Amour, Drame, Folie, Frisson horreur, Nouvelles, Psychologie, Suspense

Courtes peines

de Laure Bonnet
Alain Decker
Emmanuel Giampino
Stéphanie Jore
Rose Mallai
Sylvie Marchal
Sèverine Mazières
Marco Pianelli
Patrice Quélard
Marc Schaub
Boris Sciutto
Christophe Tabard
Sébastien Theveny
Sébastien Vidal

Broché – 2 février 2026
Éditeur : auto édition

Quatorze auteurs se sont joints à l’aventure. Un projet collectif porté par le plaisir d’écrire, le goût des récits qui savent vous tenir en haleine pour un recueil qui ressemble exactement à ce qu’on aime : du noir, du suspense, de la passion… et surtout l’envie de partager.
Alors installe toi bien. Tourne la page. On t’attend de l’autre côté car les histoires sont plus belles quand on les partage.

STOP !!!
Posez ce café. Lâchez ce téléphone. Éteignez la télé.
J’ai quelque chose de grave à vous dire.

Mais qu’est-ce que c’est que ce recueil de nouvelles ?!
Et ils sont QUATORZE à s’être ligués pour écrire ça ?!
Mais c’est quoi ce délire ???

Franchement, je ne comprends pas qu’on n’en parle pas davantage. Courtes peines, c’est un concentré de pépites. Des nouvelles qui claquent, qui giflent, qui chatouillent… parfois tout en même temps.

Écrire une nouvelle, c’est capturer un instant avant qu’il ne file en douce. C’est tendre un fil invisible entre le souffle et la chute. Aïe.
C’est dire énormément avec presque rien… enfin si, quand même quelques mots, mais bien aiguisés, oui mais pas trop, sinon, ce n’est plus une nouvelle !

Et là, ils sont quatorze à jouer du scalpel.

J’en ai reconnus certains… les filous ! Les tordus magnifiques, les malins qui se glissent dans leurs propres textes pour égratigner les copains. Oui, je vous ai vus.
Quel plaisir de lecture…
C’est drôle, très drôle parfois même, mais pas tout le temps, c’est vrai. Il y a aussi la peur, le stress, de la noirceur, des envies de meurtre… pas moi hein ! Eux ! Enfin… leurs personnages. Je crois. Les auteurs, vous croyez ?

Résultat, ils m’ont retourné le cerveau. À tel point que j’ai loupé ma station de train. Demi-tour obligatoire. Et devinez quoi ? J’avais déjà fini le livre. Panique totale.
Mais qu’est-ce que je vais faire ?
Relire une seule nouvelle ? Impossible. Les treize autres vont me tomber dessus. Et vu tout ce qui se passe dans leurs têtes, je préfère éviter !
Surtout qu’elles sont toutes très bonnes. Mais si je les relis toutes, c’est le risque de louper une nouvelle fois ma station !!!
Dilemme existentiel.

Mais qu’est-ce que j’ai ri !
Pas tout le temps, c’est vrai…

Quatorze voix. Quatorze univers. Quatorze ombres plus ou moins bienveillantes — plutôt moins que plus, d’ailleurs. Je ne sais pas ce que Géraldine leur a promis pour qu’ils excellent à ce point, mais si ce collectif ne remet pas ça l’an prochain… je rends mon badge de lecteur enthousiaste.

Euh, j’en étais où ?
Alors, euh, j’ai ri… euh j’ai été emporté, euh… Ah oui !!!

STOP !!!
Arrêtez immédiatement ce que vous êtes en train de faire et courez commander Courtes peines chez votre libraire préféré, ou le plus rapide, ce sera plus sûr.

Pas parce que je vous l’ordonne. Mais parce qu’ils le méritent. Vraiment.

Chapeau bas aux quatorze auteurs, que je ne nommerai plus, ça suffit maintenant !!!
Mais bon, ils ont frappé très fort.

Mais qu’est-ce que j’ai ri…

Bon. D’accord. J’arrête. 😄

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

LAURE BONNET
« — C’est vrai. Laissez-moi m’expliquer et je m’en vais. Je n’ai pas beaucoup de temps devant moi, de toute façon.
Jeff soupire profondément. Il est contrarié de cette intrusion qui va lui faire perdre du temps sur son travail, et le temps, c’est de l’argent. Mais la détermination dans l’œil de la jeune fille en rouge lui laisse deviner qu’elle n’abandonnera pas son idée folle. Autant régler cette histoire maintenant plutôt que de la retrouver tous quatre matins sur son seuil. Alors, il lâche la porte et la laisse entrer. »

ALAIN DECKER
« Le but de cette inspection sur le terrain? Relever la localisation de l’espèce, mesurer son niveau de radiation et effectuer des prélèvements sanguins. Le résultat de ces analyses avait été édifiant : les chercheurs américains avaient identifié des régions spécifiques du génome du loup, capables de résister à un risque accru de cancer, en dépit de la forte dose de radiation subie (six fois supérieure au seuil normalement toléré). Autrement dit, une nouvelle race de loups mutants était apparue : plus forte, plus puissante, plus résiliente. »

EMMANUEL GIAMPINO
« 9h00 ! Top départ! Merci la S.N.C.F. ! Enfin un train à l’heure. Du moins au départ. Altitude, 12 mètres… Hydrométrie? O… Température extérieure, 31 °C… “Mais ça ne va pas durer !” »

STÉPHANIE JORE
« Elle.
Elle grelotte. Le quai quasi désert revêt des allures inquiétantes dans la pénombre. Le jour se fait encore désirer et le vent résonne en lugubres sifflements à ses oreilles.
Elle ne peut pas s’empêcher de se sentir vulnérable, en cet instant, et elle déteste ça. Elle consulte la grande horloge qui semble la narguer.
6 h 48. »

ROSE MALLAI
« — Hello tu te souviens de moi ?
Chloé relit pour la troisième fois le message. Évidemment qu’elle se souvient.
Elle clique sur le profil et survole le compte Instagram associé. Peu de vidéos, quelques clichés et parmi eux, une photo de classe avec la mention: école Anne Franck-CE1- 2019
L’adolescente esquisse un sourire. Elle a la même, punaisée sur le mur de sa chambre.
Elle observe attentivement la photo de profil pour essayer de reconnaître les traits de Charles, son ancien voisin, son ami, son amoureux. Son premier chagrin aussi, lorsqu’un camion de déménagement l’a emporté à des centaines de kilomètres. »

SYLVIE MARCHAL
« – Tu es prêt? questionne le colosse.
– Il faut que tu m’en dises plus. J’ai compris que tout ce que tu m’offres a un but spirituel. Mais jusqu’où irons-nous ?
– Dans ma culture, fils, on ne s’affronte pas pour se battre, mais pour traverser jusqu’aux esprits. J’espère que tu donneras le meilleur de toi-même. Tu serais mon allié pour rejoindre ma famille. »

SÈVERINE MAZIÈRES
« Il s’était réveillé trempé de sueur.
Après deux mois de cauchemars sans nouvelles, il avait pris une décision : aller voir madame Lemoine en personne. C’était son nom sur les lettres. C’était elle qui gérait son dossier. Il l’imaginait : tailleur gris, lunettes, voix sèche.
Il s’était dit qu’en face, peut-être, elle comprendrait. En face, il pourrait lui expliquer. En face, il redeviendrait un être humain. »

MARCO PIANELLI
« Dès lors, j’abandonnai ma conscience lourdement sur le sol, pour me réveiller à l’arrière d’un van aux pieds de deux kidnappeurs cagoulés. Dans un virage serré, je me ramassai les semelles de mon poto dans le visage. Nous étions étendus tête-bêche, et j’espérais encore qu’il puisse s’agir d’une erreur. C’est ainsi quand on est génétiquement optimiste. »

PATRICE QUÉLARD
« De fait, il était en piteux état. Le coin de la bouche tombante qui lui donnait un chuintement d’élocution caractéristique, un œil fermé du même côté, il ne pouvait marcher qu’appuyé sur une béquille et était engoncé dans des fringues constellées de taches de graisse et trop grandes pour lui. Michel se tenait debout à trois mètres de son hôte, pourtant son odeur de sueur rance lui picotait le nez. S’il l’avait rencontré dans la rue, il aurait pris ce type pour un mendiant. Il devait avoir quarante-cinq ans environ, mais il en paraissait quinze de plus. »

MARC SCHAUB
« Je détournai les yeux, mal à l’aise. Je repensai à tous les livres que j’avais commencés sans jamais les finir. À ceux dont je n’avais jamais retenu le nom du héros. Et si… certains d’entre eux étaient là, coincés pour l’éternité dans cette ville suspendue, condamnés à errer sous des visages sans mémoire ? »

BORIS SCIUTTO
« — Carla ? C’est moi, c’est papa.
Le visage de la jeunette s’assombrit subitement, elle recule d’un pas et retire la main de Pierre d’un mouvement brusque de l’épaule.
– Qui êtes-vous ? Je ne vous connais pas !
– Mais enfin ma chérie, c’est moi, Pierre. Papa ? Souviens-toi ? »

CHRISTOPHE TABARD
« En observant son fils, concentré sur sa tâche, elle le trouva différent. Pas comme d’habitude. Un élément qu’elle mit quelques secondes à définir: sa moustache. Certes, à son âge, et la puberté aidant, il commençait à avoir une ombre qui se dessinait sous le nez. Mais là, c’était plus qu’une ombre. Son rejeton arborait une moustache finement taillée au poil conséquent. Rien à voir avec le fin duvet qu’il exhibait encore fièrement la veille et qui était l’objet des railleries de son géniteur. »

SÉBASTIEN THEVENY
« Même le chat Pompon s’était fait la malle sous le conteneur destiné au recyclage des revues, magazines et autres livres destinés au pilon. C’était là sa place privilégiée en cas de pluie, de fortes chaleurs ou de fréquentation trop nombreuse. Le félin aimait sa tranquillité bien qu’il ne tarisse pas d’une certaine curiosité prudente inhérente à sa race. »

SÉBASTIEN VIDAL
« – L’homme s’appelle Claude François. Il…
— Claude François ? Sérieusement ?
— Oui, il y a des parents qui ont de l’humour, hein, mais je ne suis pas sûr que demain on ait le lundi au soleil. Bref, soudeur au chômage en fin de droit, il ne paye plus les traites pour la maison. Il a plus ou moins sombré dans l’alcool, le truc classique, sa femme l’a quitté et a emmené leur gosse avec elle. Il est resté seul avec son chien. De ce qu’on a réussi à savoir, la situation s’est compliquée quand ses nouveaux voisins ont emménagé il y a cinq mois de cela.
— Pourquoi ?
— Disons que ce sont des gens tatillons qui n’aiment pas trop les étrangers.
— Mais…Claude François c’est un nom tout ce qu’il y a…
— Il a été adopté tout petit, il est cambodgien. »

Les auteur(e)s
Laure Bonnet : Autrice au parcours éclectique, Laure Bonnet exerce aujourd’hui tour à tour et parfois en même temps dans les domaines du théâtre (particulièrement la dramaturgie) et de la santé.
Elle est diplômée de l’Ecole du TNS (comédienne), de la Fémis (scénario) et plus récemment du DE d’Aide-Soignante, métier qu’elle pratique assidûment et avec passion, quand elle n’est pas en train d’écrire des histoires qu’elle espère que les lecteurs auront envie de mettre dans leur valise s’ils doivent aller à l’hôpital.
Son premier roman, « Silver Scalpel » écrit avec sa sœur Colombe, a été édité aux Éditions du Gros Caillou. Ce thriller a été remarqué parmi des centaines de textes lors du 2eme concours du Gros Caillou, parrainé par Pétronille Rostagnat.

Alain Decker : est un photographe, globe-trotter, enseignant et auteur.
Il a longtemps voyagé à l’étranger et vécu aux Etats-Unis et travaille aujourd’hui en Normandie, dans le domaine de l’enseignement supérieur.
Son premier roman (auto-édité) « Derrière le brouillard » est aujourd’hui intitulé « Jours de ténèbres ». Publié dans la prestigieuse collection « La Bête Noire » (Robert Laffont), il a remporté le « Grand Prix des Enquêteurs » 2023.

Emmanuel Giampino : Emmanuel Giampino est un écrivain, auteur de polars et thrillers originaire du sud de la France.
Aujourd’hui enquêteur dans la Police Nationale, anciennement de la brigade anti-criminalité, ses vingt années d’expérience lui offrent un vécu « inspirant » qu’il a mis à profit en l’associant à sa passion pour l’Histoire.
Il en résulte un trilogie haletante parfaitement menée avec « Mnesik » (2021), « Gardien » (2022) et « Révélation » (2023). S’en suivent « Les légendes d’Alba » (2024), roman tout public dans lequel le lecteur devient voyageur et traverse l’Ecosse avec de jeunes héros. Enfin « Semper Amemus » (2024), premier polar de l’auteur qui a aussi été finaliste de plusieurs concours littéraires.

Stéphanie Jore : est depuis toujours passionnée par la lecture et l’écriture. En 2019, elle prend la plume pour son premier roman. Femme et maman comblée (traduire heureuse et épuisée) de deux enfants, Stéphanie se plaît à donner dans ses écrits la parole à des héroïnes du quotidien.

Rose Mallai : se découvre une passion pour l’écriture à l’occasion d’un atelier portant sur les courtes nouvelles.
Son premier roman, « Et ensuite, le silence » (2024), pour lequel elle a reçu le prix Coquelicot Noir 2025, a rencontré un vif succès auprès des lecteurs et des bibliothécaires.
En 2025, elle signe « Ne reste que la nuit », en sélection pour le prix Hors-Concours.
Quand elle n’écrit pas des thrillers psychologiques, Rose s’adonne régulièrement à la pratique de l’escalade et vit en Normandie avec ses deux enfants.

Sylvie Marchal (Kara) : est une auteure française.
Elle grandit en Franche-Comté. Après des études de droit à Strasbourg, elle devient professeur des écoles dans les Landes. Elle est aujourd’hui enseignante spécialisée et s’occupe d’élèves ayant des besoins éducatifs particuliers.
Curieuse par nature, elle reprend en 2016 des études de psychologie à Toulouse en parallèle de son travail puis commence à écrire, sans penser à publier ses textes.
En 2020, elle participe au concours littéraire proposé par le journal 20 minutes. Le manuscrit du roman « Le disparu de la corniche » sera retenu pour faire partie des 4 finalistes parmi plus de 500 romans.
En 2021, l’auteure poursuit son travail et propose « Des pissenlits à travers le bitume » au concours Kobo Fnac des talents de demain. Il y trouvera ses mille premiers lecteurs puis il sera diffusé plus largement.
En 2022, l’auteure propose Socoa, son roman le plus sombre.
En 2023, « Marie » est finaliste sur Fyctia et sera édité en 2024 aux éditions Terres de l’ouest sous le titre « Dans les méandres du fleuve ». Un roman noir, social, engagé et percutant.

Sèverine Mazières : Périgourdine, Sèverine Mazières a le Sud-Ouest chevillé au corps. Autrice depuis qu’elle a appris à écrire, elle est devenue écrivain public biographe en 2013, après avoir œuvré 15 ans en tant que prof de français et de cinéma.
« Mots Nés d’Échanges », c’est son entreprise – les échanges étant son moteur et la raison pour laquelle elle aime écrire. Pour elle, l’écriture n’est pas un acte solitaire, mais un partage.
Après plusieurs participations à des concours de nouvelles, elle publie son premier recueil, Des Nouvelles d’ici, en 2016. Un deuxième, Entre gris clair et gris foncé, sort en 2023.
Par ailleurs, elle participe à la publication de recueils collectifs : 11 Bruits de couloir (2021) et 12 Trains de vie (2023).
Épigone, son premier roman, mûrit depuis le changement d’heure d’hiver d’octobre 2017. D’abord écrit sous la forme d’une nouvelle, elle s’est lancé le défi d’en faire tout un roman. Il sort aux Éditions Alter Real Suspense en juillet 2024.
Épigone a remporté le prix du salon de Chasseneuil 2024 et il est finaliste du prix du polar de Mauves en Noir 2025. Il remporte le troisième prix du salon du polar de Miallet en 2025. Il est également sélectionné pour le prix Loiret Crimes 2025 et des Mordus de thrillers 2025, et sélectionné pour les salons de La Plume assassine et Cha’polars 2025.

Marco Pianelli : est un écrivain français.
Il s’appelle Marco Pianelli en hommage à une grand-mère corse, probable inspiratrice de son goût de la lecture. Après des études littéraires, il part à l’étranger en Europe Centrale, où il devient enseignant. De cette période, il en a gardé une saveur fictionnelle d’être l’inconnu dans un milieu, suscitant le doute, l’intérêt, la méfiance, et parfois la menace. Depuis son retour il pratique avec assiduité les sports de combat et la littérature.
« L’ombre de la nuit » (septembre 2021 Éditions Jigal) est son premier roman. Réédité en juillet 2023 aux Éditions du 38.
« La mécanique du pire » (mai 2022 Éditions Jigal) est son deuxième roman. Réédité en septembre 2023 aux Éditions du 38.
« Malovics » (novembre 2023 M+ Éditions) est son troisième roman.
Le jeudi 14 mars 2024, dans le cadre prestigieux du Quartier des Célestins, état-major de la Garde républicaine, Marco Pianelli a reçu le Prix du roman de la gendarmerie nationale. Son thriller « Les entrailles de la nuit », désigné par le jury à une nette majorité, est désormais publié par les éditions Plon.
« Zéro Karma » (novembre 2024 Éditions du 38), roman inédit, 3e volet des aventures de Paco Sabian.
Avril 2025 ; sortie des Entrailles de la nuit, version poche aux Éditions Pocket.
Septembre 2025, Marco Pianelli est le Lauréat du Prix Loiret Crimes 2025 avec son roman Les entrailles de la nuit.

Patrice Quélard : Diplômé de l’Institut universitaire de formation des maîtres d’Amiens (1995), Patrice Quélard a déjà consacré plus de la moitié de sa vie à l’enfance : d’abord animateur, puis directeur de centre de vacances, il est enseignant et directeur d’une école élémentaire.
En 2010, il publie son premier album de jeunesse. En 2016, sa première pièce de théâtre est mise en scène.
« Fratricide » (2013), son premier roman, a été finaliste du concours des lecteurs France Loisirs, et lauréat pour la catégorie « romans historiques » en 2013, puis Lauriers d’Or des auteurs indépendants en 2017, lors de sa réédition.
En 2018, Patrice Quélard a écrit « Jeux de vilains », un roman graphique pour la jeunesse sur la première guerre mondiale, illustré par Eric Dodon.
Patrice Quélard a également publié de nombreuses nouvelles chez plusieurs éditeurs, dont Arkuiris.
En 2021, il est lauréat du premier prix du roman de la Gendarmerie nationale avec « Place aux immortels » (Plon).
Il vit à Saint-Nazaire où il mène parallèlement une carrière dans l’éducation.
Il continue à se documenter de façon approfondie sur les sujets évoqués dans ses livres.

Marc Schaub : Grand lecteur, photographe de charme, mais pas que, et joueur d’échecs. Chroniqueur pour « Le collectif polar », il aime lire, tout simplement, et en permanence.

Boris Sciutto : Fonctionnaire de police depuis 20 ans, Boris a travaillé en région parisienne où il puise une grande partie de son inspiration.
Retranché dans son Var natal, il s’évade par l’écriture de romans policiers dans lesquels il essaie de rester au plus proche de la réalité des enquêtes et du terrain.
Son premier roman policier, « Black out », trouve refuge auprès de la maison d’édition des Presses du midi qui lui voue une totale confiance pour la suite de ses projets.
S’en suit « Noël au balcon », qui s’avère être la première enquête du commandant Archibald Letesquieux, flic à la vie tourmenté qui arpente les rues parisiennes à la recherche d’une ombre qu’il suspecte d’être responsable de meurtres maquillés en suicides.
Son troisième opus, « Un fauteuil a la mer », poursuit les aventures d’Archibald qui a fini par muter au commissariat de Toulon et dont l’enquête sur le meurtre d’un bijoutier va l’orienter sur un suspect en fauteuil roulant.
Ce roman finit finaliste du prix de l’Evêché 2021, prix récompensant le meilleur roman policier se déroulant dans la zone « Grand Sud ».
L’histoire d’Archibald se poursuit avec « Mo(r)t compte double », qui terminera également finaliste du Prix de l’Évêché 2023.
Son cinquième roman, « Clarisse », relate les tourments d’une enquête grenobloise au sein de laquelle Mike Vila, capitaine de police emblématique, sera suspecté de la mort d’une jeune fille et mettra tout en œuvre pour prouver son innocence.
Dans « Les malaises d’Etretat », Boris met en œuvre Maguy, lieutenant de police parisienne à la vie personnelle et professionnelle fade et ennuyeuse. le corps d’une jeune fille au pied des falaises à Etretat va bouleverser son quotidien, la jeune victime ayant dans ses affaires la carte de visite de Maguy, alors que les deux femmes ne se connaissent pas. Avec l’accord de sa hiérarchie, Maguy va enquêter en terre normande aux côtés des gendarmes pour comprendre la vérité.
Dans  » le secret de l’ours », une femme va être découverte morte à son domicile dans des circonstances effroyables: déchiquetée par un ours. Les enquêteurs toulonnais vont alors se replonger dans un cold-case vieux de 13 ans impliquant un ancien flic surnommé le Grizzly, innocenté faute de preuve. Un terrible événement va survenir au sein du groupe et Archibald va être forcé d’écourter ses vacances en famille pour prêter main-forte à son équipe et résoudre ce double-meurtre.

Christophe Tabard : est un écrivain français.
Après avoir fourbi ses premières armes dans la BD en qualité de scénariste, il se lance dans l’aventure solitaire de l’écriture.
Des nouvelles, d’abord. Certaines primées, d’autres participant à des recueils. Puis, enfin, le grand saut vers l’écriture d’un roman et son édition, suivi d’un autre, de quelques recueils et d’un dictionnaire loufoque en autoédition.
En 2022, il a intégré la maison d’édition Des livres et du Rêve pour son livre : « Miam ».

Sébastien Theveny : est aujourd’hui un auteur hybride : à la fois autoédité et au catalogue de plusieurs maisons d’édition.
C’est en 2016 que débute pour lui la grande aventure de l’édition.
Cette année-là, son premier roman Trouble Je paraît aux Editions Douin, le jour-même de ses 40 ans. Un anniversaire haut en couleurs qui allait augurer d’une suite inespérée.

Sébastien Vidal : Enfant de la Xaintrie, Sébastien Vidal a partagé ses brèves études entre Cantal et Corrèze et vit à Saint Jal (Corrèze).
Passionné d’histoire, il a entamé une saga romanesque en hommage à la Résistance avec un diptyque « Les Fantômes rebelles » puis « Les clandestins de la liberté » en 2011 et 2012.
En 2017, Sébastien Vidal se lance dans le monde du polar avec le premier volet de sa « trilogie des Sentiments Noirs » : Woorara. A suivi ensuite Carajuru fin 2017. La fin de cette trilogie s’annonce pour octobre 2018 avec Akowapa.
L’écrivain retraité de la gendarmerie Sébastien Vidal a reçu le prix Landerneau du polar pour De neige et de vent (Le mot et le reste), un roman noir ayant pour décor les Alpes en hiver. C’est le cinquième roman de cet auteur originaire de Corrèze qui a passé 24 ans dans la gendarmerie.

Amour, Émotion, Nouvelles

Comme une fleur sous un orage

de Jean-Marc Dhainaut
Nouvelle gratuite – 2017

Jean-Marc Dhainaut nous entraîne au cœur d’un instant suspendu, où le passé affleure, et où une rencontre peut tout changer. Une nouvelle empreinte de délicatesse, de pudeur et de lumière, qui dit l’espoir là où l’on croyait avoir tout perdu. Parfois, il suffit d’un signe…

Il est des histoires qui murmurent plus qu’elles ne crient. Avec Comme une fleur sous un orage, Jean-Marc Dhainaut signe une nouvelle d’une belle intensité émotionnelle, où la délicatesse de l’humain se heurte à la violence du réel, comme son titre le suggère si justement. En quelques pages seulement, l’auteur déploie une sensibilité à fleur de peau, touchant avec pudeur à des thèmes universels, la perte, la mémoire, la résilience, et surtout, l’amour…

L’histoire s’ancre dans une ambiance à la fois mélancolique et lumineuse, hors du temps. On y sent le poids du chagrin, mais aussi une douceur qui affleure, fragile. L’écriture de Jean-Marc, sobre et précise, évite les effets faciles. Chaque mot semble choisi pour son poids d’émotion, chaque silence parle pour moi, autant que les phrases.

Ce qui frappe surtout, c’est la justesse des sentiments. Le fantastique, ami intime de Jean-Marc, léger et subtil, vient effleurer le récit, comme pour dire que certains liens, certaines douleurs aussi, ne disparaissent jamais vraiment. En refermant cette nouvelle, j’ai eu le cœur un peu serré, mais étrangement apaisé. Et c’est peut-être là le plus beau message de cette œuvre, même brisée, la vie peut encore contenir de la beauté.

Une lecture gratuite, accessible sur le site de l’auteur :
https://www.jmdhainaut.com/comme_une_fleur_sous_un_orage.pdf

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« Jamais je n’ai eu peur des orages et je le dois à mon père. Jamais je n’ai eu peur des tempêtes ni craint le froid de l’hiver. Que de balades avec lui et Maman, dans la neige, bien couverts sous les rafales de vent. Tellement d’heures passées, les yeux à la fenêtre à contempler les arbres des pâturages se plier, s’arracher sous les bourrasques. »

« Mon père disait toujours : « Tu vois Pâquerette, la neige et le froid réchauffent le cœur des gens. C’est l’occasion pour eux de s’arrêter, discuter, de se donner un coup de main entre voisins, pour déblayer un trottoir ou pousser une voiture qui glisse. La neige pourrait rendre ronchon, mais non, regarde les gens, et écoute, ma chérie, comme tout est calme, comme la neige étouffe les sons tel un tapis de coton ». »

« Mon père était chasseur d’orages, mais je ne comprenais pas. De cela, il ne me parlait jamais. Je le voyais parfois partir précipitamment, souvent seul, parfois avec quelques amis, leurs appareils photo sous le bras. »

Jean-Marc Dhainaut est né dans le Nord de la France en 1973, au milieu des terrils et des chevalements. L’envie d’écrire ne lui est pas venue par hasard, mais par instinct. Fasciné depuis son enfance par le génie de Rod Serling et sa série La Quatrième Dimension, il chemine naturellement dans l’écriture d’histoires mystérieuses, surprenantes, surnaturelles et chargées d’émotions. Son imagination se perd dans les méandres du temps, de l’Histoire et des légendes. Il vit toujours dans le Nord, loin d’oublier les valeurs que sa famille lui a transmises.

Lauréat du Prix Plume Libre en 2018, il remporte le concours de nouvelles des Géants du Polar en 2019.

Brocélia
https://leressentidejeanpaul.com/2022/07/07/brocelia/

L’Œil du chaos
https://leressentidejeanpaul.com/2023/02/13/loeil-du-chaos/

La maison bleu horizon
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/13/la-maison-bleu-horizon/

Les prières de sang
https://leressentidejeanpaul.com/2023/08/22/les-prieres-de-sang/

Psylence
https://leressentidejeanpaul.com/2023/07/05/psylence/

Les Galeries hurlantes
https://leressentidejeanpaul.com/2023/12/02/les-galeries-hurlantes/

Mémoire de feu
https://leressentidejeanpaul.com/2024/07/03/memoire-de-feu/

ALAN LAMBIN et l’esprit qui pleurait
https://leressentidejeanpaul.com/2024/12/27/alan-lambin-et-lesprit-qui-pleurait/

Les couloirs démoniaques
https://leressentidejeanpaul.com/2025/01/09/les-couloirs-demoniaques/

ALAN LAMBIN et le fantôme au crayon
https://leressentidejeanpaul.com/2025/08/25/alan-lambin-et-le-fantome-au-crayon/

Émotion, Drame, Nouvelles, Psychologie, Suspense

SEPT SAISON 2

Les padawans de René Manzor
de Katazina,
Sarah Bordy,
Elsa Morienval,
Marlène Pascaud,
Sébastien Lemaire,
Stéphanie Baudron-Cosson,
Corinne Garnier & Patrice-Tom Garcia,

Broché – 2 juin 2025
Éditeur : Des livres et du Rêve

Sept Nouveaux Talents
Sept Premières Nouvelles…

L’idée folle de René Manzor, réalisateur, scénariste et romancier, a fait du chemin.
Donner vie à ce prof d’écriture qu’il cherchait désespérément étant môme, quelqu’un qui vous apprendrait les secrets de l’écriture comme un prof de guitare vous montre les accords.
Grâce à son « coaching », René montre la voie à ses padawans, des débutants de tous âges qui donnent vie à leur histoire.
SEPT d’entre elles sont publiées dans ce second recueil.
Elles révèlent SEPT nouveaux talents…

SEPT – Saison 2 : une suite que j’attendais avec impatience !

Écrire une nouvelle, c’est capturer l’instant avant qu’il ne s’échappe.
C’est tendre un fil invisible entre le souffle et la chute.
C’est dire beaucoup, avec presque pas de mots.
Et parfois, y glisser une volonté d’éternité.

Dans ce second opus de SEPT, ils sont de nouveaux sept à avoir relevé ce défi.
Sept voix brutes ou ciselées, portées par l’ombre bienveillante et les conseils avisés de René Manzor, chef d’orchestre de l’invisible.
Il y a du feu dans ces pages. Des tremblements. Des frissons. Du sang, des larmes, mais aussi des battements de cœur qui résonnent longtemps après la dernière ligne.
On y croise des destins qui basculent, des silences qui crient, des regards qui s’écrivent plus fort que des mots.
Et moi, lecteur, j’ai marché à travers ces histoires comme on traverse un rêve : sans vouloir en sortir… du moins pas tout de suite.

Qu’est-ce qu’un(e) auteur(e), sinon un passeur d’ombres et de lumières, un veilleur de l’intime. Celui ou celle qui, le temps d’un récit, rallume dans nos regards l’émerveillement de l’enfance ?
Ou peut-être un magicien discret qui nous parle sans bruit, mais touche juste ?

Ces SEPT, dont la plupart signent ici leur première publication, ont encore frappé très fort.

Un grand merci à René pour cette idée qui éclaire auteurs et lecteurs.
Un non moins grand merci à Angie Lollia et à ses Éditions “Des Livres et du Rêve”, qui portent tellement bien son nom et qui donne chair à ce livre que j’ai eu, une nouvelle fois, le bonheur d’habiller, un plaisir renouvelé.

Un cadeau à offrir, un trésor à garder.
Et un geste solidaire, aussi : 1€ reversé à l’association UN PAS VERS LA VIE – AUTISME pour chaque exemplaire acheté.

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

La cabane – Sébastien Lemaire
« Ce soir-là, les parents d’Arthur étaient invités chez des collègues. Leur fils, ne voulant pas y aller, son père l’avait autorisé à dormir chez Benjamin et Thomas. C’était une occasion inouïe de mettre leur plan à exécution : venger Arthur du pervers qui l’avait tripoté. Pas une vengeance frontale, non !
Juste une façon de faire comprendre à Paul Mercier que des gens étaient au courant de ses agissements. »

Tabou – Elsa Morienval
« – Wow ! Super, Nath ! Trop contente que tu reviennes parmi nous ! Qu’est-ce qui nous vaut cet honneur ?
– Un héritage.
– Tu déconnes. Héritage de quoi ? D’emmerdes, sûrement, avec la famille que t’as !
– J’espère que non. J’ai rendez-vous avec le notaire. Je te tiens au courant.
– T’as intérêt! Et il faut qu’on se voie, histoire que je te fasse perdre ce « môdit » accent québécois !
– Bisous, ma Sof. »

Manque d’oxygène critique – Marlène Pascaud
« Dans le salon, l’horloge chuchotait les secondes.
Andréa se tenait assise sur le vieux canapé en tissu aux côtés de son père. Les lunettes à oxygène dans le nez, il dormait paisiblement.
Mais pour combien de jours encore ?
Le temps lui était compté, ils le savaient tous les deux. »

Rancune sanglante – Katazina
« La femme, nue, tête baissée sur sa poitrine, est pendante au portant de la douche. Ses intestins sortent d’une plaie béante, d’environ trois centimètres de largeur. Son torse est ouvert sur toute sa longueur, jusqu’au pubis. Des lambeaux de peau d’une couleur verdâtre retombent. D’un mouvement de bras, le légiste écarte les mouches qui viennent le saluer. Il tourne autour du corps et continue à prendre des photos sous tous les angles. »

Le cinquième taureau – Corinne Garnier & Patrice-Tom Garcia
« Le jour se lève, peinant à percer les ténèbres qui recouvrent la ville. Séville a connu une des pires nuits de son histoire. Les explosions ont déchiqueté la belle Andalouse. La vue, depuis le couvent, est cauchemardesque : des camions sillonnent les rues pour ramasser les cadavres, des villas sont brûlées, d’autres, en ruines. Les canons ont défiguré la ville. »

Remake – Sarah Bordy
« Lorsque la scène de l’effeuillage arrive enfin, Vixen bout déjà. Cette fille lui a tout pris. Ses mimiques, son look, sa coupe de cheveux, cette tignasse blonde, signature à laquelle Cynthia a seulement ajouté une frange épaisse. Lorsque le saxophone émet ses premières notes, elle remarque tout de suite que la chorégraphie est la même. Le même costume, les mêmes mouvements, la même sensualité. Tout est copié, jusqu’à la couleur du boa. Seule la fille change.
Un véritable plagiat.
Sale petite pute. »

Un cri d’enfant – Stéphanie Baudron-Cosson
« Depuis une semaine, Joanna s’est enfermée dans son minuscule appartement, au cinquième étage de son immeuble du centre-ville de Cahors. Ses journées sont ponctuées des cris stridents, des grognements et des balancements incessants de son fils Morgan, quatre ans, autiste profond et non verbal.
Avant de s’enfermer avec lui, elle a consulté tous les spécialistes de la région : assistantes sociales, puéricultrices, orthophonistes, kinésithérapeutes, ergothérapeutes. Elle s’est documentée, a contacté des associations de parents d’enfants atteints de ce trouble. Si son expérience professionnelle d’éducatrice spécialisée et son amour pour son fils lui ont permis d’imaginer des rituels pour le rassurer, c’est elle qui a le plus souffert de cet isolement. »

En 2020, quand le covid frappe et que les tournages s’arrêtent, le réalisateur, scénariste et romancier, René Manzor, a une idée folle : donner vie à ce prof d’écriture qu’il cherchait désespérément étant môme, quelqu’un qui vous apprendrait les secrets de l’écriture comme un prof de guitare vous montre les accords.

Émotion, Humour, Nouvelles, Poésie, Psychologie

Je ne suis pas seul à être seul

de Jean-Louis Fournier
Broché – 2 octobre 2019
Éditions : JC Lattès

Le premier souvenir de solitude ? Un petit garçon coiffé en brosse qui réclame sa mère à l’accueil d’un grand magasin.
Plus tard, c’est un enfant de 10 ans qui nage seul dans la mer du nord et qui lorsqu’il se retourne découvre la plage vide : personne ne l’a attendu. Puis c’est la première danse refusée, la première rupture, le premier deuil, mais c’est aussi tous ces moments choisis, voulus, espérés, goutés : seul avec un livre, avec une musique, seul à regarder les autres, seul en écrivant. Jean-Louis Fournier est toujours ce petit garçon, fils unique qui rêvait d’amitiés et d’une grande famille mais qui espérait aussi s’échapper, grandir, rester seul.
Aujourd’hui dans un grand appartement, après la mort de sa femme, de ses amis, de son éditeur, ce désir des autres et ce besoin de solitude sont restés les mêmes et il passe de l’un à l’autre. Avec un mélange de douceur, de tristesse et d’espièglerie, il regarde les fenêtres toujours fermées de ses voisins (des gens seuls comme lui ?), il observe ce monde où les hommes sont ultra connectés et semblent n’avoir jamais été aussi seuls, il attend la visite d’une jeune femme qui l’emmène au musée, qui le distrait, lui apporte sa jeunesse : mais des deux qui est le plus seul ?
Un livre tendre, délicat, mélancolique parfois qui ressemble à une aquarelle de Turner et à un dessin de Sempé.

« Une plume alerte et incisive »
Marie France

« Un livre tendre, cocasse, drôle comme un dessin de Sempé. »
Marie France

« Jean-Louis Fournier se soigne par l’humour, les traits d’esprit, la provocation hilarante »
La Croix

Un ouvrage très plaisant, riche en humour et en vérités…

Isolé dans mes pensées depuis de nombreuses années, en dépit de toutes les personnes qui m’entourent, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre, où, comme vous l’avez sans doute deviné, j’y ai souvent trouvé un écho à mon expérience personnelle !
Et oui, il a profondément résonné en moi, me rappelant mon enfance, mon adolescence et ma vie d’adulte, en restant toujours le même, avec mes livres et ma musique dans la tête.
Je découvre Jean-Louis Fournier avec cet ouvrage et je me rends compte que je le connaissais déjà, sans le connaître !
La Noiraude, c’était lui ! Antivol (l’oiseau qui ne savait pas voler), c’était également lui !

Le livre est extrêmement amusant, percutant, bienveillant et par moments même tourné en dérision. Évidemment avec de l’autodérision pour dissimuler sa souffrance, de l’exagération en ces instants d’effroi où la communication avec autrui, ceux qui sont en face et nous observent est indispensable et quelquefois des instant « bénis », assis sur un fauteuil, sur un banc et appréciant la solitude et le calme.
Une succession de petits textes, tous liés à la thématique de la solitude. Les épreuves que la vie quotidienne peut infliger, les dimanches interminables, les moments de départ en vacances, sans oublier la maladie et le décès.

L’auteur nous indique l’importance de surmonter la peur et de mener une vie harmonieuse. Non, la solitude n’est pas un mal. Elle offre également l’opportunité de se ressourcer, de se reposer, d’apprendre… entre les moments collectifs et forcément plus bruyants !
Il offre à ses lecteurs une méthode unique et amusante pour vaincre la peur de la solitude, tout en les encourageant à mieux se comprendre.

Après avoir fini le livre, j’ai Ressenti le désir de rendre visite à mes amis et à mes proches qui, je le sais, sont seuls…
Bon, j’y vais !
Un agréable moment de détente.

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« J’en ai marre d’être seul, de plus en plus seul, de plus en plus vieux, de plus en plus moche…
Si j’avais su, je serais pas vieux. »

« Mes angoisses me tiennent compagnie.
Il y a quelques années, on m’avait donné l’adresse d’un nouveau psy. Il y avait foule devant son cabinet, une longue queue attendait.
Je regardais les autres avec sympathie.
Le psy soignait avec succès les agoraphobes et les gens qui souffrent de solitude.
Dans la salle d’attente bondée, je n’avais pas pu trouver une place assise, je me sentais moins seul. »

« L’homme seul monologue et soliloque, il s’enlise parfois dans ses pensées, il tourne en rond, il fait du surplace, il n’avance pas.
Je n’oserais pas dire que je ne m’ennuie jamais quand je suis seul avec moi, les mauvaises langues diraient que je me contente de peu. C’est vrai qu’il y a des autres avec qui je m’ennuie plus qu’avec moi. »

« À l’occasion d’un documentaire sur l’identité, un pédopsychiatre avait déclaré qu’un enfant devenait vraiment lui la première fois qu’il disait non.
Comme je voulais être moi et pas un autre, j’ai souvent dit non.
En disant non on se sépare des autres, on déso-béit, on s’expose à la solitude. Mais on gagne en liberté. »

« Ils sont en face de moi dans le train.
Un couple banal, ils ont une trentaine d’années et des survêtements, ils sont gros. Ils ont des écouteurs sur les oreilles, leur regard est vide.
Qu’est-ce qu’elle lui trouve ?
Avec lui, elle se sent moins seule.
Qu’est-ce qu’il lui trouve ?
Avec elle, il se sent moins seul. »

Jean-Louis Fournier est un écrivain, humoriste et réalisateur de télévision, né le 19 décembre 1938 à Calais.

Il réalise régulièrement l’émission télévisée Italiques de Marc Gilbert entre 1971 et 1974.

Il est le créateur, entre autres, de La Noiraude et d’Antivol, l’oiseau qui avait le vertige. Par ailleurs, il a été le complice de Pierre Desproges en réalisant les épisodes de La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède, ainsi que les captations de ses spectacles au Théâtre Grévin (1984) et au Théâtre Fontaine (1986).

En 2008, Jean-Louis Fournier publie le roman Où on va, papa ? dans lequel il décrit sa relation avec ses deux fils handicapés. Le livre, qui reçoit le prix Femina, suscite un certain nombre de controverses et une réponse de la mère des deux garçons.

Depuis, il écrit un roman chaque année.
Poète et Paysan en 2010, Veuf en 2011. En 2013, il sort La servante du Seigneur dans laquelle il parle de sa fille. Celle-ci a exigé et obtenu un droit de réponse. À la fin du roman, elle signe 5 pages avec sa version des faits.
En 2020, il publie Merci qui ? Merci mon chien.

Jean-Louis Fournier a écrit et joué au Théâtre du Rond-Point deux pièces inspirées de ses écrits, Tout enfant abandonné sera détruit, donnée en novembre 2011 et Mon dernier cheveu noir, donnée en novembre 2012.

Drame, Folie, Nouvelles, Suspense

Le monde part en vrille

de David Belo
Nouvelle – 2023
Éditeur : Éditions Taurnada

• Bandeau_Intro_1.jpg

Ne dit-on pas que le monde est fou ?

Miguel et Rémy, deux agents de la compagnie des eaux, vont l’apprendre à leurs dépens.
En pleine nuit, un camion meurtrier et un incident dans les égouts vont les conduire dans les méandres du réseau souterrain. Mais, à chaque retour à la surface, ils vont découvrir une autre réalité et affronter tous les dangers dans… un monde qui part en vrille.

 

• Couv_2024-038_Belo David - Le monde part en vrille

 

J’ai découvert l’écriture de David Belo avant-hier avec Mon ami Charly
… Et depuis son style me hante, radicalement différent de ce que j’avais pu lire dans le genre.

Le monde part en vrille, confirme pour moi la folie ou le talent de l’artiste !
David est arrivé dans cette nouvelle d’une trentaine de pages à raconter une multitude de récits. Mais comment fait-il ?
Après avoir échangé quelques minutes avec David entre hier et aujourd’hui, je sais qu’il est désormais un auteur à suivre…

Miguel et Rémy, deux agents de la compagnie des eaux, vont vivre un véritable enfer. Êtes-vous prêt à les suivre sous terre et à partager leurs souffrances ?

Si vous êtes aussi curieux que moi, n’hésitez pas à aller sur le site des éditions Taurnada :
https://www.taurnada.fr/2023/12/02/le-monde-part-en-vrille-de-david-belo/
C’est gratuit !

D’ailleurs, il y a aussi d’autres nouvelles. Il serait dommage de passer à côté.

« L’écriture de cette nouvelle fut un exercice particulièrement intéressant.
Avec pour contraintes d’utiliser les lieux de distribution du journal pour décor et à raison d’une seule page par chapitre et par parution.

Il fallait une écriture rapide et concise… Je me suis régalé.
J’espère que vous aussi. »

David BELO.

÷÷÷÷÷÷÷
Extraits :

« Tu passes ton temps à ronchonner et à voir les gens comme des monstres ! Pourtant, la vie est parfois belle, regarde ce que vient de m’offrir Julie pour notre anniversaire de mariage, une Apple Watch de luxe. Je n’imagine même pas combien de temps, elle a dû économiser pour l’acheter. »

« “Je m’appelle Rémy, et voici mon collègue Miguel. Est-ce que quelqu’un peut me dire ce qui se passe ?”
Accroupi contre un mur, un homme se redressa. Son épaule saignait abondamment. Il se plaça devant ses enfants et fit écran, comme pour les protéger, tel un bouclier.
“On n’a pas ce que vous cherchez ! dit-il.
– Excusez-nous, mais de quoi vous parlez ? intervint Miguel. Je vous assure que nous sommes complètement perdus dans cette situation.” »

« “Ne faites pas de bêtises, pensez à votre famille, à vos amis !
– Non ! Ma vie est détruite. J’ai perdu tous mes followers, mon avatar a disparu de la Toile et j’ai été banni d’Internet”, répondit l’homme avec détresse. »

« Miguel se tourna vers Rémy et lui demanda :
“Tu voulais sauver quelqu’un ? Vas-y, sauve le monde.”
Mais Rémy était figé face à l’immense vague surgie de nulle part. Un tsunami s’apprêtait à ravager la ville de Ham. Miguel attrapa son collègue et le tira dans les égouts, in extremis… »

 

David Belo est un peintre et décorateur en bâtiments depuis 1997…
il est aujourd’hui artisan Spécialiste en décoration, entreprise BeloDeco (ancienne technique décorative : patine, imitation bois, imitation marbre, fresques etc…. )

Il a commencé la peinture sur tableau en janvier 2017. La passion du métier ainsi que ses connaissances lui permettent une bonne évolution dans le domaine de l’art. Peinture et photographie sont naturellement devenues sa façon de penser… vivre… Ses toiles sont réalisées avec des peintures de bâtiment, il joue avec les matières et les transparences de glacis à l’ancienne. (huile de lin – térébentine – pigments en poudre)

David Belo vit et travaille à Mogneville (France).

Passionné de films d’horreur, thrillers et adepte des livres audio, c’est à son tour d’inviter les lecteurs à frissonner au rythme de ses mots.

– 2024 – “MON AMI CHARLY” édition Taurnada https://leressentidejeanpaul.com/2024/05/15/mon-ami-charly/
– 2023 – “Le monde part en vrille” Nouvelle au format numérique aux éditions Taurnada.
– 2023 – “OPATOMA, le fleuve aux mille morts
aux éditions LBS, diffusion Dilisco, groupe Albin Michel. Parrainé et Bandeau sur couverture par Claire Favan, auteure.
– 2021 – “Mourir gentiment
novella au format switch, Publié par Hugo Publishing sur Nextory.
– 2021 – Représentation du tableau “Il était deux fois” de Franck THILLIEZ,
publié dans la version poche.
– 2020 – Auto-édition du recueil photographique des tableaux d’auteurs “Portraits & mots d’écrivains”.

Émotion, Drame, Fantastique, Folie, Noir, Nouvelles, Poésie, Polar, Suspense

SEPT

Les padawans de René Manzor
de Alys Réal, Alba Ombieri, Élodie Fabre, Isabelle Weber,
Olivier Martial, Louise Calvi-Lotito, Stéphanie Baudron-Cosson

Broché – 1 juillet 2023
Éditeur : Des livres et du Rêve

• Bandeau_Intro - 1.jpg

Il y a trois ans, quand le covid frappe et que les tournages s’arrêtent, le réalisateur, scénariste et romancier, René Manzor, a une idée folle : donner vie à ce prof d’écriture qu’il cherchait désespérément étant môme, quelqu’un qui vous apprendrait les secrets de l’écriture comme un prof de guitare vous montre les accords.
Grâce à son « coaching », des débutants de tous âges donnent vie à leur histoire.
SEPT d’entre elles sont publiées dans ce recueil.
Elles révèlent SEPT nouveaux talents…

 

• Couv_2023-066_Collectif - René Manzor présente SEPT

 

La sortie du jour dans toutes les bonnes librairies !

Pas facile d’emporter ses lecteurs avec des nouvelles. Il faut être concis, pointu, mais il faut aussi trouver le petit plus qui fera la différence qui nous embarquera quel que soit le choix de l’auteur.
La puissance des mots, la beauté du texte, la volonté de magie, le suspense, la violence, et plus encore.

Un exercice difficile, et pourtant…

Avec ce recueil, René Manzor grâce à ses conseils auprès de ses SEPT recrues réussit pour moi un véritable tour de force… Il y a de la passion, de l’envie, des drames, des meurtres, de l’amour aussi. Je suis passé du sourire aux larmes, et vice-versa. Dieu que c’est bon de savoir qu’il existe encore tant de choses à écrire, tant d’histoires à découvrir…

Mais finalement, qu’est-ce qu’un(e) auteur(e) ?
N’est-il pas le conteur d’autrefois qui nous émerveillait et faisait briller les yeux des enfants ?
Alors, en toute honnêteté, je vous conseille d’entrer dans le monde de ces SEPT “nouveaux” auteurs, qui pour une première tentative, frappent très fort, et dont je suis persuadé que l’on entendra parler de certains d’entre eux très bientôt. TROIS de ces nouvelles, dont je tairai le nom, sont pour moi de gros coups de cœur…
Sauriez-vous deviner lesquelles ?

Merci à Réné pour cette superbe idée.
Merci à Angie Lollia des Éditions Des livres et du Rêve, pour l’impression et la diffusion de ce livre, pour lequel j’ai eu la chance de réaliser la couverture.

C’est pour genre de récits que je continuerai à lire tant que je le pourrai…
C’est magnifique, beau et touchant à la fois.

Un beau cadeau à offrir et à s’offrir…
Pour chaque achat de ce livre, 1€ sera versé aux Apprentis d’Auteuil.

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

Stéphanie Baudron-Cosson – Embrasez-vous !
« Les pompiers étaient arrivés juste après pour éteindre l’incendie et constater le décès de la femme de Paul.
L’enquête avait été classée sans suite, faute de preuves. Reste que les gendarmes de Saint-Mars avaient retrouvé un briquet carbonisé dans la chambre des enfants… »

Élodie FabreMaman
« Tout son corps n’était que douleur. Encore. C’était épuisant. Le supplice de l’accouchement, Rose s’y était préparée, ces quelques heures d’une torture bien réelle. Mais qu’en était-il de la suite ? Personne n’évoquait le sujet. Comme si tout s’arrêtait, lorsque les ciseaux embrassaient le cordon. Et pourtant, la souffrance perdurait, bien au-delà, vicieuse, pernicieuse, et pas le moins du monde discrète. Rose la traînait comme un boulet dès qu’elle se levait, dès qu’elle s’asseyait, dès qu’elle bougeait, en somme. »

Isabelle Weber – Emprise
« – Il va avoir besoin de nous, Hélene.
– Oui ! De nous ensemble, pas l’un contre l’autre.
Ils se dévisagèrent intensément, comme deux ennemis se rappelant qu’ils avaient été alliés, deux parents à la dérive, convaincus que tout était encore possible pour sauver ce qu’ils avaient de plus précieux en commun : leur enfant. »

Alba Ombieri – Valentin, 1916
« Je m’accrochai à cette photographie, imaginant que ces gens étaient mes proches. Je scrutai le doux visage de cette mère jusqu’à ce que les yeux me brûlent. Cela me fit presque oublier la douleur d’être vivant. Je glissai alors le cliché dans ma poche, décidant d’emmener avec moi ce qui me manquait le plus : une famille qui m’aimait. »

Olivier Martial – 74 après R.A
« – Mais si, c’est toi qui choisis, protestait ma mère. Et tu peux lire autant de livres que tu souhaites sans nous encombrer.
– Non ! C’est différent. Un livre, ce n’est pas que ce contenu. C’est aussi un objet avec lequel j’ai voyagé, qui m’a accompagné dans des moments difficiles ou joyeux. Ce sont des pages écornées, abîmées, avec des notes sur le côté… Et parfois, ce sont des cadeaux de gens que l’on aime. »

Alys RéalEntre chienne et louve
« C’était un soir d’octobre, une de ces belles fins de journée ensoleillées où l’on sentait que l’automne pointait le bout de son nez. Les couleurs étaient éclatantes et une légère brume guettait un petit coin de campagne de l’Heure, aux portes de la Normandie. La nuit patientait encore un peu pour laisser la place à cette heure que l’on nomme magique. Ce moment, où il fait trop sombre pour différencier un chien d’un loup- rappelait aux promeneurs qu’on apprivoisait durablement, personne. »

Louise Calvi-Lotito – La Vespa rouge
« Je me revois, en ce jour, si particulier de 1955, tremblant de la tête aux pieds, devant ma machine, dans l’attente de la sanction définitive du directeur : mon renvoi, après seulement une journée de travail. Il m’avait appelé. Nous avions parlé. Enfin… si je suis honnête, j’avais surtout écouté. La conversation est restée gravée dans ma mémoire. Le plus incroyable est que je n’ai pas été congédié. Il a décidé de me donner ma chance. Cela arrivait encore, dans ces années-là. Pas sur la chaîne de montage des Vespa, non, mais dans l’équipe de designers de l’entreprise. On m’a installé à l’étage, dans un grand atelier où travaillaient des personnes sorties d’écoles prestigieuses. J’ai eu deux mois. Deux mois pour montrer que mon geste n’était pas seulement celui, irréfléchi, d’un gamin. Deux mois pour faire mes preuves, ou repartir de zéro, ailleurs. »

Folie, Humour, Nouvelles

Ah ! Mauricette…

de José Herbert
Broché – 5 mai 2023
Éditeur : Amanite

• Bandeau_Intro - 1.jpg

Justin, instituteur à la retraite, consacre désormais son temps à l’écriture d’histoires invraisemblables et délirantes, inspirées par l’observation de ses contemporains. Il s’amuse chaque jour à les raconter à sa voisine Mauricette à travers la haie de clématites séparant leurs propriétés. Mauricette l’écoute avec beaucoup d’intérêt. Est-ce l’œuvre ou l’auteur qui la passionne réellement ? N’a-t-elle pas établi volontairement les règles d’un jeu de séduction pour arriver à ses fins ? Rondouillette, dotée d’un regard pervenche, d’une chevelure rouge garnie de bigoudis, la quinquagénaire semble naïve pour Justin le fanfaron qui donne aveuglément libre cours à son plaisir.

Ce recueil de nouvelles est construit comme un roman. Chacun des chapitres donne envie de lire le suivant. José Herbert manie l’humour parfois grivois, le cynisme, voire la folie, avec habileté, surtout quand il s’agit d’exposer certains travers de notre société. Les personnages de ses histoires sont foldingues : le flatteur de dindons, l’inventeur de l’eau en poudre, le vieux qui monte un escalier, le vendeur de chaussures à l’unité, le « muscleur » d’huîtres…

Toujours désopilant, parfois dérangeant, Ah ! Mauricette… invite le lecteur à s’interroger sur l’absurdité de certains comportements humains. À savourer avec gourmandise.

 

• Couv_2023-053_herbert José - Ah ! Mauricette..

 

C’est d’abord un peu dubitatif que j’ai commencé ma lecture…

J’avais déjà vu la couverture sur les réseaux et j’avoue l’avoir trouvée fort sympathique !
Comme je ne lis plus les 4e de couverture, je me suis lancé et…

Et…, j’ai eu un peu de mal à entrer dans le récit.
Deux voisins, Mauricette et Justin, font connaissance à travers le grillage qui les sépare. Ils se retrouvent régulièrement et petit à petit va naître une amitié entre eux… et petit à petit je ressens moi-même un petit quelque chose envers Mauricette et sa naïveté un peu déconcertante du début, mais vu que l’auteur, ou Mauricette, je ne sais plus est arrivée à me faire sourire et finalement rire, mon esprit un peu fermé, s’est libéré et ouvert doucement…

Ah ! Mauricette…
Je n’étais pas préparé à ta rencontre et il aura fallu la ténacité de Justin pour percevoir ton aura.
Car Mauricette est drôle et tendre à la fois avec ses cheveux rouges pris dans ses bigoudis.
Mais le plus drôle encore, c’est que j’ai appris plein de choses… Oui !!!

– “Branleur” de dindons, une profession que je ne connaissais pas !
Si, ça existe !!! J’ai vérifié sur Google !!!

– Avez-vous déjà essayé de nettoyer un trou ? Justin lui, le fait tous les matins !

– Saviez-vous que les huîtres n’avaient qu’un muscle ?

– Miss France, est-elle vraiment plus jolie que Mauricette, et sent-elle mauvais lorsqu’elle va aux toilettes ?

– Ça vous dit un conte surtout pas pour les enfants ?

– Qu’en est-il de la chatte de Mauricette ? De l’obélisque de Justin ?

Je termine mon livre un peu perdu, mais le sourire aux lèvres, car la lecture, c’est ça aussi. Aller là où je ne serais peut-être jamais allé sans avoir un peu insisté. Alors merci José, d’avoir osé ce livre qui devrait ravir tous ses lecteurs. Et putain que c’est bien écrit.

Inclassable, cocasse, un peu folle, mais parfois sérieuse aussi, finalement j’ai fini par la trouver jolie Mauricette avec ses bigoudis et elle “s’emboîte” si bien avec Justin. Elle m’a emmené dans son univers original où les gens et les choses ne sont pas forcément ce qu’elles paraissent être !

Un sacré moment de lecture, maintenant, il va falloir que je redescende sur terre…
Merci José, d’avoir agrandi mon horizon !

÷÷÷÷÷÷÷

Extraits :

« Pendant toute la durée de l’acte de chair, puisqu’elle réclamait de lui qu’il enceintât d’un animal, Papa montra son talent. Il aboya, il miaula, il bêla, il grogna, il rugit, il beugla, il brama, il gazouilla, il cacaba et gloussa, il coassa et croassa. Il garda le meilleur pour la fin. Au moment où ils jouirent, il poussa un énorme cocorico, le col dressé à la façon de Chantecler, le coq du roman de Renart. »

« – Justino, toi, mendiant, tu prétends t’être adonné au commerce d’allumette vers ta vingtième année. Quel âge avais-tu quand tu as rencontré le compteur danois ?
– Je n’avais pas d’âge, sauf celui de la fabulation, des mythes et des rêves. Je sens que tu ne me crois pas. Joselito, peux-tu répondre à la question suivante : Quel âge avait Rimbaud ? Impossible, n’est-ce pas ! Simplement, parce que Rimbaud n’a pas d’âge, comme Anderson, comme moi-même. »

« – Tu es une petite nature, lui dis-je, un petit cœur sensible.
– Ton histoire n’est pas terminée, Justin.
– C’est vrai ! Veux-tu veux vraiment en connaître la fin ? Ne te mets pas à pleurer, s’il te plaît !
– Oui ! Pas de soucis !
Je cherchai un endroit suffisamment large dans la clôture pour y placer ma bouche et lui bisouter les joues et, pourquoi pas, le cou. Elle passa ses bras dans d’autres trous bien choisis et m’enlaça. Comment allions-nous sortir de cette complexité métallique qui nous enchevêtrait ? Mais peu importait le ridicule de la situation, je lui livrai à la fin de mon histoire et elle gémit. Elle avait promis de se tenir. »

« Quand Philibert remplissait un formulaire pour la Sécu, par exemple, à la ligne “Profession”, il écrivait, en s’appliquant et en passant la langue, “flatteur de dindons”. Doux euphémisme pour décrire en réalité une occupation qui aurait été plus explicite, s’il avait écrit “branleur de dindons”, mais Philibert était un brin poète et, pour lui, flatter était plus poétique branler. »

« – Tu veux me montrer tes seins, Mauricette ?
Elle aimait me dévoiler des parties cachées de son anatomie, sauf la plus secrète, pour l’instant. Elle me draguait, je le constatais une fois de plus. Mais je regrettai aussitôt cette remarque, car ce que je voyais n’était guère réjouissant. Entre ses seins et son nombril logeait, un bel hématome large et coloré en un camaïeu de vert et de bleu, telle une aurore boréale au pays des Lapons. »

 

José Herbert est né à Aniche en 1944, dans le département du Nord. Il fréquenta l’Ecole Normale de Douai pour devenir ensuite instituteur à Vred, puis Auberchicourt, enfin, à partir de 1975, directeur d’école et secrétaire de mairie à Wambaix, petit village du Cambrésis. Il est maintenant installé à Loos en Gohelle. C’est un amoureux des lettres, passionné d’histoire locale, il aime l’humour loufoque, les situations hors norme, les personnages burlesques.

Il publie aux Editions Atria un premier roman, L’instituteur impertinent, qui raconte avec humour, pittoresque et tendresse, une vie professionnelle exceptionnelle.
Son deuxième roman, signé La grande faucheuse, est une pure loufoquerie. Imaginons un couple singulier. Lui, c’est Viktor, enseignant à la retraite. Elle, c’est Samantha, la grande faucheuse, la Mort allégorique, trimballant sa faux au hasard des vies à faucher. Samantha se déplace en mobylette, possède un téléphone portable, se nourrit de salades. Nos deux héros se rencontrent fortuitement, s’aiment et décident de nouer une relation forte et durable qui va les entraîner dans l’espace et dans le temps.
Dans ce dixième roman (second roman policier), il vous fera découvrir la région de Cambrai comme vous ne l’avez jamais vue.

Émotion, Drame, Dystopie, Folie, Humour, Nouvelles

Ce qui nous lie et nous éloigne

de Peggy Fratorre
Broché – 8 septembre 2017
Éditions : La lampe de chevet

• Bandeau_Intro - bis.jpg

Les liens du mariage ou du sang, ceux entre une victime et son agresseur, entre un greffé et son donneur, ceux avec son idole, avec son enfance ou les liens entre la vie et la mort… L’existence est faite de dépendances affectives. En racontant la réalité à laquelle on est confronté chaque jour, ces quinze nouvelles traversent l’ordinaire de toute vie et évoquent ce qui nous lie et nous éloigne.

 

• Couv_2023-022_Fratorre Peggy - Ce qui nous lie et nous éloigne

 

Peggy Fratorre, encore une auteure que je ne connaissais pas, encore une belle, voire une très belle surprise !

Quinze nouvelles, quinze chutes surprenantes que je vous défi d’anticiper…
Quinze nouvelles qui sont allées chercher en moi, au plus profond de mon cœur et de mon esprit certaines résonnances avec beaucoup émotions et des ressentis complètement différents.
Chacune d’elles m’a un peu plus enfoncé dans des mondes qui mènent vers la fragilité, la douleur, la vengeance, l’enfance… Le tout avec énormément d’imagination. Les seuls points communs pourraient être la Femme… ou la maîtrise de l’écriture de l’auteure.
Car Peggy maîtrise parfaitement son écriture et ses effets. Elle mêle avec une facilité déconcertante la poésie, le suspense, la peur, mais aussi l’humour.
Plusieurs nouvelles de son recueil ont remporté prix et distinctions, ce qui ne me surprend pas du tout. J’en ai même relu certaines afin d’essayer de deviner celles qui avaient été primées.

Je serai bien curieux de lire ce qu’elle a écrit d’autres !

Alors, si vous ne voulez pas être secoué en votre for intérieur, passez votre chemin…
Un petit recueil oui, mais rempli d’idées insoupçonnées, bouleversantes aussi…
Nous sommes tous directement ou indirectement les héros des nouvelles de Peggy, c’est ce qui nous lie et nous éloigne…

Certaines images resteront dans mon esprit.

÷÷÷÷÷÷÷
Extraits :

« Enfants, nous habitions dans une maison, qui, très vite, est apparue trop exiguë pour onze occupants. Nos armoires étaient presque vides… nos ventres aussi. Ce que l’on mangeait – souvent une simple tranche de pain saupoudré de sucre – ne nous tenait pas toujours à l’estomac. Nous manquions de tout… sauf d’amour. Vivre de cette façon était si inconcevable pour une personne extérieure, qu’on menaçait sans cesse ma mère de mettre ses petits à l’Assistance Publique. Nous ne pouvions nous permettre de prendre la douche chaque jour, et ne cherchons pas à faire des effets de toilettes pour nous rendre à l’école : nous n’avions pas l’embarras du choix ! Les plus jeunes, portaient les vêtements et les chaussures de leurs aînés. Autant dire que les habits des cadets était élimés. Ainsi, nous étions pauvres, mais heureux. »

« Le Docteur Prudence, Clairval était assise dans son cabinet. En entrant dans cet endroit calme, à l’ambiance feutrée, on se sentait tout de suite à l’aise. Ici, pas de trace du traditionnel divan, mais un fauteuil style cabriolet, très confortable. Prudence était Psychiatre, un « Docteur de l’âme ». Elle passait son temps à diagnostiquer et soigner les maladies mentales : dépression, trouble obsessionnel compulsif, paranoïa, bipolarité… Elle n’avait pas voulu écrire « Psychiatre », sur sa plaque à l’entrée, car les patients pouvaient se sentir gênés de consulter un psy. Pour beaucoup, qui disait « Psy », disait « fou ». Or, ceux qui venaient la voir ne l’étaient pas tous, loin de là ! »

« L’autre jour, en regardant un reportage sur l’euthanasie, j’avoue que l’idée de me débarrasser d‘Émile m’a traversé l’esprit. J’y ai repensé plus d’une fois, depuis. Quel plaisir peut-il avoir à vivre dans une telle dépendance ! Alors, j’ai beaucoup réfléchi, j’ai échafaudé différents plans. Trouver le meilleur moyen pour être seule… Enfin libérée ! »

« Du coup, j’ai intégré une école d’infirmière. Cela m’est apparu comme une évidence. Rêveuse née – trop naïve diraient certains – j’aspire à un monde meilleur où la souffrance, la pauvreté et la maladie n’existeraient pas. J’aime savoir que je peux me rendre utile. D’un naturel réservé, ce travail me permet de m’épanouir, de gagner en confiance. Il m’oblige à être à l’écoute des gens, sans porter de jugement. Il demande de la patience, de la rigueur, de l’organisation et beaucoup de sang-froid. Qualités que je crois avoir et que j’ai essayées de cultiver. Soigner les blessures, panser les plaies, apporter bonheur et réconfort : voilà mon quotidien ! Un métier riche en relations humaines, qui ne connaît pas la routine et qui m’aide à devenir une belle personne. Une carrière à peine choisie par hasard, au service de mon prochain. »

 

Née à Marseille, ville chère à son cœur qu’elle a dû quitter en 2001 pour des raisons professionnelles, Peggy Fratorre a alors habité à Troyes (dans le Grand Nord !) pendant un an puis dans le Golfe de Saint-Tropez, à Cogolin pendant neuf ans. Passionnée de littérature, c’est tout naturellement qu’elle est devenue professeur de Lettres. Une véritable vocation née dès l’enfance. Voilà seize ans qu’elle essaie de transmettre son amour du français à ses élèves.

C’est à l’occasion d’un concours de nouvelles, en 2009, qu’elle en est venue à l’écriture.

Plusieurs nouvelles du recueil ont remporté des prix et distinctions.

Retrouvez-la sur son blog :
http://peggyfratorre.blogspot.fr/

ou sa page FB :
http://www.facebook.com/donnemoidesnouvelles/

Drame, Folie, Frisson horreur, Noir, Nouvelles, Suspense, Thriller

Sang pour sang Thriller : Volume 5

de Collectif
Broché – 27 janvier 2023
Éditions : Independently published

• Bandeau_Intro - ter.jpg

Gabriel C.
Florence Journiaux
Stanislas Petrosky
Sébastien Guerrero
Sabrina Guerreiro
Sylvie Marchal
Sébastien Theveny
Claude Picq
Éric Oliva
Eric Dupuis
Albertine Gentou
Sebastien Gaietta
C.Dreek
Jona Laix
Rime de Bervuy
Valérie Valeix
Ludovic Metzker
Bob Garcia
Nil Borny

 

• Couv_2023-020_Collectif - Sang pour sang Thriller

 

En octobre 2023 aura lieu le prochain salon Sang pour sang thriller à Longperrier dans le 77. Une partie des fonds récoltés lors de la vente de ce recueil servira à financer le salon organisé par Nadine Doyelle.
Nil Borny et Deborah Coladonato, qui ont écrit les préfaces, en seront le parrain et la marraine.

Dix-neuf auteurs, dix-neuf nouvelles avec lesquelles j’ai passé des moments très agréables. Toutes très différentes les unes des autres, je suis passé par différentes émotions. Certaines amènent une touche de paranormal, de suspense, d’humour noir ou pas, ou carrément angoissante ! Dans tous les cas, il y a de très belles surprises, à mon goût…

Il me sera très difficile de vous en dire plus, mais il fait partie des bons recueils de nouvelles que j’ai eus l’occasion de lire dernièrement.

En panne de lecture ?
N’hésitez pas, de plus, c’est pour une bonne cause !

÷÷÷÷÷÷÷
Extraits :

« Isabelle, ouvrit sa boîte mail et cliqua sur le dernier message arrivé. Une semaine qu’elle guettait cette réponse et son cœur se mit à battre plus fort au fur et à mesure que son regard la parcourait.
Sans attendre, elle attrapa son GSM et composa le numéro de Jean-Paul. Son mari décrocha aussitôt.
– Salut, chérie, lâcha-t-il un brin étonné.
Sa femme n’avait pas pour habitude de l’appeler pour un oui ou pour un non lorsqu’il était à son bureau et, même s’il appréciait de l’avoir au téléphone, ses coups de fil étaient loin d’être monnaie courante. »

« En règle générale, un mari bafoué se venge en pourrissant la vie de son épouse infidèle. Un lâche fait ses coups foireux en loucedé alors qu’un colérique ira jusqu’à la frapper, et un impulsif mettra une raclée à son rival. Certains, la rage au ventre, poussé par la frustration ou la haine, vont même jusqu’à franchir le point de non-retour en intentant à leur vie. Tillier devait faire partie d’une autre catégorie d’individus. Ne ressentant aucune once de méchanceté envers sa femme, submergé par le désarroi, sans doute également l’amertume, il a préféré disparaître de sa vie dans tous les sens du terme. »

« Elle agissait sans trop réfléchir à ce qu’elle faisait, craignant d’être submergée par ses émotions. Elle connaissait les différentes étapes puisqu’elle avait observé son patron les réaliser à plusieurs reprises. Mais, jusqu’à ce jour, elle n’avait géré que la partie administrative de ce travail. Lorsqu’il lui avait proposé d’assister à l’ensemble de la procédure de crémation, Monsieur Bishop ne lui avait pas avoué qu’il comptait bien lui déléguer cette besogne désormais. Le revers de la médaille était plutôt brutal. »

« – J’avais craint que vous ne veniez m’annoncer la mort de mon mari.
– Cela n’aurait-il pas été un soulagement plutôt ?
– Enfin, Monsieur, quelle affreuse pensée.
– Il me semble que lorsqu’on va chercher du réconfort dans d’autres bras que les légitimes, c’est que le désir d’un autre corps est tel qu’on est prêt à sans passer par le pire. Je pourrais, en ma qualité d’inspecteur, vous raconter bien des crimes, pas tous passionnels. »

« Croyez-moi, les maisons sont comme les objets, elles ont une histoire à raconter. Que ce soit du bonheur ou du malheur, il est dit que nous pouvons le ressentir dès lors que nous pénétrons dans une pièce. Nous n’y prêtons nullement attention et nous faisons fi de cela.
Certains esprits ne vous veulent pas que du mal, soyez rassurés. Ils tentent dans de nombreux cas de communiquer avec vous en cherchant à vous parler par un moyen quelconque : faire tomber de la vaisselle, ouvrir un placard, faire grincer les murs…
Ils communiquent du mieux qu’ils peuvent et profitent parfois des nouvelles technologies : les chaînes hi-fi, les casques audio ou la télévision. Comment ? Ils émettent des interférences de manière répétée jusqu’à vous faire comprendre que c’est à vous seul de tout faire pour établir cette communication. »

 

Sang pour sang Thriller

Émotion, Folie, Nouvelles, Suspense, Thriller

Partout la mort

de Jean-Luc Menet
Broché – 28 novembre 2022
Éditions : Le chat qui danse

• Bandeau_Intro - ter.jpg

“La mort, la mort, la mort, toujours recommencée”, chantait Georges Brassens en parodiant Paul Valéry et son Cimetière marin.
Il est vrai que la Mort est partout, mais en réalité, elle juste là. Plus exactement, elle a toujours été là.
Beaucoup la redoutent ou la craignent, d’autres la souhaitent ardemment, d’autres encore vivent à côté d’elle, sans s’en préoccuper vraiment. Quelques-uns, enfin, la provoquent ; dans les deux sens du terme.

Les nouvelles de ce livre ne parlent pas vraiment de la mort, mais elles la côtoient, la mettent en scène. Ce sont des histoires, presque des contes, des tranches de vie, des tranches de mort.
Ainsi, on la voit surgir au beau milieu d’une découverte historique, au travers d’une enquête policière, dans les souvenirs d’une vieille dame désireuse d’en finir, dans les pensées d’une jeune femme suicidaire, dans les projets d’une tueuse en série, au cœur des expériences d’un scientifique de renom, dans les intentions scandaleuses d’un couple désireux d’abandonner leur chien, par les yeux d’un prédateur sexuel et même au sein de conversations à bâtons rompus…

Et parfois, à deux pas d’elle, il y a la vie.
Oui, la mort est partout.

 

• Couv_2023-009_Menet Jean-Luc - Partout la mort

 

Dans la Rome antique, mais aussi en Italie, le nombre dix-sept porte malheur. En effet, il s’écrit en latin XVII, dont l’anagramme VIXI (vixi) signifie “j’ai vécu”, c’est-à-dire “je suis mort”.

La mort est toujours.
La mort est imprescriptible.
La mort est partout.

Il y a dix-sept syllabes dans un haïku.
C’est aussi le nombre de nouvelles de ce recueil.

Dix-sept histoires dans lesquelles la mort est présente,
dix-sept univers complètement différents,
dix-sept dénouements que l’on ne voit pas arriver du tout,
dix-sept nouvelles… qui vous attendent.

Jean-Luc Menet est arrivé à me surprendre à chacun de ses récits. Tantôt avec humour, tantôt violents, tantôt tristes, mais toujours avec des réparties excellentes et un suspense incroyable !
Et oui ! Malgré la thématique récurrente, j’ai souri à certains passages, et plus j’avançais dans le livre, plus je me suis laissé prendre au jeu. L’auteur cache bien son jeu et c’est un sans-faute pour moi. Je serai bien incapable de dire laquelle j’ai le plus aimée, mais je peux vous certifier que toutes m’ont interpellées. Je découvre un Jean-Luc qui a l’air de bien s’amuser à nos dépens, mais toujours avec beaucoup “d’humanité”.
Tueurs en série, SDF, psychologue, auteure, hommes préhistoriques et divers animaux, Jean-Luc m’a embarqué dans sa “farandole”, d’une main d’expert, car si le “fond” est présent dans ses dix-sept nouvelles, la “forme” y est aussi grâce à des textes réfléchis et de qualités.

Alors, parfois oppressant, parfois digne d’un esprit torturé, certains avec beaucoup d’humour noir, d’autres sombres et envoûtants, chaque récit reste une leçon de vie, et n’oublions pas qu’elle soit accidentelle, atroce, brutale, glorieuse, héroïque, ignominieuse, immédiate, infâme, instantanée, inutile, précoce, prochaine, rapide, redoutée, solitaire, soudaine, tragique, ou volontaire… pour que la mort soit, il faut qu’il y ait la vie…

Merci Jean-Luc, pour ces différentes approches de la vie et vos capacités d’imagination,
Merci d’avoir crée, des personnalités si différentes et tellement vivantes,
Merci pour la philosophie globale qui transparaît à travers chacune de vos lignes…

À découvrir et à lire sans modération !

Encore un grand “Merci” à Blandine Carron pour cette découverte qui pour le coup n’est pas mortifère du tout !

÷÷÷÷÷÷÷
Extraits :

« C’était hier. Il devait être environ minuit et je me promenais au hasard des rues. Normalement, je rejoins mon emplacement habituel vers dix-neuf heures au plus tard, mais mon moral était déplorable. Je me suis habitué à ces variations d’humeur. Depuis toujours, je suis cyclothymique. Certains jours, je suis au sommet de ma forme : souriant et enthousiaste, rien ne saurait venir à bout de mon optimisme, même la rue. Mais d’autres fois, je me sens comme au fond du trou, empli de tristesse, irritable, abattu : dans ces moments-là, je suis incapable de réagir, je déprime. »

« Parfois, j’ai l’impression que ma tête se vide. Il y a même des jours où je te cherche à la maison. Il y a pourtant des années que tu m’as quittée et je t’en veux encore pour ça. Je crie : « Émile, Émile ! » en te cherchant partout. Et puis, je me souviens qu’on est plus ensemble, même si je passe te voir chaque semaine, ou presque. »

« J’ai des trous de mémoire en ce moment. Rien de bien grave, mais c’est assez gênant, parfois. Tiens, l’autre jour, je me suis retrouvée dans la rue à trois cents mètres de chez nous… Et bien, crois-moi si tu veux, plus moyen de me rappeler ce que je faisais là. J’avais gardé mon tablier de cuisine et mes pantoufles. »

« Lucien n’a pas beaucoup dormi. Ce n’est pas la première fois. Il dort peu depuis toujours. Il fait partie de cette catégorie d’individus qu’on nomme les petits dormeurs et qui ont besoin de peu de sommeil. Ceux-ci, il ne faut pas les confondre avec les faux petits dormeurs, de simples insomniaques qui, après une nuit de veille subie, sont sujets à des baisses de régime et des coups de pompe, débouchant régulièrement sur des endormissements plus ou moins fugace.
Les vrais petits dormeurs n’ont rien à voir avec eux. Ils se contentent de seulement trois ou quatre heures de sommeil par nuit, ce qui suffit à recharger leurs batteries. Ils ont d’illustres représentants, comme Napoléon Bonaparte, Voltaire, Thomas Edison, Victor Hugo, Winston Churchill et paraît-il, un certain Emmanuel Macron. »

 

Bonjour, lectrice, bonjour lecteur !

Tout d’abord, si ce n’est déjà fait, n’hésite pas à cliquer sur le bouton «Suivre» afin de ne rien rater de mes parutions.

Mais je t’entends déjà : « Pourquoi suivrais-je quelqu’un que je ne connais pas ? » chuchotes-tu. N’aie aucune crainte, je vais maintenant me présenter.

Je suis né à Valenciennes en 1962, dans les Hauts-de-France, donc. Depuis mon plus jeune âge, j’écris. Mais la vie est ainsi faite que je ne me suis véritablement construit en tant qu’auteur qu’en 2020, lors de la sortie de mon premier roman Suicidés, un polar. J’y reviendrai.

Auparavant, j’avais publié des nouvelles et des poèmes en revue, et sorti un recueil de poésie (Contre la montre) qui a obtenu le Grand Prix régional de la Société des poètes et artistes de France (SPAF), région Nord, en 1990. Cela ne me rajeunit pas…

De longues années plus tard, j’ai co-écrit un livre scientifique qui traite d’écoconception et est paru chez Dunod. Je suis en effet maître de conférences à l’université polytechnique Hauts-de-France et j’avais à cœur de proposer au public un ouvrage traitant des questions environnementales. Sans doute est-ce cela qui a réveillé en moi cette énergie enfouie, cette passion de l’écriture qui ne s’était jamais éteinte, mais que j’avais fait passer au second plan.

Suicidés est sorti aux Éditions du Vénasque en pleine crise sanitaire, puis est ressorti un an plus tard chez Evidence Editions. Mais le marché du livre n’était pas au beau fixe, c’est le moins que l’on puisse dire. Le roman a été laissé sur le bord de la route, entraînant avec lui mon deuxième opus, « Quatorzaine », un recueil de chroniques policières. À ce moment-là, je me suis tout simplement dit que l’autoédition était une voie parmi d’autres, une voie que je devais emprunter sans négliger les autres. J’ai foncé.

En 2020, parallèlement à la première sortie de « Suicidés », j’ai proposé une réédition de « Contre la montre ».

Le Temps
qui nous mord
La Mort
qui s’étend

En 2021 paraît « Enquête interne », une novella qui raconte l’histoire de Mathieu Grivois, un lieutenant de police accusé d’un double homicide. Ce dernier voudrait bien se disculper et démasquer en même temps le véritable assassin, mais il en est incapable, car il est plongé dans le coma après qu’on lui a tiré dessus. Il devra pourtant résoudre cette affaire complexe.

Fin 2022, Partout la Mort regroupe dix-sept nouvelles noires qui mettent la Mort au centre de la pièce. Mais cette dernière est invisible ; on la sait présente, ou observatrice, mais on ignore qui elle va frapper et comment elle va s’y prendre. Le lecteur est ainsi baladé, trompé, secoué… par ces histoires à mourir debout, ces tranches de mort parmi les tranches de vie.

Début 2023, Suicidés ressort dans une version revue et augmentée ; restructurée, aussi. On y suit les aventures du capitaine de police Michel Dutour, un flic brisé par une ancienne enquête, et de sa stagiaire Clara Jeminski qui travaillent ensemble, mais sans le savoir, sur la même affaire. Un tueur en série met en scène des meurtres, en les déguisant en suicides, pour assouvir une vengeance qui date de plusieurs années. Dutour et Clara ont eux aussi leurs démons, un passé qu’ils partagent malgré eux. Ils s’associent à Hugo, un hacker providentiel, et enjambent l’espace et le temps pour résoudre une affaire qui n’en est pas une.

Toujours en 2023, Michel Dutour et Clara Jeminski reprennent du service dans « Quatorzaine ». Ce recueil regroupe quatorze chroniques policières qui sont autant d’enquêtes improbables, tantôt glaçantes, tantôt décalées, que nos deux héros doivent résoudre sur fond de crise sanitaire.

Et puis…

Lectrice, lecteur, si tu le souhaites, tu peux consulter mon site Internet :
http://jeanlucmenet.fr/auteur/
J’y évoque mon actualité et j’y dépose régulièrement des textes inédits
Tu peux aussi me contacter directement par e-mail à l’adresse contact@jeanlucmenet.fr
Je réponds à 100% des messages.
Il n’y a pas d’obligation d’achat, juste l’envie d’échanger, de sortir un peu de ma caverne.

Je t’invite aussi à me rejoindre sur mes réseaux sociaux :
Instagram : jeanlucmenetauteur
Tu peux aussi t’abonner à ma page Facebook : Jean-Luc MENET page auteur