Émotion, Drame, Roman

Jardin(s) – La Femme trouée

de Francis Denis
Broché – 1 avril 2020
Éditions : La Route de la Soie Éditions

• Bandeau_Intro_1 copie.jpg

Comment résumer les écrits de Francis Denis ?
Comment narrer les vies de ses personnages ? Nous faut-il une musique ? Une couleur ? Une odeur ?
C’est Alain Cadéo qui en parle le mieux.
Il écrit « Préfacer, postfacer, nous préférons passer, glisser, nous “effacer”, comme les personnages si attachants et tristement oubliés de Francis Denis. Rêveurs et acharnés, pitoyables démons venant gratter les portes de nos cerveaux-greniers. Tant de tendresse inaboutie ! Combien de crimes n’avons-nous pas commis au nom d’impossibles amours ? Combien de rêves avons-nous faits brouillant les cartes du réel ? Vagabonds de l’esprit ? »

 

• Couv_2024-098_Denis Francis - Jardins(s) - La femme trouée

 

Préfacé par notre regretté, Alain Cadéo, je termine à l’instant, jardin(s), un roman de Francis Denis, que je découvre…

Une lecture agréable qui nous raconte la vie de René, avec un peu humour parfois. Un homme un peu perdu, un homme qui se cherche. Il a besoin d’être reconnu, aimé, ou peut-être tout simplement qu’on le remarque…
Alors il a une idée, une belle idée même et ça marche, petit à petit les voisins lui parlent, lui rendent visite, il est enfin heureux. Mais la vie ne fait pas de cadeau, jamais…
Survient alors “LE dérapage” qui pourrait remettre sa nouvelle vie en question.

Je continue tranquillement ma lecture et “surprise”, un autre texte plus court La femme trouée, suit le premier roman, et là…

Je suis resté bouche bée !
On change de registre. Cette fois-ci, c’est une femme ou plutôt deux femmes qui sont nos héroïnes. Marguerite et Marthe.
Marguerite est la fille de Marthe, elle ne veut pas grandir pour ne pas souffrir. Elle sait que la vie des adultes est compliquée, sans répit. Elle ne veut pas abandonner ses poupées et une certaine insouciance, mais Marguerite à cinquante-trois ans, Marthe est très inquiète…

Cette seconde histoire bouleversante, je pèse mes mots, je ne l’ai pas vue arriver du tout !
La première m’avait titillée, la seconde m’a subjuguée !
Beaucoup d’émotions et une maîtrise toute particulière de ce que nous sommes et de ce que nous voulons être. Des hommes, des femmes essayant de vivre, voire de survivre, dans un monde où les rapports humains et les sentiments tendent à disparaître…
Cinquante-trois pages qui m’ont complètement retourné la tête.

Mais qui donc est Francis Denis, pourquoi n’est-il pas plus connu ?

Francis Denis est né le 30 janvier 1954 à Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, il n’en est pas à son premier ouvrage, d’ailleurs, il écrit aussi des poésies, mais c’est surtout par la peinture qu’il s’est fait connaître et comme il le dit très bien lui-même : « Je ne peins pas pour faire beau, mais pour faire vrai. »
Je vous invite à aller sur divers sites et à découvrir ses différentes toiles.
Et plus encore si vous êtes curieux, ce premier livre coche pour moi de nombreuses cases.
C’est une très belle surprise qui m’a donné envie de suivre ce “nouvel” auteur, qui en quelques lignes seulement a su parler à mon cœur…

Je pense que Francis est un artiste, un vrai, dans tous les sens du terme, tout simplement…

÷÷÷÷÷÷÷
Extraits :
« Nous habitons rue des Galets, dans un quartier relativement calme bien qu’il ne soit pas résidentiel.
Les maisons sont toutes mitoyennes, mais l’ensemble ne ressemble heureusement pas à cet alignement de façades toutes identiques que l’on peut trouver dans les corons, ce qui y rend sans doute la vie bien monotone. »

« Il fallait s’y attendre. La police a débarqué chez moi ce matin.
Ils ont épluché les factures, vérifié les dates de chaque intervention, m’ont interrogé longuement sur l’état de santé morale et psychique de Théodore. Ils ont inspecté de fond en comble le jardin et n’ont rien trouvé.
Qui pourrait penser un instant qu’un cadavre puisse reposer à plusieurs mètres de profondeur sous les rires de quelques enfants jouant dans une minuscule pataugeoire ? »

« Marthe se demande si Marguerite est également en mesure de replonger dans ses souvenirs, tout au moins ceux qui auraient pu la rendre heureuse pour le reste de son existence.
Les souvenirs, ça se cultive. Comme les légumes dans le potager, il faut en prendre soin, leur parler, apaiser leur soif, leur murmurer des mots gentils ou encore chantonner tout en remuant la terre tout autour pour qu’ils puissent respirer et s’épanouir en toute tranquillité. »

« Marguerite repose le stylo sur le cahier aux pages couvertes d’écritures. Elle aurait pu se servir de l’ordinateur, mais elle préfère laisser couler l’encre sur le papier.
Elle se sent apaisée et observe le paysage avec émotion à travers la baie vitrée.
Au loin, des navires sillonnent la page grise de l’océan…
Pour elle, ce sont autant de bouteilles à la mer, de messages d’espoir, d’appels à l’aide, autant de mots en partance abandonnés au bon vouloir des vents et des courants. »

 

Francis Denis est né en 1954. Auteur et artiste peintre autodidacte, il réside à Longuenesse, dans le Pas-de-Calais, près de Saint-Omer, en France. Il a été éducateur de 1973 à 2014. Il fut le co-fondateur de la revue poétique Lieux-d’Être avec le poète Régis LOUCHAËRT puis co-organisateur du festival d’art sacré contemporain « Les Regardeurs de Lumière » en la cathédrale de Saint-Omer de 2008 à 2013.

La Route de la Soie – Éditions est une maison indépendante dont le but est de faire émerger des passerelles d’humanités, des résistances poétiques.

Émotion, Drame, Essai, Histoire vraie, Roman

À pied d’œuvre

de Franck Courtès
Broché – 24 août 2023
Éditions : Gallimard

• Bandeau_Intro_4 copie.jpg

“Entre mon métier d’écrivain et celui de manœuvre, je ne suis socialement plus rien de précis. Je suis à la misère ce que cinq heures du soir en hiver sont à l’obscurité : il fait noir mais ce n’est pas encore la nuit.”
Voici l’histoire vraie d’un photographe à succès qui abandonne tout pour se consacrer à l’écriture, et découvre la pauvreté. Récit radical où se mêlent lucidité et autodérision, À pied d’œuvre est le livre d’un homme prêt à payer sa liberté au prix fort.

 

• Couv_2024-088_Courtès Franck - À pied d'œuvre

 

Je termine à l’instant ce roman, qui n’est est pas un !
“À pied d’œuvre”, n’est pas une fiction, c’est l’histoire d’une vie, l’histoire d’un choix.

Franck Courtès, décide un jour de claquer la porte d’un monde qui lui a permis de vivre pendant vingt ans, mais surtout d’un monde où il ne se reconnaît plus. Il était photographe, croisant dans son quotidien artistes, sportifs et hommes d’affaires connus. Il a stoppé sa carrière par choix, et s’ouvrir vers une autre direction artistique, l’écriture.
Mais tout ne sera pas si simple…

J’ai suivi ainsi le parcours difficile d’un écrivain qui accepte tous type de “petits” boulots, manœuvre, livreur, jardinier ou encore serveur quand il n’est pas cuistot pour subsister. Le ton du récit est rythmé, drôle parfois, mais je n’ai pu m’empêcher d’entendre la lutte constante dans l’esprit de l’auteur, de toutes les difficultés qu’il doit balayer afin d’affronter le présent. Franck Courtès ne tombe jamais dans le pathos. Il est là, tout simplement, il survit en nous offrant sa voix et son regard sur un monde qui évolue, où le paraître est devenu plus important que l’être, où les sentiments passent en arrière plan, mais il ne juge pas, jamais. Il avance et chaque jour est un nouveau jour. Aujourd’hui 10 €, demain 35 € et peut-être un peu plus d’ici la fin de la semaine, il ne le vit pas comme une victime, mais comme un homme qui se bat.

Ce livre nous montre de quoi nous sommes capables, lorsque nous avons défini les priorités qui nous importent. Pour Franck, la décision sera définitive malgré les diverses discussions qu’il a pu avoir avec sa famille. Il ne reviendra plus en arrière, et tel un combattant se voue à sa nouvelle passion. Il veut écrire, surtout donner et partager…

Une lecture que j’ai trouvée très intéressante et “enrichissante” sur la misère due à la mondialisation, à la non-réglementation face au travail “de la rue”, son côté bon marché, l’exploitation de ceux qui la subissent, et la difficulté de ces travaux régulièrement très physiques.

Livre lu d’une traite !
Un sujet grave, intelligent, écrit avec finesse poésie et beaucoup d’humanité.
Un autre regard sur un monde injuste à la précarité sans limite, et pour moi aussi, hypocrite…

Hier soir, a eu lieu notre dîner mensuel du Cercle littéraire du Château de l’Hermitage, j’ai passé une excellente soirée, peut-être même l’une des meilleures à ce jour pour moi.
J’ai rencontré et pu discuter avec Franck.
J’ai tout de suite reconnu l’homme que j’avais deviné à travers ses lignes. Un homme simple et bon, un homme qui va simplement là où il doit aller…

“À pied d’œuvre”, la vie d’un homme que je vous recommande tout particulièrement !

÷÷÷÷÷÷÷
Extraits :

« Pour le dire en deux mots : j’ai cessé mon activité de photographe pour devenir écrivain. Rester écrivain a été une autre histoire.
Mon premier livre m’a valu un petit succès, puis, alors même que je me sentais progresser, j’ai vu autour de moi s’émousser l’enthousiasme. »

« J’aurais aimé avoir un père écrivain, justement, au lieu du mien, cet homme frustré, empêché huit heures par jour, attaché au bureau puis au canapé du salon, silencieux, résigné. Un père qui m’achetait nombre de jouets et de jeux auxquels nous ne jouions jamais ensemble, faute de temps. »

« Après une année sans revenus fixes, les objets autour de moi se sont naturellement détériorés sans que je sois en mesure de les remplacer. Les épisodes de désespoir sont rares mais douloureux. Je me sens chassé d’un confort dont je ne mesurais pas le bonheur. Une simple balade en forêt, pourtant gratuite, devient une expérience différente par le fait que mes chaussures usées prennent l’eau et que je ne peux en acheter des neuves. Le monde autour de moi semble avoir changé. J’erre dans un autre pays, une autre civilisation. »

« L’arrivée du numérique n’avait fait que précipiter mon désamour de l’utilisation de la photographie. Toute modernité n’est pas un progrès.
Je m’y étais pourtant mis, au numérique, parce que, nous disait-on, c’était ça ou disparaître. J’avais suivi une formation au logiciel Photoshop, offerte par mon agence, où je m’étais davantage senti gavé, comme les oies de maïs trans, de mots anglais, cette langue des vainqueurs et du grand marché mondial, qu’enrichi par de véritables connaissances. En argentique, les outils demandaient à être dominés et les échecs construisaient en moi des stratégies, des forces qui me rendaient chaque fois plus puissant. En découvrant peu à peu comment vaincre les résistances que le matériel argentique mettait sur ma route, plus que le photographe, c’était l’homme que j’améliorais. L’univers photographique numérique, facilité par l’intelligence artificielle, démocratisé par les fabricants, amenuisait la force, la gloire d’un bon résultat. Une fois de plus, Henri m’avait mis en garde. J’allais tout perdre. Je ne le croyais pas. Avec le numérique, je n’ai perdu qu’une chose, mais elle était de taille : le plaisir. »

 

Franck Courtès fut photographe pendant vingt ans. Vingt années de voyages autour du monde, de rencontres (des Daft Punk à Michel Legrand, de Franck Ribery à Patrick Modiano) dans lesquelles il puise pour raconter. Il a brutalement stoppé sa carrière pour ouvrir une autre recherche artistique et s’adonner à l’écriture.

Bibliographie
Autorisation de pratiquer la course à pied et autres échappées, J-C Lattès, 2013
Toute ressemblance avec le père, J-C Lattès, 2014
Sur une majeure partie de la France, J-C Lattès, 2016
La Dernière photo, J-C Lattès, 2018
Les Liens sacré du mariage, Gallimard, 2022
À pied d’œuvre, Gallimard, 2023

Amour, Émotion, Drame, Roman

La tresse

de Laetitia Colombani
Poche – 30 mai 2018
Éditeur : Le Livre de Poche

• Bandeau_Intro_5 copie.jpg

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est réservé et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.
Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Difficile de ne pas être touché par ce très joli récit. Estelle Lenartowicz, Lire.

Laetitia Colombani maîtrise à l’évidence l’art de la narration. Florence Bouchy, Le Monde des livres.

Un roman dans lequel il y a tout. François Busnel, La Grande Librairie.

Prix Relay des voyageurs.

 

• Couv_2024-084_Colombani Laétitia - La tresse

 

Je vais faire quelque chose que je n’avais encore jamais faite.
Je vais vous dévoiler la dernière ligne du roman.
Pourquoi ?
Car rarement je n’avais ressenti autant d’émotion à la fin d’un récit…
“À cette pensée, elle sourit”.

Trois pays.
Trois destins.
Trois histoires qui s’entrelacent.
Trois femmes que la vie n’épargne pas. Elles ont décidé de se battre, elles ont choisi de ne pas se laisser faire.

C’est un superbe premier roman que nous offre Laetitia Colombani. Cela faisait un moment que je voulais voir le film, mais je voulais absolument lire le livre d’abord.
C’est fait. Je sais ce qui me reste à faire maintenant.

Une magnifique ode aux femmes.
À toutes les femmes.
Nos mères, nos femmes, nos filles où qu’elles vivent.
Avec “La tresse”, vous ferez la connaissance de Smita qui vit en Inde, de Giulia, jeune sicilienne et de Sarah, une brillante avocate au Canada. À priori, rien ne les relie, on pourrait même dire que tout les sépare, et pourtant… elles ne le savent pas encore, mais leurs destins sont liés à jamais.

Laetitia a su dans cette histoire habilement structurée et maîtrisée, sans tomber dans le pathos, me faire voyager dans des contrées peu connues, où malheureusement le “rôle” de la femme est encore à des années-lumière de ce qu’il devrait être.
Vous l’aurez compris, son récit m’a particulièrement touché, il est émouvant et très dur parfois, mais c’est vraiment la force d’esprit qui se dégage de l’ensemble que je retiendrai.

Très gros coup de cœur, que je regrette de ne pas avoir lu plus tôt…
À découvrir absolument !

÷÷÷÷÷÷÷
Extraits :

« Smita s’éveille avec un sentiment étrange, une urgence douce, un papillon inédit dans le ventre. Aujourd’hui est une journée dont elle se souviendra toute sa vie. Aujourd’hui, sa fille va entrer à l’école.
À l’école, Smita n’y a jamais mis les pieds. Ici, à Badlapur, les gens comme elle n’y vont pas. Smita est une Dalit. Intouchable. De ceux que Gandhi appelait les enfants de Dieu. Hors caste, hors système, hors tout. »

« Giulia saisit la clé et ouvre la porte. D’ordinaire, son père est le premier arrivé. Il tient à accueillir lui-même ses ouvrières – c’est ça, être le padrone, se plaît-il à répéter. Il a toujours un mot pour l’une, une attention pour l’autre, un geste pour chacune. Mais aujourd’hui, il est parti en tournée chez les coiffeurs de Palerme et des environs. Il ne sera pas là avant midi. Ce matin, Giulia est la maîtresse de maison. »

« Montréal, Canada.
L’alarme sonne et le compte à rebours commence. Sarah est en lutte contre le temps, de l’instant où elle se lève à celui où elle se couche. À la seconde où elle ouvre les yeux, son cerveau s’allume comme le processeur d’un ordinateur. »

« Smita, elle, a de la chance : Nagarajan ne l’a jamais battue, jamais insultée. Lorsque Lalita est née, il a même été d’accord pour la garder. Pas loin d’ici, on tue les filles à la naissance. Dans les villages du Rajasthan, on les enterre vivantes, dans une boîte, sous le sable, juste après leur naissance. Les petites filles mettent une nuit à mourir. »

 

Cinéaste, scénariste, comédienne et romancière, Laetitia Colombani est l’auteure de La Tresse, vendu à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde, traduit en quarante langues et couronné d’une vingtaine de prix littéraires. Elle a elle-même réalisé l’adaptation cinématographique de son roman (sortie le 29 novembre 2023).
Elle est aussi l’auteure des best-sellers Les Victorieuses (Grasset, 2019) et Le Cerf-volant (Grasset, 2021) ainsi que des albums jeunesse La Tresse ou le voyage de Lalita (2018), Les Victorieuses, ou le palais de Blanche (2021), et Le Cerf-volant ou l’école de Lalita (novembre 2023) illustrés par Clémence Pollet.
Laetitia Colombani écrit également pour la scène : sa pièce Le Jour du kiwi avec Gérard Jugnot est un grand succès au théâtre Edouard VII en 2023. En tant que comédienne, elle a tourné au cinéma pour Yvan Attal, Cédric Kahn ou Florent Emilio Siri.

Roman

G comme gratitude

ou l’art de positiver
de Lou Valérie Vernet
Poche – 29 mars 2019
Éditions : Les éditions du Loir

• Bandeau_Intro_5.jpg

Léger et insolite, drôle et impertinent, G comme gratitude fait la part belle à l optimisme. Véritable hymne à la vie, cet abécédaire est une invitation à suivre nos instincts, à lire les signes, à parfois s égarer et à oser le tout pour le tout.

« Dire merci à la vie, l’accepter dans ce qu’elle a de meilleur comme de pire, c’est croire que de cette énergie positive viendra la force qui la transcendera », écrit Lou Vernet.

Au fil des lettres, des mots et des citations, l’auteure nous entraîne dans un tourbillon de pensées fécondes.
Elle nous livre un merveilleux outil de développement personnel à lire au gré de son humeur, de ses envies et nous donne les clés pour créer notre propre abécédaire de vie.

 

• Couv_2024-079_Vernet Lou Valérie - G comme gratitude

 

DES MOIS… QUE DIS-JE, BIENTÔT 5 ANS que G comme gratitude se promène régulièrement avec moi.
Sur ma table de chevet, dans mon sac, souvent, dans la poche de ma veste, parfois, entre les mains de certains amis, aussi, et hier soir, je me suis soudain rendu compte que je ne vous avais jamais parlé de cet “abécédaire” sensible, intéressant, très drôle et rempli d’espoir !!!

Honte à moi…

Lou Valérie Vernet à l’art de se trouver régulièrement là où on ne l’attend pas du tout. À travers ce lexique très personnel, elle nous livre certains mots qui résonnent dans son quotidien.
Attention ! Comme elle le précise très bien au début de son livre, elle ne donne aucune clé, aucune solution, juste des pistes qui nous inciteront à ouvrir des portes pour certains, ou des fenêtres pour d’autres, de réflexions, d’introspections et plus encore si le cœur vous en dit.
De la lettre A jusqu’au Z, je n’ai pu m’empêcher de me poser des questions, du moins de trouver il me semble mes réponses, j’ai souri, j’ai même ri, je vous assure !
Lou Valérie se lâche et cela nous fait du bien à tous…

On ne s’ennuie pas un instant, l’écriture est plaisante, très claire et moderne lorsque le besoin s’en fait sentir. Lou tombe le masque et nous invite à faire de même, “De toute façon, on va tous mourir !”
Le pire, c’est qu’elle a raison. Alors, pourquoi ne pas faire une vraie pause. Regarder autour de soi et faire ce qui est utile, non plus par obligation, mais par envie.
Grâce à Lou et à d’autres auteurs, depuis un moment, mon “je” est mort, au profit de mon “nous”. Il est tellement plus agréable et serviable. Il sourit aussi beaucoup plus et a trouvé un certain sens à son “autre” vie.

Lou me surprendra toujours par la diversité de ses thèmes. Aujourd’hui, je lui dis merci. En effet, mon miroir ne reflète plus que le futur, elle en est en partie “responsable”…

Un livre qui vous invitera à suivre vos instincts, à devenir définitivement vous-même, et à vous retrouver dès lors que vous vous pensiez perdu !

Lou, ta plume franche et limpide m’a porté un coup en plein cœur… en pleine tête aussi, au point de t’avoir oublié !
Ah oui, une dernière chose…
En ce 20 septembre, je te souhaite un très bel anniversaire…

 

Extraits :

« Ce livre ne donne aucune clé.
Mille pardons et autant de génuflexions vénielles. J’ai écrit ce livre pour me faire plaisir.
Ce qui, en soi, est une raison suffisante.
Et aussi, je me dois de vous le dire, pour ne plus penser seule. Pour vous rejoindre. Vous les humains. Parce que je vous sais aussi mal barrés que moi. Et qu’à force de se rencontrer, ici et là, on finit par se reconnaître.
Il s’agit donc de quelques pistes de réflexions.
D’heureuses fenêtres d’introspection. »

« Donner, donner, donner. En un geste, une parole, un sourire, un regard.
Offrir.
Des cadeaux certainement. Des conseils s’il en est. De l’aide, des services, de l’écoute.
Et au-delà de tout, de son temps.
Partager “son plus précieux”. Toutes ces minutes de vie qui nous sont imparties et que l’on cherche à employer le plus honnêtement, joyeusement, efficacement possible.
C’est si court une vie ! »

« Pas facile de communiquer positivement. D’être dans l’empathie. Ou de rester source quand un tiers, semble-t-il, pompe toute notre énergie.
Que penser de tous ces prédateurs à qui l’on donne et dont nous pensons qu’ils nous pillent impunément ?
Chacun de nous émet une vibration. De notre première seconde embryonnaire au dernier souffle de vie, nous avançons sur notre chemin munis d’une flamme intérieure.
Que son intensité varie au gré de nos humeurs ou des événements, sa vibration nous est acquise. »

« G comme Gratitude. Comme “Merci”.
Comme “Alléluia”. Comme “Oui”.
Autant d’évidences obvies, d’essentiels majeurs, voire béatifiés !
Il n’y aura jamais trop de superlatifs à notre reconnaissance.
Véritable offrande adressée à l’univers pour toutes ces secondes offertes à l’horloge de notre vie.
Dire “merci” à la vie chaque matin au moins. »

« Aucune rencontre n’est le fruit du hasard.
Qu’elle soit donnée pour une heure ou les trente prochaines années à venir, toute relation à l’Autre nous enseigne quelque chose de ce que nous sommes ou de ce vers quoi nous allons.
Notre existence est un lieu de rendez-vous permanent, aux multiples éventuels.
Ouvrons bien les yeux.
Car cet Autre, bien souvent, se révèle un miroir pour soi. »
……………………………

Auteure multicartes, Lou Valérie Vernet a déjà publié trois thrillers, deux polars et sept autres livres passant du récit humoristique aux fragments de voyage, du Feel Good au spicilège poétique, du recueil de nouvelles au théâtre. Tous ses ouvrages confirment son talent à manier en virtuose l’art de la mystification et à sonder les profondeurs de l’âme. Par ailleurs, photographe amatrice, baroudeuse des grands espaces, essayiste et poète à la plume acérée, elle n’en reste pas moins attachée à sa devise préférée « Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon vous n’en sortirez pas vivant ». B. Fontenelle.

Toucher l’instant : ou la trilogie du choix
https://leressentidejeanpaul.com/2018/11/17/toucher-linstant-ou-la-trilogie-du-choix-de-lou-vernet/

Le Rire du Monde
https://leressentidejeanpaul.com/2019/11/13/le-rire-du-monde/

Surtout le pire
https://leressentidejeanpaul.com/2019/10/01/surtout-le-pire-de-lou-vernet/

Acouphanges
https://leressentidejeanpaul.com/2021/08/19/acouphanges/

La toile aux alouettes
https://leressentidejeanpaul.com/2022/06/01/la-toile-aux-alouettes/

Matricule 2022
https://leressentidejeanpaul.com/2022/09/27/matricule-2022/

Grand comme le monde
https://leressentidejeanpaul.com/2023/07/11/grand-comme-le-monde/

Pensées clandestines
https://leressentidejeanpaul.com/2024/09/08/pensees-clandestines/

Amour, Émotion, Drame, Roman

Liv Maria

de Julia Kerninon
Poche – 3 mars 2022
Éditions : Folio

• Bandeau_Intro_5.jpg

“D’une certaine façon, la distance n’était plus la question, où qu’elle vive à la surface de la Terre, elle ne pourrait échapper au rayonnement du passé, aux conséquences de ses actes.”
Née sur une petite île bretonne, Liv Maria grandit au milieu des livres. À dix-sept ans, elle est envoyée à Berlin où, le temps d’un été, elle fait une rencontre qui bouleversera le cours de son existence. Éprise de liberté, elle deviendra tour à tour une amoureuse, une aventurière, une libraire, une mère, et connaîtra mille vies. Mais laquelle est véritablement la sienne ?

Julia Kerninon brosse le portrait éblouissant d’une femme qui, malgré un secret inavouable, cherchera sans cesse à réécrire son histoire.

 

• Couv_2024-075_Kerninon Julia - Liv Maria

 

Encore une très belle plume !
Décidément, les femmes prennent de plus en plus de place dans la littérature, et c’est tant mieux !

Enfant libre et solitaire, Liv Maria a 17 ans. Son père est Norvégien et sa mère française. Suite à une tentative d’agression sexuelle sur son île de naissance, ses parents la contraignent à l’exil chez une tante à Berlin le temps d’un été. Elle prendra des cours d’anglais en attendant la rentrée scolaire. Mais la rencontre avec son professeur d’origine irlandaise va bouleverser son existence.

Envoûté par l’héroïne dès les premières pages, forte dans son corps et dans son esprit, j’ai savouré ce récit très bien construit, pages après pages.
La liberté a un prix cher à payer, elle le sait, mais Liv Maria, l’accepte et assume les choix de son destin jusqu’à la dernière page.

Elle voyagera à travers le monde, entrera de plein pieds dans le monde des affaires, exercera plusieurs métiers et vivra plusieurs vies éprouvant sa vie sexuelle comme elle l’entend, sans aucun regret.
Pourtant…
Pourtant, au fond de son cœur, tout au fond, elle cache une blessure secrète qui ne pourra jamais cicatriser.
Partir, revenir, fuir, quitter, recommencer…
Une histoire éprouvante et difficile, mais ô combien émouvante et sensible.

Merci Julia, pour cette vision de femme qui a su me séduire dans un contexte qui m’a agréablement séduit !

÷÷÷÷÷÷÷
Extraits :

« Mes parents font l’amour et je ne suis pas encore là.
Quand ils escaladent l’escalier de leur chambre, juste après le déjeuner, et qu’ils s’enfouissent sous les duvets de leur lit bateau, je regarde les mouvements de reins de mon père et je m’étonne qu’un homme d’un mètre quatre-vingt-dix et de cent vingt kilos puisse onduler comme ça. Seuls les petits pieds de ma mère dépassent du cadre de bois sculpté. Secrètement, je m’imagine que, la nuit, mes parents retrouvent la même taille, que la nuit, ils sont égaux. »

« Même quand elle était enfant, elle était une enfant Tonnerre et les gens l’avaient respectée. À cause du café, à cause de sa mère, à cause de ses quatre oncles aux mains gigantesques, à cause de son père étranger à l’accent chantant. La richesse du monde l’émerveillait, son monde débordant de collines, d’eau salée et de moutons qui se tordaient le cou pour la regarder passer, à travers le nuage de poussière qui la suivait sans jamais la rattraper. C’était sa vie et elle en était pleinement satisfaite. »

« Non, à l’époque, elle ne savait pas, elle ne savait rien, elle se réveillait le dimanche matin à côté de Fergus et elle le regardait dormir, son corps compact contre lequel elle se lovait en cuillère, et au réveil, sa bonne humeur inattaquable, sa volubilité. Fergus à quarante ans.
Cette personnalité si expansive et si secrète à la fois, impénétrable. Sanguin. Chaleureux.
Tragique. »

« C’est Bettina qui avait pris l’appel, et quand elle avait annoncé la nouvelle à Liv Maria, à travers ses larmes, celle-ci était restée sans voix. Plus de parents. Plus jamais sa mère, plus jamais son père. Plus jamais la vie qu’elle avait connue avec eux. Plus jamais les odeurs familières, la mémoire commune, les doigts osseux de Mado entrelacés aux siens. Plus jamais l’enfance. »

Née en 1987 dans la région nantaise, Julia Kerninon est thésarde en littérature américaine. Son premier roman, Buvard, a reçu de nombreux prix, dont le prix Françoise Sagan. Elle a été lauréate de la bourse Lagardère du jeune écrivain en 2015.
Son deuxième roman, Le dernier amour d’Attila Kiss, a reçu le prix de la Closerie des Lilas en 2016.
En 2017, Julia Kerninon publie une courte autobiographie, intitulée Une activité respectable. Elle y raconte son enfance et sa passion pour l’écriture.
2018 parait Ma dévotion, qui retrace une histoire d’amour du début à la fin. L’auteure reçoit le prix Fénéon.
2020 sort Liv Maria, un portrait de femme qui remportera deux ans plus tard le prix Folio des libraires, organisé en partenariat avec Télérama.
2021, elle publie un essai, Le chaos ne produit pas de chefs-d’œuvre : les écrivains, le travail et la légende, issu de sa thèse et consacré à John Steinbeck, Ernest Hemingway et William Faulkner.
2022, elle publie un court roman autobiographique, Toucher la terre ferme, sur le fait de devenir mère tout en restant soi. Le roman sort en poche en août 2023.
2023, elle co-écrit l’ouvrage Mères sans filtre, publié chez Solar Editions, avec sept autres autrices dont Camille Abbey, Renée Greusard et Claire Tran. Elle y raconte son expérience de la maternité et les difficultés inhérentes.
Le 17 août 2023, elle sort son septième roman intitulé Sauvage. Le roman dresse le portrait d’une femme forte, à l’image de deux de ses précédents romans Liv Maria et Ma Dévotion. Il raconte l’histoire de la mère de famille et cheffe de restaurant Ottavia Selvaggio, dont le nom de famille veut dire sauvage en italien et dont les choix de vie sont remis en cause par le retour d’un ancien amant.

Roman

Le triptyque

de Gérard Papier-Wagner
Broché – 13 août 2023
Éditeur : Autoédition

• Bandeau_Intro_3.jpg

Chargé de retrouver les ayants droit d’un triptyque, peint par Mihaly Munkacsy, saisi en 1914, l’avocat Franz Herleen découvrit que sa veuve, petite brune d’une modeste famille luxembourgeoise, née Cécile Papier, fut dans les années 1880-90 une reine du Tout-Paris des Arts. Celle-ci s’avérant une parente de son ami de collège perdu de vue depuis plus de vingt ans, il reprit contact avec ce dernier pour lui raconter l’étonnante histoire de son arrière-cousine.
L’arrestation de son enquêteur en Hongrie, pays natal du peintre, lui fit soudain voir les choses sous un autre angle, d’autant que Budapest se déclara entretemps légitime candidate à l’acquisition de ces trois tableaux inédits, œuvres de celui qui fut jugé digne de funérailles nationales.

 

• Couv_2024-067_Papier-Wagner Gérard - Le tryptique

 

Encore un roman de Gérard Papier-Wagner inclassable, même s’il a tendance à “glisser” doucement vers le roman historique. Mais les parties personnelles et témoignages sont tellement présents…

Une chose est certaine, la part de recherche est omniprésente et très importante tout le long du récit.
Tel un roman policier, le récit devient de plus en plus immersif, de plus en plus intéressant, et les passionnés d’Histoire, d’art et surtout de peinture vont apprendre de nombreuses choses.
Après de nombreuses péripéties, où je ne me suis pas ennuyé un instant, tout se dévoile enfin.
Car il s’agit bien des ascendants de l’auteur dont il est question !

Et quels ascendants !
On a tendance à les oublier, mais ils sont les fondations de ce que nous sommes et la fierté des vivants. Il est vrai qu’au bout de quelques générations sans traces, photos ou écrits, c’est recherche ne sont pas faciles du tout. Gérard a eu la chance de pouvoir travailler sur sa généalogie, les différentes filiations et lien de parenté. C’est une mine d’or et il nous en fait profiter aujourd’hui.

Qui ne s’est jamais demandé qui étaient et à quoi ressemblaient leurs ancêtres dans leurs quotidiens.

Un très beau récit mêlant fiction et vérité qui ne pourra vous laisser indifférent !

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« – Alors, de quoi avez-vous finalement parlé ?
– Tu te doutes bien que nous avons évoqué nos années de collège, puis nos études, et enfin nos situations.
– Il t’a dit comment ces toiles étaient arrivées chez cette femme ? Ni qui elle était pour posséder de tels trésors ?
Cette question me tarauda suffisamment pour que j’appelasse Frank après dîner. »

« Ainsi passèrent-ils en amoureux, chez lui, le wee-kend et, voulant éviter de perturber les relations de travail au bureau, choisirent de garder cette liaison confidentielle.
Seul fut différent le regard de l’un sur l’autre, il ne pouvait plus apercevoir les mains de Claire sans les imaginer instruites des secrets de leurs corps. »

« Franz avait réglé son réveil à 8h00 pour joindre aussitôt l’ambassadeur de France à Budapest en espérant que celui-ci aurait ce matin du temps à lui consacrer. Il ne le connaissait pas personnellement, mais par des amis communs. Un homme que l’on disait habile et très bien informé. Aussitôt le rendez-vous noté, il prévint Pétra de ne pas se déranger, puisque l’ambassade se trouvait avenue Kossuth Lajos de même que son hôtel. Elle insista néanmoins pour venir. » 

 

 

Né en 1941 à Paris, diplômé architecte en 1966, Gérard Papier-Wagner a exercé en tant qu’urbaniste-architecte à Pointe-Noire en République du Congo, puis à Batna dans les Aurès en Algérie avant de travailler, en libéral à Rennes, dans sa propre agence d’architecture jusqu’en 2001.

Mona
https://leressentidejeanpaul.com/2023/03/22/mona/

LE PARFAIT inconnu
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/21/le-parfait-inconnu/

À cause du Zibaldone
https://leressentidejeanpaul.com/2023/05/28/a-cause-du-zibaldone/

Le disparu de Monrovia
https://leressentidejeanpaul.com/2023/06/27/le-disparu-de-monrovia/

La double vie des Jodlere
https://leressentidejeanpaul.com/2023/08/25/la-double-vie-des-jodlere/

Le rendez-vous de Tchimbamba
https://leressentidejeanpaul.com/2023/12/21/le-rendez-vous-de-tchimbamba/

Roman

Mon passé, mon chat et toi

de Sonia Barra
Broché – 1 juin 2024
Éditions : Des livres et du Rêve

• Bandeau_Intro_2.jpg

« Si seulement j’avais su ? »
Qui n’a jamais prononcé cette phrase au moins une fois ?
C’est ce que va expérimenter Violette, à l’approche de la cinquantaine, entre situation familiale tumultueuse, petits boulots et souvenir d’une relation amoureuse inguérissable.
Monsieur Patate, son ex-mari, madame Mignon, sa patronne, qui n’a de mignon que le nom, sa mère tyrannique, une sœur envahissante… des personnages hauts en couleur.
Maintenant, elle sait. Violette décide de prendre sa vie en main et de se bouger le « coco » pour retrouver son équilibre.
Plus facile à dire qu’à faire !

Dans ce troisième roman, Sonia Barra s’inspire une fois encore de sa vie, et l’on oublie le temps qui passe entre rire et émotions.

 

• Couv_2024-066_Barra Sonia - Mon passé, mon chat et toi

 

J’ai eu une envie de faire une “pause” sur mes lectures sérieuses ou engagées.

La lecture se doit aussi d’être une source de bien-être et pourquoi pas d’amusement lorsque le besoin s’en fait ressentir. Sonia Barra coche toutes les cases, et elle m’a entraîné tout doucement dans son monde plein d’humour et de folie…

Avec “Mon passé, mon chat et toi”, l’auteure nous raconte les aventures abracadabrantes, extravagantes, et même parfois farfelues de son héroïne, Violette. Aucun temps mort, même le chat, Patapouf, à régulièrement son mot à dire. Je ne pensais pas entrer aussi facilement dans cet univers hilarant à souhait. Je pense que j’en avais vraiment besoin et j’ai dévoré le roman en quelques heures…

Bravo Sonia, pour toutes ces aventures. Je pense que chacun devrait y trouver assez facilement une part de vécu… et pas forcément avec madame Mignon !!!

Une lecture pétillante à l’image de l’illustration de la couverture (Laulec) que j’ai eue la chance de réaliser il y a quelques mois !

Merci Angie pour ta confiance…

÷÷÷÷÷÷÷
Extraits :

« De retour dans mon petit deux-pièces douillet, mon premier geste est de me servir un verre de Côtes du Rhône. J’en bois direct une gorgée. Je peux enfin souffler, me décontracter. Hormis le bruit incessant des nombreux voisins de cette résidence de l’Argentière à Mandelieu, je me sens bien chez moi. Mon appartement fourmille d’objets insolites d’antan. Cela va de la malle de voyage, en passant par le porte-parapluie en fer forgé. »

« — Quoi ?! l’interrogé-je. Tu préfères ta pâtée au saumon ?! Je t’en ai déjà donné ce matin. Tu as vu un peu comme t’es gros ? Oh ! et puis zut… t’as gagné, sac à puces.
Je finis par céder à son chantage affectif. Comme d’habitude. À coups de ronronnements, en passant et repassant entre mes jambes, il gagne. C’est un véritable gouffre financier ce chat. Monsieur n’aime que les bonnes choses ! »

« Je claque la porte de madame Mignon pour décamper au plus vite. Je trottine dans l’allée chargée de gravier vers ma titine. Je suis vannée. Mon moral fait la grève. La paix éblouissante du ciel bleu à perte de vue ne me réconforte guère. Madame Mignon m’a lessivée, pressée comme un citron, vidée de ma pulpe. Vivement ce soir. J’ai hâte de revoir Victor. »

« Emmitouflée dans mon vieux peignoir à fleurs, je m’accorde un café en bayant aux corneilles. Une tasse fumante dans ma main, les yeux mi-clos, je savoure chaque rayon du soleil qui caresse ma peau. Je replonge mon esprit dans les plaisirs voluptueux de la veille. Entre mes jambes, je ressens un léger frétillement, avant de m’apercevoir qu’il s’agit du bout de la queue de Patapouf effectuant un grand huit.
– Non, toi je ne te parle plus, tu as attaqué mon chéri et bousillé mes rideaux !
– Miaouuuuuuuuuu…
– Pas besoin de te justifier, ça ne prend pas ! »

 

 

“Je raconte ce que je vois, ce que l’on dit, ce qui me surprend ou ce qui m’émeut. Mon esprit de « fille » est à l’affût d’anecdotes et de ragots qui batifolent dans mes écrits.”

Native du Sud de la France (en 1974), Sonia BARRA quitte son berceau natal à l’âge de 21 ans pour une échappée paradisiaque de sept années à Marie-Galante. Enthousiaste et inspirée, elle s’initie à l’art de la peinture, de la photographie et se laisse porter par la danse latine. Amoureuse de la nature, elle tient son jardin d’une main verte et écologique.

Aujourd’hui, elle partage sa vie entre son métier de secrétaire médicale et l’écriture de romans reflétant sa personnalité résolument positive. Elle révèle et confie à ses lecteurs des moments de vie capturés au fil du temps et s’imprègne de la pluralité humaine qui l’entoure pour modeler ses personnages. Sa plume spontanée, authentique et sincère lui insuffle des histoires où chacun d’entre nous se retrouve… toujours un peu.

Roman

La Liste 2 mes envies

de Grégoire Delacourt
Broché – 17 avril 2024
Éditions : Albin Michel

• Bandeau_Intro_1.jpg

“Grégoire Delacourt signe un roman particulièrement enthousiasmant qui nous incite à réfléchir sur nos besoins fondamentaux.”
Lire-Magazine Littéraire

Coup de cœur du Parisien

Dans La liste de mes envies, Jocelyne avait gagné 18 millions qu’elle refusait d’encaisser.
Dans cette suite très attendue, il lui en reste 15, et une seule envie.
Les dépenser.

“Une fable contemporaine pleine de charme et de sagesse.”
Point de Vue

Dix ans après le succès phénoménal de La liste de mes envies 1,5 million d’exemplaires, best-seller international traduit en 35 langues, adapté au cinéma et au théâtre Grégoire Delacourt réussit, avec La liste 2 mes envies, son pari : le retour de Jocelyne, la mercière d’Arras, encore plus surprenante, plus drôle et plus touchante.

 

• Couv_2024-065_Delacourt Grégoire - La Liste 2 de mes envies

 

“L’argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue ».
Qui n’a jamais prononcé ou pensé cette phrase ?

Dans le premier tome de Grégoire Delacourt, Jocelyne avait gagné 18 millions à l’Euro Millions. Somme qu’elle refusait d’encaisser, son mari lui ayant joué un mauvais tour. Mais il lui restait toujours 15 millions.

Dans cette suite sortie douze ans après le premier volet, Jocelyne, notre sympathique mercière d’Arras, compte bien en profiter ! Mais elle va très vite s’apercevoir que l’argent ne permet pas de tout acheter.

J’ai vu de nombreuses déceptions à cette suite.
Soit, on n’y retrouve pas la surprise du premier volet, et quelqu’un qui dilapide sa fortune en produits de luxe, ça ne m’apitoie pas. Mais j’ai aimé quand même suivre les aventures rocambolesques de Jo et de ces copines. La plume de l’auteur est plaisante avec beaucoup de dérision, il n’y va pas par quatre chemins. C’est un roman léger, avec de l’humour, une dose de bonne humeur et de tendresse.

Je retiendrai personnellement l’émouvante relation qu’entretient Jocelyne avec son père, atteint de la maladie d’Alzheimer…

L’argent nous pervertit, nous détournant les sens de l’essentiel.
Excellent maître, nous en sommes malheureusement les esclaves, jusqu’à penser pouvoir acheter le bonheur…

÷÷÷÷÷÷÷
Extraits :
« Moi, ce sont les sacs. Tous les sacs. Cabas, pochette, enveloppe, sac seau, minaudière, doctor bag, tote bag, sac bowling. J’en suis dingue, cela dit, ce n’est pas si dingue que ça. Il y a bien des gens qui collectionnent les chouettes. Hou, hou. Les bestioles qui hululent. Ou les boîtes de camembert. Ou les enclumes. Non, mais les enclumes, vous vous rendez compte ? Et puis, la psy m’a dit que manusaccaphile, c’est mon nom de collectionneuse de sacs, ce n’est pas une maladie. Juste une passion. »

« On avait de l’argent à ne pas savoir qu’en faire et on se retrouvait dans une maison moche, au bord d’une route moche, des champs moches à perte de vue, des odeurs de bouse, d’épandage, un trou du cul majuscule. Alors, posséder la guitare du Prix Nobel de littérature, ça m’avait paru excitant. »

« Nous étions allés boire un café à quelques rues de là.
Je suis content que tu sois venue, m’avait-il dit. Je suis contente d’être venue, lui avais-je dit.
Nous nous étions retrouvés. »

« Je suis bouleversée parce que la souffrance d’un enfant m’apparaît toujours comme une atrocité, et notre impuissance parfois à les sauver, une inhumanité.
Je monte à la salle de bains, besoin d’une longue douche, me laver des chagrins du monde, dissoudre le poids des larmes. »

 

 

Grégoire Delacourt a publié onze romans dont L’Écrivain de la famille (Lattès, 2011, Prix Marcel Pagnol 2011, Prix Carrefour du Premier Roman 2011, Prix Coeur de France 2011), La liste de mes envies (Lattès, 2012, traduit en 35 langues, adapté au cinéma par Didier Le Pêcheur en 2014), ou encore L’enfant réparé (Grasset, 2021).

Amour, Polar, Roman, Science Fiction, Thriller

Projet Aurora 2142

de Michael Fenris
Broché – 1 juin 2024
Éditions : Des livres et du Rêve

• Bandeau_Intro_4.jpg

Années 50, Purdence, petite ville oubliée du Nouveau-Mexique au nom mal orthographié, que personne n’a jamais songé à corriger.
Perdus dans ce désert, le shérif Stone et son adjoint Brent mènent une vie monotone, entre chaleur étouffante et beuveries du samedi soir.
Jusqu’au jour où un cadavre est retrouvé, comme tombé du ciel.
Son corps a subi de multiples opérations, son squelette est recouvert d’une matière inconnue tout comme sa mystérieuse combinaison orange.
Le médecin local est dépassé. Y a-t-il un lien avec les bases militaires voisines et leurs récents essais nucléaires ?

Michaël Fenris nous livre une œuvre captivante entre polar et science-fiction.
Une plume efficace à découvrir de toute urgence.

 

• Couv_2024-062_Fenris Michaël - Projet Aurora 2142

 

1955.
Ville de purdence, complètement perdue dans le désert. Le shérif Stone et son adjoint Brent occupent comme ils peuvent leur quotidien bien monotone, quand un jour, ils sont appelés suite, à la découverte d’un cadavre qui n’a plus de visage et semble tombé du ciel !
Il est brisé en mille morceaux, est vêtu d’un type de combinaison orange que personne n’a vue jusqu’à présent, et porte aussi un étrange médaillon autour de son cou.
Le médecin légiste qui récupère le corps se rend compte que la victime a été greffé sur tout le corps avec des prothèses utilisant des matériaux et une pratique médicale encore inconnus.
Qui est ce personnage ? D’où vient-il et où a-t-il pu bénéficier de cette intervention médicale extrêmement pointue ?

Michael Fenris aligne les phrases et fait défiler ses chapitres d’une main de maître dans ce roman inclassable, qui oscille régulièrement entre polar, roman d’espionnage, de guerre et de science-fiction.
J’ai pris énormément de plaisir à retrouver sa plume et ses dialogues gouailleurs, malgré un suspense constant et une volonté flagrante de perdre son lecteur. Et il y parvient parfois, et c’est à chaque fois pour mieux rebondir. On va suivre ainsi une enquête, où chaque nouvel élément trouvé va perdre un peu plus nos policiers au point qu’ils se perdront d’abord complètement avant de recevoir un message qui va les retourner !
Des rebondissements constants, une fin étonnante, et cerise sur le gâteau, une belle histoire d’amour qui arrive à se glisser très agréablement dans le récit, je ne peux que vous conseiller ce roman “mélanges de genres” très bien ficelé !

Un grand merci à Angie Lollia, des éditions Des livres et du rêve, qui m’a permis de m’amuser, en réalisant cette couverture complètement folle !!!

÷÷÷÷÷÷÷
Extraits :

« Le mort est tel que ce vieux Buggy l’a déclaré. Allongé dans le sable, enfoncé, une main en griffe tendue vers le ciel comme s’il cherchait à implorer quelque chose, ou quelqu’un. Sa jambe droite forme un angle de quatre-vingt-dix degrés avec le reste du corps, elle part vers l’extérieur, le pied en haut. Quant à son visage, il n’existe plus. »

« – Comment ça va, shérif ?

Stone hausse les épaules. On fait aller.
– Alors, c’était vrai ce que racontait Buggy ? À propos du macchabée ?
La question irrite le policier. Cette vieille outre a dû en parler aux trois-quarts de la ville.
– Je croyais que personne ne prêtait attention aux délires de ce poivrot. »

« Le corps d’un individu d’une trentaine d’années, équipé de multiples prothèses de très haute technologie, dont même nos plus éminents chirurgiens ignorent le principe. J’ajouterai que le défunt était vêtu d’une combinaison recouverte de fils d’un métal extrêmement résistant, et qu’il présente tellement de fractures qu’il semble être tombé d’un avion en vol.

– En quoi cela me concerne-t-il ?
– L’homme en question possédait une plaque d’identification au nom de Tom Briard, né le 26 mars 1910.
– Un faux, assurément ! »

« Debout sur la terrasse de sa maison, Anthony Stone fume une cigarette, nu comme un ver. Dans la chambre à côté, Sarah-Lou Cornell dort à poings fermés. Lorsqu’il est rentré de chez Buggy, elle s’est précipitée sur lui, presque désespérée, incapable de contenir son émotion de le voir sain et sauf. Elle l’a littéralement harcelé de questions auxquelles il a répondu de façon évasive, avant de le tirer en direction du lit. Ils ont fait l’amour doucement, c’est elle qui a pris la direction des manœuvres, le laissant allongé sur les draps tandis qu’elle s’installait sur lui. »

 

Michael Fenris est né le 03 mai 1968, d’origine lorraine, où il garde de profonds attachements avec la ville de Nancy, et installé professionnellement comme médecin en région parisienne depuis 2002.
Passionné par la lecture et l’écriture, il entasse pendant plus de trente ans des pages manuscrites dans des cartons, mais ce n’est qu’en 2015 qu’il décide de franchir le cap en proposant ses premiers manuscrits aux Éditions Prisma.

Sont respectivement sortis :

Chez Prisma
– Feuilles en 2015,
https://leressentidejeanpaul.com/2022/08/17/feuilles/
– le Syndrome Noah en 2016,
– Thérianthrope en 2018,
– L’île en 2019,
– Déviation en 2020
– Émersion en 2021.
https://leressentidejeanpaul.com/2022/08/19/emersion/

Chez Evidence
– Neige,
– Whistlers,
– Horizons Funèbres
– Le Fétichiste.

Chez Eaux Troubles
– Diamants sur Macchabées (reprise d’un auto édité)
– Vengeance sur Pellicule.

En autoédition
– Aaverhelyon,
– Diamants sur Macchabées 1° version
– les 7.

En parallèle il développe les aventures de Don et de Luc Dassaut sous un autre nom, et travaille au scénario de plusieurs BD.

Amour, Émotion, Drame, Historique, Roman

De sang et d’encre

de Jacquie Béal
Broché – 2 janvier 2019
Éditions : Terres de l’Ouest

• Bandeau_Intro_3.jpg

Dans le Périgord du XVIe siècle, les conflits entre catholiques et protestants font rage. Dans cette lutte sanglante, Landry et sa petite soeur voient leurs parents mourir sous leurs yeux. Les deux orphelins s’enfuient et trouvent refuge chez un imprimeur qui les prend sous sa protection. Landry devient colporteur et, au péril de sa vie, diffuse des livres emplis d’idées neuves et d’appels à la résistance. En chemin, le jeune homme découvre le goût de la liberté de vivre et de penser. Au milieu du chaos, Landry fait également une rencontre qui change sa vie : Mathilie, fille de gentilhomme et catholique. À ses côtés, il apprend que l’amour ne connaît pas de barrières sociales. Mais, dans la tourmente de l’Histoire, la conquête du bonheur a forcément un prix…

 

• Couv_2024-061_Béal Jacquie - De sang et d'encre

 

Je découvre la plume fluide et très élégante de Jacquie Béal, sa passion pour l’histoire est évidente, mais surtout sa passion pour les mots. Les dialogues sont superbes, au point de m’avoir fait traverser de temps, et permis de vivre au côté de Landry durant quelques pages.

Landry, c’est le personnage “phare” du roman. Un jeune homme qui dès le début du roman perd ses parents et se retrouve tout seul avec sa petite sœur Francette devenu aphasique suite au drame. Landry, va grandir et évoluer tout le long du récit. D’abord protecteur de sa sœur, il deviendra colporteur pour l’imprimeur qui les a recueillis dans sa famille d’obédience protestante. C’est un jeune homme bien, qui fait toujours son possible pour aider et faire ce qui est juste autour de lui. Il hait la guerre et refuse de choisir un camp en cette période si sombre et si troublée des guerres de religion.

L’auteure de par son analyse très subtile, nous montre la vie et les tourments que vivaient la plupart des gens qui par peur, n’avaient pas d’autres choix que d’adhérer à la religion imposée par leur seigneur. Landry arrive par ses doutes, ses interrogations, à passer outre. Il sait qu’il y a du mauvais partout, et que les bons aussi se cachent, qu’elle que soit leur religion, de crainte de mourir. Puis, un jour Landry, pendant l’une de ses expéditions, rencontre une jeune fille de “bonne famille”, orpheline aussi, mais de religion catholique, Mathilie.
Pour lui, c’est un coup de foudre !
Mais comment une fille bien née, pourrait-elle s’intéresser à lui, alors qu’ils n’ont même pas la même Religion ?

Jacquie m’a agréablement surpris durant toute ma lecture, mais surtout à deux niveaux. Tout d’abord pour sa remarquable érudition sur les sujets traités, et aussi pour avoir choisi un homme pour personnage principal, lui offrant ainsi toutes les pensées féminines qui sont en elle, faisant de Landry un personnage auquel on s’attache très vite…
Par contre j’espère qu’une suite sera prévue, car le lecteur que je suis est resté sur sa faim !

Cet excellent roman décrivant avec précision les horreurs de la guerre, la famine, les maladies, les fléaux de l’époque, les mentalités et les coutumes de la noblesse, les persécutions qu’ils faisaient endurer à ceux qui n’étaient pas bien “nés”, s’adressera plus particulièrement aux passionnés d’Histoire, et du Moyen Âge…

Personnellement, je Valide !!!

÷÷÷÷÷÷÷
Extraits :

« De cachette en cachette, il s’était tenu à l’écart des maisons, car les paysans, excédés, étaient devenus des meurtriers. Ils tuaient sans même chercher à savoir si vous étiez papiste ou parpaillot. Ils tuaient parce qu’ils avaient pris goût au sang.
Mariotte pleura son homme. Parfois, elle imaginait qu’il pourrissait dans une fosse commune. Avait-on séparé les catholiques et les protestants ? Un trou pour les uns, un trou pour les autres ? »

« – Te mets pas en peine, Ricou. La mère en veut au monde entier depuis que mon père est mort.
– Je sais bien. Remarque, elle a raison de dire que la guerre, c’est pas tant beau que ça. La guerre, c’est beaucoup de sang et de souffrance, sauf quand on la fait comme les seigneurs : la piétaille devant comme chair à canon et la cavalerie derrière, dans ses plus beaux habits. Ceux qui commandent observent bien à l’abri, et ils empochent la victoire et les honneurs. »

« Ils se mirent en route. Au-delà du bois, c’était l’inconnu. Landry avait déjà fait la route jusqu’à Villamblard, et il savait que Bergerac se trouvait à quelques lieues de marche seulement, mais Francette se fatiguait vite et ne pourrait pas supporter de trop longues étapes. »

« – Après la bataille de Moncontour, la Double était parsemée de cadavres : des soldats, des femmes, des enfants…
– Crois-tu vraiment que ces femmes et ces enfants ont été tués au nom de Dieu ? Pour de nobles raisons ?
C’était le chaos. On avait l’impression de traverser l’Enfer. »

« Quand la haine s’allie au désordre, la violence l’emporte toujours sur la raison. »

Agrégée de Lettres et enseignante, Jacquie Béal se consacre à l’écriture. Elle vit en Périgord où se situe l’action de ses romans, notamment La dame d’Aquitaine et Le Temps de l’insoumise. Amoureuse du langage et de l’Histoire, grande et petite, elle fait vivre ses personnages dans l’atmosphère des siècles passés.