Émotion, Drame, Essai, Histoire vraie, Roman

À pied d’œuvre

de Franck Courtès
Broché – 24 août 2023
Éditions : Gallimard

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“Entre mon métier d’écrivain et celui de manœuvre, je ne suis socialement plus rien de précis. Je suis à la misère ce que cinq heures du soir en hiver sont à l’obscurité : il fait noir mais ce n’est pas encore la nuit.”
Voici l’histoire vraie d’un photographe à succès qui abandonne tout pour se consacrer à l’écriture, et découvre la pauvreté. Récit radical où se mêlent lucidité et autodérision, À pied d’œuvre est le livre d’un homme prêt à payer sa liberté au prix fort.

 

• Couv_2024-088_Courtès Franck - À pied d'œuvre

 

Je termine à l’instant ce roman, qui n’est est pas un !
“À pied d’œuvre”, n’est pas une fiction, c’est l’histoire d’une vie, l’histoire d’un choix.

Franck Courtès, décide un jour de claquer la porte d’un monde qui lui a permis de vivre pendant vingt ans, mais surtout d’un monde où il ne se reconnaît plus. Il était photographe, croisant dans son quotidien artistes, sportifs et hommes d’affaires connus. Il a stoppé sa carrière par choix, et s’ouvrir vers une autre direction artistique, l’écriture.
Mais tout ne sera pas si simple…

J’ai suivi ainsi le parcours difficile d’un écrivain qui accepte tous type de “petits” boulots, manœuvre, livreur, jardinier ou encore serveur quand il n’est pas cuistot pour subsister. Le ton du récit est rythmé, drôle parfois, mais je n’ai pu m’empêcher d’entendre la lutte constante dans l’esprit de l’auteur, de toutes les difficultés qu’il doit balayer afin d’affronter le présent. Franck Courtès ne tombe jamais dans le pathos. Il est là, tout simplement, il survit en nous offrant sa voix et son regard sur un monde qui évolue, où le paraître est devenu plus important que l’être, où les sentiments passent en arrière plan, mais il ne juge pas, jamais. Il avance et chaque jour est un nouveau jour. Aujourd’hui 10 €, demain 35 € et peut-être un peu plus d’ici la fin de la semaine, il ne le vit pas comme une victime, mais comme un homme qui se bat.

Ce livre nous montre de quoi nous sommes capables, lorsque nous avons défini les priorités qui nous importent. Pour Franck, la décision sera définitive malgré les diverses discussions qu’il a pu avoir avec sa famille. Il ne reviendra plus en arrière, et tel un combattant se voue à sa nouvelle passion. Il veut écrire, surtout donner et partager…

Une lecture que j’ai trouvée très intéressante et “enrichissante” sur la misère due à la mondialisation, à la non-réglementation face au travail “de la rue”, son côté bon marché, l’exploitation de ceux qui la subissent, et la difficulté de ces travaux régulièrement très physiques.

Livre lu d’une traite !
Un sujet grave, intelligent, écrit avec finesse poésie et beaucoup d’humanité.
Un autre regard sur un monde injuste à la précarité sans limite, et pour moi aussi, hypocrite…

Hier soir, a eu lieu notre dîner mensuel du Cercle littéraire du Château de l’Hermitage, j’ai passé une excellente soirée, peut-être même l’une des meilleures à ce jour pour moi.
J’ai rencontré et pu discuter avec Franck.
J’ai tout de suite reconnu l’homme que j’avais deviné à travers ses lignes. Un homme simple et bon, un homme qui va simplement là où il doit aller…

“À pied d’œuvre”, la vie d’un homme que je vous recommande tout particulièrement !

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Extraits :

« Pour le dire en deux mots : j’ai cessé mon activité de photographe pour devenir écrivain. Rester écrivain a été une autre histoire.
Mon premier livre m’a valu un petit succès, puis, alors même que je me sentais progresser, j’ai vu autour de moi s’émousser l’enthousiasme. »

« J’aurais aimé avoir un père écrivain, justement, au lieu du mien, cet homme frustré, empêché huit heures par jour, attaché au bureau puis au canapé du salon, silencieux, résigné. Un père qui m’achetait nombre de jouets et de jeux auxquels nous ne jouions jamais ensemble, faute de temps. »

« Après une année sans revenus fixes, les objets autour de moi se sont naturellement détériorés sans que je sois en mesure de les remplacer. Les épisodes de désespoir sont rares mais douloureux. Je me sens chassé d’un confort dont je ne mesurais pas le bonheur. Une simple balade en forêt, pourtant gratuite, devient une expérience différente par le fait que mes chaussures usées prennent l’eau et que je ne peux en acheter des neuves. Le monde autour de moi semble avoir changé. J’erre dans un autre pays, une autre civilisation. »

« L’arrivée du numérique n’avait fait que précipiter mon désamour de l’utilisation de la photographie. Toute modernité n’est pas un progrès.
Je m’y étais pourtant mis, au numérique, parce que, nous disait-on, c’était ça ou disparaître. J’avais suivi une formation au logiciel Photoshop, offerte par mon agence, où je m’étais davantage senti gavé, comme les oies de maïs trans, de mots anglais, cette langue des vainqueurs et du grand marché mondial, qu’enrichi par de véritables connaissances. En argentique, les outils demandaient à être dominés et les échecs construisaient en moi des stratégies, des forces qui me rendaient chaque fois plus puissant. En découvrant peu à peu comment vaincre les résistances que le matériel argentique mettait sur ma route, plus que le photographe, c’était l’homme que j’améliorais. L’univers photographique numérique, facilité par l’intelligence artificielle, démocratisé par les fabricants, amenuisait la force, la gloire d’un bon résultat. Une fois de plus, Henri m’avait mis en garde. J’allais tout perdre. Je ne le croyais pas. Avec le numérique, je n’ai perdu qu’une chose, mais elle était de taille : le plaisir. »

 

Franck Courtès fut photographe pendant vingt ans. Vingt années de voyages autour du monde, de rencontres (des Daft Punk à Michel Legrand, de Franck Ribery à Patrick Modiano) dans lesquelles il puise pour raconter. Il a brutalement stoppé sa carrière pour ouvrir une autre recherche artistique et s’adonner à l’écriture.

Bibliographie
– Autorisation de pratiquer la course à pied et autres échappées, J-C Lattès, 2013
– Toute ressemblance avec le père, J-C Lattès, 2014
– Sur une majeure partie de la France, J-C Lattès, 2016
– La Dernière photo, J-C Lattès, 2018
– Les Liens sacré du mariage, Gallimard, 2022
– À pied d’œuvre, Gallimard, 2023

Émotion, Drame, Polar, Suspense

La Noyée de Carnac

de Christophe Ferré
Broché – 10 octobre 2024
Éditions : L’Archipel

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Après le succès de La Petite Fille du phare et de La Disparue de Belle-Île, Christophe Ferré signe un nouveau suspense.

Par une nuit de tempête, un voilier se fracasse sur des rochers non loin d’une plage de Carnac.
Au petit matin, on découvre sur le sable le corps sans vie de Sophie Millet, jeune chercheuse en histoire venue dans la région étudier les menhirs et les sépultures celtiques.
Les rescapés du naufrage affirment ne pas la connaître. Elle portait pourtant le même gilet de sauvetage qu’eux…
L’enquête conclut à une noyade accidentelle. Une théorie à laquelle Baptiste, le père de Sophie, ne croit pas. Trois ans après le drame, il débarque à Carnac pour tenter de percer le mystère…

 

• Couv_2024-092_Ferré Christophe - La Noyée de Carnac

 

Mars 2021, une jeune femme est retrouvée morte sur une plage de Carnac coincée entre deux pierres au lendemain d’une grosse tempête. Elle portait un gilet de sauvetage.
La veille à quelques mètres de là, un bateau, s’est écrasé sur des rochers. Trois amis avaient décidé de faire la fête et ont été surpris par le mauvais temps. Ils nieront connaître la jeune fille retrouvée le lendemain.
Les enquêteurs concluent à une noyade, alors qu’elle était une excellente nageuse.

Qui a-t-il de pire pour un homme que la perte de sa fille, surtout lorsqu’on reste persuadé que son décès est un meurtre alors que la police a classé l’affaire ?

Il aura fallu trois ans à Baptiste, pour retrousser ses manches, et aller à Carnac pour mener “son” enquête en mémoire de Sophie…

Le nouveau roman de Christophe Ferré nous emmène encore une fois sur les côtes bretonnes, région riche en légendes diverses. Et je ne m’en lasserai jamais !
Le récit se déroule dans les environ de Carnac, région célèbre pour ses sites mégalithiques, sépultures celtes, menhirs, alignements de pierre, dolmens, tumulus, et bien d’autres. On sent vraiment la passion de Christophe envers la magie qui entoure ces lieux.

Christophe, chapitres après chapitres nous “balade” dans les mystères celtiques à travers de nombreux rebondissements dans cette enquête “gigogne” où toutes les personnes que Baptiste pense être coupables ont un lien avec Sophie ou l’ont fréquenté. Il ira même jusqu’à accuser son gendre !
L’enquête n’est pas simple, mais il ne baissera pas les bras.

Récit prenant avec beaucoup de suspense, lu d’une traite, très agréable à lire et encore une fois une fin qui m’a pris à contre-pied.
Bravo Christophe !

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Extraits :

« Sophie, une jeune femme aux yeux émeraude, n’aurait jamais dû mourir.

À Carnac, les pompiers la retrouvèrent sur une plage, à la lisière des vagues. La tempête s’était calmée juste avant l’aube, des pans d’écume festonnaient le sable. Le jour se levait, frais et triste. Une pluie fine tombait à la façon des larmes. Aucun soleil. Des nuages bas et gris emplissaient le ciel jusqu’à l’horizon, comme s’ils avaient voulu se mettre au diapason. »

« Pourquoi Sophie était-elle morte ? Et comment ? Avait-elle été assassinée ?
L’enquête sur les causes de son décès s’était bientôt enlisée dans les sables du mystère. Pendant des mois, les gendarmes avaient interrogé séparément, à plusieurs reprises, les passagers du bateau, trois jeunes hommes. Ceux-ci avaient dit exactement la même chose : le voilier avait quitté le port de La Trinité-sur-Mer quelques heures avant le naufrage. L’obscurité venue, après avoir affalé les voiles, l’un d’eux l’avait amarré à une bouée à une centaine de mètres du rivage, dans l’idée de passer la nuit à bord. Ils s’étaient couchés, chacun dans une cabine. Au début, ce n’était pas une vraie tempête, juste un petit coup de tabac. Ils avaient trouvé “planant” d’être secoués, mais le vent de sud avait grossi brusquement, ce qui n’avait pas été annoncé par la météo. »

« Pendant des mois, avant de venir à Carnac, Baptiste, tel un enquêteur, avait réalisé des fiches sur chacun des suspects. Il avait découvert leurs amis, leurs distractions, leurs voyages, les sports qu’ils pratiquaient. Arno était le plus festif. Il avait un profil Instagram où, en bon narcissique, comme beaucoup d’hommes jeunes de son âge, il publiait d’innombrables photos de lui : au volant d’une décapotable, jouant au tennis, marchant dans la montagne, pratiquant le surf ou la voile, nageant dans la mer, dansant dans les boîtes de nuit branchées.
Jamais en train de travailler, comme si sa vie était un tourbillon permanent de fêtes et de loisirs. »

« Ma chère Sophie,
À Carnac, en ce jour de septembre, alors qu’une lumière estivale caresse le paysage, ton absence m’est insupportable, mais j’espère que tu me vois, que tu lis ces lignes, que tu m’aides à démasquer l’ordure qui t’a tuée. Il rôde autour de moi, il m’espionne, il me piste, il a commis l’erreur de signaler sa présence en déposant un gilet de sauvetage sur mon pare-brise et en me poursuivant à moto, une arme à la main. Il pensait que ça allait m’effrayer, que j’étais un peureux, mais je suis toujours là, debout, prêt à me sacrifier. »

 

Christophe Ferré est romancier et auteur dramatique. Il a obtenu le Prix de la nouvelle de l’Académie française en 2010.
Il est l’auteur de :
– La Chambre d’amour (Arléa, 1995),
– La Septième nuit (Seuil, 2000),
– Paradis Turquoise (Flammarion, 2005).

Son premier suspense,
– La Révélation de Chartres (Salvador, 2015) s’est vendu à plus de 20 000 exemplaires, toutes éditions confondues,
– La Petite Fille du phare (Éditions de l’Archipel, 2018),
https://leressentidejeanpaul.com/2023/03/08/la-petite-fille-du-phare/
– Mortelle Tentation (Éditions de l’Archipel, 2019),
– La Prophétie de la cathédrale (Archipoche, 2020).
– La disparue de Belle-île
https://leressentidejeanpaul.com/2024/09/22/la-disparue-de-belle-ile/

Émotion, Drame, Suspense, Thriller psychologique

Pour nous

de Christian Pernoud
Broché – 3 octobre 2024
Éditeur : Taurnada Édition

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Matthew écrit des scénarios à New York. Andrea skie en Californie. Ils se rencontrent sur un trottoir de Manhattan et le coup de foudre est immédiat.
De cet amour naît Fanny.
Alors pourquoi, à son retour de la maternité, Matthew saute-t-il du quinzième étage de son appartement ?
Quel secret emporte-t-il avec lui ?

Une bouffée d’oxygène dans le monde du thriller.

 

• Couv_2024-086_Pernoud Christian - Pour nous

 

Plus connu sous le pseudonyme de Chris Loseus, Christian Pernoud a décidé de retirer sa “cape d’invisibilité” pour son dernier roman Pour nous, édité aux éditions Taurnada. Comme Matthew, le héros de son thriller, qui prend des risques face à une menace de plus en plus présente, peut-être l’auteur a-t-il décidé, de nous offrir sans se cacher un nouvel axe de son univers littéraire… Il entre ainsi dans un “monde” méconnu qui me parle complètement.
Personnellement, je valide !

Matthew et Andrea se croisent un matin dans la rue. C’est le coup de foudre, ils ne peuvent plus se passer l’un de l’autre et très vite se projettent dans l’avenir et décident de mener des projets en commun… jusqu’à son suicide le jour de la naissance de leur fille Fanny !

Avec ce thriller époustouflant, plein d’émotions, comme je les aime, Christian m’a pris à contre-pied par rapport à ses précédents romans. Je n’arrive pas à l’expliquer, mais j’ai senti quelque chose de fort et de différent dans ce récit. Comme un engagement…
« Pour nous” va soumettre votre imagination à très rudes épreuves. Rien ne sera ce qu’il paraît être et c’est pour moi, le gros “plus” de cette “aventure”.

Qui est qui ?
Pourquoi son meilleur ami et collègue de travail disparaît-il du jour au lendemain en lui laissant un message codé ?
Qui sont ces personnes qui le suivent constamment et à travers le monde ?

L’histoire est bien écrite, très fluide, une romance qui se transforme en thriller addictif, au suspense redoutable et qui se termine en une histoire déchirante et belle à la fois.
J’ai beaucoup aimé les personnages, et la montée en puissance au fur et à mesure du récit.
Pour le final, un conseil, laissez-vous porter et préparez-vous à… Chuuuut…
Je n’en dirai pas plus.

Bravo Chris !

Et comme le dit si bien mon ami Laurent Scalese, “Un suspense de haute volée !”
Un grand merci aux éditions Taurnada.
Encore une “pépite” qui va trouver la place qu’elle mérite, auprès de ses camarades de la “Taurnada’s family” !

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Extraits :

« Andrea hurla. Elle attrapa mon poignet, baissa la tête, prit appui sur ses coudes et se redressa en fermant les yeux. La douleur lui ravageait le bas du dos, mais elle s’accrochait. Elle serra la mâchoire, inspira profondément, chercha son souffle, essuya ses larmes, et reprit son effort en plantant ses ongles dans ma chair. Elle me broyait les doigts, jurait, criait, et je l’encourageais. Et puis elle s’arqua subitement en poussant un râle avant de se relâcher tout aussi soudainement.
Le silence retomba. »

« La vie est une succession de revirements inattendus. Une pièce de théâtre au scénario sournois. »

« Je me réveillais chaque matin en attendant fébrilement qu’elle se manifeste. Mon portable ne me quittait plus, chaque sonnerie me suppliciait. Elle ?
Pas elle ? La déception l’emportait à chaque fois.
J’envisageai de la joindre trois jours après son départ pour mettre un terme à mon impatience, mais me maudis rapidement de ne pas lui avoir demandé son numéro. Elle s’était contentée de glisser le mien dans la poche de son manteau. Nous venions de nous embrasser (je ne cessais de penser qu’elle en avait pris l’initiative) et c’était tout ce qui comptait à ce moment-là. »

« “Monsieur Rice… Retournez-vous.”
Je m’exécutai pour me retrouver nez à nez avec un test de grossesse. Je ne distinguais pas le résultat, mais quelle importance ? Andrea maîtrisait mieux que moi la signification de la barrette rouge sur le tube en plastique.
“Je crois que vous allez être papa”, ajouta-t-elle. »

 

 

Christian Pernoud est l’auteur de plusieurs romans sous le pseudonyme de Chris Loseus.

Amoureux des grands espaces il vit dans les Alpes avec sa femme et ses enfants. Il se rend régulièrement aux états-unis pour être au plus proche de ses intrigues.

Il est l’auteur, notamment, de :
– Nouvelle ère (2014),
– 3600 Prospect avenue (2015),
– Chatsworth Creek (2016),
– Résurrection (2017),
– Phobia (collectif 2018)
– Bill dangereuse innocence (2019)
– Le voyage de Madison (2019)
– Les parapluies noirs (2020)…
– La joggeuse (2023)
https://leressentidejeanpaul.com/2023/09/11/la-joggeuse/

“Pour Nous” est le premier publié sous son vrai nom, explorant une facette moins sombre de son genre de prédilection.

Drame, Polar, Suspense, Thriller psychologique

L’Heure du diable

de Patrick Bauwen
Poche – 1 septembre 2021
Éditions : Le Livre de Poche

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La nuit d’Halloween, le corps d’une inconnue habillée en sorcière est retrouvé encastré à l’avant d’un train. Le lieutenant Audrey Valenti est nommée à la tête de l’enquête, en compagnie du groupe Évangile, spécialiste des crimes du métro.
Le docteur Chris Kovak, qui a rompu sa collaboration avec cette brigade, est devenu agoraphobe. Il poursuit néanmoins l’exercice de la médecine par téléconsultation. Quand un mystérieux patient le contacte, un compte à rebours meurtrier commence.
Kovak et Valenti se retrouvent alors sur les traces d’un groupuscule mystérieux qui pratique le béhourd, un sport de combat médiéval. Une traque impitoyable qui confrontera Kovak à son passé et aux origines du Chien, qui mène la danse une nouvelle fois.

L’ultime épisode qui met un terme à la trilogie infernale commencée avec Le Jour du Chien. Marie Persidat, Le Parisien.

Efficace, addictif et bluffant. Jean-Baptiste Hamelin, Page des libraires.

 

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Après Le jour du chien en 2017, et La nuit de l’ogre en 2018, L’heure du diable en 2020, clôture le cycle “Évangile”, de Patrick Bauwen.
Quel plaisir de retrouver Chris Kovac dans ce troisième opus.
Comme d’habitude Patrick Bauwen, nous livre un récit addictif et surprenant, mais pas que…

Vous découvrirez la puissance de plus en plus présentes, de certains “groupuscules” à travers le monde, qui par le biais d’actions parfois les plus banales, arrivent finalement à toucher de larges spectres.

Chris Kovak, notre médecin urgentiste n’est pas au meilleur de sa forme.
Addict à de nombreux médicaments et à certaines drogues, il souffre maintenant d’agoraphobie et subit en plus d’amnésies. Pas facile d’exercer dans ce cas !
Il ne travaille plus que grâce à la télé-consultation.

Suite au décès de son père, inexplicable, mais surtout à la suite d’un message personnel de la part du “Chien”, Chris décide de mener “sa” propre enquête.
Mais qui est donc ce “Chien” qui joue avec lui et qui à l’air d’être au courant de tous ses secrets, de toute sa vie ?
Un personnage sadique et inhumain ?
Un ami qui lui veut du bien ?
Ne cherchez surtout pas à anticiper la fin de votre lecture… Le final est une surprise absolue !!!
Entre anciennes coutumes et modernité, soyez les bienvenus sur les routes du chaos.

Encore une fois, une intrigue fort bien ficelée, des personnages profonds et étonnants (qui sortent “malheureusement” tous de la réalité !) et un rythme soutenu, aux nombreux rebondissements.
Patrick nous démontre par A + B que nous avons tous une part d’ombre en nous qui ne demande qu’à exploser quand le besoin s’en fait sentir.

Récit lu d’une traite, il le méritait vraiment !

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Extraits :

« Clac-clac-clac, font les doigts aux ongles longs.
La tête de la sorcière se balance en rythme, tandis que ses doigts tapotent le volant.
Les phares de la voiture éclairent à peine la route sombre. Les hautes herbes défilent de part et d’autre. Il n’y a personne, pas une maison, pas une âme. La musique d’un antique radiocassette résonne dans l’habitacle de la voiture. Tout est vieux : le revêtement des sièges, les sapins désodorisants qui pendent au rétroviseur, les boutons du tableau de bord. À l’extérieur, des ballons orange accrochés aux portières claquent dans la nuit. Des autocollants recouvrent les vitres : citrouilles d’Halloween, bonbons, crèmes glacées… On dirait l’un de ces vendeurs de friandises qui circulent dans les villes de province. »

« Aujourd’hui, il est gare du Nord. Un autre genre. Les travaux en cours promettent de la transformer en centre commercial dernier cri. Escalators, verrières immenses, magasins d’informatique et de téléphones portables. Bof, songe Donatello en gonflant les joues. Qui a besoin de ces trucs ? De son point de vue, ces gadgets ne font que réduire l’homme en esclavage. Il suffit de les observer tous, dans les rames, avec leurs visages collés aux écrans. Avant, les voyageurs lisaient des livres. Maintenant, ils font exploser des bonbons de couleur, ils mitraillent des cibles ou s’insultent à distance. Et on nous raconte que c’est le progrès. »

« L’astrophysique nous apprend que la Terre est une minuscule planète dans la banlieue de la Voie lactée. Or, dans cette seule Voie lactée, il y a neuf milliards de planètes abritant probablement la vie. Et cette même Voie lactée fait partie d’un groupe de trente galaxies similaires, lui-même dans un groupe plus grand, le super-amas de la Vierge, qui en compte dix mille. Et des super-amas de la sorte, il y en a plein. Idem dans l’autre sens, lorsqu’on s’enfonce dans le microcosme, les cellules, les atomes, les quarks. Et l’homme, ce petit animal de deux cent mille ans à peine, se croit le centre du monde ? La religion est une vaste blague… »

 

Patrick Bauwen dirige un service d’urgences dans un hôpital de la région parisienne. Après avoir collaboré aux novélisations de la célèbre bande dessinée Lanfeust de Troy.
Il publie son premier thriller, L’Œil de Caine, (2007), qui reçoit le prix Carrefour du premier roman 2007 et le Prix des lecteurs du Livre de Poche 2008.
Viennent ensuite :
– Seul à savoir, (2010), prix Littré 2011,

Seul à savoir


– Monster, (2009), prix Maison de la Presse 2009,
– Les fantômes d’Eden (2014),
– Le Jour du Chien, (2017), prix Polar Babelio 2017,
– La Nuit de l’ogre, (2018),
– L’Heure du diable, (2020),
– L’influenceur, (2024).

Amour, Émotion, Drame, Roman

La tresse

de Laetitia Colombani
Poche – 30 mai 2018
Éditeur : Le Livre de Poche

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Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est réservé et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.
Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Difficile de ne pas être touché par ce très joli récit. Estelle Lenartowicz, Lire.

Laetitia Colombani maîtrise à l’évidence l’art de la narration. Florence Bouchy, Le Monde des livres.

Un roman dans lequel il y a tout. François Busnel, La Grande Librairie.

Prix Relay des voyageurs.

 

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Je vais faire quelque chose que je n’avais encore jamais faite.
Je vais vous dévoiler la dernière ligne du roman.
Pourquoi ?
Car rarement je n’avais ressenti autant d’émotion à la fin d’un récit…
“À cette pensée, elle sourit”.

Trois pays.
Trois destins.
Trois histoires qui s’entrelacent.
Trois femmes que la vie n’épargne pas. Elles ont décidé de se battre, elles ont choisi de ne pas se laisser faire.

C’est un superbe premier roman que nous offre Laetitia Colombani. Cela faisait un moment que je voulais voir le film, mais je voulais absolument lire le livre d’abord.
C’est fait. Je sais ce qui me reste à faire maintenant.

Une magnifique ode aux femmes.
À toutes les femmes.
Nos mères, nos femmes, nos filles où qu’elles vivent.
Avec “La tresse”, vous ferez la connaissance de Smita qui vit en Inde, de Giulia, jeune sicilienne et de Sarah, une brillante avocate au Canada. À priori, rien ne les relie, on pourrait même dire que tout les sépare, et pourtant… elles ne le savent pas encore, mais leurs destins sont liés à jamais.

Laetitia a su dans cette histoire habilement structurée et maîtrisée, sans tomber dans le pathos, me faire voyager dans des contrées peu connues, où malheureusement le “rôle” de la femme est encore à des années-lumière de ce qu’il devrait être.
Vous l’aurez compris, son récit m’a particulièrement touché, il est émouvant et très dur parfois, mais c’est vraiment la force d’esprit qui se dégage de l’ensemble que je retiendrai.

Très gros coup de cœur, que je regrette de ne pas avoir lu plus tôt…
À découvrir absolument !

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Extraits :

« Smita s’éveille avec un sentiment étrange, une urgence douce, un papillon inédit dans le ventre. Aujourd’hui est une journée dont elle se souviendra toute sa vie. Aujourd’hui, sa fille va entrer à l’école.
À l’école, Smita n’y a jamais mis les pieds. Ici, à Badlapur, les gens comme elle n’y vont pas. Smita est une Dalit. Intouchable. De ceux que Gandhi appelait les enfants de Dieu. Hors caste, hors système, hors tout. »

« Giulia saisit la clé et ouvre la porte. D’ordinaire, son père est le premier arrivé. Il tient à accueillir lui-même ses ouvrières – c’est ça, être le padrone, se plaît-il à répéter. Il a toujours un mot pour l’une, une attention pour l’autre, un geste pour chacune. Mais aujourd’hui, il est parti en tournée chez les coiffeurs de Palerme et des environs. Il ne sera pas là avant midi. Ce matin, Giulia est la maîtresse de maison. »

« Montréal, Canada.
L’alarme sonne et le compte à rebours commence. Sarah est en lutte contre le temps, de l’instant où elle se lève à celui où elle se couche. À la seconde où elle ouvre les yeux, son cerveau s’allume comme le processeur d’un ordinateur. »

« Smita, elle, a de la chance : Nagarajan ne l’a jamais battue, jamais insultée. Lorsque Lalita est née, il a même été d’accord pour la garder. Pas loin d’ici, on tue les filles à la naissance. Dans les villages du Rajasthan, on les enterre vivantes, dans une boîte, sous le sable, juste après leur naissance. Les petites filles mettent une nuit à mourir. »

 

Cinéaste, scénariste, comédienne et romancière, Laetitia Colombani est l’auteure de La Tresse, vendu à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde, traduit en quarante langues et couronné d’une vingtaine de prix littéraires. Elle a elle-même réalisé l’adaptation cinématographique de son roman (sortie le 29 novembre 2023).
Elle est aussi l’auteure des best-sellers Les Victorieuses (Grasset, 2019) et Le Cerf-volant (Grasset, 2021) ainsi que des albums jeunesse La Tresse ou le voyage de Lalita (2018), Les Victorieuses, ou le palais de Blanche (2021), et Le Cerf-volant ou l’école de Lalita (novembre 2023) illustrés par Clémence Pollet.
Laetitia Colombani écrit également pour la scène : sa pièce Le Jour du kiwi avec Gérard Jugnot est un grand succès au théâtre Edouard VII en 2023. En tant que comédienne, elle a tourné au cinéma pour Yvan Attal, Cédric Kahn ou Florent Emilio Siri.

Drame, Frisson horreur, Thriller psychologique

Des profondeurs je crie vers toi

de Sébastien Jullian
Broché – 17 septembre 2021
Éditeur : Évidence Editions

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Andy, un jeune garçon de dix ans, tente de tracer son chemin aux côtés de sa mère Sarah, et Mouchy, voisine complice qui veille sagement sur eux. Un beau tableau de famille, s’il n’y avait la présence de Fred, un beau-père alcoolique, drogué et narcissique, qui leur fait vivre un enfer. Un matin d’hiver, un drame se produit et Andy plonge dans un coma indécis.
C’est là que tout débute…
Y a-t-il un lien avec les affaires de Patrice et Esther, deux enfants qui ont vécu des expériences similaires il y a presque cinquante ans ? Qui est ce mystérieux voisin qui emménage dans une propriété énigmatique peu après cet accident ?

• Couv_2024-083_Jullian Sébastien - Des profondeurs je crie vers toi

Après ma lecture de “Le berceau du Talion”, en début de semaine et sachant que j’avais un autre livre de Sébastien Jullian dans ma PAL, j’ai craqué. J’ai modifié l’ordre de ma lecture prévue !

Qu’est-ce qu’il aime ça, jouer avec nos nerfs, nous mettre la pression. J’ai même pu l’apercevoir ici et là, à travers certaines lignes…
Sébastien Jullian, est un jeune auteur, en quelques romans, il a pour moi renouvelé et mis à jour un genre de littérature que j’affectionne tout particulièrement. Le mélange de l’occulte, du surnaturel et du paranormal, en les invitant dans notre quotien. Dans ce nouveau roman, c’est la maltraitance physique et psychologique qui est mise en avant, mais pas que !

Andy et sa mère Sarah sont livrés à eux-mêmes, depuis le départ de son conjoint qui refusait d’être père. Elle est obligée de se débrouiller toute seule, mais les temps sont durs.
Un jour, elle rencontre un homme charmant, Fred, qui se propose de les accueillir chez lui. Elle pense avoir trouvé en lui l’homme qui va lui permettre d’avoir une vie plus sereine et surtout, une image “paternelle” pour son fils. Mais malheureusement, rien n’ira comme elle le rêvait. Fred est un pervers narcissique, un drogué, un alcoolique et révèle son vrai visage. Dorénavant, c’est lui qui commande, il la maltraite, l’insulte…
Elle ne dit rien.
Elle est coincée.
Elle a peur pour Andy…

Ce nouveau roman de Sébastien est une nouvelle réussite. Non pas par le sujet, maintes fois mis en avant et décrié, mais surtout part la façon où il l’aborde. Il est traité avec justesse et sa plume est percutante, elle ne pardonne pas. Avec ses chapitres courts, un soupçon de surnaturel, il m’a de nouveau embarqué. Au fil des pages, je me suis enfoncé dans ce thriller où la maltraitance, la violence, la noirceur deviennent la “bête” à abattre.
C’est une histoire horrible et addictive, que je recommande aux “amoureux” du genre.

Et c’est là que je me répète…
Pour ceux qui ne connaissent pas Sébastien, essayez juste l’un de ses romans, n’importe lequel, et vous comprendrez !
Sébastien Jullian a décidé de bousculer la littérature ! Il y arrive très bien…

Blandine Carron, je ne te dirai jamais assez merci…

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Extraits :

« En France, une femme et un enfant meurent tous les trois jours sous les coups et la maltraitance de leurs bourreaux.
Peu importe les chiffres, peu importe ce que les uns et les autres décident de comprendre ou d’expliquer.
La folie des Hommes avec un grand H.
Je pense à la peur au quotidien.
Celle que vivent les victimes. Celle que subissent les proches.
Je pense à toutes ces prières.
Celles que nous nous efforçons de réciter, pour mettre à l’abri nos progénitures et les éloigner du démon.
Je pense à tous ces pédophiles, psychopathes, pervers, jaloux, déments, drogués, sadiques que TU as mis sur leur route.
Puisque tu es si puissant, pourquoi n’as-tu pas entendu nos implorations ?
Pourquoi as-tu laissé prendre ces vies innocentes ?
Pourquoi es-tu si permissif avec le libre-arbitre ?
Comment veux-tu que nous les défendions ?
Puisque tu n’es pas capable de protéger nos enfants, puisse le Diable nous y aider… »

« Je ne sais pas par quoi commencer. C’est dur pour un garçon de mon âge de raconter ma vie. C’est une idée de Mouchy. Elle l’a acheté chez le marchand de journaux de Lagneux lorsqu’elle est allée faire le marché samedi. Puis ce midi, en rentrant de l’école, elle l’a glissé dans mon cartable. Elle m’a dit : “C’est un journal intime, écris tout ce qui te passe par la tête et raconte tes journées dedans.” Je n’ai pas vraiment compris l’intérêt. Je lui ai demandé ce que voulait dire “intime”. Elle m’a répondu que ça signifiait que ce carnet m’appartenait et qu’“il n’y a que moi qui ai le droit d’écrire et de lire dedans” ; donc je pouvais y raconter tout ce que je voulais. Elle a dit aussi qu’un jour “ça pourrait servir de preuve”. Je n’ai pas vraiment compris le sens de ses mots. »

« Il s’est glissé dans le lit, maladroitement. Il respire si fort, si vite. Sarah a peur de lui quand il est dans cet état. Il fait exprès de faire les gestes avec brutalité, pour être certain qu’elle l’entende.
Elle n’a aucune idée de l’heure. Si elle détourne le visage vers le réveil, elle est perdue. Il saura qu’elle ne dort pas.
Il faut continuer à rester en apnée, surtout ne pas donner la moindre impression d’être consciente. Le compte à rebours a débuté. Recroquevillée en position fœtale, elle serre les poings aussi fort que possible en espérant qu’il sombre rapidement. Mais la drogue a son effet euphorisant et diabolique. Il n’est pas décidé à en rester là.
Elle ne veut pas lui résister. Elle ne peut pas, sinon il s’en prendra à son fils…
Est-ce que l’amour est un sacrifice si douloureux ?
Malheureusement, elle lui tourne le dos. Il caresse, palpe. Ce n’est pas de l’attention, mais un signal pour expliquer clairement ce qu’il veut. Il ne compte pas lui demander son avis. »

« Un matin du mois de mars 1994, dans les petites rues du centre-ville de Lagneux, Fred gît dans un caniveau avec deux de ses compères. Un certain Sébastien Jullian, habitant du quartier, connu comme aliéné et insociable, se rend à la boulangerie en cette matinée hivernale et se retrouve nez à nez avec le petit groupe. Il ne trouvera rien de mieux que de leur coller une étiquette sur la tête où il avait griffonné “déchet humain” et de leur pisser dessus pour les réchauffer, sans aucune réaction de leur part. »

 

Informaticien de métier, entraîneur de football et père de famille, Sébastien Jullian s’adonne depuis quelques à sa nouvelle passion : l’écriture. Ses influences sont diverses. Des incontournables cinématographiques telles que Carrie, Fight Club, Le silence des Agneaux, Usual Suspects, pour ne citer que les principales.
Coté littérature, Sébastien aime beaucoup les univers respectifs de Cédric Sire, Jérôme Loubry et bien sûr, Stephen King.
Il est également un grand passionné de musique, notamment le Heavy metal, à laquelle il fait très souvent référence dans ses romans. Mais aussi l’humour (parfois noir, méchant ou gratuit) est aussi sa tasse de thé. Lire a toujours été une tâche compliquée car son imagination ne le laisse jamais en paix. Lorsqu’il lit une histoire, il en invente une autre. Il aime qu’un roman ne dévoile jamais tous ses secrets et laisse une part d’interprétation au lecteur.
Selon Sébastien, un bon livre est un livre qui joue avec nos nerfs et avec notre imaginaire…

On l’emportera dans la tombe
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Dualité
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Le berceau du Talion
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Drame, Folie, Histoire, Polar

Le lion de Némée

de José Herbert
Broché – 12 mars 2024
Éditeur : Les Éditions Nord Avril

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Le lion de Némée, artiste de cabaret, est-il l’auteur des pendaisons de cadavres à des « arbres à loques » situés sur des lieux de dévotion nordistes, chapelle, oratoire et calvaire ?
La police judiciaire est amenée à s’intéresser à des univers particuliers : celui des archers d’une compagnie de tir à l’arc du Cambrésis ; celui d’un cabaret de travestis ; celui des antiques douze travaux d’Hercule ; enfin celui des guerres de religions au 16e siècle qui opposèrent les protestants vaudois à l’armée catholique de François 1er.
Le massacre de Mérindol, village du Vaucluse, serait-il à l’origine de crimes perpétrés des siècles plus tard à mille kilomètres de distance ?

L’enquête emmène les lecteurs et lectrices à la découverte de lieux insolites en compagnie d’un quarteron de personnages foldingues, truculents et déjantés.

 

• Couv_2024-082_Herbert José - Le lion de Némée

 

Une histoire complètement “déjantée” bien différentes de nos polars habituels !

Nous sommes dans le Nord de la France. La police est complètement perdue. Des cadavres pendus, tués par des flèches, s’accumulent sur des arbres à loques !
Quel est donc le rapport entre un cabaret de travestis, les douze travaux d’Hercule, la Guerre de Religions et ces crimes ?

Heureusement, José Herbert est là pour nous guider !

Après “Les poupées diaboliques” et “Ah ! Mauricette…”, je retrouve l’auteur dans de nouvelles aventures pas banales du tout, et comme dans ses deux autres romans, il est arrivé à me toucher avec un son côté “Vieille France érudite” auquel on est très peu habitué, et c’est bien dommage.
Dès le début du récit, le ton est donné.
Des personnages haut en couleur, complètement barrés (Je ne suis pas arrivé à déterminer qui étaient les pires, entre les femmes et les hommes !), la lecture est efficace et très drôle, malgré une intrigue violente, perdue dans les origines de notre Histoire. José s’amuse avec nous bien sûr, s’amuse avec un langage cru et direct qui sent tellement bon la France. Difficile dans ces cas-là, vous comprendrez de stopper ma lecture sans vouloir à tout prix en savoir à chaque fois davantage. Allez, encore quelques pages…
Bon, je finis mon chapitre et j’arrête !
Plus qu’une seule page, c’est promis…

J’ai beaucoup aimé l’histoire, avec un certain sarcasme, José nous montre sans hésitation les déviances nombreuses de notre passé. La Religion est très présente aussi, et j’ai appris certaines choses qui après vérifications, se sont avérées réelles.
Le “peuple” de tout temps est, et restera dans l’ignorance de se qui ce déroule au-dessus de sa tête. Rarement, ce sont de belles choses, c’est bien dommage… finalement cela ne me surprend même plus !

Merci José pour cette “Histoire” originale, dont parfois, on “sort” du roman. C’est ça… parfois, il faut savoir dire les choses…
Merci aussi à toi Blandine Carron, encore une fois, c’est à toi que je dois la découverte de cette plume, de cet auteur plein de talent et plus encore.

N’hésitez pas à lire ce roman, José Herbert est un auteur qui mérite d’être “découvert” !

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Extraits :

« La vie sexuelle de Jean Broussiez se résumait à quelques situations banales : complexe d’Œdipe à trois ans, manipulation curieuse à onze ans, paluchage rapide vers la quinzaine et, finalement, un unique prénom féminin, Olga. »

« Un chiard de plus, ça emmerdait la mère, ça contrariait des projets, ça privait de liberté, ça braillait en permanence, et ça coûtait un paquet de tunes. Sitôt libérée du cordon qu’elle avait tranché, la mère ne réfléchit pas longtemps. Elle saisit le loupiot graisseux et braillant et le glissa dans le trou des WC à la Turque, devant Jean qui se bouchait les oreilles et écarquillait les yeux, car le nouveau-né hurlait comme s’il avait deviné le triste sort que lui réservait sa génitrice. »

« – Je ne sais pas moi-même où j’ai dormi, Inspecteur.
– Et bien sûr, personne ne vous a vu rejoindre ce quelque part, ni vous y écrouler.
– Les rats peut-être ! Faut enquêter ! Moi, je ne voyais rien ! Que dalle ! J’avais bu deux bouteilles de blanc.
Était-il sincère ? Il se souvenait des gros rats aux yeux brillants dansant la gigue sur ses godillots et rongeant ses lacets, que d’ailleurs il ne nouait guère. »

« Qui avait écrit cette lettre ? Et avec quel objectif ? Une cause peut produire plusieurs effets différents, seule ou associée à d’autres causes, tandis qu’un effet peut de son côté être le résultat de plusieurs événements très différents.
Pas facile ! Les quatre personnes avaient été percées de flèches puis pendues sur des lieux de dévotion catholiques. Cependant Clémentine, la première victime, n’avait pas subi le même sort qu’ensuite les autres. Elle seule est morte par pendaison. Que s’était-il passé ? »

 

José Herbert est né à Aniche en 1944, dans le département du Nord. Il fréquenta l’École Normale de Douai pour devenir ensuite instituteur à Vred, puis Auberchicourt, enfin, à partir de 1975, directeur d’école et secrétaire de mairie à Wambaix, petit village du Cambrésis. Il est maintenant installé à Loos en Gohelle. C’est un amoureux des lettres, passionné d’histoire locale, il aime l’humour loufoque, les situations hors norme, les personnages burlesques.

Il publie aux Editions Atria un premier roman, L’instituteur impertinent, qui raconte avec humour, pittoresque et tendresse, une vie professionnelle exceptionnelle.

Les poupées diaboliques
https://leressentidejeanpaul.com/2022/01/05/les-poupees-diaboliques/

Ah ! Mauricette…
https://leressentidejeanpaul.com/2023/06/02/ah-mauricette/

Émotion, Drame, Folie, Polar, Thriller psychologique

Le berceau du Talion

de Sébastien Jullian
Broché – 6 septembre 2019
Éditeur : Auto-édition

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Lorsqu’un mail provenant du ministère de l’Intérieur est envoyé dans les bureaux de la police de Grenoble, le trouble est semé. Il décrit l’endroit où gît le corps d’un célèbre avocat, Eddie Durand, assassiné dans des circonstances effroyables.
Au même moment, dans un petit village de Haute-Savoie, un suicide étrange éveille la curiosité des forces de l’ordre…
À priori, ces affaires n’ont rien en commun. Mais un détail fait ressurgir un nom, celui de Valentin Monge. Le commissaire Sirus et ses hommes doivent replonger dans une sordide affaire classée de harcèlement, viol et suicide.
L’ombre d’une vengeance semble désormais planer sur les enquêteurs. Mais tout va trop vite, et paraît incontrôlable.
Il n’y a plus de hasard.
Ce n’est pas un jeu. C’est une démonstration.

 

• Couv_2024-081_Jullian Sébastien - Le berceau du Talion

 

Plus qu’un coup de cœur, Le berceau du Talion est un véritable coup de poing dans la figure !!!

Mais pourquoi, ne suis-je pas surpris…
Avec On l’emportera dans la tombe, Sébastien avait déjà marqué mon esprit et je me demandais ce qu’il nous réserverait par la suite…
Puis, j’ai lu Dualité. Comment vous dire ? Un récit qui sort des “rails”, qui m’a glacé le sang pages après pages. J’étais complètement figé en fin de lecture. Je me suis même demandé si l’auteur n’était pas un peu “fou” !

Avec Le berceau du Talion, Sébastien confirme son talent et va même au-delà. Mais d’où vient-il ? Où va-t-il chercher tout ça ?
Une chose est sûre Sébastien…
Ne change rien, je suis devenu addict, et je ne voudrais surtout pas tomber en manque !

Valentin est “le” souffre-douleur dans son lycée. Son style gothique, ses goûts différents, son besoin d’être seul depuis qu’il est enfant, ont malheureusement fait de lui un être à part que personne ne comprend, pas même les adultes qui gravitent autour de lui.
Dès lors, il décide de tenir un journal intime où il notera le calvaire qu’on lui fait subir au quotidien, les humiliations, les crachats, les insultes, les tortures aussi tant physiques que psychologiques. Sa vie est un enfer.
Certaines plaies ne se referment pas, un jour, il baisse les bras. Après avoir subit un viol collectif, il écrit les dernières lignes de son journal et décide de partir pour un monde qu’il espère meilleur, abandonnant son seul ami, son frère Romain, le seul qui partageait son vécu. Lui-même disparaîtra juste après l’enterrement de son frère.

14 ans plus tard, l’avocat qui avait défendu, ceux qui s’en étaient pris à Valentin est retrouvé mort, avec un étrange message à ses pieds. Une enquête, qui va remuer “la boue”, est ouverte. Les morts vont se multiplier.
Et très vite, la police établira que Valentin est le lien entre tous ces décès.
Gilles Rousset et sa nouvelle recrue, Marion qui va devoir faire ses preuves très vite, se retrouvent au centre d’une enquête aux multiples rebondissements, où quelqu’un se joue des lois, de la police, de la justice… Pour cette personne, une seule chose est importante.
La vengeance !

Un excellent thriller, où le mal ne se trouve pas là où on le croit.
Œil pour œil, dent pour dent. Seule la justice est importante…

Bravo Sébastien, j’en perds mes mots !
Merci Blandine Caron, encore une fois, tu ouvres mon univers littéraire, et avec la plume sombre et efficace de Sébastien Jullian, on tient un bijou qui risque de faire parler de lui très vite !

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Extraits :

« La vérité ne meurt pas, elle nourrit la colère.
Valentin referme la dernière page de son journal intime en ce matin glacial du 10 décembre 2004. Il a choisi sa plus belle plume pour écrire les derniers mots. Celle que son parrain lui a offerte pour ses seize ans à son entrée au lycée. Sa main est tremblante, son rythme cardiaque s’accélère. Il se demande si le moment doit durer ou non, s’il faut lui donner un sens. Non, ça ne changera rien. Les secrets de sa douleur sont là, enfouis entre les pages. »

« Crachats, insultes, violences physiques sont le quotidien d’un véritable enfer. Il ne se déplace plus dans l’établissement pour éviter les croche-pieds, tirages de cheveux, jets d’objets en tout genre. Même les plus jeunes en font leur souffre-douleur. Il raconte avec une écriture discontinue cette fois où « un camarade lui urine dans le dos dans les vestiaires du cours d’EPS. »

« Chaque individu est confronté un jour à cette étrange sensation. Ce moment où la réalité flirte avec l’irréel et vous plonge dans le doute. Après un mauvais rêve, ou peut-être votre pire cauchemar ?
Deux possibilités s’offrent à vous : soit peu à peu vous vous rendez compte que rien de tout ça n’est arrivé, et le soulagement vient chasser la peur. Soit vos rêves n’étaient qu’illusions, et le retour à la vie n’en est que plus terrible. »

« Elle est étendue au sol, patauge dans sa propre pisse. Une odeur infecte assaille ses narines. Son corps commence à rendre les armes. Les mains liées au-dessus de la tête, on dirait une crucifiée au milieu d’une arène romaine. Les liens ont entaillé ses poignets jusqu’au sang, la peau est meurtrie d’ecchymoses. »

 

Informaticien de métier, entraineur de football et père de deux enfants, j’ai pris le gout de la lecture depuis 2016. Les trajets en train, la sieste des enfants, les insomnies nocturnes, sont autant de moments qui m’ont également permis de m’adonner à une nouvelle passion : l’écriture de thrillers.

J’aime qu’un roman ne dévoile jamais tous ses secrets et laisse une part d’interprétation au lecteur. Un bon livre est un livre qui joue avec nos nerfs…

On l’emportera dans la tombe
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Dualité
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Émotion, Drame, Polar, Suspense

La disparue de Belle-Île

de Christophe Ferré
Broché – 12 octobre 2023
Éditions : L’Archipel

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Après La Petite Fille du phare, le nouveau suspense stupéfiant de Christophe Ferré sur l’une des plus belles îles de France.

Une disparition glaçante sur l’une des plus belles îles de France.
Le nouveau suspense de l’auteur de La Petite Fille du phare

Où est passée Chloé ?

Plus aucune trace de cette jeune ostéopathe depuis une soirée qui s’est terminée dans les cris. Plus étonnant encore, sa voiture est tout aussi introuvable, alors qu’elle n’est jamais repartie par le bac qui relie l’île au continent.
Un mystère comme les aime Léa, une journaliste qui ne tarde pas à comprendre que sa présence dérange…
Un suspense plein de fausses pistes et de rebondissements inspiré d’un fait divers jamais résolu : la mystérieuse disparition de la pharmacienne de Belle-Île.

 

• Couv_2024-080_Ferré Christophe - La disparue de Belle-île

 

Le récit se déroule en Bretagne, très exactement sur Belle-Île-en-Mer, et là, c’est déjà une bonne pioche !
J’ai toujours été attiré par la Bretagne, et c’est un réel plaisir de m’y promener dès que cela est possible. Je ne connais pas Belle-Île-en-Mer, mais malgré le sujet Christophe Ferré m’a quand même donné envie d’y aller…

Léa Grange, journaliste, s’est spécialisée dans les enquêtes sur des affaires non résolues, qu’elle publie ensuite sous forme de livres.
Dès qu’elle entend parler de la disparition sans laisser de traces, d’une jeune ostéopathe, Chloé, à Belle-Île, ni une, ni deux, elle décide d’y aller et de mener sa propre enquête.
La jeune femme a disparu, le lendemain d’une pendaison de crémaillère entre “amis”. Sa voiture a aussi disparu, et à priori, elle n’a pas pris non plus le bac qui relie l’île au continent. Que s’est-il réellement passé ce soir là ?
Léa va vite se rendre compte que chaque personne qu’elle va interroger, est un éventuel coupable et que de nombreuses pistes se multiplient autour d’elle au fur et à mesure… jusqu’à ce qu’elle tombe sur de nouveaux cadavres !

Un thriller rempli de fausses pistes, de pièges et de rebondissements. Léa est attachante, et on a bien envie de l’aider lorsqu’elle se sent perdue.
Les personnages qui gravitent autour d’elle, ont aussi leur importance et on va découvrir qu’une communauté en apparence soudée et sans histoires, peut cacher de nombreux mystères et des secrets.

Une lecture agréable et fluide dans laquelle il m’a manqué un “tout petit quelque chose”, que je ne suis pas arrivé à déterminer !
Pourtant, tout est là. Même un final, que je n’ai pas anticipé du tout !
Peut-être que j’en demande trop ?
Dans tous les cas, la sensibilité de Léa m’a beaucoup touchée, et c’est pour moi le gros plus du récit par rapport à mes thrillers habituels…

Merci Christophe !

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Extraits :

« Belle-Île-en-Mer.

Ici, au milieu de l’océan, s’étend une terre de légendes celtiques. Quelques-unes reposent sur des faits réels. On y croit ou pas, selon sa foi, son imagination.
Des fées de la forêt de Brocéliande auraient jeté des couronnes de fleurs dans le golfe du Morbihan. La plus grande et la plus somptueuse serait devenue Belle-Île : pure poésie. Mais certaines histoires contiennent une part de vérité. »

« Les mouettes, les goélands, les cormorans, quelques oiseaux de la lande picoraient ce qu’ils pouvaient. Des poissons morts. Des mollusques.
Des crabes. D’autres oiseaux tués. La nature se fiche complètement de la mort et de la vie. La nature est une force indomptable qui fait vivre et mourir sans avoir à se justifier. »

« – Soit, mais quel rapport avec Chloé ?
Marie semblait émue.
– Pour moi, elle se trouve entre les murs de cette secte, je ne vois pas d’autre hypothèse. Sous des dehors joyeux, elle était déçue par la vie qu’elle menait. Elle se sentait tellement seule. Pas de compagnon, peu d’amis.
Un jour, elle a craqué. Manque de chance, c’était juste après la soirée chez moi.
Cette thèse rejoignait celle du commandant de gendarmerie et ne contredisait pas la lettre anonyme. »

« L’homme l’attendait sur le goudron, immobile, comme un loup affamé, comme s’il savait que la jeune femme allait revenir par là, comme s’il connaissait le moindre chemin, ceux permettant de fuir et ceux ne menant nulle part.
Qui était cet homme sans voix et sans visage ? Elle n’arrivait pas à trouver d’explication, tout n’était qu’hypothèses invérifiables. »

 

Christophe Ferré est romancier et auteur dramatique. Il a obtenu le Prix de la nouvelle de l’Académie française en 2010.
Il est l’auteur de :
– La Chambre d’amour (Arléa, 1995),
– La Septième nuit (Seuil, 2000),
– Paradis Turquoise (Flammarion, 2005).
Son premier suspense,
– La Révélation de Chartres (Salvador, 2015) s’est vendu à plus de 20 000 exemplaires, toutes éditions confondues,
– La Petite Fille du phare (Éditions de l’Archipel, 2018),
https://leressentidejeanpaul.com/2023/03/08/la-petite-fille-du-phare/
– Mortelle Tentation (Éditions de l’Archipel, 2019),
– La Prophétie de la cathédrale (Archipoche, 2020).

Émotion, Drame, Frisson horreur, Polar, Thriller psychologique

Les aubes assassines

de Luca Tahtieazym
Broché – 19 août 2024
Éditions : CZY

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Une jeune femme suspectée de meurtre.
Un marin grec égaré dans les océans.
Une Brésilienne paumée, invisible aux yeux des puissants.
Trois victimes du hasard, trois jouets du destin réunis par la fatalité, pourchassés par des tueurs à gages qui éliminent sans états d’âme et sans laisser de traces.

Et au cœur de la tourmente, liant ces êtres balayés par le destin, des corps qui tombent et ne se relèvent pas…

 

• Couv_2024-077_Tahtieazym Luca - Les aubes assassines

 

Luca Tahtieazym, ou l’art et la manière de semer des indices là où il faut, l’art de jouer avec les lecteurs et les “7IGN3S” du temps…

Avec “Les aubes assassines”, Luca nous propose un thriller captivant sous forme d’un puzzle temporel, où de multiples intrigues finiront par se percuter !

Début du récit.
Nous sommes en 1984. Lison est accusée de meurtre, la police ne voulant pas écouter sa version, elle va devoir fuir, quitter le pays s’il le faut.

Plus loin… dans le temps.
1987, nous sommes en Grèce. Hélias est un marin pécheur, personnage solitaire et particulier, il est sourd et difficile à cerner.
On continue de voyager. Nous sommes cette fois-ci au Brésil, Laís, alors qu’elle n’a pas de compétence particulière, à part celle de parler le français, se retrouve convoquée un dimanche après-midi au bureau de sa patronne, France ou Françoise, on ne sait plus, qu’importe, elles sont deux.
Puis, il y a Panos au teint olivâtre, Isabelle, une belle “écervelée”, Papy, toujours un couteau dans sa poche, Albert, Astérix, Asuka, Carole, Jeremy, Véronique, Ansovino, Ludovic, Sébastien et bien d’autres encore, tous les plus attachants ou détraqués les uns que les autres.
Mais quel est donc le lien qui unit Lison à tous ces personnages hors du commun ?
Luca cherche à nous embrouiller et il y arrive parfaitement. Construction ingénieuse pleine de rebondissements, gare à ceux qui baisseront leur garde ne serait-ce qu’un chapitre ! Je vous aurai prévenu…

Un thriller machiavélique au rythme trépidant, avec un final qu’il faudra mériter.
Coup de cœur, à découvrir dès que possible !

Aujourd’hui, certains auteurs comme certains chanteurs, sont malheureusement trop peu visible…
Luca Tahtieazym en fait partie. Seul notre bouche à oreille mérité lui permettra, je l’espère d’avoir bientôt la place qu’il mérite !

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Extraits :

« On lui avait parlé plusieurs fois de l’expérience du chat de Schrödinger. Mais la physique quantique et tutti quanti, les bidules macroscopiques et les vecteurs de la décohérence machin, François, ça lui passait au-dessus de la tête. Ce qu’il avait retenu était simple : si on enfermait la bête dans une boîte, en théorie, on ne savait pas si elle était vivante tant qu’on ne l’avait pas ouverte – la boîte, pas le chat. En attendant, l’animal était donc entre deux états, à la fois vivant et mort. »
« Héraklion était une cité séduisante et agréable, mais pas partout. Comme dans tant d’autres villes, les quartiers sensibles servaient de dépotoirs à âmes humaines. On y stockait ceux qui gênaient, ceux qui puaient, ceux qui tendaient la main, ceux qui n’étaient plus capables de s’extirper de la spirale fatale de la piqûre dans le creux du bras. »

« Isabelle Carrigné était le genre de fille excentrique qui cherchait avant tout à ne pas être invisible. On les disait légères, écervelées, faciles, les comme elle. Mais souvent, elles étaient surtout tristes, loin des hétaires grecques qui elles se repaissaient de leurs prérogatives. »

« Tuer quelqu’un, c’est ça, ce que ça fait ? C’est horrible, pas vrai, Lison ?
– Je n’en sais rien. Je n’ai jamais tué personne.
– Pardon. C’est pas ce que je voulais dire. Elle va nous rejoindre ?
– Carole ?
– Oui.
– Non, Asuka, Carole ne nous rejoindra pas. On ne reverra plus Carole. Carole va aller en prison.
– Parce qu’elle a tué quelqu’un.
– Oui. Et parce qu’elle est folle. Et nous, on doit partir.
– Où ?
– Ailleurs.
– Mais pourquoi ?
– Parce que la police apprendra que deux femmes étaient mêlées à ce qui s’est passé. Des témoins leur expliqueront qu’on était là et que l’homme à la tête défoncée s’en prenait à moi avant que Carole ne le massacre. Ou peut-être que Carole nous dénoncera. »

 

Auteur au nom imprononçable, originaire du Sud de la France et vivant actuellement près de La Rochelle, Luca Tahtieazym est l’auteur de treize romans parus à ce jour. Jonglant avec les genres et les styles, inspiré par Steinbeck, Ellroy, Dard ou Stephen King, il apporte un soin particulier aux intrigues de ses livres, s’efforçant de proposer des histoires originales et des personnages tourmentés et attachants.
Tahtieazym a remporté le concours des plumes francophones 2017 (plume des lecteurs) avec son titre VERSUS,
le grand prix du roman AEB 2022 pour LA MANTE NUE
et le Prix du festival du livre de Niort en 2023 avec LA FORÊT.
https://leressentidejeanpaul.com/2024/02/08/la-foret/