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Roman

Carnets Noirs

Francs Mensonges**
de Muriel L. Mazoëlys
Broché – 27 février 2023
Éditions : auto-édition

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La vérité est en marche et rien ne l’arrêtera…

10 janvier – Lille – France
Prisonnier, l’homme de main Lars Volkof a tout avoué : meurtres, enlèvements… la cascade de violences qui se déchaîne depuis le Nouvel An est orchestrée par un seul homme : Zeus.

Celui-ci convoite Matthew et les carnets noirs. Si ses objectifs sont clairs, ses motivations le sont beaucoup moins. Cupidité, pouvoir, folie… ? Les hypothèses fusent mais les preuves manquent. Pour le stopper, une véritable course contre la montre s’engage sur tous les fronts.

Alors que le colonel, Mark et Paul tentent d’identifier Zeus, Matthew et Marina s’allient pour percer le secret des carnet noirs auprès de seul survivant du projet Olympe : Vassili Medvelev, biochimiste reclus au fin fond de la Russie.

De Lille à Novgorod en passant par les montagnes suisses, les équipes s’activent, décidées à circonvenir la menace.

Et si le danger surgissait là où personne ne l’attendait ?

 

• Couv_2024-058_Mazoëlys Muriel L. - Carnets Noirs - Francs mensonges**

“Carnets Noirs” est la suite directe “Invisibles et Fatals”.
En terminant le 1er Tome, je ne pouvais pas ne pas enchaîner sur le 2e dans la foulée. D’ailleurs, devinez quelle est ma lecture actuelle !
Il est impossible de lire ce second tome avant d’avoir lu le premier. Francs Mensonges se décline en trois tomes, avec un même récit qui se poursuit.

Dans ce second tome, c’est surtout le duo Matthew et Marina qui est en avant. En effet, afin de mettre la main sur les fameux carnets noirs, un voyage en Russie auprès de la famille de Marina s’imposait. Pendant ce temps-là, Paul et Mark sont partis en Suisse menant leur enquête en parallèle.
L’histoire est toujours aussi palpitante, addictive même, les personnages de plus en plus attachants malgré leurs caractères bien trempés. Muriel est vraiment très forte. Chaque chapitre est comme un rebond qui nous entraîne dans son récit où le suspense est maître !
Le premier volet a été un coup de cœur pour moi, je n’arrive pas à me rendre compte si celui-ci n’est pas encore meilleur…
J’ai été entraîné dans cette enquête complexe et fluide à la fois qui m’a fait voyager entre la Russie, la Suisse.
L’intrigue principale est légèrement mise de côté, mais je pense pour mieux “exploser” dans le dernier acte.

Un superbe moment de lecture, cette trilogie fait partie des meilleurs thrillers scientifiques que j’ai lus à ce jour, et sans Blandine, je serai forcément passé à côté.

Je ne l’ai pas encore fini le troisième volet, mais je peux d’ores et déjà, vous conseiller de lire ce triptyque de toute urgence !
Personnellement, j’ai hâte d’arriver au dénouement final…

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Extraits :

« Mort. Il était mort depuis dix jours.
Quatorze mille quatre cents minutes. Deux cent quarante heures. Le temps semblait figé alors que l’information instillait lentement dans son esprit, accompagnée d’une poussée d’adrénaline. »

« Un courant d’air froid réveilla Marina. Brutalement, elle prit conscience de son environnement. La couverture rugueuse la couvrait entièrement. Un feu fourni brûlait dans l’âtre. Mais elle était seule. Où était Matthew ?
Une vague de panique l’envahit à l’idée qu’il l’avait abandonnée. Aussitôt, elle se sentit partagée entre son cœur qui lui criait que ce n’était pas le genre de Matthew et son esprit qui la raillait en prétendant qu’elle n’avait pas besoin de lui pour s’en sortir. »

« Avant de se maudire. Sous ses yeux, les images étaient cruelles. Heureusement, le son était éteint.
Figée sur son fauteuil, elle retenait sa respiration. Incapable de stopper le flux d’images écœurantes.
Bientôt, la vidéo s’arrêta. Sur le plan final, quelques mots : « Prendras-tu le risque ? »
Alors, les larmes coulèrent sur ses joues.
Un peu plus loin, une perruque brune fut arrachée d’une main ferme et jetée dans une poubelle. Sa propriétaire espérait que sa mise en garde porterait ses fruits. Sinon, elle attaquerait. »

« James Blake quitta le manoir des Ivanov, la rage au cœur ; personne n’avait jamais osé lui parler sur ce ton sec et péremptoire. C’était officiel, ce Nicolaï caracolait en tête de la liste de ses bêtes noires. Alors que le taxi le ramenait à son hôtel, il ruminait des idées de vengeance à son encontre, plus radicales les unes que les autres. »

 

Ingénieure, docteure en sciences, maman et grande amatrice de chocolat, Muriel MAZOËLYS puise son inspiration dans les découvertes scientifiques et technologiques qui rythment notre quotidien ainsi que dans les grands défis que nous devons relever.

Portée par ses activités de recherche, elle développe dans ses romans l’ambiguïté sous-jacente à toute découverte : là où certains s’extasient d’un progrès phénoménal, d’autres y voient une menace ou pire, une opportunité d’instrumentalisation.

Elle aime tisser des intrigues complexes et mêler suspense, sciences et secrets dans ses romans. Quatre mots-clés résument son inspiration : la famille, la science, les secrets et l’amitié. Si ces thèmes vous interpellent, foncez découvrir sa plume !

Invisibles et Fatals
https://leressentidejeanpaul.com/2024/07/19/invisibles-fatales/

Drame, Psychologie, Suspense, Thriller

Invisibles & Fatales

Francs Mensonges*
de Muriel L. Mazoëlys
Broché – 1er décembre 2022
Éditions : auto-édition

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La vérité est une arme à double tranchant.

1er décembre. Toscane.
Libérez-moi de ce calvaire ! Comme chaque dimanche, Lucio Andreotti, petite crapule de bas étage, écoute sa belle-mère ressasser ses souvenirs insipides. Soudain, elle évoque un incendie meurtrier. Interloqué, il tend l’oreille. Ce nom ? Il le connaît. Ces informations ? Elles le ramènent seize ans en arrière ! Poussé par la curiosité, il entreprend aussitôt de déterrer les secrets du passé. Sans anticiper les conséquences…

Un mois plus tard. Lille.
Matthew, interne aux urgences, mène une vie bien rangée. En quelques jours, tout bascule. Chantage, overdose, meurtre… L’un après l’autre, les événements s’enchaînent et le précipitent dans une spirale de violence. Brutalement, l’évidence s’impose : quelqu’un, quelque part, l’a désigné pour cible.
Confronté à ses démons, balloté entre soif de vengeance et quête de vérité, parviendra-t-il à reprendre possession de sa vie… et de son avenir ?

 

• Couv_2024-057_Mazoëlys Muriel L. Invisibles & Fatales*

J’ai dévoré ce roman en quelques heures !

Embarqué dans ce roman scientifique-politique-policier-thriller-médical avec une intrigue complexe, une touche de fantastique et plus encore… pas moyen de m’arrêter, les pages ont défilé à toute vitesse, jusqu’à l’excellent final qui n’en est pas vraiment un, puisque “Invisibles & Fatales” est le premier tome d’une trilogie, “Francs Mensonges”.

Seize ans auparavant en Toscane.
Un incendie, toute une famille qui décède, sauf un garçon de huit ans, Mattéo qui a disparu. Comment a-t-il fait pour éviter le drame ? A-t-il survécu ?
Aujourd’hui à Lille.
Matthiew est urgentiste dans un hôpital. Il vit heureux, il a des amis avec lesquels il sort régulièrement, une famille qui croit en lui et qu’il aime et une belle amoureuse depuis quelques jours. Une vie banale au premier regard, mais Matthiew sait tout au fond de lui, qu’il n’est pas un homme ordinaire. Un soir suite à une chute de moto, tout va basculer, il va être obligé de se cacher afin de protéger sa vie. Commencera alors une aventure qui ressemble à un puzzle où chaque pièce devra trouver, et vite sa place, si elle ne veut pas disparaître…
Les personnages sont tous attachants, certains sont intrigants, l’histoire est palpitante, se déroulant à Lille, en Normandie et en Toscane, entre passé et présent.

On sent le plaisir de l’écriture fluide et addictive, à chaque moment. C’est réfléchi, très riche dans le vocabulaire, technique même, beaucoup de scènes se déroulent en hôpital, et centres de recherche, mais sans être insurmontable. Je n’ai pas été surpris du tout de voir que l’auteure est une ingénieure et docteure en sciences, une scientifique qui m’a complètement emporté dans son univers à plusieurs dimensions, plein de mystères, de suspenses et de nombreux rebondissements.

En fin de lecture, j’ai appris en faisant quelques recherches, que c’était le premier roman de Muriel Mazoëlys. Impossible dans ce cas, de ne pas placer ce récit en coup de cœur !
Superbe lecture et très belle réussite pour moi !

N’hésitez pas, Muriel est une belle découverte, qui mérite, pour moi, un lectorat en conséquence !

Devinez quel est le livre que je suis en train de lire ?

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Extraits :

« Quatorze mille quatre cents secondes. Autant dire une éternité. Lucio se trémoussa sur son fauteuil, fixant d’un œil éteint les aiguilles de l’antique horloge romaine qui le narguaient. Elles tournaient si lentement que le cours du temps semblait figé dans cet entre-deux terne, où présent et passé s’unissaient dans l’attente d’un avenir inéluctable. »

« Avec délice, Matthew s’étira dans son lit, profitant de ces instants précieux, où les rêves sont encore si proches et la réalité si lointaine.
Cet intermède était son moment préféré. Au réveil, l’éventail des possibles était encore complet.
Un regard à la lumière filtrant par les stores lui apprit qu’il n’était pas tôt, loin de là. Évidemment, couché à quatre heures du matin, il était légitime qu’il ne s’éveille que sur le coup de midi. »

« La scrutant, Matthew évalua la situation et ouvrit son bras, l’invitant. Aussitôt, elle se blottit contre lui, profitant de sa chaleur. Nichée contre son épaule réconfortante, Giulia cala son pas sur le sien et ils gagnèrent le bord de mer. Ils le longèrent lentement, en silence, profitant de l’immensité du ciel et du rythme apaisant du ressac. Les lumières du restaurant et du front de mer s’atténuaient alors qu’ils progressaient paisiblement. Bientôt, ils n’eurent que la lune pour témoin. Trop vite, la digue prit fin. Le regard perdu dans la contemplation des vagues, Giulia murmura :
– C’est magnifique, n’est-ce pas ?
– Effectivement. La vue est parfaite. »

« Alain Duhamel avait motivé ses troupes. On ne pouvait laisser une jeune femme mourir dans l’un des meilleurs hôtels de la ville sans élucider la cause de son décès et, le cas échéant, identifier le coupable. Le Maire avait appelé lui-même le commissaire divisionnaire. Qui l’avait appelé à son tour. La gamine était la fille d’un riche industriel italien. »

 

Ingénieure, docteure en sciences, maman et grande amatrice de chocolat, Muriel MAZOËLYS puise son inspiration dans les découvertes scientifiques et technologiques qui rythment notre quotidien ainsi que dans les grands défis que nous devons relever.

Portée par ses activités de recherche, elle développe dans ses romans l’ambiguïté sous-jacente à toute découverte : là où certains s’extasient d’un progrès phénoménal, d’autres y voient une menace ou pire, une opportunité d’instrumentalisation.

Elle aime tisser des intrigues complexes et mêler suspense, sciences et secrets dans ses romans. Quatre mots-clés résument son inspiration : la famille, la science, les secrets et l’amitié. Si ces thèmes vous interpellent, foncez découvrir sa plume !

Émotion, Histoire vraie, Philosophique, Psychologie, Témoignage

Le Livre de seth

de Jane Roberts
Poche – 4 janvier 1999
Éditions : J’ai Lu

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Qui est Seth ? Un personnage biblique né d’Adam et d’Eve ? Un dieu égyptien ? Une entité supraterrestre ?
“Une personnalité d’essence énergétique” : c’est ainsi qu’il se définit lui-même. Pendant une quinzaine d’années, Jane Roberts, médium réputé aux Etats-Unis, a communiqué avec lui, recueillant un message d’une inestimable valeur.
Nous sommes maîtres de notre destin et créons notre propre réalité, nous dit Seth. La réincarnation n’est qu’une péripétie, une des formes de notre existence multidimensionnelle. Car nous sommes composés de personnalités “fragments”, qui sont autant de projections de nos pensées.
Le temps ne serait-il que rêve et Dieu notre conscience primaire, toujours en expansion. Une des grandes questions que pose Le livre de Seth.

 

• Couv_2024-056_Roberts Jane - Le livre de Seth.jpg

 

Ce livre-témoignage raconte le vécu de Jane Roberts, et la médiumnité.
Un livre est très intéressant à plusieurs niveaux, qui m’a pas mal impressionné, même s’il est parfois difficile à comprendre, tant certains concepts sont difficiles à appréhender.
Par exemple, la notion que le temps n’existerait pas est assez perturbante, il m’a fallu plusieurs chapitres, et quelques relectures pour commencer à l’assimiler. L’idée aussi que des “MOI” multiples – passés et futurs – puissent m’aider dans mes rêves et dans le temps présent est assez fabuleuse.

Que ce soit Seth, un esprit désincarné qui parle de l’au-delà ou le propre subconscient de Jane qui s’adresse à nous, ne rend ni plus ni moins crédible ce témoignage.
Personnellement, je pense qu’il s’agit de deux personnalités bien distinctes. Ce livre et tout ce qui tournait autour de Seth a marqué la génération New Age. Il a été très critiqué par l’Église et les scientifiques à l’époque qui y voient une mystification. Et pour cause, les messages retransmis par Jane, sont une remise en cause des croyances scientifiques et des religieuses établies. Je vais, pour vous rester neutre. Je pense que ce témoignage mérite qu’on s’y attarde, au même titre que n’importe quelle philosophie, religion ou théorie scientifique, du fait qu’il ait de nombreux recoupements entre eux.

Pour Seth, la réincarnation n’est pas une punition. L’âme qui repose dans le néant (ou nirvana chez les bouddhistes) choisit de revenir vivre une nouvelle existence pour se parfaire, dans le passé ou le futur. Ainsi, l’homme est totalement libre. Aucun dieu ne décide pour lui, ni ne le châtie, ni le récompense. Le processus serait donc cyclique et se perd dans l’infini.

Il a fallu que je m’accroche vraiment sur certains chapitres, mais “Le livre de Seth” est l’un des meilleurs livres sur le développement personnel que j’ai pu lire jusqu’à présent, même, si je trouve que les traductions des textes posent des soucis de compréhension, et sont régulièrement assez déconcertante, et je ne parle pas des fautes d’orthographes.

D’ailleurs, peut-être, y trouverez-vous la réponse à LA QUESTION que tout le monde se pose au moins une fois dans sa vie : Pourquoi suis-je ICI ?
La réponse est… EXTRAORDINAIRE et très enthousiasmante !
Depuis quelques années, ce sujet a fait de moi une personne beaucoup plus sereine face à l’idée de la mort.

Une très belle lecture pour ceux qui n’ont pas peur de se confronter à leurs propres idées, un livre qui même s’il n’est pas acceptés par tous, reste de toute façon très intéressants…

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Extraits :

« Bien que vous ne puissiez me trouver, vous savez que je suis présent. Vos parents semblent disparaître et s’évanouir dans le néant. Je peux vous assurer qu’ils continuent à vivre. La mort est un autre commencement qui ne réduit pas pour autant au silence. La voix que vous entendez maintenant est-elle silence ? La présence que vous sentez dans cette pièce n’est-elle pas réelle ? »

« Rob et moi étions à peine religieux même dans l’acception conventionnelle du terme. Nous n’étions pas allés à l’église pendant des années, sauf pour assister aux mariages et aux funérailles. j’avais été élavée dans la religion catholique, mais plus je vieillissais et plus il m’était difficile d’accepter le Dieu de mes ancêtres. Je Le soupçonnais même d’être aussi mort qu’eux. Le paradis qui m’avait soutenue pendant mon enfance me sembla, pendant l’adolescence, un simulacre sans consistance de la vraie vie. Qui pouvait avoir envie de s’asseoir en rond pour chanter des hymnes à Dieu le père, même s’il existait ? Et quelle sorte de Dieu intelligent pouvait avoir besoin d’une adoration constante ? De toute évidence, un Dieu terriblement humain, et pas très sûr de lui ! »

« D’autres voient l’univers comme une sorte de théâtre dans lequel nous sommes projetés à la naissance et d’où nous disparaissons pour toujours à la mort. Ceux qui ont une telle attitude voient se profiler une menace à l’aube de chaque jour nouveau. Même la joie sera tenue pour suspecte puisqu’elle doit, elle aussi, s’achever dans la certitude définitive de la mort du corps. »

 

Jane Roberts (1929-1984) est née et a vécu dans l’État de New York. Autrice d’une trentaine d’ouvrages (poèmes, nouvelles et essais), elle a, pendant vingt ans, reçu le “matériau” de Seth, ouvrant la voie au phénomène moderne du channeling. Elle a donc canalisé Seth, un sage enseignant. Mais pas un sage de la planète Terre. Un sage de l’univers. Et surtout, des univers… Multidimensionnel, concret, métaphysique et pratique à la fois, Seth peut changer notre histoire spirituelle comme notre vie quotidienne. Du channeling à une nouvelle spiritualité, de la psychologie à la philosophie, de la santé à l’alimentation, de la famille au travail, des végétaux aux animaux, ou encore du sexe à l’amour, Seth nous ouvre grand les portes de la perception et de sa compréhension, nous stimule et nous fait un bien rare, dont l’énergie subtile monte crescendo au fil de ses livres initiatiques.

Traduits en 20 langues pour plus de 20 millions de lecteurs, la pensée et les messages de Seth sont aujourd’hui repris de par le monde dans les plus grands scénarios de films, œuvres avant-gardistes, et méthodes de soin ou de mieux-être.

Anticipation, Drame, Fantastique, Philosophique, Suspense

Terrienne

de Jean-Claude Mourlevat
Poche – 12 septembre 2013
Éditions : Gallimard Jeunesse

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Tout commence sur une route de campagne…
Après avoir reçu un message de sa sœur, disparue depuis un an, Anne se lance à sa recherche et… passe de “l’autre côté”. Elle se retrouve dans un monde parallèle, un ailleurs dépourvu d’humanité, mais où elle rencontrera cependant des alliés inoubliables. Pour arracher sa sœur à ce monde terrifiant, Anne ira jusqu’au bout, au péril de sa vie.
Et se découvrira elle-même : Terrienne
Vous ne respirerez plus jamais de la même manière…

PRIX ASTRID LINDGREN 2021

• Couv_2024-055_Mourlevat Jean-Claude - Terrienne

 

Cela faisait un moment que je ne lisais plus les quatrièmes de couverture.
Et là, je ne sais pas pourquoi j’ai eu envie de le lire… et j’ai tout de suite été interpellé. Je l’ai pris et j’ai chamboulé dans la foulée l’ordre de ma PAL ! Et quelle bonne idée. Au bout de deux, trois pages et j’étais parti dans un “autre monde”. Étienne Virgil, alors qu’il ne le fait jamais, prend en auto-stop une jeune fille, toute vêtue de noir, sûrement, car elle lui fait penser à sa petite-fille. La jeune fille est très bavarde, ce qui ne déplaît pas à Virgil, au bout de kilomètres elle demande à descendre, en voyant un panneau qui indique la ville de Campagne, elle est arrivée. Ce panneau-là, Virgil ne l’avait jamais vu… Et pour cause !

Un drôle de récit surprenant et atypique, qui m’a tenu en haleine durant toute ma lecture. Je ne m’attendais pas à ça du tout, mais quelle bonne surprise.
Des personnages surprenants, étranges, angoissants même. Anne part à la recherche de sa sœur Gabrielle, disparue depuis un an, dans un monde propre et silencieux qui pourrait inviter au rêve, en ce début d’automne… Un monde où personne ne pleure, ni ne rit, un monde où l’on ne respire, ni ne soupire, un monde où l’on ne fait jamais l’amour. Mais pourquoi ? Puisqu’il suffit d’enlever des Terriennes !
Dans ce monde aseptisé, contrôlé, où tout est programmé, et dépourvu de toute trace humaine, c’est le seul moyen de se reproduire…

Un bon rythme et du suspense.
Je vous recommande cette lecture fantastique, angoissante et pleine de tension, qui m’a beaucoup émue sur les dernières pages…

Merci Jean-Claude Mourlevat de m’avoir amené avec vous “de l’autre côté” !

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Extraits :

« J’ai tenté ma chance auprès de celui qui était le plus proche de moi en âge, un garçon vraiment mignon avec sa coiffure en pétard et sa chemise blanche ouverte sur le torse. Je me rappelle avoir été impressionnée par sa peau parfaite, une peau dorée et satinée, sans marque d’aucune sorte, ni cicatrices, ni taches. Je me rappelle aussi son sourire qui m’a semblé plus naturel que celui des autres, plus vrai. »

« – Je peux ?
Comme je ne savais pas ce qu’elle comptait faire, je n’ai pas réagi. Alors elle a appliqué la paume de sa main droite sur le haut de ma poitrine, le gras de son pouce s’est logé dans la petite cavité de mon cou.
– Allez-y… Respirez…
J’ai inspiré puis expiré quatre ou cinq fois, posément, profondément, comme on fait chez le médecin. Je sentais la pression de sa main sur moi, et mes poumons qui la repoussaient à chaque respiration.
– Encore un peu, s’il vous plaît… »

« – C’est comme… une dépression ?
– Je ne sais pas. Peut-être. Je crois plutôt que c’est l’ennui qui nous submerge.
– L’ennui ?
– Oui. Nous mourons d’ennui. Mais il est interdit d’en parler. C’est un sujet tabou. On dit simplement que telle ou telle personne s’est assise et tout le monde comprend.
– Que fait-on de ces personnes qui… qui s’assoient ?
– La brigade sanitaire vient les chercher et les emporte.
– Elle les emporte où ?
– Dans une autre ville, qui s’appelle Estrellas. »

Jean-Claude Mourlevat est né en 1952 à Ambert en Auvergne, de parents agriculteurs.

Il est le cinquième enfant de six. Il fait des études à Strasbourg, Toulouse, Bonn et Paris et exerce brièvement le métier de professeur d’allemand avant de devenir comédien et metteur en scène de théâtre. À partir de 1997, il se consacre à l’écriture, avec tout d’abord des contes, puis un premier roman, La Balafre.

Depuis, les livres se succèdent avec bonheur, plébiscités par les lecteurs, la critique et les prix littéraires : Le Combat d’hiver, Le Chagrin du roi mort, Terrienne.

Jean-Claude Mourlevat réside près de Saint-Étienne, avec sa femme et leurs deux enfants.

Adolescence, Amour, Émotion, Drame, Histoire

Le Courage des Lâches

de Wendall Utroi
Broché – Grand livre, 3 avril 2024
Éditions : La Trace

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Années 30, cinq adolescents des corons du Nord grandissent dans l’insouciance de l’enfance, pourtant le destin les conduira à traverser les années sombres d’occupation allemande et, bien malgré eux, à vivre loin de chez eux. Une histoire d’amitiés, d’amour, de dons et de sacrifices, de courage et de lâcheté…
Un récit déroutant d’enfants devenus trop vite adultes et confrontés à des choix déchirants qui marqueront à jamais leurs vies.

Destins croisés et tragiques de 5 enfants, des années trente à l’occupation Allemande : Une histoire d’amitiés, d’amours, de dons et de sacrifices, de courage et de lâcheté…

 

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Le courage des Lâches

Un roman qui bouscule, une belle histoire, une lecture qui m’a complètement embarqué dès les premières lignes, impossible une fois encore de le lâcher, les pages défilent à toute vitesse, et puis c’est la fin… Il est bouleversant, je suis bouleversé, ému aux larmes, et une question tourne dans ma tête, depuis que j’ai terminé ce livre. Une question pour laquelle je n’ai pas de réponse. Une question pour laquelle je ne veux surtout pas de réponse…

Qu’aurai-je fait à leur place ?
Comment supporter la haine et la violence ? Comment ne pas craquer durant une torture qui n’en finit pas ?
Aurais-je été un homme courageux ou bien un lâche ?

1930. Nous sommes dans le nord de la France. Nos héros, une bande de copains qui ont une dizaine d’années, voient arriver dans leur classe un nouveau. Radek. Il est courageux et volontaire, très vite, il intégrera la bande. Pendant une dizaine d’année, “la bande à Bouboule” qui réunit cinq adolescents, va développer des valeurs d’amitié, d’empathie et d’entraide qui se révéleront cruciales pour les années sombres qui s’apprêtent à venir. En effet, la guerre va les cueillir en pleine adolescence.

Ce roman sur fond historique a tout pour plaire. Une écriture fluide et directe, de beaux portraits d’hommes et de femmes, je pence qu’il restera gravé dans mon esprit.
Comment ne pas adhérer à la puissance de ce récit plein d’humanité, malgré la période noire de la Seconde Guerre Mondiale ?

La plume de Wendall est magnifique, puissante. D’ailleurs, j’ai été très heureux de voir qu’il avait intégré les éditions La Trace, que j’affectionne tout particulièrement…
Un grand merci Wendall pour ce voyage dans le temps, ton récit mérite une très longue vie… et un grand merci/câlin à Martine de me l’avoir transmis.

L’histoire d’une bande d’amis qui ne vous laissera pas indifférents !
Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ?

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Extraits :

« Trois jours que le ciel épanchait son malheur sur le plat pays. La cour de récréation parsemée de flaques d’eau, désertée, n’était plus qu’un vague souvenir de cette marée humaine qui d’habitude écumait sa surface. En ce jour de la mi-octobre 1931, agglutinés sous le préau qui résonnait des cris, les garçons de l’école primaire Pasteur se chamaillaient pour une bille ou un calot, bêlaient d’impatience à qui serait le loup. »

« Le maître avait parlé, sa colère s’était refroidie. En notre nom à tous, il présenta ses excuses au jeune Polonais, ce qui surprit tout le monde. Il invita Radek à le suivre au fond de la classe, la, il lui montra le seul pupitre inoccupé, celui situé à ma droite. Puis, d’une voix à marée basse, il s’adressa à moi :
– Pierre, je te charge de lui apprendre les finesses de notre langue, tu t’occuperas de cela pendant les récréations… »

« Ma gorge se noua dans l’instant, l’estomac la seconde suivante. Une fois à ses côtés, le maître me dévisagea, puis sans un mot, il déposa sa règle de métal carrée sur l’estrade.
– Vous connaissez la sanction… à genoux sur la règle et les mains sur la tête, nous verrons si cela vous donne encore envie de sourire.
Les quelques murmures qui avaient suivi ma progression dans l’allée s’étaient éteints, le silence compatissait. Monsieur Leblanc reprit son cours. »

« – Messieurs, je suis très fier de vous, vous venez d’agir avec noblesse, avec cœur pour sauver votre jeune ami Radek d’un futur bien sombre. Aujourd’hui, vous êtes devenus des hommes, des hommes dignes de ce nom.
Je veux que ce secret reste entre nous, ne parlez à personne de ce qui vient de se passer, ni à vos familles, ni à vos amis. Gardez en vous ce moment, comme un moment de bravoure qui vous élève. »

 

Wendall Utroi, ancien policier formateur, vit aujourd’hui à Romans-sur-Isère. Il diffuse son premier roman sur Internet en 2014 et rencontre un succès inespéré.

“Auteur de dix romans, j’écris en pensant toujours à me faire plaisir et à surprendre le lecteur. Au travers de ces histoires, je tente de véhiculer un message, une douleur, une crainte ou tout simplement les émotions qui font le lot de chacun d’entre nous. Investigateur, instructeur, et policier, mon métier m’a permis d’entrevoir les différentes facettes de l’Homme ; bonnes, mauvaises, odieuses ou merveilleuses.”

Il reçoit en 2018 le Prix des lecteurs des plumes francophones.
L’un de ses romans, Wanda, a fait l’objet d’un court métrage tourné au Canada ayant remporté deux prix internationaux.

Amour, Émotion, Drame, Histoire

Un secret

de Philippe Grimbert
Poche – 1 septembre 2004
Éditions : Le Livre de Poche

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Souvent les enfants s’inventent une famille, une autre origine, d’autres parents.
Le narrateur de ce livre, lui, s’est inventé un frère. Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu’il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas… Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque. Et c’est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu’il lui incombe de reconstituer. Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l’Holocauste, et des millions de disparus sur qui s’est abattue une chape de silence.
Psychanalyste, Philippe Grimbert est venu au roman avec La Petite Robe de Paul. Avec ce nouveau livre, couronné en 2004 par le prix Goncourt des lycéens et en 2005 par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle, il démontre avec autant de rigueur que d’émotion combien les puissances du roman peuvent aller loin dans l’exploration des secrets à l’œuvre dans nos vies.

 

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J’ai pris ce roman comme un très bel hommage… et je pense même que la part autobiographique de ce livre est très importante !

Enfant, il s’invente un grand frère et s’imagine la rencontre de ses parents, l’idéaliser et vivre sa vie ainsi sans trop se poser de questions. Plus tard, une amie de la famille va lui raconter la véritable histoire de ses origines. Il est Juif, et son père a eu un fils avant lui, Simon. Puis vint l’exode, les trains vers l’Est, ils vivent en France depuis des dizaines d’années, il ne peut donc rien leur arriver, mais pourtant… Ils décident alors de franchir la ligne de démarcation.

Une histoire très poignante, sans aucun jugement, l’auteur raconte la vie de cette famille, sa famille, avec des mots simples, emplis d’une grande pudeur, une histoire qui forcément change un homme.
Philippe Grimbert la raconte avec beaucoup de délicatesse, c’est presque un chuchotement, pour pouvoir survivre à ce passé trop lourd.

Alors que nous sommes en pleine invasion allemande,

Peut-on vraiment imaginer la douleur de toutes ces gens, hommes, femmes et enfants obligés de porter une étoile jaune qui les livraient à la haine des racistes, des antisémites ?
“Un secret” est un grand roman qui m’a plongé par le biais d’un traumatisme familial dans l’une des périodes la plus infamante de notre histoire.

Je ne peux que recommander à tout le monde ce magnifique ouvrage, même si je l’ai terminé avec une boule au ventre. Surtout, ne jamais oublier…

Merci M. Grimbert

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Extraits :
« La marque indélébile imprimée sur mon sexe se réduisait au souvenir d’une intervention chirurgicale nécessaire. Rien de rituel, une simple décision médicale, une parmi tant d’autres. Notre nom lui aussi portait sa cicatrice : deux lettres changées officiellement à la demande de mon père, orthographe différente qui lui permettait de planter des racines profondes dans le sol de France. »

« L’œuvre de destruction entreprise par les bourreaux quelques années avant ma naissance se poursuivait ainsi, souterraine, déversant ses tombereaux de secrets, de silences, cultivant la honte, mutilant les patronymes, générant le mensonge. Défait, le persécuteur triomphait encore. »

« Le port de l’étoile est devenu obligatoire. Une gifle pour Maxime qui ne peut plus rien opposer à ceux qu’il a tenté de rassurer. Les inquiétudes de Joseph, les craintes des commerçants voisins étaient fondées. La perspective d’arborer l’insigne jaune anéantit tous ses efforts, le rallie de force à une communauté avec laquelle il voudrait prendre ses distances. Pire, l’ennemi n’est plus l’envahisseur, mais son pays lui-même, qui le range du côté des proscrits. »

« Il touche enfin le corps de Tania. Après s’être allongé tant de fois en rêve dans sa chaleur, c’est la peau glacée de la nageuse qui s’offre à lui. L’eau de la Creuse se mêle à ses larmes. Ils restent ainsi un long moment puis se détachent, toujours sans un mot. Tania s’allonge à côté de lui et tous deux fixent le ciel. »

 

Philippe Grimbert est un auteur et psychologue français.

Après des études de psychologie, Philippe Grimbert a passé une dizaine d’années en analyse chez un lacanien, avant d’ouvrir son propre cabinet. Il travaille aussi dans deux instituts médico-éducatifs, à Asnières et à Saint-Cloud, auprès d’adolescents autistes ou psychotiques.

Passionné de musique, de danse et d’informatique, il a publié divers essais, dont Psychanalyse de la chanson (Belles Lettres, 1996) et Pas de fumée sans Freud (Armand Colin, 1999).

Il est aussi l’auteur de romans,
La fille de l’être (1998),
La petite robe de Paul (2001),
Un secret (2004) qui fut adapté au cinéma (avec Patrick Bruel et Cécile de France dans les rôles principaux) et qui fut récompensé par le prix Goncourt des lycéens 2004, le prix des Lectrices de Elle et le prix Wizo en 2005,
La mauvaise rencontre (2009),
Un garçon singulier (2011),
Nom de dieu ! (2014),
Rudik, l’autre Noureev (2015).

Émotion, Drame, Psychologie, Suspense

Mémoire de feu

de Jean-Marc Dhainaut
Broché – 4 juillet
Éditions : Taurnada

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Âgé d’à peine 4 ans, le petit Damien raconte d’étranges histoires… Comme les souvenirs improbables d’une autre personne… Nullement inquiète, sa famille met ça sur le compte d’une imagination débordante et, avec le temps, l’enfant oublie tout de ces récits.
Mais un soir, à l’aube de ses 35 ans, quelque chose d’inattendu se produit : une étincelle fait ressurgir ce passé qui n’est pas le sien… Très vite, il est hanté par d’atroces visions dans lesquelles il assassine sauvagement des femmes…
À-t-il vraiment pu commettre ces horreurs dans une autre vie ?
Damien le croit, car une soudaine pulsion s’est réveillée : celle de tuer…

 

• Couv_2024-052_Dhainaut Jean-Marc - Mémoire de feu

 

J’ai un fils. Éthan, il a 23 ans.
Un peu avant ses 4 ans, un soir, il est venu nous voir, sa mère et moi, et nous a demandé :
– Quand est-ce que je retourne chez ma vraie famille ? J’ai une femme, des enfants, je suis mécanicien et j’ai une Peugeot 404 blanche !
Ça, nous a fait très bizarre, et nous avons très peur… Nous lui avons parlé, rassuré de nombreuses fois, en lui disant que nous étions là, que nous étions sa famille…
Mais il a continué ainsi pendant plusieurs années. Vers 7 ans, il a tout oublié !

C’est vous dire si le roman de Jean-Marc m’a particulièrement “touché/ému/fait tremblé/ramené dans le passé”…

C’est le septième livre de Jean-Marc qui passe entre les mains et à chaque fois, c’est la même chose.
Je reste suspendu à ses pages, et j’avoue avoir énormément de mal à passer une autre lecture ensuite, tellement ses récits me captivent.
Encore une fois, j’étais complètement en immersion, et plus encore.
Le récit se déroule sur une double temporalité. Nous sommes en 2013 et en même temps en juin 1944, sur les côtes françaises, pendant le débarquement américains.
Le récit est donc très addictif et très bien mené, les chapitres courts, rythmés, et le final très beau et très émouvant. Je n’ai pas pu m’empêcher de laisser glisser quelques larmes.

Damien, Thiphanie, Sweety, James, Le Docteur Milarta, et tous les autres vont vraiment me manquer.

Oserez-vous plonger dans la mémoire de Damien, vivre une expérience bouleversante au risque de ne plus jamais voir les choses telles que vous les voyiez ?

Quand le passé et le présent ne font plus qu’un, quand l’aventure vous mène au-delà de la vie !

Encore une fois, je tenais à remercier Joël de Taurnada éditions et bien sûr un grand “Merci/Bravo !” à Jean-Marc Dhainaut, qui m’emmène à chaque lecture toujours un peu plus loin.

Nouveau coup de cœur !!!

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Extraits :

« Viviane se tenait debout à côté de son petit garçon. De l’index, il pointait une tombe dans un cimetière militaire américain du Calvados, à quelques pas de la mer, au nord-ouest de Bayeux. Omaha Beach : un voyage à plus de trois cents kilomètres de la maison.
“Tu vois, maman ? J’avais raison. C’était mon ami.
Moi, je m’appelais Kurt Wilson et je suis mort aussi, mais parce qu’on m’a pendu dans un champ, vers là-bas.” »

« “Je vais le réveiller. Damien, vous vous sentez bien et détendu, écoutez ma voix. Lorsque j’aurai compté jusqu’à trois, vous vous réveillerez. 1, 2, 3…”
Damien se leva d’un bond, les yeux horrifiés. Il se mit à hurler sur le plateau, tenant dans ses mains un fusil imaginaire :
“Lieutenant ! Un tireur allemand, là ! Dans le clocher !” »

« Alors que le chien restait blotti dans sa couverture, Henriette Coletta apporta quelques explications à Kurt. Les premiers Américains arrivés dans le bourg deux jours plus tôt n’avaient pas ménagé ceux qui avaient refusé l’évacuation ordonnée par les Allemands. Des GI avaient forcé les portes, volé des meubles, de la nourriture et de l’alcool. Les civils étaient furieux que des libérateurs se comportent plus odieusement que l’ennemi en cinq ans d’occupation. Et c’était sans compter des rumeurs qui parlaient de gestes déplacés envers les jeunes filles. Juliette, elle-même, avait dû gifler l’un d’eux. Lequel s’en était beaucoup amusé avec les autres. »

 

Jean-Marc Dhainaut est né dans le Nord de la France en 1973, au milieu des terrils et des chevalements. L’envie d’écrire ne lui est pas venue par hasard, mais par instinct. Fasciné depuis son enfance par le génie de Rod Serling et sa série La Quatrième Dimension, il chemine naturellement dans l’écriture d’histoires mystérieuses, surprenantes, surnaturelles et chargées d’émotions. Son imagination se perd dans les méandres du temps, de l’Histoire et des légendes. Il vit toujours dans le Nord, loin d’oublier les valeurs que sa famille lui a transmises.

Lauréat du Prix Plume Libre en 2018, il remporte le concours de nouvelles des Géants du Polar en 2019.

Brocélia
https://leressentidejeanpaul.com/2022/07/07/brocelia/

L’Œil du chaos
https://leressentidejeanpaul.com/2023/02/13/loeil-du-chaos/

La maison bleu horizon
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/13/la-maison-bleu-horizon/

Les prières de sang
https://leressentidejeanpaul.com/2023/08/22/les-prieres-de-sang/

Psylence
https://leressentidejeanpaul.com/2023/07/05/psylence/

Les Galeries hurlantes
https://leressentidejeanpaul.com/2023/12/02/les-galeries-hurlantes/

Drame, Psychologie, Suspense

La Régulation

de Gaëlle Perrin-Guillet
Broché – 7 mai 2024
Éditions : OutreFleuve

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Il n’en restera qu’un.
2300, quelque part dans le monde.
Une enclave entourée de murs abrite les survivants d’un cataclysme. Coupés de tout, ils vivent en autarcie dans une société gérée par les DIX, de mystérieux dirigeants que personne ne voit en dehors des écrans tapissant les murs de la ville.
Dès que la surpopulation menace la cité, les DIX annoncent la Régulation : huit régulateurs reçoivent une liste de quatre noms. Quatre personnes à abattre sans se faire tuer à son tour. Car devenir régulateur, c’est savoir que son nom s’est affiché sur la liste d’un adversaire.
Une seule règle : tuer ou être tué.
Lorsque le jour de la Régulation arrive, la population sait que la chasse a débuté. Et la peur s’installe.

 

• Couv_2024-051_Perrin-Guillet Gaëlle - La régulation

 

Lorsque le livre “La Régulation” est sorti, et que j’ai su de quoi il parlait, j’ai été assez surpris. J’avais lu la trilogie de Gaëlle, qui se passe à Londres, au XVIIIe siècle, que j’avais adoré, j’avais lu “Haut le chœur” etaussi l’excellent “Temporis” et je me suis demandé ce qu’elle allait faire dans le futur !
La couverture est tellement belle, que c’est ma curiosité qui l’a emporté… Et puis une bonne dystopie, ce n’est jamais désagréable !

Le début du récit est un véritable tremblement de terre !
En quelques pages, Gaëlle nous dresse le destin de notre planète vivant seble-t-il, ses dernières heures suite à un réchauffement climatique très violent qui va emporter une grande partie de la population terrestre, en un peu mois de 25 ans. Tempêtes, montées des eaux, cyclones, canicules, krach boursier sans précédent, certains pays même coulent littéralement, puis… toutes les ondes radio disparaissent…

Soudain, on se retrouve en 2300, dans un lieu post-apocalyptique gouverné par les DIX. Les DIX ont instauré une liberté très relative, mais surtout, ils veillent drastiquement au nombre des habitants qui ne doivent surtout pas augmenter. Alors régulièrement, ils annoncent une Régulation, pour éviter une surpopulation…

Alors là, je dois bien reconnaître que Gaëlle m’a agréablement surpris dans ce récit où tout bascule d’un seul coup. D’une main de maître, avec son style fluide et un suspense très bien maîtrisé.
J’aurai aimé plus de pages, beaucoup plus de pages même, pour en apprendre plus sur ce “nouveau” monde empli de chaos. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Orwell, dans un style plus féminin bien sûr. Il y a une pression constante sur les épaules de tous les habitants, chacun d’eux est susceptible de “disparaître” du jour au lendemain suivant les décisions des DIX. Mais d’ailleurs qui sont les DIX ?

En arrivant à la fin du roman, qui est particulièrement réussie, je me dis qu’une suite serait la bienvenue… Alors, peut-être en apprendrai-je plus à ce moment-là, d’autant plus, que j’ai vraiment eu l’impression que Gaëlle avait pris énormément de plaisir à créer cet univers criblé d’interdits, de murs qui cachent l’horizon, de drones qui surveillent constamment la population, de couvre-feux… il pourrait dès lors s’ouvrir sur l’extérieur, la nature… le reste du monde !

Bravo, Gaëlle !
“TA” Régulation a été pour moi immersive dans tous les sens du terme, les forces et les faiblesses de chacun, des valeurs morales de ceux qui subissent et de ceux qui (nous) gouvernent, la tension constante. Est-il possible de reprendre le contrôle de sa vie ? Plusieurs fois, j’ai trouvé que ton roman (toujours trop court 😂) avait des résonances avec le cœur de notre actualité, vers un point de bascule… ou pas !!!

La Régulation.

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Extraits :

« 13 juin 2032. Ondes radio courtes.
“Il y a quelqu’un qui m’entend ? Allô ? S’il vous plaît ! Je suis coincé sur le toit d’un bâtiment, perdu au milieu de nulle part, y a de l’eau partout et ça continue de monter. Allô ! Répondez-moi, je vous en prie !” »

« La journée touchait à sa fin et Damian attendait avec impatience la fermeture de la bibliothèque. Ranger les livres n’était pas vraiment son activité favorite, mais il n’avait pas eu le choix, alors il serrait les dents et faisait ce qu’on lui demandait. Il caressa la tranche d’un roman du XIXe siècle, vestige d’un monde depuis longtemps enterré et se demanda ce que sa vie aurait pu être à cette époque. »

« Et qui me lira, à part vous ? Vous savez combien j’ai de personnes par jour, ici ? Trois. Et encore, les bons jours uniquement. Je crois que la lecture n’intéresse plus personne. Vous vous rendez compte que le dernier livre à avoir été publié date de plus de trois cents ans ? Et que la majorité des ouvrages tombent en miettes, malgré toutes mes précautions ? »

« Chaque chose en son temps. Nous devons déjà nous débarrasser de ces gens qui nous dirigent.
Et ce n’est pas gagné d’avance. »

 

Gaëlle Perrin-Guillet est née en 1975 à Lyon où elle vit toujours. Secrétaire de mairie le jour, elle se transforme en auteur de thriller la nuit. Depuis toujours amatrice de romans noirs, elle s’essaie à l’écriture en 2000 avec des nouvelles. Après deux romans auto-publiés, “Le sourire du diable”, en 2010 et “Au fil des morts” en 2011, elle participe à deux recueils des “Auteurs du noir face à la différence” (en 2012 aux Éditions Jigal puis en 2013 à L’Atelier Mosesu).

Haut le chœur” est son premier polar publié aux Éditions Rouge Sang en 2013, lauréat du « Prix du Polar-2014 Dora Suarez », réédité aux Éditions Taurnada en 2019. En 2015, paraît un roman pour jeunes adultes, “La nuit du chat noir” aux Éditions Rouge Safran.

En 2016, elle publie aux Éditions Fleur Sauvage, “Soul of London”, pour lequel elle reçoit le “Prix des Lecteurs du Salon du livre policier de Neuilly-Plaisance” et le “Prix du festival Les Polars du Chat du Creusot”; premier opus d’une série d’enquêtes situées dans le Londres de la fin du XIXe siècle dont les héros sont Henry Wilkes, ex-inspecteur de police, handicapé qui marche avec une canne, et Billy Bennett un gamin des rues qui l’assiste. Le livre est réédité aux Éditions Milady Poche en 2017, la même année que sort (ou devait ?) le second opus “Black past” aux Éditions Fleur sauvage, publié en grand format sous le titre Les fantômes du passé aux Éditions City en 2018. (Les titres originaux parus chez Fleur Sauvage semblent ne plus être disponibles…).

Les fantômes du passé
https://leressentidejeanpaul.com/2020/03/31/les-fantomes-du-passe/

Haut le chœur
https://leressentidejeanpaul.com/2023/03/11/haut-le-choeur/

Temporis
https://leressentidejeanpaul.com/2023/05/20/temporis/

Émotion, Drame, Histoire vraie, Psychologie, Témoignage

Sauter dans les flaques

de Laurent Buchheit
Poche – février 2024
Éditions : Des livres et du rêve

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Lorsque Laurent pousse ses premiers cris par une froide nuit d’hiver, aucune bonne fée ne se penche sur son berceau. Retiré à ses parents à tout juste trois ans, il est d’abord placé en orphelinat. À la violence familiale succèdent la solitude et l’austérité. Viennent ensuite les familles d’accueil successives, qui lui offrent l’amour, la tendresse et la sécurité dont il a tant manqué. Alors, quand cet équilibre est menacé par la perspective d’un nouveau placement, du haut de ses sept ans, Laurent fait entendre sa voix pour la première fois. Dans ce roman autobiographique, l’auteur livre un témoignage poignant et poétique d’enfant placé qui, au coeur des années soixante-dix, se bat pour que les services dits “de protection de l’enfance” et la société acceptent enfin que les liens du coeur puissent être plus forts que ceux du sang.

 

• Couv_2024-050_Buchheit Laurent - Sauter dans les flaques

En début de lecture, mon premier réflexe fut, Sauter dans les flaques, le roman dont j’aurais préféré qu’il n’existât jamais.

C’est suite aux ateliers d’écriture et au coaching de René Manzor, que Laurent Buchheit entrevoit la possibilité de “se raconter” dans ce premier roman. Un roman où son petit “moi” a été un enfant perdu toute une première partie de sa vie. Il lui aura ainsi fallu quinze ans de déchirures et de peurs d’enfant avant de se trouver, et de trouver la famille de cœur qu’il recherchait et dont il avait tant besoin.

Je ne souhaiterai jamais, ni à un enfant, ni à un adulte, ni à mon pire ennemi la vie endurée par Laurent.
Mais malheureusement, la vie est ainsi faite. Certains d’entre-nous n’ont pas de chance, ou pas le bon Dieu peut-être ? Dans tous les cas, ils vivent seuls, perdus, dans l’attente d’un renouveau, d’un soleil à leur horizon, escomptant une vie meilleure, mais toujours est-il qu’en attendant, ils vivent une triste vie. Une vie, où chaque jour sera une nouvelle parenthèse remplie de vide, si elle n’est pas simplement une nouvelle journée de souffrance. Rien de physique dans notre cas, où très peu, mais une vraie souffrance psychologique où le petit “moi” de Laurent, passe son temps à se demander “Pourquoi Lui ?”.

Que d’émotion dans ce récit.
Confié à une voisine de chambrée, le jour de sa naissance, sa mère se sentant incapable de s’en occuper…Jusqu’à ses trois ans, Laurent vivra avec ses deux sœurs, légèrement plus âgées, enfermés dans une chambre qu’ils ne quitteront jamais. Une enfance passée au milieu des cris et des pleurs d’une mère battue par un père alcoolique. Puis, il découvrira une autre prison, l’orphelinat. C’est pour lui un enfer ! Quelque temps plus tard, sans explication aucune, on le place dans une famille d’accueil. Il découvre enfin une certaine paix et de l’amour… Mais ce serait trop simple, il sera placé encore dans une autre famille d’accueil – surtout ne jamais s’attacher aux personnes chez qui il ”doit” vivre ! Laurent doit tout réapprendre… Essayer de comprendre.
Pages après pages, Laurent nous fait découvrir son parcours, de la naissance à sa majorité. C’est un livre court, mais en quelques pages, j’ai pu “observer”, les tremblements et les tourments vécus par ce petit “moi”, les failles des services sociaux durant les années 70 ! Fonctionnent-ils encore de la sorte ? J’espère bien que non… Mais il reste un récit puissant par les sentiments, les ressentis qu’il dégage. C’est très réaliste et très poétique parfois.

À la fin de ma lecture, j’ai eu envie de parler à mes enfants, de les voir, de prendre mon petit-fils dans mes bras et de lui faire un gros câlin.
Quel animal sommes-nous donc pour ne pouvoir aimer son propre enfant ? Je ne suis pas sûr que cela existe ailleurs dans la nature… Mais heureusement, Laurent, grâce à des personnes bienveillantes qui vont l’entourer, va trouver son chemin… Et finalement, c’est ce que l’on retient à la fin du récit, le petit “moi” va trouver son destin, trouver le droit à l’amour d’une famille et enfin, pouvoir sauter dans les flaques !

Merci Laurent pour ce témoignage très touchant, merci de nous l’avoir transmis. Peut-être pourra-t-il aider et je l’espère très fort, d’autres petits “moi” qui sont encore perdus !

Je tenais aussi à remercier Angie Lollia des Éditions “Des livres et du rêve”, ainsi que René Manzor, de m’avoir permis de travailler sur la couverture de ce très beau roman…

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Extraits :

« Quelques minutes plus tard, ma main dans celle de l’assistante sociale, je sortais de la maison pour la première fois. Comment vous exprimer ce que je ressentais alors ?
Aujourd’hui encore, je n’arrive pas à trouver les mots.
Tout m’émerveillait. Les flocons, bien sûr, mais aussi les gens dans la rue, les voitures, les arbres, les vélos ! Tout ce qui pour vous fait partie de la vie courante. Le manteau de neige était bien plus haut que moi et ma petite main en caressait la surface. »

« Avec le recul, je me dis que ces périodes sombres, que je ne souhaite à personne, ont sûrement forgé mon caractère. Avoir trois ans et être contraint de se défendre comme j’ai dû le faire a forcément laissé des traces. J’ai vite compris que les grandes personnes fermaient les yeux. Croyaient-elles faire disparaître les horreurs en ignorant leur existence ? »

« Tout avait été décidé sans que je ne sois au courant, comme si mon opinion ne comptait pas ou, pire, comme si je n’en avais pas ! Qu’est-ce qui pouvait justifier pareille inhumanité ? Un enfant, était-il juste un « dossier », pour eux ? Un lit à vider pour faire place au nouvel entrant ? Les Services Sociaux, n’étaient-ils qu’un bout de sparadrap que l’on colle sur les plaies pour cacher les blessures au lieu de les soigner ? Et que l’on arrache, quand bon vous semble, en déchirant la croûte qui essayait vainement de cicatriser en dessous ?
Je n’étais que le cri que l’on pousse, à ce moment-là. La douleur que l’on garde en soi quand ils arrachent le sparadrap : petit, inoffensif et sans paroles.
Un dossier.
Le gamin du dortoir 27 qu’il fallait placer au plus vite.
Quel sentiment étrange que celui d’être à la merci de gens qui vous sont totalement étrangers, d’avoir un jouet et une valise comme seuls derniers repères de ce qu’était votre vie quelques instants auparavant. »

« – Il s’y fera ! Pensaient les spécialistes de l’enfance.
Aujourd’hui encore, je ressens cette froideur.
Ce n’était pas juste les barreaux métalliques du lit, le carrelage de la salle d’eau et les nuits sans chauffage, non… c’était les regards du personnel, leurs gestes sans douceur, leur discipline sans âme…
Mes trois années d’existence n’avaient été jusque-là qu’hiver. J’étais comme un arbre sans feuillage, exposé aux vents, qui ne demandait qu’une faveur : avoir le droit de fleurir. »

 

Laurent Buchheit vit dans le Grand Est et partage son temps entre la Lorraine et Majorque. Il est originaire de Bitche, en Moselle. Il y passe ses premières années à l’ombre de la citadelle avant d’être placé dans un orphelinat à Metz, puis en familles d’accueil. Il portait en lui depuis longtemps l’envie de coucher sur le papier son histoire et son combat. Le déclic est venu lorsqu’il a découvert les ateliers d’écriture et le coaching de René Manzor, auteur et réalisateur de renom, qui l’a aidé à accoucher de ce récit. Dans ce tout premier roman, il raconte ses déchirures, ses peurs d’enfant, ses espoirs et son combat pour le droit à l’amour d’une famille.

Amour, Émotion, Drame, Philosophique, Roman

La Souffleuse de cœur

de Aurélie Caruso
Broché – 29 novembre 2023
Éditions : Books on Demand

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Romane 40 ans est avocate à l’ONU. Passionnée par son travail à Genève, elle passe ses journées à soutenir la cause des femmes. Mais au cours d’une conférence, elle perd pied. Le diagnostic tombe : burn-out. Entre Genève et le Mexique, en passant par l’éco-village de la Drôme, elle va se laisser embarquer par Rachèle, son amie de toujours, yogi écolo légèrement excentrique, sur les chemins de la reconnexion à soi. Ses rencontres avec le peu conventionnel Dr Bichat et la thérapie assistée par psychédéliques viennent éveiller ses sens. Et si la vie était bien plus large que ce que lui laissait croire son esprit rationnel ? Et si son travail, qu’elle avait mis sur un piedestal, ne comblait plus ses manques ? Et si elle découvrait ses forces intérieures ? Au delà des limitations du mental, elle expérimente le voyage chamanique, bouscule ses croyances et découvre l’énergie du cœur dans des relations puissantes et profondes qui l’emmènent à la rencontre d’elle même.

• Couv_2024-049_Caruso Aurélie - La souffleuse de cœur.jpg

 

J’ai rencontré Aurélie Caruso, il y quelques jours, lors d’une soirée organisée par Babelio qui recevait Laurent Gounelle, pour son dernier roman “Un monde presque parfait”. Arrivés assez tôt, nous avons pu échanger un peu sur nos parcours respectifs, et plus encore. Nous avons bien sûr parlé littérature, et justement Aurélie était venu avec un roman, son premier roman qu’elle avait prévu d’offrir à Laurent Gounelle. J’ai passé une très belle soirée en sa compagnie.

“La Souffleuse de cœur”, est donc un premier roman qui intègre tout ce qui fait la force d’un premier livre. Le style est prenant et tous les personnages attachants dans ce sujet qui me touche tout particulièrement. Alors je me suis laissé emporter… Emporter par les mots, emporter par la force du récit… et je pèse mes mots ! J’ai eu l’impression parfois d’être avec les personnages. D’être là, de les voir et de pouvoir les écouter et ressentir ce tout ce qu’ils vivaient.

À 40 ans, passionnée et fière de son travail, Romane est avocate. Mais un jour va venir et bouleverser son rythme quotidien et ses habitudes de travail. Elle craque. C’est le burn-out dont elle a tant entendu parler ces dernières années. Mais elle refuse de se laisser emporter. Romane veut absolument reprendre le dessus. Elle décide de voyager et elle fera ainsi des rencontres inattendues qui vont l’aider à se reconstruire et à reprendre confiance en elle, qui vont lui permettre d’aller jusqu’au bout d’elle-même…

J’ai beaucoup aimé ce roman particulièrement bienveillant, il a beaucoup résonné en moi grâce à une dimension spirituelle très présente amenant une certaine sagesse au récit.
Bravo et merci Aurélie !
Je le sentais très fort, tout au fond de moi, que tu allais m’emmener dans un très beau voyage. Tu es allé au-delà…

J’ai hâte de lire tes prochains récits…

PS. Aurélie, moi aussi, j’adore Ludovico Einaudi !

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Extraits :

« Le médecin se lève et s’assoit sur le bord du bureau. Il pose une main rassurante sur l’épaule de la jeune femme et la regarde avec compassion :
– Romane, au vu des symptômes que vous présentez et en tenant compte de votre situation professionnelle trop stressante, je me vois dans l’obligation de vous arrêter. Une quinzaine de jours dans un premier temps. C’est un minimum pour récupérer. Mais évidemment, nous ferons le point à ce moment-là et il est fort possible que je vous prolonge l’arrêt, si besoin est. Entre-temps, j’aimerais que vous vous reposiez. Je sais à quel point vous êtes attachée à votre travail, mais je vous assure que le repos physique et mental est essentiel. Je vais vous adresser à l’un de mes confrères, le Dr Bichat. Il est psychiatre. J’ai la conviction qu’il pourrait vraiment vous aider. »

« Arrivée à l’appartement, c’est une Romane épuisée qui s’écroule sur son canapé. Il est midi et elle passera toute l’après-midi là, Poustache à ses pieds, et Rachèle la surveillant du coin de l’œil. Elle a mis sa playlist favorite en fond, les ondes musicales réconfortent les cœurs meurtris. Bach, Vivaldi et Einaudi tenteront de consoler son âme blessée. »

« À cet instant précis, Romane prend conscience du décalage immense entre la réalité de Mathilde et la sienne. Un fossé gigantesque. Une montée de colère parcourt sa gorge et vient enserrer ses mâchoires. “À quoi sert la vie ?”, pense-t-elle. C’est une question à laquelle je ne peux répondre. J’ai eu tellement de mal à vivre cette dernière année… à quoi sert la vie ? Je n’en sais rien ! C’est un luxe de pouvoir se poser cette question…”. »

« Transforme tes peurs en confiance. »

 

Aurélie Caruso est thérapeute holistique à Genève et poursuit des études de psychologie. En 2019, après avoir donné des séances de yoga dans des classes de primaire, elle créé son « jeu de cartes de yoga et méditation » qui rencontre un succès auprès des enfants, des enseignants et professeurs de yoga.

En 2022, elle se met à l’écriture, un rêve qu’elle portait en elle depuis 10 ans.

La Souffleuse de cœur”, son premier roman, est édité fin 2023. Ce roman initiatique aborde les thématiques du burn-out, du droit des femmes, du chamanisme et des thérapies assistées par psychédéliques. L’histoire fait voyager le lecteur entre Genève, la Drôme et le Mexique.

Aurélie est passionnée par les recherches sur la Conscience, la psychologie et le vivant. Elle participe à plusieurs cercles littéraires, aime rencontrer les auteurs et ne rate pas une occasion de pousser la porte d’une librairie.