Émotion, Drame, Fantastique, Histoire, Roman, Thriller ésotérique

Les prières de sang

de Jean-Marc Dhainaut
Poche – 5 juillet 2018
Éditions : Taurnada Éditions

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Alan Lambin, spécialiste en paranormal, est appelé à enquêter dans un vieux monastère ayant accueilli autrefois quatre templiers en fuite. Depuis, ses murs semblent dissimuler un lourd secret solidement gardé par des âmes hostiles. Les parchemins ne mentent pas, ni ces cris que chacun peut entendre la nuit dans les sombres couloirs du monastère. Et dire que tout a commencé parce qu’une étudiante a acheté un jour une armoire ayant appartenu aux moines.
Une armoire qui n’avait pas perdu la mémoire.

 

• Couv_2023-091_Dhainaut jean-Marc - Les prières de sang

 

Quel plaisir de retrouver Alan Lambin, mais surtout quel plaisir de retrouver la plume de Jean-Marc Dhainaut !
Dans cette nouvelle enquête, assisté de Mina Carletti, il est question de passages secrets, de Templiers et d’un vieux monastère…

Après avoir lu La maison bleu horizon, j’avais envie de savoir encore plus sur les enquêtes fantastiques et paranormales de notre duo.
Le rythme est ici plus soutenu, les choses s’accélèrent, il y a de nombreux rebondissements, et pas des moindres ! Il est question de fantômes particulièrement virulents, des Templiers assoiffés de sang, de jeunes mamans, de nourrissons décapités et d’un trésor caché !

Jean-Marc DHAINAUT m’a ébloui et vraiment surpris avec son récit, très différent du volet précédant, une écriture limpide et très efficace, avec un mélange bien dosé d’aventures et de paranormal, mais pas que… Car on dirait bien qu’il se passe quelque chose de plus en plus fort entre nos deux héros malgré leur timidité respective !

Vivement leur prochaine enquête !
Bravo Jean-Marc, et un grand merci aux Éditions Taurnada…

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Extraits :

« Céline les considéra à tour de rôle avant de se confier. Leur aide lui était précieuse, mais pouvait-elle vraiment leur faire confiance ? N’allaient-ils pas la juger ou l’écouter parler en songeant que tout ce qui pourrait l’aider ne serait que quelques vacances, un traitement médical ou un rendez-vous chez un psy ? »

« Mais elle était déjà loin. Des scènes improbables tournoyaient autour d’elle. Elle voyait des femmes, des dizaines de femmes avec leurs enfants dans les bras. Les bébés dont elle apercevait le visage étaient squelettiques et décharnés. Leurs mères poussaient des cris à pulvériser des verres en cristal. Elle était dans un bois et entendait des cloches sonner. Plus loin, elle distinguait des murs en pierre éclairés par des torches enflammées. Des chants religieux résonnèrent tout à coup, enveloppant ces scènes d’une atmosphère terrifiante et surréaliste. »

« C’est pas possible ! Mina, écoutez ça : « Ce dimanche, deux personnes ont été retrouvées mortes dans des circonstances malheureuses : un sans domicile fixe fortement alcoolisé, vraisemblablement mort de froid près de l’hôtel Roussel, et une vieille dame victime d’un arrêt cardiaque devant le relais routier, alors qu’elle rentrait chez elle. Deux nouveaux drames qui s’ajoutent à la mort du petit Quentin, pensionnaire de l’orphelinat Sainte-Clotilde, vendredi soir, fauché par une voiture alors qu’il s’enfuyait de l’épicerie après y avoir volé un paquet de bonbons.” C’est impossible ! »

« – Le soir où nous sommes arrives, quand je suis allé faire quelques courses, j’ai payé les bonbons d’un petit garçon qui n’avait pas assez d’argent.
– Et alors ? C’est un beau geste. Venant de vous, il ne me surprend pas.
– Vous n’y êtes pas. En lui payant ses bonbons, je l’ai empêché de les voler et de s’enfuir du magasin et de se faire écraser. Mais ce n’est pas tout : le clochard mort de froid, c’est celui à qui j’ai offert une couverture. Il dormait sur des cartons, près de l’escalier de l’hôtel, vous l’avez sûrement remarqué. Et cette femme, morte d’un arrêt cardiaque devant le relais routier, ne vous rappelle rien ?
– Oui ! La femme sur le trottoir !
– Exact Mina ! Et si nous ne l’avions pas aidée à se relever sous le poids de son vélo et de ses courses qui l’écrasait, elle aurait fait un arrêt cardiaque en tentant de le faire. »

 

Jean-Marc Dhainaut est né dans le Nord de la France en 1973, au milieu des terrils et des chevalements. L’envie d’écrire ne lui est pas venue par hasard, mais par instinct. Fasciné depuis son enfance par le génie de Rod Serling et sa série La Quatrième Dimension, il chemine naturellement dans l’écriture d’histoires mystérieuses, surprenantes, surnaturelles et chargées d’émotions. Son imagination se perd dans les méandres du temps, de l’Histoire et des légendes. Il vit toujours dans le Nord, loin d’oublier les valeurs que sa famille lui a transmises.

Brocélia
https://leressentidejeanpaul.com/2022/07/07/brocelia/

L’Œil du chaos
https://leressentidejeanpaul.com/2023/02/13/loeil-du-chaos/

La maison bleu horizon
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/13/la-maison-bleu-horizon/

Psylence
https://leressentidejeanpaul.com/2023/07/05/psylence/

Émotion, Histoire, Histoire vraie

Tous les chemins mènent à Chamonix

Réflexions, impressions et anecdotes des confins du monde au pays du Mont-Blanc
de Annette Rossi
Broché – 14 juin 2023
Éditeur : Éditions Encre rouge

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Annette Rossi, fidèle à sa passion pour les grands espaces, tisse subtilement la toile de ses chroniques de grande voyageuse. Que des coups de cœur égrenés comme des points lumineux sur la carte du monde.
D’un ton vif, souvent tendre et parfois gentiment ironique, cette native des Pays-Bas nous livre ses réflexions et ses réminiscences sur la vallée du Mont-Blanc. En parallèle, elle nous fait découvrir d’autres sites, montagneux ou pas, riches en légendes, baignés d’autres atmosphères, suscitant d’autres émotions.
L’Himalaya, les Carpates, le Taurus, les Rocheuses, le Tian Shan, le Caucase, l’Elbourz, les Andes, les Scandes, mais aussi le Japon, la Chine, l’Éthiopie, l’Arabie, l’Islande, l’Écosse, la Bosnie, Cuba… Quel lien avec Chamonix ? L’auteure vous le dévoilera.
Son mari Philippe, complice de ses pérégrinations, est assurément un inspirateur très avisé. Né à Chamonix, il a tôt compris le sens du mot paradis. Quel plus bel étalon de valeur en filigrane de chacune des chroniques d’Annette Rossi !
Tous les chemins mènent à Chamonix n’est pas un livre DE Chamonix ni SUR Chamonix. Si c’est un puissant hommage à la vallée de Chamonix et son extraordinaire résonance dans le monde, il démontre surtout l’incroyable impact des hautes cimes sur l’esprit humain.

Annette Rossi est aussi l’auteure de la série Tapis magique, une initiation au voyage dans des contrées peu ou mal explorées et du roman en trois tomes ALEXANDRE, une aventure historico-romanesque à la découverte du tombeau disparu d’Alexandre le Grand : Le pacte de Babylone, La malédiction de Tamerlan, L’horizon d’Aton.

 

• Couv_2023-088_Rossi Annette - Tous les chemins mènent à Chamonix

 

Avec Tous les chemins mènent à Chamonix, je m’attendais à quelques belles balades sur des pentes enneigées et ensoleillées près du Mont-Blanc et de ses environs. Je m’attendais aussi à un peu d’Histoire de la région, les premiers guides de montagnes, l’évolution de la région dans le temps, voire peut-être un passage sur les Jeux olympiques d’hiver de 1924 !
J’avais vraiment hâte de le commencer…

Très vite, lorsque j’ai commencé à le lire, je me suis rendu compte que je m’étais complètement fourvoyé !

Je m’attendais à des balades, Annette Rossi nous offre des voyages ! Que dis-je, non pas des voyages… ce sont des périples magnifiques, des aventures merveilleuses à travers le monde entier. La Mésopotamie, la Turquie, l’Arménie, l’Himalaya bien sûr, les Carpates, la Norvège, les Rocheuses, les Andes, le Japon, la Chine et bien d’autres encore…

Chaque chapitre sera un voyage magnifique, leçons de vie, leçons d’Histoire agrémentées de photos vraiment incroyables prises pour la plupart, par Philippe Rossi, le conjoint d’Annette. Rien qu’avec les photos, j’ai passé plusieurs heures à les regarder, examiner les détails, les admirer.

Le travail accompli par Annette est titanesque, il se déroule sur plusieurs années. Et non-contente de cela, chaque chapitre commence par une petite poésie, juste quelques lignes écrites par Annette elle-même. Un nouveau talent que je ne lui connaissais pas !

Un ouvrage d’une qualité exceptionnelle, qui m’a transporté dans des lieux magnifiques à travers le temps, de très beaux voyages qui marqueront mon esprit, impossible d’en être autrement.
Quelles surprises nous réservera-t-elle pour son prochain livre ?

Dans tous les cas, on ne peut pas, ne pas avoir envie de voyager, une fois la dernière page tournée !

Merci Annette, merci Philippe, merci Blandine…

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Extraits :

« Le jour où on me proposa d’écrire une série de chroniques sur Chamonix, je fus surprise et flattée, mais aussi un tantinet paniquée. Que raconter qui pourrait intéresser les amoureux de la vallée de Chamonix et ses merveilleuses montagnes qui n’ait déjà été dit, écrit, montré… des milliers de fois ?
Comment pourrais-je captiver l’attention de lecteurs, moi, une fille issue du plat pays ? Pas le plat pays de Jacques Brel, non, le mien, bien plus plat encore : les Pays-Bas. Non seulement plat, mais aussi bas, plus bas que le niveau de la mer. »

« Nous remontons. De l’obscurité, nous aboutissons à la lumière. Le soleil fait une timide apparition et l’intérieur de l’église baigne dans une éblouissante lueur blanchâtre qui se déverse par les fenêtres. Nous remercions père et fils. Le garçon récupère les bougies, mais refuse quelques pièces que nous mettons dans la boîte à donation.
Nous quittons l’église. Ils nous raccompagnent. Nous traversons la cour piétinant les hautes herbes. Père et fils nous suivent en silence. Nous passons sous le porche. Nous les remercions encore, prenons congé, et les saluons à la manière orientale, la main droite sur le cœur, tête inclinée. Ils font de même. Un regard profond de bienveillance. Pas une parole n’a été prononcée. Instants solennels. Nous longeons les murailles, ils nous suivent. Nous montons dans la voiture. Ils sont là, nous observent, nous regardent partir. »

« Du Tibet à la Russie, de la Chine à l’Inde, légendes et textes sacrés mentionnent l’existence d’un royaume parfait enclavé dans les contreforts himalayens. Un royaume dissimulé dans une vallée d’une grande beauté et ceinturée de montagnes enneigées…
La cité de Shambhala, du sanskrit « lieu du bonheur paisible », est le pays des immortels, des hommes et des femmes d’une grande sagesse. C’est un lieu mystérieux, centre exceptionnel de spiritualité, un sanctuaire mystique dirigé par un roi-prêtre, artisan du cataclysme qui viendra chasser les forces obscures et sauver l’humanité afin d’établir un âge d’or. Il est également le grand justicier qui, sur son cheval blanc, à la tête de son armée invincible, viendra restaurer le dharma, l’ordre du monde. »

« La vallée de Chamonix est un paradis pour les amoureux de la nature, lit-on souvent dans les brochures touristiques. Si la phrase semble banale, le lieu, lui, ne l’est pas.
Encerclé de majestueuses montagnes drapées de neige d’un blanc virginal ou boisé de forêts féériques selon la saison, habité par une riche faune et couvert de millions de fleurs multicolores, ce lieu est exceptionnel. Un paradis, certes ! »

 

Annette Rossi, originaire des Pays Bas et ayant adopté Chamonix comme terre de prédilection, est aussi l’autrice du roman en trois tomes ALEXANDRE, une aventure historico-romanesque à la découverte du tombeau disparu d’Alexandre le Grand : Le pacte de Babylone, La malédiction de Tamerlan, L’horizon d’Aton, une expérience des plus inspirées qui prouve, s’il en est besoin, son talent et son inépuisable imagination.

La réalisation de cet ouvrage est une consécration qui sans aucun doute saura séduire tous les amateurs de voyages.

Histoire, Roman

Jésus

La biographie non autorisée
de Patrick Banon
Broché – 17 janvier 2013
Éditions : Michel Lafon

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À 9 ans, Jésus avait déjà ressuscité un enfant, donné vie à des oiseaux d’argile et maudit un olivier qu’il avait desséché d’un geste. Pourtant, ces faits sont absents des textes canoniques du christianisme. Entre le IIIe et le VIe siècle, l’Église a établi la version officielle de la vie de Jésus selon les quatre Évangiles et les textes des apôtres. Mais soixante-dix textes, pour la plupart rédigés entre le IIe et le Ve siècle, ont été interdits de lecture, sous peine de mort ou de mutilation. Ce sont les évangiles apocryphes, qui retracent toute la vie de Jésus et de sa famille : la relation entre Marie et Joseph, l’histoire de Joseph, celle des parents de Marie, la virginité et la grossesse de Marie, la naissance de Jésus, son enfance, la fuite en Égypte, ses relations avec Judas et Marie de Magdala, etc. Autant d’écrits qui détiennent la même légitimité historique que les canons de l’Église, les complétant souvent, les contredisant parfois, mais offrant toujours un éclairage nouveau sur les événements marquants du destin de Jésus et sur le monde dans lequel il évolua. En Galilée, à Jérusalem, Jésus, Joseph, Marie, Anne, Joachim, Salomé prennent ici chair avec leurs qualités et leurs défauts, leurs doutes et leurs espoirs, leurs peurs, leur courage. Reflet de la pensée religieuse populaire, à la frontière entre folklore, mythologie et foi, cette biographie « non autorisée » écrite à la manière d’un roman dresse le portrait d’un monde chaotique, à la veille du changement de notre ère, et révèle, pour la première fois, la vie « censurée » de l’enfant qui devint Dieu.

 

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C’est un nouveau livre sur la religion et tout particulièrement sur la vie de Jésus, qui a éveillé la curiosité du lecteur que je suis…
Dès que j’ai lu son titre, c’est La biographie non autorisée qui a retenu toute mon attention.

J’avais déjà lu d’autres biographies, les évangiles aussi, mais de voir qu’un auteur avait rassemblé des textes “apocryphes”, et interdits par l’Église, je n’ai pas eu à réfléchir trop longtemps avant de l’acheter, d’autant que cela faisait un moment que j’en avais entendu parler. Le hasard fait bien les choses…

Patrick Banon a eu la très bonne idée de “romancer” tous ces écrits méconnus, et sourcés, donnant plus de vie à cette biographie, et dès le début, certains passages m’ont révélé une image très éloignée de Jésus, par rapport à celle que je pouvais avoir à l’esprit. C’est très intéressant, très instructif aussi. (Le glossaire et les sources accessibles à la fin du livre y sont forcément pour beaucoup.)
C’est bien écrit et très clair, mettant en exergue à la fois la nature humaine de Jésus et sa nature divine, et ce, dès son plus jeune âge. Nature divine qui parfois est très brutale, tel le Dieu de l’ancien testament, plus proche d’un Dieu vengeur que d’un Dieu d’amour. Je découvre donc un Jésus agressif, qui n’hésite pas à réclamer vengeance si besoin, à hausser le ton voire à lever la main. C’est surprenant par rapport à notre perception actuelle de l’homme, mais tellement compréhensible pour l’époque. J’ai découvert aussi de nouveaux rapports entre Jésus et Judas, désigné comme étant l’apôtre préféré de Jésus, son ami, celui qui lui a permis d’accéder à la place où il se trouve actuellement. Jésus n’est pas né dans une étable, mais dans une grotte. Il n’a jamais rejeté les femmes et Marie de Magdala était une “apôtre” à part entière, et plus encore…

Un livre surprenant, captivant même, que j’ai lu d’une traite, comprenant au fur et à mesure pourquoi l’interdiction de l’Église quant à sa diffusion.
Un livre fort passionnant qui éclaire d’une nouvelle “lumière” les nombreux personnages qui sont cités.
Merci Patrick, pour ce travail accompli, destiné aux plus curieux d’entre nous, dont je fais définitivement partie !

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Extraits :

« À sept ans, Jésus avait déjà ressuscité un enfant, donné vie à des oiseaux d’argile et maudit un olivier qu’il dessécha d’un geste ! La version officielle de sa vie, les quatre évangiles canoniques, ne mentionne pas ces épisodes, pourtant racontés dans les évangiles “apocryphes”, des textes écartés par l’Église, cachés et dont elle a longtemps interdit la lecture. »

« Par la faute d’Ève, les femmes sont condamnées à accoucher dans la douleur. Cela lui a été enseigné et répété. Les mères seraient coupables d’apporter à leurs nouveau-nés la mortalité promise aux bannis du Jardin d’Éden, lui a-t-on dit. Mais aujourd’hui, Zélémi découvre une situation extraordinaire : cette femme-là a accouché sans peine et sans épanchement de sang, comme si elle se trouvait encore dans le jardin de la Création, à l’instant où aucune faute n’était encore venue souiller l’humanité naissante. Telle Yokabed, la mère de Moise, Marie a accouché sans souffrance. »

« – Je vous en supplie tous, jette tout à coup Zachée.
Faites sortir Jésus de votre village. Il ne devrait pas fouler cette terre. Faites-le sortir de ce monde ! Nous ne devrions pas le contempler. Moi-même, je quitte immédiatement Nazareth. Je n’aurai de répit que loin de sa vue. Cet enfant n’appartient pas au monde des vivants ! Tenez-vous loin de lui ! Qu’il soit bon ou mauvais, nous ne devons pas rester près de lui ! »

« Une rumeur effroyable se répand à travers Jérusalem. Non seulement Jésus le Nazaréen est ressuscité, mais il a ramené de la mort d’autres défunts. Les tombeaux se sont ouverts, libérant les corps inertes. Des morts, vivant à nouveau, déambulent dans la cité. Comme réveillés d’un long et profond sommeil, ils marchent d’un pas hésitant, le regard épouvanté par l’aube qui les a tirés par les pieds du monde souterrain. L’esprit chancelant, ils gardent le silence de peur que cette nouvelle vie ne soit qu’un mirage. De temps à autre, surpris par la vision d’un lieu aimé, ils laissent échapper des cris lugubres. De leurs yeux exorbités, ils dévorent les visages des êtres chers. Vieillis, ceux qui ne sont encore jamais morts regardent épouvantés ces revenants du monde souterrain mendier un peu d’amour. »

 

Patrick Banon est écrivain, essayiste et spécialiste des sciences des religions et systèmes de pensée. Il est l’auteur de nombreux romans biographies historiques, parmi lesquels Flavius Josèphe, un juif dans l’Empire romain, vendu à plus de 20 000 exemplaires et traduit dans plusieurs langues, Moïse, Bethsabée, Etemenanki, le secret de la tour de Babel, La Prophétesse oubliée… Chercheur associé à la chaire Management & Diversité de l’université de Paris Dauphine, Patrick Banon est aussi directeur de l’Institut des sciences de la diversité.

Émotion, Histoire, Philosophique

La prophétie des Andes

Et si les coïncidences révélaient le sens de la vie ?
de James Redfield
Poche – 2 décembre 1997
Éditeur : J’ai lu

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À l’origine, un manuscrit fabuleux rédigé six cents ans avant J.-C. et une prophétie : notre société va subir un grand bouleversement. Intrigué, le héros de cette histoire s’envole pour le Pérou à la recherche du mystérieux grimoire, objet de toutes les convoitises, qui va transformer sa vie. Commence alors une aventure magique et enchanteresse, une dangereuse initiation: une quête en neuf étapes qui le mène du sommet des Andes au cœur de la forêt amazonienne sur la voie des révélations de la vie. Quand, au terme de son périple, le héros découvre le vrai sens de son existence, c’est notre propre quête qui débute. Pour James Redfield, si nous restons attentifs et savons percevoir le grand mystère de l’existence, nous nous apercevrons que nous avons été judicieusement placés, à l’endroit adéquat… pour changer quelque chose en ce monde.

 

• Couv_2023-057_Redfield James - La prophétie des Andes

 

Je me rappelle avoir acheté ce roman à la librairie de Saint-Leu-la-Forêt en 1996, lorsque nous avons emménagé là-bas. Ce fut dans cette librairie, le premier achat d’une longue liste…
J’avais entendu beaucoup de choses très intéressantes sur ce roman et “ma” libraire l’avait trouvé formidable, mais… elle m’a tout de suite indiqué qu’une suite était sortie au États-Unis et qu’il y aurait forcément une suite à venir en France aussi. Je l’ai mis de côté. J’ai acheté à sa sortie le tome suivant, qui ne serait pas le dernier, et puis le suivant, etc…
J’ai lu le tome 1 pour la première fois, lorsque sortir ne nous était plus autorisé. Nous étions en “pandémie” COVID, enfermés chez nous. Ne sachant pas trop où nous allions. J’avais acheté le dernier tome quelques jours plus tôt. “Hasard ou coïncidence” ? Dans tous les cas, je suis très vite entré dans le livre, dont le sujet traite justement des coïncidences que nous vivons régulièrement et auxquelles nous ne prêtons pour la plupart, bien souvent que bien peu d’attention. Personnellement, je ne crois pas aux coïncidences. J’ai vécu tellement de choses allant dans ce sens que c’est pour moi, devenu même un indicateur de choix de directions de vie. Je n’ai pas écris comme d’habitude, mon ”Ressenti” en fin de lecture, car l’histoire m’avait vraiment touché personnellement et j’ai vécu quelques jours un peu perdu. Je décidai alors de le relire un jour, plus tard…

Ce jour est arrivé jeudi dernier. Après avoir lu une très mauvaise nouvelle concernant l’OMS, j’ai décidé de le relire. Depuis ma première lecture de ce livre, je voyais déjà la vie sous un angle différent. Ma famille, nos projets, ce que je souhaitais pour notre futur… Cette seconde lecture a confirmé les choix que j’avais faits à l’époque et plus encore.
“Osons”, ne plus se cacher derrière des peurs ou derrière des certitudes annoncées !
Osons, ou simplement essayons… une vie qui nous sera Propre, et non celles que d’autre nous choisissent.
Peut-être alors, nous sentirons nous grandis ?

C’est le choix que nous avons fait et nous l’assumons pleinement. Ce livre romanesque nous distille certaines “clés”. À nous de les voir ou pas. À nous de les utiliser si nous le souhaitons. Dans tous les cas, lorsque je me regarde dans un miroir, je n’ai pas honte de ce que j’ai fait.

Tout doit avoir un sens : nos rencontres, les choses plaisantes ou pas. Elles nous guident vers une direction, un but à atteindre parce que nous le souhaitons très fort et non pas par dépit en se disant : “c’est toujours mieux que rien”.

Lisez-le, peut-être, le comprendrez-vous à votre tour.
Le monde décrit par l’auteur pourrait exister, il est proche du notre. À nous maintenant, à chacun d’entre nous de faire le nécessaire pour créer cette différence tellement importante pour notre bien-être.

Lire ce livre, c’est s’émouvoir des valeurs perdues, c’est s’éveiller et pourquoi pas, se libérer une fois pour toutes des mensonges distillés par les pouvoirs en place.
Ce premier tome propose un éveil de la conscience qui est à la portée de la plupart d’entre nous. Il suffit de dire STOP, et de se poser les bonnes questions.

Quel plaisir d’avoir lu ce livre.
C’est plus qu’un coup de cœur, c’est une initiation vers une nouvelle vie !

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Extraits :

« As-tu déjà eu l’intuition que quelque chose dont tu avais vraiment envie ? D’une direction que tu voulais donner à ta vie ? Est-ce que tu t’es jamais demandé comment faire pour que cela arrive ? Et puis après avoir à moitié oublié, t’es-tu trouvé nez à nez avec quelqu’un, ou bien as-tu lu quelque chose ou encore es-tu allé dans un endroit qui t’a justement apporté cette chance que tu attendais ? »

« La soirée avait été passionnante, mais je demeurais sceptique quant à la possibilité d’une transformation culturelle radicale. Comme beaucoup de mes contemporains, je m’étais laissé prendre par l’idéalisme social des années soixante et soixante-dix, et même par la curiosité spirituelle des années quatre-vingt. Il était difficile de juger de ce qui se passait vraiment sous nos yeux. Quel type d’information nouvelle pouvait bien suffire à transformer le monde ? »

« Pensez-vous avoir maintenant une vision plus claire du monde des hommes ? Voyez-vous ce qui nous a tous préoccupés ? Cela explique beaucoup de choses. Combien de gens connaissez-vous qui sont obsédés par leur travail, victimes de maladies psychosomatiques, stressés en permanence et qui n’arrivent pas à ralentir leur rythme. Ils ne le peuvent pas parce que leur train-train quotidien, qui réduit l’existence à des considérations pratiques, est une sorte de distraction. Et la distraction permet d’oublier que nous sommes ignorants de nos fins dernières. »

« Mais je vous dis juste ceci : la perception de la beauté est une sorte de baromètre qui annonce à chacun de nous s’il est prêt ou non à percevoir l’énergie. C’est clair, parce que, si vous observez cette énergie, vous verrez qu’elle fait partie du même continuum que la beauté. »

 

James Redfield est né le 19 mars 1950 près de Birmingham, en Alabama aux États-Unis. Il est devenu un auteur phénomène avec plus de dix millions de livres vendus. Le succès extraordinaire de cet auteur ne se dément pas.

Dans son premier roman, La prophétie des Andes, le héros part en quête d’un manuscrit qui va le mener au sommet des Andes et en Amazonie. Il découvrira au fur et à mesure de son périple neuf révélations.
Avec le second tome de la série, La dixième prophétie, le héros se retrouve dans la forêt des Appalaches et découvre une dixième prophétie.
Le troisième tome, Le secret de Shambhala, va mener notre héros dans l’Himalaya et dévoile quant à lui la onzième prophétie. La prophétie des Andesa été adapté pour le cinéma en 2006. Le DVD est déjà disponible en langue anglaise.
James Redfield travaille actuellement à la rédaction d’un nouveau roman où il dévoilera une douzième et ultime prophétie.

Émotion, Dystopie, Histoire, Philosophique

Le bâtard de Nazareth

de Metin Arditi
Broché – 2 juin 2021
Éditeur : Grasset

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Quelle a été la vraie vie de Jésus ?
À Nazareth, au début de notre ère, deux très jeunes enfants jouent dans la rue. “Mamzer” » lance l’un à son camarade. “Bâtard !”. Personne, dans le petit village de Nazareth, n’ignore que Marie a fauté avec un légionnaire romain. Elle est une fille-mère, rejetée et méprisée. Jésus comprend pourquoi, tout autant qu’elle, il sera à jamais exclu de sa communauté : telle est l’exigence de la loi juive à l’égard des bâtards.
Grandissant, Jésus n’a d’autre entreprise que de réformer cette règle d’exclusion. Jusqu’au jour où il rencontre un autre mamzer. Outre d’être un bâtard, Judas est laid, brillant, et révolutionnaire. Il a un plan. S’appuyant sur le beau, non moins brillant, et réformateur Jésus, il met en marche sa vengeance. Quelle est la part de sincérité, quelle est la part de calcul de ces deux jeunes hommes parcourant la Palestine avec un message d’inclusion ?
Un roman audacieux, étonnant, passionnant, qui réinterprète la vie de Jésus dans ses plus grands épisodes. Sa présentation aux docteurs de la loi, son sermon sur la Montagne, la multiplication des pains, les quarante jours dans le désert, tant d’autres moments de la culture religieuse universelle sont revisités à l’aune de l’inguérissable blessure d’enfance de Jésus et de sa relation aussi fructueuse que dangereuse avec Judas.

 

• Couv_2023-056_Arditi Metin - Le bâtard de Nazareth

 

Quelle a été la vraie vie de Jésus ?
Voilà le postulat de base de ce roman déstabilisant, mais surtout inventif.

Quel plaisir de tomber sur ce type d’ouvrage. Trouver un roman où l’auteur n’a pas peur de s’engager vers un terrain délicat, tout en offrant au lecteur une bonne réflexion sur la foi chrétienne et hébraïque.

Avec son titre qui peut paraître provocateur (tant que l’on n’a pas lu le récit), Metin Arditi construit un récit qui pourrait, pourquoi pas, être proche de la réalité !

J’ai toujours respecté la Religion et la Foi des gens, quelle qu’elle soit. Mais il ne doit pas être interdit d’en parler ou de se poser certaines questions. Pour le Catholique que je suis, j’ai été heureux de voir un Jésus “Humain” qui, enfant se pose nombre de questions et qui en grandissant, lutte pour l’égalité de tous, hommes et femmes, pauvres, malades, handicapés, déficients mentaux, etc. J’ai aimé ce Jésus qui a des convictions et refuse l’injustice inscrite dans les dogmes, et prônée par les rabbins. C’est un roman profond et très sensible, libre à nous de l’interpréter comme on le souhaite.

Certains passages choqueront sûrement, l’intervention telle qu’elle décrite de Judas est intéressante, une Marie très belle, pauvre en esprit, mais très gentille, abusée un jour par un soldat romain et qui lui vaudra de tomber enceinte, puis l’histoire d’amour vécu par Jésus et Marie de Magdala… une belle histoire d’amour.

Ce qui m’a plu, c’est l’amour avec un grand A, qui se dégage de cette histoire, l’amour de Jésus envers tous les siens. À aucun moment, je n’ai été choqué, au contraire, j’y ai vu un très bel hommage et une explication tout à fait convaincante du début du Christianisme, et que cela vienne justement de l’auteur Metin Arditi, juif d’origine turque est pour moi très intéressant !

J’ai adoré ce roman mêlant les réflexions et l’intimité de Jésus. Ne jugez ce livre pas avant de l’avoir lu. C’est une réinterprétation de la Religion, soit, mais c’est surtout un roman de paix et de bonté. En tant que juif, Jésus refuse tout simplement d’être un bâtard suite à une “faute” que n’a pas commis sa mère…

Coup de cœur pour moi, pour ce récit racontant la vie de l’enfant, de l’adolescent puis de l’homme qui s’opposa à l’injustice de certains écrits…

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Extraits :

« Six ans plus tôt, Joachim, le père de Marie, lui avait proposé de prendre sa fille pour épouse. De l’avis de tous, Marie était la plus belle enfant de Nazareth. À la façon qu’elle avait de poser le regard, les yeux en attente, on comprenait qu’il n’existait pas cœur plus tendre. De taille haute et de traits délicats, elle avait une grâce naturelle. Le bon Dieu l’avait voulu pauvre en esprit, mais, dans son immense bonté, il l’avait doté de mille qualités. Toujours attentive, elle faisait au mieux chaque tâche qui lui incombait. »

« Comme prévu, le garçon tenta de s’enfuir. Jésus le saisit par le poignet :
– Pourquoi dis-tu que je suis un mamzer ?
L’autre le regarda, apeuré.
– Réponds ou je te frappe ! hurla Jésus. Pourquoi dis-tu que je suis un mamzer ?
Samuel continua de rester coi, terrifié devant tant de rage. »

Une petite routine s’était installée. Jésus et lui s’asseyaient sous le caroubier et analysaient les textes tout en dégustant la confiture de Marie. Lui faire découvrir les textes sacrés était à chaque fois l’occasion de les lire d’un autre œil… La capacité du garçon à saisir leur sens profond se doublait d’une habilité naturelle à user de paraboles et de métaphores. »

« Jésus était ivre de colère. Allait-il passer sa vie à courber l’échine, à voir sa mère bafouée à cause de lois injustes ? Il les aurait battus au sang, ces quatre docteurs. Et quelle était cette religion qui humiliait l’innocent et récompensait celui qui obéissait sous la menace ? »

 

 

Écrivain francophone d’origine turque, Metin Arditi a quitté la Turquie à l’âge de sept ans, et a obtenu la nationalité suisse en 1968.

Après onze années passées dans un internat suisse à Lausanne, il étudie à l’École polytechnique fédérale de Lausanne, où il obtient un diplôme en physique et un diplôme de troisième cycle en génie atomique. Il poursuit ses études à l’université Stanford.

Il habite Genève, où il est très engagé dans la vie culturelle et artistique. De 2000 à 2013, il a été Président de l’Orchestre de la Suisse romande. Il est membre du Conseil stratégique de l’École polytechnique de Lausanne où au fil des ans, il a enseigné la physique (assistant du Prof. Mercier), l’économie et la gestion (comme chargé de cours) et l’écriture romanesque (en tant que Professeur invité).

En décembre 2012, Metin Arditi a été nommé par l’UNESCO Ambassadeur de bonne volonté. En juin 2014, l’UNESCO l’a nommé Envoyé spécial puis, en 2017, Ambassadeur honoraire.

De 2016 à 2019, il a tenu une chronique hebdomadaire dans La Croix.

Il est l’auteur d’essais et de romans, parmi lesquels Le Turquetto (Actes Sud, 2011, prix Jean Giono), et chez Grasset,
La Confrérie des moines volants (Points, 2014),
https://leressentidejeanpaul.com/2022/07/25/la-confrerie-des-moines-volants/
L’enfant qui mesurait le monde
(2016, prix Méditerranée),
Mon père sur mes épaules (2017),
L’homme qui peignait les âmes (Grasset, 2021).
https://leressentidejeanpaul.com/2022/04/05/lhomme-qui-peignait-les-a%cc%82mes/

En 2022, il a publié le Dictionnaire amoureux d’Istanbul (Plon-Grasset).

Histoire, Thriller ésotérique

Artefacts

de Jérôme Segguns
Broché – 8 avril 2023
Éditions : Des livres et du Rêve

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L’exil de l’archéologue Pia Masson aux confins du monde afin de contenir le mal antédiluvien qui se répand sur terre a échoué. Ces puissances occultes involontairement libérées sont plus fortes que jamais. L’équipe des « Merrow » devra combattre cet ennemi séculaire, une fois encore. Au-delà de leurs vies, c’est l’humanité tout entière qui est menacée. Plus que du courage, ils devront engager leurs âmes et se munir d’artefacts mystiques pour délivrer Samaël, le dernier des Beney Elohim, emprisonné dans le corps de Raphaël.

Le diable, l’ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,
et lui dit : Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ;
car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux.

Luc 4:5-6

Jérôme Segguns signe une suite magistrale à son précédent roman EL. Toujours inspiré de faits authentiques, l’auteur n’a pas fini de bousculer nos convictions les plus profondes.

 

• Couv_2023-042_Segguns Jérôme - Artefacts

 

D’où viennent les êtres humains ?
Voilà la grande question que se pose Jérôme Segguns, dans cet incroyable roman qui est la suite directe de “EL”.

Huit années de recherche, c’est le temps qu’il aura fallu à l’auteur pour développer et mettre en place ce fil rouge chargé de rebondissements qui court le long de ses deux romans qui m’ont laissé abasourdi. EL, avait déjà été un gros coup de cœur, cette suite est digne du premier opus en clôturant à priori le sujet. Le premier mot qui m’est venu à l’esprit à la fin de ma lecture est : Magistral !

Je retrouve donc avec grand plaisir Pia et son équipe de “Merrow” qui de nouveau vont s’opposer à des forces puissantes et invisibles venant du fin fond de l’Histoire. Le danger les guette, il est partout sans pitié… Les anges déchus sont bien décidés à ne pas se laisser faire.

Encore une fois le thriller ésotérico-historique de Jérôme m’a emporté par sa thématique qui je le signale part de bases authentiques, mentionnées dans des rapports officiels, et il s’en donne à cœur joie pour mon plus grand plaisir. Non, la lignée humaine de par son évolution et surtout son origine, n’est peut-être pas celle que nous croyons, celle que nous avons apprise !

C’est un thriller qui forcément fera peur, tellement Jérôme mélange avec maestria son récit à des faits réels qu’il développe avec une écriture très érudite, addictive et agréable à la fois.

Encore une fois, un coup de cœur. Jérôme, définitivement devient pour moi un auteur à suivre et qui je pense, n’a pas fini de me surprendre…

Merci Jérôme, merci Angie et merci aux Éditions Des Livres et du rêve !

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Extraits :

« Une jeune femme rousse, pas très épaisse, le teint diaphane, ouvrait les yeux après plusieurs mois de coma, mais là, elle l’ignorait encore. La demoiselle réintégrait doucement le monde des vivants. Elle réalisa de suite qu’elle se trouvait dans un hôpital.
Pourquoi ? »

« Tu ne m’es plus d’aucune utilité pour le moment et tu n’as aucun ordre à me donner. Puis te connaissant, tu trouveras sans délai une âme en peine, ou un nigaud qui s’amuse à se désincorporer sans prendre en considération les risques qu’il est encourt de laisser son enveloppe charnelle exposée ainsi à nos forces. »

« C’était vrai, la frêle jeune femme était encore loin d’être remise. Pourtant, elle désirait ardemment partir loin, elle qui rêvait de découvrir les îles du monde. C’était tout de même la une sacrée chance, puis archéologiquement parlant, Yap paraissait, d’après les renseignements qu’elles avaient piochés dans des encyclopédies à leur bibliothèque habituelle, un endroit hors du monde. »

« La très jeune fille n’avait trouvé aucun réconfort chez la sœur aînée de sa mère, d’autant qu’elle l’avait battue pour lui intimer le secret. Puis c’était de sa faute de toute façon : malgré sa taille très mince due à un régime très strict, la nature avait affublé l’adolescente d’une poitrine plus que généreuse et d’un beau visage. Malheureusement, et trop souvent les gars des environs, dès qu’ils l’apercevaient, lui pinçaient les tétons, ils étaient trop nombreux pour qu’elle puisse même penser à se défendre ou à se rebeller. Tel était son lot. Alors, lorsque la tante lui avait annoncé qu’elle l’avait vendue à un couple européen en mal d’enfant, elle avait cru que son calvaire allait enfin prendre fin. »

« Tout s’annonçait pour le mieux. Finalement cette île n’était pas si mal, il y avait dans l’atmosphère une aura de mysticité des temps oubliés. Ces insulaires étaient proches et sollicitaient souvent les esprits primaires qui rôdaient en permanence près des habitations. Cela se ressentait, il y avait une certaine connivence dans le monde sensible et l’ultra-sensible qu’on ne discernait plus que difficilement en métropole. Ils allaient pouvoir s’orienter en communiquant avec eux. »

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Gémologue depuis 1995, Jérôme Segguns (un pseudonyme) suit quelques années plus tard une formation de Géotechnicien et devient responsable de laboratoire d’analyses géologiques. Après trois années d’écriture, il signe son premier contrat d’auteur, aux éditions Assyelle. Des pas sur le sable, un récit témoignage, est édité en 2014. Il plonge dans les affres d’une affaire judiciaire dans son quatrième ouvrage, Ni hérisson, ni paillasson (Au Pays Rêvé, 2018). Jamais en panne d’inspiration, il participe également à des concours littéraires, mais sous son vrai nom. Lauréat de nombreux prix. Troisième prix des écrivains publics de Toulon pour un concours de lettres 2014. Lauréat du second et troisième concours des Passeurs de Livres de Grasse, 2014 et 2015. Lauréat du concours de « Nouvelles » d’Istres 2015. Et premier prix qui lui est décerné au mois d’avril 2017 des Écrivains publics de Toulon, pour un nouveau concours de lettres. En 2018, de graves problèmes de santé contraignent Jérôme Segguns à suspendre pour un temps long sa vie professionnelle. Sa force de caractère lui permet de rebondir et de réaliser un de ses plus vieux rêves en passant le Bac littéraire qu’il obtient avec la mention Bien. Dans la foulée, il s’inscrit à la Faculté de Lettres Modernes et réussit sa première année de Licence avec la mention Assez Bien. En plus du travail « universitaire », il reprend l’écriture d’un projet commencé six ans auparavant, son second mais qui deviendra au final son quatrième roman, EL, un thriller ésotérique qui va remettre en cause la réalité même que l’on se fait de notre descendance humaine.

https://leressentidejeanpaul.com/2021/11/30/el/

Émotion, Drame, Histoire, Poésie

LE PARFAIT inconnu

de Gérard Papier-Wagner
Broché – 20 mars 2023
Éditions : Independently published

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À Paris, sur la colline Sainte-Hermione, une église du IXe siècle, une place pavée, un restaurant vénérable, une librairie et quatre marronniers, voici planté le décor d’un drame qui va naître d’un ouvrage historique écrit par un inconnu féru de catharisme, et préfacé par une auteure journaliste. Ajoutons un cheminot et un architecte à la retraite pour compléter le tableau, ainsi qu’un prêtre aux sermons très appréciés, une chanteuse de cabaret, et toutes les conditions seront réunies pour une lecture passionnante, puisque les personnages eux-mêmes sont passionnants.

 

• Couv_2023-040_Papier-Wagner Gérard - Le parfait inconnu

 

J’ai découvert l’écriture de Gérard Papier-Wagner en mars dernier, avec MONA qui m’avait beaucoup plu et inspiré par le sujet et par le style.

Gérard m’a fait parvenir un autre roman, LE PARFAIT inconnu, la curiosité m’a piqué, et une nouvelle fois, j’avoue avoir passé un merveilleux moment de lecture.
J’en avais déjà parlé pour son premier roman lu, mais la plume de l’auteur est vraiment très intéressante, très aboutie. L’utilisation du passé simple, la richesse des mots, l’érudition globale du sujet tout en conservant une réelle fluidité dans la dans la lecture, un soupçon de mélancolie et une douce poésie, j’ai forcément été happé par le récit.

Jérôme est à la retraite, il aime passer ses journées à lire seul, toujours sur le même banc, à l’ombre des marronniers, là où il peut contempler l’église Sainte-Hermione. Jérôme est marié à Mag. Un jour, ils font la connaissance de Luc et de sa femme Béatrice, une journaliste qui aime les voyages et qui comble en Jérôme un vide insoupçonné.
Après des débuts difficiles, une belle amitié va naître entre Jérôme et Ernest qui a une fille, Gina qui tient un restaurant étoilé. Le prêtre, Jean Destivelle, lui aussi est un personnage étonnant, mais je n’imaginais pas à quel point. Puis, il y a aussi Sonia, qui tient la librairie de quartier, et surtout l’étrange découverte dans sa librairie qui mettra en avant l’une des pires périodes de l’Histoire… De nombreux personnages avec leurs qualités et leurs défauts, qui se croisent et se recroisent dans ce récit intelligent et bien documenté qui mettra finalement en avant l’église et la place Sainte-Hermione. Mais chuuuut… Ça, c’est encore un secret…

Très belle lecture, qui m’a donné envie de me replonger dans notre Histoire, ainsi que dans celle de la Religion. Mystérieuse, énigmatique et très intéressante, tout ce que j’affectionne !

Un livre que je conseille à ceux qui aiment les beaux récits et la grande Histoire.
Merci beaucoup Gérard, pour ce très beau cadeau !

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Extraits :

« Sur ce banc, presque chaque matin, s’asseyait Jérôme y venant pour se distraire en regardant s’agiter les autres. La sérénité de l’endroit l’incitait à réfléchir sur le passé, à visiter des souvenirs entachés de regrets. Il est médita seul jusqu’à ce qu’un autre retraité eût la même aspiration. Jérôme fut tout d’abord fâché que celui-ci, à tout prix, voulût engager la conversation, mais il s’y résigna parce que dialoguer vaut mieux que ressasser. Las des potins du coin et des commentaires d’actualité, Jérôme, lâcha début avril, ce à quoi l’avait mené sa cogitation.
– Qu’est-ce que vous attendez de la vie ? »

« Très chères sœurs et très chers frères, je devine à vos regards tous les questionnements suscités par certaines révélations. Si les agissements de l’Inquisition au Moyen-âge nous horrifient aujourd’hui, le temps les a passés par profits et pertes, car la grande Histoire ne retient que les faits en délaissant les émotions, afin de rester objective. »

« – J’ai l’impression que vous tombez vite amoureux des âmes qui se livrent, n’est-ce pas ?
– Je me crois plutôt sentimental par empathie, répondit prudemment Jérôme. »

« – Vous m’avez manqué, se risqua Jérôme.
– Dois-je comprendre que vous me faites la cour ?
– Je cherche votre amitié, parce que votre personnalité, comble en moi un vide insoupçonné.
– Entre un homme et une femme, il n’existe pas d’amitié réelle, sans composante amoureuse.
– Alors, c’est cornélien ?
– Non, c’est plutôt agréable l’amour sans les inconvénients de l’amour. »

 

Né en 1941 à Paris, diplômé architecte en 1966, Gérard Papier-Wagner a exercé en tant qu’urbaniste-architecte à Pointe-Noire en République du Congo, puis à Batna dans les Aurès en Algérie avant de travailler, en libéral à Rennes, dans sa propre agence d’architecture jusqu’en 2001. Il s’est ensuite consacré à l’écriture de romans et de poèmes. Marié depuis 1962 avec Marie-Thérèse assistante sociale, il n’a pas eu d’enfant.

MONA
https://leressentidejeanpaul.com/2023/03/22/mona/

Histoire, Polar historique, Thriller ésotérique

La forêt des assassins

de Mathieu Bertrand
Broché – 27 octobre 2022
Éditions : M+

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1982 : Une communauté d’anciens soixante-huitards, installée depuis 1968 dans un village abandonné du Périgord, s’est muée progressivement en une secte hors du temps et de toute civilisation dirigée par les Dignitaires.

2022 : Le commandant Lagazzi, officier de la section Alésani, service du ministère de l’Intérieur spécialisé dans les phénomènes étranges, est missionné pour enquêter dans un petit village perdu du Périgord où les dirigeants d’une secte religieuse sont assassinés dans des circonstances particulièrement violentes. Ses investigations vont rapidement la plonger dans le passé sanglant d’une région où la sorcellerie, les disparitions et les meurtres rituels semblent monnaie courante depuis plusieurs siècles.

 

• Couv_2023-019_Bertrand Mathieu - La forêt des assassins.jpg

 

Encore une fois, et pour mon plus grand plaisir, Mathieu Bertrand m’a complètement embarqué dans son récit addictif et bien rythmé, qui se déroule tantôt en 1982, tantôt en 2022.

La forêt des assassins est la suite de La Porte d’Abaddon, mais elle peut très bien se lire sans avoir lu le premier volet, même si je trouve cela un peu dommage…
J’avais donc déjà fait la connaissance de Patricia Lagazzi commandante à la section Alésani, au caractère racé et j’ai bien aimé la retrouver dans ce thriller sombre où la sorcellerie peut se cacher derrière n’importe quel arbre…

Patricia enquête sur les phénomènes étranges, c’est donc tout naturellement que ses responsables l’ont envoyé à Anarchia, petit hameau perdu au fin fond d’une forêt dans le Périgord, suite à une série de meurtres sous forme de rituels, particulièrement violents au sein d’une secte. Son enquête va la mener dans le passé de cette région où depuis plusieurs siècles la mort rode, et s’abat régulièrement sur les personnes qui oseraient s’aventurer au cœur cette forêt étrange !
Dès le début du récit, j’ai senti une ambiance sombre et pesante s’installer… Et le lecteur que je suis a été “baladé” dans tous les sens par l’auteur durant ma lecture dans cette histoire bien mystérieuse ayant moult rebondissements et où plusieurs histoires s’entremêlent.

J’ai retrouvé avec plaisir le style épuré, très visuel, l’érudition et la passion de Mathieu envers l’Histoire, l’ésotérique et les mystères. J’ai trouvé son roman passionnant et très addictif, une fois commencé, impossible de le lâcher…
Et la forêt… cette forêt… !!!

Si vous ne connaissez pas encore Mathieu Bertrand, c’est un auteur que je vous recommande vraiment !

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Extraits :

« J’en ai lu des bouquins relatifs aux religions, à la sorcellerie et aux croyances, mais ça, c’est un truc de dingue. À mon avis, ces Dignitaires ont fait une compilation de tout ce qu’ils ont trouvé. Il y a là-dedans des extraits de l’Ancien comme du Nouveau Testament et de la Torah. Mais j’y ai aussi découvert des passages du Malleus maleficarum, un livre du XVe siècle qui était utilisé dans le cadre de la chasse aux sorcières. J’y ai même vu des chapitres complets sur les exorcismes. Il y a aussi d’autres références que je ne connais pas… »

« Quand Guillaume pénétra dans la pièce, le geste qu’il amorça l’adjudant pour cacher le cadre contenant ses décorations sous son bureau n’échappa pas à Patricia. Il ne souhaitait pas parler de ses faits d’armes à ses hommes et Patricia apprécia son comportement plein d’humilité, notamment dans un milieu militaire où la fierté de porter des décorations paraissait pourtant logique. »

« Dès sa première visite à Anarchia, Patricia avait constaté l’absence de toute animal. Elle avait déjà entendu parler, lors d’une formation qu’elle avait suivie dans le Sud-ouest de la France, d’endroits que les animaux évitaient autant que possible. Le formateur, spécialisé en géobiologie et en harmonisation de l’habitat, avait expliqué aux stagiaires que certains lieux étaient chargés d’énergies négatives, notamment en raison de la mémoire des murs ou d’un passé violent ou particulièrement dramatique. Il était alors fréquent de constater que les animaux, par instinct, s’en éloignaient. »

« Soudainement, Patricia eut la sensation que les murs se mettaient à tourner autour d’elle. Une migraine enserra instantanément son crâne, comme si une immense tenaille tentait de rapprocher ses tempes l’une de l’autre. Elle connaissait ses signes. Ils ne se manifestaient qu’à de rares occasions, mais elle savait qu’ils signifiaient l’arrivée de moments de stress intenses. »

 

Bertrand Mathieu, est né en 1969 en région parisienne et a grandi en Corse. Professeur à l’École de droit de la Sorbonne-Université Paris I, préside l’Association française de droit constitutionnel. Il est membre du Conseil supérieur de la magistrature et a été membre de la Commission Avril sur le statut pénal du chef de l’État (2002) et du Comité Balladur chargé de proposer une révision de la Constitution (2007). Il dirige la revue Constitutions.

Il est passionné par la visite des lieux chargés d’histoire et d’Histoire en général avec une attirance particulière pour le moyen âge.

En 2016, il publie son premier roman,
Les émeraudes de Satan
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/09/les-emeraudes-de-satan/

Son second roman sort en 2017,
Je pleurerai plus tard
https://leressentidejeanpaul.com/2022/06/03/je-pleurerai-plus-tard/

puis en 2020, il sort,
Le manuscrit des damnés
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/19/le-manuscrit-des-damnes/

En juillet 2021,
La porte d’Abaddon
https://leressentidejeanpaul.com/2021/10/26/la-porte-dabaddon/

La forêt des assassins publié en juillet 2022 est son dernier roman à ce jour…

Émotion, Histoire, Témoignage

Tapis magique

Terre de prières de mystères et de lumière
de Annette Rossi
Broché – 20 octobre 2022
Éditions : Encre Rouge 66

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Annette Rossi, originaire des Pays Bas et ayant adopté Chamonix comme terre de prédilection, est aussi l’autrice du roman en trois tomes ALEXANDRE, une aventure historico-romanesque à la découverte du tombeau disparu d’Alexandre le Grand : Le pacte de Babylone, La malédiction de Tamerlan, L’horizon d’Aton, une expérience des plus inspirées qui prouve, s’il en est besoin, son talent et son inépuisable imagination. La réalisation de cet ouvrage est le début d’une série de “Tapis magique” qui sans aucun doute saura séduire tous les amateurs de voyages.

 

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En 2021, j’ai découvert Annette Rossi avec sa superbe trilogie Alexandre.
Rarement, je n’avais ressenti une telle érudition dans un roman d’aventures. Puis je me suis rendu compte qu’Annette était une voyageuse, mais pas n’importe quel type de voyageuse. C’est plutôt une “baroudeuse” dans le beau sens du terme. Que dis-je ? C’est une globe-trotteuse, une véritable aventurière qui ne se déplace jamais sans ses petits carnets où elle recueille le moindre détail de ses pérégrinations.

Véritable passionnée d’histoire et des civilisations du Moyen-Orient, lorsque j’ai appris qu’elle avait rédigé un livre mêlant photos et souvenirs de son voyage en Arabie Saoudite, ma curiosité de nouveau emballée n’a pu se contenir. Après avoir découvert l’auteure qui m’avait fait rêver grâce à ses aventures, je me demandais comment elle allait faire pour transmettre ce voyage qui s’avérait fantastique.

Je n’ai pas été déçu du tout !

Le Tapis Magique d’Annette, m’a mené en des terres rarement foulées au cours des siècles surtout par les non-musulmans. C’est un pays que je ne connais pas du tout, mais qui m’a toujours fait rêver au niveau historique.
Me voilà parti, entre de bonnes mains, d’oasis en oasis, traversant les déserts et découvrant à chaque étape des lieux gorgés d’histoire et de magie. Le vrai plus de ce livre pour moi, ce sont les photos prises par son compagnon, Philippe, qui ailluminent les écrits d’Annette tout le long du livre et nous permettent de voyager avec eux. Certaines photos sont exceptionnelles, les textes magnifiquement détaillés, fluides et limpides tant sur les parties historiques que sur ces ressentis personnels. Elle nous transmet sa curiosité, et j’en demandais encore… J’ai eu vraiment l’impression de voyager et découvrir avec elle une population très accueillante, des traditions hors du temps, dans une atmosphère que seuls certains pays du Moyen-Orient ont encore. Là où j’ai vraiment été surpris, c’est le paradoxe entre les richesses historiques du passé, et les étonnantes nouvelles constructions architecturales qui nous mènent tout droit dans le futur !

Attention, ce n’est pas un banal guide de voyage, c’est un livre de découvertes sur un royaume qui vient juste de nous ouvrir ses portes…
Passionnés d’archéologie et d’histoire et si vous aimez en plus l’aventure et les voyages merveilleux, je ne peux que vous conseiller de suivre, et d’offrir même, Annette sur son “Tapis magique”.
Vivement son prochain voyage !

Personnellement, elle m’a vraiment donné envie de voyager là-bas, découvrir et faire découvrir pourquoi pas, ces sites incroyables.

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Extraits :

« Quand j’étais une petite fille, je rêvais de posséder un tapis magique et de pouvoir m’envoler la nuit vers des horizons lointains. Je fantasmais sur des pyramides surgissant, des sables, des temples trônant sur des acropoles, des dômes et des arcades s’élevant au cœur de cités féeriques, des cathédrales dominant des villes somptueuses. »

« Curieuse de tout, fascinée par l’histoire et l’archéologie de cette contrée si longtemps fermée, je veux découvrir ce qui se dissimule sous le voile obscur que laissent filtrer les médias. Car le témoignage permet au monde extérieur de prendre connaissance de l’âme profonde et des aspirations des peuples. »

« Nous arrivons à Al-Okhdood en fin d’après-midi, à l’heure, où les ombres s’allongent… La lumière feutrée baigne les vieilles pierres dans un voile ambré.
Les vestiges nécessitent beaucoup d’imagination pour faire revivre la bouillonnante cité antique, mais la sensation d’être au cœur de l’histoire nous submerge profondément. »

« Le village offre une image surréaliste. Depuis une sorte d’amphithéâtre, sur un arrière-plan de falaises vertigineuses, une soixantaine de maisons fortifiées nous surplombent. Atteignant jusqu’à sept étages, elles sont construites avec de la roche locale, très sombre leur conférant une allure austère et menaçante. Les contours des fenêtres sont façonnés avec du quartz blanc étincelant tandis que les portes et les volets en bois sont de couleur verte, rouge, jaune, turquoise.
Le fort d’Al Elwan, âgés de quatre cents ans, est la bâtisse la plus ancienne. Autour du bourg, se dressent des tours de surveillance. »

Née aux Pays-Bas, passionnée de voyages, d’histoire et d’archéologie, très tôt Annette Rossi part à la découverte du monde et consigne ses expériences sur des carnets. Un jour, sur sa route, elle croise deux aventuriers avec lesquels elle se lie d’amitié et qui donneront naissance aux héros de son premier roman. Aujourd’hui, elle vit en France, au pied du mont Blanc dans la vallée de Chamonix.

« Le besoin de décrire ce que je vois, ce que je vis, ce que je ressens, existe depuis mon enfance. Mes voyages me donneront l’occasion d’exprimer cette passion et ces notes donnent naissance à des récits en néerlandais. Plus tard, je découvre le plaisir d’écrire en français. Une langue tellement riche, tellement raffinée, qu’elle permet de trouver toujours le mot juste, la parfaite nuance. Je publie un blog de voyages sur WordPress : Voyages au-delà de l’horizon et un blog d’images en trois langues ; français, néerlandais, anglais : Images au-delà de l’horizon. Puis, un jour, une intrigue traverse mon esprit… »

Annette Rossi

Adolescence, Émotion, Histoire

L’Arpenteur de rêves

de Philippe Lemaire
Broché – 4 novembre 2021
Éditions : de Borée

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Une équipe de tournage dirigée par un des plus grands cinéastes des années 50 s’installe à Attigny dans les Ardennes pour réaliser en extérieur quelques-unes des séquences les plus importantes d’un film, L’Arpenteur de rêves, qui évoque la jeunesse de Rimbaud et ses amours tumultueuses avec Verlaine. Toute la vie du bourg, rythmée à la fois par les campagnes sucrières et le passage des péniches qui franchissent son écluse, va en être bouleversée comme le sera la vie monotone et solitaire de la jeune Clémence.

 

• Couv_2023-012_Lemaire Philippe - L'arpenteur de rêves

 

L’Arpenteur de rêves, se déroule dans les Ardennes…

Clémence, jeune fille attachante de dix-sept ans, rêve d’amour et d’une vie meilleure, en effet, jusqu’à présent elle n’a pas eu une vie franchement facile. Très tôt abandonnée par son père qu’elle n’a jamais revu, une mère qui agit comme si elle n’existait pas, elle vit son quotidien comme un jour sans fin. Elle trouve un travail comme serveuse au village, au “Bar de l’Écluse”, et là encore les rapports avec sa patronne, Léonie Franquin, sont difficiles et conflictuels, mais elle s’accroche à ce poste sans intérêt qui lui donne quand même un soupçon de liberté.
Un jour, sa patronne l’informe qu’elle va devoir partir quelques jours voir sa sœur, et qu’elle la laisse le soin de tenir le bar durant son absence. Mais quelle fut sa surprise en voyant arriver le lendemain, Julieta, qu’elle connaît de vue et qui n’est pas vraiment son amie, qui lui explique qu’elles vont travailler ensemble, pendant l’absence de Franquin !
Encore une fois, son rêve de liberté s’évanouit…
Mais, petit à petit, la roue de la vie semble tourner, avec “Rimbaud” et “Verlaine”, elle en oubliera même la monotonie de sa vie !

Encore une fois, l’écriture fluide et réaliste de Philippe Lemaire fonctionne. On remonte le temps avec une telle évidence, j’ai tout de suite été immergé dans ce petit village durant les années 50 qui se remet à peine de la dernière Guerre. L’atmosphère est fort bien ressentie, la vie difficile des habitants, les commérages, la médisance, un climat dur où rares sont les distractions.
Mais la magie du cinéma arrive bientôt…

Après avoir lu, La forêt des violons et Le miroir aux mirages, même si j’ai aimé L’Arpenteur de rêves, je l’ai quand trouvé, en dessous des deux autres, mais cela reste un avis personnel et je continuerai à lire ses autres romans avec plaisir…

Merci à Virginie pour cette lecture…

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Extraits :

« La jolie Clémence Fourquet avait des rêves plein les mollets. Chaque coup de pédale la grisait en la propulsant dans une liberté imaginaire. La même chanson se répétait chaque matin. L’idée même de liberté est un alcool qui enivre quand on a tout juste dix-sept ans. Son rêve ? Un truc tout simple. Un matin, elle se lèverait, rassemblerait tout son fourbi dans une valise, y compris sa trousse de maquillage qui avait rendu sa mère furieuse, et salut la compagnie ! »

« Les péniches, qui s’arrêtaient transportaient aussi dans leurs cales, outre le charbon, le sable ou le blé, des paysages lointains qui provoquaient en elle une envie irrésistible d’évasion. C’étaient autant de cerfs-volants colorés qui se mettaient à tournoyer dans sa tête. Elle fut presque jalouse du nourrisson qui continuait de téter et qui les découvrirait bientôt sans se rendre compte de sa chance. Il allait traverser de grandes villes, s’arrêter dans d’autres ports, connaître d’autres gens, tandis qu’elle, elle resterait enfermée entre les quatre murs de son horizon, de champs, de bois et d’abreuvoirs à vaches. »

« Clémence aurait aimé éprouver davantage d’émotion en apprenant la mort de cet inconnu qui était son père. Cette page de sa vie qui se tournait la laissait indifférente, un peu comme si cette mort de la concernait que de loin. Pourtant, combien de fois avait-elle espéré le voir apparaître souriant et volubile avec, comme une fleur accrochée à la boutonnière, le récit d’un voyage lointain ? Ou d’un exploit qui aurait sidéré le monde. »

 

Philippe Lemaire a longtemps été journaliste, présentateur du journal télévisé de France 3 Rhône-Alpes Auvergne.

Auteur de chansons et réalisateur de films documentaires, il se fait remarquer dès son premier livre Les Vendanges de Lison (2003).

Il se consacre aujourd’hui à l’écriture. Il a notamment publié La Mélancolie du renard (2015), son son neuvième roman, L’Enfant des silences (2013) et Rue de la côte-chaude (2011). Il prouve une fois de plus son talent dans La Forêt des violons, son seizième roman.

Ardennais, Il vit en Rhône-Alpes depuis de longues années.

Les racines de Philippe Lemaire, justement, ce sont les Ardennes.
« Quand je reviens à Saint-Laurent, je ressens les choses différemment, je me sens heureux, simplement. C’est difficile à expliquer, c’est un peu comme si j’avais les ombres de mes grands-parents à mes côtés.»

Le cheval de bataille de l’écrivain, c’est aussi d’essayer de convaincre que la lecture, c’est indispensable. « Lire, c’est fondamental, explique-t-il. Cela permet de s’évader, de réfléchir, de structurer sa vie. »
Philippe Lemaire s’est mis à la lecture lorsqu’il avait six ans. « Ma grand-mère lisait des romans photos, ça a été mon premier vrai contact avec les livres. Et puis j’ai rencontré un professeur de Français en quatrième, qui écrivait des pièces de théâtre, et les choses se sont enchaînées. »
L’auteur ardennais met aussi, et surtout, de sa vie dans ses romans. « L’écriture traduit une émotion. Si j’angoisse, le lecteur s’en rendra compte. Si je suis tendu, heureux, cela se verra. Toute ma vie j’ai écris, je serais incapable de m’arrêter. Je pourrais même écrire s’il le fallait des modes d’emploi. C’est mon métier, c’est comme si j’étais artisan ou même employé, c’est comme ça. »
Et Philippe Lemaire a choisi son style. « J’écris des romans aux personnages simples. Je n’aime pas les romans “coffre-fort” où les lecteurs doivent chercher des combinaisons compliquées », précise-t-il.