Émotion

Ma grand’ de Noël

de Elisabeth Fabre Groelly
Broché – 25 février 2020
Éditeur : Nombre 7 éditions

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Jakez vient de perdre sa grand-mère. Il a vingt ans.
Parmi les cahiers et objets divers que Grand-père Peter doit commencer à trier, il découvre les lettres du père Noël.
Enroulées comme des parchemins, les lettres précisément, que le bonhomme déposait chaque année sur le banc du jardin après avoir laissé tout près, au creux de la nuit de Noël, les sacs de jute pleins de jouets pour la famille.
Toutes les lettres, qu’année après année, même avant la naissance du garçon, Grand-mère Jacotte avait rédigées elle-même, suivant l’humeur du moment, suivant l’actualité de l’année, selon ce qu’elle attendait de sa grande famille…
Alors, Jakez, qui entretenait une relation privilégiée avec sa Grand’, se met, à son tour, à écrire sur cette enfance, pleine et ronde, à laquelle l’adolescent ne peut se résoudre à mettre un terme. Il écrit, à bâtons rompus, ce qui lui revient de ces années.
En vingt-quatre chapitres symbolisant les vingt-quatre jours qui mènent à Noël, se lisent, en filigrane, les joies de l’insouciance, comme les premières déconvenues ou les blessures sur le parcours du petit garçon qui grandit sous nos yeux de lecteur.
Toujours sur fond du brouhaha familial, mais aussi de sentiments forts partagés entre le petit-fils et sa grand-mère.
Sa Grand’ de Noël, une femme forte.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Ce très beau roman parle d’amour, mais pas n’importe lequel.
Il parle de l’amour et de la tendresse éprouvée par une grand-mère (Ma Grand’) envers l’ensemble de ses petits-enfants…
Il parle aussi de tous nos souvenirs d’enfance avec beaucoup de sensibilité.

Il m’arrive lors de mes lectures, de regretter d’arriver à la dernière page d’un livre.
C’est exactement ce que j’ai ressenti à la fin de cette lecture. Elisabeth Fabre Groelly arrive a créer une ambiance très particulière, une atmosphère douce et magique qui m’a replongé dans des souvenirs anciens, replongé dans mon monde d’enfant, dans des moments particuliers de ma vie…

Le récit se déroule du Noël 2003 au 9 mars 2026, et année après année, ce sont les lettres laissées par le « père Noël » chaque année qui vont rythmer cette histoire, formidable idée de Jacotte, dite « Ma Grand’ », pour l’ensemble de sa famille. Car si Jacotte prend la vie au sérieux, elle la prend aussi avec beaucoup de douceur.

Fiction très touchante de tranches de vies relatées année après année…
Une belle réflexion sur le regard bienveillant de nos grands-parents sur le temps qui passe et la façon qu’ils peuvent avoir de laisser une trace de leur passage.

Un livre très agréable à lire, j’ai été emporté !
Je conseille vivement.

Merci Elisabeth !

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Extraits :

« Vous êtes là à vous impatienter pour continuer votre fête et vous, les petits pour découvrir le contenu des paquets. Mais avant, vous allez écouter et répéter après moi ces trois choses élémentaires, comme à l’école Jakez, je compte sur toi pour qu’ils se les répètent, les grands, quand je ne serai plus avec vous.
La première : réfléchissez ! À quoi croyez-vous vraiment dans votre vie ?
La deuxième : est-ce que la famille, c’est réconfortant ou embêtant ?
La troisième : les vieux, les nôtres ou pas les nôtres (je ne sais pas où je me situe ce soir), comment peut-on les rendre plus gais quand ils ne le sont plus ? »
…/…
« Chère famille que j’aime,
Je n’arriverai pas à temps chez vous cette année. Ne m’attendez pas. Je ne suis pas fâché, qu’on se le dise. Un peu déçu quand même par ce monde …/… Restez éveillés et opposez-vous à tout ce qui rabaisse l’homme ; je vous expliquerai plus tard, pour l’instant c’est Jacote qui est ma plus grande élève, écoutez-la vous parler du quotidien !
Père Noël, décembre 2015. »

 

 

Professeur d’anglais à l’Éducation nationale, une vie. Des années de projets avec l’Italie et une rencontre, Mario Rigoni Stern. Passion : l’histoire des hommes dans l’Histoire, toile de fond du récit. Écriture spartiate… à 4 heures. Publiés : Retour en terre sèche – Et la Piave murmure (bilingue italien) – À Grand-Rhône – Vous êtes d’où ? De Bouc, ça s’entend ? – La maison de Bouc, que pierre a bâtie.
Avoir des pays comme maisons, des hommes divers comme appuis, des langues comme viatique… Des projets aussi, pour faire briller les yeux. Un mot : AVANCER ! De temps à autre, se poser ; alors vient l’écriture qui se déroule comme un serpent apprivoisé. Venez, je vous raconte une histoire du chemin…

Émotion, Fantastique, Humour, Philosophique, Suspense

13 à table !

Collectif
Poche – novembre 2018/2019/2020/2021
Éditeur : Pocket

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Un livre acheté = 4 repas distribués

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Bonjour à toutes et à tous,

Chaque année j’achète ce “petit” recueil en faveur des Restos du Cœur.
Cela faisait quatre ans que je les cherchais partout dans ma dans ma PAL. Il m’a fallu faire un rangement de “Ouf” pour les retrouver. Dorénavant ma PAL n’est plus classée par ordre d’arrivé, mais par ordre alphabétique !
Je ne vous raconte pas le boulot…

Pour ceux qui ne connaisse pas encore, ce sont des petits livres très touchant, drôle, triste, émouvant, poignant parfois…
J’ai toujours aimé les histoires courtes. Grace à ce recueil, je retrouve des auteurs que je connais déjà et d’autres que je vais découvrir. Mais c’est aussi pour moi le plaisir d’offrir sans modération…

Comme chaque année, les histoires sont écrites autour d’un thème.
Pour la cuvée 2021, 13 à table ! vous fait revivre votre premier amour pour le meilleur et parfois pour le pire…

Depuis 2014, les six premiers tomes de « 13 à table !” ont permis la distribution de plus de 4,5 millions de repas supplémentaires par Les Restos du Cœur…
Aujourd’hui et plus que jamais, ils ont besoin de notre soutien.
Un immense merci à tous les auteurs participants…

N’attendez plus pour faire une bonne action !

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Extraits :

« [Chez nous] c’est un petit appartement avec une seule chambre, celle de mes parents. Moi, je dors dans le salon, sur un lit pliant. Je n’ai pas de bureau, encore moins d’ordinateur. Mes copains, à l’école, se foutent de moi parce que je n’ai ni portable, ni Internet. Mes parents sont pauvres et parfois, je les déteste pour ça. Simplement pour ça… C’est stupide et injuste, je sais. Parce qu’on ne choisit pas d’être pauvre et que mes parents auraient sans doute préféré se vautrer dans le luxe et se la couler douce. Alors, quand ces mauvaises pensées m’envahissent la tête, j’embrasse ma mère un peu plus fort, comme pour me faire pardonner cette faute qu’elle ignore. »

« Dans le vacarme des basses qui rebondissait sur la façade, Alex lança un cri que personne n’entendit. Un de ces cris qu’il n’avait pas poussés depuis l’enfance. Vraiment, ça faisait du bien de hurler comme un sauvage, d’avoir tombé veste et chemise pour danser tel un damné au bord d’une piscine qui sentait plus le champagne que l’eau chlorée. Et, quarante ans ou pas, question danse et alcool, Alex pouvait en remontrer à tous ces jeunots, frais sortis de leur Ecole de Commerce, qui se trémoussaient autour de lui. »