Adolescence, Amour, Émotion, Drame, Histoire

Le Courage des Lâches

de Wendall Utroi
Broché – Grand livre, 3 avril 2024
Éditions : La Trace

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Années 30, cinq adolescents des corons du Nord grandissent dans l’insouciance de l’enfance, pourtant le destin les conduira à traverser les années sombres d’occupation allemande et, bien malgré eux, à vivre loin de chez eux. Une histoire d’amitiés, d’amour, de dons et de sacrifices, de courage et de lâcheté…
Un récit déroutant d’enfants devenus trop vite adultes et confrontés à des choix déchirants qui marqueront à jamais leurs vies.

Destins croisés et tragiques de 5 enfants, des années trente à l’occupation Allemande : Une histoire d’amitiés, d’amours, de dons et de sacrifices, de courage et de lâcheté…

 

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Le courage des Lâches

Un roman qui bouscule, une belle histoire, une lecture qui m’a complètement embarqué dès les premières lignes, impossible une fois encore de le lâcher, les pages défilent à toute vitesse, et puis c’est la fin… Il est bouleversant, je suis bouleversé, ému aux larmes, et une question tourne dans ma tête, depuis que j’ai terminé ce livre. Une question pour laquelle je n’ai pas de réponse. Une question pour laquelle je ne veux surtout pas de réponse…

Qu’aurai-je fait à leur place ?
Comment supporter la haine et la violence ? Comment ne pas craquer durant une torture qui n’en finit pas ?
Aurais-je été un homme courageux ou bien un lâche ?

1930. Nous sommes dans le nord de la France. Nos héros, une bande de copains qui ont une dizaine d’années, voient arriver dans leur classe un nouveau. Radek. Il est courageux et volontaire, très vite, il intégrera la bande. Pendant une dizaine d’année, “la bande à Bouboule” qui réunit cinq adolescents, va développer des valeurs d’amitié, d’empathie et d’entraide qui se révéleront cruciales pour les années sombres qui s’apprêtent à venir. En effet, la guerre va les cueillir en pleine adolescence.

Ce roman sur fond historique a tout pour plaire. Une écriture fluide et directe, de beaux portraits d’hommes et de femmes, je pence qu’il restera gravé dans mon esprit.
Comment ne pas adhérer à la puissance de ce récit plein d’humanité, malgré la période noire de la Seconde Guerre Mondiale ?

La plume de Wendall est magnifique, puissante. D’ailleurs, j’ai été très heureux de voir qu’il avait intégré les éditions La Trace, que j’affectionne tout particulièrement…
Un grand merci Wendall pour ce voyage dans le temps, ton récit mérite une très longue vie… et un grand merci/câlin à Martine de me l’avoir transmis.

L’histoire d’une bande d’amis qui ne vous laissera pas indifférents !
Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ?

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Extraits :

« Trois jours que le ciel épanchait son malheur sur le plat pays. La cour de récréation parsemée de flaques d’eau, désertée, n’était plus qu’un vague souvenir de cette marée humaine qui d’habitude écumait sa surface. En ce jour de la mi-octobre 1931, agglutinés sous le préau qui résonnait des cris, les garçons de l’école primaire Pasteur se chamaillaient pour une bille ou un calot, bêlaient d’impatience à qui serait le loup. »

« Le maître avait parlé, sa colère s’était refroidie. En notre nom à tous, il présenta ses excuses au jeune Polonais, ce qui surprit tout le monde. Il invita Radek à le suivre au fond de la classe, la, il lui montra le seul pupitre inoccupé, celui situé à ma droite. Puis, d’une voix à marée basse, il s’adressa à moi :
– Pierre, je te charge de lui apprendre les finesses de notre langue, tu t’occuperas de cela pendant les récréations… »

« Ma gorge se noua dans l’instant, l’estomac la seconde suivante. Une fois à ses côtés, le maître me dévisagea, puis sans un mot, il déposa sa règle de métal carrée sur l’estrade.
– Vous connaissez la sanction… à genoux sur la règle et les mains sur la tête, nous verrons si cela vous donne encore envie de sourire.
Les quelques murmures qui avaient suivi ma progression dans l’allée s’étaient éteints, le silence compatissait. Monsieur Leblanc reprit son cours. »

« – Messieurs, je suis très fier de vous, vous venez d’agir avec noblesse, avec cœur pour sauver votre jeune ami Radek d’un futur bien sombre. Aujourd’hui, vous êtes devenus des hommes, des hommes dignes de ce nom.
Je veux que ce secret reste entre nous, ne parlez à personne de ce qui vient de se passer, ni à vos familles, ni à vos amis. Gardez en vous ce moment, comme un moment de bravoure qui vous élève. »

 

Wendall Utroi, ancien policier formateur, vit aujourd’hui à Romans-sur-Isère. Il diffuse son premier roman sur Internet en 2014 et rencontre un succès inespéré.

“Auteur de dix romans, j’écris en pensant toujours à me faire plaisir et à surprendre le lecteur. Au travers de ces histoires, je tente de véhiculer un message, une douleur, une crainte ou tout simplement les émotions qui font le lot de chacun d’entre nous. Investigateur, instructeur, et policier, mon métier m’a permis d’entrevoir les différentes facettes de l’Homme ; bonnes, mauvaises, odieuses ou merveilleuses.”

Il reçoit en 2018 le Prix des lecteurs des plumes francophones.
L’un de ses romans, Wanda, a fait l’objet d’un court métrage tourné au Canada ayant remporté deux prix internationaux.

Amour, Émotion, Drame, Histoire

Un secret

de Philippe Grimbert
Poche – 1 septembre 2004
Éditions : Le Livre de Poche

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Souvent les enfants s’inventent une famille, une autre origine, d’autres parents.
Le narrateur de ce livre, lui, s’est inventé un frère. Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu’il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas… Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque. Et c’est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu’il lui incombe de reconstituer. Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l’Holocauste, et des millions de disparus sur qui s’est abattue une chape de silence.
Psychanalyste, Philippe Grimbert est venu au roman avec La Petite Robe de Paul. Avec ce nouveau livre, couronné en 2004 par le prix Goncourt des lycéens et en 2005 par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle, il démontre avec autant de rigueur que d’émotion combien les puissances du roman peuvent aller loin dans l’exploration des secrets à l’œuvre dans nos vies.

 

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J’ai pris ce roman comme un très bel hommage… et je pense même que la part autobiographique de ce livre est très importante !

Enfant, il s’invente un grand frère et s’imagine la rencontre de ses parents, l’idéaliser et vivre sa vie ainsi sans trop se poser de questions. Plus tard, une amie de la famille va lui raconter la véritable histoire de ses origines. Il est Juif, et son père a eu un fils avant lui, Simon. Puis vint l’exode, les trains vers l’Est, ils vivent en France depuis des dizaines d’années, il ne peut donc rien leur arriver, mais pourtant… Ils décident alors de franchir la ligne de démarcation.

Une histoire très poignante, sans aucun jugement, l’auteur raconte la vie de cette famille, sa famille, avec des mots simples, emplis d’une grande pudeur, une histoire qui forcément change un homme.
Philippe Grimbert la raconte avec beaucoup de délicatesse, c’est presque un chuchotement, pour pouvoir survivre à ce passé trop lourd.

Alors que nous sommes en pleine invasion allemande,

Peut-on vraiment imaginer la douleur de toutes ces gens, hommes, femmes et enfants obligés de porter une étoile jaune qui les livraient à la haine des racistes, des antisémites ?
“Un secret” est un grand roman qui m’a plongé par le biais d’un traumatisme familial dans l’une des périodes la plus infamante de notre histoire.

Je ne peux que recommander à tout le monde ce magnifique ouvrage, même si je l’ai terminé avec une boule au ventre. Surtout, ne jamais oublier…

Merci M. Grimbert

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Extraits :
« La marque indélébile imprimée sur mon sexe se réduisait au souvenir d’une intervention chirurgicale nécessaire. Rien de rituel, une simple décision médicale, une parmi tant d’autres. Notre nom lui aussi portait sa cicatrice : deux lettres changées officiellement à la demande de mon père, orthographe différente qui lui permettait de planter des racines profondes dans le sol de France. »

« L’œuvre de destruction entreprise par les bourreaux quelques années avant ma naissance se poursuivait ainsi, souterraine, déversant ses tombereaux de secrets, de silences, cultivant la honte, mutilant les patronymes, générant le mensonge. Défait, le persécuteur triomphait encore. »

« Le port de l’étoile est devenu obligatoire. Une gifle pour Maxime qui ne peut plus rien opposer à ceux qu’il a tenté de rassurer. Les inquiétudes de Joseph, les craintes des commerçants voisins étaient fondées. La perspective d’arborer l’insigne jaune anéantit tous ses efforts, le rallie de force à une communauté avec laquelle il voudrait prendre ses distances. Pire, l’ennemi n’est plus l’envahisseur, mais son pays lui-même, qui le range du côté des proscrits. »

« Il touche enfin le corps de Tania. Après s’être allongé tant de fois en rêve dans sa chaleur, c’est la peau glacée de la nageuse qui s’offre à lui. L’eau de la Creuse se mêle à ses larmes. Ils restent ainsi un long moment puis se détachent, toujours sans un mot. Tania s’allonge à côté de lui et tous deux fixent le ciel. »

 

Philippe Grimbert est un auteur et psychologue français.

Après des études de psychologie, Philippe Grimbert a passé une dizaine d’années en analyse chez un lacanien, avant d’ouvrir son propre cabinet. Il travaille aussi dans deux instituts médico-éducatifs, à Asnières et à Saint-Cloud, auprès d’adolescents autistes ou psychotiques.

Passionné de musique, de danse et d’informatique, il a publié divers essais, dont Psychanalyse de la chanson (Belles Lettres, 1996) et Pas de fumée sans Freud (Armand Colin, 1999).

Il est aussi l’auteur de romans,
La fille de l’être (1998),
La petite robe de Paul (2001),
Un secret (2004) qui fut adapté au cinéma (avec Patrick Bruel et Cécile de France dans les rôles principaux) et qui fut récompensé par le prix Goncourt des lycéens 2004, le prix des Lectrices de Elle et le prix Wizo en 2005,
La mauvaise rencontre (2009),
Un garçon singulier (2011),
Nom de dieu ! (2014),
Rudik, l’autre Noureev (2015).

Amour, Émotion, Drame, Histoire

Promets moi, Émile

de Bénédicte Rousset
Broché – 5 juin 2024
Éditions : LA TRACE

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Un roman poignant, qui traduit la réalité de ce qu’ont vécu des anonymes, jetés dans l’Histoire par choix ou par fatalité.
Lorsque Clémence utilise Émile pour échapper à un mariage forcé, elle ne mesure pas les conséquences terribles de sa décision. C’est Gustave qu’elle veut, un américain promis à sa cousine, Pauline. Mais la première Guerre mondiale éclate et, flanquée d’un drôle de compagnon, Clémence s’engage avec elle au plus près du front. Son amour secret en reviendra-t-il vivant ? Entre forts et faibles, dans le chaos d’un conflit sans précédent, s’ouvre une vie nouvelle où, quel que soit son jeu, on veut ramasser la mise.

 

• Couv_2024-041_Rousset Bénédicte - Promets-moi, Émile

 

Quel plaisir de retrouver l’écriture douce et lumineuse de Bénédicte Rousset…

Avec Promets moi, Émile, elle m’a cueilli là où je ne l’attendais pas.
C’est beau. Triste. C’est horrible. Magnifique. Trois cent soixante-treize pages de guerre et d’amour, dont la dernière page, qui fut pour moi l’une des plus importantes.

… Et toujours ce mélange de douceur, de poésie, de réalisme magique, et ici une tendre folie. Bénédicte nous offre un regard tellement chargé d’humanité qu’il arrive à changer les pires moments d’une guerre en épisodes chargés d’amour, d’humour et d’espoir.

Ce roman poignant parle de ceux que l’on ne voit pas, les invisibles, les anonymes qui sont ici jetés dans l’Histoire par choix ou par fatalité ! Ils se nomment Clémence, Émile, Pauline, Pierre, Gabrielle, Marie Curie ou Gustave… Ils sont les témoins d’une vie passée, d’une vie de tristesse, d’horreur ou d’amour.
Clémence et Émile, vont très vite devenir Émile et Clémence. Parce que la vie ne triche pas avec ceux qui ne savent pas mentir. Ce roman poignant, tout en contraste où se mêlent légèreté et gravité, fantaisie et poésie, nous raconte une histoire d’amour incroyable et touchante, une histoire à plusieurs niveaux, entravée par la guerre et la haine et la bêtise des hommes qui restent assis sur des fauteuils en cuir.

J’ai refermé ce livre, écris par une femme, racontant des vies de femmes, dans un lieu où je n’avais pas l’habitude de les rencontrer, ému aux larmes… Pourtant, elles étaient bien à leurs places !

Je conseille ce roman au plus grand nombre. Ce roman profondément Humain.
Bénédicte Rousset, petit à petit, est en train de laisser une empreinte durable…
Lisez-la.
Vous verrez, elle méritera votre bouche à oreille !

Merci aux Éditions La Trace pour ce tremblement de cœur…

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Extraits :

« Tout le reste, chez elle, relevait de la perfection. Sa chevelure, d’un roux flamboyant, presque trop piquant, rehaussait des pommettes saillantes et sublimait sa singularité. On ne voyait que cela avant, ses cheveux bouclés et son visage moucheté de taches de rousseur. On aurait dit que Dieu, en lui infligeant cette blessure, avait voulu rectifier un tir trop bien aligné, retirant un peu de beauté là où il en avait trop mis. »

« Clémence fixa le garçon dans un sourire attendri. Quel gentil benêt ! À chaque fois qu’il venait au Domaine avec ses parents, il ne la lâchait pas. Heureusement, grâce à lui, elle pouvait chevaucher des heures. Comme elle devait être accompagnée pour s’éloigner et que personne ne se dévouait jamais
-les domestiques étant inaptes-, la compagnie d’Émile l’arrangeait, d’autant qu’il ne parlait pas. »

« – C’est à l’asile qu’est la place de cet aliéné.
– Sa mère refuse. On peut comprendre, dit Clémence. Il est mieux auprès d’elle que…
– Certains traitements expérimentaux montrent leur efficacité, la coupa-t-il.
– Son intelligence n’est pas “normale” mais il est doué d’une certaine sensibilité.
– Cet individu n’a pas de cervelle ma chère, seulement un cervelet, qui suffit à la vie bestiale.
Comment osait-il ? »

« – Quel sacrilège!
– Dieu n’existe pas.
– Tu sais bien que si.
Pauline croisa les bras, l’air effronté.
– Papa et maman disent que non, et c’est en eux que je crois. »

« Le front de Clémence se plissa.
– Tu es triste ?
– Triste de joie.
La mélancolique beauté de la scène l’enveloppa de tendresse. »

 

Bénédicte Rousset a grandi dans le Vaucluse entre le petit atelier d’imprimerie de son père et une mère institutrice. Professeur de Lettres Modernes, l’écriture lui permet d’explorer des recoins jusqu’alors ignorés d’elle-même, dans une tradition familiale qu’elle découvre à travers les pièces de théâtre, poèmes et romans qu’ont écrit ses aïeux.
Promets-moi Émile est son Huitième roman.

https://www.facebook.com/benedicte.rousset.auteur/

« Ecrire, c’est vivre plusieurs vies à la fois. Il y a de moi dans chacun de mes personnages, même les plus noirs : ce sont peut-être eux qui me révèlent en miroir ! Ils sont un moyen d’évacuer les traumatismes vécus dans l’enfance. Deux éléments me semblent essentiels dans mes romans : la quête de l’identité, et celle de la vérité. La première nous concerne tous : qui sommes-nous ? Comment nous comportons-nous face à l’image que nous renvoyons ? Sommes-nous conformes à cette image ? La deuxième entre dans la structure du roman policier : pourquoi tuer ? Comment arrive-t-on à franchir le pas ? Je crois qu’il y a un assassin en chacun de nous, mais, la plupart du temps, il ne rencontre jamais sa victime (heureusement, non ?) »

– Celles qui se taisent
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/03/celles-qui-se-taisent/

– À toutes celles que tu es
https://leressentidejeanpaul.com/2022/04/24/a-toutes-celles-que-tu-es/

– Le portrait d’Humphrey Back
https://leressentidejeanpaul.com/2023/06/13/le-portrait-dhumphrey-back/

Émotion, Histoire, Récit de voyages

Tapis magique**

Mille et une églises
À l’ombre de l’Ararat, une immersion en Arménie et en Haut-Karabagh
de Annette Rossi
Broché – 22 février 2024
Éditions : Encre Rouge 66

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« Quand j’étais une petite fille je rêvais de posséder un tapis magique et de pouvoir m’envoler la nuit vers des horizons lointains. »

Passionnée d’histoire et d’archéologie, Annette Rossi, très tôt, part à la découverte du monde. Mosaïque de peuples, de cultures et de croyances, un kaléidoscope de découvertes, de rencontres et de coups de cœur consignés dans des carnets de route. Autant d’histoires captivantes parce qu’elles sont réelles et documentées, émouvantes parce qu’elles sont vécues.
Entre journaux de bord, livres photos, guides touristiques, références historiques, les Tapis magiques sont un défi relevé au creux de nos interrogations sur des contrées peu ou mal explorées.
Mille et une églises est un poignant témoignage d’une civilisation qui puise ses origines dans l’antique royaume d’Ourartou. Premier pays au monde à embrasser la religion chrétienne, l’Arménie, au destin tourmenté, renvoie l’écho des mythes bibliques sur ses terres sacrées à l’ombre du mont Ararat.

 

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J’ai découvert Annette Rossi en 2021 par le biais de son excellente trilogie ALEXANDRE, une aventure historico-romanesque se déroulant à notre époque sur la découverte du tombeau disparu d’Alexandre le Grand.

Puis ce fut le premier Tapis Magique, en 2022, “Terre de prière de mystère et de lumière”, où j’ai découvert une autre Annette, passionnée d’Histoire et des civilisations du Moyen-Orient à travers un incroyable voyage en Arabie Saoudite.

En 2023, elle nous raconte sa ville, Chamonix, avec quelques détours en Turquie, en Arménie, par les Carpates, en Norvège, etc… dans un ouvrage d’une qualité exceptionnelle.

Elle revient en 2024 sur un nouveau Tapis magique, Mille et une églises, dédié cette fois-ci à des régions que je connaissais très peu, l’Arménie et le Haut-Karabagh.
Je signale au passage que, le 24 avril dernier était la journée de commémoration du génocide arménien commis le 24 avril 1915. À Constantinople, capitale de l’empire ottoman, le gouvernement donne l’ordre d’arrêter et d’assassiner 600 intellectuels arméniens. C’est le début d’un génocide, le premier du XXe siècle, un drame qui coûtera la vie à plus d’1,2 millions d’habitants, femmes et enfants confondus…

Les voyages réalisés par Annette sont à chaque fois source de renseignements, des “petits détails” incroyables, de nombreuses photos, mais ce sont surtout des voyages d’une très grande érudition. N’oublions pas qu’Annette est avant tout une excellente conteuse, on ne peut qu’apprécier ses qualités littéraires, et je vous défie de ne pas vouloir suivre ses pas, à la lecture de ses chroniques. C’est tout naturellement que je suis devenu un accro à ses “voyages”, à sa culture et à ses réflexions sur la vie. J’ai commencé ma lecture il y a plusieurs semaines. J’ai voulu en apprécier chaque page, chaque photo, pouvoir revenir en arrière quand bon me semblait, rechercher plus d’info si nécessaire… et, rendons à César, ce qui est à César, les superbes photos qui illustrent les ouvrages d’Annette, réalisés par Philippe Rossi, son compagnon de vie, y sont aussi pour beaucoup !

Guerres, génocide, et pertes de territoires ne sont qu’une partie de cette “Bible”. Ce sont surtout les traditions de ce peuple, leurs croyances, leurs magnifiques réalisations architecturales, et autres témoignages poignants qui sont mis en avant dans cet ouvrage. J’ai voyagé à travers mille cités et villages à la recherche des traces de civilisations aujourd’hui en parties disparues. Passionnée d’histoire et d’archéologie, Annette Rossi, est partie très jeune à la découverte du monde. Aujourd’hui, tel un cadeau, elle nous offre ses ressentis à travers ses “Tapis Magiques”, pour mon plus grand bonheur.

Venez donc vous poser sur le mont Ararat, rencontrer les grands de l’Histoire, leurs parcours et ce qu’ils nous ont laissé à travers plus de deux mille ans d’histoire. Un voyage que vous êtes bien loin d’imaginer, bien loin de ceux de nos médias habituels… car ce voyage est bel et bien réel et surtout, il vient du cœur.

Pour les amoureux de l’Histoire, des découvertes et des voyages, ce livres est fait pour vous.
Un très beau livre, qui a tout de suite trouvé sa place dans ma bibliothèque !

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Extraits :
« Quand j’étais une petite fille, je rêvais de posséder un tapis magique et de pouvoir m’envoler la nuit vers des horizons lointains… »

« Mes péripéties sont pour moi une richesse incroyable, source de vie et d’inspiration et mes carnets de route sont devenus la base de mes écrits tant pour les descriptifs des lieux que pour les atmosphères qui en émanent. Je traite des facettes culturelles, historiques et géopolitiques, je transmets des légendes, des anecdotes et des actualités. Pour dénicher toutes ces informations je passe des heures à feuilleter des livres, à éplucher des rapports de fouille, à lire des biographies ou à naviguer sur internet.
C’est une sorte d’archéologie. Peut-être suis-je une archéologue littéraire ? »

« Arshaluys Martikian ou Aurora Mardiganian naquit le 12 janvier 1901. Elle était troisième enfant d’une famille de huit, dont le père était fabriquant de soie et fermier prospère de la ville de Çemisgezek, en Anatolie orientale, jadis englobée dans l’Empire ottoman. Arshaluys était une étudiante prometteuse ainsi qu’une talentueuse violoniste. L’un de ses frères était parti vivre aux Etats-Unis.
Lorsqu’en 1915 éclatèrent les terribles évènements qui deviendront un véritable génocide, l’adolescente assista, impuissante, au meurtre de son père et de son frère avant de rejoindre, avec sa mère et ses sœurs, les colonnes de déportation de masse de femmes vers le désert de Syrie. »

« La tradition des khatchkars commença au IVe siècle, lorsque Grégoire l’Illuminateur érigea des croix de bois à travers tout le royaume, en particulier dans les temples païens, pour imposer la nouvelle religion. Rapidement, la pierre remplaça le bois, puis on sculpta des croix sur des obélisques, nombreux dans la région. Le soleil et la lune, signes du zoroastrisme, accompagnèrent souvent le symbole chrétien. Plus tard, ils furent remplacés par l’arbre de vie, la palme ou la vigne. »

« Selon une légende, lorsque Dieu créa le monde, il aurait tamisé la terre et se serait débarrassé des pierres qui restaient dans le tamis en les jetant sur l’emplacement de ce que deviendra plus tard l’Arménie. »

 

Née aux Pays-Bas, passionnée de voyages, d’histoire et d’archéologie, très tôt Annette Rossi part à la découverte du monde et consigne ses expériences sur des carnets. Un jour, sur sa route, elle croise deux aventuriers avec lesquels elle se lie d’amitié et qui donneront naissance aux héros de son premier roman. Aujourd’hui, elle vit en France, au pied du mont Blanc dans la vallée de Chamonix.

Précédentes parutions :

ALEXANDRE*, Le pacte de Babylone
https://leressentidejeanpaul.com/2021/11/14/alexandre-le-pacte-de-babylone/

ALEXANDRE**, La malédiction de Tamerlan
https://leressentidejeanpaul.com/2022/01/23/alexandre/

ALEXANDRE***, L’horizon d’Aton
https://leressentidejeanpaul.com/2022/03/05/alexandre-2/

Tapis magique*, Terre de prières de mystères et de lumière
https://leressentidejeanpaul.com/2023/02/05/tapis-magique/

Tous les chemins mènent à Chamonix
https://leressentidejeanpaul.com/2023/08/13/tous-les-chemins-menent-a-chamonix/

« Le besoin de décrire ce que je vois, ce que je vis, ce que je ressens, existe depuis mon enfance. Mes voyages me donneront l’occasion d’exprimer cette passion et ces notes donnent naissance à des récits en néerlandais. Plus tard, je découvre le plaisir d’écrire en français. Une langue tellement riche, tellement raffinée, qu’elle permet de trouver toujours le mot juste, la parfaite nuance. Je publie un blog de voyages sur WordPress : Voyages au-delà de l’horizon et un blog d’images en trois langues ; français, néerlandais, anglais : Images au-delà de l’horizon. Puis, un jour, une intrigue traverse mon esprit… »

Annette Rossi

Amour, Émotion, Drame, Histoire

Les valeureuses

de Judith Rapet
Broché – 15 février 2024
Éditeur : Éditions de Borée

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Michelle a 15 ans, en 1681, quand elle se voit forcée d’épouser un homme qui ne lui inspire que répugnance. Traitée comme une domestique par sa belle-famille et coupée des siens, il lui faudra trouver la ressource pour obtenir l’indépendance dont elle a toujours rêvé…
Un siècle plus tard, en pleine Révolution, alors que partout le peuple se révolte, Marie est sur le point de s’unir à un homme que son père a choisi pour elle. Apprenant que son destin est lié à celui de Michelle, qui aurait attiré une malédiction sur les femmes de sa lignée, Marie, éprise de liberté, ne peut se résoudre à l’obéissance.

 

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Je termine à l’instant ce magnifique roman…
Un roman de femmes. Un roman écrit par une femme pour les toutes les femmes !

Les Valeureuses est un roman historique, qui raconte la vie de deux femmes à plus ou moins un siècle d’intervalle.

1681, Michelle est une jeune fille heureuse et espiègle, elle n’a que 15 ans quand on lui impose son mariage avec un homme qu’elle n’a jamais vu.
1789, lors de la Révolution Française, le père de Marie l’avertit qu’il a l’intention de la marier à son apprenti, François. Elle ne l’aime pas. Mais comment pourrait-elle refuser ?

Durant des siècles, la femme doit obéissance au père, au mari, aux lois de l’Église et aussi des convenances au fur et à mesure des époques. Les mariages ne servent que pour engendrer, ils sont arrangés pour la plupart en fonction d’éventuelles dotes, rarement ou jamais par amour.

Michelle et Marie, sont deux jeunes femmes courageuses et rebelles, qui décident de prendre en main leur destin, malgré l’opprobre de leur entourage. Elles osent affronter le regard des autres et affirmer leur volonté de faire évoluer la condition féminine.

Judith Rapet, avec ses mots simples et justes raconte deux histoires de tous les jours avec amour et beaucoup de passion. J’ai eu durant quelques heures l’impression de vivre dans un autre temps, avec des gens simples et heureux lorsque d’un seul coup Politique et Religion font face à leurs bonheurs. Comment ne pas adhérer à cette envie de liberté de nos deux héroïnes. Je suis un homme et j’ai ressenti la terreur, la déperdition de ces femmes oubliées durant tant de temps. Pourquoi les femmes ont elles du acquérir leurs “droits” dans la douleur ? Pourquoi encore aujourd’hui, il y a-t-il tant de différences avec le sexe dit “faible”, à tant de niveaux ?

Judith, m’a emmené quelques siècles en arrière en France durant la révolution, dans son un roman très intéressant avec des personnages forts et déterminés. Son récit très fluide et contemporain par la pensée, m’a complètement charmé par son érudition et sa richesse historique. Elle nous décrit la vie de tous les jours à la campagne aux XVIIe et XVIIIe siècles, la difficulté des paysans pour survivre, la mortalité infantile très élevée à cette période, qui était malheureusement la normalité.

Les Valeureuse, c’est l’histoire de deux femmes exceptionnelles, qui ont décidé de relever la tête et d’affronter un monde nouveau qui s’ouvre à elles.

Un grand merci à Virginie, des éditions De Borée, pour ce “Coup de cœur” Historique !

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Extraits :

« C’était la raison pour laquelle certaines filles étaient mises au ban de la société, subissant l’opprobre général si elles ne respectaient pas cet ordre établi. Nulle ne pouvait l’ignorer, le curé dans son prône rappelait souvent l’ordonnance d’Henri II soumettant chaque femme célibataire ou veuve à déclarer sa grossesse devant un homme de loi. J’avais bien compris la leçon qui faisait de nous, les filles, des objets devant obéissance à leur père et soumission à leur mari. »

« Pourquoi ne demandait-on pas l’égalité devant l’impôt et la suppression de tous les droits féodaux, les corvées, les servitudes et autres banalités, sur lesquels pesaient les fours, les pigeonniers, les moulins ou les pressoirs ? Et de la dîme qui représentait un treizième de nos récoltes ou revenus ? Pourquoi le droit de chasse nous était-il refusé, à nous, le tiers état ? »

« Dieu aime les pauvres, il est leur protecteur, il commande qu’on les nourrisse, défend qu’on les outrage, menace ceux qui les oppriment. Permettez-moi de ne pas être d’accord, si Dieu était aussi aimant, il ne nous aurait pas enlevé quatre de mes frères et sœurs. Il ne permettrait pas que l’on meure de faim et de froid, je ne trouve pas que cela soit juste ! »

« Depuis quelques semaines en effet, sur sa proposition que je n’avais pas manqué d’accepter, Joseph Brudieu m’apprenait à lire et à écrire. C’était la meilleure façon de se défendre des injustices, de s’élever et ne plus subir le joug des nantis. »

« Les danses sont une occasion de péché et doivent être évitées. Les deux sexes s’y trouvent ensemble et la liberté de la danse autorise des familiarités criminelles, on s’y regarde fixement, on se prend mutuellement les mains, ces malheureux commencements donnent lieu à d’autres libertés encore plus criminelles ; le poison entre par les yeux et par les oreilles avec des paroles impudiques ; on y entend des chansons dont le but est d’apprendre et de louer les ruses que l’amour impudique emploie pour suborner les cœurs, donnant une nouvelle hardiesse aux libertins. Le sage conseille de ne même pas regarder les personnes d’un sexe différent de peur de tomber dans le filet. »

« En ce qui concernait nos mariages, je me moquais éperdument qu’ils fussent bénis par l’un ou l’autre, tout m’était égal. Je commençais à comprendre que la religion n’était qu’une mauvaise farce visant à nous soumettre à ses lois, à faire de nous des sujets obéissants et à nous contraindre par la peur. La peur des enfers, le poids du “péché”, tout cela commençait à peser bien lourd et il était temps de s’en affranchir. Les fortunes considérables détenues par certains membres du clergé étaient une honte et une offense face à la pauvreté du peuple. Ils ne valaient pas mieux que la noblesse. » 

 

Très investie dans la vie culturelle de sa région, Judith Rapet conjugue la passion de l’histoire, de l’écriture et de la musique. En parallèle à l’enseignement du piano, elle s’intéresse à l’histoire de sa famille qui l’a menée à écrire plusieurs livres toujours fondés sur des faits réels.

Émotion, Drame, Histoire, Roman, Suspense, Thriller ésotérique

Vérité**

La terre promise
de Hervé Gagnon
7 mars 2019
Éditeur : Hugo Roman

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Sept siècles après Gondemar de Rossal, la Vérité est à nouveau en péril. Et elle n’a jamais été aussi terrible.
Après avoir réussi à mettre la main sur des documents hautement sensibles, protégés jadis par Gondemar de Rossal, Roland Sentenac pense avoir mérité le salut de son âme.
C’est sans compter sur le fait que le Troisième Reich est désormais sur les traces des Tables de la Loi. Convaincus qu’elles existent, Himmler et les siens déploient des moyens considérables pour les retrouver.

Les Sages de Sion, société secrète qui veille depuis deux mille ans à la préservation du peuple juif, n’ont pas d’autre choix que de se lancer à leur tour dans cette quête insensée.
Il leur faut arriver avant les SS. Et cette fois, ils comptent bien y parvenir grâce à l’aide de Roland et de la mystérieuse Anna, cette femme amnésique sans laquelle rien n’aurait été possible.
Va-t-elle le suivre dans cette nouvelle aventure sachant les risques encourus ? Va-t-elle enfin découvrir son identité ? Et qui est ce Léon qu’elle semble appeler durant son sommeil ?

 

• Couv_2024-014_Gagnon Hervé - Vérité** La terre promise

 

L’intrigue de ce second opus démarre exactement après la révélation fracassante qui concluait le premier.

1939. Les sages de Sion, les nazis et le Pape sont toujours à la recherche de la “Vérité” qui prouverait que Jésus n’est pas mort sur la croix, et qu’il n’est donc pas ressuscité, mettant ainsi à mal la religion Catholique !

Personnage très attachant, alors qu’il est loin d’être un enfant de chœur, en mission pour un Dieu qui n’a rien de miséricordieux, Roland va devoir faire un choix, afin de décider pour quel camp il va œuvrer !
Il est toujours accompagné d’Anna, à la recherche de ses souvenirs perdus, qui grâce à ses talents linguistique permet à Roland de résoudre toutes les énigmes qu’ils trouvent au fur et à mesure de leur tâche…

Le récit reprend les mêmes thèmes qui m’avaient fait plonger dans le premier volume : l’intégration de l’Histoire, les nombreux rebondissements, et surtout l’ésotérisme qui plane tout le long des chapitres.
Il va même au-delà de ce à quoi je m’attendais, et je l’ai trouvé meilleur que le premier.
Hervé Gagnon ne nous ménage pas dans cette histoire palpitante, pleine d’action, qui fait vaciller nos croyances séculaires.

Une intrigue fine, intelligente et époustouflante à lire absolument.
Hervé reste pour moi définitivement un auteur que je vous conseille vraiment de découvrir !

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Extraits :

« – Père saint, juste, véridique et miséricordieux, qui a le pouvoir dans le ciel et sur la terre de remettre les péchés, remets et pardonne tous mes péchés en ce monde, fais-moi miséricorde dans le monde futur, chevrota-t-il en bon cathare. Conduis-moi à bonne fin.
Voilà. Il était prêt. Il se mit debout avec ses dernières parcelles de force et de volonté. »

« Quelque part, un hurlement retentit et s’étira jusqu’au bout de son souffle avant de reprendre de plus belle.
Le son de la souffrance éternelle qui l’attendait dans ce monde de désespérance. Il regarda au loin sans apercevoir le moindre indice de vie. L’éternité dans cet endroit. Et il n’y avait aucun moyen d’y échapper.
Pas même par la mort. Malgré la chaleur torride, un frisson de terreur lui remonta la colonne vertébrale et il ravala avec difficulté le sanglot qui l’étranglait. »

« Les flammes jaillirent du sol et enveloppèrent Gondemar de Rossal. Les vêtements et les cheveux du géant s’embrasèrent et il se mit à se contorsionner dans tous les sens tandis que sa peau se couvrait de cloques qui éclataient dans un grésillement sinistre. Tandis que la chair de son prédécesseur commençait à couler en dégoulinant sur sa charpente comme de la cire chaude, le sang de Roland se glaça dans ses veines. Il avala sa salive et se retourna lentement pour découvrir Métatron dans toute sa splendeur. Droit et sévère, il était enveloppé dans un halo de lumière d’une pureté inconcevable. Ses yeux avaient pris la teinte des flammes. »

« Les choix qui s’offraient à lui étaient restreints : soit il suivait la voie que l’archange s’ingéniait à lui dévoiler au compte-gouttes, soit il retournait brûler pour l’éternité avec Rossal. La décision allait de soi. Il devait jouer le jeu et espérer pour le mieux. À défaut de prier. De toute façon, la prière était futile et Dieu devait bien rire quand les supplications désespérées et ferventes de ses pauvres créatures montaient vers lui. »

 

l’auteur : Né le 26 août 1963 à La Baie, au Québec, Hervé Gagnon détient un Ph.D. en histoire et une maîtrise en muséologie de l’Université de Montréal. Habitant depuis 1995 dans la région des Cantons de l’Est, au Québec, il consacre ses temps libres à la musique, à la lecture, à l’ornithologie et à la cuisine. Amateur de blues depuis sont adolescence, il voue une grande admiration au mythique guitariste Robert Johnson.
Après avoir œuvré pendant plus de 25 ans dans la mise en valeur du patrimoine et l’enseignement universitaire, il se consacre entièrement à l’écriture 2010.

Reconnu comme un des maîtres du thriller et du polar ésotérique, il a signé entre autres les séries Damné (vendue à plus de 200 000 exemplaires en français seulement), Malefica et La mort du Temple.
Ses livres ont été récompensés à plusieurs reprises.

La légende de Jack
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/21/la-legende-de-jack/

Jeremiah
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/24/jeremiah/

Maria
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/27/maria/

Crossroads
https://leressentidejeanpaul.com/2021/12/07/crossroads/

Vérité* Les sages de Sion
https://leressentidejeanpaul.com/2024/02/23/verite/

Drame, Histoire, Roman, Thriller ésotérique, Thriller historique

Vérité*

Les sages de Sion
de Hervé Gagnon
Broché – 3 mai 2018
Éditeur : Hugo Roman

• Bandeau_Intro_3.jpg

Sept siècles après Gondemar de Rossal, la Vérité est à nouveau en péril. Et elle n’a jamais été aussi terrible.

En mars 1939, la guerre est imminente et le Troisième Reich planifie la Shoah. Dans le Sud de la France, l’Obersturmfu?hrer Otto Rahn a retrouvé la tombe et le testament d’un chevalier mort depuis sept siècles : Gondemar de Rossal. S’amorce alors une course effrénée entre diverses factions qui ne reculeront devant rien pour posséder ces documents.

La Schutzstaffel d’Heinrich Himmler se voit déjà les brandir pour réduire la chrétienté en ruines sur lesquelles il construira la religion nordique du Troisième Reich. Le Vatican doit à tout prix les récupérer pour survivre.

Entre les deux, les Sages de Sion, une société occulte vouée à la préservation du peuple juif, souhaite les monnayer au plus offrant. Au milieu de tout cela, un homme, Roland Sentenac, ramené de l’enfer avec la même mission que Gondemar de Rossal jadis : protéger la Vérité jusqu’au jour de sa révélation. Mais Rossal ne savait pas tout. La Vérité est plus vaste et plus terrible encore. Les Tables de la Loi pourraient mener à l’embrasement du monde.

 

• Couv_2024-013_Gagnon Hervé - Vérité * Les sages de Sion

 

Hervé Gagnon ne finira jamais de m’étonner !

J’avais lu à sa sortie la trilogie « Damné », et c’est en commençant ma lecture de “Vérité” que je me suis rendu que c’était la suite de la trilogie que j’avais adorée !
J’ai donc découvert la suite des aventures de Godemard de Rossal, mais surtout celles de Roland, son successeur en 1939, personnage étonnant que l’on voudrait détester, mais c’est lui qui a été choisi pour protéger la “Vérité” recherchée par aussi les Nazis.

La lecture alterne entre la tragédie cathare et la montée du 3e Reich, qui, s’il récupère ce mystérieux secret, pourrait définitivement changer le cours de l’Histoire.
Roland va donc mener une enquête qui va l’amener à rencontrer une femme amnésique. Malgré son caractère particulièrement antipathique et orgueilleux, ils vont ensemble découvrir certains indices qui vont les amener à une première découverte. Mais quand des Allemands qui les suivaient déjà depuis un moment, leur tombent dessus, ils n’ont plus le choix que de leur obéir…

Un récit passionnant, très érudit, mélangeant Histoire ainsi que secrets et mystères. Hervé comme à son habitude, me transporte dans son monde, où réalisme et imaginaire se côtoient à chaque page. Les romans traitants des religions et baignés de touches ésotériques font partie de mes thématiques préférées, et dans son roman Hervé frappe très fort !
De plus, il nous offre un final vertigineux suite à une révélation incroyable…

« Vérité », un excellent roman, que je vous conseille sans aucune hésitation !

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Extraits :

« Personne ne naît monstre. Certes, il en est de moins chanceux que d’autres qui, lorsqu’ils entrent en ce monde, sont affligés d’infirmités et de limites qu’ils n’ont ni demandées, ni méritées, qu’ils traîneront comme un boulet de forçat toute leur vie. Même si certains sont sans doute prédisposés au Mal, personne n’entre dans la vie avec une âme déjà noire. Le Mal n’est pas plus intrinsèque que le Bien. Les deux s’apprennent un geste à la fois, par l’exemple. Pour prospérer, l’un et l’autre doivent être alimentés jusqu’à devenir assez forts pour se nourrir eux-mêmes et s’auto-engendrer sans cesse. Les gens mauvais ne sont pas plus à blâmer pour le Mal que les gens de Bien ne doivent être félicités pour leurs bienfaits. »

« Malheureusement, les choses ne sont jamais simples. Il est parfois nécessaire de revenir sur sa parole ou de mentir pour une cause plus grande que soi. La politique n’a rien à voir avec la morale. La franchise et l’honnêteté y sont des vices. Vous m’en voyez désolé. Si cela peut atténuer un peu votre peine, monsieur Rahn a accepté de mourir pour que vous puissiez vivre. »

« Ils roulaient depuis une quarantaine de minutes et, pour la première fois depuis le début de cauchemar éveillé, Roland s’autorisait une parcelle d’optimisme. Son sentiment que la piste était tracée d’avance se faisait plus certain. À l’évidence, les coïncidences qui la jalonnaient n’en étaient pas. La séquence parlait d’elle-même : un SS repenti chercheur de Graal trouvait l’épée de Gondemar de Rossal et revenait la cacher dans une chambre des Marronniers après en avoir évidé la poignée pour y placer un message ; Roland se retrouvait à occuper précisément cette chambre ; Rossal lui apparaissait en rêve pour lui indiquer la cachette ; une amnésique trouvée par hasard dans une voiture accidentée placée sur sa route se révélait capable de lire l’allemand et lui traduisait le message ; et l’employé de l’hôtel était en mesure d’identifier l’endroit mentionné dans ledit message. »

 

Né le 26 août 1963 à La Baie, au Québec, Hervé Gagnon détient un Ph.D. en histoire et une maîtrise en muséologie de l’Université de Montréal. Habitant depuis 1995 dans la région des Cantons de l’Est, au Québec, il consacre ses temps libres à la musique, à la lecture, à l’ornithologie et à la cuisine. Amateur de blues depuis sont adolescence, il voue une grande admiration au mythique guitariste Robert Johnson.
Après avoir œuvré pendant plus de 25 ans dans la mise en valeur du patrimoine et l’enseignement universitaire, il se consacre entièrement à l’écriture 2010.

Reconnu comme un des maîtres du thriller et du polar ésotérique, il a signé entre autres les séries Damné (vendue à plus de 200 000 exemplaires en français seulement), Malefica et La mort du Temple.
Ses livres ont été récompensés à plusieurs reprises.

La légende de Jack
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Jeremiah
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/24/jeremiah/

Maria
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Crossroads
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Drame, Histoire, Roman, Suspense

Tuer est un art***

Une enquête d’Hippolyte Salvignac
de Philippe Grandcoing
Broché – 12 mars 2020
Éditions : de Borée

• Bandeau_Intro_Grandcoing.jpg

Point de repos pour Hippolyte Salvignac, l’antiquaire rentré au service de la police de Clemenceau. Un mystérieux cadavre vient d’être découvert à Giverny, à deux pas de la maison du peintre Claude Monet. Flanqué de son inséparable complice, l’inspecteur Lerouet, le voilà plongé au cœur d’une intrigue où l’on ne compte plus les crimes extraordinaires : assassinat du peintre Steinheil, époux de l’ancienne maîtresse du président de la République, meurtre du beau-frère de Claude Monet dans son hôtel particulier…

Aidé par Maurice Leblanc, le créateur d’Arsène Lupin, Hippolyte tente de démêler l’écheveau de ces multiples intrigues.

Une enquête captivante et haletante, où une nouvelle fois s’entremêlent les monde de l’art, de la politique et du crime.

 

• Couv_2024-010_Grandcoing Philippe - Tuer est un art

 

Troisième volet des enquêtes d’Hippolyte Salvignac

Quel bonheur de retrouver l’élégance, le style, la richesse et l’authenticité de Philippe Grandcoing… Il me ramène dans le passé, me donne l’impression d’y être vraiment, mais pas seulement. Que ce soit dans les rues changeantes de Paris ou dans cette aventure dans la campagne normande, les mots de l’auteur expriment son amour et sa connaissance du patrimoine et de l’histoire. Et malgré un côté technique, très documenté, il y a quand même beaucoup de poésie.

Encore une fois, avec efficacité et d’une main de maître, cette nouvelle intrigue nous plonge dans l’atmosphère politique, sociale et culturelle de cette époque. De plus, les personnages récurant prennent de l’ampleur et on arriverait presque à croire qu’ils évoluent comme s’ils étaient à nos côtés. Quel plaisir de “revoir” et côtoyer des écrivains, des peintres et des hommes politiques du début du XXe siècle.

Une nouvelle enquête pour Hippolyte Salvignac qui nous entraîne dans une aventure où les morts se succèdent autour de Claude Monet !

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Extraits :

« Hippolyte Salvignac contemplait les berges ombragées du fleuve qui défilaient sous ses yeux. En amont de Gaillon, les flots de la Seine avaient formé de vastes îles sablonneuses ceinturées d’aulnes et de saules, envahies par de hautes herbes ondulant sous la brise. Les occupants des lieux, aigrettes, canards, poules d’eau, s’envolaient à leur approche. Il se prenait à imaginer qu’il était un explorateur descendant quelque rivière au cœur d’un continent sauvage et inconnu. De temps à autre, la cheminée en briques rouges d’une usine ou le panache gris d’une péniche à vapeur le ramenait à la réalité : il canotait au cœur de la France de 1908. Et nombreux étaient ceux qui, comme lui, profitaient des agréments de l’endroit. Pêcheurs confortablement installés sur la rive ou calés au fond de leur barque, promeneurs solitaires, bandes de jeunes gens en goguette, flâneurs du dimanche et familles parties pique-niquer au bord de l’eau. »

« – Ce cher monsieur Salvignac. Cela faisait un bail ! Presque un an, je crois. Comment vous portez-vous ?
– Fort bien, Monsieur le président du Conseil.
– Allez, allez. Pas de protocole entre nous. Laissez tomber les titres. Je vous rappelle que nous avons passé toute une soirée ensemble au bordel. Ça crée des liens.
Salvignac rougit à l’évocation de cette nuit où il avait tellement bu qu’il ne se souvenait de rien, ce qui lui avait valu de connaître quelques jours durant les geôles de la prison de la Santé et les dédales du palais de Justice.
– Oh ! A ce propos, poursuivit Clemenceau, je crois que je ne vous ai jamais vraiment remercié. »

« Le 17 juin, après dix jours passés à la campagne, Salvignac se résolut à rentrer à Paris. La veille au soir, Lerouet était revenu de la capitale, affichant un air soucieux et maussade. Durant tout le repas, il se mura dans le silence, ne répondant que par monosyllabes aux questions de Madeleine et d’Hippolyte. Enfin, au dessert, il laissa exploser sa colère. Il n’en pouvait plus de travailler avec des incapables ou des corrompus. Il vomissait la guerre entre services, les coups bas et les règlements de comptes politiques. Hippolyte tenta un commentaire. Mal lui en prit. L’inspecteur bondit de sa chaise tel un diable et monta s’enfermer dans sa chambre. »

 

Philippe Grandcoing, né le 6 novembre 1968, à Limoges (Haute-Vienne), est professeur agrégé d’Histoire en classes préparatoires au lycée Gay-Lussac, docteur en histoire contemporaine, spécialiste de l’histoire de la société limousine du XIXe et du XXe siècle. Il a publié de nombreux ouvrages, notamment huit volumes de la collection des « Grandes affaires criminelles » chez De Borée.

Publications
Ouvrages historiques et scientifiques

– Les demeures de la distinction. Châteaux et châtelains au XIXe siècle en Haute-Vienne, éditions PULIM, 1999.
– La baïonnette et le lancis. Crise urbaine et révolution à Limoges sous la Seconde République, éditions PULIM, 2002.
– Le siècle d’or des châteaux. Haute-Vienne 1800-1914, Editions Culture & Patrimoine en Limousin, 2002
– Un Robin des Bois entre Périgord et Limousin : Histoire et légende de Burgou, XIXe – XXe siècles, Éditions Culture & Patrimoine en Limousin (Collection « Patrimoine en poche »), 2006, 158 p. (ISBN 2-911167-49-X).

Romans de la série Salvignac

– Le Tigre et les pilleurs de Dieu, éditions De Borée, 2018.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/10/07/le-tigre-et-les-pilleurs-de-dieu/

– Le Faubourg des diaboliques, éditions De Borée, 2019.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/11/23/le-faubourg-des-diaboliques/

– Tuer est un art, éditions De Borée, 2020.
– La Conspiration hongroise, éditions De Borée, 2021
– La Malédiction de Rocalbes, éditions De Borée, 2022
– Les Noyés du bord de Marne, éditions De Borée, 2023

Ouvrages collectifs

– 1905, le printemps rouge de Limoges (avec Vincent Brousse et Dominique Danthieux), Culture et Patrimoine en Limousin, 2005.
– Un siècle militant : Engagement(s), résistance(s) et mémoire(s) au XXe siècle en Limousin (avec Vincent Brousse et Dominique Danthieux), éditions PULIM, 2005.
– L’Innovation agricole en Pays Limousin du Moyen Âge à nos jours, éditions Les Monédières, 2006.
– Les grandes affaires criminelles de Haute-Vienne (avec Vincent Brousse), éditions De Borée, 2008.
– Les nouvelles affaires criminelles de Haute-Vienne (avec Vincent Brousse), éditions De Borée, 2009.
– Ostensions (avec Vincent Brousse), Culture et Patrimoine en Limousin, 2009.
– Fermes idéales en Limousin, Culture et Patrimoine en Limousin, 2010.
– Les grandes affaires criminelles du Lot (avec Vincent Brousse), éditions De Borée, 2010.
– Paysage et environnement en Limousin, de l’antiquité à nos jours, éditions PULIM, 2010.
– Les grandes affaires criminelles politiques (avec Vincent Brousse), Éditions De Borée, 2010.
– Les grandes affaires criminelles du Limousin (avec Vincent Brousse, Jean-Marie Chevrier et Jean-Michel Valade), Éditions De Borée, 2010.
– Les nouvelles affaires criminelles de la Creuse (avec Vincent Brousse), Editions De Borée, 2011.
– Les Grandes affaires criminelles politiques (avec Vincent Brousse), De Borée, novembre 2011.
– Les Nouvelles affaires criminelles du Lot (avec Vincent Brousse), De Borée, avril 2012.
– Les Nouvelles affaires criminelles de Corrèze (avec Vincent Brousse), De Borée, octobre 2013.
– Les Nouvelles affaires criminelles politiques (avec Vincent Brousse), De Borée, novembre 2013.
– Limousin sur grand écran, Culture et Patrimoine en Limousin, 2013.
– Utopies en Limousin (avec Vincent Brousse, Dominique Danthieux et alii.), Les Ardents Éditeurs, 2014
– Oradour après Oradour (avec Dominique Danthieux), Culture et Patrimoine en Limousin, 2014.
– Le Front Populaire en Limousin (avec Vincent Brousse, Dominique Danthieux et alii), Les Ardents Éditeurs, 2015.
– La Belle Époque des pilleurs d’églises. Vols et trafics des émaux médiévaux. (avec Vincent Brousse), Les Ardents Éditeurs, 2017.
– Sublime Périgord, la fabrique d’un territoire d’exception, (avec Hélène Lafaye-Fouhéty) Les Ardents Éditeurs, 2021.
– L’affaire Barataud. Une enquête dans le Limoges des années 1920 (avec Vincent Brousse), Geste éditions, 2022, 267 p. (ISBN 979-10-353-1552-8).

Publications diverses

– Articles d’histoire dans les revues Les Grandes Affaires de l’Histoire dont il a été conseiller éditorial de 2015 à 2018 et Les Grandes Affaires Criminelles.

Amour, Drame, Histoire

Et la vie reprit son cours

Les Déracinés***
de Catherine Bardon
Broché – 28 mai 2020
Éditeur : Les escales éditions

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Après Les Déracinés et L’Américaine, découvrez le troisième tome de la superbe fresque historique imaginée par Catherine Bardon. Au cœur des Caraïbes, en République dominicaine, la famille Rosenheck ouvre un nouveau chapitre de son histoire.

Jour après jour, Ruth se félicite d’avoir écouté sa petite voix intérieure : c’est en effet en République dominicaine, chez elle, qu’il lui fallait poser ses valises. Il lui suffit de regarder Gaya, sa fille. À la voir faire ses premiers pas et grandir aux côtés de ses cousines, elle se sent sereine, apaisée. En retrouvant la terre de son enfance, elle retrouve aussi Almah, sa mère, l’héroïne des Déracinés. Petit à petit, la vie reprend son cours et Ruth – tout comme Arturo et Nathan – sème les graines de sa nouvelle vie. Jusqu’au jour où Lizzie, son amie d’enfance, retrouve le chemin de Sosúa dans des conditions douloureuses.
Roman des amours et de l’amitié, Et la vie reprit son cours raconte les chemins de traverse qu’emprunte la vie, de défaites en victoires, de retrouvailles en abandons.
Guerre des Six-Jours, assassinat de Martin Luther King, chute de Salvador Allende… Catherine Bardon entrelace petite et grande histoire et nous fait traverser les années 1960 et 1970. Après Les Déracinés, salué par de nombreux prix, et le succès de L’Américaine, elle poursuit sa formidable fresque romanesque.

“La saga qui nous transporte.” Olivia de Lamberterie, ELLE

 

• Couv_2023-121_Bardon Catherine - Et la vie reprit son cours

 

Le soleil éclatant sur une plage de sable fin à perte de vue, la mer qui va et vient dans son rythme nonchalant, le vent qui caresse vos cheveux… Vous visualisez la scène ?

Et bien, Et la vie reprit son cours, ce n’est pas ça du tout !

J’ai rencontré Catherine Bardon en janvier 2017 lors de sa première séance de dédicaces.
Son premier roman, Les Déracinés, m’a ouvert la porte d’une saga familiale très attachante qui s’est poursuivie ensuite avec L’américaine. Une saga qui m’a révélé un pan que je ne connaissais pas du tout de l’histoire de la communauté juive d’Autriche. C’est donc avec la famille “Rosenheck” qui sentant un climat de plus en plus hostile envers les Juifs et la montée du nazisme, décida de partir vivre en République Dominicaine, un peu avant la Seconde Guerre mondiale, où l’on promettait des visas aux Juifs d’Europe. Je me suis avec eux, envolé vers ce monde nouveau.

Et la vie reprit son cours est le troisième volet de cette fresque historique, de cette histoire de femmes décidément fortes et fort attachantes. Ce volet se déroule dans presque toute son intégralité en République Dominicaine à Sosúa, que j’ai eu la chance de visiter plusieurs fois. J’y ai retrouvé les ambiances, les odeurs et la vie qui s’y déroule à un rythme très différent du notre, un endroit où tous les gens s’entraident, se parlent, se connaissent…

Nous sommes en 1967, Ruth après avoir tenté de vivre aux États-Unis au début de années 60, décide finalement de retourner en République Dominicaine avec sa fille Gaya, encore bébé, là, où s’était installé sa famille.
Catherine Bardon raconte son histoire dans la Grande Histoire agrémentée de données historiques, pour mon plus grand plaisir. J’ai découvert que cette île, ne fut pas forcément idéale pour ceux qui y vivaient, en effet le pays a subit durant des années une dictature très éprouvante pour les locaux.
Durant toute ma lecture, une fois encore, j’ai eu l’impression de faire partie de la famille, de vivre leur vie, de vivre à leurs côtés. Et je peux vous assurer qu’elle n’est pas simple du tout, les aléas, les maladies, les décès viennent contrebalancer les histoires d’amour, les naissances et les retrouvailles. Catherine est arrivée, tout en finesse avec ce qui fait le charme des fresques romanesques, à me faire partager leurs vies à travers plusieurs générations dans ce pays devenu désormais le leur. Pendant ce temps-là, le monde continue à tourner. Martin Luther-King est assassiné, les États-Unis filment le “premier pas sur la Lune”, chute de Salvador Allende, les Jeux olympiques de Munich souffrent d’une horrible prise d’otages qui finira malheureusement très mal…

Une trilogie absolument passionnante que je vous conseille vraiment.
Gros coup de cœur en trois tomes !

Hâte de retrouver Ruth, Gaya, Almah, Domigo, Arturo, Nathan et tous les autres personnages qui m’ont fait vibrer pendant plusieurs heures, dans l’opus suivant…
Un invincible été.

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Extrait :

« Je tirai sur les rênes, un coup sec, et j’arrêtai mon cheval. Je pris une profonde inspiration, relâchai tous les muscles de mon corps. La vue, les parfums, les sons, c’était une symphonie pour les sens. Un instant parfait dans les couleurs pâles du petit matin de l’hiver caraïbe. »

« J’aimais la beauté pure de la terre resplendissante, j’aimais cette lumière d’une limpidité sans pareille, j’aimais la puissance des couleurs crues, le jeu des formes aussi abondantes que tumultueuses, j’aimais l’air embaumant les multiples fragrances des tropiques, j’aimais ces paysages pleins de poésie enfantine… 
En observant le spectacle de ce matin-là, je commençai à guérir d’un mal dont je ne savais même pas que j’avais souffert, le manque de mon île. »

« Jérusalem, juillet 1967

Chère Almah,
Cette courte lettre pour te rassurer.
Une guerre de plus.
Il est donc écrit que nous ne vivrons jamais en paix. Nous aurions pu croire, après ce que nous avons traversé, particulièrement notre peuple, que le monde serait plus sage. Nous aurions tant aimé qu’il soit plus sage, comme nous aspirions si fort à la paix. Et nous allons de déception en déception. Plus que jamais je pense que la guerre est une fatalité et la paix une utopie. »

« Plus tard Almah nous raconterait toute l’histoire. Cette histoire qui était comme un roman. Toute la vie de ma mère était comme un roman. Aucun personnage n’était secondaire, tous avaient un rôle décisif dans la toile de sa vie. Mais pour l’heure elle s’en tint à l’essentiel : elle avait retrouvé un vieil ami d’enfance à Jérusalem et elle l’avait épousé. Sans tambour ni trompette. »

« Je nous contemplais et je comprenais à quel point nous sommes constitués des êtres qui nous entourent. Ce fut un été magique, des semaines d’harmonie, une bulle de bonheur absolu suspendue dans nos vies, ce moment merveilleux de l’été qui précède les tempêtes de la saison des cyclones. »

 

Catherine Bardon est une amoureuse de la République dominicaine où elle a vécu de nombreuses années. Elle est l’auteure de guides de voyage et d’un livre de photographies sur ce pays. Son premier roman, Les Déracinés (Les Escales, 2018 ; Pocket, 2019), a rencontré un vif succès.

L’Américaine
https://leressentidejeanpaul.com/2020/07/06/lamericaine/

Émotion, Drame, Histoire, Roman

L’Aurore

de Nicole Anglés
Relié – 14 mai 2023
Éditeur : Cap Béar Editions

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En 1934, Alba, jeune catalane âgée de seize ans, quitte le giron familial et une mère acariâtre.
Elle entre au service de doña Lucia, riche bourgeoise qui réside dans un magnifique hôtel particulier situé au coeur de Barcelone.
Pendant les années suivantes, l’Espagne connaîtra des bouleversements politiques majeurs, prémices d’années sombres pour l’Europe et le monde. Autant d’évènements qu’Alba, portée par des convictions profondes et la fougue de sa jeunesse, vivra intensément.
Ainsi commence l’aventure de sa vie…

Nicole Anglés, d’une écriture vivante et efficace, focalise l’histoire de ce roman sur l’implication des femmes combattantes durant la guerre d’Espagne.
Leur rôle déterminant dans la révolution sociale organisée par le mouvement libertaire en riposte au coup d’État militaire à l’origine du conflit.
Et leur engagement aux côtés de l’armée républicaine pour éviter l’inéluctable, la prise de pouvoir de la dictature franquiste en 1939.

 

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Tout d’abord, je tenais à remercier Nicole Anglés, qui grâce à son envoi, m’a permis de découvrir une nouvelle “auteure”…

Dès que j’ai reçu L’aurore, très vite, j’ai eu hâte de lire…

Alba, jeune espagnole catalane avait tout pour être heureuse. Mais malheureusement, elle n’est née, ni au bon endroit, ni à la bonne période. L’Espagne commence à subir la dictature franquiste. Avec ses amis et beaucoup d’autres de son âge, ils décideront de monter des groupes de soutien, anarchistes ou pas, le but étant de contrer la montée de l’extrême droite, menée par le général Franco.
Alba s’investit à cent pour cent dans son combat pour la liberté de tous. Elle a appris récemment à lire, alors la vie qui s’ouvrait tel un éventail sur l’avenir des “Femmes libres” se referme aussitôt !
Heureusement, elle n’est pas seule, son frère, sa sœur et ses amis, tous ensemble, ils décident de lutter… puis c’est aussi l’amour qui va entrer aussi dans sa vie à un moment où elle s’y attendais le moins, par le biais d’un jeune partisan qui a quitté sa Russie natale…

Magnifique, j’ai adoré. C’est tellement beau, c’est tellement fort, et si triste à la fois.
Un roman tel que je les aime. J’ai vécu, j’ai aimé et j’ai pleuré, pour tous ses jeunes à qui on a volé leur jeunesse et leur vie.

Le pouvoir !
Joder, je hais la violence, la guerre, les Hommes avec un grand H, qui ne comprennent jamais rien, à part le pouvoir, basta !!! L’Espagne subit les prémices de la nouvelle grande guerre qui s’annonçait dès 1934.

La lecture est très fluide, claire et interactive, pas le temps de s’ennuyer un instant. Beaucoup de dialogues, c’est vivant. On y croit. Le côté historique est omniprésent et c’est vraiment ce qui m’a plu. Essayer de comprendre tout ce que cette jeune génération à endurer, et ce, durant près de 40 ans !
La fin du roman est particulièrement prenante. J’en suis encore tout retourné…

D’ailleurs, je me suis demandé, un moment, si je n’aurai pas aimé quelques pages supplémentaires, pero no, le sujet est tellement bien géré et abouti.

Vale, merci Nicole, merci à toi pour ce cadeau qui a dû te coûter…
Tu m’as emporté loin, très loin… y gracias por supuesto por esta historia tan hermosa, dentro de la Historia.

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Extraits :

« Une lettre postée il y a soixante-cinq ans ! Où avait-elle disparu ?
S’exalta Claire.
La missive trônait sur la desserte de la chaleureuse cuisine.
Étrangère à la curiosité de la jeune femme penchée sur son épaule, au générique du débat diffusé sur France 5 qu’elle n’aurait manqué à aucun prix, la vieille dame semblait hypnotisée.
Sur l’enveloppe jaunie, du cachet espagnol affranchi à deux pesetas, on ne déchiffrait plus que l’année. Mil neuf cent trente-neuf. »

« Le pouvoir des mots. Les livres devaient bien receler quelque trésor s’ils méritaient cette monumentale et fastueuse salle.
Un livre peut changer une vie avait proclamé la señora Duran.
Était-ce exact ? Quel livre aurait le don de changer la sienne ? Serait-elle capable d’apprendre à lire ? Bénéficierait-elle de ces cours de lecture ? Elle n’était pas une ouvrière, pour autant n’était-elle pas une pauvre fille ? »

« Alba identifia la voix de Jordi, stupéfaite. Surprise par sa témérité, reconnaissant pourtant son tempérament idéaliste et sa générosité.
Cinq minutes s’écoulèrent, oppressantes, chacun guettant la réaction du camp adverse. Les gardes d’assaut et les membres de la garde civile s’interrogeaient du regard. Puis, le miracle. Tour à tour, ils abaissèrent leurs armes et rejoignirent le mouvement.
Une clameur d’espoir s’envola dans le ciel catalan. »

« – Je vais te montrer qui c’est qui commande ici ! Tu m’entends, traînée ?
Paco l’agrippa par les cheveux et la maintint plaquée à lui. Son haleine de vin aigre et de tabac froid imprégna Núria qui ne put se détourner lorsqu’il lui cracha dessus.
Projetée sur la table, la figure meurtrie par le chêne rugueux sur lequel la maintenait la poigne brutale de son mari, elle ne vit pas la satisfaction cruelle inonder le faciès de Paco. Une douleur violente irradia son corps quand il la pénétra d’un soubresaut bestial.
Nûria retint ses cris pour ne pas réveiller Ana, sagement endormie dans le lit à barreaux, sur le seuil de l’alcôve qui leur servait de chambre.
« Mon pauvre enfant, pardonne-moi de te donner naissance dans cette fange » implora-t-elle du petit être qui prenait forme dans son ventre »

« Adieu mon Alba, mon amour, ma vie.
Ton Anton. »

 

 

« Je veux écrire un livre ». J’ai jeté cette phrase à ma mère du haut de mes dix ans. C’était à Perpignan en 1971.

À cette époque, ma grand-mère disait en riant qu’elle ne travaillait pas assez pour payer tous les livres que je dévorais. Quelques feuillets se sont égarés et le temps a passé.

Je suis restée une lectrice passionnée. Aujourd’hui, à l’aube de ma seconde vie, j’ai repris la plume et accompli mon rêve. J’aimerais vous offrir ces cadeaux reçus de mes moments de lecture :
L’évasion, le rêve, l’amour, la colère, la tristesse, la peur, l’émotion… la Vie !
« La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté » disait François Mauriac.

Alors, bienvenue dans mon monde et bonne lecture !