Émotion, Drame, Fantastique

BlackWater **

La digue
de Michael McDowell
Poche – 22 avril 2022
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

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Tandis que la ville se remet à peine d’une crue dévastatrice, le chantier d’une digue censée la protéger charrie son lot de conséquences : main d’œuvre incontrôlable, courants capricieux, disparitions inquiétantes.
Pendant ce temps, dans le clan Caskey, Mary-Love, la matriarche, voit ses machinations se heurter à celles d’Elinor, son étrange belle-fille, mais la lutte ne fait que commencer.
Manigances, alliances contre-nature, sacrifices, tout est permis. À Perdido, les mutations seront profondes, et les conséquences, irréversibles.
Au-delà des manipulations et des rebondissements, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), ¬co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de Monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de livres, réussit avec Blackwater à bâtir une saga en six romans aussi -addictive qu’une série Netflix, baignée d’une atmosphère unique et fascinante digne de Stephen King.

Découvrez le deuxième épisode de Blackwater, une saga matriarcale avec une touche de surnaturel et un soupçon d’horreur.

Michael McDowell se souciait fort peu de la postérité.
Il se targuait d’être un “écrivain commercial”, un “artisan”
dont le style était guidé par la recherche de clarté et de précision.
Son dessein était aussi humble qu’ambitieux : procurer du plaisir aux lecteurs.
Force est de constater que celui-ci demeure inentamé au fil des ans.
Blackwater, c’est le plaisir retrouvé du roman-feuilleton.
Le Monde

 

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Je ne pouvais pas rester sur ma faim, j’ai enchaîné avec le tome suivant…

Manipulations, trahisons et manigances sont vraiment les spécialités de Mary-Love Caskey, mais Elinor sa belle-fille est définitivement décidée à ne pas se laisser faire. Mary-Love a bien du mal à rester sereine, mais tout n’est pas encore fini.
La digue censée protéger la ville des crues dévastatrices, va enfin commencer à se construire au désespoir d’Elinor qui ne pourra plus profiter de son fleuve…

Un second volet plus pointu, je pense que nous ne sommes toujours pas dans le vif du sujet, mais nous allons de découvertes en découvertes et le surnaturel vient s’immiscer sournoisement (légendes, sorcellerie…).
En plus, des crises financières suite à la crue, s’ajoutent maintenant les crises familiales, les violences au sein du couple, viols, violences physiques et meurtres. L’arrivée de plusieurs milliers d’ouvriers dans la ville n’y est sûrement pas pour rien…

Une très bonne suite au style fluide !

Devinez quelle sera ma prochaine lecture ?

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Extraits :

« Zaddie était la seule à savoir. Elle rêva du brouillard, dont les doigts moites tirèrent les draps qui la couvraient, si bien que son corps se refroidit. Elle rêva qu’il la réveillait et l’attirait dehors, loin de la sécurité de sa minuscule chambre derrière la cuisine. Cela paraissait si réel que Zaddie ouvrit les yeux pour se prouver que le brouillard n’existait pas. Mais lorsqu’elle le fit, son regard tomba sur le plafond, et c’est seulement après qu’elle vit d’épaisses nappes de brume flotter devant sa fenêtre. Au même moment elle perçut, léger et assourdi, le grincement humide de la moustiquaire à l’arrière de la maison. D’abord, elle ne fit pas confiance à ses oreilles, ce son lui avait paru si lointain, puis elle entendit un bruit de pas sur les marches du porche. »

« Mary Love vivait comme un affront que sa nièce tire un tel plaisir de la compagnie d’une domestique noire de treize ans, qui plus est dans la maison d’Elinor. C’est pourquoi elle décida, contre l’avis de James, de détruire ce bonheur. Ainsi, Grace apprendrait que seule Mary-Love était source de joie au sein de la famille Caskey. »

« Les travaux commencèrent sur la rive de Baptist Bottom, au sud de la confluence. Early fit venir de Pensacola, Mobile, Montgomery et même d’aussi loin que Tallahassee, des ouvriers qui passeraient un an ou presque à Perdido. Des carrières de trois comtés furent étendues et creusées jusqu’à la roche, et la terre extraite fut chargée sur des camions ou des carrioles à mule. Tous les matins, ces véhicules descendaient jusqu’à Perdido, empruntant les trois routes qui reliaient la ville au reste du monde. Quelques constructions avaient été rasées à Baptist Bottom et on y déversa ces chargements qu’une armée de Noirs répartit et aplanit à l’aide de pelles flambant neuves. Le premier mur d’argile ressemblait au château de boue démesurément grand qu’un enfant aurait bâti, si bien que tous se demandèrent comment une construction d’apparence aussi fragile pourrait résister aux eaux de la rivière si elles décidaient de monter. »

 

Au-delà des manipulations et des coups de théâtre, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série populaire de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

 

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Drame, Fantastique, Suspense

BlackWater *

La crue
de Michael McDowell
Poche – 7 avril 2022
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

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Pâques 1919, alors que les flots menaçant Perdido submergent cette petite ville du nord de l’Alabama, un clan de riches propriétaires terriens, les Caskey, doivent faire face aux avaries de leurs scieries, à la perte de leur bois et aux incalculables dégâts provoqués par l’implacable crue de la rivière Blackwater.

Menés par Mary-Love, la puissante matriarche aux mille tours, et par Oscar, son fils dévoué, les Caskey s’apprêtent à se relever… mais c’est sans compter l’arrivée, aussi soudaine que mystérieuse, d’une séduisante étrangère, Elinor Dammert, jeune femme au passé trouble, dont le seul dessein semble être de vouloir conquérir sa place parmi les Caskey.

Au-delà des manipulations et des rebondissements, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), ¬co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de Monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de livres, réussit avec Blackwater à bâtir une saga en six romans aussi addictive qu’une série Netflix, baignée d’une atmosphère unique et fascinante digne de Stephen King.

Découvrez le premier épisode de Blackwater, une saga matriarcale avec une touche de surnaturel et un soupçon d’horreur.

Au-delà des manipulations et des coups de théâtres, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et Étrange Noël de Monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

 

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Je ne vais pas vous mentir… Je ne connaissais pas du tout Michael McDowell avant de voir nos librairies, Fnac, Cultura et autres, envahis par les superbes couvertures, incroyablement réussies, il faut bien le dire, par Pedro Oyarbide que j’apprécie tout particulièrement…

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Une fois les six tomes sortis, je me suis laissé tenter !

J’ai ressenti ce premier tome, comme une sorte de présentation. On découvre les personnages, hommes, femmes, enfants. Mais ce sont surtout deux femmes qui se détachent pour moi du récit, deux femmes fortes. Mary-Love Caskey, la mère de famille qui régente absolument tout et Elinor Dammert, personnage étrange, très froide qui semble prête à tout pour faire partie de la famille Caskey.

Tout se met en place doucement, c’est très intéressant…
Suite à une crue destructrice des rivières Perdido et Blackwater, les mille deux cents habitants d’une bourgade du nord de l’Alabama sont obligés d’abandonner leurs maisons, leurs biens, fuyants vers les hauteurs pour sauver leurs vies. Mais le pire risque d’être à venir, quand les eaux vont refluer arrachant tout sur leur passage. Les dégâts provoqués se compteront en millions de dollars. L’idée de construire une digue se met en place. Elinor est contre !

L’écriture de Michael McDowell, au style solide et efficace, est traversée d’une certaine poésie, et caractérisée par des images saisissantes, c’est presque cinématographique !

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Extraits :

« Maman, ta voix porte… Il ne faudrait pas que Mademoiselle Elinor t’entende.
– Elle ne m’entendra pas, à moins d’être en train d’écouter à la fenêtre, rétorqua Mary-Love d’une voix encore plus forte. Et je ne serais pas surprise qu’elle le fasse !
– Maman, qu’est-ce qui te déplaît tant chez elle ? demanda Sister avec douceur. Moi, je l’aime bien. »

« Mary-Love Caskey ne prétendait pas contrôler les actes et les émotions de son fils comme c’était le cas avec Sister. Elle savait que l’institutrice aux cheveux roux lui plaisait, mais elle savait aussi que ce n’était pas son rôle de dire à son fils de ne pas l’apprécier. Oscar était désormais l’homme de la famille et ça devait entrer en ligne de compte. Aussi, Mary-Love se réjouissait-elle qu’en dépit de la proximité de voisinage, Elinor et Oscar aient si peu d’échanges. La crue avait provoqué leur rencontre, mais ses répercussions semblaient – du moins, pour le moment – les séparer. »

« Ce qu’il savait en revanche, c’est qu’Elinor ressemblait énormément à Mary-Love : dotées d’un caractère fort et dominant, toutes les deux exerçaient leur pouvoir d’une façon avec laquelle il ne pourrait jamais rivaliser. Voilà la plus grande méprise au sujet des hommes : parce qu’ils s’occupent de l’argent, parce qu’ils peuvent embaucher quelqu’un et le licencier ensuite, parce qu’eux seuls remplissent des assemblées et sont élus au Congrès, tout le monde croit qu’ils ont du pouvoir. Or, les embauches et les licenciements, les achats de terres et les contrats de coupes, le processus complexe pour faire adopter un amendement constitutionnel – tout ça n’est qu’un écran de fumée. Ce n’est qu’un voile pour masquer la véritable impuissance des hommes dans l’existence. »

« Soudain, les couleurs s’estompèrent, et son visage fut baigné de fraîcheur. Elle ouvrit les yeux. Un unique nuage gris sombre venait d’escamoter le soleil. Il n’était pas grand – probablement pas plus que la parcelle de terrain sur laquelle étaient bâties les maisons Caskey, pensa Zaddie – mais il n’était pas du tout à sa place. Zaddie était certaine qu’aucun nuage n’était visible à l’horizon cinq minutes plus tôt. Elle s’aperçut qu’autre chose n’était pas normal : on trouvait ordinairement les nuages solitaires bien plus haut dans le ciel, et ils avaient tendance à être vaporeux, brillants et blancs. Celui-ci était noir, bouillonnant et bas. »

 

Au-delà des manipulations et des coups de théâtre, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série populaire de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

Anticipation, Drame, Polar, Thriller

La vengeance divine

de Yves Gardères
Broché – 9 juin 2023
Éditeur : Nombre 7

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À la fin de l’été, la découverte d’un sarcophage au cœur des Pyrénées marque le début d’une série de crimes ignobles. La responsabilité d’une secte, qui prône l’adoration du dieu égyptien Rê, ne fait aucun doute.

Le dossier prend une tout autre dimension lorsqu’un vieux policier solitaire, acariâtre et rongé par un lourd secret, débarque de Paris. Malgré son opposition, il est obligé de travailler avec une jeune gendarme, joviale et inexpérimentée, qui l’exaspère au plus haut point.

Face à une menace qui pourrait engendrer de nombreuses victimes innocentes, ce duo totalement atypique va devoir trouver les clés pour s’engager dans une véritable course contre la montre, et éviter que la vision apocalyptique de ce mouvement sectaire ne provoque une tragédie.

 

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Avec La vengeance divine, Yves Gardères nous propose un roman d’anticipation à couper le souffle et très réaliste.

Nous sommes en 2026, un gourou décédé a prédit la fin du monde.
Un groupe de randonneurs fait la découverte d’un sarcophage suspendu dans les Pyrénées. Ils fontappel à une équipe de haute montagne pour le signaler. Un couple d’enquêteurs que tout oppose, Pierre Antonelli, commissaire de police, et Doris Lesage, une jeune gendarme vont devoir coopérer de découvrir une vérité déconcertante !

Une secte constituée d’adorateurs du Dieu Rê, qui propage depuis plusieurs années insidieusement son influence dans la région, prône l’apocalypse, dans les jours à venir…
Notre duo improbable n’a que quelques jours pour éviter un immense suicide collectif. Mais très vite, Doris est persuadée que le commissaire Antonelli lui cache quelque chose d’important…

Je découvre la plume d’Yves, avec ce roman. Une plume fluide et très agréable, elle est aussi incisive et très visuelle, fort bien documentée et drôle aussi lorsque nos deux comparses se retrouvent face à face !

Un roman passionnant où le policier bougon devra faire des concessions à la jolie et très souriante gendarme. Soyez les bienvenus dans un compte à rebours angoissant qui vous mènera peut-être vers une fin apocalyptique…

Une histoire captivante et pleine de rebondissements à découvrir au plus vite !

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Extraits :

« Il est très tôt, mais la chaleur est déjà prégnante dans ce lieu emblématique des Pyrénées.
En cette mi-septembre, l’automne semble prendre son temps. Depuis quelques années, le réchauffement climatique fait son œuvre. Les chutes d’eau qui parsèment habituellement le fond du cirque ont disparu. Il ne reste plus que la grande cascade, alimentée par l’eau de fonte du glacier du Marboré, qui peut être considérée comme la source du gave de Gavarnie. »

« Il laisse la parole à Antonelli, mais le policier laisse Doris faire la synthèse de leur journée, ce dont elle s’acquitte brillamment. Elle termine en calant l’image de vidéosurveillance et en désignant les deux hommes et la femme, identifiés comme les enfants du gourou par le commissaire.
Avant que Doris n’aborde l’identification de cette femme plus âgée, le procureur vient au secours du policier, qui semble à nouveau embarrassé. »

« Le policier reprend le scellé, en regardant la jeune femme.
– Lesage, imprégnons-nous de ce texte maintenant.
Stéphane, lui, est impressionné par Doris. En dehors de ses blagues parfois énervantes, elle a véritablement un don naturel.
Elle a su s’imposer tout en douceur auprès de cet homme exécrable. Les autres participants sont très attentifs et restent également silencieux pour ne pas les perturber. »

« Le policier se sent déconnecté de la réalité. L’isolation phonique exceptionnelle, qui ne permet pas de percevoir les hurlements de la tempête, rend ce spectacle totalement surréaliste.
Pourtant, il conserve toute sa lucidité. Il sait très bien que, dans les prochaines heures, il va devoir affronter une épreuve personnelle redoutable. Alors qu’il travaille solitairement depuis des années, il se sent rassuré par la présence de Doris Lesage.
Bien qu’ils forment un duo totalement atypique, il apprécie beaucoup la jeune femme pour ses capacités professionnelles, ses perceptions redoutables.
Selon la tournure des événements, il se pourrait bien qu’elle se retrouve seule pour gérer cet épilogue apocalyptique. »

 

Retraité de la gendarmerie, Yves Gardères a effectué toute sa carrière dans cette institution. Originaire des Hautes-Pyrénées, département où il a vécu jusqu’à ses 17 ans, il réside actuellement à Saint-Affrique dans l’Aveyron. Pour écrire, il s’inspire de son vécu, des épreuves qu’il a surmontées et des rencontres passionnantes, parfois dramatiques, qui ont jalonné sa carrière.

Émotion, Drame, Philosophique, Psychologie, Roman, Suspense, Thriller

Intuitio

de Laurent Gounelle
Poche – 29 mars 2023
Éditeur : Le Livre de Poche

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Timothy Fisher, jeune auteur de polar, mène une vie tranquille dans une rue du Queens, à New York, avec son chat Al Capone. Quand deux agents du FBI se présentent à sa porte pour lui demander de les aider à arrêter l’homme le plus recherché du pays, il croit d’abord à une plaisanterie. Mais, après un moment de rejet, il finit par accepter leur étrange proposition : rejoindre un programme secret visant à former des intuitifs, des personnes capables d’accéder à volonté à leurs intuitions. D’abord sceptique, Timothy découvre que le monde cache des possibilités insoupçonnées. Il se trouve embarqué dans une course contre la montre qui le conduit à apprivoiser ce pouvoir méconnu mais accessible à tous, un pouvoir qui nous montre la vie telle qu’elle est véritablement : extraordinaire.

C’est une vraie réussite, c’est passionnant, palpitant.
France Info TV.

Un thriller initiatique au suspense aussi original qu’haletant.
Ouest France.

 

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D’abord, je fus surpris, puis vint le doute, le récit est superbement construit, arrive alors le suspense, la colère puis la haine, l’envie de tout casser, de hurler… je suis seul dans ma chambre à quoi cela servirait-il ? Vient enfin l’apaisement, une union peut-être ? Le bien-être aussi… Tout n’est peut-être pas perdu. Mais au fond de moi, la colère est, et restera présente jusqu’au bout du récit. “Que deviendrait leur pouvoir, en effet, si vous, moi, nous tous ensemble, nous choisissions simplement d’être plus regardants sur nos décisions de tous les jours ? Leurs entreprises vivent grâce à nous, à nos achats, à nos choix. Elles reposent totalement sur nous et ne sont rien sans nous. Ils sont quelques centaines. Nous sommes huit milliards. Leur pouvoir s’effondrerait en moins de temps qu’il n’en faut à une tour pour s’écrouler sur elle-même”.

Laurent Gounelle est arrivé à me tenir en haleine avec son scénario que j’ai cru d’abord “fantastique”, d’ailleurs, il l’est, mais pour une tout autre raison !

Nous sommes dans la tête d’un écrivain un peu “perdu”, qui découvre la pratique du remote viewing, une certaine vision à distance, utilisée par la CIA depuis la guerre froide.
Il va être mêlé dans une enquête très spéciale, un peu à contrecœur au début, qui va mêler le président américain ainsi que de très grosses sociétés qui gèrent pratiquement le monde.

Un roman vraiment passionnant, qui aurait être rébarbatif et technique, mais l’auteur a su retranscrire en termes clairs et accessibles des notions sur le Temps, les Distances et l’Univers Quantique. Il m’a donné de nouveaux repères et a ouvert chez moi des portes sur l’inconnu, concernant l’intuition et le développement personnel à un très haut niveau.
Dès le début du roman, j’avais ressenti comme une vibration différente, comme lorsque l’on écoute certaines musiques composées en 432 hz au lieu de 440 hz…
Très vite, je me renseigne sur Internet. Le Projet Stargate, le Remote Viewing (je vous conseille vraiment de vous renseigner !), la déforestation en Amazonie… toutes ces grosses boîtes ! Tout est vrai !!!
Ce n’est plus un roman que je lis, c’est la vérité.
Laurent, se sert de ce récit pour nous envoyer un message… des messages, car aujourd’hui, il y a urgence.

Intéressant, passionnant, intrigant, ce roman nous invite à réfléchir sur ce que nous sommes et ce que nous pouvons devenir si nous prêtons attention aux signaux que notre « corps » nous envoie.
Gros coup de cœur bien sûr, que je ne peux que vous recommander. Laurent est un auteur surprenant qui est arrivé à me faire comprendre que nous avons tous une “puissance”. À nous maintenant, d’apprendre à nous en servir, “La croyance en soi”.

Merci Laurent…

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Extraits :

« Je culpabilisais de ma réaction première, et j’étais perplexe devant la gentillesse, l’abnégation de cet homme qui avait spontanément choisi de se tremper et de se salir pour aider un inconnu. L’aurais-je fait à sa place ? Ben… pas sûr… et à son âge, sûrement pas. »

« J’ai la faiblesse de penser qu’on vient sur terre avec une mission, un rôle à accomplir. Chacun de nous. Et qu’on a en nous les talents qui nous permettent de le faire.
Quand on regarde autour de nous, ça ne saute pas aux yeux… Parce que la plupart des gens ne se connaissent pas. Ils ont des talents qu’ils ignorent. Leur esprit est accaparé par l’agitation du monde, les médias, l’influence de la publicité… S’ils écoutaient suffisamment ce qui vient du plus profond d’eux-mêmes, ils sentiraient ce vers quoi ils sont appelés, et ils découviraient qu’ils ont en eux les ressources nécessaires pour l’accomplir. »

« Quand on vit dans l’incertitude, le plus sage est d’avoir confiance. Confiance dans la vie, confiance en soi, en sa bonne étoile… S’inquiéter ne sert qu’à nous couper de l’accès à nos ressources, abîmer notre santé, et rendre notre compagnie désagréable aux autres. La confiance est la clé de voûte de notre équilibre, de notre force, de notre capacité à rebondir. Avoir confiance même quand tout semble perdu, qu’on ne voit pas l’issue, et que l’avenir semble aussi bouché qu’un ciel de novembre. »

« Dans des lettres que les Nations unies ont écrites à Blackstone ainsi qu’aux gouvernements de la République tchèque, du Danemark, d’Irlande, d’Espagne, de Suède et des États-Unis, elles accusent Blackstone et d’autres firmes d’investissement d’éloigner les locataires à revenus moyens et faibles de leurs logements, de réduire le nombre de logements abordables, et d’entreprendre des expulsions agressives pour assurer le niveau de leurs revenus locatifs. Et elles reprochent aux pays visés de ne pas défendre les droits des locataires de logements ou de bureaux face à ces firmes. Blackstone s’est juste contentée de contester les faits. Ces gens sont au-dessus des gouvernements, et même les Nations unies ne les inquiètent pas. »

Laurent Gounelle est l’un des romanciers français les plus lus dans le monde. il écrit des romans qui expriment sa passion pour la philosophie, la psychologie et le développement personnel.

Ancien spécialiste des sciences humaines, formé en France et aux Etats-Unis, conférencier à l’Université de Clermont-Ferrand, il a pendant de nombreuses années sillonné le monde à la rencontre d’hommes et de femmes qui, chacun à sa manière, apporte des éclairages sur la question fondamentale entre toutes : comment s’épanouir et donner du sens à sa vie.

Il se consacre aujourd’hui à l’écriture. Ses romans sont des best-sellers traduits dans le monde entier.

En savoir plus sur le site de l’auteur : http://www.laurentgounelle.com

Adolescence, Amour, Émotion, Drame, Humour

Là où tu iras j’irai

de Marie Vareille
Poche – 28 février 2018
Éditeur : Le Livre de Poche

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Isabelle a 32 ans, un chihuahua nain prénommé Woody-Allen et une carrière d’actrice comparable à celle du Titanic : catastrophique. Le jour où elle refuse d’épouser l’homme qu’elle aime, sous prétexte qu’elle ne veut pas d’enfant, elle se retrouve à la rue. Elle accepte alors le seul rôle qu’on lui propose : se faire passer pour l’irréprochable Nanou du petit Nicolas, qui n’a pas prononcé un mot depuis la mort de sa mère, afin d’infiltrer sa famille et d’y exécuter une étrange mission. Elle part donc pour l’Italie, dans la maison de vacances familiale, loin d’imaginer à quel point la rencontre avec ce petit garçon blessé par la vie va bouleverser sa vision du monde.


Réjouissant.

Femme actuelle.

Les aventures d’Isabelle font mouche : sens de la formule, humour, justesse, émotion.
Télé star.

 

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Encore un livre lu d’une traite !

Mais qu’est-ce que j’ai ri…
Rarement cela ne m’étais autant arrivé durant une lecture. Il y a de nombreux rebondissements, c’est léger, c’est frais, mais pas que…
Avec des personnages très attachants, tous sans exception, Marie Vareille nous a concocté un vrai petit bijou de lecture.

Isabelle a 32 ans, elle s’est un peu perdue dans sa vie. Pour ne pas se retrouver à la rue, après une très courte hésitation, elle accepte un poste de nourrice, en Italie, proposé par l’une des enfants dont elle doit s’occuper, moyennant la somme de dix mille euros pour quelques semaines… Vous vous doutez bien que rien n’ira comme il se doit !

J’ai été très agréablement surpris par la trame du récit, le rythme et un final rempli d’étincelles ! Derrière un “petit” roman qui aurait pu être léger, Marie nous dévoile une histoire profonde, dure parfois et très émouvante. La plume de l’auteure est belle, vivante, j’aurais voulu partager encore quelques instants avec le petit Nicolas, ses sœurs, deux vraies pestes, Isabelle et tous les autres…

Une histoire pleine de tendresse, remplie de beaux sentiments, qui m’a fait du bien et m’a permis de passer un très agréable moment, où j’ai complètement déconnecté de mon quotidien. C’est aussi ça la lecture…
Mais qu’est-ce que j’ai ri 😂 😂 😂!!!

Un livre que je vous conseille tout particulièrement… Un vrai plein d’oxygène !

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Extraits :

« Isabelle !
Pour la troisième fois, Quentin secoua l’épaule d’Isabelle.
Hein ?! Quoi ?!
Elle leva une tête paniquée de l’oreiller qu’elle enserrait de ses bras comme un naufragé une bouée de sauvetage. Elle avait la marque des draps incrustée sur la joue gauche et ses yeux bruns, écarquillés portaient encore les traces du maquillage de la veille. Avec ses cheveux blonds ébouriffés, elle présentait à Quentin le visage effaré d’un oisillon tombé du nid.
– Il est midi ! Ton audition !
– Mon audition ? Quelle audition ?… Ah merde, mon audition ! »

« Personne n’écoute ceux qui ne parlent pas, alors lui non plus ne voulait pas écouter. Malheureusement, le bruit finissait toujours par se rétablir. D’abord le grattement d’un stylo sur une feuille de papier, des voix d’enfants assourdies, des talons sur le parquet, comme si quelqu’un montait graduellement le volume d’une radio réglée au minimum. Le docteur avait ouvert la porte. Nicolas pouvait aller attendre dans la salle d’attente. Vingt minutes s’étaient écoulées depuis qu’ils lui avaient dit de ne pas s’inquiéter. Il n’avait pas la moindre idée de ce qui s’était passé depuis. Parce que Nicolas se taisait, la plupart des gens présumaient qu’il était sourd. »

« Dans le grand appartement du boulevard Saint-Germain, assis sur le parquet du salon, Nicolas remonta les lunettes rondes qui glissaient sur son nez et déplaça son fou de l’autre côté du plateau. Le fou pouvait traverser les cases à toute bringue et en diagonale. Les autres pièces ne se méfiaient jamais de lui. Normal, puisqu’il était fou. Nicolas se refusait d’ailleurs à utiliser tout autre pion. Concentré sur son jeu, il laissa s’échapper une goutte de salive qui vint s’écraser sur son pyjama Spiderman. En face de lui, sa mère lui sourit avec tendresse. »

 

Marie Vareille est née en Bourgogne en 1985 et vit aux Pays-Bas avec son mari et ses deux filles. Son bestseller La Vie rêvée des chaussettes orphelines, traduit dans de nombreux pays, s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires. Il a reçu le Prix des lectrices Charleston 2020 et le Prix des Petits mots des libraires 2021.
https://leressentidejeanpaul.com/2022/06/08/la-vie-revee-des-chaussettes-orphelines/

Elle est également l’autrice, aux éditions Charleston, de Je peux très bien me passer de toi (Prix Confidentielles), Ainsi gèlent les bulles de savon et Désenchantées.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/15/desenchantees/

Elle a reçu de nombreux Prix en littérature jeunesse pour sa trilogie Elia la Passeuse d’âmes et son roman Young Adult Le syndrome du spaghetti a été récompensé du Prix Babelio en 2021 et figure dans la sélection du Prix des Incorruptibles 2022-2023, organisé tous les ans en partenariat avec le Ministère de la culture et l’Éducation Nationale.

Amour, Émotion, Drame

La Faiseuse d’étoiles

de Mélissa Da Costa
Poche – 7 juin 2023
Éditeur : Le Livre de Poche

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« Tu m’as appris une leçon essentielle aujourd’hui. Je croyais bien faire mais c’est toi qui as raison. On cherche toujours le bonheur loin de chez soi. On croit qu’il se trouve dans l’exotisme, de paysages différents, de senteurs nouvelles, de bâtiments imposants. Ce n’est pas toujours vrai, n’est-ce pas ? Parfois le bonheur, c’est juste être assis sur une butte tous les trois. »
À travers une histoire bouleversante, Mélissa Da Costa nous prouve une fois de plus que l’imagination n’a pas de limite, et qu’il n’existe pas de meilleur pouvoir que l’amour pour guérir les blessures les plus profondes.

Soutenez l’action d’UNICEF en faveur de l’éducation, pour permettre aux 124 millions d’enfants actuellement non scolarisés dans le monde de sortir de la pauvreté et de se construire de meilleures chances d’avenir. WWW.UNICEF.FR

 

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Une fois l’histoire commencée, impossible de la lâcher…
Un récit qui m’a particulièrement ému, qui m’a touché étant moi-même papa, et même aujourd’hui papy.

Je m’étais souvent posé cette question lorsque mes enfants étaient petits, comment pourrais-je aborder avec eux le thème de la mort ou de la maladie, sans les traumatiser, ni les perturber…
Ou comment le mensonge peut protéger nos enfants de cette dure réalité ?

Mélissa, encore une fois, nous emmène dans un monde onirique de toute beauté. C’est plein de poésie, c’est tellement beau, je me suis laissé porter par cette histoire toute en douceur et tendresse, passant du sourire aux larmes…
Comment ne pas partager les sentiments d’Arthur, avec tout le mal que se donne sa maman pour le protéger. Les jeux, les histoires, parfois abracadabrantes, mais tellement justes. Un roman de vie qui nous ouvre vers la vie, la nature et l’infini.
Cela reste à un autre niveau, un roman très sérieux et très triste sur une maman malade…
Mais Mélissa a su ouvrir une petite fenêtre pleine de magie qui nous emporte loin, très loin avec elle, pour notre plus grand bonheur !

Un livre qui devrait figurer dans toutes nos bibliothèques…

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Extraits :

« Ça avait été une drôle de fin de journée. Papa était venu me chercher à l’école. Maman n’avait pas pu. Dehors, il pleuvait. J’avais bien pensé à laisser mes chaussures pleines de boue dans l’entrée, mais Papa ne m’avait pas félicité. Il ne remarquait jamais ce genre de détails, contrairement à Maman. »

« Les adultes marchaient toujours trop vite en promenade. Ils fonçaient tout droit sans rien regarder.
Ils ne faisaient pas d’arrêt devant les racines en forme de serpent pour s’interroger : était-ce un boa ou plutôt un anaconda ? Ils ne s’agenouillaient pas devant deux gendarmes reliés dos à dos en se demandant lequel pouvait bien être le mâle et lequel la femelle et surtout, surtout, pour essayer de deviner combien ils auraient d’enfants.
Et puis ils ne cherchaient pas à ramener à la maison la plus belle feuille d’arbre ou le caillou le plus doux. Ils marchaient comme ça, les mains dans les poches, la tête dans les soucis et de temps en temps, ils se retournaient en soupirant :
« Allez, Arthur, dépêche-toi un peu. »

« Maman et Papa allaient très souvent à la cabane sur pilotis quand ils étaient jeunes, avant que je ne sois dans le ventre de Maman. Maman restait ici de longues semaines, elle s’installait sur la terrasse qui surplombait le lac et elle dessinait. Il paraît qu’elle avait plein d’idées quand elle était assise ici, qu’elle se sentait heureuse comme seuls les rossignols peuvent l’être. »

« Avant de dormir, alors que Maman remontait la couverture sous mon menton, elle me demanda : “Qu’as-tu appris aujourd’hui ? Il faut apprendre quelque chose chaque jour. C’est pour cela qu’on est vivants : pour apprendre encore et encore, les couleurs, les plantes, les animaux, les saisons, les sentiments…”
Comme je ne répondais pas, elle m’embrassa sur le front et chuchota :
“Tu as appris l’existence des crabes vampires aujourd’hui.”
Je fourrai mon pouce dans ma bouche. Je réfléchis. “J’ai appris qu’on doit libérer les barques”, dis-je.
Maman sourit, caressa mon front.
“Exactement. Ce sera ta leçon du jour : personne ne doit vivre accroché à une chaîne. Ni les barques, ni les animaux, ni les humains.” »

 

Mélissa Da Costa est une romancière française.

Après des études d’économie et de gestion à l’Institut d’administration des entreprises de Lyon (IAE) (2008-2011), elle est chargée de communication dans le domaine de l’énergie et du climat.
Elle suit également des formations en aromathérapie, naturopathie et sophrologie.

“Recherche compagnon(ne) de voyage pour ultime escapade” (2017), sorti en librairie sous le “Tout le bleu du ciel” (2019), est son premier roman.
Salué par la presse, il a reçu le prix du jeune romancier au salon du Touquet Paris Plage.
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/17/tout-le-bleu-du-ciel/

“Je revenais des autres” (2017), et “Les Lendemains” (2020), sont portés par les libraires et salués par la presse, ils ont conquis plus d’un million de lecteurs.
https://leressentidejeanpaul.com/2021/08/04/je-revenais-des-autres/
https://leressentidejeanpaul.com/2022/04/18/les-lendemains/

“Les douleurs fantômes” (2022) est lauréat du Prix Babelio – littérature française 2022.
https://leressentidejeanpaul.com/2022/08/25/les-douleurs-fantomes/

Elle figure au palmarès du Figaro des auteurs français ayant le plus vendus de livres.

Drame, Noir, Polar, Suspense

Journal ordinaire d’un assassin pas ordinaire

de Pascal Alliot
Broché – avril 2023
Éditions : Lazare et Capucine

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Itinéraire sanglant et halluciné d’un jeune homme, meurtrier en série, qui séduit puis assassine sordidement des jeunes femmes rencontrées au hasard de son chemin, laissant à dessein une trace sanglante et macabre bien identifiable.
Il va pourtant tenter de revenir sur son enfance tourmentée, essayer d’échapper à ses démons, refaire sa vie, mais l’amour appelle inexorablement le sang.
Un juge va se lancer à sa poursuite et le retrouvera, quinze ans après, alors qu’il vit reclus dans un phare.
L’heure du jugement sonne enfin.
Ce magistrat n’a rien non plus d’un homme ordinaire…
Pourtant, justice doit être rendue. La foule gronde et appelle le sang. Mais non, cet assassin pas ordinaire ne mérite pas une peine ordinaire…

 

• Couv_2023-076_Alliot Pascal - Journal ordinaire d'un assassin pas ordinaire.jpg

 

Pascal Alliot signe avec Journal ordinaire d’un assassin pas ordinaire un premier roman assez troublant, intéressant et bien écrit, mais qui pour moi a manqué d’un petit quelque chose pour l’apprécier au mieux.

Le récit se déroule en France au milieu du 19ème siècle. Un tueur en série sévit régulièrement le long du canal de Beaulauris, mettant à mal l’efficacité de la police et du “pauvre” juge Mourrisseau, qui en fera son “affaire personnelle” et ce, durant plusieurs années. Il ne s’arrêtera pas avant de trouver celui qui se livre à ces horribles meurtres.

Au début de ma lecture j’ai été agréablement surpris par le style de l’auteur, une écriture élégante que j’ai même trouvé drôle parfois… et oui ! La thématique du récit est intrigante, mais j’ai trouvé la première partie lassante, trop longue et répétitive, j’ai fini, bien malheureusement, par m’ennuyer de cette succession de meurtres, tous plus ou moins semblables. Ce sont ainsi, dix jeunes femmes qui vont être assassinées les unes après les autres, de manière horrible…

Puis enfin, à partir du second chapitre, on en apprend un peu plus sur le tueur. Ses origines. Pourquoi autant de sauvagerie dans son mode de fonctionnement ? et surtout pourquoi tuer toutes ses jeunes femmes systématiquement ?

La suite du récit, incluant suspense et rebondissements va rattraper mon impression ressentie lors du premier chapitre.
Un livre qui se lit très vite, avec de très bonnes idées. J’essayerai quoiqu’il en soit, avec plaisir un autre roman de Pascal pour ne pas rester seulement, sur cet assassin pas ordinaire !

Je reste malgré tout certain que ce livre trouvera son public !

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Extraits :

« Marianne marchait tranquillement lorsqu’elle croisa le regard que posait sur elle ce jeune homme qui semblait si doux. Pas un homme de par ici, pensa Marianne. Il était beau et se tenait à une bonne quinzaine de mètres. Le coup de foudre fut immédiat. Elle ne put y résister. Comme un appel vers l’infini désir. Jules, c’était superbe, mais pour les choses du sexe, un bel amant étranger vaut plus que tout. Donc, à sa totale surprise, elle se donna très vite à lui, dans les hautes herbes. Elle ne sentit nullement la lame du couteau qui l’égorgea ni les multiples coups qui lui furent portés au ventre. La police en comptera vingt-sept un peu plus tard, lorsqu’ils découvrirent, horrifiés et pâles, le corps inerte et sanglant de la belle Marianne. »

« On retrouva le corps nu d’Apolline le 26 juin 1867.
Le visage avait été écrasé par une grosse et lourde pierre lancée à la volée, réduisant en bouillie ce visage d’une beauté remarquable. Il y avait un atroce « F » taillé sur trois centimètres d’épaisseur sur le bas du ventre de la jeune femme et vingt-sept coups de couteau portés avec une sauvagerie extrême. Comble de l’horreur, les deux seins découpés, posés près des genoux. Aucune rose dessinée cette fois ou déposée sur le corps. »

« La délicieuse jeune femme avait été égorgée avec un couteau de belle dimension, très hâtivement, vu la large et horrible plaie ouvrant sa gorge. Elle porte aussi la trace de vingt-sept coups de couteau en de multiples endroits sur son ventre. Ses deux seins avaient été découpés et déposés sur les côtés au niveau des genoux. Il y avait également cet atroce « F » taillé sur le bas-ventre de la jeune femme. Et cette rose, naturelle, posée sur son abdomen. Et, nouveau détail, deux baisers de sang déposés sur son sexe et ses lèvres, marquées de morsures. »

 

Archéologue céramologue, Pascal Alliot vit en Espagne, près de Barcelone.
« Journal ordinaire d’un assassin pas ordinaire » est son premier roman avec lequel il nous entraîne dans un imaginaire brutal, onirique, riche et haletant, nous faisant visiter les tréfonds de l’âme tourmentée d’un meurtrier.

Émotion, Drame, Roman

Grand comme le monde

de Lou Valérie Vernet
Broché – 22 juin 2023
Éditions : M+

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Pour la première fois, il tourne le dos à la caravane, au bois, à tout ce qu’il connait. Il tourne le dos au père et il répète : Je pars. Qu’est-ce qu’il pourrait dire d’autre ? Je pars pour dire le poids du corps, la brûlure du silence, la solitude, l’inévitable et le devoir. Je pars pour dire en un mot ce que mille ne sauraient révéler. Pour ne pas user le peu de force qu’il lui reste et d’un geste de la main montrer au loin ce qu’il laisse en haussant les épaules…. Un silence à hauteur d’homme, tapi dans le coeur d’un enfant.

Ainsi débute l’histoire de Pepo. Une nuit de décembre, le père meurt. Commence alors pour l’enfant un long chemin d’apprentissage pour revenir au centre des hommes et de la Ville, celle qui, parait-il, avale la tête des gens. Tiraillé entre le besoin de vivre sa propre destinée et celui de ne pas trahir ses origines, il n’aura de cesse de faire des allers-retours entre sa vie d’enfant sauvage et son envie de retrouver une place dans le monde.

Une histoire forte, universelle, incarnée.
Véritable ode à la liberté et à la littérature.

 

• Couv_2023-074_Vernet Lou Valérie - Grand comme le monde

 

Je suis un peu sonné.
J’ouvre un œil. D’abord, le gauche, le droit suivra très vite.
Où suis-je ?
J’entends une respiration tout près de moi. Une personne qui a l’air assoupi. Je n’ose pas me retourner, mais j’ai bien peur de deviner…
Certains de mes souvenirs reviennent. Je me rappelle. Je sais pourquoi je suis là, dans cette chambre. Rigolo n’a pas eu autant de chance que moi… Je pense très fort à toi mon ami, mon seul ami.

Soudain des bruits dans le couloir. La respiration rassurante cesse soudain. Elle s’est réveillée. Elle. C’est forcément elle. Mais je ne suis pas encore prêt, mais alors pas du tout…

Le temps s’est suspendu.
Gilbert Cesbron disait, : “le bonheur, c’est quand le temps s’arrête.”
Aujourd’hui, je doute de sa phrase.
Je referme les yeux. Elle finira bien par partir… ensuite, j’aviserai…

Envie de disparaître…

Lou Valérie Vernet, signe ici, pour moi, son plus beau roman…

Très tôt, dans ma lecture, j’ai pris la main de Pepo afin qu’il m’emmène avec lui dans son aventure. Une aventure atypique où chacun de ses questionnements trouve un sens. Telle une plante, au moment où il en a le plus besoin, Pepo perd son tuteur, son père, son repaire…
Il a tout juste sept ans et devra se découvrir, lutter, s’accrocher à cette nouvelle vie, riche en émotions, qui lui tombe dessus.
Malgré la disparition de son père, il est toujours là, présent dans sa tête et dans son cœur, tel un phare qui le guide à travers les jours qui passent, à travers sa vie, mélange de certitudes et de trop nombreuses hésitations.

Un roman superbe qui aborde les questions de la vie. Lou ne triche pas. Tous les thèmes seront abordés, car pour pouvoir grandir, Pepo doit savoir. Savoir regarder, savoir comprendre et parfois savoir accepter.
Lou a suspendu le temps avec ce roman initiatique qui m’a envoûté, par son mélange de poésie, d’idéologie, de sagesse et de philosophie…
Coup de cœur magique !

“Vient Pepo ! Donne-moi ta main, et allons ensemble…”

Un grand merci à M+ éditions.

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Extraits :

« Douze heures plus tard, Elya regarde dormir Pepo, se demande s’il va se réveiller. Il n’a toujours pas bougé. Elle en est certaine, il a la même position qu’en s’écroulant sur son lit, recroquevillé sur lui, emmitouflé dans son blouson, tout habillé, son sac à dos dans les bras, serré contre lui. Comme un trésor auquel il s’accroche. Ou qu’il protège. Sorte de bouclier qui l’isole des autres, fait rempart. »

« Le père dirait sûrement que Pepo file un mauvais coton. Qu’une journée sans apprendre est une journée perdue. Qu’à ce train-là, il ne grandira jamais. Parce que si tu n’apprends rien, tu ne grandis pas. T’es juste une larve de plus qui se répand à la surface de la terre. Et que s’il continue, il va se fâcher tout rouge. Ah oui, les expressions du père, avoir une peur bleue, broyer du noir, voir la vie en rose, être blanc comme un linge, rire jaune, voir rouge, être vert de rage… »

« Le père qui était pourtant le sien n’a jamais permis qu’il l’appelle autrement. Aucun possessif n’était jamais rentré sur leur territoire. Que cette appartenance leste l’enfant d’une insupportable responsabilité ou d’un quelconque devoir pouvait le rendre hargneux. On vient au monde pour expérimenter la vie, Pepo, pas pour porter des fardeaux, encore moins ceux des autres. Ceux qui voudront te faire croire le contraire, fuis-les. Quoi que tu choisisses de faire, ne le fais jamais que par passion, envie, conviction. »

« Trois événements majeurs ont tout de même inscrit leur mémoire au-delà du quotidien. Comme des balises sur le chemin, des sortes de signes diront plus tard Carmen et Isabella. Car tout de même, qui peut grandir ainsi, sans jamais tenir la main de personne, juste là, posé au milieu d’eux. Pepo plus sauvage que ne l’était le père.
Plus solitaire et taiseux aussi. Présent, serviable, presque docile mais en retrait, à fleur de peau, constamment en alerte, sur le qui-vive. Jamais complètement serein, confiant, joyeux. Sans attachement autre que Rigolo. Sa seule source de chaleur, de souffle, de peau, de caresse, de mains et pattes tendues. »

« Parce qu’au fond, le Pepo qui dort en chacun de nous, c’est une liberté d’être sans autre loi que la sienne, poussée dans ces retranchements, condamnée à une solitude définitive et même pour ainsi dire, crevant d’aberration, incapable de nouer du solide, du durable ou de rester dans un endroit, au risque de se faire absorber puis d’avoir à partir et désirant dans le même temps qu’une main plus légère et plus forte, une main comme celle d’Isabella, de toutes ces femmes plus grandes que des dieux le sauve, l’élève, lui fasse courir le risque du renoncement, de l’acceptation, des deuils accomplis, des peurs enfin rejetées, repoussées, terrassées. C’est une histoire qui ressemble à la sienne dans toutes les histoires du monde, en train de sécher sur le grand Arbre à Feuilles, qui n’épargne à personne le devoir d’éprouver au moins une fois le silence, la douleur, l’absence, l’impuissance alors même que la force du chaos nous propulse dans l’existence sans autre apparat que notre propre humanité.
Fragile et dérisoire. »

Lou Valérie Vernet signe ici, avec Grand comme le monde son tout premier roman. Auteure multicartes, elle a déjà publié trois thrillers, deux polars et sept autres livres passant du récit humoristique aux fragments de voyage, du Feel Good au spicilège poétique, du recueil de nouvelles au théâtre. Tous ses ouvrages confirment son talent à manier en virtuose l’art de la mystification et à sonder les profondeurs de l’âme. Par ailleurs, photographe amatrice, baroudeuse des grands espaces, essayiste et poète à la plume acérée, elle n’en reste pas moins attachée à sa devise préférée « Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon vous n’en sortirez pas vivant ». B. Fontenelle.

Émotion, Drame, Frisson horreur, Suspense

Psylence

de Jean-Marc Dhainaut
Poche – 6 juillet 2023
Éditions : Taurnada Éditions

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Clara en est certaine : elle a vu quelqu’un dans leur chambre… Elle a essayé de prévenir son mari. Mais il ne l’a pas écoutée. Il aurait pourtant dû… Lui, comme toute la famille. Lorsque Meghan Grayford, journaliste passionnée en phénomènes étranges, s’empare de cette histoire, elle ne réalise pas encore l’horreur qui la guette. Pourquoi cet acharnement ? Pourquoi s’en prendre à ces braves gens ? Et, surtout, comment arrêter le mal en personne lorsqu’il vous montre du doigt ? Vous, le prochain sur sa liste…

 

• Couv_2023-071_Dhainaut Jean-Marc - Psylence.jpg

 

Quel plaisir de retrouver Meghan Grayford, que j’avais découverte dans Brocélia, Janis son ami d’enfance, ainsi que Mina et Alan, experts en recherches paranormales.

Dès les premières pages Jean-Marc Dhainaut, frappe très fort, et je me suis vite rendu compte que le livre risquait d’être “plus dur, plus violent” aussi, que ses précédents romans.
Je ne me suis pas trompé !

Clara Perec est une vieille dame qui a eu un passé assez mouvementé.
Une nuit, elle se réveille en sursaut et aperçoit une silhouette vêtue de rouge, sur son mari qui tente de l’étrangler. Elle allume la lumière et la forme étrange disparaît… Le lendemain, elle reçoit du monde pour fêter ses 77 ans. Dans une discussion avec sa famille, elle glisse son étrange réveil de la nuit passée au cours du repas. On a du mal à la prendre au sérieux, certains doute même de sa santé mentale… La journée suit son cours jusqu’à une soirée agréable et tardive. Le matin suivant, Clara trouve son mari mort dans le lit conjugal. Il a été assassiné. Sa mâchoire a été disloquée, et pire, il a été étouffé avec ses oreilles qui ont été sectionnées…
Le jour d’après, c’est un autre membre de la famille qui est tué, puis très vite un troisième toujours de la même façon aussi affreuse !

Mais qui peut en vouloir à ce point à la famille Perec ?

Voilà une nouvelle enquête pour Meghan, mais cette fois-ci, malgré l’aide qu’elle aura de ses amis, se sera, à ses risques et périls…

Un récit avec une intrigue qui s’avère très addictive et captivante. Rapidement, le ton est donné et ne ralentira pas jusqu’au bout du récit.
Angoissant, avec plusieurs apparitions de spectres et de fantômes, des tortures et de l’hémoglobine, même une petite fille perdue qui recherche dans la nuit sa maman. Tout est parfaitement dosé, chaque élément qui parait au départ incongru, trouvera le long du récit, son explication. Jean-Marc a affûté ses mots et ne nous laisse aucun répit, cela en devient même immersif… Mais n’est-ce pas ce qu’on lui demande ?

Un très bon thriller fantastique que je recommande à tous les fans du genre !

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Extraits :

« Comment aurait-elle pu se coucher, poser la tête sur l’oreiller en fixant cette place occupée par Gwendal durant un demi-siècle à ses côtés ? Un demi-siècle d’amour fort, d’amour tendre. Comment affronter, là, à quelques centimètres de son visage, cette vision d’horreur à jamais gravée dans son esprit, et espérer pouvoir fermer les yeux ? D’ailleurs, plus personne n’entrait dans cette pièce. Sa décision était déjà prise : elle vendrait rapidement la maison. »

« Ouelque chose se trouvait là, avec elle, et l’observait. Elle trébucha sur une marche. Un son, un seul, résonna dans la maison : celui du “tchac ! tchac !” du sécateur qu’elle voyait scintiller dans la pénombre, là, dans la main d’un homme glissant vers elle, lentement. Une main ferme, forte, qui écrasait inlassablement les poignées de l’outil. Elle ne discernait pas son visage, et ses membres se distinguaient à peine de son habit sombre. »

« Il fit soudain si froid que du givre recouvrit les vitraux. Jamais Meghan n’avait observé de chute aussi brutale de la température dans un lieu potentiellement hanté. Hanté ? L’était-il ? Qu’en aurait pensé Alan Lambin à cet instant précis, s’il avait été là ?
Clara se mit d’un coup à se débattre. Des griffes venaient de lui lacérer les bras et le dos, et les lanières de sa chemise d’hôpital avaient été arrachées. »

« Ce qui l’étonnait toujours, après toutes ses années d’exploration, c’était cet incroyable sentiment de tristesse qu’elle éprouvait dans une maison abandonnée. Il s’y trouvait souvent les souvenirs d’une vie, tels que des photos en noir et blanc d’enfants ou d’adultes. Un bibelot posé sur la télévision, cadeau d’un être cher ? Quand ? Pour quelle occasion ? Un objet désormais oublié, recouvert de poussière. Pouvons-nous imaginer que, un jour, notre intérieur (notre décoration, l’intimité de notre foyer) devienne la proie des ravages du temps ou le sujet d’intérêt d’explorateurs urbains ? »

 

 

Jean-Marc Dhainaut est né dans le Nord de la France en 1973, au milieu des terrils et des chevalements. L’envie d’écrire ne lui est pas venue par hasard, mais par instinct. Fasciné depuis son enfance par le génie de Rod Serling et sa série La Quatrième Dimension, il chemine naturellement dans l’écriture d’histoires mystérieuses, surprenantes, surnaturelles et chargées d’émotions. Son imagination se perd dans les méandres du temps, de l’Histoire et des légendes. Il vit toujours dans le Nord, loin d’oublier les valeurs que sa famille lui a transmises.

Brocélia
https://leressentidejeanpaul.com/2022/07/07/brocelia/

L’Œil du chaos
https://leressentidejeanpaul.com/2023/02/13/loeil-du-chaos/

La maison bleu horizon
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/13/la-maison-bleu-horizon/

Émotion, Drame, Suspense, Thriller

Je suis le feu

de Max Monnehay
Poche – 14 avril 2023
Éditeur : Points

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La Rochelle, mois de juillet. Des mères assassinées en présence de leurs fils que le tueur a pourtant préservés de l’horrible spectacle. Des flics dépassés. Et Victor Caranne, psychologue carcéral à la prison de l’île de Ré, lancé dans une traque qui ne laissera personne indemne. Un héros hanté, un tueur de l’ombre et un suspense impeccable : Max Monnehay est la nouvelle voix du polar.

« Un livre qui vous embarque souffle coupé dans un autre univers. »
Libération

 

• Couv_2023-069_Monnehay Max - Je suis le feu

 

Je suis le feu, se déroule juste après Somb !

Bien que chacun des deux livres puisse se lire indépendamment l’un de l’autre, je vous conseillerai quand même de lire “Somb” avant, pour une meilleure fluidité de compréhension et ne serait-ce que le plaisir de la première rencontre avec Victor Caranne.

Plusieurs femmes sont retrouvées égorgées suivant le même modus operandi.
Ce coup-ci, Victor Caranne, psychologue dans le milieu carcéral, est appelé à la rescousse par le commissaire Baccaro et son équipe pour dresser le profil du tueur en série.
Une histoire sordide et violente où un tueur se cherche, en essayant de trouver une libération en assassinant des mères devant leurs fils.
Un grand suspense sera maintenu du début à la fin du récit et Victor va de nouveau s’impliquer personnellement afin d’aider la Police…

Max Monnehay maîtrise à nouveau l’aspect psychologique de tous les personnages, je suis même allé jusqu’à avoir de l’empathie pour le tueur, je l’ai compris et compatis avec sa souffrance, sans aucunement valider ses choix. C’est le gros “plus” de ses récits. Ce coup-ci, Max n’a pas hésité à glisser par-ci par-là quelques traits d’humour qui m’ont bien fait sourire, malgré le sujet traité, très sombre, elle s’en donne à cœur joie, à tous les niveaux et cela se ressens dans son écriture.
Comme dans le premier récit, de nombreux rebondissements sont égrainés tout le long du récit et le twist final… Wahou !

Cette suite pour moi confirme le fait que Max Monnehay risque de me faire passer encore de nombreuses heures de plaisir…

On dit régulièrement, “Jamais deux sans trois”.
Alors peut-être un troisième tome aux aventures de Victor ?

Dans tous les cas, un grand merci Max de nous emmener dans ton monde !

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Extraits :

« Bonjour, Rémi. Je m’appelle Victor.
L’enfant leva les yeux, puis les baissa immédiatement, comme si on l’avait pris en faute. Il paraissait minuscule, assis dans le grand siège en cuir noir.
Caranne referme la porte de la pièce rectangulaire, qui lui semblait encore plus encombrée que dans ses souvenirs.
Il avait demandé à Baccaro s’il pouvait interroger le gosse dans son bureau, les salles d’interrogatoire étant capable de filer le bourdon, un benêt sous Prozac. »

« Au moins, sa vie à lui n’avait rien eu de banal. La douleur, pensa-t-il, exclut d’emblée la monotonie. Une citation de Schopenhauer lui revint en mémoire : La vie oscille, comme un pendule, de la souffrance à l’ennui. Dans son cas, le pendule est resté bloqué d’un côté. »

« Un sanglot mangea le dernier mot de sa phrase, et elle monta les mains à son visage, incapable de retenir ses larmes.
“Viens là, ma poulette.” Il lui caressa longuement les cheveux. “Si vous autres imbéciles romantiques n’existiez pas, les histoires d’amour qu’on raconterait à nos enfants ressembleraient à des bilans comptables.” »

« Une belle femme brune, la poitrine dénudée et le regard tourné vers le hors-champ gauche, maintenait fermement ses deux enfants. Elle serrait le poing sur le manche d’une dague, seul élément vertical de l’œuvre. L’arme, acérée et menaçante, contrastait fortement avec les innocentes rondeurs enfantines à la peau de porcelaine.
Caranne fit un pas vers le tableau.
Fixa Médée.
L’ombre qui masquait son regard lui apparut comme la rage aveugle, qui allait la pousser à commettre le plus inconcevable des crimes.
L’infanticide. » 

 

 

Née en 1980 à Beauvais, Max Monnehay est l’auteure de Corpus Christine (Albin Michel, Prix du Premier Roman 2006), et de Géographie de la Bêtise (Le Seuil, 2012). Somb, thriller psychologique de haute volée, est son premier polar, couronné par le Prix Transfuge 2020 Meilleur espoir polar et par le Prix Sang pour Sang Polar.