme un sous-genre du fantastique ou de la science-fiction. Pour moi au contraire, il a toujours été un genre à part entière, où l’esthétique de l’époque victorienne, a une réelle importance à tous les niveaux, et j’ose vous le dire : Si nous avions la possibilité de choisir l’époque où nous devions vivre, ce serait sans aucune hésitation que je m’envolerai pour cette période pré-moderne, qui avait déjà créé tout ce qui était nécessaire pour vivre une vie saine et heureuse…

Temporis m’a donc ramené dans ce monde que j’affectionne tant.
Enora a seize ans, elle a perdu ses parents lors de l’Étouffante quelques années auparavant. Le hasard des rencontres et de la vie va lui permettre de voyager dans le temps et de rencontrer la Reine Victoria qui a le même âge qu’elle. Qu’elle est donc la mission qu’on lui a assignée ? Pourquoi a-t-elle été choisie ?

Gaëlle a avec maestria composé un récit riche et touchant avec un superbe final qui l’a place dans le top du genre, et ce, avec malgré tout un “tout” petit bémol pour moi… “Je l’ai lu beaucoup trop vite, du coup, il est déjà fini !… et il va falloir que j’attende maintenant pour “retrouver” sa plume !”

De l’originalité, un peu de folie et beaucoup d’imagination, Gaëlle, continue à nous surprendre tel que tu le fais si bien !
PS. J’aimerais beaucoup retrouver Enora dans de nouvelles aventures !!!

Mais comme tu le dis si bien, « Le futur peut attendre. Je veux profiter de mon présent. »

Un grand merci au Éditions Des livres et du rêve, pour ce superbe présent… passé/futur ?

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Extraits :

« J’ai totalement perdu la mémoire… À part mon prénom, je ne me souviens de rien. Pas même de mon âge ou de mon nom de famille. Pourquoi je me trouvais là ? Aucune idée. Je ne sais rien du tout ! »

« Devant nous, une silhouette apparaît dans l’ombre, emplit tout le cadre de porte avant de se dévoiler dans la lueur du candélabre.
L’homme est immense, habillé d’une chemise blanche et d’un pantalon de cuir noir. Ses longs cheveux aussi blancs que sa chemise sont retenus en une queue de cheval et sur son crâne, trône une paire de lunettes d’aviateur aux verres fumés. »

« Je n’ai aucune idée de l’utilité de cette machine. Peut-être même ne marche-t-elle pas. Mais c’est la plus belle chose que j’ai vue dans ma vie. En m’en approchant, je distingue à peine les soudures des plaques qui la composent tant la main qui les a forgées a fait cela avec art et précision. Les rivets n’ont laissé aucune trace lors du serrage, tout est propre, net, et méticuleux.
Une véritable œuvre d’art. »

« Je le fusille du regard quand je vois Andrew entrer dans la pièce. Il fait à peine trois pas avant de s’immobiliser et me fixe à son tour, sans un mot, bouche légèrement entrouverte.
Je crois que je n’ai jamais eu aussi chaud de toute ma vie. Je me consume de l’intérieur et voudrais être une petite souris pour aller me cacher dans un trou. »

 

Gaëlle Perrin-Guillet est née en 1975 à Lyon où elle vit toujours. Secrétaire de mairie le jour, elle se transfrome en auteur de thriller la nuit. Depuis toujours amatrice de romans noirs, elle s’essaie à l’écriture en 2000 avec des nouvelles. Après deux romans auto-publiés, “Le sourire du diable”, en 2010 et “Au fil des morts” en 2011, elle participe à deux recueils des “Auteurs du noir face à la différence” (en 2012 aux Éditions Jigal puis en 2013 à L’Atelier Mosesu).

Haut le chœur” est son premier polar publié aux Éditions Rouge Sang en 2013, lauréat du « Prix du Polar-2014 Dora Suarez », réédité aux Éditions Taurnada en 2019.

https://leressentidejeanpaul.com/2023/03/11/haut-le-choeur/

En 2015, paraît un roman pour jeunes adultes, “La nuit du chat noir” aux Éditions Rouge Safran.

En 2016, elle publie aux Éditions Fleur Sauvage, “Soul of London”, pour lequel elle reçoit le “Prix des Lecteurs du Salon du livre policier de Neuilly-Plaisance” et le “Prix du festival Les Polars du Chat du Creusot”; premier opus d’une série d’enquêtes situées dans le Londres de la fin du XIXe siècle dont les héros sont Henry Wilkes, ex-inspecteur de police, handicapé qui marche avec une canne, et Billy Bennett un gamin des rues qui l’assiste. Le livre est réédité aux Éditions Milady Poche en 2017, la même année que sort (ou devait ?) le second opus “Black past” aux Éditions Fleur sauvage, publié en grand format sous le titre Les fantômes du passé aux Éditions City en 2018. (Les titres originaux parus chez Fleur Sauvage semblent ne plus être disponibles…).
https://leressentidejeanpaul.com/2020/03/31/les-fantomes-du-passe/

Émotion, Drame, Fantastique

La Maison Bleu Horizon

de Jean-Marc Dhainaut
Poche – 29 juin 2017
Éditions : Taurnada Éditions

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Janvier 1985. Tout commence par un message laissé sur le répondeur d’Alan Lambin, enquêteur spécialiste en phénomènes de hantises. Une maison, dans un village de la Somme, semble hantée par un esprit qui effraie la famille qui y vit. En quittant sa chère Bretagne, Alan ignore encore l’enquête bouleversante qui l’attend et les cauchemars qui vont le projeter au coeur des tranchées de 1915. Bloqué par une tempête de neige, sous le regard perçant d’un étrange corbeau, Alan réussira-t-il à libérer cette maison de ce qui la tourmente ?

 

• Couv_2023-037_Dhainaut Jean-Marc - La maison bleu horizon.jpg

 

J’avoue qu’après avoir déjà lu deux romans de Jean-Marc, je pensais savoir à peu près où il allait me mener. Alors, j’ai commencé ma lecture tranquillement, sachant que j’allais passer un bon moment.
Très vite, je me suis rendu compte que le récit risquait d’aller bien au-delà de ce que je m’étais mis en tête. J’en ai lu de nombreux récits qui côtoient le paranormal, Jean-Marc y a mis beaucoup de sensibilité et a créé une histoire sur mesure pour sa thématique que j’avais rarement vu aussi bien développée…

Le mari d’Hélène s’est absenté pour quelques jours. Très vite, il ne donne plus de ses nouvelles.
Hélène s’inquiète. Thomas, leur fils se réveille depuis toutes les nuits à la même heure en hurlant. La nuit les portes claquent toutes seules, alors que d’autres restent bloquées sans logique, les parquets craquent et ils entendent régulièrement les pleurs d’une jeune fille. Lorsqu’une tempête de neige s’abat sur la région, les isolant complètement des autres villageois, Hélène qui a entendu à la radio Alan Lambin, enquêteur en phénomènes paranormaux, décide de le contacter. Il doit justement faire une interview pas très loin et se propose de passer.

En arrivant, Alan découvre une immense propriété, le type de “château” où ce genre de phénomènes a l’air de se produire plus qu’ailleurs. Au fil des pages, une ambiance pesante s’installe déroutant l’enquêteur et mettant à mal la famille apeurée.

Quel est le rapport entre un militaire de la guerre 14-18, une petite fille qui apparaît et disparaît dans les couloirs, les pleurs d’une enfant et la disparition du mari d’Hélène ?
Très vite, Alan va se retrouver confronté à une “réalité” qui risque de le dépasser, une réalité bouleversante et touchante à la fois !

Une fois commencé, impossible de m’arrêter. Je l’ai lu d’une traite. Les dernières pages, je les ai même lu les larmes aux yeux… Quel plaisir de lecture, quel bonheur.
C’est exactement pour ce genre de récits que je lis. C’est beau, plein de sensibilité. Ou comment un roman qui m’a fait frissonner dès les premières pages est devenu au fil de ma lecture un roman émouvant où chaque personnage a sa raison d’être… Bravo Jean-Marc pour cette “petite histoire dans la grande”, les personnages, j’espère vont me hanter encore longtemps.

Très gros coup de cœur pour ce récit Jean-Marc Dhainaut qui prend des risques à chacun de ses romans.
Que d’émotions…

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Extraits :

« Durant mes nombreuses enquêtes, j’ai parfois eu l’occasion de me gratter le menton en me posant une multitude de questions. Je suis de plus en plus persuadé que la mort n’est pas une fin, mai qu’il convient de trier tous les clichés, toutes ces certitudes, toutes les affirmations de certains. »

« Oui… Bonjour. Madame Anneraux à l’appareil. J’habite dans un village de la Somme. C’est difficile de l’expliquer comme ça, mais il se passe des choses étranges chez nous… Je vous laisse mon numéro… »

« Mon mari a enchaîné les dépressions lorsqu’il travaillait dans sa précédente société. La pression et l’humiliation étaient devenues insupportables. Sa vie professionnelle avais viré au cauchemar et nous avons failli nous séparer à cause de cela. Puis, il y a eu sa tentative de suicide. Après un long arrêt et un séjour à l’hôpital, il s’est fait renvoyer. »

« Pardonnez-moi, ma chérie. Sous la pluie, sous les obus, je n’ai jamais cessé de penser à vous, ma Louise. Et lorsque je pensais à vous, alors, dans la plaine tourmentée fleurissaient les coquelicots que nous aimions tellement cueillir. Et le soleil brillait en effaçant le malheur devant moi, illuminant votre sourire que je n’oublierai jamais. Vous vous souvenez, mon amour ? Vous vous souvenez de votre main dans la mienne, quand nous courions dans les champs derrière chez vous ? Et de tous ces après-midi, simplement allongés dans les coquelicots, à regarder la forme des nuages, laissant voyager notre imagination ? »

 

Jean-Marc Dhainaut est né dans le Nord de la France en 1973, au milieu des terrils et des chevalements. L’envie d’écrire ne lui est pas venue par hasard, mais par instinct. Fasciné depuis son enfance par le génie de Rod Serling et sa série La Quatrième Dimension, il chemine naturellement dans l’écriture d’histoires mystérieuses, surprenantes, surnaturelles et chargées d’émotions. Son imagination se perd dans les méandres du temps, de l’Histoire et des légendes. Il vit toujours dans le Nord, loin d’oublier les valeurs que sa famille lui a transmises.


Brocélia

https://leressentidejeanpaul.com/2022/07/07/brocelia/

L’Œil du chaos
https://leressentidejeanpaul.com/2023/02/13/loeil-du-chaos/

Anticipation, Émotion, Fantastique, Philosophique

Douze minutes par jour

de Cindy Defosse
Broché – 6 mars 2019
Éditions : AFNIL

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Dans un monde où la nature a disparu, toutes les recherches sont tournées vers un futur viable. Dévoué à son travail, Naos, un jeune scientifique, se voit confier de plus en plus de responsabilités. Cependant, un nouvel élément vient chambouler son quotidien pour l’emporter sur des sentiers qu’il n’avait jusqu’alors jamais explorés. Alors que l’humanité décline et que l’espoir ne suffit plus, c’est de la rencontre entre passé et présent que fleurira le champ des possibles.

Pour chaque exemplaire vendu, l’auteur reverse 1€ à une association pour la protection de la nature.

 

• Couv_2023-011_Defosse Cindy - Douze minutes par jour

 

Douze minutes par jour… Par où commencer ?

Nous sommes à Dagda, une mégapole située le long d’un désert au bord de l’océan. Entre gloire et déclin, de nombreuses populations se sont succédées sur la planète Alcyone. Les terres sont devenues inexploitables, la planète a très peu de ressources à offrir, l’alimentation est devenue artificielle, un composé chimique de cellules-souches, mis à disposition des gens dans des feedeurs, contre des “points” scannés sur des bracelets personnels. Le peu de population existant vit comme des zombies, leur peau est terne, leurs cheveux sans éclat, leur regard sans lumière. Les gens se font agresser et arracher régulièrement leurs bracelets qui leur permettent de subsister. Une partie de la population a peur, l’autre devient brutale.

Naos 4182, travaille depuis peu, au 2b, avant-dernier étage de l’immense tour Pôle n°1. C’est un chercheur, une tête pensante, chargé de trouver une solution à l’alimentation qui s’épuise. Avec les autres laborantins qui partagent ses journées, ils doivent absolument redonner de la vie à leurs terres, avant une fin inévitable…

Trois millions d’années plus tôt, vivait un petit peuple, les Hyriens, depuis de nombreux siècles. Leurs habitations étaient faites de bois et de plantes tressées. Ils vivaient en osmose avec la nature et ne connaissaient pas la guerre. Tout était chants, danses, aide et partage dans un total respect de la nature. Ils n’avaient pas de chef, la hiérarchie n’existait pas. Hylia jeune fille aux cheveux très longs, se promène comme à son habitude, à travers les forêts, à travers la montagne, elle bénit tous les jours le soleil qui resplendit permettant à son peuple une vie heureuse et éternelle…

Un jour pourtant, soudain l’obscurité s’abattit sur son monde. Elle eut juste le temps de lever les yeux au ciel. À l’horizon, un astéroïde percuta la planète Alcyone…

Quel est le mystérieux lien qui unit Naos 4182 et Hylia, alors que plusieurs millions d’années les séparent ?

Gros, énorme coup de cœur pour ce roman érudit et parfaitement maîtrisé. Il n’y a rien à jeter. Tout est là, écrit qui se déroulait sous mes yeux. Le passé, le présent, le futur. J’ai adoré l’approche de l’auteure, sur la nature, sur la vie, la bonté et la simplicité de certains contre la perversion des autres… Je découvre Cindy Defosse, et je reste bouche bée. Comment a-t-elle fait ? Sa prose est tellement simple, tellement évidente. Cindy nous montre le chemin, elle nous ouvre une voie… Le bonheur est tellement proche, mais sommes nous prêt à nous passer du superflu. Tout était là bien avant nous. Qu’en avons nous fait ?

Une belle histoire pleine de poésie, pleine de force, de joie et aussi très philosophique. Cindy est une auteure qui m’a fait rêver durant quelques heures. Le bonheur est proche, il est là près de nous. À nous de faire les bons choix. Ce ne sont pas les plus nombreux, ou ceux qui parlent le plus fort qui ont forcément raison et qui sont dans le vrai. Sachons nous détacher, sachons écouter et prendre des initiatives lorsque cela est nécessaire….

Douze minutes par jour, c’est tellement peu pourtant

Pour les rêveurs inconditionnels, pour ceux qui aiment la vie, l’amour, pour ceux qui sont restés de grands enfant, ceux qui gardent espoir, ceux qui sont un peu perdu, qui se cherchent et enfin, pour tous les lecteurs un peu/beaucoup curieux…
Je vous garantis de passer un excellent moment de lecture !

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Extraits :

« À l’extrémité nord d’une chaîne montagneuse vivait un petit peuple, maître du partage et de l’altruisme : les Hyriens. Établis, depuis de nombreux siècles, ils veillaient à toujours rester en parfaite harmonie avec toute chose. Chaque mot, chaque acte, chaque geste était pensé et effectué dans le respect de l’ordre naturel et des lois véritables de la nature. Ainsi, les sources étaient sollicitées avant chaque goutte d’eau puisée, les arbres gratifiés à chaque fruit donné, le soleil Naos vénéré pour la lumière et la chaleur qu’il diffusait, la terre honorée pour sa fertilité, le vent remercié pour sa fraîcheur et ses caresses. »

« Aujourd’hui, les denrées consommables étaient devenues artificielles : de maigres cellules souches, on poussait la multiplication cellulaire à son maximum pour répondre aux besoins de la population. »

« Ils n’ont pas su où s’arrêter alors, fatalement, l’inévitable arriva : l’intelligence des robots surpassa, celle de leurs créateurs et les choses commencèrent à mal se dérouler. De simples accidents isolés, on passa à une guerre totale qui opposa les humains et les androïdes : l’I-War. »

« Chacun des passants semblait dépourvu de vitalité, leur peau était terne, leurs cheveux sans éclat, leur regard sans lumière. L’angoisse la saisit, elle ne voulait pas être absorbée par cette meute de zombies et encore moins être destinée à devenir l’une des leurs. »

« À quelle époque vis-tu, ma fille ? La nature a disparu depuis bien longtemps, mes grands-parents eux-mêmes ne l’ont pas connue. »

« Soixante-dix millions de personnes, c’est trop de bouches à nourrir pour les maigres ressources dont nous disposons, alors petit à petit, nous allons réduire la population, éliminer les bas-fonds pour permettre aux meilleurs de rester. »

« Jamais je ne t’entends parler de compassion, d’amour, de tolérance, d’estime de soi… Si la méditation était enseignée dès le plus jeune âge pour faire partie intégrante de vos mœurs, peut-être y aurait-il moins de frustration et de violence à Dagda. »

« Munie de son violon, la déesse s’appliqua à composer le plus merveilleux des mondes, en commençant par lui choisir un soleil bleuté. Elle sculpta avec minutie les contours de sa planète, dessina les courbes des montagnes du bout de son archet, peignit à l’image de son âme les reflets irisés des lacs et océans, pesa chaque atome de la constitution de l’atmosphère, écrivit au plus juste la musique des vents, produisit avec passion les vibrations de l’écume bouillonnante, arracha à ses cordes le son du volcan, accorda le chant de la terre, à la mélodie de son instrument… Sa partition achevée, Alcyone admira son œuvre. La planète était parfaite, comme il l’avait demandé. »

 

Née le 6 septembre 1991 dans le sud de la France, Cindy Defosse profite de sa jeunesse pour voyager sur notre belle planète et nourrir ses passions que sont la musique et l’astronomie.

À l’âge de 23 ans, elle retrouve les vieux brouillons d’une histoire qu’elle avait imaginée au lycée. Instantanément, cela réveille en elle l’envie d’écrire. Elle se plonge alors des journées entières aux côtés de son héroïne et moins d’un an plus tard, elle achève le premier tome de ce qui deviendra la trilogie des Éférides.

Sa saga terminée, elle reprend le projet d’un roman de science-fiction qui lui tient à cœur. C’est ainsi qu’elle sort sa nouvelle œuvre : Douze minutes par jour.