Émotion, Drame, Histoire, Poésie, Roman

Madelaine avant l’aube

de Sandrine Collette
Broché – 21 août 2024
Éditions : JC Lattès

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C’est un endroit à l’abri du temps. Ce minuscule hameau, qu’on appelle Les Montées, est un pays à lui seul pour les jumelles Ambre et Aelis, et la vieille Rose.
Ici, l’existence n’a jamais été douce. Les familles travaillent une terre avare qui appartient à d’autres, endurent en serrant les dents l’injustice. Mais c’est ainsi depuis toujours.
Jusqu’au jour où surgit Madelaine. Une fillette affamée et sauvage, sortie des forêts. Adoptée par Les Montées, Madelaine les ravit, passionnée, courageuse, si vivante. Pourtant, il reste dans ses yeux cette petite flamme pas tout à fait droite. Une petite flamme qui fera un jour brûler le monde.

Avec Madelaine avant l’aube, Sandrine Collette questionne l’ordre des choses, sonde l’instinct de révolte, et nous offre, servie par une écriture éblouissante, une ode aux liens familiaux.

« Sandrine Collette s’élève au sommet de son art. »
Le Parisien

« Tout simplement impressionnant »
Lire Magazine littéraire

« Un roman intense et terrible »
Femme Actuelle

« La romancière est au sommet de son art. »
Version Femina

« Éblouissant »
Point de Vue

« Artisane d’une écriture mêlant tournures incantatoires et mots rugueux, sensations précises comme des coupures, images vives, nature puissante, Sandrine Collette fait tourbillonner les éléments du décor et les pantins qui l’habitent en un ballet macabre, captivant, tandis que les planètes s’alignent pour précipiter ce petit monde dans le chaos. »
Le Point

« Un génial tour de force »
La Vie

« Ce texte déborde de vie »
Télérama

« Une écriture magnifique »
Madame Figaro

« Notre Goncourt à nous. »
Le Parisien

« Une grande réussite »
Le Monde des Livres

« Un talent hors pair de raconteuse d’histoires »
L’OBS

« Un roman magistral »
Version Fémina

 

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C’est le septième roman de Sandrine Collette qui passe entre mes mains.
Sandrine, pour moi fait partie des autrices qui ont su s’affranchir d’une certaine bienveillance pour aller vers une prose personnelle, parfois choquante, parfois très poétique. Je ferme mon livre en me disant qu’encore une fois, elle nous offre une sacrée évasion littéraire…

Ce roman est un peu comme une ode. Une ode à la puissance de la nature, une ode à la famille, à l’histoire des paysans et tout simplement à la vie, dans un monde où les hommes et les femmes vivent courbés face à leurs maîtres. Ici, le droit de cuissage n’est pas une “légende”, il est la peur que ressentent toutes les femmes et toutes les jeunes filles. La vie est très dure, et les intempéries qui pourrissent les cultures n’arrangent rien à la faim qui est leur quotidien dans le hameau où ils vivent, que l’on ne peut situer ni dans le temps, ni dans les lieux. Tout ce que l’on sait, c’est que la vie est dure, très dure…
Et un jour, Madelaine, petite fille abandonnée, apparaît dans le hameau. Elle sera accueillie avec beaucoup de bienveillance par deux sœurs jumelles, Ambre et Aelis. Bran, le narrateur du récit, et personnage emblématique, voit tout de suite en Madelaine, une fille différente qui n’a peur de rien et est capable de s’imposer malgré son jeune âge face aux hommes. Bran l’aime et lui sera fidèle jusqu’au bout…

L’histoire est magnifique, et à un moment de ma lecture, je me suis rendu compte que Sandrine, par une ponctuation particulière, des phrases sans verbe, ou “presque” incomplètes, nous obligeait à créer une sorte de liens, de trouver nos propres mots pour avancer dans le récit !
Rien que pour ça, ce livre mérite votre attention, on est obligé d’entrer ainsi dans les pensées de l’autrice…

Récit prenant jusqu’aux entrailles, récit coup de poing et bouleversant qui sort des lieux communs et qui a élargi mon horizon… Encore une fois Sandrine frappe là où je ne l’attendais pas, mais quel plaisir…
Coup de cœur pour Madelaine, même si je ne sais toujours pas si elle m’a mené vers la lumière ou la noirceur, vers une suite… peut-être ?

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Extraits :

« La terre frémit sous leur pas lourd. Ils se hâtent, de cette lenteur presque hypnotique des grands corps épuisés après une journée de labeur – interrompue bien avant l’heure, quand l’enfant est venu. Ils vont côte à côte l’homme et le cheval, puant l’un et l’autre la sueur séchée sur leur peau rugueuse, le premier essuie la poussière qui fait du gris sur son front et l’autre secoue la tête pour se débarrasser des mouches. L’enfant marche devant, se retourne pour les attendre. Il ne dit rien, mais tout dans son attitude trahit son impatience. »

« Nous vivons au bout du monde. Le fleuve Basilic serpente sur toute la frontière de notre région, la coupant du reste de l’univers. De notre côté de la rivière, il y a quelques marais et puis en retrait, le village et derrière le village des fermes éparses comme celle de Rose, qui fait partie de cet ensemble de trois maisons qu’on appelle les Montées. Il y a des forêts et il y a des champs, et encore loin après, tout cela s’étiole et se termine par une montagne de lave presque verticale que personne ne s’est jamais aventuré à gravir. »

« Aelis et Ambre ont été inséparables, enfants. Elles n’avaient pas les mots pour parler d’âme-sœur pourtant il n’y en avait pas d’autre, deux petites filles n’en faisant qu’une tant leur communion d’esprit était forte, deux petites filles qui se suivaient telles des ombres, reproduisant exactement les gestes l’une de l’autre sans s’être copiées ni concertées, jusqu’au son de leur voix que leur mère ne différenciait pas. À elles deux, elles avaient créé un monde. Elles se suffisaient à elles-mêmes, ignorantes des regards qu’on leur jetait soit parce que leur ressemblance sidérait, soit parce que leur beauté fascinait. Elles inventaient des histoires qu’elles étaient seules à comprendre et qui ne faisaient rire qu’elles. Leur enfance fut un temps de partage et de bonheur. »

« L’hiver est passé sur le chagrin de Madelaine. Comme pour les hommes, la mort du chien est devenue invisible. On n’a plus le temps, ni la force. De plus en plus, les pensées sont obnubilées par la nécessité de se mettre quelque chose d’infime sous la dent chaque jour, cela a l’aigreur et l’acuité des poignards fouaillant les corps, la sensation est physique, terriblement réelle, tellement que lorsque les hommes ont crevé, on les a à peine pleurés. »

 

Sandrine Collette, née en 1970 à Paris, est une romancière française.
Elle aime la campagne profonde, la forêt, la montagne, les vignes. Tout naturellement, elle aime situer ses intrigues dans un univers rural, même si son petit polar Une brume si légère, est exceptionnellement urbain. La romancière part toujours d’une image qui lui permettra de dérouler le fil de sa fiction.
Devenue l’un des grands noms du thriller français, une fois encore, elle montre son savoir-faire imparable dans Six fourmis blanches (2015).

Il reste la poussière (2016) obtient le Prix Landerneau du polar.
En 2017 paraît Les larmes noires sur la terre.

Son huitième roman, Et toujours les forêts, une fiction post-apocalyptique, a été récompensé, en 2020, par le prix de La Closerie des Lilas, le prix Amerigo Vespucci 2020 et le grand prix RTL-Lire.

Elle partage son temps entre la région parisienne et son élevage de chevaux dans le Morvan.

Animal
https://leressentidejeanpaul.com/2021/01/19/animal/

Juste après la vague
https://leressentidejeanpaul.com/2019/10/10/juste-apres-la-vague-de-sandrine-collette/

Et toujours les Forêts
https://leressentidejeanpaul.com/2022/12/08/et-toujours-les-forets/

Émotion, Drame, Frisson horreur, Thriller psychologique

L’Alpha & l’Oméga

Estelle Tharreau
Broché – 7 novembre 2024
Éditions : Taurnada Éditions

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Cédric est l’enfant non désiré de Nadège Solignac, tueuse en série.
Au fil du temps, il découvre son passé familial et tente de grandir sous l’ombre meurtrière de sa mère.
Mais un tel monstre peut-il aimer ? Peut-on seulement lui survivre ?

Un roman psychologique noir dans lequel le lien filial oscille dangereusement entre amour et haine.

 

• Couv_2024-103_Tharreau Estelle - L'Alpha et l'Oméga

 

Un mélange de violence et de poésie à l’équilibre parfait !

C’est LA sortie du jour.
Bientôt cinquante ans que je lis. D’abord régulièrement, puis très vite tous les jours. Ce sont plus de 3 500 livres qui sont passés ainsi sous mes yeux… et lorsque je tombe sur un livre comme celui d’Estelle, c’est le bonheur !

Tout d’abord, L’Alpha & l’Oméga est une suite de Mon ombre assassine où figurait déjà Nadège Solignac.
En commençant mon récit, je ne savais pas du tout que les deux romans étaient liés, et très honnêtement “L’Alpha & l’Oméga” est tellement riche de tout, qu’il peut très bien se lire sans avoir lu le précédent.

Dès le début de ma lecture, je me suis retrouvé comme plaqué contre un mur avec violence, avoir l’impression de dévaler un escalier sans fin et de me cogner à chaque marche, ce thriller psychologiquement très violent et très sombre m’a fait passé par des émotions dingues et diamétralement opposées. J’en ai eu le souffle coupé !
Une violence rarement aussi aboutie dans un récit, avec un final où…

Je te supplie Estelle, je veux une suite !!!

Roman choral à la première personne du singulier pour les trois voix du roman. Celle de Nadège, personnage complexe qui n’a aucune empathie envers personne, jamais… de son frère Cédric, et enfin de son fils Julien qui aime sa mère, même s’il a découvert très jeune, que c’est une meurtrière, mais elle est tellement protectrice envers lui.
Dès le début, le ton est donné. Une ambiance qui oscille régulièrement entre amour et haine, en quelques lignes, c’est un récit morbide, sordide, voire choquant ! Les amoureux du genre seront comblés, mais ce n’est pas tout. Estelle nous tient par son écriture fine, directe sans aucune fioriture et malgré tout ça, j’y ai vu énormément de poésie. Il se passe quelque chose durant la lecture, entre les regards, les silences et une tension constante qui explose littéralement à la fin du roman. J’étais à la fois dans la tête de Julien, de Cédric et de Nadège, c’était complètement fou !

Décidément, c’est un vrai plaisir de retrouver Estelle Tharreau à chacun de ses romans, elle arrive, tout en maintenant “un cap”, à se renouveler à chaque fois… Son grand “plus” pour moi dans celui-ci… Une maîtrise parfaite de ses personnages…

Un très grand merci à Joël des Éditions Taurnada pour sa confiance renouvelée.
Un bon conseil, foncez…
Ce roman-là, il ne faudrait surtout pas passer à côté !

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Extraits :

« Une institutrice mise en examen pour “homicide involontaire”
La guerre des profils
Légitime défense ?
… un policier harceleur et un mari adultère.
Nadège Solignac, “La tueuse des salles de classe”
L’hécatombe dans l’entourage de Nadège Solignac
Huit semaines après le dénouement de l’affaire Bianchi, Nadège Solignac retrouve enfin le chemin de l’école
Elle sollicite ce qu’elle a appelé elle-même, “le droit à l’oubli” »

« Mon frère a profité de moi quand sa vie personnelle s’est effondrée malgré le legs confortable de “papa”. Des mâles. Des nuisibles.
Je suis allongée dans la salle de bains pour ne pas souiller ma demeure. Les douleurs sont à leur paroxysme.
Ça ne va plus être long. Mon rythme cardiaque s’accélère. Dans quelques instants, je vais arracher à mon propre corps ce qui va survivre ou mourir. »

« – Je veux déclarer sa naissance.
– Vous avez accouché chez vous ?
– Je n’ai plus confiance dans les hôpitaux depuis la pandémie.
“Confiance” et “pandémie”, les deux mots magiques qui changent tout, qui excusent tout, qui la rendent compréhensive et me font passer de voleuse d’enfant à mère prudente et méritante.
– Vous avez donc accouché seule ?
– Oui. »

« Je suis sidérée : il est en rage, lui, si apathique depuis sa naissance. Je suis admirative : il m’a fait mal. Il me ressemble peut-être ; tout aussi transparent qu’enragé quand son existence en dépend. C’est peut-être le seul être qui sera assez fort pour me comprendre et me survivre… à condition qu’il ne soit pas perverti par ce monde extérieur, cette fabrique matérialiste et individualiste à enfants rois, futurs adultes névrosés et ingrats. »
……………………………

Passionnée de littérature depuis l’adolescence, Estelle Tharreau parcourt les genres, les époques et les pays au fil des auteurs qu’elle rencontre. De cet amour de la littérature est née l’envie d’écrire. Elle vit actuellement en Franche-Comté où elle partage son temps entre sa famille et l’écriture.

– La peine du Bourreau
https://leressentidejeanpaul.com/2020/10/01/la-peine-du-bourreau/

– Les Eaux noires
https://leressentidejeanpaul.com/2021/10/05/les-eaux-noires/

– Digital Way of Life
https://leressentidejeanpaul.com/2022/06/14/digital-way-of-life/

– Il était une fois la guerre
https://leressentidejeanpaul.com/2022/11/01/il-etait-une-fois-la-guerre/

– Le Dernier festin des vaincus
https://leressentidejeanpaul.com/2023/11/01/le-dernier-festin-des-vaincus/

Émotion, Drame, Roman

Tenir debout

de Mélissa Da Costa
Broché – 14 août 2024
Éditeur : Albin Michel

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Jusqu’où peut-on aimer ? Jusqu’à s’oublier…

Le nouveau roman de Mélissa Da Costa nous plonge au cœur de l’intimité d’un couple en miettes et affronte, avec une force inouïe, la réalité de l’amour, du désespoir, et la soif de vivre, malgré les épreuves.

« Elle a conquis ses lectrices avec Tout le bleu de ciel, les a désarçonnées
avec La Doublure et enthousiasmées avec Les Femmes du bout du monde. »

Olivia de Lamberterie, Elle

« Un succès complètement mérité. »
Augustin Trapenard, La Grande Librairie

« Mélissa da Costa, la jeune romancière qui chamboule tout ».
Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire

« Cette intrigue bouleversante nous tient en haleine
au fil de rebondissements imprevisibles. »

Pelerin

 

• Couv_2024-102_Da Costa Melissa - Tenir debout

 

Je pourrais résumer ce magnifique roman en un mot : bouleversant !

En quelques romans Mélissa Da Costa à su toucher de nombreux lecteurs, et comme je les comprends, j’ai plongé avec plaisir moi aussi dans chacun de ses ouvrages.

Je sentais “Tenir debout” très différents de ses autres romans. Je ne me suis pas trompé.
Mélissa entre pour moi définitivement dans la cour des “grands”, et je continuerai de la suivre…

Tristesse, perdition, violence, haine, amour, sincérité, Mélissa aborde tous les sentiments vécus par tous les couples. Ce récit parle de la vie, avec ses hauts et ses bas. Comment ne pas être captivé, déconcerté… touché par le vécu de François et d’Éléonore… couple fusionnel confronté à l’une des épreuves les plus compliquées à surmonter, le handicap physique dans la vie d’un couple. Le récit oscille constamment entre amour et colère, entre angoisse et espoir. Difficile de ne pas verser quelques larmes durant ma lecture où je me suis senti rempli d’empathie pour l’un ou l’autre en sachant tout au fond de moi qu’ils avaient tantôt raison et tort à la fois.

Alors, c’est un livre qui forcément fait réfléchir, et au fur et à mesure de ma lecture, je devais accepter les choix de l’autrice dans son roman coup de poing, acquérir une autre vision, sur nos aptitudes à changer lorsque le besoin est là, comment s’adapter, afin que la vie puisse triompher avant qu’elle ne prenne une tournure allant définitivement vers l’irréparable.

L’autrice nous évoque ainsi que le handicap n’annule aucun de nos rêves. Il les transforme, mais ils sont bien là, toujours présents et n’attendent que d’être à nouveau révélés.
C’est dur, c’est éprouvant et tellement beau pourtant !
Une lecture captivante, pleine de réalisme, que je vous conseille.

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Extraits :

« J’ai mal. C’est à peu près la seule réalité dont j’ai conscience. J’ai mal. Atrocement. C’est diffus. Comme un halo qui irradie en continu dans mon dos jusqu’à ma nuque et mes mâchoires. Chaque inspiration, chaque expiration, comme si mes côtes avaient été écartelées, puis broyées minutieusement jusqu’à ce qu’il ne reste que des miettes. Je souffre, mais je serre les dents. Si j’ouvre la bouche, si je parviens à produire un grognement, ils me demanderont : « Tout va bien, monsieur Louvier ? Vous avez mal ? »

« Le petit gobelet de café a refroidi. Je n’y ai pas touché non plus. Cinq heures que je suis plongée dans ce drôle d’état second, calme et apaisé. Les pas et le roulement des chariots dans le couloir me bercent. Les bips des machines de François me rassurent. Si je reste ici, ça ira. Je me répète cette phrase en boucle. J’appréhende le moment où on me mettra dehors, où je retrouverai le vent glacial de la fin octobre, les gens, le bruit, l’agitation.
“Vous voulez mettre la télévision ? a demandé l’infirmière qui est passée plus tôt.
– Non.” »

« Tout se mélange dans ma tête. L’angoisse, la peur, la surprise et l’incompréhensions. Je fixe la porte de la chambre avec crainte tandis que François soulève la laine de mon chandail, pose son nez entre mes seins, dans la chaleur de ma peau, au plus près des battements de mon cœur.
“François…”
Alors il se met à pleurer, ici, contre ma poitrine. Je passe mes mains dans ses cheveux. Des mains tremblantes. Je murmure : “Ça va aller, mon amour. Je ne partirai pas.”
Je ne crois pas qu’aucun mot le réconforte. Mais là, contre mon corps, il se sent à l’abri. Protégé.
“Ça va aller, tu verras…” »

« “Je crois que j’aimerais parler de l’immeuble tout entier. De la société tout entière. Ce monsieur qui s’abrutit avec la télévision, cette famille bridée par le caractère tyrannique du père, ce couple dont les téléphones portables ont pris toute la place … /… nous sommes tous enfermés dans notre quotidien, nous sommes tous dans ces carrés de lumière jaune sur la façade d’en face, à quelques mètres les uns des autres, et pourtant éminemment seuls. Mais si nous nous regardions, nous découvririons tous ces alter ego aussi seuls que nous, aussi désœuvrés, angoissés, optimistes, peureux, amoureux, emplis d’espoirs, de rêves, de craintes. Le message pourrait être alors : ouvrons grand les fenêtres et rencontrons-nous ! Un message d’humanité… Tu vois ?”
Je vois. Parfaitement. »

 

Mélissa Da Costa est une romancière française.

Après des études d’économie et de gestion à l’Institut d’administration des entreprises de Lyon (IAE) (2008-2011), elle est chargée de communication dans le domaine de l’énergie et du climat. Elle suit également des formations en aromathérapie, naturopathie et sophrologie.

Recherche compagnon(ne) de voyage pour ultime escapade (2017), sorti en librairie sous le Tout le bleu du ciel (2019), est son premier roman.
Salué par la presse, il a reçu le prix du jeune romancier au salon du Touquet Paris Plage.
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/17/tout-le-bleu-du-ciel/

Je revenais des autres (2017), et Les Lendemains (2020), sont portés par les libraires et salués par la presse, ils ont conquis plus d’un million de lecteurs.
https://leressentidejeanpaul.com/2021/08/04/je-revenais-des-autres/
https://leressentidejeanpaul.com/2022/04/18/les-lendemains/

Les douleurs fantômes (2022) est lauréat du Prix Babelio – littérature française 2022.
https://leressentidejeanpaul.com/2022/08/25/les-douleurs-fantomes/

La Faiseuse d’étoiles
https://leressentidejeanpaul.com/2023/07/17/la-faiseuse-detoiles/

Les Femmes du bout du monde
https://leressentidejeanpaul.com/2023/08/31/les-femmes-du-bout-du-monde/

Elle figure au palmarès du Figaro des auteurs français ayant le plus vendus de livres.

Drame, Folie, Frisson horreur, Noir, Thriller

Enigma

de Armelle Carbonel
Broché – 18 septembre 2024
Éditeur : Le Livre de Poche

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Domaine de la Haute-Barde. Un énigmatique orphelinat, théâtre de terribles événements. Par une nuit d’orage, soixante-neuf ans plus tôt, des enfants ont mystérieusement disparu. Spécialiste des édifices à l’abandon, la journaliste et cinéaste Barbara Blair tente de comprendre ce qui leur est arrivé. Mais les habitants du petit village n’apprécient guère cette étrangère qui vient remuer ce passé trouble, d’autant qu’un nouveau drame ne tarde pas à les frapper. Entre légende et réalité, Barbara est confrontée à une énigme qui menace de réveiller les démons d’autrefois, mais aussi ses plus douloureux souvenirs. Certains secrets doivent être tus à tout jamais, au risque de vous hanter jusqu’à votre dernier souffle.

“Une plume glaçante.”
Sylvie Lecoules, Le Tarn libre.

 

• Couv_2024-101_Carbonel Armelle - Enigma

 

Après, les superbes Criminal loft et Majestic murder, je ne pouvais pas passer à coté d’Enigma la suite de Sinestra !
C’est un roman obscur et magistral, où Armelle nous emmène très loin…

Barbara, est une journaliste et cinéaste, elle s’est spécialisée dans les documentaires sur les lieux mystérieux et abandonnés où ont eu lieu des disparitions inexpliquées. Elle veut savoir pourquoi, dans un ancien orphelinat, situé dans le Domaine de la Haute-Barde, soixante-neuf ans plus tôt, plusieurs enfants ont disparu, durant une nuit d’orage, et jamais personne ne les a retrouvés. Accompagnée de ses deux collaborateurs, David et Warren, ils décident de mener l’enquête. Une affaire qui lui rappelle étrangement celle du Val Sinestra, en Suisse, où sa fille Emma a disparu quatre ans plus tôt. Sur place, une vieille habitante, Magda et Arnold, un ancien policier, vont tenter de les aider dans cette quête mystérieuse, contre les avis du reste des habitants, quand un nouveau drame survient.

Armelle nous a concocté un thriller avec une intrigue très sombre, machiavélique, dans une sorte de huis clos aux nombreux rebondissements, entre fantômes, légendes et réalité…
Encore une fois, c’est d’une main de maître que l’autrice m’a complètement surpris par cette suite superbe et très subtile.

Oserez-vous la suivre dans cette nouvelle aventure ?
C’est troublant, très angoissant, mais qu’est-ce que c’est bon !

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Extrait :

« Une chose hideuse s’est logée en moi.
Lutter ne servirait qu’à accroître la pourriture qui m’infecte.
C’est ainsi que débute le premier chapitre d’une épopée sous influence, et j’ai l’assurance que cette mise en bouche te plaira. Inutile de prétendre le contraire, tu ne recules jamais devant un bon festin.
Dès le premier regard, j’ai su qu’elle serait la prochaine. »

« En lisière de forêt, sommeille un étang au bord duquel une masure flamboie à la lueur d’un feu allumé pour la nuit. Une chaleur rassurante émane de la cheminée où les plus jeunes de la fratrie se pressent afin d’assister à la veillée. Les mains calées sous le menton, ils restent suspendus aux lèvres de leur mère, qu’une voix caverneuse transforme en véritable conteuse. L’histoire, tous la connaissent depuis le berceau, et les plus ingénieux ne sont pas sans savoir qu’elle constitue une mise en garde. Cette fable, plus triste qu’un saule en pleurs, ne les effraie pas pour autant. Les versions se succèdent, mais aucune ne ressemble aux autres, si bien que la réalité des faits se noie finalement sous un enrobage d’incertitudes. Ce soir, elle raconte que leur petit village de Beaumont-la-Ronce a connu son lot de souffrances et de perversions. »

« Disposée sur la literie douteuse, une poupée grimaçante forme un puzzle sectionné en six morceaux distincts. Fichées dans le plancher, les billes oculaires arrachées valident la théorie d’une mise en scène particulièrement démente. Non loin de la tête blonde décapitée, une nuée de mouches complète le panorama en survolant un dôme de matière fécale. »

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l’auteur : Armelle Carbonel, née le 16 juillet 1975 à Paris, est écrivain. En parallèle de son activité littéraire, elle travaille pour le Ministère de la défense.

Elle commence à écrire dès son plus jeune âge. À 8 ans, elle rédige des poèmes, puis à 11 ans, un roman fantastique. À 15 ans, elle se tourne vers le théâtre avec la composition de 3 pièces de théâtre, avant de revenir au roman à 20 ans. Elle remporte de nombreux prix Littéraires (Art et Lettre de France, Concours littéraire des Armées, concours de poésie de la ville de Rambouillet, Prix Calliope.) sous le pseudonyme de Rebecca Arque pour son roman Criminal Loft (publié en auto-édition en 2011) et devient membre du Collectif de la Plume Noire. Elle retravaille son thriller Criminal Loft dans une nouvelle version en 2015. Elle est également l’auteur de Les Marais funèbres et La Maison de l’ombre.

En 2013, elle participe au recueil de nouvelles Santé, au profit de la fondation Maladies Rares.

– Sinestra (2018)
https://leressentidejeanpaul.com/2020/05/20/sinestra/

Drame, Témoignage

Ne leur pardonnez pas ! 3

Ils savent très bien ce qu’ils font…
L’EMPIRE DU MENSONGE
de Jean-Michel Jacquemin-Raffestin
Broché – Illustré, 11 septembre 2024
Éditions : Nouvelle Terre

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Jean-Michel Jacquemin-Raffestin continue son travail d’enquête sur les mensonges d’État. Il décortique à présent pour nous les mensonges de l’Occident sur une guerre qui se prépare depuis plus de 30 ans, celle menée par les Américains contre les Russes en utilisant aujourd’hui – approximativement depuis 2014 – les Ukrainiens et des Européens. En guise d’entrée en matière, il est essentiel de constater qu’en 248 ans d’existence, les États-Unis ont déclenché plus de 200 guerres sur la planète. De 248 conflits armés survenus dans 153 régions du monde, 201 ont été déclenchés par les Américains. Ils n’ont et n’ont résolument jamais eu d’équivalent en termes de fauteurs de guerres. Alors qu’en 1962, John Fitzgerald Kennedy avait fermement refusé que l’URSS installât des missiles à Cuba, il reçoit littéralement toute la reconnaissance de l’Occident. Aujourd’hui en revanche, Vladimir Poutine, en refusant pareillement que l’OTAN établisse des bases militaires à sa frontière, se fait unanimement traiter de dictateur sanguinaire par ce même Occident.
Nous découvrons ici à travers divers documents et mensonges comment cette guerre Ukraine/Russie s’est nouée, prévue et préparée depuis l’éclatement de l’URSS, et comment les Accords de Minsk ont été hypocritement signés par François Hollande et Angela Merkel. Il est également question de cette fameuse « Révolution orange » – le Maïdan – orchestrée par la CIA en s’appuyant sur les habituels jeux de rôles de cette dernière. Il faut également établir ici que l’Otan, avec plus de 850 bases militaires dans le monde, n’a jamais tenu ses engagements de ne pas s’étendre au-delà de l’Elbe, Les médias français nous expliquant que rien ne saurait étayer cette affirmation. Notre auteur a ainsi trouvé le document qui le prouve, signé en 1993 par l’Amérique de George W. Bush et la Fédération russe naissante de Boris Eltsine. Il s’agit de comprendre que les États-Unis qui, après l’avoir vu dans un film, ont placé un clown à la tête du pays le plus corrompu d’Europe, l’Ukraine, ne craignent qu’une chose, c’est qu’Européens et Russe ne deviennent les meilleurs amis du monde. Ils veulent ainsi empêcher tout lien commercial, allant même jusqu’à faire exploser les 2 gazoducs « Nord Stream », comme le président Biden l’a annoncé pour parachever la destruction de l’économie européenne.
On voit dans ce qui est exposé ici, que ce sont des nazis ont pris possession du pouvoir en Ukraine – et également ailleurs –, lesquels massacrent et torturent les Ukrainiens russophiles de l’est du pays depuis 10 ans. Il s’agit enfin de se rendre compte que les sanctions occidentales qui devaient mettre la Russie à genoux ont eu le résultat inverse : la Russie se porte aujourd’hui bien mieux que la France !

 

• Couv_2024-100_Jacquemin-Raffestin Jean-Michel - Ne leur pardonnez pas ! 3 Ils savent très bien ce qu'ils font… L'empire du mensonge

 

En avril 2023, je découvrais Jean-Michel Jacquemin-Raffestin, évoquant entre autres la crise de la Covid-19, avec Ne leur pardonnez pas ! Ils savent très bien ce qu’ils font.
Quelques semaines plus tard, j’enchaînais avec Fukushima – Tremblements et stupeur 10 ans après, où l’auteur nous apprends les mensonges de divers États Européens suite à la catastrophe nucléaire.
Jean-Michel a d’ailleurs reçu pour son ouvrage Ce fameux nuage… Tchernobyl : La France contaminée, sérieux et fort bien documenté, les félicitations de l’ancien président de l’Ukraine, Leonid Koutchma, le 30 novembre 1998.

Puis vint la suite de Ne leur pardonnez pas !, le tome 2, Ils savent très bien ce qu’ils font… depuis très longtemps ! que tout le monde devrait lire pour avoir un aperçu du monde malheureusement réel dans lequel nous vivons.

Aujourd’hui, pour mon centième Ressenti de l’année, après “plusieurs” heures de lecture et de recherches diverses sur les réseaux, qui ont cimenté au fur et à mesure ma lecture, c’est du tome 3 dont il est question. L’EMPIRE DU MENSONGE.
Ce troisième tome, axé sur la guerre en Ukraine, dévoile les comportements des États-Unis, de la Russie, mais pas seulement…
Jean-Michel fait encore une fois un très gros effort de collecte d’informations, offrant énormément d’éléments de contrôle et de réflexion. Tout est sourcé, fouillé, implacable et rigoureusement documenté. Je signalerai au passage, qu’aucun de ses livres n’ont jamais été inquiétés, ni interdits. Ils se veulent le reflet de la vérité !

On les nomme “lanceurs d’alertes”, certains les appellent “complotistes”, pour moi, Jean-Michel Jacquemin-Raffestin est tout simplement un homme qui s’inquiète pour le devenir du monde dans lequel nous vivons…

Certains lecteurs réagiront peut-être aux réactions que l’auteur glisse çà et là dans son livre. Personnellement, elles me plaisent, elles donnent du rythme et apportent un côté humain à ce qui ne serait au final qu’un Nième rapport sur le conflit entre deux grandes puissances… Jean-Michel est engagé, passionné et c’est comme ça. Il fait partie de ces quelques personnes qui un jour ont fait un choix. Ouvrir nos yeux malgré les risques qu’ils encourent dans leur quotidien…

Un livre qui s’adresse à ceux qui ne veulent plus se voiler la face !

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Extraits :

« Depuis 2022, en France, comme ailleurs en Occident, ceux qui s’opposent à la parole officielle sont traités de “complotistes”, puis mis au ban de la société… Heureusement, ce mot de “complotistes” n’existait pas durant les années 1980-90, sinon nous aurions eu : l’Affaire des avions renifleurs, “complotistes” ! Le nuage de Tchernobyl, “complotistes” ! Le Sang contaminé, “complotistes” ! Les Hormones de croissance, “complotistes” ! le Rainbow Warrior, “complotistes” ! Etc.
Mais, qu’est-ce qu’être complotiste ? Être complotiste, c’est faire des recherches pendant des heures en exerçant son esprit critique, avant que des individus qui ne font aucune recherche, mais qui regardent la télévision en avalant tout cru ce qu’on leur y annonce, nous disent que nous sommes… »

« L’Occident tout entier est désormais aux prises avec des élites milliardaires qui ont la mainmise sur les médias, l’establishment politique et toutes nos institutions importantes. Ces dernières années, nous avons vu ces oligarques étendre leur influence sur les marchés, la finance et le commerce, jusqu’à la politique, aux questions sociales, à la santé publique, à l’écologie, le fameux CO2, et même à la nourriture. »

« Cette guerre n’est ni plus ni moins qu’un big business et assurément le plus gros hold-up du siècle, voire de l’histoire de l’humanité. Ceux qui l’ont provoquée sont ceux qui vendent les armes pour la faire et qui, en plus, raflent les marchés de reconstruction qui l’accompagnent. Tout ça financé par les pauvres Européens qui, une fois de plus, sont les dindons de la farce – impôts, taxes, augmentation des prix, inflation, appel aux dons… »

« “Nous sommes en guerre !”. D’après un sondage, 76 % des Français sont “contre”, mais ce qui laisse tout de même dubitatif, ce sont les 24 % qui sont “pour”. Alors à ceux-là, qui sont certainement parmi les 18,4 millions de français qui ont voté pour le “prince”, vu leur super courage, je voudrais suggérer, puisqu’ils sont si forts, si courageux, si engagés dans ce conflit, eh bien d’aller en première ligne. Sortez de derrière vos écrans, quittez vos micros ; soyez rassurés parce que vous serez particulièrement bien guidés, grâce aux conseils de tous les généraux de plateaux télé. »

 

Jean-Michel Jacquemin-Raffestin est journaliste, spécialiste de Tchernobyl et auteur de Tchernobyl – Cachez ce nuage que je ne saurais voir. Après avoir mené l’enquête pendant près de huit ans, pour raconter les causes et les conséquences de ce drame, il a entamé une autre enquête sur la catastrophe de Fukushima.
Il se définit comme un passionné des mensonges d’État.

Fukushima – Tremblements et stupeur – 10 ans après
https://leressentidejeanpaul.com/2023/05/25/fukushima/

Ne leur pardonnez pas ! Ils savent très bien ce qu’ils font…
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/09/ne-leur-pardonnez-pas-ils-savent-tres-bien-ce-quils-font/

Ne leur pardonnez pas ! 2
Ils savent très bien ce qu’ils font… depuis très longtemps !
https://leressentidejeanpaul.com/2024/09/01/ne-leur-pardonnez-pas-2/

http://www.jeanmicheljacquemin.com/biographie

Émotion, Drame, Philosophique, Roman

Peindre la pluie en couleurs

de Aurélie Tramier
Poche – 2 février 2022
Éditions : Le Livre de Poche

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Morgane est une directrice de crèche solitaire et revêche qui ne supporte plus les enfants. À trente-cinq ans, elle vit dans le rêve de racheter une pension pour chiens. Tout vole en éclats lorsque sa sœur meurt dans un accident de voiture, lui laissant ses deux enfants en héritage. L’arrivée d’Eliott, dix ans, et de Léa, six ans, bouscule son quotidien maniaque et fait ressurgir un passé douloureusement enfoui.

Les voix de Morgane et d’Eliott alternent dans ce roman pour nous tracer la reconstruction d’une femme blessée qui découvre la force de l’amour maternel.

“Un roman attachant et touchant.”
Isabelle Theillet, Page des libraires.

“C’est un très joli livre, plein d’émotion, de tendresse.”
Gérard Collard, Le Magazine de la santé, France 5.

 

• Couv_2024-099_Tramier Aurélie - Peindre la pluie en couleur

 

“Peindre la pluie en couleurs” commence comme un tunnel sombre. Puis apparaît une petite étincelle…
L’étincelle se diffuse devient de plus en plus puissante, elle se rapproche, doucement tout doucement. Elle se nomme Eliott, Léa, elle se nomme aussi Linh, Viviane, Snoopy, Laura, Tiago, Jean-Michel, Alice et sa mère Valérie, et elle se nomme aussi Lancelot…

L’étincelle brille de plus en plus, puis se transforme en lumière, et finalement, le tunnel disparaît. Morgane aperçoit l’horizon, là, juste devant, devant aux yeux. Le soleil finira-t-il par briller enfin pour elle ?
Détrompez-vous ce n’est pas un conte de fées, c’est une simple histoire, une histoire de tous les jours, un peu la mienne, la vôtre aussi peut-être…

Aurélie, avec des mots tendres et beaucoup d’émotion, nous raconte les épreuves vécues par Morgane durant toute sa vie. Il aura fallu le décès de celle qu’elle aimait le plus au monde, sa “petite” sœur qui lui confiera ses deux enfants, avant son dernier souffle, pour qu’enfin l’envie de se battre émerge au fin fond d’elle-même…
Commencera alors pour elle, une nouvelle vie, pour laquelle elle ne s’était pas préparée du tout !

Un magnifique roman qui donne envie de lutter, pour vivre…

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Extraits :

« Je tombe.
C’est sans fin.
Comme Alice quand elle saute dans le terrier du lapin.
Léa est en train de décrocher la lune. Je touche le fond de la piscine, je vais me noyer, c’est sûr.
— Viens, Eliott ! Pourquoi tu te balances pas ?
crie Léa.
Je suffoque. Je jette par terre la médaille dont le cordon m’étrangle. Une main se pose sur mon épaule.
Je sursaute. C’est Morgane, sans son sourire. »

« C’est ici que je dis au revoir à ma petite sœur, mon amie, ma confidente. Celle qui me poussait, m’aimait sans condition. La seule à qui j’aurais pu tout dire et qui pourtant ignorait tout. Celle que j’aimais, qui savait se taire et simplement écouter.
Ma petite mère. Je ne m’en remettrai jamais. »

« Émilie, mais pourquoi es-tu partie ?
En vrai, je m’en fous de ces livres, mais toi, pourquoi m’as-tu abandonnée ? Je n’avais que toi… Et pourquoi m’as-tu choisie moi, bon sang ? Tu me voyais meilleure que je ne le suis… Tu as toujours cru en moi. En vrai, je suis nulle, je ne suis qu’une pauvre fille solitaire, je ne sais rien faire avec les enfants, je n’ai jamais réussi.
Il y a tant de choses que je ne t’ai pas dites… Mais j’avais si peur que tu t’éloignes… Je ne pouvais pas risquer de te perdre, tu comprends ? Pardonne-moi…
Pardonne-moi de ne pas t’avoir parlé… Mais jamais, jamais je n’aurais pensé que tout s’arrêterait d’un coup.
Comment aurais-je pu ? Après tout ce que j’ai fait…
Contre un arbre… Je l’aurais scié de mes mains si l’avais su. Un arbre… Même pas beau… »

« J’écrase sur mes joues une ou deux larmes qui auraient pu la réveiller en tombant sur elle. D’autres glissent dans mon cou. Mon cœur bat au rythme du sien qui s’apaise.
Ma petite nièce.
Ma toute petite nièce.
Ma petite fille.
Ma toute petite fille.
Tu me réveilles toutes les nuits depuis trois semaines. Je suis à bout, je n’arrive plus à travailler convenablement, j’ai trop de choses à penser toute la journée. À la crèche, je suis de plus en plus impatiente, les filles le remarquent… »

« Sur le parvis, un rayon sèche mes larmes. Le ciel n’a pas encore fini de pleurer, mais un arc-en-ciel vient peindre la pluie en couleurs. Je reprends lentement le chemin de la crèche. Au fond de ma poche, je trouve tout un tas de petits cailloux collectés par Léa au square le week-end dernier et fourrés dans mon manteau plutôt que dans le sien. J’égrène machinalement les petites pierres une à une jusqu’à la bouche de métro, sans cesser de penser à cette flammèche rouge qui brûle mon chagrin dans le cœur d’une église. »

 

Née à Aix-en-Provence en 1982, Aurélie Tramier a poursuivi des études littéraires à Paris avant de se reconvertir dans le marketing. Mère de trois garçons, elle habite Munich où elle partage son temps entre l’écriture et son métier d consultante. Elle est l’autrice de :
– Vous reprendrez bien un petit chou ? (KDP 2017),
– Peindre la pluie en couleurs (Belle Étoile 2020, Livre de Poche 2022)
– La Flamme et le papillon (Belle Étoile 2022, Livre de Poche 2024)
– Bien-Aimée (Belle Étoile 2024).

Chacun de ses romans explore un thème profondément différent, tout en gardant une signature commune : l’émotion.

Bien-Aimée a obtenu le Prix de l’Académie d’Aix en juin 2022 et a été en finale du Prix Maison de la Presse 2022. Il est en sélection pour le Grand Prix Littéraire de Provence et le Prix Mare Nostrum.

La Flamme et le papillon a obtenu le Prix du Roman des Amis de l’Académie d’Aix en juin 2022 et est en sélection du prix Choix des Libraires 2024 (Livre de Poche).

Peindre la pluie en couleurs a été en sélection du prix Choix des Libraires 2022 (Livre de poche) et du grand prix Audiolib 2024.

Ils en parlent:

Virginie Grimaldi : “J’ai adoré, j’y pense depuis que je l’ai lu”.

Gérard Collard : “Un roman historique, une histoire d’amour magnifique, une très très grande écrivaine”.

Isabelle Theillet : “Un roman attachant et touchant.”

Émotion, Drame, Roman

Jardin(s) – La Femme trouée

de Francis Denis
Broché – 1 avril 2020
Éditions : La Route de la Soie Éditions

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Comment résumer les écrits de Francis Denis ?
Comment narrer les vies de ses personnages ? Nous faut-il une musique ? Une couleur ? Une odeur ?
C’est Alain Cadéo qui en parle le mieux.
Il écrit « Préfacer, postfacer, nous préférons passer, glisser, nous “effacer”, comme les personnages si attachants et tristement oubliés de Francis Denis. Rêveurs et acharnés, pitoyables démons venant gratter les portes de nos cerveaux-greniers. Tant de tendresse inaboutie ! Combien de crimes n’avons-nous pas commis au nom d’impossibles amours ? Combien de rêves avons-nous faits brouillant les cartes du réel ? Vagabonds de l’esprit ? »

 

• Couv_2024-098_Denis Francis - Jardins(s) - La femme trouée

 

Préfacé par notre regretté, Alain Cadéo, je termine à l’instant, jardin(s), un roman de Francis Denis, que je découvre…

Une lecture agréable qui nous raconte la vie de René, avec un peu humour parfois. Un homme un peu perdu, un homme qui se cherche. Il a besoin d’être reconnu, aimé, ou peut-être tout simplement qu’on le remarque…
Alors il a une idée, une belle idée même et ça marche, petit à petit les voisins lui parlent, lui rendent visite, il est enfin heureux. Mais la vie ne fait pas de cadeau, jamais…
Survient alors “LE dérapage” qui pourrait remettre sa nouvelle vie en question.

Je continue tranquillement ma lecture et “surprise”, un autre texte plus court La femme trouée, suit le premier roman, et là…

Je suis resté bouche bée !
On change de registre. Cette fois-ci, c’est une femme ou plutôt deux femmes qui sont nos héroïnes. Marguerite et Marthe.
Marguerite est la fille de Marthe, elle ne veut pas grandir pour ne pas souffrir. Elle sait que la vie des adultes est compliquée, sans répit. Elle ne veut pas abandonner ses poupées et une certaine insouciance, mais Marguerite à cinquante-trois ans, Marthe est très inquiète…

Cette seconde histoire bouleversante, je pèse mes mots, je ne l’ai pas vue arriver du tout !
La première m’avait titillée, la seconde m’a subjuguée !
Beaucoup d’émotions et une maîtrise toute particulière de ce que nous sommes et de ce que nous voulons être. Des hommes, des femmes essayant de vivre, voire de survivre, dans un monde où les rapports humains et les sentiments tendent à disparaître…
Cinquante-trois pages qui m’ont complètement retourné la tête.

Mais qui donc est Francis Denis, pourquoi n’est-il pas plus connu ?

Francis Denis est né le 30 janvier 1954 à Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, il n’en est pas à son premier ouvrage, d’ailleurs, il écrit aussi des poésies, mais c’est surtout par la peinture qu’il s’est fait connaître et comme il le dit très bien lui-même : « Je ne peins pas pour faire beau, mais pour faire vrai. »
Je vous invite à aller sur divers sites et à découvrir ses différentes toiles.
Et plus encore si vous êtes curieux, ce premier livre coche pour moi de nombreuses cases.
C’est une très belle surprise qui m’a donné envie de suivre ce “nouvel” auteur, qui en quelques lignes seulement a su parler à mon cœur…

Je pense que Francis est un artiste, un vrai, dans tous les sens du terme, tout simplement…

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Extraits :
« Nous habitons rue des Galets, dans un quartier relativement calme bien qu’il ne soit pas résidentiel.
Les maisons sont toutes mitoyennes, mais l’ensemble ne ressemble heureusement pas à cet alignement de façades toutes identiques que l’on peut trouver dans les corons, ce qui y rend sans doute la vie bien monotone. »

« Il fallait s’y attendre. La police a débarqué chez moi ce matin.
Ils ont épluché les factures, vérifié les dates de chaque intervention, m’ont interrogé longuement sur l’état de santé morale et psychique de Théodore. Ils ont inspecté de fond en comble le jardin et n’ont rien trouvé.
Qui pourrait penser un instant qu’un cadavre puisse reposer à plusieurs mètres de profondeur sous les rires de quelques enfants jouant dans une minuscule pataugeoire ? »

« Marthe se demande si Marguerite est également en mesure de replonger dans ses souvenirs, tout au moins ceux qui auraient pu la rendre heureuse pour le reste de son existence.
Les souvenirs, ça se cultive. Comme les légumes dans le potager, il faut en prendre soin, leur parler, apaiser leur soif, leur murmurer des mots gentils ou encore chantonner tout en remuant la terre tout autour pour qu’ils puissent respirer et s’épanouir en toute tranquillité. »

« Marguerite repose le stylo sur le cahier aux pages couvertes d’écritures. Elle aurait pu se servir de l’ordinateur, mais elle préfère laisser couler l’encre sur le papier.
Elle se sent apaisée et observe le paysage avec émotion à travers la baie vitrée.
Au loin, des navires sillonnent la page grise de l’océan…
Pour elle, ce sont autant de bouteilles à la mer, de messages d’espoir, d’appels à l’aide, autant de mots en partance abandonnés au bon vouloir des vents et des courants. »

 

Francis Denis est né en 1954. Auteur et artiste peintre autodidacte, il réside à Longuenesse, dans le Pas-de-Calais, près de Saint-Omer, en France. Il a été éducateur de 1973 à 2014. Il fut le co-fondateur de la revue poétique Lieux-d’Être avec le poète Régis LOUCHAËRT puis co-organisateur du festival d’art sacré contemporain « Les Regardeurs de Lumière » en la cathédrale de Saint-Omer de 2008 à 2013.

La Route de la Soie – Éditions est une maison indépendante dont le but est de faire émerger des passerelles d’humanités, des résistances poétiques.

Amour, Émotion, Drame, Histoire

La dame d’Aquitaine

Le destin d’une femme de caractère dans un siècle d’hommes
de Jacquie Béal
Broché – 21 février 2024
Éditions : Terres de l’Ouest

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Aquitaine, 1637.
Altaïre de Claviérac est élevée dans une grande liberté, bien loin des règles de bienséance de la noblesse. Indépendante et farouche, elle monte à cheval comme un garçon, jure comme un homme d’armes, chante comme un troubadour et rêve d’épopées comme un chevalier…
Mais l’Histoire est en marche. Les violences de la Fronde vont tout bouleverser et, à la mort de ses parents, Altaïre est forcée de quitter le monde de l’enfance pour se soumettre aux règles strictes qui régissent l’éducation des jeunes filles du siècle. Sous la tutelle d’un oncle auquel elle ne veut pas se soumettre, elle est envoyée au couvent. Mais bien vite, on nourrit d’autres ambitions pour elle… Son destin paraît scellé, mais Altaïre ne renonce jamais : la liberté et le bonheur doivent se conquérir…

 

• Couv_2024-095_Béal Jacquie - La dame d'Aquitaine

 

Après ma lecture de De sang et d’encre, j’avais hâte de retrouver la prose élégante de Jacquie Béal.
Avec La Dame d’Aquitaine, on ressent très vite l’amour qu’elle a pour ses divers personnages, mais aussi pour l’Histoire avec un très grand H !

L’autrice m’a emmené sans aucune difficulté, au gré des pages aussi éducatives que divertissantes à travers la vie compliquée d’une jeune fille, Altaïre de Claviérac, issue d’un amour passionnel, orpheline de mère, un père éperdu de chagrin complètement “absent”, qui vis en Aquitaine en 1637. Dernièrement, mes lectures sont très axées vers les femmes dans l’histoire, leurs rôles, leurs droits… J’ai pris beaucoup de plaisir à croiser son chemin.
Altaïre a du caractère et à du mal à se soumettre dans un quotidien qui va lui priver de liberté, seuls les hommes décident du sort des femmes ! Mais qui est-elle pour vouloir changer tout ça ?
Elle vivra ainsi de nombreuses épreuves, qui vont la rendre à chaque jour un peu plus forte, mais à chaque fois, elle retombe bien bas lorsqu’on lui fait comprendre qu’elle n’est qu’une femme. Même son époux, alors qu’ils s’aiment éperdument, s’oppose à elle, à ses envies, à ses passions régulièrement, pour lui aussi rien n’sera facile…

Mais le temps joue pour elle, elle se transforme doucement en une belle grande dame, très attachante, aimée par tout son entourage. Ce récit passionnant aux dialogues superbes est aussi une romance historique très forte entre deux êtres qui se sont trouvés, malgré leurs différences, et les obligation de la bien séance.

Impossible de ne pas se prendre d’affection pour Altaïre, dans ce roman extrêmement bien documenté, où l’autrice pousse aussi le plaisir des mots par l’utilisation du langage régional de l’époque. J’ai craqué !
Comment ne pas le recommander vivement aux passionnés de l’histoire, à celles et ceux qui s’intéressent aux femmes qui n’ont peur de rien !

Quel sera le futur de la petite sauvageonne ?
Arrivera-t-elle à s’intégrer dans le peu de place qui lui est réservé ?
Acceptera-t-elle de se soumettre comme tant d’autres autour d’elle, sans jamais montrer ses réelles émotions ?

Je pense qu’Altaïre a dû en faire voir de toutes les couleurs à Jacquie, avant qu’elle ne puisse nous proposer ce roman qui vous tend grandement les bras !
Mais heureusement, c’est pour notre plaisir…

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Extraits :

« Leur passion était de celles qui travestissent la réalité. Abélard avait vu en Héloïse une étoile, et, contre l’avis de leurs deux familles, il l’avait enlevée, épousée et emportée dans son château !
Abélard, vicomte de Claviérac. Son prénom parlait pour lui, et Héloïse de Tormintal avait vraiment cru que le sort la favorisait quand elle l’avait rencontré. Il ne pouvait qu’être cet amant parfait dont parlent les romans courtois. Le hasard fait toujours bien les choses, tout le monde le sait, et c’est le hasard qui avait réuni ces deux-là.
Héloïse et Abélard. Une promesse de bonheur, en somme. »

« – Méfie-toi des curés, petite, ce sont tous des graines de Satan !
Il faut dire que de son aventure avec le curé de sa paroisse d’origine, Augustine avait déduit que les hommes en général, et les prêtres en particulier, étaient des êtres dangereux et pervers qui profitent de vous et vous chassent de leur vie dès que bon leur semble. »

« Depuis plusieurs semaines, elle s’était pliée à toutes les consignes. Elle avait dû apprendre à monter, à chevaucher et à descendre de sa monture sans relever ses jupes, et voilà qu’elle devait se rendre aux écuries à l’heure du repas, alors qu’elle avait réalisé une prestation digne d’éloges ! Quand la laisserait-on en paix ? Pourquoi inventait-on toujours de nouvelles exigences ? »

« – Je sais que si le choix de mon père s’est arrêté sur elle, c’est qu’elle vient d’une noble lignée, qu’elle est de bonne race.
– De bonne race ? Vous ne parleriez pas autrement d’une chienne de chasse ou d’une jument poulinière !
Elle était furieuse. La conversation qu’elle venait d’avoir avec son oncle et son parrain la rendait folle de rage, malade d’angoisse. Quel était ce monde où l’on mariait les jeunes gens sans tenir compte de leur avis ? »

 

Agrégée de Lettres et enseignante, Jacquie Béal se consacre à l’écriture. Elle vit en Périgord où se situe l’action de ses romans, notamment La dame d’Aquitaine et Le Temps de l’insoumise. Amoureuse du langage et de l’Histoire, grande et petite, elle fait vivre ses personnages dans l’atmosphère des siècles passés.

Facebook: @jacquiebeal

– De sang et d’encre (2019, Terres de l’Ouest)
https://leressentidejeanpaul.com/2024/08/05/de-sang-et-dencre/

Anticipation, Émotion, Drame, Dystopie, Frisson horreur, Suspense

9 MILLIARDS

de Muriel L. Mazoëlys
Broché – 15 juin 2024
Éditions : auto-édition

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LE COMPTE À REBOURS A COMMENCÉ

2038
Élevée par sa mère, Camille, quinze ans, emménage à contre-cœur chez son père. Pour Thomas, l’arrivée de cette adolescente hypersensible et éco-anxieuse représente un véritable défi. La cohabitation débute, nourrie de non-dits, de rancœurs et de secrets.
Un équilibre précaire s’installe jusqu’au jour où le meilleur ami de Thomas meurt dans des circonstances étranges. Bientôt, d’autres victimes succombent.
Emportés dans une spirale de violences sur fond de crise écologique, père et fille parviendront-ils à concilier leurs désaccords pour survivre ?

Sur une planète en sursis, l’heure du choix a sonné.

 

• Couv_2024-094_Mazoëlys Muriel L. - 9 Milliards

 

Après avoir lu l’excellente trilogie “Francs Mensonges”, dès que j’ai su que “9 MILLIARDS” était sorti, je n’ai pu résister, rien que part son nom !

Dès le début du roman, Muriel L. Mazoëlys, on se trouve dans un récit à l’ambiance terriblement anxiogène. Pas le temps de se préparer, on plonge directement dans un sujet avec lequel, impossible de ne pas faire de lien avec l’actualité que nous vivons ces dernières années.
Nous sommes dans un monde en pleine crise écologique, en plein dérèglement climatique, vient ensuite une alerte mondiale, lancée après la plus grande catastrophe aérienne de tous les temps. Plus de dix mille avions civils se sont crashés au même moment dans le monde entier, faisant au moins cinq millions de morts. La société qui gère la maintenance du groupe mondial est mise en cause. Dès lors la population est en alerte.
Il y a-t-il un lien entre tous les événements qui se déroulent sur terre ?
Si oui, quelle organisation serait-elle assez puissante et diabolique pour tout contrôler ?

Bienvenue dans un “autre” monde…

Suite au départ précipité de sa femme, pour l’Asie, alors qu’il ne la voyait plus depuis plusieurs années, Thomas récupère Camille sa fille. La mise en place va être très compliquée, le père manquant de confiance, et n’ayant aucun code d’éducation envers la jeune fille, et en plus, elle le déteste…
Pourquoi les a-t-il abandonnées dès sa naissance ?
Thomas décide de prendre sa chance en main et de s’occuper d’elle au mieux. Quelques jours plus tard, il apprend le décès de son meilleur ami. Très vite, il décide d’aller chez lui afin de comprendre cette mort. Avec sa fille, ils trouveront des documents qu’ils auraient bien aimé ne jamais avoir trouvés !
Pourtant, ils vont devoir affronter la réalité.

Bravo, Muriel pour ce récit “alerte”, qui n’arrête pas un instant. J’ai eu du mal à faire des pauses tellement les rebondissements étaient captivants. Le ton général est agressif et les personnages, tous très réalistes, souvent se perdent se trouvant dos au mur et n’ayant d’autres choix que de réagir sans réelle préparation à toutes les attaques qu’ils subissent, et encore une fois une chute incroyable.

Un thriller que vous devez lire absolument si vous aimez l’écologie et les dystopies, si vous vous posez des questions sur notre avenir, si vous voulez connaître la vérité et pourquoi pas, peut-être anticiper ?
Le 21 juillet 2024, le World Population Prospects 2024, rédigé par la Division de la population de l’ONU, a estimé que la planète comptait déjà 8,2 milliards d’habitants.

Muriel L. Mazoelys fait fort avec ce livre, c’est une autrice vraiment à découvrir !!!
Que nous réservera-t-elle dans son prochain roman ?
J’ai déjà peur… mais j’ai tellement hâte !

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Extraits :

« Quel que soit l’angle sous lequel les médias l’abordaient – biodiversité, dérèglement, surpopulation – le changement climatique et ses conséquences marquaient tous les esprits.
Pour ce que ça sert de nous en rebattre les oreilles… Encore un coup des industries pharmaceutiques pour booster les ventes d’anxiolytiques !
Thomas n’était pas dupe. Cette nouvelle enfièvrerait les débats durant trois jours, puis serait noyée sous le prochain scandale. Bientôt, un élément perturbateur détournerait ses semblables de la préoccupation environnementale.
Ainsi allait la vie depuis des dizaines d’années ; il ne voyait pas ce qui pourrait changer la donne. »

« – On pompe les ressources de la Terre. Un jour, elle se vengera en nous concoctant une jolie hécatombe. La – Joyeuse perspective… marmonna Thomas.
– Et pourtant la seule qui soit viable. Si la population retombe à moins de 6 milliards, la planète les assumera sans souci… Au-dessus, on frôle l’effondrement…
Il piqua à nouveau dans sa viande avec un sourire. Thomas secoua la tête, mi-amusé, mi-choqué :
– Merde, P.A., comment tu fais pour évoquer l’éradication d’une personne sur trois en t’empiffrant ?
Carpe Diem, mon ami. Mange tant que tu le peux. Vis tant que tu respires. Le reste, tu n’y peux pas grand-chose… »

« — Comme s’ils n’avaient aucune conscience de leur impact. Ils consomment chaque jour un peu plus de nos ressources avec pour seul but de profiter de leur retraite. La proportion de seniors dans les vols de loisirs est effarante… Et je ne parle même pas de la problématique de l’acharnement thérapeutique… On évolue vers une espèce centenaire, hybride humaine-machine, où ces légumes survivent reliés à un respirateur… »

« Elle n’aurait jamais dû lire le dernier pamphlet de Terra Force. Sonnée, elle avait immédiatement rejoint l’appartement avant de s’écrouler sur son lit. Les récents événements la terrifiaient. Même respirer un air sain relevait de la gageure. Dans quel monde survivait-elle ?
Ses convictions s’effondraient les unes après les autres. Elle ne comprenait pas pourquoi sa mère avait choisi de la faire naître dans cette société où les intérêts individuels primaient sur le bien commun. Elle étouffait sous la pression. Comment pouvait-elle construire sa vie alors que celle-ci allait connaître une fin précoce ? »

 

Ingénieure, docteure en sciences, maman et grande amatrice de chocolat, Muriel MAZOELYS puise son inspiration dans les découvertes scientifiques et technologiques qui rythment notre quotidien ainsi que dans les grands défis que nous devons relever.

Portée par ses activités de recherche, elle développe dans ses romans l’ambiguïté sous-jacente à toute découverte : là où certains s’extasient d’un progrès phénoménal, d’autres y voient une menace ou pire, une opportunité d’instrumentalisation.

Elle aime tisser des intrigues complexes et mêler suspense, sciences et secrets dans ses romans. Quatre mots-clés résument son inspiration : la famille, la science, les secrets et l’amitié. Si ces thèmes vous interpellent, foncez découvrir sa plume !

ET LA SUITE ?

Les projets fourmillent dans son esprit et ont déjà commencé à prendre vie ! Pour en être averti, n’hésitez pas à la suivre sur les réseaux sociaux, elle y est très active et répondra à vos messages avec plaisir !

Vous pouvez la retrouver sur :
Facebook : Muriel Mazoelys
Instagram : murielmazoelys_auteur

– Invisibles et Fatals – Francs Mensonges*
https://leressentidejeanpaul.com/2024/07/19/invisibles-fatales/

– Carnets Noirs – Francs Mensonges**
https://leressentidejeanpaul.com/2024/07/27/carnets-noirs/

– RIPostes – Francs Mensonges***
https://leressentidejeanpaul.com/2024/08/01/ripostes/

Émotion, Drame, Fantastique, Suspense

Dors ton sommeil de brute

de Carole Martinez
Broché – Grand livre, 15 août 2024
Éditions : GALLIMARD

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“Un long hurlement, celui d’une foule d’enfants, secoue la planète. Dans les villes, le Cri passe à travers les murs, se faufile dans les canalisations, jaillit sous les planchers, court dans les couloirs des tours où les familles dorment les unes au-dessus des autres, le Cri se répand dans les rues.”
Un rêve collectif court à la vitesse de la rotation terrestre. Il touche tous les enfants du monde à mesure que la nuit avance.
Les nuits de la planète seront désormais marquées par l’apparition de désordres nouveaux, comme si les esprits de la nature tentaient de communiquer avec l’humanité à travers les songes des enfants.
Eva a fui son mari et s’est coupée du monde. Dans l’espace sauvage où elle s’est réfugiée avec sa fille Lucie, elle est déterminée à se battre contre ce qui menace son enfant durant son sommeil sur une Terre qui semble basculer.
Comment lutter contre la nuit et les cauchemars d’une fillette ?

 

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Il s’est passé quelque chose de “magique” avec Dors ton sommeil de brute !

Les Éditions Babélio, m’ont contacté il y a quelques semaines pour me proposer cette lecture en service de presse, je ne savais pas quel était le sujet en détail, mais j’ai tout de suite accepté.
Puis, est arrivé le jour, où je me suis dit, qu’il fallait que je le commence afin de pouvoir en parler avec l’autrice le soir de notre rencontre.
Je commence donc ma lecture et…

Très vite, dès les premières lignes même, j’ai été troublé par une sensation particulière et très étonnante parfois, comme si le récit vivait déjà en moi au fur et à mesure de ma lecture. Une sorte d’écho qui n’a jamais cessé jusqu’à la fin du livre. Je n’avais jamais Ressenti cela, de tenir entre les mains un livre “vivant” et tellement en accord avec tout ce qu’à quoi je crois, avec un mélange de rêve et de réalité sans savoir vraiment à quel moment l’un prend le pas sur l’autre. Toute cette violence qui émane de la vie, de la nature, d’un couple qui se déchire, d’un autre qui fusionne, le récit est captivant, les chapitres sont courts, on entre littéralement dans l’esprit des personnages. Je n’ai cessé de recevoir une multitude de vibrations pages après pages…

Eva prend sa fille Lucie et quitte Pierre son mari, pour un endroit complètement isolé en Camargue. Elle a besoin de faire le point, de se ressourcer, redéfinir ses priorités.
Un jour en se promenant dans la nature, Lucie croise un “voisin”, Serge, un géant qui vit derrière, un peu plus loin, lui aussi dans une maison qui paraît abandonnée. Sa première rencontre avec Eva met tout de suite un froid entre eux malgré l’incompréhension de la fillette… Cette rencontre improbable entre ces trois personnages déchirés au plus profond de leur âme, sera le début d’un monde ou vérités et symboles ne cesseront de s’entrecroiser.

Un conte plus qu’un roman, qui en surprendra plus d’un.
Un récit déroutant qui m’a percuté, dans le sens le plus noble qui soit.
Une plume singulière qui emporte toutes les idées reçues.
Une fin de lecture qui m’a donné l’impression d’être saoul, d’avoir la tête qui tourne.
Ai-je vraiment cru que le livre avait été écrit pour moi ?

“Dors ton sommeil de brute” est un bijou. Carole Martinez est une enchanteresse. Elle distille d’une façon incroyable des émotions qui secouent les tripes, s’adressent directement à notre cœur, mettant en avant des problèmes actuels qui nous touchent tous, quels qu’ils soient. Religions, relations de couple, rapports avec nos enfants, respect de la nature et des animaux, réchauffement climatique, elle nous montre une Terre qui se meurt et bien d’autres drames, par sa prose simple et directe.

Énorme coup de cœur pour Carole et son interprétation des rêves oniriques qui touchent tous les enfants du monde et par extension toute la population de la Terre.
Carole, sublime néanmoins tous les drames et les mystères de son récit bouleversant…
J’ai encore plein d’images incroyables dans les yeux !

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Extraits :

« J’ai d’abord oublié mon état.
C’était comme une guerre à l’autre bout du monde dont j’étais le territoire occupé. Mais depuis quelques mois la créature bouge, me déforme l’abdomen, se tourne et se retourne, fait des bosses sous ma peau tendue à se rompre, elle est devenue trop présente pour que je parvienne à l’enterrer. Cet être m’obsède et me tient éveillée. Bientôt, mon ventre se videra et je dormirai de nouveau. »

« Elle a collé sa joue fraîche contre la mienne et, dans son souffle, j’ai mieux entendu les oiseaux. Je suis restée un moment ainsi, à respirer l’haleine blanche de mon enfant, à partager son regard. Ma fille m’entraînait dans sa contemplation, elle m’offrait ses sensations, et nous nous sommes envolées toutes les deux vers ces oies qui passaient au-dessus de nos têtes. »

« Tu n’as jamais cherché la compagnie des hommes, tu t’en fous. Tu n’aimes pas les gens en général et plus vraiment les gens en particulier, encore moins ceux qui parlent trop fort, les exubérants, avides d’existence, les incapables de silence, ceux qui prennent trop de place en se gonflant de mots inutiles comme la grenouille de la fable. »

« Pour palier les manque d’eau dus au réchauffement climatique, les opérations d’ensemencement de nuages se multiplient et engendrent des tensions entre les nations. Beaucoup considèrent cette pratique comme un détournement de l’humidité atmosphérique au détriment des pays voisins. Sans que l’efficacité de ces techniques soit démontrée, elles exacerbent les conflits.
Depuis trente ans, les Émirats arabes unis allouent des sommes énormes aux chercheurs pour trouver un moyen de renforcer et d’ensemencer les nuages grâce aux nanotechnologies. Des particules de sel recouvertes d’une fine couche de dioxyde de titane envoyées dans les airs engendreraient des précipitations. Aucune réglementation n’existe sur l’emploi de l’iodure d’argent ou du dioxyde de titane dans le cadre de cette guerre des nuages. »

 

Née en novembre 1966 à Créhange, Carole Martinez est romancière et professeure de français. Elle a notamment signé Le Cœur cousu (2007), auréolé de nombreux prix, et Du domaine des murmures, couronné par le Prix Goncourt des Lycéens en 2011. En 2015, elle publie La terre qui penche (Gallimard). Tentée par la littérature jeunesse – elle est l’auteure de Le Cri du livre, en 1998 – Carole Martinez se lance pour la première fois dans la bande dessinée en scénarisant Bouche d’ombre pour Maud Begon. Deux albums sont parus chez Casterman en 2014 et 2015.