Amour, Émotion, Philosophique, Roman

Respire !

Le Plan est toujours parfait
de Maud Ankaoua
Poche – 19 octobre 2022
Éditeur : J’ai lu

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“Tu ne le sais pas encore mais tu es exactement là où tu dois être.”
Malo, 30 ans, virtuose de la finance à qui tout réussit, est appelé à Bangkok pour aider une entreprise en difficulté. Quelques semaines après son arrivée, il surprend une conversation qui l’anéantit : il ne lui resterait plus que quelques mois à vivre… Au moment où il perd tout espoir, une vieille dame lui propose un pacte étrange : en échange de trente jours de sa vie, le jeune homme sera-t-il prêt à tenter une série d’expériences qui pourraient bien modifier le cours de son destin ? Malo accepte, et le voilà embarqué dans un incroyable périple aux saveurs et aux parfums de la Thaïlande, au terme duquel il découvrira peut-être l’ultime vérité. Plus qu’un roman, ce livre est une invitation à mener la vie qui vous inspire.

 

• Couv_2023-090_Ankaoua Maud - Respire

 

Après avoir terminé la lecture de Kilomètre Zéro, il y a quelques jours, que j’ai adoré et qui a été pour moi une belle révélation, j’ai tout de suite acheté les deux romans suivants de Maud Ankaoua !

Comme je m’y attendais, Maud m’a, dès les premières lignes emporté dans cette nouvelle histoire, et je me suis très vite attaché aux personnages aussi différents que sympathiques… J’ai ri, et j’ai versé aussi quelques larmes… de bonheur… à la fin du récit.

Malo est un bel homme. Intelligent, érudit qui adore son travail. Mais malgré tout, il est perdu, il vit seul depuis des années. Un jour, il décide de mettre fin à ses jours, suite à l’annonce de sa maladie, à priori incurable. Il sait que de toute façon, il ne lui reste que très peu de temps à vivre.
C’est au moment même où il s’apprête au pire, qu’il fera “LA” rencontre qui marquera sa vie.

Une histoire magnifique qui se déroule en Thaïlande. Maud à travers ce récit nous oblige à nous écouter plus profondément, elle nous invite à aligner notre mental avec notre cœur et notre corps, elle nous donne de nombreux conseils très simples à appliquer dans notre vie de tous les jours. Lu d’une traite, j’ai relu de nombreux passages pour m’en imprégner, j’ai ressenti une réelle bienveillance de la part de l’auteure, et cela fait un bien fou.

Un très beau coup de cœur qui apporte de l’optimisme et nous donne une vision différente du monde, quand on prend un peu de recul.
Merci à Maud, pour cette très belle histoire, pleine de rebondissements.

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Extraits :

« “On se connaît depuis un moment tous les deux, alors je ne vais pas y aller par quatre chemins, le scan révèle un sérieux problème de cerveau. Je compte sur toi pour passer au plus vite à l’hôpital. J’y suis toute la matinée.”
Malo avait compris sur-le-champ que ses maux de tête n’étaient pas anodins. Mais c’est à l’hôpital, deux heures plus tard, qu’il avait pris conscience de ce qui l’attendait. »

« – Pourrais-tu décaler ton suicide de trente jours ? Je te les achète !
– Mais vous êtes folle !
– Et toi, tu devrais être mort depuis un quart d’heure ! Alors, un peu de respect ! À présent que tu es en sursis, tu peux bien m’accorder trente jours, non ? Je pense avoir mérité un droit de préemption. Le vocabulaire juridique et comptable qu’utilisait Phueng le sidérait. »

« – L’émotion a pour fonction de te délivrer un message ou, plus exactement, de t’avertir d’un dysfonctionnement. Par exemple, la peur te prévient d’un danger pour que tu puisses t’en protéger ; la colère t’aide à affronter la menace ou vise à te faire réagir face à une situation qui te semble injuste ; la tristesse te permet de t’adapter à une perte, elle participe au processus de deuil. Quant à la joie, elle est l’émotion qui rend douce et agréable l’existence. La joie favorise l’ouverture aux autres, elle est le moteur de la vie et donne le courage d’entreprendre. »

« Lorsque nous essayons de faire plaisir à tout le monde, nous cessons d’être nous-mêmes, expliqua Phueng. Ne t’inquiète pas de ce que pensent les autres. Soucie-toi seulement de savoir si tu es fidèle à tes envies. »

 

Coach, conférencière et romancière, Maud Ankaoua vient du monde de la finance et de la stratégie d’entreprise. Passionnée par les relations humaines, elle partage à travers ses romans les enseignements qu’elle a reçus lors de ses différents voyages. Aujourd’hui best-sellers, Kilomètre Zéro et Respire ! rassemblent plus de 2 millions de lecteurs. Son nouveau roman Plus jamais sans moi vous fera cheminer sur le chemin de Compostelle et celui de l’amour…

Retrouvez Maud Ankaoua dans son podcast à succès: « Ces questions que tout le monde se pose » et sur son site maud-ankaoua.com.

Émotion, Fantastique, Suspense, Thriller psychologique

On l’emportera dans la tombe

de Sébastien Jullian
Broché – 12 juillet 2023
Éditeur : Inceptio

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Un home-jacking vire au bain de sang, laissant derrière lui la mort inexpliquée d’un des cambrioleurs. Le lendemain, un homme se jette sous un train devant une foule médusée. Alors que des évènements troublants se multiplient, deux lieutenants de police se retrouvent chargés de l’enquête qui les plonge dans l’abîme de l’inexplicable. Quel sombre passé se réveille subitement, insinuant ses ombres sinistres au cœur d’une affaire en apparence ordinaire de cambriolage et de suicide ? Peut-on réellement se contenter d’une approche rationnelle pour démêler les fils de cette sombre toile ? « Une plongée au cœur d’une enquête percutante et tortueuse, où les ombres du passé se mêlent à un présent troublant, défiant les certitudes et révélant les secrets les plus sombres. »

 

• Couv_2023-089_Jullian Sébastien - On l'emportra dans la tombe

 

Quelle écriture surprenante !

En quelques pages, je suis emporté dans un polar très bien construit teinté de fantastique.
Je découvre Sébastien Jullian avec ce récit, et le moins que je puisse dire c’est que ça frappe vite, ça frappe fort !
Des chapitres courts, des allers/retours dans le temps, c’est dynamique et il y a de nombreuses interrogations de toutes parts. Petit à petit, le récit se met en place nous offrant encore plus de suspense, avec une tension palpable à chaque chapitre.

Un cambriolage dramatique, un suicide étrange au sein d’une gare sont liés par des phénomènes inexplicables. La police enquête, mais a énormément de mal à trouver les éléments communs. Et quand elle en trouve un, il y a un autre meurtre à la clé… difficile de ne pas en perdre son latin… Le lieutenant Jérôme est complètement perdu. Il va lui falloir une très grande ouverture d’esprit pour mettre bout à bout ce qui ressort de cette enquête étrange et peu banale. Il décide donc de mettre de côté son esprit cartésien et décide de foncer malgré les alertes de Stéphane, son collègue et ami.

Plus j’avançais, plus je ressentais des moments d’excitations. Je ne savais plus qui croire, la folie paraît emporter certains personnages. Parfois, je pensais avoir trouvé “une clé”, avoir compris, et paf ! Sébastien réoriente son récit différemment, trop fort !
J’ai aimé me faire balader… Pas seulement dans cette forêt sombre et oppressante, non, c’est toute l’histoire angoissante qui nous mène en bateau.

Bravo Sébastien !
Intrigue originale, avec une tension qui s’accentue au fil des chapitres, personnages attachants, un thriller haletant, qui régalera les amateurs du genre.

Encore une fois, Merci Blandine pour cette nouvelle découverte !
C’était mon premier “Sébastien Jullian” et ce ne sera sûrement pas le dernier…

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Extraits :

« Après avoir remonté les escaliers à toute vitesse, elle découvre son fils, terrorisé, qui court, hurle et passe de chambre en chambre, tentant de se cacher derrière les portes ou sous un lit. Il prononce des mots incompréhensibles, bafouille et tremble de la tête aux pieds. Elle ne parvient ni à le maîtriser ni à lui parler et ne distingue qu’une phrase au milieu de ce charabia délirant : “Fais-le partir…”. Après quelques minutes, il finit par se positionner devant son armoire en chêne massif et s’y fracasse la tête deux à trois fois avant de perdre connaissance. Fort heureusement sans gravité apparente. Il s’est réveillé chez nous, le lendemain matin. »

« Au mur, les posters de Kurt Cobain, Silverchair, Axl Rose et Eddie Vedder lui rappellent qu’il est un pur produit du rock et du grunge. Pas question de se laisser imposer le diktat des radios françaises. Énervé, il finit par débrancher la prise électrique, ce qui renvoie Lydia dans les pages du dernier Star Club acheté la veille. Une nouvelle activité qui ne ravit pas davantage son hôte du jour. »

« – Laissez-moi tranquille, j’ai besoin de souffler. Je vous le jure, sur la tête de ma mère. Il y avait un cadavre ici. Il était effrayant. Pâle, froid et raide. Ses yeux… ses yeux étaient sombres, grands ouverts, perdus dans le vide. Il ne respirait plus. Oui, ça, j’en suis sûr, il ne respirait plus… Il était jeune, comme nous. Si seulement j’avais eu un appareil photo, j’aurais pu vous le prouver… »

« Trois heures du matin. Avachi sur le canapé, Jérôme ne parvient pas à plonger dans un sommeil profond et réparateur. Il cherche à tuer ce temps assassin, à chasser de son esprit cette faucheuse diabolique qui ne le laisse pas en paix.
Ce soir, il est resté une heure à l’hôpital auprès d’Elisa, prostré comme un zombie. Incapable de se déconnecter des images de mort. Il revoit sans cesse les corps d’Armando, David et Lydia, pulvérisés par une fatalité absurde. »

« – Croyez-vous que Dieu nous écoute, Lieutenant ? Après avoir vu et entendu tout ce à quoi vous avez été confronté ces derniers jours, je suis certain que votre position a changé, non ? Pour ma part, je l’ai abandonnée ici, il y a plus de vingt ans.
– Je ne sais pas, Eric. Je ne sais pas déterminer ce qu’est Dieu, s’il existe et sous quelle forme, s’il est seul ou accompagné. Ce que je pense, c’est que notre monde et la définition de notre existence sont bien plus complexes que ce qu’on nous explique au catéchisme ou dans les livres de science. Il reste tant de réponses à trouver et nous avons mis le doigt sur quelque chose d’extraordinaire. Mais ce n’est pas à vous de payer… »

Informaticien de métier, entraîneur de football et père de famille, Sébastien Jullian s’adonne depuis quelques à sa nouvelle passion : l’écriture. Ses influences sont diverses. Des incontournables cinématographiques telles que Carrie, Fight Club, Le silence des Agneaux, Usual Suspects, pour ne citer que les principales.
Coté littérature, Sébastien aime beaucoup les univers respectifs de Cédric Sire, Jérôme Loubry et bien sûr, Stephen King. Il est également un grand passionné de musique, notamment le Heavy metal, à laquelle il fait très souvent référence dans ses romans. Mais aussi l’humour (parfois noir, méchant ou gratuit) est aussi sa tasse de thé. Lire a toujours été une tâche compliquée car son imagination ne le laisse jamais en paix. Lorsqu’il lit une histoire, il en invente une autre. Il aime qu’un roman ne dévoile jamais tous ses secrets et laisse une part d’interprétation au lecteur.
Selon Sébastien, un bon livre est un livre qui joue avec nos nerfs et avec notre imaginaire…

Émotion, Histoire, Histoire vraie

Tous les chemins mènent à Chamonix

Réflexions, impressions et anecdotes des confins du monde au pays du Mont-Blanc
de Annette Rossi
Broché – 14 juin 2023
Éditeur : Éditions Encre rouge

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Annette Rossi, fidèle à sa passion pour les grands espaces, tisse subtilement la toile de ses chroniques de grande voyageuse. Que des coups de cœur égrenés comme des points lumineux sur la carte du monde.
D’un ton vif, souvent tendre et parfois gentiment ironique, cette native des Pays-Bas nous livre ses réflexions et ses réminiscences sur la vallée du Mont-Blanc. En parallèle, elle nous fait découvrir d’autres sites, montagneux ou pas, riches en légendes, baignés d’autres atmosphères, suscitant d’autres émotions.
L’Himalaya, les Carpates, le Taurus, les Rocheuses, le Tian Shan, le Caucase, l’Elbourz, les Andes, les Scandes, mais aussi le Japon, la Chine, l’Éthiopie, l’Arabie, l’Islande, l’Écosse, la Bosnie, Cuba… Quel lien avec Chamonix ? L’auteure vous le dévoilera.
Son mari Philippe, complice de ses pérégrinations, est assurément un inspirateur très avisé. Né à Chamonix, il a tôt compris le sens du mot paradis. Quel plus bel étalon de valeur en filigrane de chacune des chroniques d’Annette Rossi !
Tous les chemins mènent à Chamonix n’est pas un livre DE Chamonix ni SUR Chamonix. Si c’est un puissant hommage à la vallée de Chamonix et son extraordinaire résonance dans le monde, il démontre surtout l’incroyable impact des hautes cimes sur l’esprit humain.

Annette Rossi est aussi l’auteure de la série Tapis magique, une initiation au voyage dans des contrées peu ou mal explorées et du roman en trois tomes ALEXANDRE, une aventure historico-romanesque à la découverte du tombeau disparu d’Alexandre le Grand : Le pacte de Babylone, La malédiction de Tamerlan, L’horizon d’Aton.

 

• Couv_2023-088_Rossi Annette - Tous les chemins mènent à Chamonix

 

Avec Tous les chemins mènent à Chamonix, je m’attendais à quelques belles balades sur des pentes enneigées et ensoleillées près du Mont-Blanc et de ses environs. Je m’attendais aussi à un peu d’Histoire de la région, les premiers guides de montagnes, l’évolution de la région dans le temps, voire peut-être un passage sur les Jeux olympiques d’hiver de 1924 !
J’avais vraiment hâte de le commencer…

Très vite, lorsque j’ai commencé à le lire, je me suis rendu compte que je m’étais complètement fourvoyé !

Je m’attendais à des balades, Annette Rossi nous offre des voyages ! Que dis-je, non pas des voyages… ce sont des périples magnifiques, des aventures merveilleuses à travers le monde entier. La Mésopotamie, la Turquie, l’Arménie, l’Himalaya bien sûr, les Carpates, la Norvège, les Rocheuses, les Andes, le Japon, la Chine et bien d’autres encore…

Chaque chapitre sera un voyage magnifique, leçons de vie, leçons d’Histoire agrémentées de photos vraiment incroyables prises pour la plupart, par Philippe Rossi, le conjoint d’Annette. Rien qu’avec les photos, j’ai passé plusieurs heures à les regarder, examiner les détails, les admirer.

Le travail accompli par Annette est titanesque, il se déroule sur plusieurs années. Et non-contente de cela, chaque chapitre commence par une petite poésie, juste quelques lignes écrites par Annette elle-même. Un nouveau talent que je ne lui connaissais pas !

Un ouvrage d’une qualité exceptionnelle, qui m’a transporté dans des lieux magnifiques à travers le temps, de très beaux voyages qui marqueront mon esprit, impossible d’en être autrement.
Quelles surprises nous réservera-t-elle pour son prochain livre ?

Dans tous les cas, on ne peut pas, ne pas avoir envie de voyager, une fois la dernière page tournée !

Merci Annette, merci Philippe, merci Blandine…

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Extraits :

« Le jour où on me proposa d’écrire une série de chroniques sur Chamonix, je fus surprise et flattée, mais aussi un tantinet paniquée. Que raconter qui pourrait intéresser les amoureux de la vallée de Chamonix et ses merveilleuses montagnes qui n’ait déjà été dit, écrit, montré… des milliers de fois ?
Comment pourrais-je captiver l’attention de lecteurs, moi, une fille issue du plat pays ? Pas le plat pays de Jacques Brel, non, le mien, bien plus plat encore : les Pays-Bas. Non seulement plat, mais aussi bas, plus bas que le niveau de la mer. »

« Nous remontons. De l’obscurité, nous aboutissons à la lumière. Le soleil fait une timide apparition et l’intérieur de l’église baigne dans une éblouissante lueur blanchâtre qui se déverse par les fenêtres. Nous remercions père et fils. Le garçon récupère les bougies, mais refuse quelques pièces que nous mettons dans la boîte à donation.
Nous quittons l’église. Ils nous raccompagnent. Nous traversons la cour piétinant les hautes herbes. Père et fils nous suivent en silence. Nous passons sous le porche. Nous les remercions encore, prenons congé, et les saluons à la manière orientale, la main droite sur le cœur, tête inclinée. Ils font de même. Un regard profond de bienveillance. Pas une parole n’a été prononcée. Instants solennels. Nous longeons les murailles, ils nous suivent. Nous montons dans la voiture. Ils sont là, nous observent, nous regardent partir. »

« Du Tibet à la Russie, de la Chine à l’Inde, légendes et textes sacrés mentionnent l’existence d’un royaume parfait enclavé dans les contreforts himalayens. Un royaume dissimulé dans une vallée d’une grande beauté et ceinturée de montagnes enneigées…
La cité de Shambhala, du sanskrit « lieu du bonheur paisible », est le pays des immortels, des hommes et des femmes d’une grande sagesse. C’est un lieu mystérieux, centre exceptionnel de spiritualité, un sanctuaire mystique dirigé par un roi-prêtre, artisan du cataclysme qui viendra chasser les forces obscures et sauver l’humanité afin d’établir un âge d’or. Il est également le grand justicier qui, sur son cheval blanc, à la tête de son armée invincible, viendra restaurer le dharma, l’ordre du monde. »

« La vallée de Chamonix est un paradis pour les amoureux de la nature, lit-on souvent dans les brochures touristiques. Si la phrase semble banale, le lieu, lui, ne l’est pas.
Encerclé de majestueuses montagnes drapées de neige d’un blanc virginal ou boisé de forêts féériques selon la saison, habité par une riche faune et couvert de millions de fleurs multicolores, ce lieu est exceptionnel. Un paradis, certes ! »

 

Annette Rossi, originaire des Pays Bas et ayant adopté Chamonix comme terre de prédilection, est aussi l’autrice du roman en trois tomes ALEXANDRE, une aventure historico-romanesque à la découverte du tombeau disparu d’Alexandre le Grand : Le pacte de Babylone, La malédiction de Tamerlan, L’horizon d’Aton, une expérience des plus inspirées qui prouve, s’il en est besoin, son talent et son inépuisable imagination.

La réalisation de cet ouvrage est une consécration qui sans aucun doute saura séduire tous les amateurs de voyages.

Émotion, Drame, Fantastique, Noir, Poésie, Roman

BlackWater ******

Pluie
de Michael McDowell
Poche – 15 juin 2022
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

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Si le clan Caskey accuse le poids des ans, il est loin de s’être assagi : révélations écrasantes, unions insolites et réceptions fastueuses rythment leur vie dans une insouciance bienheureuse. Mais quelque chose surplombe Perdido, ses habitants et ses rivières. Le temps des prophéties est enfin venu.

« Je pense que c’est une erreur d’essayer d’écrire pour la postérité.
J’écris pour que des gens puissent lire mes livres avec plaisir,
qu’ils aient envie d’attraper un de mes romans
et qu’ils passent un bon moment sans avoir à lutter. »

Michael McDowell

 

• Couv_2023-087_Mc Dowell Michael - BlackWater ******

 

C’est un peu mélancolique, que je referme ce sixième et dernier tome qui offre un excellent recul sur l’ensemble… Pas moins de 1500 pages qui m’ont tenu en haleine. Extrêmement addictive, cette saga familiale sur plusieurs générations se lit vite, beaucoup trop vite.
Oui, je referme mon livre avec de nombreuses questions… mais la globalité du texte, tant par son suspense que par sa poésie en valait vraiment le détour.

De tome en tome, je me suis attaché, j’ai détesté, j’ai attendu parfois, j’ai été surpris souvent…
À Perdido, les femmes ont mené définitivement la danse dans ce récit follement romanesque et foncièrement populaire, historique aussi saupoudré de vengeance et de mystère et toujours ce brin de fantastique, remarquablement dosé, jamais gratuit, dans l’accompagnement des bouleversements émotionnels de la famille Caskey. Des incursions dans le monde des vivants qui sont, je le trouve, très réussies.

Coup de cœur pour ce roman dans son intégralité.
Coup de cœur pour ces éditions où chaque couverture est un chef-d’œuvre autant par les détails que par la qualité. Je ne me suis pas lassé de les regarder, de les décortiquer découvrant régulièrement de petits détails en lien avec le récit.
Et coup de cœur pour terminer, pour le concept du roman à épisodes, qui m’a fait retourner en enfance, lorsque j’attendais impatiemment les divers périodiques auxquels j’étais abonné !

Magnifique…

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Extraits :

« – Il est presque trop tard pour que vous ayez des enfants, soupira Queenie. J’espérais avoir un autre petit-fils. Mais peut-être que si vous vous y mettez rapidement…
– Queenie, je ne veux plus entendre un mot sur les enfants, coupa Miriam. Si je vois une de ces créatures chez moi, je me servirai de son crâne comme d’un pique-aiguilles. Malcolm, ne laisse pas ta mère te mettre des idées dans la tête à propos de petits-enfants, parce que je peux te garantir que personne ne me fera porter des vêtements de maternité. »

« Elle avait confiance en Lilah comme en elle-même. Ce que Lilah voulait était ce dont elle avait besoin ; ce qu’elle faisait était précisément ce que requérait la situation. En bref, la fillette devint rapidement insupportable. Or, Miriam ne s’apercevait de rien, ou peut-être choisissait-elle de ne rien voir. Elle la chérissait malgré son arrogance, et peut-être l’aimait-elle davantage à mesure que l’enfant devenait plus détestable avec les autres.
Oscar voyait tout ceci et s’en plaignait à sa femme et à son gendre. Selon lui, Elinor et Billy devaient intervenir avant que la petite fille ne soit irrémédiablement perdue. Mais ces derniers laissaient faire. »

« Tous ses rêves de jeune homme – ce qu’il obtiendrait, aurait et serait – n’étaient que des moyens pour parvenir à ses fins. Et cette finalité, c’était le bonheur.
Les choses ne s’étaient pas déroulées comme prévu, loin de là, pourtant il était raisonnablement heureux. Il craignait de se leurrer, de garder intentionnellement les yeux fermés pour clamer haut et fort que les barreaux de sa prison n’existaient pas. Peut-être existaient-ils bel et bien : c’était la maison, c’était Elinor, c’était le verger de pacaniers de l’autre côté de la route, c’étaient la digue et la rivière qui coulait derrière, Miriam et ses incessantes requêtes au téléphone d’un côté, et la forêt de pins sombres de l’autre. Mais si ces barreaux existaient bel et bien, il ne les voyait pas.
Sincèrement, il ne se sentait pas prisonnier ; et si c’était le cas, il faut croire que l’emprisonnement lui procurait un certain plaisir. »

« Il écouta, transporté de joie, avec stupeur ensuite lorsqu’une deuxième voix se joignit au chant, d’abord en cadence, puis à la façon d’un canon. Sa stupeur se fit émerveillement lorsqu’une troisième voix entra dans le chant. C’était celle d’Elinor. Elle chantait comme jamais Billy, ni personne à Perdido, ne l’avait encore entendue chanter. Les trois voix – « féminines, mais pas humaines », songea Billy – poursuivirent ainsi pendant plus d’une heure, aussi longtemps que dura la pluie. Quand celle-ci diminua, les voix aussi. Et quand l’eau ne tomba plus qu’une goutte après l’autre des avant-toits, le chant cessa tout à fait. Billy avait depuis longtemps perdu l’habitude de prier, mais là il implora les nuages de revenir, qu’ils s’abattent au-dessus de la maison dans l’espoir que les voix se remettent à chanter. Mais les nuages avaient dérivé loin de Perdido, et la maison demeurait silencieuse, à l’exception des plic ploc tombant du toit. »

 

Au-delà des manipulations et des coups de théâtre, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série populaire de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

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Émotion, Drame, Fantastique, Roman, Suspense

BlackWater *****

La fortune
de Michael McDowell
Poche – 3 juin 2022
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

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Tel un organisme vivant, le clan Caskey se développe et se transforme. Certains font face à la mort, d’autres accueillent la vie. Entre rapprochements inattendus, haines sourdes et séparations inévitables, les relations évoluent. Miriam, désormais à la tête de la scierie et noyau dur de la famille, ne cesse de faire croître la richesse. Suite à une découverte surprenante et miraculeuse – sauf pour une personne –, c’est bientôt la ville entière qui va prospérer. Mais cette soudaine fortune suffira-t-elle, alors que la nature commence à réclamer son dû ?

 

• Couv_2023-086_Mc Dowell Michael - BlackWater *****

 

Un tome 5 très intéressant, car il aborde un autre aspect de la famille Caskey, qui était déjà sous-jacent dès le premier tome, l’argent.
Grâce à la scierie et aussi à leurs forêts, les Caskey étaient une famille riche. Le pétrole, fera-t-il d’eux des millionnaires ?

Pas facile de parler de cette superbe saga sans trop en dévoiler !
La ville de Perdido et la famille Caskey sont définitivement indissociables, et l’ascension de cette famille avec cette ville sont intimement liés. Le fleuve nous emporte dans ses eaux tumultueuses et nous dévoile de nouveaux éléments, toujours plus en profondeur. D’autres membres de la famille, des naissances, les Caskey continuent leurs investissements et achètent toutes les terres aux alentours, et même au-delà sur les “conseils” d’Elinor. Sait-elle des choses que tous les autres ignorent ?
Elle règne désormais sur son clan comme une juste Impératrice…

Le fantastique aussi revient avec éclat ! Mais qui est donc Nerita ? Pourquoi doit-elle se cacher ?

J’adore vraiment cette série, cet univers, cette écriture. J’aime aussi ces portraits de femmes, toutes si différentes, toutes si déterminées… Le meilleur tome jusqu’à présent !
J’ai hâte d’enchaîner avec le 6e et dernier volet, attendant la fin avec impatience, et aussi avec un peu de tristesse.

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Extraits :

« Se renfonçant contre le dossier de son siège, Frances réfléchit à la question avant de répondre avec précaution :
Je me sens différente. Je comprends des choses que je n’avais jamais comprises. Je vois des choses que je n’avais jamais vues. J’entends des choses que je n’avais encore jamais entendues. Chaque chêne d’eau a bien un nom, et à présent, je les connais. Quand je suis assise ici et que je sens souffler la brise, je sais où elle a voyagé. Je serais incapable de l’exprimer, mais je le sais. Je sens que mon corps a changé, et je crois que c’est autre chose que simplement la grossesse. On dit qu’en attendant un enfant, toutes les femmes subissent des changements dans leur corps, mais là, c’est différent. C’est la façon dont je bouge, dont je ressens les choses quand je les prends entre mes mains. Je ne sais pas quoi exactement… Maman, est-ce que je suis réellement en train de changer ? »

« Après la naissance de leur fille, Billy nota un changement radical chez son épouse. En une seule nuit – quelques heures durant lesquelles il avait été chassé de la maison -, elle paraissait soudainement avoir mûri et hérité de l’autorité et de l’autonomie des femmes Caskey. Elle n’était ni agressive ni exigeante ; ce n’était pas du tout sa nature. Mais elle savait désormais ce qu’elle voulait et n’hésitait plus à le dire. Alors qu’elle avait auparavant accepté toute opinion ou volonté qui ne fût pas la sienne, voilà qu’elle considérait ses désirs comme équivalents à ceux de n’importe qui. Elle n’était plus aussi dépendante qu’auparavant. »

« Soudain, quelque chose frôla sa main palmée et se mit à lui mordiller un doigt, avant de remonter le long de son bras jusqu’à sa poitrine.
“Nerita !”, cria Frances en plongeant la tête sous l’eau.
Un instant, ses yeux humains restèrent inchangés, et ce fut à travers les eaux rougeâtres de la Perdido qu’elle aperçut les contours flous de Nerita – comme elle avait grandi ! Même dans son cœur de mère, quelque chose dans l’aspect de son enfant la rebuta.
Et puis ses yeux subirent à leur tour la transformation, et elle vit Nerita avec clarté. Sa forme ne la rebutait plus. La petite se jeta au cou de sa mère et glissa affectueusement sa tête dans la bouche de Frances. »

« Mère et fille restèrent silencieuses un instant.
“Il y a autre chose qui te tracasse, non ?”
Frances hocha la tête.
“Qu’est-ce qu’il y a ?
– Je ne suis pas sûre de vouloir te raconter.
– Mais tu vas le faire dans tous les cas, n’est-ce pas ? Autrement, tu ne serais pas montée ici avec moi. Si tu n’avais pas eu l’intention de tout me dire, tu ne m’aurais rien dit du – Nerita n’a pas mangé le fils Gully en entier.
– Comment ça ?
– Elle… elle m’a gardé une part.” »

 

Au-delà des manipulations et des coups de théâtre, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série populaire de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

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Émotion, Drame, Fantastique, Roman

BlackWater ****

La guerre
de Michael McDowell
Poche – 19 mai 2022
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

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La guerre est finie, vive la guerre ! Une nouvelle ère s’ouvre pour le clan Caskey : les années d’acharnement d’Elinor vont enfin porter leurs fruits ; les ennemies d’hier sont sur le point de devenir les amies de demain ; et des changements surgissent d’où personne ne les attendait. Le conflit en Europe a fait affluer du sang neuf jusqu’à Perdido. Désormais les hommes vont et viennent comme des marionnettes sur la propriété des Caskey, sans se douter que, peut-être, leur vie ne tient qu’à un fil.

À la façon d’un fleuve, le style de Michael McDowell coule de source,
et il ne lui faut pas plus d’une dizaine de pages pour nous plonger
dans ce petit monde. Morts (plus ou moins naturelles), mariages, naissances, maladies, luttes de pouvoir et d’influence, Michael McDowell tisse une fascinante histoire
de transmission à rebours des conventions.

Elle

 

• Couv_2023-085_Mc Dowell Michael - BlackWater ****

 

Encore un tome que j’ai apprécié !
Comme pour les tomes précédents, la lecture est fluide et le livre se lit vite.

Après la dépression, c’est la Seconde Guerre Mondiale qui touche les États-Unis et “notre” petite ville de Perdido. La famille Caskey devra faire des efforts pour traverser cette guerre. Elle restera une famille mmatriarcale malgré le décès de Mary-Love. D’ailleurs, cette guerre risque même d’être pour eux, plus une opportunité qu’une catastrophe…

Dans ce tome, la famille Caskey, est en pleine mutation. Certains personnages s’affirment et une nouvelle dynamique se met en place, plus d’échanges, plus de dialogues et surtout moins de haine… La famille Caskey vieillit et c’est une toute nouvelle génération qui prend les commandes, surtout des filles !

C’est le tome de l’apaisement, l’ambiance est toujours aussi pesante, le fantastique passe en arrière-plan, au point de me poser la question : Qu’est-il advenu de tous les éléments surnaturels mis en place dans le tome précédent ?

Bref, un tome très différent, mais je me doute bien que le prochain vienne bouleverser la “petite vie tranquille” qui s’est installée dans la ville de Perdido et des alentours !

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Extraits :

« Tous les Caskey assistèrent à la cérémonie de remise des diplômes de Miriam. Ils avaient découvert dans les pages du Perdido Standard qu’elle faisait partie des meilleurs élèves du lycée. Miriam n’en avait rien dit à personne, comme si elle avait voulu ôter à sa famille le plaisir de tirer la moindre fierté de sa brillante réussite. Lors de son discours, lui aussi brillant, elle compara la vie à une série de poupées russes, ce qui laissa tout le monde perplexe. Après avoir reçu son diplôme, elle permit à chacun de venir l’embrasser – y compris sa mère, son père et sa sœur. Miriam savait qu’en certaines occasions, il fallait savoir se soumettre aux conventions même les plus dégradantes. »

« Lucille et Queenie ignoraient où se trouvait Pearl Harbor lorsqu’un dimanche après-midi, elles entendirent la nouvelle à la radio ; peu de gens à Perdido le savaient. Cependant, tous comprirent ce que l’attaque japonaise signifiait pour le pays. Toute la journée, on se rendit visite les uns aux autres en disant des choses comme : “Je me demande ce qui va nous arriver maintenant.” La guerre semblait inéluctable. La question était de savoir de quelle manière cela affecterait Perdido. »

« Billy secoua la tête.
“Il vaut mieux que je m’en charge. Il ne va pas apprécier… et il n’y a aucune raison pour que vous ayez à écouter ce qu’il aura à dire.
– Je me demande pourquoi certains ne meurent pas plus vite ? remarqua Queenie. Ça en rendrait d’autres beaucoup plus heureux !
– Queenie ! s’indigna James. Il s’agit du père de Billy !
– Aucun problème Monsieur James, répondit Billy. Madame Strickland ne dit rien que je n’aie pas déjà dit au moins dix fois.
– Je n’ai jamais compris comment les enfants arrivent à se remettre de leurs parents”, soupira Sister. »

 

Au-delà des manipulations et des coups de théâtre, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série populaire de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

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Émotion, Drame, Fantastique, Fantasy

BlackWater ***

La Maison
de Michael McDowell
Poche – 5 mai 2022
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

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1928 à Perdido. Alors que le clan Caskey se déchire dans la guerre intestine et sans merci que se livrent Mary-Love et sa belle-fille, et tandis que d’autres crises – conjugales, économiques, existentielles – aux répercussions défiant l’imagination se profilent, dans les recoins sombres de la maison d’Elinor, la plus grande de la ville, les mauvais souvenirs rôdent et tissent, implacables, leurs toiles mortelles.
Au-delà des manipulations et des rebondissements, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de Monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de livres, réussit avec Blackwater à bâtir une saga en six romans aussi addictive qu’une série Netflix, baignée d’une atmosphère unique et fascinante digne de Stephen King.

Découvrez le troisième épisode de Blackwater, une saga matriarcale teintée de surnaturel avec un soupçon d’horreur.

Son style n’a rien de banal, qui mélange avec audace des images frappantes,
un humour noir nourri par son regard acerbe sur les mœurs
et des hallucinations effrayantes.

Les Inrocks

 

• Couv_2023-084_ MC Dowell Michael - BlackWater ***

 

Dans ce tome 3, malgré le fait que l’on retrouve les mêmes ingrédients que dans les deux précédents, la part de surnaturel prend davantage de place.

L’affrontement, les jalousies, les manigances entre Mary-Love et sa belle-fille Elinor perdurent. Jusqu’où cela ira-t-il ?
Entre les sœurs Miriam et Frances, rien ne va plus…
L’atmosphère est de plus en plus pesante, l’ambiance est glauque et la crise financière de 1929 n’arrange rien dans la ville de Perdido. Oscar est de plus en plus, en difficulté financière. Sa mère refuse de l’aider. Va-t-il pouvoir conserver la scierie ?
Les personnages sont de plus en plus surprenants… et surtout, on ne s’ennuie à aucun moment !

Il se passe énormément de choses dans ce tome, avec une fin que je n’attendais pas du tout, ce tome est mon préféré de la saga jusqu’à présent !

L’odeur du fleuve, remplira-t-elle vos narines, comme pour moi ?
Hâte de “plonger” dans le tome suivant…

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Extraits :

« Elinor écarta l’enfant et la regarda dans les yeux.
“Écoute-moi, Frances, dit-elle d’une voix patiente mais déterminée. Il n’y a rien dans cette pièce qui te fera du mal, tu comprends ? Si tu vois quoi que ce soit, c’est seulement ton imagination. Ce sont des ombres, de la poussière qui brille dans la lumière. Si tu entends quoi que ce soit, c’est uniquement ton imagination. C’est la maison qui tremble sur ses fondations ou le mobilier qui craque. Si tu sens quoi que ce soit te toucher, ce sont tes nerfs qui te jouent des tours ou un moustique qui s’est posé sur ton bras. C’est tout. Ou tu es en train de rêver. Tu rêves que tu entends quelque chose, tu rêves que tu vois quelque chose, tu rêves que quelque chose te tire hors du lit. C’est tout. C’est compris ? Il ne t’arrivera rien dans cette chambre pour la simple raison que je ne le permettrais pas.” »

« Bouche béante levée vers elle, Carl la regardait – le corps entièrement démoli, les os disloqués, les ligaments déchirés, les organes déplacés. Sa colonne vertébrale était intacte, mais elle ne servait plus qu’à lui donner la forme d’une boule. Sa taille avait réduit de moitié. D’instinct, il tenta de se redresser, de se mettre debout, mais son corps refusa bien entendu de lui obéir. Seul son cou s’étira légèrement ; son menton se tendit vers la nuit. »

« Grace se mit à ramer de toutes ses forces et l’instant d’après, elles atteignirent le virage serré près de l’arbre mort. Alors seulement, Frances parvint à retrouver son calme et ne put s’empêcher de jeter un œil derrière elle à la mare ocre où la Perdido prenait sa source. La vision ne dura qu’une fraction de seconde car l’embarcation prit le virage, mais à cet instant précis, émergeant lentement à la surface, elle aperçut un visage, large et vert pâle, aux yeux énormes et au nez inexistant. Malgré l’horreur qu’elle lui inspirait, Frances crut discerner dans cette apparition quelque chose de familier.
“Maman…”, murmura-t-elle, mais Grace ne l’entendit pas. »

« “Maman, ajouta-t-il, Elinor va bien s’occuper de toi.”
Il se glissa hors de la chambre et ferma vite derrière lui. Il ne vit pas les lèvres de sa mère remuer et tenter en vain de libérer trois syllabes.
“Per… di… do…”, murmura-t-elle.
Elinor lança un regard à sa belle-mère et mit le ventilateur à vitesse maximale. Le souffle gras et irrégulier de la malade disparut sous le bruit.
Elinor se rassit sur le siège à bascule au pied du lit et ouvrit un magazine sur ses genoux.
Les doigts de Mary-Love tordaient faiblement le drap. Ses lèvres tremblantes formèrent les mots : Je… me… noie… »

 

Au-delà des manipulations et des coups de théâtre, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série populaire de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

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Émotion, Drame, Fantastique

BlackWater **

La digue
de Michael McDowell
Poche – 22 avril 2022
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

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Tandis que la ville se remet à peine d’une crue dévastatrice, le chantier d’une digue censée la protéger charrie son lot de conséquences : main d’œuvre incontrôlable, courants capricieux, disparitions inquiétantes.
Pendant ce temps, dans le clan Caskey, Mary-Love, la matriarche, voit ses machinations se heurter à celles d’Elinor, son étrange belle-fille, mais la lutte ne fait que commencer.
Manigances, alliances contre-nature, sacrifices, tout est permis. À Perdido, les mutations seront profondes, et les conséquences, irréversibles.
Au-delà des manipulations et des rebondissements, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), ¬co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de Monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de livres, réussit avec Blackwater à bâtir une saga en six romans aussi -addictive qu’une série Netflix, baignée d’une atmosphère unique et fascinante digne de Stephen King.

Découvrez le deuxième épisode de Blackwater, une saga matriarcale avec une touche de surnaturel et un soupçon d’horreur.

Michael McDowell se souciait fort peu de la postérité.
Il se targuait d’être un “écrivain commercial”, un “artisan”
dont le style était guidé par la recherche de clarté et de précision.
Son dessein était aussi humble qu’ambitieux : procurer du plaisir aux lecteurs.
Force est de constater que celui-ci demeure inentamé au fil des ans.
Blackwater, c’est le plaisir retrouvé du roman-feuilleton.
Le Monde

 

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Je ne pouvais pas rester sur ma faim, j’ai enchaîné avec le tome suivant…

Manipulations, trahisons et manigances sont vraiment les spécialités de Mary-Love Caskey, mais Elinor sa belle-fille est définitivement décidée à ne pas se laisser faire. Mary-Love a bien du mal à rester sereine, mais tout n’est pas encore fini.
La digue censée protéger la ville des crues dévastatrices, va enfin commencer à se construire au désespoir d’Elinor qui ne pourra plus profiter de son fleuve…

Un second volet plus pointu, je pense que nous ne sommes toujours pas dans le vif du sujet, mais nous allons de découvertes en découvertes et le surnaturel vient s’immiscer sournoisement (légendes, sorcellerie…).
En plus, des crises financières suite à la crue, s’ajoutent maintenant les crises familiales, les violences au sein du couple, viols, violences physiques et meurtres. L’arrivée de plusieurs milliers d’ouvriers dans la ville n’y est sûrement pas pour rien…

Une très bonne suite au style fluide !

Devinez quelle sera ma prochaine lecture ?

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Extraits :

« Zaddie était la seule à savoir. Elle rêva du brouillard, dont les doigts moites tirèrent les draps qui la couvraient, si bien que son corps se refroidit. Elle rêva qu’il la réveillait et l’attirait dehors, loin de la sécurité de sa minuscule chambre derrière la cuisine. Cela paraissait si réel que Zaddie ouvrit les yeux pour se prouver que le brouillard n’existait pas. Mais lorsqu’elle le fit, son regard tomba sur le plafond, et c’est seulement après qu’elle vit d’épaisses nappes de brume flotter devant sa fenêtre. Au même moment elle perçut, léger et assourdi, le grincement humide de la moustiquaire à l’arrière de la maison. D’abord, elle ne fit pas confiance à ses oreilles, ce son lui avait paru si lointain, puis elle entendit un bruit de pas sur les marches du porche. »

« Mary Love vivait comme un affront que sa nièce tire un tel plaisir de la compagnie d’une domestique noire de treize ans, qui plus est dans la maison d’Elinor. C’est pourquoi elle décida, contre l’avis de James, de détruire ce bonheur. Ainsi, Grace apprendrait que seule Mary-Love était source de joie au sein de la famille Caskey. »

« Les travaux commencèrent sur la rive de Baptist Bottom, au sud de la confluence. Early fit venir de Pensacola, Mobile, Montgomery et même d’aussi loin que Tallahassee, des ouvriers qui passeraient un an ou presque à Perdido. Des carrières de trois comtés furent étendues et creusées jusqu’à la roche, et la terre extraite fut chargée sur des camions ou des carrioles à mule. Tous les matins, ces véhicules descendaient jusqu’à Perdido, empruntant les trois routes qui reliaient la ville au reste du monde. Quelques constructions avaient été rasées à Baptist Bottom et on y déversa ces chargements qu’une armée de Noirs répartit et aplanit à l’aide de pelles flambant neuves. Le premier mur d’argile ressemblait au château de boue démesurément grand qu’un enfant aurait bâti, si bien que tous se demandèrent comment une construction d’apparence aussi fragile pourrait résister aux eaux de la rivière si elles décidaient de monter. »

 

Au-delà des manipulations et des coups de théâtre, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série populaire de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

 

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Drame, Fantastique, Suspense

BlackWater *

La crue
de Michael McDowell
Poche – 7 avril 2022
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

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Pâques 1919, alors que les flots menaçant Perdido submergent cette petite ville du nord de l’Alabama, un clan de riches propriétaires terriens, les Caskey, doivent faire face aux avaries de leurs scieries, à la perte de leur bois et aux incalculables dégâts provoqués par l’implacable crue de la rivière Blackwater.

Menés par Mary-Love, la puissante matriarche aux mille tours, et par Oscar, son fils dévoué, les Caskey s’apprêtent à se relever… mais c’est sans compter l’arrivée, aussi soudaine que mystérieuse, d’une séduisante étrangère, Elinor Dammert, jeune femme au passé trouble, dont le seul dessein semble être de vouloir conquérir sa place parmi les Caskey.

Au-delà des manipulations et des rebondissements, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), ¬co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de Monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de livres, réussit avec Blackwater à bâtir une saga en six romans aussi addictive qu’une série Netflix, baignée d’une atmosphère unique et fascinante digne de Stephen King.

Découvrez le premier épisode de Blackwater, une saga matriarcale avec une touche de surnaturel et un soupçon d’horreur.

Au-delà des manipulations et des coups de théâtres, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et Étrange Noël de Monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

 

• Couv_2023-082_ MC Dowell Michael - BlackWater *

 

Je ne vais pas vous mentir… Je ne connaissais pas du tout Michael McDowell avant de voir nos librairies, Fnac, Cultura et autres, envahis par les superbes couvertures, incroyablement réussies, il faut bien le dire, par Pedro Oyarbide que j’apprécie tout particulièrement…

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Une fois les six tomes sortis, je me suis laissé tenter !

J’ai ressenti ce premier tome, comme une sorte de présentation. On découvre les personnages, hommes, femmes, enfants. Mais ce sont surtout deux femmes qui se détachent pour moi du récit, deux femmes fortes. Mary-Love Caskey, la mère de famille qui régente absolument tout et Elinor Dammert, personnage étrange, très froide qui semble prête à tout pour faire partie de la famille Caskey.

Tout se met en place doucement, c’est très intéressant…
Suite à une crue destructrice des rivières Perdido et Blackwater, les mille deux cents habitants d’une bourgade du nord de l’Alabama sont obligés d’abandonner leurs maisons, leurs biens, fuyants vers les hauteurs pour sauver leurs vies. Mais le pire risque d’être à venir, quand les eaux vont refluer arrachant tout sur leur passage. Les dégâts provoqués se compteront en millions de dollars. L’idée de construire une digue se met en place. Elinor est contre !

L’écriture de Michael McDowell, au style solide et efficace, est traversée d’une certaine poésie, et caractérisée par des images saisissantes, c’est presque cinématographique !

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Extraits :

« Maman, ta voix porte… Il ne faudrait pas que Mademoiselle Elinor t’entende.
– Elle ne m’entendra pas, à moins d’être en train d’écouter à la fenêtre, rétorqua Mary-Love d’une voix encore plus forte. Et je ne serais pas surprise qu’elle le fasse !
– Maman, qu’est-ce qui te déplaît tant chez elle ? demanda Sister avec douceur. Moi, je l’aime bien. »

« Mary-Love Caskey ne prétendait pas contrôler les actes et les émotions de son fils comme c’était le cas avec Sister. Elle savait que l’institutrice aux cheveux roux lui plaisait, mais elle savait aussi que ce n’était pas son rôle de dire à son fils de ne pas l’apprécier. Oscar était désormais l’homme de la famille et ça devait entrer en ligne de compte. Aussi, Mary-Love se réjouissait-elle qu’en dépit de la proximité de voisinage, Elinor et Oscar aient si peu d’échanges. La crue avait provoqué leur rencontre, mais ses répercussions semblaient – du moins, pour le moment – les séparer. »

« Ce qu’il savait en revanche, c’est qu’Elinor ressemblait énormément à Mary-Love : dotées d’un caractère fort et dominant, toutes les deux exerçaient leur pouvoir d’une façon avec laquelle il ne pourrait jamais rivaliser. Voilà la plus grande méprise au sujet des hommes : parce qu’ils s’occupent de l’argent, parce qu’ils peuvent embaucher quelqu’un et le licencier ensuite, parce qu’eux seuls remplissent des assemblées et sont élus au Congrès, tout le monde croit qu’ils ont du pouvoir. Or, les embauches et les licenciements, les achats de terres et les contrats de coupes, le processus complexe pour faire adopter un amendement constitutionnel – tout ça n’est qu’un écran de fumée. Ce n’est qu’un voile pour masquer la véritable impuissance des hommes dans l’existence. »

« Soudain, les couleurs s’estompèrent, et son visage fut baigné de fraîcheur. Elle ouvrit les yeux. Un unique nuage gris sombre venait d’escamoter le soleil. Il n’était pas grand – probablement pas plus que la parcelle de terrain sur laquelle étaient bâties les maisons Caskey, pensa Zaddie – mais il n’était pas du tout à sa place. Zaddie était certaine qu’aucun nuage n’était visible à l’horizon cinq minutes plus tôt. Elle s’aperçut qu’autre chose n’était pas normal : on trouvait ordinairement les nuages solitaires bien plus haut dans le ciel, et ils avaient tendance à être vaporeux, brillants et blancs. Celui-ci était noir, bouillonnant et bas. »

 

Au-delà des manipulations et des coups de théâtre, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série populaire de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

Amour, Émotion, Philosophique, Sciences

Kilomètre zéro

Le chemin du bonheur
de Maud Ankaoua
Poche – 2 octobre 2019
Éditeur : J’ai lu

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Maëlle, directrice financière d’une start-up en pleine expansion, n’a tout simplement pas le temps pour les rêves. Mais quand sa meilleure amie, Romane, lui demande un immense service – question de vie ou de mort -, elle accepte malgré elle de rejoindre le Népal. Elle ignore que l’ascension des Annapurnas qu’elle s’apprête à faire sera aussi le début d’un véritable parcours initiatique. Au cours d’expériences et de rencontres bouleversantes, Maëlle va apprendre les secrets du bonheur profond et transformer sa vie. Mais réussira-t-elle à sauver son amie ? Passionnée par les relations humaines, Maud Ankaoua signe un premier roman riche d’enseignements et rempli d’espoir. Il changera pour toujours notre compréhension des autres et nous rappelle l’essentiel de la vie.

 

• Couv_2023-081_Ankaoua Maud - Kilomètre zéro

 

Dernièrement, j’ai eu la chance de lire de nombreux très bons livres, certains ont même été de vrais coups de cœur…
Kilomètre zéro est le premier roman de Maud Ankaoua. C’est un livre qui va au-delà de tout ce que j’ai pu lire dans le genre. Un livre qui m’a marqué tout au fond de moi et m’a donné l’aperçu d’une nouvelle vision, d’un autre mode de vie, peut-être !

J’ai été transporté du début à la fin de ma lecture, par une sorte de bonheur rempli de ressentis positifs. Maud utilise des mots simples, ceux de tous les jours, mais pas n’importe comment. Ses phrases ont toutes une façon d’ouvrir notre esprit… Un superbe voyage que j’ai déjà commencé à recommander tout autour de moi.

Maëlle, pour sauver une amie atteinte d’un cancer, Romane, va se rendre au Népal pour récupérer un manuscrit secret dont personne ne sait ce qu’il contient. Maëlle, directrice financière, est très active et toujours très occupée par son travail, très stressée par sa vie aussi. D’abord septique, elle accepte finalement de partir dans cet autre monde qu’elle n’attendait pas. Elle sera accueillie par Shanti qui la guidera tout au long d’un voyage extraordinaire, où elle va apprendre à se connaître, à respirer, à lâcher prise et trouver peut-être ainsi, le chemin du bonheur…

Une magnifique révélation.
Je me suis reconnu dans le personnage de Maëlle. Je pense d’ailleurs que nous sommes toutes et tous des “Maëlle”, ne vivant qu’à travers notre Ego, notre colère et la peur de ne pas réussir. Ce livre est une ouverture, une clé pour ne pas anticiper sur le futur, pour profiter de notre présent à travers des moments doux et intimistes. Comment apprendre à dialoguer avec notre Ego, afin de trouver enfin le chemin de la sérénité ?

J’ai lutté durant une partie de ma lecture, mais en arrivant vers la fin, je n’ai pu me retenir, et c’est à travers mes larmes que j’ai terminé cette histoire, qui aujourd’hui, je le sais, pourrait nous arriver à tous, si nous nous en donnions la peine !

Merci Maud, pour ce premier roman inclassable et superbe.

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Extraits :

« Romane la salua et se tourna vers moi. « Tu viens ? C’est un peu plus loin. » Elle se hâta dans le couloir d’en face. Comment allais-je faire pour me remettre debout ? Comment trouver la force d’affronter cette souffrance ? Je n’étais pas préparée à vivre cela, mes muscles se figèrent.
J’étais tétanisée sur le siège, au bord du malaise. »

« Je venais de vivre une expérience visuelle et sensorielle rare, que je n’avais pas ressentie depuis longtemps. La proposition de Maya me fit réfléchir. Pourquoi ne pas tenter ? Le jeu me séduisait. Après tout, maintenant, que j’étais là, autant en profiter. »

« Le bonheur est un état d’esprit. Je tente de ne pas me laisser emprisonner par mes pensées. Je me réjouis de cette nouvelle journée qui commence et m’ouvre aux belles surprises qu’elle nous réserve. »

« J’avais la sensation étrange de n’être qu’un grand tout, dans l’harmonie de cette immensité, comme si une vieille horloge détraquée se remettait en route dans un mécanisme parfait. Chaque pièce avait retrouvé sa place. Chacune apportait sa contribution au dispositif pour donner l’heure juste. »

« Jason attendit un instant, puis déclara : « Te voilà partie dans le processus de transformation ! »
Mon visage s’illumina. Au même moment, le ciel se dégagea et le soleil éclaira la pièce. C’était ce que je ressentais en moi : Jason venait d’allumer mon intérieur. Les montagnes réapparaissaient au fur et à mesure que les nuages se dispersaient, comme si… comme si quoi d’ailleurs ? »

« Pour retrouver un état de bien-être, il est indispensable de regarder le monde avec bienveillance, en se libérant du jugement. C’est ainsi que nous sortons du besoin d’avoir raison. »

« Que puis-je t’offrir pour te remercier ? »
J’étais navrée. Ses yeux pétillants me fixèrent. Figé dans le bonheur comme un enfant à qui je proposais la lune, il me regarda sans un mot. J’insistai, cherchant ce qui pourrait lui faire plaisir. Ses deux grandes billes brillèrent. « J’aimerais un sourire, tu es si belle quand tu souris ! » Je ne m’attendais pas à sa demande. Mes yeux s’embuèrent à nouveau, mais les larmes de tendresse remplacèrent celles de douleur. Ce garçon me touchait. Je le pris dans mes bras, il se laissa faire puis se dégagea. »

 

Auteure, coach et conférencière, Maud Ankaoua est passionnée par les relations humaines. Riche d’enseignements et rempli d’espoir, Kilomètre zéro est son premier roman. Il changera pour toujours notre compréhension des autres et nous rappelle l’essentiel de la vie.