Émotion, Frisson horreur, Noir, Polar

Celui dont le nom n’est plus

René Manzor
Poche – 10 septembre 2015
Éditeur : POCKET

Et si les tueurs étaient en fait les victimes ?

 » Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le nom n’est plus. « 
Pour la deuxième fois en deux jours, ce message énigmatique signe une scène de crime londonienne. Rien ne relie les victimes – pas même leurs assassins, qui ne se connaissaient pas, et qui ont chacun, lors de leur arrestation, avoué avoir tué la personne qu’ils aimaient le plus au monde. Pourtant les faits sont là : le rituel religieux, le message, le cadavre vidé de ses organes – ces meurtres sont commis selon le même mode opératoire.
Le commissaire McKenna, vieux routier de Scotland Yard, et le docteur Dahlia Rhymes, criminologue américaine, pressentent que la série n’en est qu’à ses débuts.
À moins de mettre, au plus vite, un nom sur l’horreur…

“Un polar dense. Une intrigue captivante.” L’Express

“Un thriller haletant… dont le lecteur n’oubliera pas le nom.” Ouest France

 

2020_049_Manzor René - Celui dont le nom n'est plus

 

Bonjour à toutes et à tous…

Après avoir lu “Dans les brumes du mal” et “Apocryphe” du même auteur, je n’ai pas été déçu du tout par Celui dont le nom n’est plus”.

Quel voyage !
Grâce à sa plume parfaitement maîtrisée, René Manzor signe un polar original avec une intrigue intense et prenante sur fond d’ésotérisme, aux frontières de l’amour et de la mort…

Dès les premières pages, le ton sanglant est donné.
J’ai adoré !
Pas de temps morts, du rythme, des chapitres courts, un scénario très bien construit. Le suspense est maintenu constamment. On plonge dans le domaine de l’hypnose, de l’égyptologie, de la greffe d’organes. Je me suis posé beaucoup de questions tout le long de ma lecture entre compassion, tristesse, impuissance, horreur et malaise. René ne nous ménage pas.
Un page turner, qui ferait un excellent film, grâce à son côté psychologique très bien dépeint.

Une enquête prenante, menée par un inspecteur de Scotland Yard et une profiler américaine. Un tueur insaisissable, même une fois interpellé.
Une quête haletante…

Je me suis laissé prendre jusqu’au bout par ce récit ne sachant pas du tout où l’auteur nous mènerait.
Une histoire émouvante, passionnante, des personnages attachants, dans une ambiance très sombre et un final qui m’a beaucoup marqué…
Je vous le conseille vraiment.

Retrouvez toute l’actualité de l’auteur sur :
http://www.renemanzor.com
ou
https://www.facebook.com/rmanzorlink

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :

« C’est fou comme l’esprit reste convaincu que le corps lui ment en permanence. On s’imagine avoir vingt ans à soixante, on s’offusque quand les jeunes vous appellent « monsieur » ou « madame » à cause de je ne sais quelle différence physique et, pendant ce temps, nos rêves et nos fantasmes ne prennent pas une ride. »

 

 

René Manzor est réalisateur et écrivain. Remarqué par Steven Spielberg après ses deux premiers films, Le Passage et 3615 Code Père Noël, il part pour Los Angeles où il devient scénariste, réalisateur et ghost writer pour les grandes productions. De retour en France, et parallèlement à ses diverses participations pour le cinéma – dont Dédales en 2003 – et la télévision, il publie son premier roman, Les Âmes rivales (2012), suivi de Celui dont le nom n’est plus (2014) – qui a reçu le prix Polar du meilleur roman francophone 2014 au Festival de Cognac. Ces deux titres ont paru aux Éditions Kero. Son troisième roman, Dans les brumes du mal, paraît en 2016 chez Calmann-Lévy.

Émotion, Historique, Philosophique

Ainsi naissent les étoiles

de Laurence Orsini (Auteur)
Broché – 24 janvier 2020
Éditeur : Independently published

Yé-Zu et Maï-Li, nobles chinois du premier millénaires perdent leurs titres et leurs terres confisqués par l’Empereur. Forcés à l’exil, ils fuient à travers les plaines de la Mongolie, jusqu’à Jérusalem. De leur amour naîtra une légende éternelle. Mais la vérité est-elle ce que l’ont croit savoir ?

 

2020_011_Orsini Laurence - Ainsi naissent les étoiles.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

Après “Les hommes-charbon” et “Tout commence par un rêve”, “Ainsi naissent les étoiles” est le troisième roman de Laurence Orsini que je lis. C’est à chaque fois le même plaisir.
Loin, très, très loin des livres que je lis régulièrement.
Laurence nous offre, un mélange de douceur et de philosophie, tout en conservant des scènes d’action, de combat et beaucoup de sujets graves et pesants.

Laurence a frappé fort et juste.
Elle m’a touché au cœur, dans ce conte initiatique qui débute en Chine pour s’achever à Jérusalem. Ses personnages sonnent juste, ils nous parlent d’amour, de justice, et les références bibliques sont nombreuses.

Avec ce roman, que je trouve encore plus travaillé que les autres, Elle nous conte avec fluidité et richesse une histoire que tout le monde connait déjà.
Mais ce qui m’a vraiment plu et étonné même, c’est la façon dont elle s’est appropriée “l’Histoire”.
Tel un chanteur qui interprète une chanson avec ses tripes en la revisitant, Laurence à fait la même chose, en puisant au fond d’elle-même, “Sa” touche personnelle.

Très vite, je me suis rendu compte que le nom du héros “Yé-Zu” n’était pas anodin. Tous les éléments s’imbriquent parfaitement, et le sujet est très bien maitrisé.
Je me suis laissé porter à travers ce voyage rempli de péripéties. Avec des personnages hauts en couleurs, et même une intervention des Amazones.
Véritable épopée à travers les paysages de la Chine puis de la Mongolie, en passant par le Liban, l’Égypte pour finalement arriver à Jérusalem…

Amour, tolérance, et respect prennent ici en toute “simplicité” la place qu’ils méritent…
Je n’en dirai pas plus, de peur de trop en dévoiler, mais je me demande encore pourquoi un tel type de récit a du mal à trouver des éditeurs.

On ne peut pas rester insensible…
Ainsi naissent les étoiles ? Peut-être effectivement que c’est le cas…

Laurence Orsini, mérite amplement d’être diffusée à une plus grande échelle !

PS. Par contre, un petit bémol pour la présentation.
La couverture signée par Éléa (sa fille), est très belle, mais malheureusement la calibration et la mise en page du livre ne sont vraiment pas à la hauteur de ce récit, c’est dommage.
Une telle histoire mérite un écrin à sa juste valeur…

÷÷÷÷÷÷÷

Extrait :
« Il lui sourit avec un hochement de tête. Il ferait ce qui était en son pouvoir. Il ne pouvait plus supporter l’injustice. Dépassant la foule amassée, il entrevit enfin à l’intérieur du temple. Les religieux tenaient un procès contre une jeune femme. Elle semblait à peine plus jeune que Maï-Li. Ses cheveux auburn tombaient en désordre dans le dos. Elle était en pleurs, visiblement effarée d’être victime de la vindicte populaire. Un vieillard s’époumonait à ses côtés, face au religieux. « Qu’on la lapide en place publique, c’est la loi », hurlait-il. Sans qu’il n’y ai prêté attention, le silence s’était fait à l’instant même où Yé-Zu était apparu avec ses compagnons. Les religieux semblèrent un instant courroucés de le trouver devant eux. L’un d’eux le héla avec hargne, voulant le prendre en faute. »

 

 

Laurence Orsini est une auteure française d’origine vietnamienne. Après une enfance tumultueuse, elle poursuit des études de lettres. Elle vit ensuite de petits jobs et devient tour à tour cuisinière, serveuse, photographe, secrétaire, et ce afin de faire vivre sa famille. Revenue changée de Guadeloupe où elle était partie vivre avec sa fille aînée, elle décide de tout plaquer pour se consacrer à sa passion, la littérature.