Émotion, Drame, Fantastique, Histoire, Roman, Thriller ésotérique

Les prières de sang

de Jean-Marc Dhainaut
Poche – 5 juillet 2018
Éditions : Taurnada Éditions

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Alan Lambin, spécialiste en paranormal, est appelé à enquêter dans un vieux monastère ayant accueilli autrefois quatre templiers en fuite. Depuis, ses murs semblent dissimuler un lourd secret solidement gardé par des âmes hostiles. Les parchemins ne mentent pas, ni ces cris que chacun peut entendre la nuit dans les sombres couloirs du monastère. Et dire que tout a commencé parce qu’une étudiante a acheté un jour une armoire ayant appartenu aux moines.
Une armoire qui n’avait pas perdu la mémoire.

 

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Quel plaisir de retrouver Alan Lambin, mais surtout quel plaisir de retrouver la plume de Jean-Marc Dhainaut !
Dans cette nouvelle enquête, assisté de Mina Carletti, il est question de passages secrets, de Templiers et d’un vieux monastère…

Après avoir lu La maison bleu horizon, j’avais envie de savoir encore plus sur les enquêtes fantastiques et paranormales de notre duo.
Le rythme est ici plus soutenu, les choses s’accélèrent, il y a de nombreux rebondissements, et pas des moindres ! Il est question de fantômes particulièrement virulents, des Templiers assoiffés de sang, de jeunes mamans, de nourrissons décapités et d’un trésor caché !

Jean-Marc DHAINAUT m’a ébloui et vraiment surpris avec son récit, très différent du volet précédant, une écriture limpide et très efficace, avec un mélange bien dosé d’aventures et de paranormal, mais pas que… Car on dirait bien qu’il se passe quelque chose de plus en plus fort entre nos deux héros malgré leur timidité respective !

Vivement leur prochaine enquête !
Bravo Jean-Marc, et un grand merci aux Éditions Taurnada…

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Extraits :

« Céline les considéra à tour de rôle avant de se confier. Leur aide lui était précieuse, mais pouvait-elle vraiment leur faire confiance ? N’allaient-ils pas la juger ou l’écouter parler en songeant que tout ce qui pourrait l’aider ne serait que quelques vacances, un traitement médical ou un rendez-vous chez un psy ? »

« Mais elle était déjà loin. Des scènes improbables tournoyaient autour d’elle. Elle voyait des femmes, des dizaines de femmes avec leurs enfants dans les bras. Les bébés dont elle apercevait le visage étaient squelettiques et décharnés. Leurs mères poussaient des cris à pulvériser des verres en cristal. Elle était dans un bois et entendait des cloches sonner. Plus loin, elle distinguait des murs en pierre éclairés par des torches enflammées. Des chants religieux résonnèrent tout à coup, enveloppant ces scènes d’une atmosphère terrifiante et surréaliste. »

« C’est pas possible ! Mina, écoutez ça : « Ce dimanche, deux personnes ont été retrouvées mortes dans des circonstances malheureuses : un sans domicile fixe fortement alcoolisé, vraisemblablement mort de froid près de l’hôtel Roussel, et une vieille dame victime d’un arrêt cardiaque devant le relais routier, alors qu’elle rentrait chez elle. Deux nouveaux drames qui s’ajoutent à la mort du petit Quentin, pensionnaire de l’orphelinat Sainte-Clotilde, vendredi soir, fauché par une voiture alors qu’il s’enfuyait de l’épicerie après y avoir volé un paquet de bonbons.” C’est impossible ! »

« – Le soir où nous sommes arrives, quand je suis allé faire quelques courses, j’ai payé les bonbons d’un petit garçon qui n’avait pas assez d’argent.
– Et alors ? C’est un beau geste. Venant de vous, il ne me surprend pas.
– Vous n’y êtes pas. En lui payant ses bonbons, je l’ai empêché de les voler et de s’enfuir du magasin et de se faire écraser. Mais ce n’est pas tout : le clochard mort de froid, c’est celui à qui j’ai offert une couverture. Il dormait sur des cartons, près de l’escalier de l’hôtel, vous l’avez sûrement remarqué. Et cette femme, morte d’un arrêt cardiaque devant le relais routier, ne vous rappelle rien ?
– Oui ! La femme sur le trottoir !
– Exact Mina ! Et si nous ne l’avions pas aidée à se relever sous le poids de son vélo et de ses courses qui l’écrasait, elle aurait fait un arrêt cardiaque en tentant de le faire. »

 

Jean-Marc Dhainaut est né dans le Nord de la France en 1973, au milieu des terrils et des chevalements. L’envie d’écrire ne lui est pas venue par hasard, mais par instinct. Fasciné depuis son enfance par le génie de Rod Serling et sa série La Quatrième Dimension, il chemine naturellement dans l’écriture d’histoires mystérieuses, surprenantes, surnaturelles et chargées d’émotions. Son imagination se perd dans les méandres du temps, de l’Histoire et des légendes. Il vit toujours dans le Nord, loin d’oublier les valeurs que sa famille lui a transmises.

Brocélia
https://leressentidejeanpaul.com/2022/07/07/brocelia/

L’Œil du chaos
https://leressentidejeanpaul.com/2023/02/13/loeil-du-chaos/

La maison bleu horizon
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/13/la-maison-bleu-horizon/

Psylence
https://leressentidejeanpaul.com/2023/07/05/psylence/

Amour, Émotion, Philosophique, Roman

Respire !

Le Plan est toujours parfait
de Maud Ankaoua
Poche – 19 octobre 2022
Éditeur : J’ai lu

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“Tu ne le sais pas encore mais tu es exactement là où tu dois être.”
Malo, 30 ans, virtuose de la finance à qui tout réussit, est appelé à Bangkok pour aider une entreprise en difficulté. Quelques semaines après son arrivée, il surprend une conversation qui l’anéantit : il ne lui resterait plus que quelques mois à vivre… Au moment où il perd tout espoir, une vieille dame lui propose un pacte étrange : en échange de trente jours de sa vie, le jeune homme sera-t-il prêt à tenter une série d’expériences qui pourraient bien modifier le cours de son destin ? Malo accepte, et le voilà embarqué dans un incroyable périple aux saveurs et aux parfums de la Thaïlande, au terme duquel il découvrira peut-être l’ultime vérité. Plus qu’un roman, ce livre est une invitation à mener la vie qui vous inspire.

 

• Couv_2023-090_Ankaoua Maud - Respire

 

Après avoir terminé la lecture de Kilomètre Zéro, il y a quelques jours, que j’ai adoré et qui a été pour moi une belle révélation, j’ai tout de suite acheté les deux romans suivants de Maud Ankaoua !

Comme je m’y attendais, Maud m’a, dès les premières lignes emporté dans cette nouvelle histoire, et je me suis très vite attaché aux personnages aussi différents que sympathiques… J’ai ri, et j’ai versé aussi quelques larmes… de bonheur… à la fin du récit.

Malo est un bel homme. Intelligent, érudit qui adore son travail. Mais malgré tout, il est perdu, il vit seul depuis des années. Un jour, il décide de mettre fin à ses jours, suite à l’annonce de sa maladie, à priori incurable. Il sait que de toute façon, il ne lui reste que très peu de temps à vivre.
C’est au moment même où il s’apprête au pire, qu’il fera “LA” rencontre qui marquera sa vie.

Une histoire magnifique qui se déroule en Thaïlande. Maud à travers ce récit nous oblige à nous écouter plus profondément, elle nous invite à aligner notre mental avec notre cœur et notre corps, elle nous donne de nombreux conseils très simples à appliquer dans notre vie de tous les jours. Lu d’une traite, j’ai relu de nombreux passages pour m’en imprégner, j’ai ressenti une réelle bienveillance de la part de l’auteure, et cela fait un bien fou.

Un très beau coup de cœur qui apporte de l’optimisme et nous donne une vision différente du monde, quand on prend un peu de recul.
Merci à Maud, pour cette très belle histoire, pleine de rebondissements.

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Extraits :

« “On se connaît depuis un moment tous les deux, alors je ne vais pas y aller par quatre chemins, le scan révèle un sérieux problème de cerveau. Je compte sur toi pour passer au plus vite à l’hôpital. J’y suis toute la matinée.”
Malo avait compris sur-le-champ que ses maux de tête n’étaient pas anodins. Mais c’est à l’hôpital, deux heures plus tard, qu’il avait pris conscience de ce qui l’attendait. »

« – Pourrais-tu décaler ton suicide de trente jours ? Je te les achète !
– Mais vous êtes folle !
– Et toi, tu devrais être mort depuis un quart d’heure ! Alors, un peu de respect ! À présent que tu es en sursis, tu peux bien m’accorder trente jours, non ? Je pense avoir mérité un droit de préemption. Le vocabulaire juridique et comptable qu’utilisait Phueng le sidérait. »

« – L’émotion a pour fonction de te délivrer un message ou, plus exactement, de t’avertir d’un dysfonctionnement. Par exemple, la peur te prévient d’un danger pour que tu puisses t’en protéger ; la colère t’aide à affronter la menace ou vise à te faire réagir face à une situation qui te semble injuste ; la tristesse te permet de t’adapter à une perte, elle participe au processus de deuil. Quant à la joie, elle est l’émotion qui rend douce et agréable l’existence. La joie favorise l’ouverture aux autres, elle est le moteur de la vie et donne le courage d’entreprendre. »

« Lorsque nous essayons de faire plaisir à tout le monde, nous cessons d’être nous-mêmes, expliqua Phueng. Ne t’inquiète pas de ce que pensent les autres. Soucie-toi seulement de savoir si tu es fidèle à tes envies. »

 

Coach, conférencière et romancière, Maud Ankaoua vient du monde de la finance et de la stratégie d’entreprise. Passionnée par les relations humaines, elle partage à travers ses romans les enseignements qu’elle a reçus lors de ses différents voyages. Aujourd’hui best-sellers, Kilomètre Zéro et Respire ! rassemblent plus de 2 millions de lecteurs. Son nouveau roman Plus jamais sans moi vous fera cheminer sur le chemin de Compostelle et celui de l’amour…

Retrouvez Maud Ankaoua dans son podcast à succès: « Ces questions que tout le monde se pose » et sur son site maud-ankaoua.com.

Émotion, Drame, Fantastique, Noir, Poésie, Roman

BlackWater ******

Pluie
de Michael McDowell
Poche – 15 juin 2022
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

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Si le clan Caskey accuse le poids des ans, il est loin de s’être assagi : révélations écrasantes, unions insolites et réceptions fastueuses rythment leur vie dans une insouciance bienheureuse. Mais quelque chose surplombe Perdido, ses habitants et ses rivières. Le temps des prophéties est enfin venu.

« Je pense que c’est une erreur d’essayer d’écrire pour la postérité.
J’écris pour que des gens puissent lire mes livres avec plaisir,
qu’ils aient envie d’attraper un de mes romans
et qu’ils passent un bon moment sans avoir à lutter. »

Michael McDowell

 

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C’est un peu mélancolique, que je referme ce sixième et dernier tome qui offre un excellent recul sur l’ensemble… Pas moins de 1500 pages qui m’ont tenu en haleine. Extrêmement addictive, cette saga familiale sur plusieurs générations se lit vite, beaucoup trop vite.
Oui, je referme mon livre avec de nombreuses questions… mais la globalité du texte, tant par son suspense que par sa poésie en valait vraiment le détour.

De tome en tome, je me suis attaché, j’ai détesté, j’ai attendu parfois, j’ai été surpris souvent…
À Perdido, les femmes ont mené définitivement la danse dans ce récit follement romanesque et foncièrement populaire, historique aussi saupoudré de vengeance et de mystère et toujours ce brin de fantastique, remarquablement dosé, jamais gratuit, dans l’accompagnement des bouleversements émotionnels de la famille Caskey. Des incursions dans le monde des vivants qui sont, je le trouve, très réussies.

Coup de cœur pour ce roman dans son intégralité.
Coup de cœur pour ces éditions où chaque couverture est un chef-d’œuvre autant par les détails que par la qualité. Je ne me suis pas lassé de les regarder, de les décortiquer découvrant régulièrement de petits détails en lien avec le récit.
Et coup de cœur pour terminer, pour le concept du roman à épisodes, qui m’a fait retourner en enfance, lorsque j’attendais impatiemment les divers périodiques auxquels j’étais abonné !

Magnifique…

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Extraits :

« – Il est presque trop tard pour que vous ayez des enfants, soupira Queenie. J’espérais avoir un autre petit-fils. Mais peut-être que si vous vous y mettez rapidement…
– Queenie, je ne veux plus entendre un mot sur les enfants, coupa Miriam. Si je vois une de ces créatures chez moi, je me servirai de son crâne comme d’un pique-aiguilles. Malcolm, ne laisse pas ta mère te mettre des idées dans la tête à propos de petits-enfants, parce que je peux te garantir que personne ne me fera porter des vêtements de maternité. »

« Elle avait confiance en Lilah comme en elle-même. Ce que Lilah voulait était ce dont elle avait besoin ; ce qu’elle faisait était précisément ce que requérait la situation. En bref, la fillette devint rapidement insupportable. Or, Miriam ne s’apercevait de rien, ou peut-être choisissait-elle de ne rien voir. Elle la chérissait malgré son arrogance, et peut-être l’aimait-elle davantage à mesure que l’enfant devenait plus détestable avec les autres.
Oscar voyait tout ceci et s’en plaignait à sa femme et à son gendre. Selon lui, Elinor et Billy devaient intervenir avant que la petite fille ne soit irrémédiablement perdue. Mais ces derniers laissaient faire. »

« Tous ses rêves de jeune homme – ce qu’il obtiendrait, aurait et serait – n’étaient que des moyens pour parvenir à ses fins. Et cette finalité, c’était le bonheur.
Les choses ne s’étaient pas déroulées comme prévu, loin de là, pourtant il était raisonnablement heureux. Il craignait de se leurrer, de garder intentionnellement les yeux fermés pour clamer haut et fort que les barreaux de sa prison n’existaient pas. Peut-être existaient-ils bel et bien : c’était la maison, c’était Elinor, c’était le verger de pacaniers de l’autre côté de la route, c’étaient la digue et la rivière qui coulait derrière, Miriam et ses incessantes requêtes au téléphone d’un côté, et la forêt de pins sombres de l’autre. Mais si ces barreaux existaient bel et bien, il ne les voyait pas.
Sincèrement, il ne se sentait pas prisonnier ; et si c’était le cas, il faut croire que l’emprisonnement lui procurait un certain plaisir. »

« Il écouta, transporté de joie, avec stupeur ensuite lorsqu’une deuxième voix se joignit au chant, d’abord en cadence, puis à la façon d’un canon. Sa stupeur se fit émerveillement lorsqu’une troisième voix entra dans le chant. C’était celle d’Elinor. Elle chantait comme jamais Billy, ni personne à Perdido, ne l’avait encore entendue chanter. Les trois voix – « féminines, mais pas humaines », songea Billy – poursuivirent ainsi pendant plus d’une heure, aussi longtemps que dura la pluie. Quand celle-ci diminua, les voix aussi. Et quand l’eau ne tomba plus qu’une goutte après l’autre des avant-toits, le chant cessa tout à fait. Billy avait depuis longtemps perdu l’habitude de prier, mais là il implora les nuages de revenir, qu’ils s’abattent au-dessus de la maison dans l’espoir que les voix se remettent à chanter. Mais les nuages avaient dérivé loin de Perdido, et la maison demeurait silencieuse, à l’exception des plic ploc tombant du toit. »

 

Au-delà des manipulations et des coups de théâtre, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série populaire de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

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Émotion, Drame, Fantastique, Roman, Suspense

BlackWater *****

La fortune
de Michael McDowell
Poche – 3 juin 2022
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

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Tel un organisme vivant, le clan Caskey se développe et se transforme. Certains font face à la mort, d’autres accueillent la vie. Entre rapprochements inattendus, haines sourdes et séparations inévitables, les relations évoluent. Miriam, désormais à la tête de la scierie et noyau dur de la famille, ne cesse de faire croître la richesse. Suite à une découverte surprenante et miraculeuse – sauf pour une personne –, c’est bientôt la ville entière qui va prospérer. Mais cette soudaine fortune suffira-t-elle, alors que la nature commence à réclamer son dû ?

 

• Couv_2023-086_Mc Dowell Michael - BlackWater *****

 

Un tome 5 très intéressant, car il aborde un autre aspect de la famille Caskey, qui était déjà sous-jacent dès le premier tome, l’argent.
Grâce à la scierie et aussi à leurs forêts, les Caskey étaient une famille riche. Le pétrole, fera-t-il d’eux des millionnaires ?

Pas facile de parler de cette superbe saga sans trop en dévoiler !
La ville de Perdido et la famille Caskey sont définitivement indissociables, et l’ascension de cette famille avec cette ville sont intimement liés. Le fleuve nous emporte dans ses eaux tumultueuses et nous dévoile de nouveaux éléments, toujours plus en profondeur. D’autres membres de la famille, des naissances, les Caskey continuent leurs investissements et achètent toutes les terres aux alentours, et même au-delà sur les “conseils” d’Elinor. Sait-elle des choses que tous les autres ignorent ?
Elle règne désormais sur son clan comme une juste Impératrice…

Le fantastique aussi revient avec éclat ! Mais qui est donc Nerita ? Pourquoi doit-elle se cacher ?

J’adore vraiment cette série, cet univers, cette écriture. J’aime aussi ces portraits de femmes, toutes si différentes, toutes si déterminées… Le meilleur tome jusqu’à présent !
J’ai hâte d’enchaîner avec le 6e et dernier volet, attendant la fin avec impatience, et aussi avec un peu de tristesse.

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Extraits :

« Se renfonçant contre le dossier de son siège, Frances réfléchit à la question avant de répondre avec précaution :
Je me sens différente. Je comprends des choses que je n’avais jamais comprises. Je vois des choses que je n’avais jamais vues. J’entends des choses que je n’avais encore jamais entendues. Chaque chêne d’eau a bien un nom, et à présent, je les connais. Quand je suis assise ici et que je sens souffler la brise, je sais où elle a voyagé. Je serais incapable de l’exprimer, mais je le sais. Je sens que mon corps a changé, et je crois que c’est autre chose que simplement la grossesse. On dit qu’en attendant un enfant, toutes les femmes subissent des changements dans leur corps, mais là, c’est différent. C’est la façon dont je bouge, dont je ressens les choses quand je les prends entre mes mains. Je ne sais pas quoi exactement… Maman, est-ce que je suis réellement en train de changer ? »

« Après la naissance de leur fille, Billy nota un changement radical chez son épouse. En une seule nuit – quelques heures durant lesquelles il avait été chassé de la maison -, elle paraissait soudainement avoir mûri et hérité de l’autorité et de l’autonomie des femmes Caskey. Elle n’était ni agressive ni exigeante ; ce n’était pas du tout sa nature. Mais elle savait désormais ce qu’elle voulait et n’hésitait plus à le dire. Alors qu’elle avait auparavant accepté toute opinion ou volonté qui ne fût pas la sienne, voilà qu’elle considérait ses désirs comme équivalents à ceux de n’importe qui. Elle n’était plus aussi dépendante qu’auparavant. »

« Soudain, quelque chose frôla sa main palmée et se mit à lui mordiller un doigt, avant de remonter le long de son bras jusqu’à sa poitrine.
“Nerita !”, cria Frances en plongeant la tête sous l’eau.
Un instant, ses yeux humains restèrent inchangés, et ce fut à travers les eaux rougeâtres de la Perdido qu’elle aperçut les contours flous de Nerita – comme elle avait grandi ! Même dans son cœur de mère, quelque chose dans l’aspect de son enfant la rebuta.
Et puis ses yeux subirent à leur tour la transformation, et elle vit Nerita avec clarté. Sa forme ne la rebutait plus. La petite se jeta au cou de sa mère et glissa affectueusement sa tête dans la bouche de Frances. »

« Mère et fille restèrent silencieuses un instant.
“Il y a autre chose qui te tracasse, non ?”
Frances hocha la tête.
“Qu’est-ce qu’il y a ?
– Je ne suis pas sûre de vouloir te raconter.
– Mais tu vas le faire dans tous les cas, n’est-ce pas ? Autrement, tu ne serais pas montée ici avec moi. Si tu n’avais pas eu l’intention de tout me dire, tu ne m’aurais rien dit du – Nerita n’a pas mangé le fils Gully en entier.
– Comment ça ?
– Elle… elle m’a gardé une part.” »

 

Au-delà des manipulations et des coups de théâtre, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série populaire de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

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Émotion, Drame, Fantastique, Roman

BlackWater ****

La guerre
de Michael McDowell
Poche – 19 mai 2022
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture

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La guerre est finie, vive la guerre ! Une nouvelle ère s’ouvre pour le clan Caskey : les années d’acharnement d’Elinor vont enfin porter leurs fruits ; les ennemies d’hier sont sur le point de devenir les amies de demain ; et des changements surgissent d’où personne ne les attendait. Le conflit en Europe a fait affluer du sang neuf jusqu’à Perdido. Désormais les hommes vont et viennent comme des marionnettes sur la propriété des Caskey, sans se douter que, peut-être, leur vie ne tient qu’à un fil.

À la façon d’un fleuve, le style de Michael McDowell coule de source,
et il ne lui faut pas plus d’une dizaine de pages pour nous plonger
dans ce petit monde. Morts (plus ou moins naturelles), mariages, naissances, maladies, luttes de pouvoir et d’influence, Michael McDowell tisse une fascinante histoire
de transmission à rebours des conventions.

Elle

 

• Couv_2023-085_Mc Dowell Michael - BlackWater ****

 

Encore un tome que j’ai apprécié !
Comme pour les tomes précédents, la lecture est fluide et le livre se lit vite.

Après la dépression, c’est la Seconde Guerre Mondiale qui touche les États-Unis et “notre” petite ville de Perdido. La famille Caskey devra faire des efforts pour traverser cette guerre. Elle restera une famille mmatriarcale malgré le décès de Mary-Love. D’ailleurs, cette guerre risque même d’être pour eux, plus une opportunité qu’une catastrophe…

Dans ce tome, la famille Caskey, est en pleine mutation. Certains personnages s’affirment et une nouvelle dynamique se met en place, plus d’échanges, plus de dialogues et surtout moins de haine… La famille Caskey vieillit et c’est une toute nouvelle génération qui prend les commandes, surtout des filles !

C’est le tome de l’apaisement, l’ambiance est toujours aussi pesante, le fantastique passe en arrière-plan, au point de me poser la question : Qu’est-il advenu de tous les éléments surnaturels mis en place dans le tome précédent ?

Bref, un tome très différent, mais je me doute bien que le prochain vienne bouleverser la “petite vie tranquille” qui s’est installée dans la ville de Perdido et des alentours !

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Extraits :

« Tous les Caskey assistèrent à la cérémonie de remise des diplômes de Miriam. Ils avaient découvert dans les pages du Perdido Standard qu’elle faisait partie des meilleurs élèves du lycée. Miriam n’en avait rien dit à personne, comme si elle avait voulu ôter à sa famille le plaisir de tirer la moindre fierté de sa brillante réussite. Lors de son discours, lui aussi brillant, elle compara la vie à une série de poupées russes, ce qui laissa tout le monde perplexe. Après avoir reçu son diplôme, elle permit à chacun de venir l’embrasser – y compris sa mère, son père et sa sœur. Miriam savait qu’en certaines occasions, il fallait savoir se soumettre aux conventions même les plus dégradantes. »

« Lucille et Queenie ignoraient où se trouvait Pearl Harbor lorsqu’un dimanche après-midi, elles entendirent la nouvelle à la radio ; peu de gens à Perdido le savaient. Cependant, tous comprirent ce que l’attaque japonaise signifiait pour le pays. Toute la journée, on se rendit visite les uns aux autres en disant des choses comme : “Je me demande ce qui va nous arriver maintenant.” La guerre semblait inéluctable. La question était de savoir de quelle manière cela affecterait Perdido. »

« Billy secoua la tête.
“Il vaut mieux que je m’en charge. Il ne va pas apprécier… et il n’y a aucune raison pour que vous ayez à écouter ce qu’il aura à dire.
– Je me demande pourquoi certains ne meurent pas plus vite ? remarqua Queenie. Ça en rendrait d’autres beaucoup plus heureux !
– Queenie ! s’indigna James. Il s’agit du père de Billy !
– Aucun problème Monsieur James, répondit Billy. Madame Strickland ne dit rien que je n’aie pas déjà dit au moins dix fois.
– Je n’ai jamais compris comment les enfants arrivent à se remettre de leurs parents”, soupira Sister. »

 

Au-delà des manipulations et des coups de théâtre, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série populaire de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

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Émotion, Drame, Philosophique, Psychologie, Roman, Suspense, Thriller

Intuitio

de Laurent Gounelle
Poche – 29 mars 2023
Éditeur : Le Livre de Poche

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Timothy Fisher, jeune auteur de polar, mène une vie tranquille dans une rue du Queens, à New York, avec son chat Al Capone. Quand deux agents du FBI se présentent à sa porte pour lui demander de les aider à arrêter l’homme le plus recherché du pays, il croit d’abord à une plaisanterie. Mais, après un moment de rejet, il finit par accepter leur étrange proposition : rejoindre un programme secret visant à former des intuitifs, des personnes capables d’accéder à volonté à leurs intuitions. D’abord sceptique, Timothy découvre que le monde cache des possibilités insoupçonnées. Il se trouve embarqué dans une course contre la montre qui le conduit à apprivoiser ce pouvoir méconnu mais accessible à tous, un pouvoir qui nous montre la vie telle qu’elle est véritablement : extraordinaire.

C’est une vraie réussite, c’est passionnant, palpitant.
France Info TV.

Un thriller initiatique au suspense aussi original qu’haletant.
Ouest France.

 

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D’abord, je fus surpris, puis vint le doute, le récit est superbement construit, arrive alors le suspense, la colère puis la haine, l’envie de tout casser, de hurler… je suis seul dans ma chambre à quoi cela servirait-il ? Vient enfin l’apaisement, une union peut-être ? Le bien-être aussi… Tout n’est peut-être pas perdu. Mais au fond de moi, la colère est, et restera présente jusqu’au bout du récit. “Que deviendrait leur pouvoir, en effet, si vous, moi, nous tous ensemble, nous choisissions simplement d’être plus regardants sur nos décisions de tous les jours ? Leurs entreprises vivent grâce à nous, à nos achats, à nos choix. Elles reposent totalement sur nous et ne sont rien sans nous. Ils sont quelques centaines. Nous sommes huit milliards. Leur pouvoir s’effondrerait en moins de temps qu’il n’en faut à une tour pour s’écrouler sur elle-même”.

Laurent Gounelle est arrivé à me tenir en haleine avec son scénario que j’ai cru d’abord “fantastique”, d’ailleurs, il l’est, mais pour une tout autre raison !

Nous sommes dans la tête d’un écrivain un peu “perdu”, qui découvre la pratique du remote viewing, une certaine vision à distance, utilisée par la CIA depuis la guerre froide.
Il va être mêlé dans une enquête très spéciale, un peu à contrecœur au début, qui va mêler le président américain ainsi que de très grosses sociétés qui gèrent pratiquement le monde.

Un roman vraiment passionnant, qui aurait être rébarbatif et technique, mais l’auteur a su retranscrire en termes clairs et accessibles des notions sur le Temps, les Distances et l’Univers Quantique. Il m’a donné de nouveaux repères et a ouvert chez moi des portes sur l’inconnu, concernant l’intuition et le développement personnel à un très haut niveau.
Dès le début du roman, j’avais ressenti comme une vibration différente, comme lorsque l’on écoute certaines musiques composées en 432 hz au lieu de 440 hz…
Très vite, je me renseigne sur Internet. Le Projet Stargate, le Remote Viewing (je vous conseille vraiment de vous renseigner !), la déforestation en Amazonie… toutes ces grosses boîtes ! Tout est vrai !!!
Ce n’est plus un roman que je lis, c’est la vérité.
Laurent, se sert de ce récit pour nous envoyer un message… des messages, car aujourd’hui, il y a urgence.

Intéressant, passionnant, intrigant, ce roman nous invite à réfléchir sur ce que nous sommes et ce que nous pouvons devenir si nous prêtons attention aux signaux que notre « corps » nous envoie.
Gros coup de cœur bien sûr, que je ne peux que vous recommander. Laurent est un auteur surprenant qui est arrivé à me faire comprendre que nous avons tous une “puissance”. À nous maintenant, d’apprendre à nous en servir, “La croyance en soi”.

Merci Laurent…

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Extraits :

« Je culpabilisais de ma réaction première, et j’étais perplexe devant la gentillesse, l’abnégation de cet homme qui avait spontanément choisi de se tremper et de se salir pour aider un inconnu. L’aurais-je fait à sa place ? Ben… pas sûr… et à son âge, sûrement pas. »

« J’ai la faiblesse de penser qu’on vient sur terre avec une mission, un rôle à accomplir. Chacun de nous. Et qu’on a en nous les talents qui nous permettent de le faire.
Quand on regarde autour de nous, ça ne saute pas aux yeux… Parce que la plupart des gens ne se connaissent pas. Ils ont des talents qu’ils ignorent. Leur esprit est accaparé par l’agitation du monde, les médias, l’influence de la publicité… S’ils écoutaient suffisamment ce qui vient du plus profond d’eux-mêmes, ils sentiraient ce vers quoi ils sont appelés, et ils découviraient qu’ils ont en eux les ressources nécessaires pour l’accomplir. »

« Quand on vit dans l’incertitude, le plus sage est d’avoir confiance. Confiance dans la vie, confiance en soi, en sa bonne étoile… S’inquiéter ne sert qu’à nous couper de l’accès à nos ressources, abîmer notre santé, et rendre notre compagnie désagréable aux autres. La confiance est la clé de voûte de notre équilibre, de notre force, de notre capacité à rebondir. Avoir confiance même quand tout semble perdu, qu’on ne voit pas l’issue, et que l’avenir semble aussi bouché qu’un ciel de novembre. »

« Dans des lettres que les Nations unies ont écrites à Blackstone ainsi qu’aux gouvernements de la République tchèque, du Danemark, d’Irlande, d’Espagne, de Suède et des États-Unis, elles accusent Blackstone et d’autres firmes d’investissement d’éloigner les locataires à revenus moyens et faibles de leurs logements, de réduire le nombre de logements abordables, et d’entreprendre des expulsions agressives pour assurer le niveau de leurs revenus locatifs. Et elles reprochent aux pays visés de ne pas défendre les droits des locataires de logements ou de bureaux face à ces firmes. Blackstone s’est juste contentée de contester les faits. Ces gens sont au-dessus des gouvernements, et même les Nations unies ne les inquiètent pas. »

Laurent Gounelle est l’un des romanciers français les plus lus dans le monde. il écrit des romans qui expriment sa passion pour la philosophie, la psychologie et le développement personnel.

Ancien spécialiste des sciences humaines, formé en France et aux Etats-Unis, conférencier à l’Université de Clermont-Ferrand, il a pendant de nombreuses années sillonné le monde à la rencontre d’hommes et de femmes qui, chacun à sa manière, apporte des éclairages sur la question fondamentale entre toutes : comment s’épanouir et donner du sens à sa vie.

Il se consacre aujourd’hui à l’écriture. Ses romans sont des best-sellers traduits dans le monde entier.

En savoir plus sur le site de l’auteur : http://www.laurentgounelle.com

Histoire, Roman

Jésus

La biographie non autorisée
de Patrick Banon
Broché – 17 janvier 2013
Éditions : Michel Lafon

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À 9 ans, Jésus avait déjà ressuscité un enfant, donné vie à des oiseaux d’argile et maudit un olivier qu’il avait desséché d’un geste. Pourtant, ces faits sont absents des textes canoniques du christianisme. Entre le IIIe et le VIe siècle, l’Église a établi la version officielle de la vie de Jésus selon les quatre Évangiles et les textes des apôtres. Mais soixante-dix textes, pour la plupart rédigés entre le IIe et le Ve siècle, ont été interdits de lecture, sous peine de mort ou de mutilation. Ce sont les évangiles apocryphes, qui retracent toute la vie de Jésus et de sa famille : la relation entre Marie et Joseph, l’histoire de Joseph, celle des parents de Marie, la virginité et la grossesse de Marie, la naissance de Jésus, son enfance, la fuite en Égypte, ses relations avec Judas et Marie de Magdala, etc. Autant d’écrits qui détiennent la même légitimité historique que les canons de l’Église, les complétant souvent, les contredisant parfois, mais offrant toujours un éclairage nouveau sur les événements marquants du destin de Jésus et sur le monde dans lequel il évolua. En Galilée, à Jérusalem, Jésus, Joseph, Marie, Anne, Joachim, Salomé prennent ici chair avec leurs qualités et leurs défauts, leurs doutes et leurs espoirs, leurs peurs, leur courage. Reflet de la pensée religieuse populaire, à la frontière entre folklore, mythologie et foi, cette biographie « non autorisée » écrite à la manière d’un roman dresse le portrait d’un monde chaotique, à la veille du changement de notre ère, et révèle, pour la première fois, la vie « censurée » de l’enfant qui devint Dieu.

 

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C’est un nouveau livre sur la religion et tout particulièrement sur la vie de Jésus, qui a éveillé la curiosité du lecteur que je suis…
Dès que j’ai lu son titre, c’est La biographie non autorisée qui a retenu toute mon attention.

J’avais déjà lu d’autres biographies, les évangiles aussi, mais de voir qu’un auteur avait rassemblé des textes “apocryphes”, et interdits par l’Église, je n’ai pas eu à réfléchir trop longtemps avant de l’acheter, d’autant que cela faisait un moment que j’en avais entendu parler. Le hasard fait bien les choses…

Patrick Banon a eu la très bonne idée de “romancer” tous ces écrits méconnus, et sourcés, donnant plus de vie à cette biographie, et dès le début, certains passages m’ont révélé une image très éloignée de Jésus, par rapport à celle que je pouvais avoir à l’esprit. C’est très intéressant, très instructif aussi. (Le glossaire et les sources accessibles à la fin du livre y sont forcément pour beaucoup.)
C’est bien écrit et très clair, mettant en exergue à la fois la nature humaine de Jésus et sa nature divine, et ce, dès son plus jeune âge. Nature divine qui parfois est très brutale, tel le Dieu de l’ancien testament, plus proche d’un Dieu vengeur que d’un Dieu d’amour. Je découvre donc un Jésus agressif, qui n’hésite pas à réclamer vengeance si besoin, à hausser le ton voire à lever la main. C’est surprenant par rapport à notre perception actuelle de l’homme, mais tellement compréhensible pour l’époque. J’ai découvert aussi de nouveaux rapports entre Jésus et Judas, désigné comme étant l’apôtre préféré de Jésus, son ami, celui qui lui a permis d’accéder à la place où il se trouve actuellement. Jésus n’est pas né dans une étable, mais dans une grotte. Il n’a jamais rejeté les femmes et Marie de Magdala était une “apôtre” à part entière, et plus encore…

Un livre surprenant, captivant même, que j’ai lu d’une traite, comprenant au fur et à mesure pourquoi l’interdiction de l’Église quant à sa diffusion.
Un livre fort passionnant qui éclaire d’une nouvelle “lumière” les nombreux personnages qui sont cités.
Merci Patrick, pour ce travail accompli, destiné aux plus curieux d’entre nous, dont je fais définitivement partie !

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Extraits :

« À sept ans, Jésus avait déjà ressuscité un enfant, donné vie à des oiseaux d’argile et maudit un olivier qu’il dessécha d’un geste ! La version officielle de sa vie, les quatre évangiles canoniques, ne mentionne pas ces épisodes, pourtant racontés dans les évangiles “apocryphes”, des textes écartés par l’Église, cachés et dont elle a longtemps interdit la lecture. »

« Par la faute d’Ève, les femmes sont condamnées à accoucher dans la douleur. Cela lui a été enseigné et répété. Les mères seraient coupables d’apporter à leurs nouveau-nés la mortalité promise aux bannis du Jardin d’Éden, lui a-t-on dit. Mais aujourd’hui, Zélémi découvre une situation extraordinaire : cette femme-là a accouché sans peine et sans épanchement de sang, comme si elle se trouvait encore dans le jardin de la Création, à l’instant où aucune faute n’était encore venue souiller l’humanité naissante. Telle Yokabed, la mère de Moise, Marie a accouché sans souffrance. »

« – Je vous en supplie tous, jette tout à coup Zachée.
Faites sortir Jésus de votre village. Il ne devrait pas fouler cette terre. Faites-le sortir de ce monde ! Nous ne devrions pas le contempler. Moi-même, je quitte immédiatement Nazareth. Je n’aurai de répit que loin de sa vue. Cet enfant n’appartient pas au monde des vivants ! Tenez-vous loin de lui ! Qu’il soit bon ou mauvais, nous ne devons pas rester près de lui ! »

« Une rumeur effroyable se répand à travers Jérusalem. Non seulement Jésus le Nazaréen est ressuscité, mais il a ramené de la mort d’autres défunts. Les tombeaux se sont ouverts, libérant les corps inertes. Des morts, vivant à nouveau, déambulent dans la cité. Comme réveillés d’un long et profond sommeil, ils marchent d’un pas hésitant, le regard épouvanté par l’aube qui les a tirés par les pieds du monde souterrain. L’esprit chancelant, ils gardent le silence de peur que cette nouvelle vie ne soit qu’un mirage. De temps à autre, surpris par la vision d’un lieu aimé, ils laissent échapper des cris lugubres. De leurs yeux exorbités, ils dévorent les visages des êtres chers. Vieillis, ceux qui ne sont encore jamais morts regardent épouvantés ces revenants du monde souterrain mendier un peu d’amour. »

 

Patrick Banon est écrivain, essayiste et spécialiste des sciences des religions et systèmes de pensée. Il est l’auteur de nombreux romans biographies historiques, parmi lesquels Flavius Josèphe, un juif dans l’Empire romain, vendu à plus de 20 000 exemplaires et traduit dans plusieurs langues, Moïse, Bethsabée, Etemenanki, le secret de la tour de Babel, La Prophétesse oubliée… Chercheur associé à la chaire Management & Diversité de l’université de Paris Dauphine, Patrick Banon est aussi directeur de l’Institut des sciences de la diversité.

Émotion, Drame, Roman

Grand comme le monde

de Lou Valérie Vernet
Broché – 22 juin 2023
Éditions : M+

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Pour la première fois, il tourne le dos à la caravane, au bois, à tout ce qu’il connait. Il tourne le dos au père et il répète : Je pars. Qu’est-ce qu’il pourrait dire d’autre ? Je pars pour dire le poids du corps, la brûlure du silence, la solitude, l’inévitable et le devoir. Je pars pour dire en un mot ce que mille ne sauraient révéler. Pour ne pas user le peu de force qu’il lui reste et d’un geste de la main montrer au loin ce qu’il laisse en haussant les épaules…. Un silence à hauteur d’homme, tapi dans le coeur d’un enfant.

Ainsi débute l’histoire de Pepo. Une nuit de décembre, le père meurt. Commence alors pour l’enfant un long chemin d’apprentissage pour revenir au centre des hommes et de la Ville, celle qui, parait-il, avale la tête des gens. Tiraillé entre le besoin de vivre sa propre destinée et celui de ne pas trahir ses origines, il n’aura de cesse de faire des allers-retours entre sa vie d’enfant sauvage et son envie de retrouver une place dans le monde.

Une histoire forte, universelle, incarnée.
Véritable ode à la liberté et à la littérature.

 

• Couv_2023-074_Vernet Lou Valérie - Grand comme le monde

 

Je suis un peu sonné.
J’ouvre un œil. D’abord, le gauche, le droit suivra très vite.
Où suis-je ?
J’entends une respiration tout près de moi. Une personne qui a l’air assoupi. Je n’ose pas me retourner, mais j’ai bien peur de deviner…
Certains de mes souvenirs reviennent. Je me rappelle. Je sais pourquoi je suis là, dans cette chambre. Rigolo n’a pas eu autant de chance que moi… Je pense très fort à toi mon ami, mon seul ami.

Soudain des bruits dans le couloir. La respiration rassurante cesse soudain. Elle s’est réveillée. Elle. C’est forcément elle. Mais je ne suis pas encore prêt, mais alors pas du tout…

Le temps s’est suspendu.
Gilbert Cesbron disait, : “le bonheur, c’est quand le temps s’arrête.”
Aujourd’hui, je doute de sa phrase.
Je referme les yeux. Elle finira bien par partir… ensuite, j’aviserai…

Envie de disparaître…

Lou Valérie Vernet, signe ici, pour moi, son plus beau roman…

Très tôt, dans ma lecture, j’ai pris la main de Pepo afin qu’il m’emmène avec lui dans son aventure. Une aventure atypique où chacun de ses questionnements trouve un sens. Telle une plante, au moment où il en a le plus besoin, Pepo perd son tuteur, son père, son repaire…
Il a tout juste sept ans et devra se découvrir, lutter, s’accrocher à cette nouvelle vie, riche en émotions, qui lui tombe dessus.
Malgré la disparition de son père, il est toujours là, présent dans sa tête et dans son cœur, tel un phare qui le guide à travers les jours qui passent, à travers sa vie, mélange de certitudes et de trop nombreuses hésitations.

Un roman superbe qui aborde les questions de la vie. Lou ne triche pas. Tous les thèmes seront abordés, car pour pouvoir grandir, Pepo doit savoir. Savoir regarder, savoir comprendre et parfois savoir accepter.
Lou a suspendu le temps avec ce roman initiatique qui m’a envoûté, par son mélange de poésie, d’idéologie, de sagesse et de philosophie…
Coup de cœur magique !

“Vient Pepo ! Donne-moi ta main, et allons ensemble…”

Un grand merci à M+ éditions.

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Extraits :

« Douze heures plus tard, Elya regarde dormir Pepo, se demande s’il va se réveiller. Il n’a toujours pas bougé. Elle en est certaine, il a la même position qu’en s’écroulant sur son lit, recroquevillé sur lui, emmitouflé dans son blouson, tout habillé, son sac à dos dans les bras, serré contre lui. Comme un trésor auquel il s’accroche. Ou qu’il protège. Sorte de bouclier qui l’isole des autres, fait rempart. »

« Le père dirait sûrement que Pepo file un mauvais coton. Qu’une journée sans apprendre est une journée perdue. Qu’à ce train-là, il ne grandira jamais. Parce que si tu n’apprends rien, tu ne grandis pas. T’es juste une larve de plus qui se répand à la surface de la terre. Et que s’il continue, il va se fâcher tout rouge. Ah oui, les expressions du père, avoir une peur bleue, broyer du noir, voir la vie en rose, être blanc comme un linge, rire jaune, voir rouge, être vert de rage… »

« Le père qui était pourtant le sien n’a jamais permis qu’il l’appelle autrement. Aucun possessif n’était jamais rentré sur leur territoire. Que cette appartenance leste l’enfant d’une insupportable responsabilité ou d’un quelconque devoir pouvait le rendre hargneux. On vient au monde pour expérimenter la vie, Pepo, pas pour porter des fardeaux, encore moins ceux des autres. Ceux qui voudront te faire croire le contraire, fuis-les. Quoi que tu choisisses de faire, ne le fais jamais que par passion, envie, conviction. »

« Trois événements majeurs ont tout de même inscrit leur mémoire au-delà du quotidien. Comme des balises sur le chemin, des sortes de signes diront plus tard Carmen et Isabella. Car tout de même, qui peut grandir ainsi, sans jamais tenir la main de personne, juste là, posé au milieu d’eux. Pepo plus sauvage que ne l’était le père.
Plus solitaire et taiseux aussi. Présent, serviable, presque docile mais en retrait, à fleur de peau, constamment en alerte, sur le qui-vive. Jamais complètement serein, confiant, joyeux. Sans attachement autre que Rigolo. Sa seule source de chaleur, de souffle, de peau, de caresse, de mains et pattes tendues. »

« Parce qu’au fond, le Pepo qui dort en chacun de nous, c’est une liberté d’être sans autre loi que la sienne, poussée dans ces retranchements, condamnée à une solitude définitive et même pour ainsi dire, crevant d’aberration, incapable de nouer du solide, du durable ou de rester dans un endroit, au risque de se faire absorber puis d’avoir à partir et désirant dans le même temps qu’une main plus légère et plus forte, une main comme celle d’Isabella, de toutes ces femmes plus grandes que des dieux le sauve, l’élève, lui fasse courir le risque du renoncement, de l’acceptation, des deuils accomplis, des peurs enfin rejetées, repoussées, terrassées. C’est une histoire qui ressemble à la sienne dans toutes les histoires du monde, en train de sécher sur le grand Arbre à Feuilles, qui n’épargne à personne le devoir d’éprouver au moins une fois le silence, la douleur, l’absence, l’impuissance alors même que la force du chaos nous propulse dans l’existence sans autre apparat que notre propre humanité.
Fragile et dérisoire. »

Lou Valérie Vernet signe ici, avec Grand comme le monde son tout premier roman. Auteure multicartes, elle a déjà publié trois thrillers, deux polars et sept autres livres passant du récit humoristique aux fragments de voyage, du Feel Good au spicilège poétique, du recueil de nouvelles au théâtre. Tous ses ouvrages confirment son talent à manier en virtuose l’art de la mystification et à sonder les profondeurs de l’âme. Par ailleurs, photographe amatrice, baroudeuse des grands espaces, essayiste et poète à la plume acérée, elle n’en reste pas moins attachée à sa devise préférée « Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon vous n’en sortirez pas vivant ». B. Fontenelle.

Émotion, Roman, Suspense

La drôle de vie de Zelda Zonk

de Laurence Peyrin
Poche – 2 juin 2016
Éditions : Pocket

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Les jours s’écoulent, un peu trop calmes, un peu trop sages, pour Hanna Reagan, lorsqu’un grave accident de voiture la cloue sur un lit d’hôpital. La campagne irlandaise a ses charmes, ainsi que son romancier de mari, mais rien de pétillant comme sa voisine de chambre, une vieille dame malicieuse et mystérieuse répondant au nom de Zelda Zonk.
À ses côtés, et n’ayant rien d’autre à faire pendant sa convalescence, Hanna se prend à rêver d’une nouvelle vie, plus éclatante. Est-elle vraiment épanouie dans son hameau perdu, dans son mariage routinier ? Alors que Zelda lui conte son existence positive et joyeuse, Hanna se demande s’il est encore possible de changer la sienne…

“Notons la plume alerte et rafraîchissante de Laurence Peyrin, qui fait preuve d’un talent d’écriture rare. Une véritable gourmandise.” Metronews

Cet ouvrage a reçu le Prix Maison de la Presse
Prix Maison de la Presse – 2015

 

• Couv_087_Peyrin Laurence - La Drôle de vie de Zelda Zonk

 

La semaine dernière, j’ai découvert une nouvelle plume…
Cela faisait un moment que je voyais des romans de Laurence Peyrin exposés, mais je ne me sentais pas visé du tout. Dernièrement, l’orientation de mes lectures ayant changé, je me suis dit… et pourquoi pas ?

Je commence ma lecture.
Les premières pages sont plutôt agréables, le sujet plaisant et les personnages tendres et très vite attachants. Puis soudain, ma lecture devint plus immersive, un petit je ne sais quoi qui me titille, qui me plaît et qui m’emporte. Le sujet est profond, mais traité avec humour et délicatesse, voire même de la tendresse…

Nous sommes en Irlande, suite à un accident Hanna partage sa chambre d’hôpital avec une vieille dame mystérieuse, Zelda Zonk. Elles font connaissance et un lien se tisse entre elles, elles parlent de tout, de rien, mais sentent bien au fond d’elles-mêmes qu’il y a quelque chose qui se met en place.
Zelda à un fils, Michael qui est bel homme, et qui va très vite “piquer” le cœur d’Hanna.
Dès lors, elle va se demander quel chemin elle devra suivre à partir de ce moment.
Quitter son mari, qui lui assure un quotidien bien rangé et sans encombre, ou bousculer sa vie et choisir une vie de passion ?

Et puis, il y a cette fixation de la part d’Hanna. Zelda, est-elle Marylin Monroe ?
Zelda Zonk, n’était-il pas le nom qu’utilisait Marilyn pour se déplacer tranquillement et incognito ?

Un roman très agréable. De l’amour, de la passion, du suspense, de l’amitié et des choix de vie qui pourraient mener à la culpabilité, voire aux regrets.
Mais… la vie n’est-elle pas un tourbillon ?

Une lecture sans regret pour ce roman bien mené, que j’ai apprécié et savouré page après page…
… Suffisamment pour étendre ma PAL d’un roman supplémentaire, “Hanna”, la suite directe de celui-ci !

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Extraits :

« Patti avait des rondeurs d’enfance que sa mère craignait de voir partir.
Déjà, son corps se déliait, ses jambes se faisaient plus maigrichonnes, ses pieds moins dodus. À chacun de ses retours, Gail redoutait de voir sa fille changer de chaussures. Ses pieds, si doux, si ronds, éveillaient en elle une sorte d’appétit ; elle en adorait les petits ongles, nacrés comme des coquillages, calés par des coussinets roses – comme des bébés cochons –, les plis sur les orteils replets, l’absence de corne sous les talons. Elle les portait souvent jusqu’à son nez, sa bouche, avec une gaieté vorace, en reniflant l’odeur sans retenue. »

« Tu sais, dit Hanna, depuis ce foutu accident, je me suis posé plein de questions. Et je n’ai eu qu’une seule réponse, pour toutes : “C’est comme ça…” Pourquoi ai-je survécu alors que d’autres sont morts ? C’est comme ça. Pourquoi mes parents ne se sont pas précipités à l’hôpital ? C’est comme ça… Pour le bébé, c’est pareil : c’est comme ça. Je ne serai peut-être jamais enceinte, c’est comme ça. Je me fais à l’idée. C’est la vie qui décide. Moi, je ne veux plus y penser. »

« Elle fixa la vieille dame, pétrifiée. Il y avait ces yeux bleus ; il y avait bien ce grain de beauté – oh, tout petit et enchâssé dans une ride entre le nez et la bouche, mais il y était. Tranquillement, Zelda attrapa un sucre, le cassa en deux et en lâcha une moitié dans sa tasse. »

« Elle prit le temps de s’asseoir, ses deux pieds bien plats sur les ronds en caoutchouc noirs et usés qui recouvraient le sol.
“Michael… Donnez-moi deux jours”, dit-elle sans réfléchir.
Sa voix tremblait, mais elle était forte, et rebondissait dans les parois du sarcophage qu’il la ramenait à Dearbly.
Un silence, de son côté à lui. “Deux jours ?” Finit-il par demander. Elle prit son élan : “Deux jours avec vous, n’importe où. Vous et moi. Deux jours, deux nuits.” Il comprit. »

 

 

Laurence Peyrin a été journaliste de presse pendant vingt ans. Mère de six enfants, elle se consacre désormais à transmettre sa passion du cinéma à des élèves de collège, aux voyages et à l’écriture qui occupe la plus grande partie de sa vie. Après La Drôle de vie de Zelda Zonk (Kero, 2015, prix Maison de la Presse), Laurence Peyrin redonne vie à ses personnages dans Hanna (Kero, 2015). Elle publie ensuite Miss Cyclone (2017) puis L’Aile des vierges (2018) chez Calmann-Lévy.

Auteure française, oui mais…
Les romans de Laurence Peyrin s’écrivent à l’américaine, nourris de faits divers, d’histoires célèbres, de lectures de Laurie Colwyn dans le New York Times, de J. Courtney Sullivan et de ses “Liens du mariages”, de Jojo Moyes, d’amour et d’humour parfois grinçant. Mais aussi de Stephen King et des polars de Lisa Gardner ou de Shane Stevens…

Émotion, Drame, Roman, Suspense

Rue du Rendez-Vous

de Solène Bakowski
Broché – 20 mai 2021
Éditions : PLON

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Rien ne prédestinait Alice Beausoleil et Marcel Dambre à se rencontrer. Pour que le vieil homme ouvre sa porte à la jeune femme trempée, il aura fallu une grève des transports, un GPS capricieux et un terrible orage. De leur tête-à-tête inattendu va naître ce qui ressemble à une seconde chance. Un nouveau rendez-vous avec l’existence, peu importe le temps qui reste…

Marcel, quatre-vingt-sept ans, vit rue du Rendez-Vous, reclus dans son atelier de bottier menacé par les bulldozers. Vendeuse en boulangerie, Alice offre son sourire à tous ceux qu’elle croise. En réalité, depuis deux ans, trois mois et quatre jours, en proie à une profonde tristesse, elle s’empêche de vivre.

À mesure que la pluie et les heures s’écoulent, le passé resurgit. Sous l’impulsion de la jeune femme qui l’écoute sans se dévoiler, Marcel raconte la guerre, sa carrière et son amour fou pour sa mère. Et s’il trouvait à son tour la clé pour délivrer Alice de son silence ?

 

• Couv_086_Bakowski Solène- Rue du rendez-vous

 

Bienvenus dans la Rue du rendez-vous, bienvenus dans la boutique de Marcel, ce havre de paix hors du temps… Il aura fallu un violent orage pour que le destin de deux êtres perdus se trouve modifié à jamais.
Comment ne pas succomber au charme de ce récit ?
Venez donc rencontrer Alice, Marcel, Georgette, Nini, la Jaunisse, Suzanne et bien d’autres aussi…

Ce roman a été pour moi, comme une parenthèse hors du temps, une parenthèse bienveillante.
La vie, n’est-elle pas faite de hasards ?
Pour moi, complètement.

Je me suis plongé dans le récit Solène. J’ai aimé toutes les rencontres que j’ai faites grâce à elle. Je me suis amusé, je me suis inquiété. J’ai eu peur, j’ai pleuré, puis je me suis révolté avant de m’effondrer.

Alice Beausoleil et Marcel Dambre ont un pouvoir qu’ils ignoraient.
C’est en se révélant l’un à l’autre petit à petit qu’ils vont le découvrir.
Un duo inattendu, une écriture pleine de douceur et de poésie, Solène signe un roman tendre et magnifique !

C’est le sixième roman de Solène que je lis.
J’avais déjà ressenti, une certaine douceur dans ces thrillers, qui se glissait parfois entre ses mots, entre ses phrases. Dans “Avec elle / sans elle”, qu’elle a écrit en collaboration avec Amélie Antoine, c’était même devenu une évidence. Mais là…

… Je suis obligé de reconnaître que, pour mon plus grand bonheur, ma sensibilité a été grandement éprouvée !

Un superbe roman que je conseille à tout type de lecteurs…

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Extraits :

« Voilà pour le premier début.

Parce que tout ce qui est arrivé a donné naissance à ceux qui arrivent aujourd’hui. De tout ce qui arrive aujourd’hui, découle ce qui arrivera demain. Quoi que nous fassions, et peu importe le degré d’indépendance et de liberté que nous revendiquions, nous sommes toujours l’enfant de quelqu’un ou de quelque chose. »

« En France depuis sept ans, il est éboueur. C’est un boulot, on ne peut pas dire que ça lui plaît, mais il y met du cœur, il fait coucou aux gamins fascinés par le camion-poubelle, il aide les gardiens d’immeuble à rentrer les containers, il caresse les chiens qui passent. Parce que, quitte à faire quelque chose, autant le faire bien, sinon ça n’en vaut pas la peine. »

« Marcel a quatre-vingt-sept ans. Il est assis à son établi branlant. Derrière lui, une radio diffuse une musique jazzy. Jamais d’actualités, voilà bien longtemps que les nouvelles des hommes ne sont pas bonnes, les informations parlent d’un univers qu’il n’habite plus assez pour le comprendre. »

« Quatre-vingt-sept années qu’il use son corps sur le plancher des vaches. Il a choisi son cercueil, le caveau est prêt, la concession louée pour les trois prochaines décennies. Ce n’est pas qu’il tienne tant, à prendre de la place, mais ça le rassure de savoir que c’est réglé, que c’est prêt, qu’il n’aura qu’à sauter dans le trou. Il n’a plus envie d’être ici, sa vie et derrière, tout ce qu’il désire, si tant est qu’il désire encore quelque chose, c’est rejoindre ceux que la faucheuse a déjà emportés. Il ne demande rien d’extraordinaire, au fond, juste que ça s’arrête. »

 

 

Née à Paris en 1981 à Paris, je suis l’auteur de “Parfois on tombe” (éditions Favre, janvier 2014, lauréat du Prix de la Chapelle-Montreuil 2015), “Un sac” (éditions Milady/Bragelonne, 2017), “Chaînes” (auto-édition, juin 2015), “Une bonne intention” (éditions Bragelonne, 2018, prix des Géants du Polar), “Avec elle/sans elle” (en collaboration avec Amélie Antoine, éditions Michel Lafon, 2018), “Miracle” (éditions Cosmopolis, 2019). “Il faut beaucoup aimer les gens” (Plon, 2022) finaliste du Prix Maison de la Presse 2022.
“Rue du Rendez-Vous” (Plon, 2021), est mon sixième roman.
J’aime créer des personnages alambiqués animés d’une « folie douce » à la limite de la normalité et mettre en scène les points de rupture, ces moments qui semblent anodins et au cours desquels, pourtant, tout bascule. Il faut dire que les démons se plaisent à s’immiscer dans notre quotidien sans crier gare. Et ces monstres du commun, je suis persuadée que la littérature peut les attraper.

J’espère que mon univers vous plaira.
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Au plaisir de vous lire et d’échanger avec vous !