Émotion, Drame, Fantastique, Folie, Noir, Nouvelles, Poésie, Polar, Suspense

SEPT

Les padawans de René Manzor
de Alys Réal, Alba Ombieri, Élodie Fabre, Isabelle Weber,
Olivier Martial, Louise Calvi-Lotito, Stéphanie Baudron-Cosson

Broché – 1 juillet 2023
Éditeur : Des livres et du Rêve

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Il y a trois ans, quand le covid frappe et que les tournages s’arrêtent, le réalisateur, scénariste et romancier, René Manzor, a une idée folle : donner vie à ce prof d’écriture qu’il cherchait désespérément étant môme, quelqu’un qui vous apprendrait les secrets de l’écriture comme un prof de guitare vous montre les accords.
Grâce à son « coaching », des débutants de tous âges donnent vie à leur histoire.
SEPT d’entre elles sont publiées dans ce recueil.
Elles révèlent SEPT nouveaux talents…

 

• Couv_2023-066_Collectif - René Manzor présente SEPT

 

La sortie du jour dans toutes les bonnes librairies !

Pas facile d’emporter ses lecteurs avec des nouvelles. Il faut être concis, pointu, mais il faut aussi trouver le petit plus qui fera la différence qui nous embarquera quel que soit le choix de l’auteur.
La puissance des mots, la beauté du texte, la volonté de magie, le suspense, la violence, et plus encore.

Un exercice difficile, et pourtant…

Avec ce recueil, René Manzor grâce à ses conseils auprès de ses SEPT recrues réussit pour moi un véritable tour de force… Il y a de la passion, de l’envie, des drames, des meurtres, de l’amour aussi. Je suis passé du sourire aux larmes, et vice-versa. Dieu que c’est bon de savoir qu’il existe encore tant de choses à écrire, tant d’histoires à découvrir…

Mais finalement, qu’est-ce qu’un(e) auteur(e) ?
N’est-il pas le conteur d’autrefois qui nous émerveillait et faisait briller les yeux des enfants ?
Alors, en toute honnêteté, je vous conseille d’entrer dans le monde de ces SEPT “nouveaux” auteurs, qui pour une première tentative, frappent très fort, et dont je suis persuadé que l’on entendra parler de certains d’entre eux très bientôt. TROIS de ces nouvelles, dont je tairai le nom, sont pour moi de gros coups de cœur…
Sauriez-vous deviner lesquelles ?

Merci à Réné pour cette superbe idée.
Merci à Angie Lollia des Éditions Des livres et du Rêve, pour l’impression et la diffusion de ce livre, pour lequel j’ai eu la chance de réaliser la couverture.

C’est pour genre de récits que je continuerai à lire tant que je le pourrai…
C’est magnifique, beau et touchant à la fois.

Un beau cadeau à offrir et à s’offrir…
Pour chaque achat de ce livre, 1€ sera versé aux Apprentis d’Auteuil.

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Extraits :

Stéphanie Baudron-Cosson – Embrasez-vous !
« Les pompiers étaient arrivés juste après pour éteindre l’incendie et constater le décès de la femme de Paul.
L’enquête avait été classée sans suite, faute de preuves. Reste que les gendarmes de Saint-Mars avaient retrouvé un briquet carbonisé dans la chambre des enfants… »

Élodie FabreMaman
« Tout son corps n’était que douleur. Encore. C’était épuisant. Le supplice de l’accouchement, Rose s’y était préparée, ces quelques heures d’une torture bien réelle. Mais qu’en était-il de la suite ? Personne n’évoquait le sujet. Comme si tout s’arrêtait, lorsque les ciseaux embrassaient le cordon. Et pourtant, la souffrance perdurait, bien au-delà, vicieuse, pernicieuse, et pas le moins du monde discrète. Rose la traînait comme un boulet dès qu’elle se levait, dès qu’elle s’asseyait, dès qu’elle bougeait, en somme. »

Isabelle Weber – Emprise
« – Il va avoir besoin de nous, Hélene.
– Oui ! De nous ensemble, pas l’un contre l’autre.
Ils se dévisagèrent intensément, comme deux ennemis se rappelant qu’ils avaient été alliés, deux parents à la dérive, convaincus que tout était encore possible pour sauver ce qu’ils avaient de plus précieux en commun : leur enfant. »

Alba Ombieri – Valentin, 1916
« Je m’accrochai à cette photographie, imaginant que ces gens étaient mes proches. Je scrutai le doux visage de cette mère jusqu’à ce que les yeux me brûlent. Cela me fit presque oublier la douleur d’être vivant. Je glissai alors le cliché dans ma poche, décidant d’emmener avec moi ce qui me manquait le plus : une famille qui m’aimait. »

Olivier Martial – 74 après R.A
« – Mais si, c’est toi qui choisis, protestait ma mère. Et tu peux lire autant de livres que tu souhaites sans nous encombrer.
– Non ! C’est différent. Un livre, ce n’est pas que ce contenu. C’est aussi un objet avec lequel j’ai voyagé, qui m’a accompagné dans des moments difficiles ou joyeux. Ce sont des pages écornées, abîmées, avec des notes sur le côté… Et parfois, ce sont des cadeaux de gens que l’on aime. »

Alys RéalEntre chienne et louve
« C’était un soir d’octobre, une de ces belles fins de journée ensoleillées où l’on sentait que l’automne pointait le bout de son nez. Les couleurs étaient éclatantes et une légère brume guettait un petit coin de campagne de l’Heure, aux portes de la Normandie. La nuit patientait encore un peu pour laisser la place à cette heure que l’on nomme magique. Ce moment, où il fait trop sombre pour différencier un chien d’un loup- rappelait aux promeneurs qu’on apprivoisait durablement, personne. »

Louise Calvi-Lotito – La Vespa rouge
« Je me revois, en ce jour, si particulier de 1955, tremblant de la tête aux pieds, devant ma machine, dans l’attente de la sanction définitive du directeur : mon renvoi, après seulement une journée de travail. Il m’avait appelé. Nous avions parlé. Enfin… si je suis honnête, j’avais surtout écouté. La conversation est restée gravée dans ma mémoire. Le plus incroyable est que je n’ai pas été congédié. Il a décidé de me donner ma chance. Cela arrivait encore, dans ces années-là. Pas sur la chaîne de montage des Vespa, non, mais dans l’équipe de designers de l’entreprise. On m’a installé à l’étage, dans un grand atelier où travaillaient des personnes sorties d’écoles prestigieuses. J’ai eu deux mois. Deux mois pour montrer que mon geste n’était pas seulement celui, irréfléchi, d’un gamin. Deux mois pour faire mes preuves, ou repartir de zéro, ailleurs. »

Émotion

Si tu aimes il faut partir

de Véronique Villard
Broché – 5 septembre 2018
Éditeur : Livre Révélation Éditions

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Lors d’une Marche des Fiertés, Marine quitte son compagnon Fred pour retrouver Julien parmi la foule. Julien, un amant du passé, qu’elle ne croyait jamais revoir… Fred, désespéré, se confie à son meilleur ami Yves. En outre, Yves, homosexuel, va profiter de la faiblesse de ce dernier pour le séduire. Hélas, Marine, de passage contraint dans son antre, ne tarde pas à découvrir l’étreinte charnelle des deux hommes. Sous le choc, elle décide de s’isoler, abandonnant Julien qu’elle vient à peine de reconquérir. En conséquence, Julien quitte son domicile… Lorsque Marine apprend qu’il a rejoint sa soeur Izia, elle décide d’aller à leur rencontre. Or qui est cette femme dont elle découvre brusquement l’existence ? Et que devient Fred qui ne l’a jamais recontactée ?

 

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Je suis encore tout bousculé de ma dernière lecture.
Le premier roman de Véronique Villard, le premier roman d’une artiste…
Comme tout premier roman, il est la passion, la force, l’envie que l’auteure a su garder en elle, durant le temps nécessaire pour se découvrir et d’être capable de s’affronter.

Comment vous expliquer ?
Chaque mot, chaque phrase, chaque idée dansent avec les suivantes, rebondissent et ainsi de suite…

Pour pouvoir apprécier à sa juste valeur le contenu de ces pages, il a fallu que de nouveau, j’adopte une lecture adaptée. On ne lit pas de la poésie comme on lit un récit. Il faut savoir donner le ton, faire des pauses, respirer, profiter de chaque instant.
Il y a de l’ordre de la magie dans ce roman chaud comme les braises. On se sépare, on se cherche, on se retient puis on cède. L’amour impatient ne se contrôle pas, il se vit, il se suffit à lui-même, et tant pis si en redescendant sur terre, on se demande… pourquoi ?
Mais pendant quelques instants, les baisers, les caresses, la jouissance a fait de nous des immortels, des demi-dieux.

L’Amour avec un grand A ne se réfléchit pas… il se vit.

Merci Véronique, pour tes mots, pour ton audace, merci surtout d’avoir cru en toi.
Un roman de vie inclassable qui m’a bousculé et ça fait du bien.

Attention, certains passages pourraient choquer le lecteur que vous êtes.
Personnellement, je pense qu’avec les mots, avec la peinture, avec la musique aussi, tous les coups sont permis et Véronique a fait, je trouve, une entrée fracassante dans le monde des mots et des couleurs !

Gros coup de cœur, pour ce roman choral qui permettra peut-être et je le souhaite vraiment, à certains de se réinventer…
À découvrir absolument !

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Extraits :

« Julien !
Amant-aimant d’un soir lequel sut raviver ma féminité.
Julien, seul, mine blême, joues creuses, se mêlant à la liesse.
Curieusement, l’homme semble las ; heureusement son charme nordique reste intact.
Or, lui, me reconnaît-il ?
Derrière nous, tant d’années, tant de roses flétries, tant de néons usés…
Autant que je me souvienne, à l’époque, un trait de khôl à l’intérieur de l’œil soulignait mon regard, cependant mes lèvres étaient nues, mon visage aussi. »

« Là-bas, un café.
J’y traîne ma cinquantaine usée, ma charpente humide ; on dirait que je porte le poids d’un désastre.
Curieusement, sans Marine, je ne suis plus le même.
Me manque une épaule sur laquelle poser ma main, me manque un regard qui puisse interroger le mien… »

« Je ne rêve plus, je vis.
Je ne désespère plus, j’espère.
Mon silence lui parle d’un temps où nous avons pris le temps.
Si les mots restent figés, le passé, chahute ma mémoire.
Ultime regard en direction du jongleur.
Curieusement, lui aussi prépare son départ ; rangeant ses balles sous l’œil attendri de sa fille.
Puis je m’aligne sur le pas de Julien comme reliée à lui, à son corps, à l’été d’un nous. »

« Marine ! Bredouille-t-il. Marine !
Toi, ici… C’est vrai ! Maintenant, je me souviens.
Et il me prend dans ses bras, ses bras, ses bras…
Surprise, je m’abandonne bien que je redoute une variation d’humeur, une ombre fébrile au tableau. Cependant, l’étreinte perdure comme pour redéfinir l’espoir.
Puis chacun se dévêt, l’un entraîné par l’autre.
Or j’ai peur.
Peur de ne plus savoir donner, me donner.
Toute en tensions, puis-je néanmoins lâcher prise ?
Je ne sais plus faire l’amour.
Je n’ai plus ce talent.
Ce que je désirais advient et mon corps se rétracte…
Que m’arrive-t-il ? » 

 

Véronique Villard, enseignante depuis trente ans, a participé à un stage de lectrice aux Éditions Ramsay. Elle a également suivi une formation de correction-réécriture avec Jean-Pierre Collignon, chef correcteur au journal Le Monde. Par la suite, elle a obtenu un DUDL, diplôme universitaire de didactique de langues, à la Sorbonne Nouvelle. Enfin, elle s’est engagée dans une formation en art-thérapie et a animé plusieurs ateliers d’écriture. Sa deuxième passion est la peinture, à laquelle elle s’adonne depuis une vingtaine d’années, exposant régulièrement en galerie d’art.

 

Si tu aimes il faut partir, est son tout premier roman,
Nous n’avons pas eu le temps,
Le choix du père son troisième roman.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/02/10/le-choix-du-pere/

Émotion, Drame, Noir, Polar

Le disparu de MONROVIA

de Gérard Papier-Wagner
Relié – 23 octobre 2022
Éditeur : Autoédition

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Rien ne le prédisposait à pareille aventure. Les existences les mieux assurées sont, hélas, à la merci du diable assez malin pour que ses manigances prennent une apparence insoupçonnable. Ainsi Henri se rendant à son travail ce mardi matin dans sa voiture neuve, se voit-il accroché par une vieille R4, qui s’en moque et se fond dans la circulation. Tout aurait pu en rester là s’il n’avait retrouvé celle-ci de la façon la plus improbable. Il a suffi en somme de la couleur d’une portière pour que Henri, à son corps défendant, soit coupable d’un homicide le contraignant à s’exiler en Afrique, où le rattrapera une tragique méprise.

 

• Couv_2023-065_Papier-Wagner - Le disparu de MONROVIA

 

“Je l’ai tuée”, tels sont les trois mots qui commencent ce récit et voilà comment soudain la vie d’Henri bascula.

Henri aurait dû être un homme heureux…
Isabelle sa femme est enceinte de son deuxième enfant, une belle maison au Havre et il est associé avec son père dans l’entreprise qui l’embauche.
Un jour, alors qu’il se rend pour son travail, à l’îlot Quentin, un endroit calme que les deux hommes ont prévu de récupérer afin de construire des HLM, Henri tombe nez à nez avec une jeune femme nommée Gina, qu’il avait déjà rencontré quelques instants plus tôt sans le savoir…

C’est le quatrième récit de Gérard Papier-Wagner que je lis, et malgré tout, il continue à me surprendre… Quelle écriture ! Une plume fluide et toujours aussi plaisante. Gérard m’a fait voyager, rencontrer des hommes peu recommandables, mais aussi des êtres droits et serviables, dans une Afrique pour moi inconnue à travers des descriptions de lieux magnifiques, autres mœurs et autres coutumes, des voyages en paquebot, en avion, sur fond d’une enquête policière à plusieurs “tiroirs”.

Un suspense constant, avec de nombreux rebondissements tout le long de cette lecture captivante !
Un roman drôle et triste à la fois, très bien documenté sur un fond d’une grande beauté.
Mais surtout, une lecture qui force une nouvelle fois à l’introspection.

Qui sommes-nous vraiment au fond de nous ?
Pourquoi chez certains la colère est omniprésente aux risques de débordements incontrôlables, alors que pour d’autres tout glisse, sans la moindre importance…

Henri, trouvera-t-il enfin un dénouement heureux à la suite de son parcours infernal ?
Gérard Papier-Wagner, un auteur que je vous invite à découvrir.

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Extraits :

« Je l’ai tuée.
Trois mots, qui raisonnaient abominablement dans son crâne. Trois mots répétés, lancés tels des coups de boutoir contre le mur d’un accablement, qui l’empêchait de réaliser la tragédie et surtout de comprendre ce qui en fut la cause. Il l’a tuée parce qu’il arrive, que l’esprit cède à la tentation du pire, si d’aventure s’en mêle un hasard prétendument logique de Dieu, mais dont n’est jamais totalement exclu le diable aimant manipuler les rêves et les événements pour que le désir occulte la raison. »

« Toujours immobile, indifférent à sa nudité, il reprenait souffle en contrôlant sa respiration. Des profondeurs de son être une volée lui murmurait, qu’il existe des victimes coupables et des meurtriers innocents, des engrenages menant à des gestes aberrants. Ainsi, dans son mental, cheminaient les arguments, du puissant instinct de conservation. “Jamais cela ne justifiera mon acte.” s’écria-t-il étonné d’entendre sa voix rompre une quiétude à peine troublée par la rumeur de la ville. »

« Elle déboutonna sa chemise pour y glisser la main, prit la sienne pour la poser sur sa poitrine, se trémoussa tant que se découvrirent ses cuisses et qu’affleura son pubis. Henri tenta de contenir son désir en invoquant Isabelle. Ce fut peine perdue, car son cerveau se vidait du sang refluant dans son bas-ventre. Tout son être vivait sous la pression de l’orgasme à venir, sa dernière pensée, consciente lui donnait à croire qu’une ultime relation avant son retour dans le rang était justice. »

« De retour chez lui, Henri appréhenda ce qui pouvait en résulter. Attendant le sommeil, il souffrit d’avoir levé un peu plus le voile sur un monde barbare. Ce pays n’est pas recommandé aux âmes sensibles, Médita-t-il amèrement, parce qu’une froide fatalité lui faisait obligation de s’en accommoder. »

 

Né en 1941 à Paris, diplômé architecte en 1966, Gérard Papier-Wagner a exercé en tant qu’urbaniste-architecte à Pointe-Noire en République du Congo, puis à Batna dans les Aurès en Algérie avant de travailler, en libéral à Rennes, dans sa propre agence d’architecture jusqu’en 2001.

Mona
https://leressentidejeanpaul.com/2023/03/22/mona/

LE PARFAIT inconnu
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/21/le-parfait-inconnu/

À cause du Zibaldone
https://leressentidejeanpaul.com/2023/05/28/a-cause-du-zibaldone/

Émotion, Drame, Noir, Polar, Psychologie, Suspense

La femme du lieutenant

de Bernard Courtebras
Relié – 28 novembre 2022
Éditeur : Nombre 7

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Los Angeles, début des années 2000.
Une femme que personne ne voit jamais et dont l’existence n’est attestée que par son seul mari, le flic le plus célèbre de la ville.
Un journaliste, ami du lieutenant, qui pose des questions et se pose des questions.
Une enquête qui piétine et qui les conduit de l’autre côté de l’Atlantique.
Un jeu de dupes où chacun cache et se cache. Mais de qui et pourquoi ?
Et si tout était lié ?

 

• Couv_2023-064_Courtebras Bernard - La femme du lieutenant

 

C’est une belle surprise qui est arrivée dans ma boîte aux lettres, il y a quelques jours.

Une belle surprise, tout d’abord, car je ne l’attendais pas du tout, ensuite l’écriture de l’auteur, fine, rythmée, toute en subtilité, avec par-ci par-là de petites pointes d’humour fort agréable…
Une belle surprise, surtout, car je découvre un “nouvel auteur”, qui n’a pas peur de jouer avec ses lecteurs, ça se sent, mais j’ai aussi senti beaucoup de psychologie et un grand amour des mathématiques…

Le lieutenant Colombo fait partie de mon adolescence. Je regardais souvent cette série lorsqu’elle passait à la télé… Voir ce brave Monsieur dans la simplicité de son quotidien, toujours “un peu perdu”, avec son vieil imperméable beige, sa Peugeot 403. Il arrivait en quelques questions, à mettre à mal les plus horribles des criminels, jusqu’à les piéger, les mettre dos au mur. Quel plaisir de le retrouver. Mais aussi, quel plaisir surtout de découvrir sa femme que l’on ne voyait jamais !

Tout ce que j’ai toujours voulu savoir sur sa femme, est là. Quelques lignes offertes par l’auteur… De la sensibilité, de la psychologie, elle est séduisante et a une vraie personnalité et je n’en dirait pas plus, juste qu’elle mérite vraiment que vous la découvriez !

Un très bon roman, un sans-faute. Pas de chichi. Pas de frime.
Le ton est clair, direct avec une bonne profondeur dramatique !
Un livre qui m’a ouvert, et m’a permis de retrouver celui que je considérai comme un ami…

Bravo Bernard et à très bientôt, j’espère.

Bernard Courtebras, auteur tout en subtilité, à découvrir !
Merci aux Éditions Nombre 7 pour ce très beau voyage dans cette île méconnue d’Italie.

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Extraits :

« Alberto Saviano, célèbre, journaliste au Los Angeles Times, avait construit sa notoriété en écrivant sur les crimes et les délits commis au sein de la haute société californienne. C’est dans ce cadre qu’il avait été amené à rencontrer le lieutenant de police, chargé des enquêtes et à échanger avec lui, pêle-mêle et au gré des investigations, des informations relatives à l’instruction et à la résolution d’affaires très médiatisées. Leurs racines italiennes communes et le fait qu’ils étaient à peu près du même âge avaient facilité leur rapprochement. »

« – Personnellement, j’évite l’alcool, indiqua le lieutenant en souriant. Les réveils sont trop souvent douloureux.
– Je vous le confirme. J’ai été malade toute la nuit. J’ai pas mal déliré aussi. Et d’ailleurs, cela vous concerne. Enfin, cela concerne plutôt votre femme… À force de me demander pourquoi on ne la voyait jamais, je me suis mis à échafauder… ses hypothèses.
– Des hypothèses, voyez-vous ça ! J’ignorais que ma femme vous obsédait à ce point ! »

« C’est joliment dit ! Pour tout vous dire, ma femme a connu dans son enfance des problèmes familiaux. On lui a caché que son oncle et son grand-oncle faisaient partie de la Mafia. Ils ont commis des crimes et ont fini assassinés. Sa famille n’en parlait jamais. Quand elle l’a appris, tardivement, elle a compris que ce secret devait être à l’origine de sa discrétion excessive.
– C’est peut-être pour ça qu’elle a épousé un inspecteur de police… avança Saviano. »

 

Bernard Courtebras est ancien maître de conférences, spécialisé en histoire et sociologie des mathématiques, et en sociologie de la socialisation et de la forme scolaire. Chercheur, Groupe d’histoire et de diffusion des sciences, Orsay, Université Paris 11 (en 2006).

Émotion, Philosophique, Sciences

La douzième prophétie

L’heure décisive
de James Redfield
Poche – 21 septembre 2013
Éditeur : J’ai lu

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Dans La douzième prophétie, quatrième volet très attendu de la célèbre série des Andes, nous retrouvons le narrateur et son ami Wil. Tous deux vont faire la découverte d’un ancien et mystérieux manuscrit qui annonce pour 2020 la venue d’un monde meilleur et spirituel. Malheureusement, l’aspect fragmentaire du manuscrit les empêche d’en savoir plus. De l’Arizona au Mont Sinaï, ils partent en quête du message complet du mystérieux document en se laissant guider par les synchronicités, leurs intuitions et les rencontres.

 

• Couv_2023-063_Redfield James - La douzième prophétie

 

J’ai adoré ce livre, comme les trois premiers tomes !

Pour bien assimiler et comprendre ce dernier volet, qui pour moi est le plus “fort”, il vous faudra obligatoirement tous les lire dans l’ordre.

Je pense que James Redfield a écrit cette “saga” comme une histoire pour mieux nous toucher, mieux nous convaincre des possibilités que nous pourrions avoir si plus que de le comprendre, on met en application tout ce qu’il nous transmet. Je suis d’ailleurs persuadé que le héros du récit, le narrateur, n’est autre que James lui-même !

Cette lecture m’a ouvert les yeux sur de nombreuses choses pour appréhender la vie avec les meilleures bases possible. Il m’a permis de me guérir de certains maux et de me perfectionner dans mon quotidien. Ne plus me mettre en retrait, partager mes acquis, avoir plus de compassion, ne plus tourner autour du pot lorsqu’il me faudra prendre une décision, et surtout, écouter, regarder…
J’ai d’ores et déjà prêté les miens à un voisin qui était intéressé. Je lui ai dit, de ne surtout pas me les rendre, de les prêter à son tour à la personne de son choix, afin qu’ils touchent un maximum de personnes et en espérant qu’ils leur fassent du bien comme ils me l’ont fait…

Un roman d’aventures ?
Peut-être…

Quoi qu’il en soit, quatre livres qui changeront votre vie à jamais. Nous n’avons pas besoin d’attendre d’avoir un grand niveau de sagesse pour interagir avec le monde. Tous les enseignements dévoilés par l’auteur seront pour nous tous, les premières pierres fondatrices d’un meilleur futur.

Alors que je lisais tranquillement ce matin en arrivant à la page 285, je tombe sur cette phrase : “Avant que je ne puisse la rattraper, elle jeta un coup d’œil autour d’elle, et son regard se figea sur quelque chose derrière nous.
Tu as encore cette plume ? s’enquit-elle.
– Oui, pourquoi ?”
Et bien, figurez-vous qu’au moment exact où mon cerveau à lu le mot “plume”, une plume blanche est tombée à mes pieds !
Je vous jure que c’est la vérité, je peux vous assurer que cela m’a fait une sensation étrange…
Quelquefois, la fiction est dépassée par la réalité…

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Gros coup de cœur !

 

“Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire.”
Georges Orwell

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Extraits :

« Ce manuscrit est tout à fait explicite, commença-t-il. Il affirme qu’à notre époque nos conditions de vies matérielles si confortables deviendront plus dures et que nous aurons à faire face à des perturbations sociales et financières de grande envergure. Il affirme néanmoins que tous ses défis susciteront en nous un éveil spirituel encore plus fort qui nous permettra de manifester des capacités et des perceptions nouvelles. »

« Eh bien, ces derniers temps, la corruption s’en est mêlée. Des intérêts financiers, comme ceux des grandes compagnies pharmaceutiques et de l’industrie agroalimentaire, ont pris le contrôle des écoles de médecine et des facultés universitaires. Ces sociétés offrent de grosses subventions qui leur permettent d’obtenir désormais les résultats qu’ils escomptent des études commanditées. D’autres industries font la même chose, mais les domaines de la santé et de l’agroalimentaire sont les pires. C’est lamentable. »

« L’industrie alimentaire affirme qu’ils ne sont pas nocifs ; toutefois, selon certains spécialistes, il aura été prouvé qu’ils provoquent des inflammations du cerveau et des dysfonctionnements d’autres organes contribuant à provoquer une multitude de maladies récentes, telles que le diabète, la maladie d’Alzheimer et plus particulièrement l’obésité. »

« Dès que tu commences à vivre, en accord, avec la vérité la plus authentique que tu connaisses, et que tu te rends compte qu’être au service des autres et donner le bon exemple sont les meilleures choses que tu puisses faire pour toi-même, alors tout change. Tu t’alignes sur la manière dont l’univers est censé fonctionner. Tu cesses de manipuler et tu n’attires donc plus de manipulateurs dans ta vie. »

 

James Redfield est né le 19 mars 1950 près de Birmingham, en Alabama aux États-Unis. Il est devenu un auteur phénomène avec plus de dix millions de livres vendus. Le succès extraordinaire de cet auteur ne se dément pas. Dans son premier roman, La prophétie des Andes, le héros part en quête d’un manuscrit qui va le mener au sommet des Andes et en Amazonie. Il découvrira au fur et à mesure de son périple neuf révélations.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/06/10/la-prophetie-des-andes/

Avec le second tome de la série, La dixième prophétie, le héros se retrouve dans la forêt des Appalaches et découvre une dixième prophétie.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/06/14/la-dixieme-prophetie/

Le troisième tome, Le secret de Shambhala, va mener notre héros dans l’Himalaya et dévoile quant à lui la onzième prophétie.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/06/17/le-secret-de-shambhala/

La douzième prophétie – L’heure décisive

Émotion, Drame, Non classé

La vie est facile ne t’inquiète pas

de Agnès Martin-Lugand
Poche – 5 septembre 2019
Éditeur : Pocket

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Rentrée d’Irlande, Diane est bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de son ami Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. C’est là, aux  » Gens heureux lisent et boivent du café « , son havre de paix, qu’elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné, et, surtout, il comprend son refus d’être mère à nouveau. Car elle ne peut se remettre de la perte de sa fille.
Bientôt, un événement inattendu va venir bouleverser les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé.
Aura-t-elle le courage d’accepter un autre chemin ?

“On se laisse entraîner par le talent de feuilletoniste de l’auteur, qui manie à merveille le suspense amoureux.” Le Figaro

“Agnès Martin-Lugand possède un incontestable sens du récit.” L’Express

 

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J’étais triste de quitter les personnages de “Les gens heureux lisent et boivent du café”, ils m’avaient tous touché, je les avais vraiment beaucoup aimés. À peine quitté, j’avais déjà hâte de les retrouver.

Dans ma lecture, très vite, je me suis rendu compte que les personnages étaient plus “solides”, plus travaillés, dans leurs dialogues et dans leurs Ressentis.
Quelque chose m’avait manqué lors du premier tome. Je suis heureux qu’Agnès soit revenue dessus. En effet, il était beaucoup question des amours de Diane, et du décès de Colin, son mari, mais Clara, leur petite fille, avait été, il me semble un peu mise à l’écart du récit. Elle aura ce coup-ci, une importance toute différente dans ce second volet.

Rentrée d’Irlande, Diane a décidé une fois pour toutes de se “reconstruire” avec sa librairie à Paris, avec l’aide de Félix. Un jour, un client entre et très vite leurs regards se captent, se cherchent. Aurait-elle trouvé avec Olivier, qui passe presque tous les jours la voir, celui qui lui permettrait de continuer à avancer ?
Je ne dévoilerai rien de plus…

Agnès possède un vrai sens de l’histoire.
J’ai eu l’impression pendant cette lecture, d’être avec des amis. C’est très réaliste et les personnages sont attachants. J’ai ressenti beaucoup d’émotions dans le chemin réparateur des deuils que subit Diane. Un récit très bien menés, devenant même addictif vers la fin du récit, me demandant même quel choix ferait-elle ?

Très agréable à lire, beau et vivifiant, malgré les différents sujets abordés, je ne peux que recommander.
Encore un très beau livre qui vient enrichir ma bibliothèque !

Ps. Définitivement pas un feel-good !!!

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Extraits :

« – Diane, c’est ça ? Je suis ravie de faire ta connaissance, Olivier nous parle tellement de toi.
Elle me fit la bise, l’odeur de Mustela, me sauta au nez et me renvoyant à la naissance de Clara. J’avais toujours aimé les bébés et leurs odeurs – Colin me disait souvent : « Tu sniffes ta fille ! » À l’époque de leur départ, nous songions à en fabriquer un second pour offrir à Clara, un petit frère ou une petite sœur… »

« Tout le monde s’en alla. Sauf moi. Dès que nous fûmes seuls, e lis les deux mètres qui me séparaient de lui et retrouvai ses lèvres en me collant contre son corps. Mes mains pouvaient le découvrir, les siennes se baladaient déjà sur ma taille, dans mon dos.
– Je peux rester dormir ici ? murmurai-je contre sa bouche.
– Comment peux-tu me poser cette question ? me répondit-il. »

« Sans me laisser le temps de lui répondre, il tourna les talons. Je ne le quittai pas des yeux jusqu’à ce qu’il disparaisse en bas de la rue. Je luttais contre les larmes. Une image utopique se fissurait dans mes souvenirs. Lorsque je pensais à Mulranny, rien n’avait changé : Abby joyeuse, Jack solide, Edward seul, avec son chien et ses photos. Comment avais-je pu imaginer que la vie ne continuerait pas sans moi ? »

 

Agnès Martin-Lugand est l’auteur de neufs romans, tous salués par le public et la critique :
– Les gens heureux lisent et boivent du café,
https://leressentidejeanpaul.com/2023/06/19/les-gens-heureux-lisent-et-boivent-du-cafe/

– Entre mes mains le bonheur se faufile,
– La vie est facile, ne t’inquiète pas,
– Désolée, je suis attendue,
– J’ai toujours cette musique dans la tête,
– À la lumière du petit matin,
– Une évidence,
– Nos résiliences et
– La Datcha.

Psychologue clinicienne qui n’a pas son pareil pour décrypter les émotions, elle a su imposer son univers délicat peuplé de personnages attachants auxquels il est difficile de ne pas s’identifier. Elle a vendu près de 3,5 millions de livres tous formats confondus à travers le monde et est traduite dans 35 pays.

Émotion, Babelio, Rencontre littéraire, Drame

Les gens heureux lisent et boivent du café

de Agnès Martin-Lugand
Poche – 5 septembre 2019
Éditeur : Pocket

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“Ils étaient partis en chahutant. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux.”

Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule.
Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…

“Poignante, cette histoire de résilience se trouve servie par des phrases courtes, beaucoup de dialogues, et une écriture légère dans laquelle se glissent même quelques notes d’humour.”
Catherine BalleLe Parisien / Aujourd’hui en France

“Une cascade d’émotions, un échantillon de bonheur.”
douceurlitteraire.com

 

• Couv_2023-060_Martin-Lugand Agnès - Les gens heureux lisent et boivent du café

 

Diane a décidé de partir vivre en Irlande contre l’avis de ses parents et de Félix, son meilleur ami. Elle a trouvé un petit cottage à Mulranny loin de tout. C’est tout ce dont elle aspire. Le calme, le silence et la solitude.

Déjà un an que sa vie a été complètement anéantie du jour au lendemain. Colin, son mari et Clara leur fillette de six ans sont décédés suite à un accident de voiture. Est-ce le besoin de faire son deuil, a-t-elle envie de faire le point sur sa vie ? Une chose est sûre trop de fantômes vivent encore, là où ils ont partagé rires et bonheur…

En quittant la France, elle quitte aussi son café littéraire “LES GENS HEUREUX LISENT ET BOIVENT DU CAFÉ”, qu’ils avaient “pensé” avec Colin, pour vivre leurs jours heureux. Depuis, c’est Félix qui s’en occupe en espérant que Diane passe un cap et redevienne la femme qu’elle était.

Le climat de l’Irlande lui convient très bien. Le vent, la pluie et une plage déserte deviendront son quotidien jusqu’à l’arrivée d’Edward, le fils des propriétaires de la maison qu’elle loue. Malgré son envie de rester seule, il vient habiter juste en face de chez elle.

Dès leur première rencontre le ton est donné. Autant, elle souhaiterait son départ pour sa tranquillité, autant Edward demande à ses parents de la “dégager” immédiatement de son horizon. Il ne veut personne autour de lui !

Commence alors un bras de fer entre les deux inconnus qui va aller de mal en pire…

“Feel good”, qu’elle est donc cette désignation absurde pour désigner ce roman, pour le coup pas feel good du tout. Diane a perdu son amour, a perdu sa fille, elle est au bord de la rupture physique, ne sait plus comment vivre et on parle de feel good ???

C’est au contraire une histoire attachante, avec beaucoup d’émotions. On a envie d’aider Diane, de la soutenir dans ses hauts et ses bas, afin qu’elle reprenne goût à la vie au plus vite, avant qu’elle n’aille trop loin.

La beauté des lieux et les habitants d’Irlande, grâce à une belle écriture de la part de l’auteure, vont lui permettre de se reconstruire petit à petit… Je découvre Agnès Martin-Lugand avec ce récit émouvant, bouleversant et captivant à la fois. 187 pages lues d’une seule traite. Elles le méritaient. Chaque page amène un petit plus au récit qui évolue tout doucement vers un horizon bienveillant, vers une fin qui n’en sera pas une, mais plutôt, un nouveau départ !

La vie est parfois un parcours houleux et difficile, certaines personnes méritent une seconde chance, Agnès l’a bien compris.
Un livre, un sujet qui m’a emporté, que je conseille sans aucune honte.
Oui, j’ai aimé “Les gens heureux lisent et boivent du café”, même si je n’ai pas besoin de café pour être heureux…

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Extraits :

« Aujourd’hui, comme depuis un an, le silence régnait, en maître dans notre appartement. Plus de musique, plus de rires, plus de conversation sans fin.
Mes pas me guidèrent automatiquement vers la chambre de Clara. Tout y était rose. Dès l’instant où j’avais su que nous aurions une fille, j’avais décrété que l’intégralité de la décoration serait de cette couleur. Colin avait utilisé un nombre phénoménal de subterfuges pour me faire changer d’avis. Je n’avais pas cédé. »

« Les yeux grands ouverts, je fixais le plafond. J’attendais que mon réveil sonne. Je n’avais pas fermé l’œil de la nuit, et le fait d’avoir raccroché au nez de mes parents n’avait rien à voir avec mon insomnie. Dans quelques heures, j’embarquerai à bord d’un avion, direction l’Irlande. Je venais de vivre ma dernière nuit dans notre appartement, dans notre lit. »

« Écouter de la musique à m’en faire exploser les tympans, j’avais oublié les sensations que ça me procurait. J’avais longuement hésité avant de mettre en marche la chaîne hi-fi. Il fut pourtant une époque où c’était un réflexe. »

« Je m’allongeai, et il remonta l’édredon sur moi. Il repoussa les cheveux de mon front. Je sentis qu’il s’éloignait. Ma respiration se saccada, les pleurs redoublèrent. J’ouvris les yeux et, pour la première fois, je le regardai. Il se passa une main sur le visage est partit. Je ressortis mon alliance de la chemise pour la serrer dans ma main. Je me mise en position fœtale et enfonçai ma tête dans l’oreiller. Puis je finis par sombrer dans le Sommeil. » 

 

Agnès Martin-Lugand est l’auteur de neufs romans, tous salués par le public et la critique : Les gens heureux lisent et boivent du café, Entre mes mains le bonheur se faufile, La vie est facile, ne t’inquiète pas, Désolée, je suis attendue, J’ai toujours cette musique dans la tête, À la lumière du petit matin, Une évidence, Nos résiliences et La Datcha.
Psychologue clinicienne qui n’a pas son pareil pour décrypter les émotions, elle a su imposer son univers délicat peuplé de personnages attachants auxquels il est difficile de ne pas s’identifier. Elle a vendu près de 3,5 millions de livres tous formats confondus à travers le monde et est traduite dans 35 pays.

Émotion, Philosophique, Sciences

Le secret de Shambhala

La onzième prophétie révélée
de James Redfield
Poche – 27 mars 2006
Éditeur : J’ai lu

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Quelque part dans l’Himalaya, en un lieu mythique appelé Shambhala, vivrait une communauté secrète chargée de l’évolution spirituelle de l’humanité. Simple légende tibétaine ou réalité ? Guidé par une série de coïncidences, le héros de James Redfield va partir en quête de ce lieu mystérieux et faire des découvertes inattendues. Aidé du moine Yin et du lama Rigden, il va comprendre pourquoi personne n’a encore réussi à localiser Shambhala. Aucun être ne peut y accéder à moins d’élever ses énergies et de se libérer de ses peurs les plus profondes. Traqué par les services secrets chinois, il poursuit une initiation difficile qui le mènera aux portes de Shambhala, une ville extraordinaire habitée par des humains aux pouvoirs puissants. Ces êtres lui révèlent la onzième prophétie qui changera le destin du monde.

 

• Couv_2023-061_Redfield James - Le secret de Shambhala

 

J’avance doucement dans des aventures incroyables…

Ce coup-ci James Redfield nous ammène à Shambhala, vers une porte mystérieuse…
Pas de surprise sur ce troisième volet. L’auteur continue à nous expliquer des fondamentaux qui permettent de mieux appréhender les visions ou les actions négatives en nous chargeant d’énergie et d’en transmettre si besoin… J’ai trouvé une sorte de continuité logique de chapitre en chapitre, un fil rouge qui telle une fleur qui pousse et éclot à la fin du récit, nous révélant des messages plus ou moins simples pour avancer et accepter certains mystères.

Le sujet est incroyable. On y croit, ou on n’y croit pas. Mais forcément, James arrive à titiller notre esprit par de nombreuses images qui paraissent fondées.
La lecture des deux premiers volet m’a permis quoi qu’il en soit, d’avoir une vision plus large, plus poussée sur de nombreuses choses qui résonnaient dans mon esprit. J’ai commencé à les lire comme un conte, mais très vite, je percevais certaines choses vécues, ou des coïncidences, qui du coup n’en étaient plus.

Vers 4/5 ans notre fils Ethan nous a un jour demandé : ”Quand est-ce que je pourrai rentrer chez mou, retrouver ma vraie famille ?
Je vous assure que votre cerveau en prend un coup. Il nous parlait régulièrement pendant plusieurs mois de sa femme, de ses enfants de sa Peugeot, etc. Un mercredi après-midi, ma femme l’a surpris en train d’essayer d’escalader le toit avec sa valise pour les retrouver… Alors oui, cette ouverture d’esprit avec des expériences étranges, je l’ai depuis un moment, James Redfield m’a embarqué fatalement dans son épopée haletante et intrigante…

Son message, finalement, est très simple.
– QUE FAITES-VOUS ?
– RÉVEILLEZ-VOUS !

Je conseille vivement à tous ceux qui ont lu les deux premiers volets.

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Extraits :

« Notre génération, elle, affrontait d’autres problèmes, davantage liés à notre attitude devant la vie et au fait que nous sommes constamment ballottés entre l’optimisme et le désespoir. Nous entendons sans arrêt des prédictions sinistres, on nous bombarde de statistiques alarmantes : le mode de vie occidental est menacé, l’atmosphère se réchauffe, les terroristes possèdent des arsenaux de plus en plus importants, les forêts se meurent, la technologie, rend nos enfants fous en les projetant dans un monde virtuel, etc. – affirmations qui risquent toutes de nous détourner des questions essentielles, de nous inciter à poursuivre des objectifs irréalistes et stériles. »

« Une chose est certaine. Si ceux qui croient au pouvoir de la Vision doivent changer quelque chose, il faut qu’ils agissent tout de suite, au début de ce nouveau et mystérieux millénaire. Cette situation m’angoissait un peu. Nous avions la chance de vivre à la fois un changement de siècle et le début d’un millénaire. Mais pourquoi cela nous arrivait-il ? Pourquoi notre génération précisément ? J’avais l’impression que des réponses importantes me manquaient encore. »

« Tu sais, nous avons recueilli beaucoup d’informations sur l’évolution de l’humanité, sur la façon d’être constamment en éveil, de nous laisser guider par l’intuition et les coïncidences, de progresser grâce à elles. Chacun de nous a reçu la mission de conserver la nouvelle Vision. Mais nous ne la mettons pas en pratique au niveau où nous pouvons agir. Il nous manque encore un élément. »

« Il sourit, et s’assit sur un banc en face de moi.
– Les dakini sont en train de vous aider.
– Je ne comprends pas. Qui sont-ils ? Wil a laissé à Yin un mot dans lequel il mentionne leur nom, mais je n’en avais jamais entendu parler auparavant.
– Ils appartiennent au monde spirituel. Habituellement, ils apparaissent sous des traits féminins, mais ils peuvent choisir n’importe quelle forme. En Occident, vous les appelez des anges, mais ils sont beaucoup plus mystérieux que vous ne le croyez. Seuls les habitants de Shambhala les connaissent vraiment. D’après les contes et les légendes, ils se déplacent en se servant de la lumière de Shambhala. »

 

 

James Redfield est né le 19 mars 1950 près de Birmingham, en Alabama aux États-Unis. Il est devenu un auteur phénomène avec plus de dix millions de livres vendus. Le succès extraordinaire de cet auteur ne se dément pas. Dans son premier roman, La prophétie des Andes, le héros part en quête d’un manuscrit qui va le mener au sommet des Andes et en Amazonie. Il découvrira au fur et à mesure de son périple neuf révélations.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/06/10/la-prophetie-des-andes/

Avec le second tome de la série, La dixième prophétie, le héros se retrouve dans la forêt des Appalaches et découvre une dixième prophétie.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/06/14/la-dixieme-prophetie/

Le troisième tome, Le secret de Shambhala, va mener notre héros dans l’Himalaya et dévoile quant à lui la onzième prophétie. La prophétie des Andesa été adapté pour le cinéma en 2006. Le DVD est déjà disponible en langue anglaise. James Redfield travaille actuellement à la rédaction d’un nouveau roman où il dévoilera une douzième et ultime prophétie.

Émotion, Philosophique, Sciences, Témoignage

La dixième prophétie

L’accomplissement des neuf révélations
et la découverte des clés de l’après-vie

de James Redfield
Poche – 8 novembre 2003
Éditeur : J’ai lu

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Avec La dixième prophétie, notre héros se trouve de nouveau entraîné dans une passionnante aventure. Charlène a disparu dans un parc naturel aux États-Unis, où des scientifiques mènent – en toute illégalité – d’inquiétantes expériences. Préoccupé, James décide de partir à sa recherche. Cette poursuite donne lieu à quatre rencontres qui l’aident à pousser encore plus loin sa quête spirituelle. Grâce à son ami Wil, il entre dans une autre dimension, l’Après-Vie, et atteint un niveau de conscience jusque-là insoupçonné. Au cœur de cette forêt des Appalaches, il comprend mieux que jamais la raison de sa présence sur terre et le sens profond de la vie. Récit d’aventures et roman initiatique, La dixième prophétie nous invite à choisir le chemin de notre propre aventure spirituelle.

 

• Couv_2023-059_Redfield James - La dixième prophétie

 

Comme prévu depuis plusieurs années, j’enchaîne avec la suite de “La Prophétie des Andes”

Ce tome reprend exactement à l’endroit où s’était arrêté le précédent. Ma lecture, pourtant, est différente. Étant déjà dans l’ambiance, le début du récit me semble “plus mou” et traîne en longueur. Certaines descriptions me paraissent même inutiles parfois. Je suppose que l’auteur a procédé de cette façon pour les lecteurs qui ont mis plus de temps entre les deux lectures afin qu’ils ne soient pas trop perdus en entrant directement dans le vif du sujet.

Passé le premier quart, je retrouve mon rythme de lecture. Finalement, l’auteur propose un bon roman initiatique et philosophique, je suis de nouveau emporté, même si je dois avouer que ce second tome est un peu moins passionnant, tout en restant très intéressant.
Savoir rester ouvert, être à l’écoute et savoir parfois déchiffrer les signes que nous recevons dans nos rêves ou dans la vie. Une personne que l’on croise plusieurs fois, le regard d’un animal. Voilà ce que l’auteur veux nous transmettre. On comprend à la fin des deux tomes qu’il est nécessaire de s’ouvrir et de regarder tout autour de nous… Tout a un sens, il faut juste comprendre le pourquoi des coïncidences et des synchronicités.

Mais que va bien pouvoir nous révéler le troisième tome ?
Hâte de lire la suite !

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Extraits :

« – Je vais vous accompagner jusqu’à la source, proposai-je. Je ramassai mon sac à dos et, tandis que nous descendions le coteau, il me demanda :
– Savez-vous où allait votre amie ?
– Non.
– À la recherche d’un espace mystique ? Du pays de l’utopie ? Lança-t-il avec un sourire cynique.
Je me rendis compte qu’il voulait me provoquer. »

« – Savez-vous ce que pensent de la situation actuelle, les millénaristes et les adventistes, ceux qui énoncent la fin du monde ? demanda-t-il. J’ai réalisé une enquête vraiment passionnante sur eux, il y a plusieurs années.
– Non, dis-je pour l’encourager à continuer.
– Ils étudient les prophéties cachées dans la Bible, spécialement le Livre de l’Apocalypse. D’après eux, nous vivons ce qu’ils appellent les derniers jours, l’époque où toutes les prédictions se vérifieront. Les conditions historiques sont mûres : le Christ va revenir et créer un royaume céleste sur terre. Mais, avant que cela ne se produise, la planète subira, une série de guerres, de catastrophes naturelles et de cataclysmes annoncés dans les Écritures. Ils connaissent toutes ces prédictions et passent leur temps à observer très attentivement les événements mondiaux, dans l’attente du prochain événement programmé. »

« Il a été le premier à pressentir cette relation, et toutes les recherches actuelles confirment son intuition. Mais je n’en ai jamais parlé avec lui. D’abord, je me suis demandé pourquoi j’étais née dans cette famille et pourquoi mon père se comportait de cette façon. Mais j’ai fini par accepter le fait : mes parents possédaient exactement la combinaison de trait de caractère et de centres d’intérêt qui ont influencé ma propre évolution. C’est pourquoi quand j’étais jeune, j’appréciais tellement leur compagnie. »

« Quand j’ouvris les yeux, je me trouvais dans un lieu baigné par une lumière bleue ; j’éprouvai un sentiment désormais familier de bien-être et de paix.
Wil se tenait à ma gauche et, comme les fois précédentes, il semblait soulagé et très content de me revoir. Il s’approcha de moi, et murmura :
– Tu vas adorer cet endroit.
– Où sommes-nous ? Demandai-je.
– Observe plus attentivement. »

 

James Redfield est né le 19 mars 1950 près de Birmingham, en Alabama aux États-Unis. Il est devenu un auteur phénomène avec plus de dix millions de livres vendus. Le succès extraordinaire de cet auteur ne se dément pas. Dans son premier roman, La prophétie des Andes, le héros part en quête d’un manuscrit qui va le mener au sommet des Andes et en Amazonie. Il découvrira au fur et à mesure de son périple neuf révélations.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/06/10/la-prophetie-des-andes/

Avec le second tome de la série, La dixième prophétie, le héros se retrouve dans la forêt des Appalaches et découvre une dixième prophétie.
Le troisième tome, Le secret de Shambhala, va mener notre héros dans l’Himalaya et dévoile quant à lui la onzième prophétie. La prophétie des Andesa été adapté pour le cinéma en 2006. Le DVD est déjà disponible en langue anglaise. James Redfield travaille actuellement à la rédaction d’un nouveau roman où il dévoilera une douzième et ultime prophétie.

Émotion, Drame, Suspense

Le portrait d’Humphrey Back

de Bénédicte Rousset
Broché – 13 juin 2023
Éditeur : La Trace

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Naïs, enfermée dans une vie de couple fade et sans couleur, a relégué dans un coin de sa tête son amour pour l’Art. Pourtant, quand elle apprend que les œuvres du « Saint », peintre anonyme et mondialement reconnu, vont être exposées tout près de chez elle, elle se précipite au musée. Humphrey Back, huile sur toile s’offre alors à son regard et la happe. Témoin d’un tel tumulte intérieur, le collectionneur, seul et malade, décide de lui faire don du tableau.
Comment expliquer cet attrait, si puissant ? Et ces détails…
Quel mystère cache la toile, qu’elle seule sait voir ?
À quoi joue le maître des ombres et du figuratif ?
Naïs, qui n’a plus rien à perdre, décide de tout entreprendre pour le démasquer.

 

• Couv_2023-058_Rousset Bénédicte - Le portrait d'Humphrey Back

 

Un récit étrange et bien mené, ou le ressenti est presque aussi intense que le vécu, sinon plus…

Dès le début j’ai été captivé par l’ambiance du roman sans savoir encore où Bénédicte allait me mener.
Naïs et Philou vivent ensemble depuis plusieurs années. Ils auraient pu former un beau couple, mais c’est peine perdue. Naïs est une jeune femme qui a souffert dans son enfance et qui reste marquée. Philou aurait pu l’aider lui redonner confiance en elle, ouvrir son cœur, mais c’est un homme très intéressé, fainéant qui ne pense qu’à lui. Quand, au retour d’un musée Naïs de fait offrir une toile “Humphrey Back”, valant plus d’un million d’euros, Philou voit déjà sa vie se transformer. Mais Naïs ne l’entend pas comme ça… C’est son tableau et elle est bien décidée à le conserver malgré le chantage et les menaces de son conjoint !
Quelque temps plus tard, la toile est volée, disparue ! Tout naturellement, elle pense à son mari, mais elle se rend compte bien vite que tout n’est pas aussi simple qu’il n’y parait, et décide de mener son enquête.

Je n’ai pas vu arriver tout de suite le sujet du roman et c’est tant mieux. Je me suis laissé porter par la plume de l’auteure. Il y a de la magie dans les yeux de Naïs, du moins c’est comme cela que je l’ai perçue. Je l’ai tout de suite trouvée forte malgré ses rapports difficiles avec Philou. Un roman que l’on pourrait caser entre drame et passion. Naïs est le pilier de cette étrange histoire, son présent, son futur, mais son passé aussi… Passé qui sera la source de toute cette histoire.

J’ai aussi appris un nouveau mot : “Bovarysme”.
Sans le connaître, alors que pourtant, il me suit presque tous les jours dans mon quotidien professionnel de créatif et d’exécutant, cette impression pesante dans ma tête et sur mes épaules, que je peux faire mieux, que je ne suis pas encore tout à fait prêt, que ce n’est pas tout à fait fini, encore une petite touche ici et une autre là…
À partir de là, je me suis approprié la fin du récit. J’étais, parce que je le comprenais, le “Saint” (Santos ! Hasard ou coïncidence ?), j’étais celui qui lisait et à la fois celui qui était dans l’ombre.

Quelque chose a vraiment plané au-dessus de moi, durant toute la lecture ce très beau roman magnifiquement traité.
Je le ressens souvent, je ne le dis que très rarement. Les bons romans écrits par des femmes, sont envoûtants, ils ont une puissance extraordinaire que peu d’hommes arrivent à atteindre…

Bravo Bénédicte !
Et comme tu le dis si bien : “Retirez sa passion à quiconque, vous le tuez”.

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Extraits :

« La nuit est tombée depuis longtemps. Le mistral souffle, furieux. Bien plus fort que ce qu’il a fallu à Naïs pour éteindre ses huit bougies.
Quelque chose de lourd traîne dans son sommeil, grossit, bouillonne, puis explose dans une apparition. Il fait moite et lourd sous la couette, ses cheveux collent à la taie. Sa poitrine se soulève et s’abaisse. Une femme âgée cloue un tableau au mur, se cloue le doigt avec. Un coup, une syllabe. “ÇA NE SERT À RIEN UN TABLEAU !” »

« – Lundi, Naïs. Lundi, le tableau est officiellement à vous.
Le collectionneur dépose une bise, appuyée sur sa joue. Naïs se colle contre lui. À cet instant monte une chaleur simple et amicale, aussi vrai que nouvelles. La puissance de cette affection l’étonne. Il y a une heure, elle se traînait dans la vie. Elle vit maintenant. L’air en est plus doux, les arbres plus majestueux, le ciel plus haut point, la nature accompagne sa félicité. »

« Le temps passe. À pas de loup, elle descend et arrive dans le grand salon, où elle ne peut réprimer un sifflement d’admiration. Tableaux de maîtres, sculptures… Quelles merveilles !
Pendant une demi-heure, elle passe la pièce au crible, sans parvenir à trouver ce qui ne va pas. C’est une superbe demeure, encore habitée il y a peu, on s’y sent bien et on ne se sent pas chez quelqu’un.
Pourquoi ? »

 

Bénédicte Rousset a grandi dans le Vaucluse entre le petit atelier d’imprimerie de son père et une mère institutrice. L’écriture lui permet d’explorer des recoins jusqu’alors ignorés d’elle-même, dans une tradition familiale qu’elle découvre à travers les pièces de théâtre, poèmes et romans qu’ont écrit ses aïeux.

Professeure certifiée de Lettres Modernes, Bénédicte est enseignante dans un collège du Vaucluse.
Après “Rue sombre” (2017), son premier roman policier, elle publie “Le Lis des teinturiers” en 2018.

https://www.facebook.com/benedicte.rousset.auteur/

“Écrire, c’est vivre plusieurs vies à la fois. Il y a de moi dans chacun de mes personnages, même les plus noirs : ce sont peut-être eux qui me révèlent en miroir ! Ils sont un moyen d’évacuer les traumatismes vécus dans l’enfance. Deux éléments me semblent essentiels dans mes romans : la quête de l’identité, et celle de la vérité. La première nous concerne tous : qui sommes-nous ? Comment nous comportons-nous face à l’image que nous renvoyons ? Sommes-nous conformes à cette image ? La deuxième entre dans la structure du roman policier : pourquoi tuer ? Comment arrive-t-on à franchir le pas ? Je crois qu’il y a un assassin en chacun de nous, mais, la plupart du temps, il ne rencontre jamais sa victime (heureusement, non ?)”