Émotion, Drame, Histoire vraie, Psychologie, Thriller ésotérique

Forget me not

de Éric D’Aura
Broché – 16 septembre 2023
Éditions : Des livres et du Rêve

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Un polar machiavélique à l’humour décapant.

Un homme disparu pendant vingt ans, une succession de mystérieux meurtres rituels, un médecin légiste à la personnalité loufoque, narrateur sarcastique et principal suspect…
Manipulations, énigmes religieuses et faux semblants vont jalonner cette enquête trépidante aux rebondissements multiples, sur fond de Côte d’Azur. Des personnages déjantés, une capitaine aussi talentueuse qu’expéditive.

Vivez en immersion, heure par heure, une affaire inédite qui vous laissera à bout de souffle, au bord du précipice.
Inspiré de faits réels.

 

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Je termine mon roman, le ferme, le dépose sur mon bureau avec respect. La première question qui titille mon esprit est : “Qui est Éric D’Aura, d’où vient-il ?”

La règle du “premier roman” sera toujours pour moi, un mystère, une nouvelle vision, de la magie, une aventure qui requiert patience et rigueur, le prolongement de l’œil de l’auteur qui doit savoir aussi capter ma vue, mon odorat, mais le goût aussi, le toucher, et faire marcher mes sens et ceux de tous les lecteurs afin de les happer dans de nouvelles aventures…
Mais qui est Éric D’Aura ?

Lorsque j’ai pris ce livre, je l’ai feuilleté un moment et me suis dit “Oups ! Cinq cents pages écrites en petit, et des pages qui respirent peu, il va falloir s’accrocher !”
Encore une fois, je me suis fait avoir comme un débutant !
Car très vite, je baignais dans un monde qui me convenait et que j’aimais vraiment. De l’Histoire, de l’érudition, une enquête, non, des enquêtes gigognes pleines de suspenses, de la folie teintées d’étrangetés, de l’ésotérisme, des enquêtes qui se poursuivent sur plusieurs dizaines d’années, des messages secrets qui semblent traverser le temps, des jumeaux, des jumelles et au milieu de tout ça, Démétrius Collaki.

Démétrius Collaki. Quel personnage. Le personnage !
Dès le premier jour de son arrivée à l’IML de Nice, Démétrius Collaki, médecin légiste, a à peine le temps de faire connaissance avec ses collègues que sa première enquête démarre à toute vitesse et va le conduire là où il ne s’attendant pas du tout. Vers son passé.
Que se passe-t-il ? Un piège ? Chercherait-on à lui nuire ?

Des personnages forts bien choisis, très imagés que je me suis amusé à les imaginer… Et lui, petit et gros ? Elle plutôt fine, brune au carré, le grand rougeot qui veut toujours avoir raison… Bref, une sacrée équipe.
Au fur et à mesure de ma lecture, mais surtout des dialogues et une fois ma première surprise passée, après plusieurs éclats de rire, j’ai juste eu à me laisser emporter par des calembours qui n’ont cessé tout le long du récit et Démétrius Collaki/Éric D’Aura, n’a rien à envier aux grands, Raymond Devos, Pierre Desproges et et d’autre encore… Un coté un tant soit peu désuet, une vrai maîtrise du vocabulaire du rythme.
Un premier roman qui bouscule, qui percute qui explose !!!
Mais, où dons était caché Éric D’Aura durant toutes ces années ?

Un récit multipliant les faux-semblants, les mensonges et les manipulations. Qui va-vous perdre à de nombreuses reprises, jusqu’à la fin complètement inattendue, mais que c’est bon.
Quel style, quelle classe, ça fait un bien fou. De la vraie littérature “française”, de vrais exquis mots !
Éric D’Aura un auteur définitivement à poursuivre !

Merci à Angie Lollia des éditions Des livres et du Rêve, pour cette excellente surprise !

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Extraits :

« – Ah, d’accord. Tu plussoies, dis-tu ? Je ne connais pas ce terme, tu m’en vois confus.

– Oui, le verbe plussoyer. C’est un néologisme Internet.
– Aaaah, voilà pourquoi. Plussoyer ? Qu’est-ce que cela signifie au juste ?
– Ben, c’est le fait de noter +1 sur Facebook, Tweeter, les réseaux sociaux quoi !
– Ah OK. Les latrines du web, quoi !
– Pourquoi les latrines du web ? rétorque Cassiopée un soupçon vexée.
– Eh bien c’est très simple. Coupez-moi si je me trompe, et je parle sous votre contrôle, c’est très en vogue de parler sous le contrôle d’autrui, mais évidemment c’est une formule purement rhétorique et stupide, il est bien question ici, de ces réseaux dits “sociaux”, sur lesquels des personnes bien intentionnées, occupent leur temps libre à vomir sur leurs prochains, et qui cachées derrière leur écran aux vertus désinhibantes, se sentent subitement affranchies et décomplexées, au point d’être dès lors victimes de diarrhées verbales acides, et souvent même en apparente contradiction avec leur propre personnalité, n’est-ce pas ? Ensuite, selon le principe rabelaisien, les suiveurs dénués de tout bon sens, cliquent à tout-va dans la foulée, Panurge oblige, et se jettent ainsi dans la fosse ; septique. En conclusion, on affirme évidemment que c’est viral. »

« – Non, je suis lucide. Je tiens plus à ma fille qu’à ma propre vie, mais elle ne serait pas heureuse avec moi, je ne suis jamais là, peu disponible, trop mobile. Son bien-être nécessite des repères et de la routine. L’amour impose parfois quelques sacrifices, aimer n’est pas posséder, mais désirer le bonheur de l’autre, même loin de soi. Ne croyez-vous pas ? »

« – Dites-moi, vous possédez des connaissances pour le moins surprenantes, même si on sait désormais que Démétrius peut se conjuguer au pluriel, selon vos propos.
– Vous avez retenu ma petite blague, ça ne m’étonne pas de vous. Je m’explique : dans les années trente en Allemagne, peu après la montée en puissance d’Hitler, il était devenu évident, et l’avenir le démontra, que les francs-maçons étaient en danger et le myosotis, petite fleur bleue ou mauve, selon la variété, a été utilisé comme signe distinctif entre les frères en lieu et place de l’équerre et du compas. Plus discret.
Cette fleur est devenue par la suite le symbole de toute la Maçonnerie durant ces années de ténèbres. Et quand après la guerre, les loges en Allemagne ont pu rouvrir, qu’elles ont pu rallumer la lumière après toutes ces années d’obscurantisme, elles ont gardé comme emblème officiel, la petite fleur, en forme de « Forget-Me-Not ». Voilà pour le petit aparté historique. Sans condescendance de ma part, ça va de soi.
– Je suis impressionnée. Encore un cadeau de la sectaire confrérie des “frères la gratouille”. »

« – Ceci répond en effet à la question de la conservation du corps et du sang. Je valide. Par conséquent, ça laisse supposer que c’est bien le meurtrier qui a enlevé Lucien, il y a vingt ans. Mais à quoi joue-t-il ?
– Mais mon cher, si je le savais, je l’aurais déjà appréhendé. Quant à savoir pourquoi mettre autant de temps entre l’enlèvement et le meurtre de Salomos, là, j’avoue, c’est le blanc.
– Oui, c’est juste ! Je pouffe.
Abigail m’observe avec de grands yeux dubitatifs :
– Hum ?
– C’est Juste Leblanc.
– Et alors ? s’exclame Abigail désabusée.
– Non, rien, ça me fait penser à un type que je dois inviter à un dîner. »

 

Eric D’Aura : Né en 1970 entre le décès de Jimi Hendrix et celui du général De Gaulle, docteur en pharmacie diplômé à la faculté de pharmacie de Marseille où j’ai rencontré ma future épouse, douce moitié vitale mais également professionnelle, donc marié, deux filles, installés sur la Côte d’Azur depuis 1996. Biberonné par les lectures de Marcel Pagnol et d’Agatha Christie, j’ai osé pour mon premier roman le mixe des deux auteurs saupoudré d’un zeste de Pierre Desproges et rehaussé d’une pincée de Raymond Devos. Résultat : humour et des cadences…

Émotion, Drame, Fantastique, Histoire, Roman, Thriller ésotérique

Les prières de sang

de Jean-Marc Dhainaut
Poche – 5 juillet 2018
Éditions : Taurnada Éditions

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Alan Lambin, spécialiste en paranormal, est appelé à enquêter dans un vieux monastère ayant accueilli autrefois quatre templiers en fuite. Depuis, ses murs semblent dissimuler un lourd secret solidement gardé par des âmes hostiles. Les parchemins ne mentent pas, ni ces cris que chacun peut entendre la nuit dans les sombres couloirs du monastère. Et dire que tout a commencé parce qu’une étudiante a acheté un jour une armoire ayant appartenu aux moines.
Une armoire qui n’avait pas perdu la mémoire.

 

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Quel plaisir de retrouver Alan Lambin, mais surtout quel plaisir de retrouver la plume de Jean-Marc Dhainaut !
Dans cette nouvelle enquête, assisté de Mina Carletti, il est question de passages secrets, de Templiers et d’un vieux monastère…

Après avoir lu La maison bleu horizon, j’avais envie de savoir encore plus sur les enquêtes fantastiques et paranormales de notre duo.
Le rythme est ici plus soutenu, les choses s’accélèrent, il y a de nombreux rebondissements, et pas des moindres ! Il est question de fantômes particulièrement virulents, des Templiers assoiffés de sang, de jeunes mamans, de nourrissons décapités et d’un trésor caché !

Jean-Marc DHAINAUT m’a ébloui et vraiment surpris avec son récit, très différent du volet précédant, une écriture limpide et très efficace, avec un mélange bien dosé d’aventures et de paranormal, mais pas que… Car on dirait bien qu’il se passe quelque chose de plus en plus fort entre nos deux héros malgré leur timidité respective !

Vivement leur prochaine enquête !
Bravo Jean-Marc, et un grand merci aux Éditions Taurnada…

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Extraits :

« Céline les considéra à tour de rôle avant de se confier. Leur aide lui était précieuse, mais pouvait-elle vraiment leur faire confiance ? N’allaient-ils pas la juger ou l’écouter parler en songeant que tout ce qui pourrait l’aider ne serait que quelques vacances, un traitement médical ou un rendez-vous chez un psy ? »

« Mais elle était déjà loin. Des scènes improbables tournoyaient autour d’elle. Elle voyait des femmes, des dizaines de femmes avec leurs enfants dans les bras. Les bébés dont elle apercevait le visage étaient squelettiques et décharnés. Leurs mères poussaient des cris à pulvériser des verres en cristal. Elle était dans un bois et entendait des cloches sonner. Plus loin, elle distinguait des murs en pierre éclairés par des torches enflammées. Des chants religieux résonnèrent tout à coup, enveloppant ces scènes d’une atmosphère terrifiante et surréaliste. »

« C’est pas possible ! Mina, écoutez ça : « Ce dimanche, deux personnes ont été retrouvées mortes dans des circonstances malheureuses : un sans domicile fixe fortement alcoolisé, vraisemblablement mort de froid près de l’hôtel Roussel, et une vieille dame victime d’un arrêt cardiaque devant le relais routier, alors qu’elle rentrait chez elle. Deux nouveaux drames qui s’ajoutent à la mort du petit Quentin, pensionnaire de l’orphelinat Sainte-Clotilde, vendredi soir, fauché par une voiture alors qu’il s’enfuyait de l’épicerie après y avoir volé un paquet de bonbons.” C’est impossible ! »

« – Le soir où nous sommes arrives, quand je suis allé faire quelques courses, j’ai payé les bonbons d’un petit garçon qui n’avait pas assez d’argent.
– Et alors ? C’est un beau geste. Venant de vous, il ne me surprend pas.
– Vous n’y êtes pas. En lui payant ses bonbons, je l’ai empêché de les voler et de s’enfuir du magasin et de se faire écraser. Mais ce n’est pas tout : le clochard mort de froid, c’est celui à qui j’ai offert une couverture. Il dormait sur des cartons, près de l’escalier de l’hôtel, vous l’avez sûrement remarqué. Et cette femme, morte d’un arrêt cardiaque devant le relais routier, ne vous rappelle rien ?
– Oui ! La femme sur le trottoir !
– Exact Mina ! Et si nous ne l’avions pas aidée à se relever sous le poids de son vélo et de ses courses qui l’écrasait, elle aurait fait un arrêt cardiaque en tentant de le faire. »

 

Jean-Marc Dhainaut est né dans le Nord de la France en 1973, au milieu des terrils et des chevalements. L’envie d’écrire ne lui est pas venue par hasard, mais par instinct. Fasciné depuis son enfance par le génie de Rod Serling et sa série La Quatrième Dimension, il chemine naturellement dans l’écriture d’histoires mystérieuses, surprenantes, surnaturelles et chargées d’émotions. Son imagination se perd dans les méandres du temps, de l’Histoire et des légendes. Il vit toujours dans le Nord, loin d’oublier les valeurs que sa famille lui a transmises.

Brocélia
https://leressentidejeanpaul.com/2022/07/07/brocelia/

L’Œil du chaos
https://leressentidejeanpaul.com/2023/02/13/loeil-du-chaos/

La maison bleu horizon
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/13/la-maison-bleu-horizon/

Psylence
https://leressentidejeanpaul.com/2023/07/05/psylence/

Histoire, Thriller ésotérique

Artefacts

de Jérôme Segguns
Broché – 8 avril 2023
Éditions : Des livres et du Rêve

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L’exil de l’archéologue Pia Masson aux confins du monde afin de contenir le mal antédiluvien qui se répand sur terre a échoué. Ces puissances occultes involontairement libérées sont plus fortes que jamais. L’équipe des « Merrow » devra combattre cet ennemi séculaire, une fois encore. Au-delà de leurs vies, c’est l’humanité tout entière qui est menacée. Plus que du courage, ils devront engager leurs âmes et se munir d’artefacts mystiques pour délivrer Samaël, le dernier des Beney Elohim, emprisonné dans le corps de Raphaël.

Le diable, l’ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,
et lui dit : Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ;
car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux.

Luc 4:5-6

Jérôme Segguns signe une suite magistrale à son précédent roman EL. Toujours inspiré de faits authentiques, l’auteur n’a pas fini de bousculer nos convictions les plus profondes.

 

• Couv_2023-042_Segguns Jérôme - Artefacts

 

D’où viennent les êtres humains ?
Voilà la grande question que se pose Jérôme Segguns, dans cet incroyable roman qui est la suite directe de “EL”.

Huit années de recherche, c’est le temps qu’il aura fallu à l’auteur pour développer et mettre en place ce fil rouge chargé de rebondissements qui court le long de ses deux romans qui m’ont laissé abasourdi. EL, avait déjà été un gros coup de cœur, cette suite est digne du premier opus en clôturant à priori le sujet. Le premier mot qui m’est venu à l’esprit à la fin de ma lecture est : Magistral !

Je retrouve donc avec grand plaisir Pia et son équipe de “Merrow” qui de nouveau vont s’opposer à des forces puissantes et invisibles venant du fin fond de l’Histoire. Le danger les guette, il est partout sans pitié… Les anges déchus sont bien décidés à ne pas se laisser faire.

Encore une fois le thriller ésotérico-historique de Jérôme m’a emporté par sa thématique qui je le signale part de bases authentiques, mentionnées dans des rapports officiels, et il s’en donne à cœur joie pour mon plus grand plaisir. Non, la lignée humaine de par son évolution et surtout son origine, n’est peut-être pas celle que nous croyons, celle que nous avons apprise !

C’est un thriller qui forcément fera peur, tellement Jérôme mélange avec maestria son récit à des faits réels qu’il développe avec une écriture très érudite, addictive et agréable à la fois.

Encore une fois, un coup de cœur. Jérôme, définitivement devient pour moi un auteur à suivre et qui je pense, n’a pas fini de me surprendre…

Merci Jérôme, merci Angie et merci aux Éditions Des Livres et du rêve !

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Extraits :

« Une jeune femme rousse, pas très épaisse, le teint diaphane, ouvrait les yeux après plusieurs mois de coma, mais là, elle l’ignorait encore. La demoiselle réintégrait doucement le monde des vivants. Elle réalisa de suite qu’elle se trouvait dans un hôpital.
Pourquoi ? »

« Tu ne m’es plus d’aucune utilité pour le moment et tu n’as aucun ordre à me donner. Puis te connaissant, tu trouveras sans délai une âme en peine, ou un nigaud qui s’amuse à se désincorporer sans prendre en considération les risques qu’il est encourt de laisser son enveloppe charnelle exposée ainsi à nos forces. »

« C’était vrai, la frêle jeune femme était encore loin d’être remise. Pourtant, elle désirait ardemment partir loin, elle qui rêvait de découvrir les îles du monde. C’était tout de même la une sacrée chance, puis archéologiquement parlant, Yap paraissait, d’après les renseignements qu’elles avaient piochés dans des encyclopédies à leur bibliothèque habituelle, un endroit hors du monde. »

« La très jeune fille n’avait trouvé aucun réconfort chez la sœur aînée de sa mère, d’autant qu’elle l’avait battue pour lui intimer le secret. Puis c’était de sa faute de toute façon : malgré sa taille très mince due à un régime très strict, la nature avait affublé l’adolescente d’une poitrine plus que généreuse et d’un beau visage. Malheureusement, et trop souvent les gars des environs, dès qu’ils l’apercevaient, lui pinçaient les tétons, ils étaient trop nombreux pour qu’elle puisse même penser à se défendre ou à se rebeller. Tel était son lot. Alors, lorsque la tante lui avait annoncé qu’elle l’avait vendue à un couple européen en mal d’enfant, elle avait cru que son calvaire allait enfin prendre fin. »

« Tout s’annonçait pour le mieux. Finalement cette île n’était pas si mal, il y avait dans l’atmosphère une aura de mysticité des temps oubliés. Ces insulaires étaient proches et sollicitaient souvent les esprits primaires qui rôdaient en permanence près des habitations. Cela se ressentait, il y avait une certaine connivence dans le monde sensible et l’ultra-sensible qu’on ne discernait plus que difficilement en métropole. Ils allaient pouvoir s’orienter en communiquant avec eux. »

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Gémologue depuis 1995, Jérôme Segguns (un pseudonyme) suit quelques années plus tard une formation de Géotechnicien et devient responsable de laboratoire d’analyses géologiques. Après trois années d’écriture, il signe son premier contrat d’auteur, aux éditions Assyelle. Des pas sur le sable, un récit témoignage, est édité en 2014. Il plonge dans les affres d’une affaire judiciaire dans son quatrième ouvrage, Ni hérisson, ni paillasson (Au Pays Rêvé, 2018). Jamais en panne d’inspiration, il participe également à des concours littéraires, mais sous son vrai nom. Lauréat de nombreux prix. Troisième prix des écrivains publics de Toulon pour un concours de lettres 2014. Lauréat du second et troisième concours des Passeurs de Livres de Grasse, 2014 et 2015. Lauréat du concours de « Nouvelles » d’Istres 2015. Et premier prix qui lui est décerné au mois d’avril 2017 des Écrivains publics de Toulon, pour un nouveau concours de lettres. En 2018, de graves problèmes de santé contraignent Jérôme Segguns à suspendre pour un temps long sa vie professionnelle. Sa force de caractère lui permet de rebondir et de réaliser un de ses plus vieux rêves en passant le Bac littéraire qu’il obtient avec la mention Bien. Dans la foulée, il s’inscrit à la Faculté de Lettres Modernes et réussit sa première année de Licence avec la mention Assez Bien. En plus du travail « universitaire », il reprend l’écriture d’un projet commencé six ans auparavant, son second mais qui deviendra au final son quatrième roman, EL, un thriller ésotérique qui va remettre en cause la réalité même que l’on se fait de notre descendance humaine.

https://leressentidejeanpaul.com/2021/11/30/el/

Drame, Folie, Noir, Thriller ésotérique, Thriller psychologique

Néréides

de Christophe Royer
Poche – 16 mars 2023
Éditions : Taurnada

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Quand Nathalie Lesage, commandant à la PJ de Lyon, reçoit un appel au secours de l’un de ses amis, elle n’hésite pas une seconde et part aussitôt pour Albi afin de l’aider à retrouver sa jeune soeur. Une banale disparition qui, très vite, va se transformer en course-poursuite, jonchée de cadavres et de mystères : un dangereux et insaisissable « Monsieur Étienne », une obscure école de magie, d’étranges disparitions… Un thriller palpitant, aussi addictif que terrifiant.

 

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Quel bonheur de retrouver Nathalie Lesage l’excellente commandant à la PJ de Lyon dans une nouvelle aventure où se côtoient magie et disparitions !
Rien ne l’arrêtera dans cette enquête qui va multiplier les cadavres…
Frissons garantis.

En voilà un thriller rondement mené !
Christophe Royer, ne nous épargne rien. L’atmosphère très vite malsaine de ce très bon récit, l’univers terrifiant, un suspense digne des plus grands récits, un rythme archi soutenu et de multiples rebondissements… Encore une fois, il m’a complètement embarqué par sa thématique très originale, construite sur des sujets aussi réels que passionnant, nous confit-il dans ses remerciements… Ça fait peur !!!

Louna, la sœur Samir, a disparu depuis quelques jours. Il décide donc de contacter Nathalie, afin qu’elle l’aide à la retrouver.
Ensemble et très vite aidés par une vieille dame Lucie Dubrac, et de son collègue de Lyon, Cyrille. Ils vont se lancer dans une mission beaucoup plus dangereuse qu’ils n’avaient prévus, au péril de leur vie. Très vite, leurs recherches les mèneront aux portes d’une école de magie en pleine ville d’Albi.

Une fois de plus, force est de constater que plus je découvre Christophe à travers ses romans, plus il arrive à me surprendre différemment à chaque fois !
Par ailleurs, j’ai aussi beaucoup aimé la façon dont il traite les diverses relations très poignantes entre “nos héros” dans ce récit.
Vivement une suite à ce thriller teinté d’ésotérisme !

Un grand merci aux Éditions Taurnada pour la confiance qu’ils m’offrent régulièrement…

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Extraits :

« Dans le fond, étaient alignés deux lits pourvus de matelas de marque et de plusieurs couvertures épaisses. Sur l’un deux, une jeune femme rousse dormait profondément. Juste à côté, assise sur une chaise, une autre prisonnière à la longue chevelure blonde surveillait sa camarade d’infortune. Son visage exprimait l’anxiété et la détresse. »

« On peut dire que j’ai eu une enfance malheureuse. C’était compliqué à la maison. Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours entendu mes parents se gueuler dessus. C’était du matin au soir ! Je n’ai jamais compris pourquoi ils restaient ensemble. À mon avis, il y avait une histoire d’argent derrière. Bref, passons. Dans ce climat de violence permanente, j’étais complètement transparente. Je ne ressentais aucun amour de leur part. Jamais de câlins ou de mots affectueux. »

« – C’est limpide. Cette histoire de magie n’est donc qu’une façade.
– Pas tout à fait. Il y a un autre type d’enseignement proposé dans cette école. Mais, là, on passe au niveau supérieur avec la Magia Sexualis.
– La Magia Sexualis ?! s’exclama Samir.
La magie sexuelle ! se répéta mentalement Nathalie pour interroger ses souvenirs au sein de la BRP. Mais rien ne lui venait.
Jamais entendu parler. Je m’attends au pire. »

« “Qu’est-ce qui se passe, Lucie ?
– Ne t’en fais pas, c’est juste un coup de fatigue. Ça va passer.”
Ses yeux se remplirent de larmes.
“Tu es sûre?
– Oui”, mentit-elle en lui tapotant les cuisses.
Assise juste à côté, Nathalie avait les mains serrées entre ses jambes. Elle avait tout de suite deviné à qui était destiné cette pièce et comprenait la tristesse de Lucie. Elle était complètement désemparée et ne savait pas comment réagir ni comment la réconforter… Elle n’avait jamais su exprimer ses émotions, on ne lui avait pas appris. Pas plus que d’en recevoir. C’était une handicapée des sentiments, une écorchée vive pleine de haine envers ses parents, qui n’avait pas joué leur rôle. Elle souffrait de ne pas pouvoir prendre spontanément Lucie dans ses bras pour amoindrir sa peine. Non. À la place, elle restait là, posée comme une potiche, à attendre que ça se passe… »

 

Christophe Royer est né en 1971 au Creusot, en Bourgogne. Après l’obtention de son doctorat en biologie animale, il change de cap pour préparer un master d’informatique, sa deuxième passion, à l’INSA de Lyon. Aujourd’hui, chef de projet, il vit à Saint Vallier avec sa femme et leur fils.

Le Projet Sapience est né il y a 25 ans. Après une longue gestation, il prit la forme d’un dossier pour un jeu vidéo qui a été proposé à plusieurs éditeurs. Aucun n’a répondu, mais étrangement, deux années plus tard, un jeu reprenant les principes de base du dossier sortait. Par la suite, le scénario issu du jeu est resté dans un placard durant de longues années. En 2014, Christophe décide de reprendre l’idée originale et se lance dans l’écriture d’un roman d’anticipation, où l’aventure est omniprésente sur fond d’intrigues.

En 2016, sortie de la première partie L’arche qui va nous amener à quitter la Terre pour la mystérieuse planète Sapience. Un long voyage durant lequel un groupe hétéroclite de personnages devront s’unir pour faire face à une succession d’événements inquiétants.

En 2017, sortie de la suite et fin de cette aventure avec Hostile. Parvenus à la surface de Sapience, ils devront poursuivre leurs investigations tout en implantant au mieux la nouvelle colonie et en faisant connaissance avec les habitants. Riche programme…

En 2019, L’auteur change d’univers et revient sur Terre avec Lésions intimes un thriller addictif et percutant qui se déroule entre Paris et la Bourgogne. Nous suivons les aventures d’une jeune capitaine travaillant à la Brigade de Répression du Proxénétisme.

Mars 2021, Une arête dans la gorge plonge le lecteur dans un Lyon mystérieux où l’héroïne devra collaborer avec des francs-maçons lyonnais pour résoudre une série de meurtres. Une enquête à tiroirs passionnante, extrêmement bien documentée !

Mars 2022, direction Annecy avec La quatrième feuille. Un thriller glaçant ou personnalité toxique et amitié riment avec descente aux enfers… Inspiré de faits réels.

Mars 2022, Néréides, on retrouve Nathalie Lesage dans une affaire de disparition qui se déroule à Albi.

À suivre…

Histoire, Polar historique, Thriller ésotérique

La forêt des assassins

de Mathieu Bertrand
Broché – 27 octobre 2022
Éditions : M+

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1982 : Une communauté d’anciens soixante-huitards, installée depuis 1968 dans un village abandonné du Périgord, s’est muée progressivement en une secte hors du temps et de toute civilisation dirigée par les Dignitaires.

2022 : Le commandant Lagazzi, officier de la section Alésani, service du ministère de l’Intérieur spécialisé dans les phénomènes étranges, est missionné pour enquêter dans un petit village perdu du Périgord où les dirigeants d’une secte religieuse sont assassinés dans des circonstances particulièrement violentes. Ses investigations vont rapidement la plonger dans le passé sanglant d’une région où la sorcellerie, les disparitions et les meurtres rituels semblent monnaie courante depuis plusieurs siècles.

 

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Encore une fois, et pour mon plus grand plaisir, Mathieu Bertrand m’a complètement embarqué dans son récit addictif et bien rythmé, qui se déroule tantôt en 1982, tantôt en 2022.

La forêt des assassins est la suite de La Porte d’Abaddon, mais elle peut très bien se lire sans avoir lu le premier volet, même si je trouve cela un peu dommage…
J’avais donc déjà fait la connaissance de Patricia Lagazzi commandante à la section Alésani, au caractère racé et j’ai bien aimé la retrouver dans ce thriller sombre où la sorcellerie peut se cacher derrière n’importe quel arbre…

Patricia enquête sur les phénomènes étranges, c’est donc tout naturellement que ses responsables l’ont envoyé à Anarchia, petit hameau perdu au fin fond d’une forêt dans le Périgord, suite à une série de meurtres sous forme de rituels, particulièrement violents au sein d’une secte. Son enquête va la mener dans le passé de cette région où depuis plusieurs siècles la mort rode, et s’abat régulièrement sur les personnes qui oseraient s’aventurer au cœur cette forêt étrange !
Dès le début du récit, j’ai senti une ambiance sombre et pesante s’installer… Et le lecteur que je suis a été “baladé” dans tous les sens par l’auteur durant ma lecture dans cette histoire bien mystérieuse ayant moult rebondissements et où plusieurs histoires s’entremêlent.

J’ai retrouvé avec plaisir le style épuré, très visuel, l’érudition et la passion de Mathieu envers l’Histoire, l’ésotérique et les mystères. J’ai trouvé son roman passionnant et très addictif, une fois commencé, impossible de le lâcher…
Et la forêt… cette forêt… !!!

Si vous ne connaissez pas encore Mathieu Bertrand, c’est un auteur que je vous recommande vraiment !

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Extraits :

« J’en ai lu des bouquins relatifs aux religions, à la sorcellerie et aux croyances, mais ça, c’est un truc de dingue. À mon avis, ces Dignitaires ont fait une compilation de tout ce qu’ils ont trouvé. Il y a là-dedans des extraits de l’Ancien comme du Nouveau Testament et de la Torah. Mais j’y ai aussi découvert des passages du Malleus maleficarum, un livre du XVe siècle qui était utilisé dans le cadre de la chasse aux sorcières. J’y ai même vu des chapitres complets sur les exorcismes. Il y a aussi d’autres références que je ne connais pas… »

« Quand Guillaume pénétra dans la pièce, le geste qu’il amorça l’adjudant pour cacher le cadre contenant ses décorations sous son bureau n’échappa pas à Patricia. Il ne souhaitait pas parler de ses faits d’armes à ses hommes et Patricia apprécia son comportement plein d’humilité, notamment dans un milieu militaire où la fierté de porter des décorations paraissait pourtant logique. »

« Dès sa première visite à Anarchia, Patricia avait constaté l’absence de toute animal. Elle avait déjà entendu parler, lors d’une formation qu’elle avait suivie dans le Sud-ouest de la France, d’endroits que les animaux évitaient autant que possible. Le formateur, spécialisé en géobiologie et en harmonisation de l’habitat, avait expliqué aux stagiaires que certains lieux étaient chargés d’énergies négatives, notamment en raison de la mémoire des murs ou d’un passé violent ou particulièrement dramatique. Il était alors fréquent de constater que les animaux, par instinct, s’en éloignaient. »

« Soudainement, Patricia eut la sensation que les murs se mettaient à tourner autour d’elle. Une migraine enserra instantanément son crâne, comme si une immense tenaille tentait de rapprocher ses tempes l’une de l’autre. Elle connaissait ses signes. Ils ne se manifestaient qu’à de rares occasions, mais elle savait qu’ils signifiaient l’arrivée de moments de stress intenses. »

 

Bertrand Mathieu, est né en 1969 en région parisienne et a grandi en Corse. Professeur à l’École de droit de la Sorbonne-Université Paris I, préside l’Association française de droit constitutionnel. Il est membre du Conseil supérieur de la magistrature et a été membre de la Commission Avril sur le statut pénal du chef de l’État (2002) et du Comité Balladur chargé de proposer une révision de la Constitution (2007). Il dirige la revue Constitutions.

Il est passionné par la visite des lieux chargés d’histoire et d’Histoire en général avec une attirance particulière pour le moyen âge.

En 2016, il publie son premier roman,
Les émeraudes de Satan
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/09/les-emeraudes-de-satan/

Son second roman sort en 2017,
Je pleurerai plus tard
https://leressentidejeanpaul.com/2022/06/03/je-pleurerai-plus-tard/

puis en 2020, il sort,
Le manuscrit des damnés
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/19/le-manuscrit-des-damnes/

En juillet 2021,
La porte d’Abaddon
https://leressentidejeanpaul.com/2021/10/26/la-porte-dabaddon/

La forêt des assassins publié en juillet 2022 est son dernier roman à ce jour…

Émotion, Histoire, Philosophique, Thriller ésotérique

Mare Nostrum

Les étoiles d’Orion** – 1096
de Brice Nadin
Broché – 4 novembre 2021
Éditeur : Librinova

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À la veille de la première croisade, une mission diplomatique tourne mal et plonge un novice bénédictin de 17 ans dans un périple vertigineux autour de la Méditerranée du XIe siècle. Mare Nostrum est un roman d’aventures à la croisée des genres entre histoire, fantastique, romance et quête existentielle. De la jeune république de Pise à l’île de Malte, de la grande pyramide de Gizeh à la vieille ville du Caire, il nous entraîne au seuil de deux mondes qui vont bientôt s’affronter : l’Occident chrétien porté par une vague de foi sans précédent et l’Orient musulman qui brille par sa civilisation. Sur les traces de Joachim de Saint-Ange, on y rencontre des personnages fascinants : comtesse combattante, conteur persan, membre de la secte des Assassins, esclaves, espions, seigneurs et émirs… Cette épopée médiévale mènera-t-elle Joachim vers le plus convoité des trésors, la quête de lui-même ?

 

2022_018_Nadin Brice - Mare Nostrum

 

Quel plaisir de retrouver Joachim de Saint-Ange, notre jeune moine copiste.
“Les étoiles d’Orion”, le premier volet de ce récit, était teinté d’ésotérisme et de magie. Dans cette suite, j’ai vécu de véritables aventures, chaque action en entraînant une autre, je ne me suis ennuyé à aucun moment et c’est aussi un roman très érudit pour les passionnés d’histoires.

Joachim, avec d’autres moines et quelques soldats ont pris la mer pour une mission secrète. Sous couvert d’une mission d’étude, ils devront analyser les forces et les faiblesses de ceux qui occupent Jérusalem, afin de libérer la ville sainte. La belle Alix de Saint-Germain fait aussi partie du voyage, jusqu’en Italie, pour échapper à la colère d’Helgon qui n’accepte pas son humiliation, suite au refus de son mariage. Joachim veut profiter de cette période en mer pour renouer avec elle, après plusieurs mois de silence.

Tout aurait pu se passer comme dans le meilleur des mondes, mais Brice Nadin en a décidé autrement…

L’écriture fluide, et très documentée de ce roman, qui navigue régulièrement entre fiction et histoire, raconte le voyage initiatique de Joachim confronté à un monde inconnu jusqu’alors, très loin de son quotidien dans l’abbaye de Cluny.
Le jeune moine sorti de son “cocon”, va vivre des aventures dangereuses, il frôlera la mort à plusieurs reprises, jusqu’à l’émergence de celui qu’il était déjà dans son esprit. Un homme libre, curieux de savoir et bon avec autrui. La vie va s’ouvrir à lui… Quels seront ses choix ? Quelle sera sa destinée ?

La réponse se trouve entre les lignes de ce sublime roman, qui je l’espère aura une suite toute aussi prenante !

Je n’en dirais pas plus pour que vous puissiez ressentir les mêmes émotions que moi…

Merci Brice, pour m’avoir de nouveau fait voyager si loin dans des contrées oubliées… Pise, Malte, le Caire… Les pyramides et leurs secrets, des coptes, des juifs et des musulmans qui vivent ensemble, un conteur persan, la secte des Hassanjins (assassins)…
De nouveau, un gros coup de cœur pour moi !

J’espère que mes quelques mots, donneront envie de découvrir cette “vision” de l’auteur à ne surtout pas manquer.

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Extraits :

« Car il faut bien que la vie ait une fin pour qu’on puisse en saisir la substance. Et devant cette mort qui nous guette tous, ne sommes-nous pas enfin égaux ? Riche, pauvre, puissant, faible, elle nous attend tous au bout de la route sans distinction de race ni de sexe.
Mes chers enfants, écoutez la voix de mon âme : gardez la foi. Ne redoutez pas l’heure ultime. Vivez votre vie, accomplissez votre destinée et soyez-en assurés : nul ne naît par hasard ni ne vient au monde contre sa volonté. Car tout a un sens ici-bas. Mais n’attendez rien de la providence et faites en sorte de pouvoir être fier de ce que vous aurez accompli. Vivez chaque jour comme s’il était le dernier et, ce jour venu, vous n’aurez rien à regretter. »

« Chez les anciens Grecs, Cassiopée était l’épouse du roi Céphée. Tous deux régnaient sur ce pays qu’on nomme Éthiopie et qui se situe aux confins du lointain pays d’Égypte, à la frontière du monde connu. Un jour, la reine Cassiopée prétendit que sa fille Andromède, qu’on aperçoit ici en direction du levant, était plus belle que les Néréides, nymphes de la mère pourvues d’une beauté incroyable. Vexées par insolence de Cassiopée, les nymphes se plaignirent auprès de Poséidon, dieu de la mère chez les Grecs. En colère, ce dernier envoya un redoutable monstre marin, nommé Cétus, dévaster les rivages d’Éthiopie en y provoquant des tempêtes si violentes que le pays sombra dans le chaos. »

« J’accepte ton offre, tu peux lui proposer ma candidature comme assistant. Mais tu lui diras aussi que je fais équipe avec Hiba. Elle s’occupera de tenir la boutique et moi de l’inventaire et de la tenue des livres. Il lui faudra nous loger et nous nourrir en échange de notre travail. C’est à prendre ou à laisser…
Théodose nous considéra tous les deux, l’air stupéfait.
– Et tu ne comptes pas lui demander de salaire ?
– Pourquoi faire, si nous sommes logés et nourris ? »

 

 

Brice Nadin est né en 1967 à Saint-Germain-en-Laye. Il vit aujourd’hui en région parisienne où il se consacre à l’écriture. Consultant en nouvelles technologies, entrepreneur et père de trois enfants, il a eu d’autres vies avant de devenir romancier.

Passionné d’histoire et d’ésotérisme, en 2019, il publie son premier ouvrage, Les étoiles d’Orion, Cluny 1095, en auto-édition. Porté par une atmosphère médiévale fidèlement reconstituée, matinée d’un peu de surnaturel, le roman séduit plus de 4 000 lecteurs et se classe plusieurs fois en tête des ventes de romans historiques sur la boutique Kindle. Il est aussi « coup de cœur » dans de nombreuses librairies telles que La Procure ou Lamartine à Paris. Le tome 2, Mare Nostrum, reprend les mêmes personnages attachants pour les conduire cette fois dans un périple autour de la Méditerranée, à la veille de la première croisade.

Les étoiles d’Orion, Cluny 1095
https://leressentidejeanpaul.com/2022/01/30/les-etoiles-dorion/

Thriller ésotérique

El

De Jérôme Segguns
Broché – 11 septembre 2020
Éditions : Des Livres et du Rêve

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Cisjordanie. Pia jeune archéologue découvre providentiellement l’incontestable chaînon manquant qui relie les hominidés aux hommes. Un combat déconcertant aux forces inégales défiant l’entendement humain va alors débuter. Notre réalité même va alors s’en trouver altérée.

« Et si la littérature ouvrait une porte sur une vérité ontologique qui permettrait
à la religion et à la science de se rejoindre ? »
Philip Le Roy

Un 4ème roman de l’auteur Jérôme Segguns, passionné d’histoire et d’archéologie. Dans cet ouvrage, il repousse encore plus loin les limites de sa quête de vérité. Deux mondes, le monde tel que nous le connaissons et celui, plus discret, de puissances invisibles qui nous entourent. Science et religion auraient une seule et même origine. De quoi ébranler nos plus profondes convictions. Le divin enfin scientifiquement démontré avec le brio de Jérôme Segguns dans ce récit inspiré de faits réels.

 

2021_091_Segguns Jérome - El

 

Pia est une jeune archéologue. Lors de fouilles en Cisjordanie avec son équipe, elle va découvrir quelque chose de l’ordre de l’incroyable… C’est un bouleversement mondial qui risque, et de faire “exploser” le monde de la recherche, ainsi que celui de la Religion ! Malgré tous les problèmes qu’elle va subir, de même que son entourage, à partir de ce jour-là, Pia n’aura de cesse que de mettre en avant la vérité…

“El” est un thriller ésotérique, solide, bien construit, mais surtout passionnant, dans lequel l’auteur nous propose une autre idée sur l’origine de l’être humain mais aussi sur celle de la religion.
Attention ! Ce n’est pas qu’un très bon thriller, ce roman m’a fait réfléchir aussi sur énormément de choses. Alors, j’ai suivi en parallèle avec ma lecture, des recherches sur les découvertes authentiques qui allaient dans le même sens que le récit, et à un moment, je me suis même demandé… Et pourquoi pas !

L’écriture et la thématique de Jérôme m’ont vraiment fascinées, et j’imagine très difficilement les heures de travail qu’il lui a fallu pour mettre en place, ce récit rythmé, très innovant mais surtout très abordable dans sa globalité pour sa compréhension, ce qui n’est malheureusement pas souvent le cas dans ce genre de littérature.

Pour moi, le roman ésotérique a toujours fait partie des thématiques que j’affectionne tout particulièrement, mais Jérôme m’a mené vers de nouvelles voies et de nouveaux questionnements… C’est puissant, époustouflant parfois, mais addictif surtout, de plus les personnages sont attachants ce qui ne gâte rien !

Superbe découverte, qui me donne envie, vous l’aurez sans doute deviné, de lire les précédents romans de Jérôme !
Venez donc vous prendre une “claque” en plongeant dans ce roman qui sort des sentiers battus… “El” vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière ligne.

Je vous recommande ce coup de cœur qui mérite une diffusion très large !

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Extraits :

« Que lui arrivait-il ? Sa vision se troubla, elle plissa complètement les yeux, il lui sembla pivoter pour s’enfuir de dessous cette tente.
Il fallait qu’elle sorte à l’air pur, au frais, sa peau était tout d’un coup bouillante, Sonia toussa, elle se mit à transpirer abondamment, trop…
Elle se desséchait sur place… Vite, à boire !
Ses yeux s’ouvrirent à nouveau, elle n’avait pas bougé d’un iota… Un cauchemar, ses genoux fléchirent.
Sa respiration devint lourde, saccadée. Elle s’affala sur le ventre, juste sous le bras de Tom qui, à n’en plus douter, oscillait dans ces instants dans ses derniers élans de vie. »

« Des roches jonchaient le sol, des minéraux et des fossiles du plus vilain au plus énigmatique trônaient sur des étagères où se côtoyaient moult livres sur les écritures anciennes et autres précis de géologie.
L’ensemble recouvert d’une indispensable pellicule de poussière. Pia ferma les yeux et inspira doucement.
Seuls les dingues de vieilles pierres pouvaient acquérir un odorat qui leur permettait d’apprécier cette subtile note minérale qui flottait dans la chambre, un vrai délice. Un flot de souvenirs la submergea brusquement, elle revit son frère Raphaël enfant qui voulait lui piquer ses cailloux. »

« Les conjoints acquiescèrent comme il fallait d’un air entendu.
– Je pense que le quidam en question ne vous veut pas de mal. Au contraire, on veut que vous preniez conscience du vrai monde dans lequel nous vivons, car vous devez vraisemblablement découvrir une chose cachée. La personne vous donne une piste, mais n’a apparemment pas les moyens, ou le pouvoir de vous en dire ou de vous en expliquer plus. Pourquoi ? Je pense que vous devrez le découvrir vous-même. Alors, la version qui tient tout également la route, c’est celle de la protection. »

 

 

Gémologue depuis 1995, Jérôme Segguns (un pseudonyme) suit quelques années plus tard une formation de Géotechnicien et devient responsable de laboratoire d’analyses géologiques. Après trois années d’écriture, il signe son premier contrat d’auteur, aux éditions Assyelle. Des pas sur le sable, un récit témoignage, est édité en 2014. Il plonge dans les affres d’une affaire judiciaire dans son quatrième ouvrage, Ni hérisson, ni paillasson (Au Pays Rêvé, 2018). Jamais en panne d’inspiration, il participe également à des concours littéraires, mais sous son vrai nom. Lauréat de nombreux prix. Troisième prix des écrivains publics de Toulon pour un concours de lettres 2014. Lauréat du second et troisième concours des Passeurs de Livres de Grasse, 2014 et 2015. Lauréat du concours de « Nouvelles » d’Istres 2015. Et premier prix qui lui est décerné au mois d’avril 2017 des Écrivains publics de Toulon, pour un nouveau concours de lettres. En 2018, de graves problèmes de santé contraignent Jérôme Segguns à suspendre pour un temps long sa vie professionnelle. Sa force de caractère lui permet de rebondir et de réaliser un de ses plus vieux rêves en passant le Bac littéraire qu’il obtient avec la mention Bien. Dans la foulée, il s’inscrit à la Faculté de Lettres Modernes et réussit sa première année de Licence avec la mention Assez Bien. En plus du travail « universitaire », il reprend l’écriture d’un projet commencé six ans auparavant, son second mais qui deviendra au final son quatrième roman, El, un thriller ésotérique qui va remettre en cause la réalité même que l’on se fait de notre descendance humaine.