Émotion, Histoire, Roman, Roman de terroir

Le Secret de la forge

Isabelle Artiges
Broché – 13 août 2020
Éditeur : Éditions De Borée

Lyse grandit au cœur de la forge familiale, entourée de l’amour des siens. Lorsqu’elle rencontre Gaspard, elle en tombe immédiatement amoureuse. La famille de Gaspard possède du minerai de fer et des forêts de châtaigniers : les deux amoureux imaginent donc déjà une belle collaboration économique et pensent avoir trouvé là un argument imparable à leur mariage. Pourtant, les deux familles s’obstinent et refusent catégoriquement une union. Lyse et Gaspard vont devoir chercher l’origine de cette inimitié pour espérer vivre leur amour… et réconcilier les deux camps ?

 

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Je tenais avant tout à dire un grand merci aux les Editions De Borée pour cette agréable surprise !
Grace à eux, je découvre Isabelle Artigues avec ce très beau roman…

Lyse et Gaspard se sont rencontrés au cours d’un malheureux accident où le jeune homme a sauvé sa belle. Ce fut le coup de foudre immédiat entre eux…
Mais tout ne sera pas aussi simple entre la famille De Beauregard et la famille De Chaumeuil, à la tête de la plus grande forge de la région !
Quels sont les secrets que cachent ces deux familles pourtant voisines depuis plusieurs générations.

L’histoire se déroule au siècle dernier. Le monde de l’industrie commence à s’étendre dans beaucoup de régions de France. L’Angleterre, est déjà bien en avance. Les tarifs douaniers et le développement de la mécanisation encouragent les innovations, ouvrant ainsi les frontières du commerce.

Deux familles bourgeoises qui s’évitent, qui ne se parlent pas. Et lorsqu’elles le font s’est pour s’insulter… Voire se battre !

Mais quel est donc le terrible secret qui les lient ?

J’ai beaucoup aimé ce roman.
L’intrigue est agréable, mais c’est surtout le style de l’auteure qui m’a accroché.
Comme les personnages je me suis retrouvé en 1820, les belles phrases, les révérences, les déplacements à cheval, les duels, le rôle de la Femme à cette période. Tout y est très bien retranscrit !

La Femme n’a pas son mot à dire.
Lyse se mariera avec l’homme que sa famille aura choisi !

Mais qu’en est-il de l’amour, le vrai ?
Comment éviter cette union arrangée ?

Vous n’aurez d’autres choix que de plonger entre les lignes d’Isabelle, comme je l’ai fait moi-même, pour savoir qui de la raison ou de l’amour l’emportera !
Pour comprendre le pourquoi de toutes ces échauffourées !!!

À lire…

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Extrait :

« Il y avait, dans ce pays d’eau, une lande sèche, parsemée de morceaux de roche en granit, comme des fragments d’os sur une peau à nu. La terre était si pauvre qu’aucune herbe grasse n’y poussait. L’été, le soleil à la verticale y brûlait la moindre brindille. L’hiver, le gel y cassait les pierres, formant des creux dans lesquels une mousse verdâtre tentait de s’épanouir. Pas un souffle ne venait tempérer ni la chaleur ni le froid. De vieux saules baignant dans une rivière discrète barraient tout courant d’air à l’est, tandis que de grands chênes bordant de profondes forêts arrêtaient les vents d’ouest. Il existait, plus haut dans le pays, une terre semblable sur laquelle les hommes avaient livré bataille, longtemps nourrie du sang des morts. Ici, rien de tel. Cette lande sèche semblait posée là, pour mieux faire apprécier les prairies alentours, gorgées d’eaux, la vigueur des châtaigniers, l’abondance des champignons, la plénitude d’un chemin forestier ombragé, bordé de fougères odorantes, égayé par le chant des merles et des alouettes. »

 

 

Périgourdine d’origine, Isabelle Artiges est une esthète et une femme d’entreprise. Cosmétiques de luxe et mode sont ses choix professionnels ; piano et peinture, ses passions.

Mais c’est aussi une insatiable conteuse. Après une vie professionnelle bien remplie, elle se consacre désormais à sa passion : l’écriture. L’académie des Arts et des Lettres du Périgord, dont elle est aujourd’hui membre, a salué son talent et lui a attribué son prix de littérature en 2015 pour La Belle Créole.

Émotion

De la part d’Hannah

Laurent MALOT
Broché – 6 mars 2014
Éditeur : Robert Laffont

« Tu es en train de grandir, Hannah, ça n’est jamais facile.
– Ça fait bientôt onze ans que je grandis ! Je vois pas pourquoi ce serait plus difficile aujourd’hui.
– Ça l’est parce que tu arrives à un tournant.
Je voyais pas où elle voulait en venir, mais du coup ça m’intéressait. Je me suis allongée dans l’eau et j’ai attendu.
– Et parce que tu n’as pas une vie normale.
– Une vie normale, c’est si maman était pas morte ?
– C’est ça. Si tu avais vécu avec ta mère et si ton père avait su l’aider.
Elle a un peu pâli et je me suis demandé si elle regrettait pas d’en avoir trop dit. Comme elle disait plus rien, j’ai repassé dans ma tête ce qu’elle venait de dire.
– L’aider à quoi ? »

Hannah a dix ans et un caractère bien trempé. Elle vient de passer trois ans dans un sanatorium, lorsque, du jour au lendemain, on décrète qu’elle n’est plus malade et doit rejoindre son petit village de Dordogne. À La Chapelle-Meyniac, les cancans des mégères vont bon train. Hannah s’en méfie. En 1961, en pleine guerre d’Algérie, les blessures de la Seconde Guerre mondiale ne sont pas cicatrisées. Rien de pire que les rumeurs, surtout lorsqu’elles concernent votre mère…

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Avec “De la part d’Hannah”, Laurent Malot nous offre une histoire merveilleuse, toute en sensibilité et pleine d’humour. Avec ce premier roman, Laurent interpelle sur les gens aux visions étriqués, sur le racisme, la stupidité et la méchanceté. Mais venant d’une petite fille de dix ans, le message est perçu de façon très différente !

On est en 1961, Hannah vit dans un sanatorium dans les Pyrénées, depuis trois ans, car elle est atteinte de la tuberculose. Du jour au lendemain on lui dit que non seulement elle n’est plus malade, mais qu’à priori, elle ne l’a jamais été… Elle doit alors quitter le centre pour retourner dans son petit village en Dordogne et abandonner tous ses amis qui sont malades. Elle va vivre avec son père chez son grand-père. Sa mère est partie lorsqu’elle avait deux ans et n’a jamais redonné de nouvelles depuis. Au fur et à mesure de ses apprentissages, la vie lui fait découvrir la nature humaine. À travers ses yeux d’enfant et avec ses mots simples, elle nous parle de politique, de religion, de sexualité aussi. Comme dans tout village, les commérages vont bon train. Pas facile pour une petite fille de grandir dans une telle atmosphère, surtout quand les rumeurs que l’on entend concernent votre propre mère, une mère qu’elle n’a jamais connue.

Ce livre traite, de la douleur de cette enfant qui se sent perdue. Qui apprend qu’elle est juive, comme son amie Sarah, elle cherche d’où elle vient, qui elle est ?

Laurent, avec un style chaleureux et, par son écriture à la première personne du singulier nous intègre dans cet univers définitivement comme partie prenante des émotions exprimées. J’ai souvent souri au cours de ma lecture. Cela vient du style adopté par l’auteur, mais aussi grâce à la facilité qu’il a eut de rentrer dans la peau de cette enfant espiègle, attachante et qui est loin d’avoir la langue dans sa poche.

Avec une écriture fluide et vivante, ce livre est un vrai “petit” régal de lecture.
Des phrases toutes simples, des mots et des expressions enfantines ainsi que les pensées qui vont avec, font de ce récit une histoire belle et bouleversante.

“De la part d’Hannah”, a été sélectionné dans le cadre du Prix des Lecteurs 2020 du Livre de Poche. Il le mérite amplement !

À lire…

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Extrait :

« L’après-midi, j’ai aidé Jimino à remettre de l’ordre dans le jardin. Depuis que papa s’en occupait plus, il y avait plein de mauvaises herbes, les roses étaient pas coupées et les arbustes manquaient d’eau. Je me suis coltiné des tonnes de flotte, j’avais mal au dos et aux épaules, mais j’ai rien parce que j’aimais pas voir le jardin tout moche. Il y avait aussi des haricots et des tomates à cueillir, assez pour faire bouffer tout le quartier. Au moins, avec Jimino, non seulement il gueulait pas, mais on pouvait faire des pauses. C’était même lui qui les faisait, surtout quand il avait envie de causer. Seulement, je m’attendais pas à ce qu’il s’arrête pour me parler de ma mère. Il s’est approché de moi, s’est appuyé sur sa bêche et a attendu que je relève la tête. Quand il a vu que j’étais prête à écouter, il a commencé. »

 

 

« Dès 14 ans, je savais ce que je voulais faire : écrire des histoires. Je venais de voir E.T. au cinéma. Né dans une famille de cinéphiles, j’ai avalé tout ce qui se faisait de mieux, dans tous les genres. Cela m’a marqué et fait de moi un auteur éclectique, un auteur de genres.
Entre 18 et 25 ans, j’ai écrit romans, pièces et scénarios. Aucun n’a été publié, joué ou mis en scène. C’était mes écrits de jeunesse. Quelques années plus tard, j’ai commencé à écrire des fictions pour France-Inter, des comédies et des polars.
J’ai parallèlement continué à écrire des pièces et des romans, jusqu’au jour où j’ai publié De la part d’Hannah chez R. Laffont en 2014. Deux ans plus tard, j’ai signé chez Bragelonne pour mon polar L’abbaye Blanche, puis Sème la mort ; j’écris actuellement le dernier épisode de la trilogie, prévu pour fin 2018. J’ai aussi publié en janvier 2017, chez Albin Michel, une comédie sociale à l’anglaise, en cours d’adaptation au cinéma : Lucky Losers.
Ce début de notoriété permet de faire connaître mes pièces de théâtre, en particulier Tableau Noir avec Pierre Santini, prévu à Avignon en 2019.

L’auteur vit aujourd’hui à Étampes.

Site internet : https://laurentmalot.fr/

Polar historique, Thriller

L’île du Diable

Nicolas Beuglet
Broché – 19 septembre 2019
Éditeur : XO

Le corps recouvert d’une étrange poudre blanche…
Des extrémités gangrenées…
Un visage figé dans un rictus de douleur…

En observant le cadavre de son père, Sarah Geringën est saisie d’épouvante. Et quand le médecin légiste lui tend la clé retrouvée au fond de son estomac, l’effroi la paralyse.

Et si son père n’était pas l’homme qu’il prétendait être ?

Des forêts obscures de Norvège aux plaines glaciales de Sibérie, l’ex-inspectrice des forces spéciales s’apprête à affronter un secret de famille terrifiant.

Que découvrira-t-elle dans ce vieux manoir perdu dans les bois ? Osera-t-elle se rendre jusqu’à l’île du Diable ?

Après Le cri et Complot, Nicolas Beuglet nous livre un thriller glaçant, exhumant des profondeurs de l’histoire un événement aussi effrayant que méconnu. Il nous confronte à une question vertigineuse : quelle part de nos ancêtres vit en nous, pour le meilleur et pour le pire ?

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Après “Le cri” et “Le complot” que j’ai vraiment beaucoup aimé, j’ai décidé d’enchainer directement sur le troisième opus de la trilogie, “L’île du Diable”.

Quel plaisir de retrouver l’inspectrice Sarah Geringën dans cette enquête qui va la toucher personnellement. En effet le père de Sarah est retrouvé mort dans sa maison, manifestement assassiné… Il a toujours été étrange, réservé, froid et pas démonstratif du tout avec ses enfants ou son épouse. Sarah n’a absolument aucune idée de qui aurait pu vouloir le supprimer.
Mais surtout dans cette nouvelle enquête, elle est fatiguée, et on s’en rends compte très vite. Elle est considérablement affaiblie suite à son emprisonnement, lui donnant un côté plus attachant encore…

Je ne peux aller plus loin sans trop vous en dévoilé, mais décidément, les romans de Nicolas ne cessent de me surprendre.

J’ai découvert dans ce roman l’existence de “l’épignénétique”, qui relève une nouvelle fois le vieux débat entre “inné” et “acquis”. Comme d’habitude, j’ai passé plusieurs heures à me documenter sur ce sujet passionnant.
“La pleine conscience agit non seulement sur notre propre cerveau… mais également sur notre environnement relationnel (familial, professionnel, amical…) et serait donc transmissible par héritage épignénétique”. Joël de Rosnay
“L’esprit se situe au-delà des gènes”. Edith Heard

Wahou !!!  Incroyable…
Merci Nicolas d’avoir abordé ce sujet qui me permet aujourd’hui d’expliquer beaucoup de choses…

Mais revenons au roman !

Les chapitres très courts se succèdent à un rythme élevé. La narration ne souffre d’aucun temps mort et le roman est un vrai page-turner. Une fois commencé, Je voulais connaître la fin, je l’ai encore une fois lu d’une traite.
Dommage, malgré les très bonnes idées développées, pour moi, le roman aurait mérité plus de pages (avis tout à fait personnel). Mais cela reste malgré tout un très bon roman avec beaucoup de retournements de situation, et je ne m’attendais absolument pas à ce dénouement.

Une fois de plus, je me suis régalé !

Je voudrais vraiment rendre honneur au travail de Nicolas Beuglet, qui avec ses trois roman, a su me toucher à chaque fois, et de manières différentes. Le travail de recherche qu’il fourni est incroyable et donne vraiment à ses romans le “plus” que l’on ne trouve que chez quelques auteurs…

Alors, suite ou pas suite, Nicolas ?

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Extraits :

« C’est ainsi que l’on parle de traumatisme héréditaire. Un enfant dont la mère ou le père a vécu un traumatisme qui a bouleversé la méthylations d’un de ses gènes en verra la trace dans son propre ADN, alors qu’il n’a pas vécu lui-même ce traumatisme. L’épigénétique prouve sans équivoque que si une personne a été victime d’une violence qui a fait naître chez elle une angoisse indélébile, ses enfants et sa descendance arriveront au monde avec cette angoisse, même s’ils ignorent le traumatisme qu’a subi leur ancêtre ! Ils en auront la marque épigénétique. Et cette trace va se transmettre de génération en génération ! »

 

 

Nicolas Beuglet né en 1974, est un écrivain et journaliste français. Il est connu pour sa trilogie de romans policiers ayant pour héroïne l’inspectrice norvégienne Sarah Geringën, dont les deux premiers volets ont été vendus à plus de 540 000 exemplaires. Il est marié et père de deux filles.

Émotion, Histoire

Toutes les histoires d’amour du monde

Baptiste Beaulieu
Poche – 29 janvier 2020
Éditeur : Le Livre de Poche

Lorsqu’il découvre dans une vieille malle trois carnets renfermant des lettres d’amour, le père de Jean sombre dans une profonde mélancolie.
Jean, lui, tombe des nues : Moïse, son grand-père, y raconte l’histoire de sa vie. Plus incroyable encore, Moïse adresse son récit à une inconnue : Anne-Lise Schmidt.
Qui est cette femme ? Et surtout qui était-elle pour Moïse ? Comment quelqu’un de si chaleureux et sensible dans ses lettres a-t-il pu devenir cet homme triste et distant que père et fils ont toujours connu ?
Naviguant entre les grands drames du XXe siècle et des histoires d’amour d’aujourd’hui glanées dans une tentative éperdue de faire passer un message à son père, Jean devra percer le lourd secret d’un homme et lever le voile sur un mystère qui va chambouler toute une famille…

Baptiste Beaulieu fait un patient travail de tissage de liens humains. Sandrine Cabut, Le Monde des livres.

Sacrément touchant. Christilla Pellé-Douël, Psychologies magazine.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

J’avais déjà lu du même auteur “Les 1001 vies des Urgences” qui m’avait beaucoup plu !

Aujourd’hui je vous parle d’un livre passionnant, touchant et poignant à la fois. D’un livre que m’a prêté une cousine pour les vacances. D’un livre qu’elle a elle-même aimé, afin que nous puissions en parler à son retour. D’un livre avec une écriture juste, qui va toujours droit au cœur. D’un livre sur une histoire d’amour pure, simple, sans mièvrerie.

Qui est Anne-Lise Schmidt qui semble occuper l’esprit de Moïse ?

Baptiste Beaulieu nous offre “son histoire” de famille, dans cet ouvrage magnifique et bouleversant. Il lance même un appel poignant qui ne pourra laisser personne indifférent…

Moïse, a écrit à Anne-Lise des lettres tous les 3 avril, pendant plus de 40 ans. Des lettres dont personne ne connaissaient l’existence jusqu’à sa mort.
Jean, son petit-fils va se jeter corps et âme dans une quête qui va chambouler toute sa famille.
Comment ne pas être perturbé à la lecture de ces lettres si chaleureuses, emplies d’amour, de la part d’un homme qui était si froid ?
C’est la recherche d’une histoire d’amour d’un grand-père qui rapproche le fils et le petit-fils, et qui montre que le manque d’amour qu’il soit paternel ou maternel laisse des cicatrices douloureuses et indélébiles.

Baptiste nous plonge dans une histoire absolument incroyable, avec beaucoup d’intensité et de sincérité.
Au fil des lettres, qu’il alterne avec un récit qui se déroule de nos jours, donnant du rythme au récit, on découvre le passé de Moïse. Son enfance, auprès d’une mère peu aimante et d’un père parti trop tôt au front. Ce roman autobiographique, dépeint une vision de la seconde guerre mondiale et le sort de nombreux prisonniers de guerre, mais c’est aussi et surtout une magnifique histoire d’Hommes…

On s’attache aux personnages avec une réelle intensité.
Une histoire addictive et merveilleuse qui m’a emporté.

À lire, et pourquoi pas à relire, mais surtout à offrir et à partager…

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Extraits :

« Sais-tu, ma petite Anne-Lise, que pour les hommes comme moi, qui ont connu un grand amour et l’ont perdu, quand on erre seul dans la rue les dimanches soir, les passants, un parfum, la bonne lumière au bon moment, tous ces minuscules éléments sont autant de clefs qui ouvrent des portes dans le temps ? »
…/…
« Dans l’Antiquité, les Grecs usaient de quatre termes différents pour désigner ce qu’on regroupe aujourd’hui sous le même mot « amour ».
Quatre termes, comme autant de façons de définir quatre sentiments distincts.
Il y avait l’Eros, la Philia, l’Agapé et la Storgé.
La légende raconte qu’il existait un cinquième terme, une cinquième manière d’aimer, mais que les Hommes, jaloux et cupides, finirent par l’oublier faute de l’utiliser. »

 

 

Médecin généraliste, Baptiste Beaulieu est l’auteur d’un premier livre remarqué, Alors voilà. Les 1001 vies des Urgences, qui a connu un très beau succès de librairie, a été traduit en 14 langues et a reçu le prix France Culture « Lire dans le noir ». Il a également fait l’objet d’adaptations sous forme de roman graphique et au théâtre. Son roman Alors vous ne serez plus jamais triste a reçu le prix Méditerranée des lycéens en 2016 et La Ballade de l’enfant gris le Grand Prix littéraire de l’Académie nationale de Pharmacie en 2017. Il est également chroniqueur depuis 2018 dans l’émission « Grand bien vous fasse » sur France Inter. Son blog « Alors voilà » compte plus de 8 millions de visiteurs.