Noir, Polar, Thriller

Blessures invisibles

Blessures invisibles
de Isabelle Villain (Auteure)
Poche – 9 janvier 2020
Éditeur : Taurnada Editions

Le major Maraval est retrouvé mort à son domicile, une balle dans la tête, son arme à la main. La thèse du suicide est pourtant très vite abandonnée par le groupe du commandant Rebecca de Lost, et les pistes militaires et familiales se multiplient. Dans le même temps, le « tueur au marteau «, demeuré silencieux depuis l’enterrement du capitaine Atlan, décide de reprendre du service. Deux enquêtes sous haute tension. Un final explosif !

 

2020_001_Isabelle Villain - Blessures invisibles

 

Bonjour à toutes et à tous…

J’ai terminé hier après-midi la lecture de “Blessures invisibles” que j’ai eu la chance d’avoir, avant sa sortie grâce à Joël des Éditions Taurnada.
C’est la suite directe de “Mauvais genre” que j’avais lu il y a quelques jours !

Qui se cache derrière ce psychopathe, fanatique des marteaux ?
Le major Maraval s’est-il suicidé d’une balle dans la tête ?

Quel bonheur de retrouver Rebecca qui va enquêter ce coup-ci, dans un monde très fermé, en mettant en avant le Syndrome de Stress Post-Traumatique (SSPT) qui est toujours mal perçu dans le milieu militaire, tout en continuant à traquer le « tueur au marteau ».

Isabelle a mis ma tête à rude épreuve et elle sait très bien jouer avec les lecteurs…
Elle jongle avec une main de maître entre ses deux enquêtes, tellement bien, que j’ai eu l’impression plusieurs fois d’entrevoir un coupable et à chaque fois j’avais tout faux !
Le rebondissement final m’a complètement bluffé…

Cet opus m’a paru plus finalisé, plus de tension que le précédent, que j’avais déjà beaucoup aimé. On entre dans la vie des personnages qui sont à fleur de peau, qui transportent avec eux un passif qui vient s’ajouter aux enquêtes, et qui rendent le récit réaliste et plus prenant.

Pour mon premier roman de l’année c’est une bonne pioche !
Ce n’est plus une découverte mais Isabelle confirme l’idée que je m’étais faite à sa première lecture.
Si vous aimez être un peu bousculé, voire malmené…
Si vous aimez les enquêtes à rebondissements avec de vraies surprises…
Les romans d’Isabelle Villain trouveront sûrement une bonne place dans votre bibliothèque !

Auteure à suivre…

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Extrait :
« Retrouver Alain Vidali lui procure un immense plaisir. Cela fera bientôt 10 ans qu’ils se connaissent. Rebecca a travaillé avec lui dès son arrivée à La Crim’, en 2006 tout d’abord comme capitaine, puis à partir de 2008 lorsqu’elle a été promu chef de groupe. Ils se sont croisés sur un nombre incalculable de scènes de crime. Son « petit docteur » comme elle aime l’appeler affectueusement, est un interlocuteur de choix. Un médecin compétent et un ami fidèle, toujours à l’écoute dans les bons et les moins bons moments. Mais un jour, il a décidé de tout plaquer pour aller ouvrir une maison d’hôtes en Bretagne, cédant très certainement à la pression de sa femme qui souhaitait depuis des années fuir la capitale. Terminer leur vie paisiblement, dans un cadre magnifique. »

 

 

Née au Maroc à Casablanca en 1966, Isabelle Villain a travaillé pendant une quinzaine d’années dans la publicité, l’évènementiel et l’organisation de salons professionnels.
Passionnée de romans policiers depuis l’enfance. Elle décide de se lancer dans l’écriture pour mettre par écrit les nombreuses histoires qui lui trottent dans la tête.
Son quatrième roman Peine Capitale”, publié aux Editions Auteurs d’Aujourd’hui, a reçu le prix Maurice Bouvier en 2015.
“Âmes battues”, le second volet des enquêtes du commandant de Lost, découvert dans Peine capitale” à reçu le prix du festival du polar de la ville d’Arcachon en 2016, et le prix polar du festival Jeter l’Encre.
“Mauvais genre” publié aux Éditions Taurnada est sorti le 15 novembre 2018.

Noir, Polar, Thriller, Thriller psychologique

Le brouillard d’une vie

Le brouillard d’une vie
de Cécile Pellault (Auteure)
Broché – 10 mars 2016
Éditeur : Editions Le Manuscrit

Quand la famille de Lilly décide de s’installer dans la banlieue de Boston, cette famille d’expatriés français pense avoir trouvé le foyer qu’ils n’ont jamais connu. Cette vie rêvée vole en éclat le soir du bal de promo de Lilly. Comment faire son deuil quand ce en quoi on a cru jusqu’alors n’était qu’illusion ? Comment se reconstruire quand la traque continue ? 10 ans après, Lilly se pose toujours ces questions et espère trouver dans la fuite un peu de paix…

 

2019_061_Cécile Pellault - Le brouillard d'une vie

 

Bonjour à toutes et à tous…

C’est le premier roman de Cécile que je lis.

Le Brouillard d’une vie, est un thriller doublé un roman noir, une histoire de manipulation, un road trip à travers les États-Unis. Mais c’est surtout une histoire de famille très prenante.
Le suspense m’a tenu en haleine du début à la fin.

Comment se reconstruire lorsqu’on a vécut un drame familial ?
Tout le roman tourne autour de cette phrase. Lilly se sent coupable du drame qui est arrivé à sa famille.
Elle se met à douter de tout, de son entourage, de sa famille, même d’elle-même…
Elle perd tous ses repères et quand tout s’effondre autour d’elle, elle préfère fuir loin des siens.

J’ai suivi Lilly dans sa douleur, ses doutes, dans sa fuite vers l’impossible.
Jusqu’à la “surprise” finale.
Bravo Cécile, je me suis bien fait avoir.
Avec un style très agréable à lire, la toile de l’énigme est tellement bien ficelée qu’à aucun moment je ne suis parvenu à deviner qui était qui !

Un bon polar psychologique.
Il ne me reste plus qu’à te suivre sur tes autres romans !

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Extrait :
« Malgré ses tentatives désespérées, elle ne réussit pas à reprendre son souffle. Elle essaya d’ouvrir les yeux mais un voile imperméable lui bloquait la vue, elle entrapercevait des ombres et un murmure, peut-être son nom. Une main tentait de l’atteindre, ses longs doigts ressemblaient à ceux de sa mère. Dans l’esprit de Lilly, surgit l’image des mains impeccablement manucurées de sa mère qui préparait le repas dominical et le soleil qui se reflétait sur les tomettes de la cuisine, c’était peut-être cela mourir se laisser aller aux dernières images du bonheur et arrêter de courir. Sam se tenait aux côtés de sa mère, il fronçait les sourcils, il lui parlait, se faisait même menaçant, sa mère hochait la tête à chacun de ses propos mais Lilly ne les entendait pas. Un couteau, du sang, du sang partout, Lilly hurla à se déchirer les poumons. Haletante, elle eut du mal à savoir où elle était. Les chiffres rouges du réveil indiquaient “4 h”. »

 

 

Avec ce drame familial au rythme haletant Cécile Pellault signe son troisième roman après « Serial Belle-Fille » (qui vient de ressortir aux Editions du Loir) et « On ne choisit pas sa famille ». Également auteur de nouvelles et de poésie, elle a vu un de ses textes primés par le Musée du Luxembourg édité dans l’ebook collectif sur le peintre Fragonard.

Noir, Polar, Thriller

Mauvais genre

Mauvais genre
de Isabelle Villain (Auteure)
Broché – 15 novembre 2018
Éditeur : Taurnada Editions

Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups. Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme, sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol. Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passé au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

 

2019_060_Isabelle Villain - Mauvais genre

 

Bonjour à toutes et à tous…

Je me suis régalé !
Le Sujet de l’enquête est écrit avec empathie et bienveillance.
Intrigue, meurtres, enquête passionnante, une équipe de flics épatants, et du mystère…

Je ne connaissais pas encore cette auteure, alors je tiens à remercier Joël, et les éditions Taurnada pour leur confiance et m’avoir permis cette lecture.

Le sujet bousculera et dérangera certaines personnes, c’est sûr. Mais il est parfaitement maîtrisé dans ce livre, et comme je l’ai dit plus haut, traité avec bienveillance.
Je suis allé de rebondissement en rebondissement. L’histoire est très riche en émotions.
Les chapitres sont courts, et addictifs, les personnages sont plutôt attachants, les thèmes abordés bien documentés.

Je me suis très vite attaché aux personnages, à leurs vies professionnelles et personnelles qui s’entrelacent et agrémentent le récit. Le premier rebondissement m’a pris au dépourvu et même si maintenant je me dis que c’est évident, j’ai été tellement emportée par l’histoire et la plume d’Isabelle que je n’ai rien vu venir.

Je suis impatient de lire la suite des aventures de cette équipe de choc !
Isabelle Villain est une auteure à surveiller !

Un roman que je vous recommande, mais j’ai découvert après lecture que c’était déjà le 3e roman avec le commandant de Lost (Il va donc falloir que je parte à la recherche des deux premiers opus).

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Extrait :
« Rebecca et Tom ont parlé très longuement et pour la première fois envisagé un avenir. Un avenir à deux tout simplement. Pendant des mois, elle a lutté en refusant de s’investir dans cette relation, mais au fil des semaines, la réalité l’a rattrapée. Tom est peut-être finalement l’homme idéal. Tout est si évident et naturel avec lui. Elle est manifestement très loin du coup de foudre ressenti avec son mari, mais elle va bientôt avoir 50 ans, et le temps du prince charmant est révolu. Un homme gentil, attentionné, drôle, sexuellement compatible, qui comprend son boulot et ses horaires, coche tout de même pas mal de cases. Les papillons dans le ventre quand le téléphone sonne, les heures passées à regarder son armoire et à essayer tous ses vêtements, c’est bien pour les midinettes. Aujourd’hui, elle a juste besoin de quelqu’un à ses côtés, d’un vrai mec qui sache ce qu’il veut faire de sa vie. Rebecca l’a trouvé. Elle en est convaincue. »

 

 

Née au Maroc en 1966, Isabelle Villain a travaillé pendant une quinzaine d’années dans la publicité, l’évènementiel et l’organisation de salons professionnels. Amatrice de littérature policière depuis l’enfance, elle obtient en 2015 le prix Maurice Bouvier pour Peine capitale, et en 2016 le prix polar du festival Jeter l’Encre pour Âmes battues.

Polar, Polar historique

L’Orme aux loups

L’Orme aux loups
de Thierry Berlanda (Auteur)
Poche – 18 mai 2017
Éditions : Éditions De Borée

L’orme aux loups est un lieu-dit de vignes et de forêts, au pied de la colline de Sancerre. Quelques années après le terrible siège de la ville protestante par les troupes du catholique duc de Bourges, une série de meurtres particulièrement sauvages mettent la ville sous pression. Les soupçons se portent d’emblée sur Fondari, un montreur d’ours de passage, mais les rivalités entre les détenteurs de l’autorité politique et morale, laissent entrevoir bientôt d’autres hypothèses. Véritable course contre la montre, ce roman policier historique vous plongera dans un univers médiéval effrayant et drolatique.

 

2019_057_Thierry Berlanda - L'Orme aux loups

 

Bonjour à toutes et à tous…

J’ai rencontré Thierry, il y a quelques jours à Osny. J’ai découvert un personnage fort agréable, qui a les yeux qui pétillent lorsqu’il nous parle de ses romans…

L’orme aux loups est un polar historique (j’adore…), mais là où Thierry a fait très fort, c’est dans le style de son écriture. J’ai de suite été porté au XVIè siècle, dans son monde, dans son intrigue. Une véritable énigme autour de morts mystérieuses survenues dans le Sancerrois, dans une période de l’histoire où catholiques et protestants s’opposent.

Fondari, notre héros est montreur d’ours. En arrivant à Sancerre, son ours lui échappe. Les corps retrouvés sont dans un état pitoyable, méconnaissable. L’ours “fugueur” est très vite accusé !

Thierry Berlanda a du faire des recherches très poussées pour rendre son roman crédible par la forme et par le fond…
Je vous le conseille vraiment.
Thierry Berlanda, un auteur à découvrir, quel style !!!

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Extrait :
« Ces heures de bête à l’affût et d’hommes du guet tout à leur traque causèrent aux populations une inquiétude comme elles n’en avaient plus connu depuis le siège de la ville. D’un naturel enjoué, prompts d’ordinaire à la danse et aux chansons, hommes et femmes demeuraient le plus souvent chez eux, retenant leurs enfants dans les maisons et, la nuit, barricadaient leur porte à double tour. Craignaient-ils davantage une attaque du monstre ou une visite des satellites du bailli ? Les Sancerres réduisaient leur activité au nécessaire pour survivre. On négligea de tailler les ceps dans les vignes, on délaissa la coupe du bois dans les forêts, les lingères hésitèrent à descendre au lavoir, le commerce manqua de clients et les clients de commerces, les taverniers remarquèrent que personne n’avait plus soif et on se pressa moins aux offices, si bien que la peur, vissée au cœur de chacun et se renforçant du spectacle d’elle-même abandonnait les rues et les places aux seuls gens d’armes. »

 

 

Thierry Berlanda est écrivain et philosophe. Il a écrit de nombreux ouvrages et des thrillers aux éditions de la Bourdonnaye, NL et du Rocher. Dans ce roman inédit publié en poche, il nous offre un véritable joyau noir.

Humour, Noir, Polar

Morts Chroniques

Morts Chroniques
de Nick GARDEL (Auteur)
Broché – 31 juillet 2019
Editions : Friends only

Un corps est retrouvé dans le chaudron de caramel d’une fête foraine. Bientôt, c’est un second cadavre qui est découvert dans une petite ville de Seine-et-Marne. Les deux victimes n’ont en commun que leur appartenance à un groupe de lecteurs sur Facebook. Les meurtres suivent le déroulement d’un exercice de « cadavre exquis » initié sur le réseau social.Un jeu de piste compliqué et sanguinaire se lance pour Éliane Condrieux et les autres membres de l’équipe du Capitaine Henri Verdiant. Surtout quand sa plus jeune collègue vient à disparaître.

 

2019_055_Nick Gardel - Morts Chroniques

 

Bonjour à toutes et à tous…

Et de cinq !!!
J’aime beaucoup les romans de Nick Gardel, oscillant entre le polar et le noir mais toujours avec une certaine ironie et un humour très décalé.
Avec Morts chroniques, un vrai polar, Nick nous offre une fois encore une des multiples facettes de son talent d’écrivain.
Du début à la fin plusieurs questions se posent. Qui ? pourquoi ? comment ?

Vous verrez d’un autre œil les réseaux sociaux, les rencontres et les groupes sur Facebook !
Mais je dois avouer que certaines situations décrites ne m’étaient pas du tout étrangères.
Cette enquête policière sans temps mort, où on suit les personnages de rebondissement en rebondissement, se lit vraiment d’une traite jusqu’à la surprise finale !

Je recommande fortement…

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Extrait :
« – D’où te vient une connaissance si académique des classifications bibliothécaires ?
– Disons que je n’en suis pas à ce niveau-là, mais j’en ai quand même un bon petit nombre…
– Alors tu vas pouvoir m’expliquer pourquoi certains titres dépassent légèrement de l’alignement. On dirait qu’ils ont été décalés.
– Ça, c’est sa PAL. Pile à lire, avant que tu ne demandes. Elle classait directement les titres à leur place mais elle prenait soin de les mettre en évidence.
– Attends, à la louche il y a plus de cent titres dans cet état ! Qui achète des bouquins alors qu’il a déjà autant de choses à lire ?
– Tu t’attaques à l’un des mystères les mieux gardés de l’univers mon pauvre Miguel, répond en riant Éliane. »

 

 

Nick GARDEL est un enseignant qui se déguise la nuit en auteur de polar. Ni cape, ni slip apparent, mais un super pouvoir de n’avoir besoin que de quelques heures de sommeil. Certains sauvent le monde, lui a tendance à écrire des bêtises, et on en redemande !

Polar, Thriller, Thriller psychologique

Perdition

Perdition
de Alexis Arend (Auteur)
Broché – 10 mai 2019

Le long de la mythique « Mother Road », au gré des rencontres, le hasard les a rassemblés… Une poignée d’hommes et de femmes qu’un même but anime : tromper leur destin tragique. Dans une station-service au milieu de nulle part, leurs chemins se croisent pour un face-à-face inattendu avec un redoutable criminel en fuite, Denton Foley, échappé du « couloir de la mort ». La confrontation avec ce meurtrier glacial et implacable bouleversera à jamais leur sort, qu’ils croyaient scellé.
Qui est réellement Denton Foley ?
Que réserve-t-il à ces êtres à la dérive, à qui la vie n’a accordé aucun répit ?

2019_046_Alexis Arend - Perdition

 

Bonjour à toutes et à tous…

Quelle belle surprise !!!

Je viens tout juste de finir ce magnifique roman.
Par où commencer ?
Il y a tellement de choses à dire, mais je ne voudrais surtout pas vous enlever la moindre surprise. Et Dieu sait s’il y en a.

D’abord un énorme merci à Blandine Carron qui m’a fait ce très beau cadeau :
La découverte d’un nouvel auteur… Et pas n’importe lequel… Alexis Arend.

Je suis encore tout retourné.
J’ai l’impression de sortir d’une bonne partie de billard. Ça rebondi dans tous les sens !
Il y a des surprises à tout instant. Un scénario très fluide, de grande qualité en plus de la richesse du texte et de tous les personnages qui se croisent et s’entrecroisent…
Les personnages ? Les mots me manquent…
Alexis a crée des personnages vivants avec des mots qui sonnent justes.
J’en ai aimé certains, détesté d’autres… Mais je n’ai pas pu rester insensible à eux.

Quelle prose… Adrénaline. Sentiment. Suspense.
J’ai savouré chaque chapitre, chaque ligne.
Toute l’histoire nous mène vers un huis-clos final.
Mais quel final ! Un final de toute beauté, superbe même…

Je m’incline humblement devant cette lecture.
Devant ce livre qui m’a fait rire et pleurer…
Devant cette histoire qui m’a tant émue…
Devant ce texte qui m’a enrichit l’esprit…

Ce livre, vous devez le lire absolument !
Mon coup de cœur de cette fin d’année.

Merci Alexis.

Maintenant je sais ce qui me reste à faire…
Josh,
Salamanca,
La lueur,
Intrusions,… et bien d’autres j’espère.

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Extraits :

« À bien y songer, cela avait probablement été la première fois depuis pas loin du seize ans qu’elle avait dormi seule. Sans Kurt à ses côtés. Et qui plus est, pas dans son propre lit, mais dans celui d’une chambre de motel perdue au milieu de nulle part. Se réveiller là avait développé en elle un sentiment extrêmement curieux, tout à la fois plaisant et déstabilisant. Assez terrifiant, aussi, comme une impression de nouveauté absolue, lorsqu’on se trouve privé de tout repère, de tout point d’appui, de tout souvenir. Une sensation grisante, également, euphorisante, comme un doux et agréable goût de vraie liberté qui s’éveille enfin en nous et nous emporte au loin.
Voilà ce que ressentait Jenny Holmes devant son gobelet de café et son petit carton de donuts industriels dont son fils ne faisait qu’une bouchée.
Elle avait peur. Et elle souriait. »

 

 

Ancien ingénieur, Alexis Arend s’est aujourd’hui tourné vers sa vraie passion : l’écriture. Une passion qui l’habite depuis ses douze ans. Ses romans sont de véritables récits de voyage aux portes de l’étrange, dans lesquels transparaît toujours une très grande humanité, et où l’on y découvre en permanence ce fragile équilibre entre Bien et Mal.
Féru d’auteurs comme John Steinbeck ou Stephen King, mais également Bernard Clavel ou encore Émile Zola, c’est un fou de mots et d’images, un passionné d’Histoire et d’histoires, qui aime tout particulièrement voyager au travers de beaux récits.

Noir, Polar, Thriller

Le Cri de Nicolas Beuglet

Le Cri
Nicolas Beuglet (Auteur)
Poche – 11 janvier 2018
Éditeur : Pocket
À quelques kilomètres d’Oslo, l’hôpital psychiatrique de Gaustad dresse sa masse sombre parmi les pins enneigés. Appelée sur place pour un suicide, l’inspectrice Sarah Geringën pressent d’emblée que rien ne concorde. Le patient 488, ainsi surnommé suivant les chiffres cicatrisés qu’il porte sur le front, s’est figé dans la mort, un cri muet aux lèvres – un cri de peur primale. Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va découvrir une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
2019_040_Nicolas BEUGLET - Le cri

Bonjour à toutes et à tous…

Oui ou non, il y at-il quelque chose après la mort ?

Nicolas Beuglet nous entraîne dans une enquête haletante, destinée aux amateurs d’action intensive, saupoudrée “d’un peu” d’ésotérisme pour pimenter la trame très recherchée de son roman.

Dans ce thriller extrêmement original, il n’y aucun temps mort. Nicolas donne suffisamment d’éléments pour que l’ensemble se tienne plutôt très bien. Beaucoup de suspens et de nombreux rebondissements bien menés.

L’histoire m’a captivée dès le début. Le côté historique bien sûr, la C.I.A., les essais réalisés sur des patients, sans aucune autorisation légale, beaucoup d’énigmes, les dérives de la science et l’intervention de la religion !
Tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment.

Petit bonus.
À la fin du livre, Nicolas nous dévoile toutes ses recherches historiques qui lui ont servi à construire son histoire. C’est glaçant !
Fiction ou réalité ?
Anticipation ou horreur ?
Thriller ou roman d’amour ?

La force de ce livre, c’est la parfaite combinaison entre tout ça…

“Un cri” à lire absolument!

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Extraits :

« La vie nous tuerait tous si nous n’avions pas l’oubli.
…/…
Cet oubli qui fait que nous ne pensons pas chaque seconde à l’absurdité de notre existence. Nous vivons sans savoir d’où nous venons et nous mourons sans savoir où nous allons. Comment vivre entre les deux ? Comment ne pas être paralysé par cette absence de sens ? C’est logiquement impossible. Et pourtant, la majorité y parvient et fait un peu comme si de rien n’était. Mais imaginez que vous soyez forcée de penser cet absurde sans rien pouvoir faire d’autre, pas sûr que vous survivriez. »

 

 

Après quinze années passées chez M6, Nicolas Beuglet a choisi de se consacrer à l’écriture de scénarios et de romans. Le Cri et Complot ont paru aux éditions XO en 2016 et en 2018.
Il vit à Boulogne-Billancourt avec sa famille.

Polar

“Losing Leah” de Sue Welfare

Losing Leah
de Sue Welfare (Auteur)
Broché – 28 mars 2019
Éditeur : De Saxus

Un jour ordinaire. Un couple ordinaire. Un terrible secret.

Par un froid matin de février, Chris et Leah Hills s’arrêtent dans une station-service isolée à la frontière du Pays de Galles pour boire un café.
Pendant que Leah est partie se rafraîchir, Chris verrouille la voiture et part acheter leurs boissons. Les minutes passent, mais Leah ne revient pas…
Peu après, le sergent Mel Daley et son patron, l’inspecteur Harry Baker arrivent sur place pour commencer les recherches alors que chaque minute compte. Leah est-elle encore vivante ? A-t-elle quitté la station-service avec quelqu’un ?
Au fur et à mesure que leur enquête progresse, les policiers vont découvrir de sombres secrets à propos du couple dont la perspective fait froid dans le dos.
Sue Welfare, auteure à succès dans la liste des best-sellers du Sunday Times et scénariste primée pour la BBC et Channel 4, nous livre ici un thriller glaçant dans la lignée de « Gone Girl” et “La fille du train”.

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Bonjour à toutes et à tous…

Comme indiqué sur la première de couverture “Losing Leah” va vous mener vers un terrible secret.

Chris et Leah Hills sont sur le chemin des vacances quand Leah disparaît lors d’une pause à la station-service…
Son mari va tout faire afin qu’on la retrouve saine et sauve.

Je suis malheureusement resté un peu sur ma faim, car j’ai deviné assez vite la trame principale du récit, mais j’ai malgré tout passé un bon moment grâce à une écriture très fluide. L’auteur va vous mener, au fur et à mesure à l’aide de multiples croisements à un récit fort bien construit et de plus en plus complexe!

Le récit provient en grande partie du point de vue du sergent Mel Daley, qui explique un cas de personne disparue en termes simples, ainsi que la procédure suivie par la police dans un tel cas. J’ai trouvé ça plutôt intéressant.
Je mettrai un petit bémol sur les parties personnelles de sa vie privée qui n’amènent rien au récit et qui l’alourdissent à mon goût, mais cela reste un bon roman !

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Extrait :
« Je me suis réveillée bien avant qu’il ne fasse jour, presque aussi fatiguée que la veille au soir lorsque je m’étais couchée. Je pris mon temps sous la douche en réfléchissant aux éléments que nous connaissions déjà. Les quelques grandes lignes d’une vie. La photo de Leah apparu sur le bulletin d’information du matin. Cela était très utile qu’elle soit jolie à la façon d’une fille qui habite la maison d’à côté, qui a l’air complètement innocente et qui ne fait pas son âge. Sur la photo elle semblait vulnérable. J’imaginais que les téléphones n’arrêtaient pas de sonner. Pendant ce temps-là, à l’écran, Kelly, notre agent qui assurait la liaison avec les médias, faisait un résumé de la situation et évitait toute personne disposant d’informations à se présenter. »

 

Sue Welfare est une auteure britannique à succès figurant régulièrement dans la liste des best-sellers du Sunday Times. Elle a publié une trentaine de romans dont la plupart étaient des comédies romantiques. En 2015, elle se lance dans le thriller en publiant  » Next of Kin’ qui reçoit des critiques dithyrambiques.
Elle est aussi une scénariste renommée pour la TV anglaise (Channel 4) ainsi que la radio (BBC). Sue vit dans le Norfolk avec son mari et ses deux chiens.
« Losing Leah » est son premier roman publié en français.

Polar

“Minuit dans le jardin du manoir” de Jean-Christophe Portes

Minuit dans le jardin du manoir
de Jean-Christophe Portes (Auteur)
Broché – 13 mars 2019
Éditeur : Éditions du masque

Denis Florin est un jeune notaire célibataire, poète et un peu lunatique. Il vit en Normandie dans un manoir avec sa grand-mère Colette – adorable mais folle. Ce qu’il préfère faire dans la vie : reconstituer la bataille de Marignan en figurines, et qu’on le laisse tranquille.
Un jour de janvier, alors qu’il rentre chez lui, il découvre horrifié une tête décapitée sur un piquet dans le jardin du manoir. À la place des yeux et des dents, des pièces d’or. Paniqué, il se terre chez lui, et constate que sa grand-mère adorée a disparu. La presse s’empare de l’affaire et il devient le suspect numéro un. Cela fait beaucoup pour un seul homme, surtout un homme comme Denis Florin. Nadget, une journaliste télé qui jure comme un charretier, convaincue de son innocence, va alors tenter de l’aider à se sortir de ce pétrin. Sur les traces de Colette, ils découvrent qu’un trésor datant de plus de cinq cents ans pourrait bien être caché quelque part dans le manoir…
Mais serait-ce l’explication à ce meurtre odieux et à cette disparition ? Rien n’est moins sûr.

2019_024_Jean-Christoph Portes - Minuit dans le jardin du manoir

Bonjour à toutes et à tous…

Étant plutôt habitué aux polars historiques, Jean-Christophes Portes choisit ici un registre contemporain, élargissant ainsi son éventail d’écriture. Mais très vite son amour de l’histoire le rattrape. J’ai lu ”Minuit dans le jardin du manoir“ plus comme une sorte de chasse au trésor qu’un véritable polar.
Une vieille dame un peu loufoque, son petit fils, notaire. Nadget, une journaliste qui n’a pas sa langue dans la poche et c’est parti pour de nouvelles aventures dans un récit plein d’humour qui ne se prend pas trop au sérieux. Il y a du James bond, de l’Indiana Jones aussi, un personnage à l’accent à couper au couteau, un superbe manoir, des galions espagnols, une leçon de canne, des méchants qu’il aurait mieux valu éviter, une course poursuite à travers la France et L’Espagne, des chiens méchants et des chapitres en “ion” (seuls les lecteurs du roman comprendront !).

J’ai passé un bon moment en lisant ce livre avec des héros attachants et un final qui renverse toute la situation.
Bravo Jean-Christophe !

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Extrait :
« Après avoir franchi l’une des nombreuses brèches du mur, le jeune homme avait traversé un océan de ronces, puis un sous-bois touffu. Assez essoufflé, la cheville gauche méchamment griffée, et regrettant déjà sa fantaisie finalement plutôt pénible, le futur ingénieur déboucha enfin sur l’espèce de prairie bosselée qui faisait office de pelouse. Avec l’obscurité, il était un peu perdu, d’autant que les nuages avaient presque avalé la lune, mais surtout que lui-même avait englouti une quantité significative d’un apéritif anisé, auquel il était peu habitué.
Il était minuit et douze minutes exactement lorsque le jeune homme – après avoir trébuché sur l’une des innombrables mottes de taupes du prétendu gazon – se releva en ricanant sottement… avant de se retrouver nez à nez avec cette tête décapitée. »

 

Après des études à l’Ecole Nationale de Arts Décoratifs, Jean-Christophe Portes est devenu journaliste et réalisateur. Auteur de documentaires d’investigation ou d’histoire, il travaille pour les principales chaînes de télévision. Il est également l’auteur de L’affaire de l’homme à l’escarpin (City).