Émotion, Psychologie, Sciences

Hypersensibilité

Apprendre à identifier ses émotions et les comprendre
afin de réussir à les contrôler

de Lise Midal
Broché – 13 septembre 2022
Éditions : Autoédition

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Sommes-nous dépendant de ce que nous ressentons ?

Dans ce livre, Lise Midal détaille son ressenti à travers ce qu’elle a vécu durant sa quête vers le développement personnel en réponse à son hypersensibilité.

Son histoire transcende les limites d’une croyance ou d’une tradition religieuse. L’objectif est d’accéder à ses pensées les plus intimes et de donner à l’auteur une certaine maîtrise de l’agression émotionnelle qu’elle subissait au quotidien.
C’est ce qui lui a permis d’atteindre et de conserver, tout au long de son existence, un état d’éveil caractérisé par l’harmonie et la stabilité émotionnelle.

 

• Couv_2024-063_Midal Lise - Hypersensibilité

 

C’est la première fois que je lis un livre sur cette thématique, et j’avoue qu’il m’a fait du bien.

Je me suis reconnu régulièrement à travers différents exemples, qui m’ont permis de comprendre et de mettre des mots sur ce que je vis depuis maintenant un peu plus de 50 ans !

Je ne savais pas d’ailleurs, que nous étions aussi nombreux à vivre cet état. Les exemples donnés par l’auteure sont précis et parlants, et je pense que c’est un livre parfait pour découvrir l’hypersensibilité.
Il se lit vite et il est clair, ensuite, libre à chacun de nous de poursuivre ou pas, en passant par des livres peut-être un peu plus étoffés !

Je le recommande à toute personne qui pourrait se sentir concernée par l’hypersensibilité… C’est une bonne entrée en la matière !

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Extraits :

« Afin de devenir la meilleure version de nous-même et de commencer à vivre avec passion et détermination, il faut faire le tri de notre inventaire émotionnel.
Nous, les êtres hypersensibles, sommes très compliqués. Nos sentiments sont une petite, mais importante partie de ce que nous sommes. En fait, il a été largement admis que les émotions étaient l’adversaire numéro un des hypersensibles. Faux ! C’est avant tout l’ignorance ! »

« La colère, la joie, la tristesse, la surprise, le dégoût, l’auto-hostilité, le mépris, la peur, la honte, et la culpabilité ne sont que quelques-unes des émotions qui peuvent affecter notre vie quotidienne et nos relations avec les autres. Les émotions ont le potentiel de dominer nos décisions à des moments critiques. Les émotions jouent un rôle dans tout ce que nous faisons, des décisions que nous prenons à la façon dont nous interprétons le monde qui nous entoure. Il faut donc les distinguer, pas les combattre. »

« Lorsque je me sens submergée de sentiments, il est rare que je trouve la bonne attitude à adopter, à savoir le recul nécessaire à la situation. Nier les conséquences négatives de la surcharge émotionnelle et de la surstimulation est risqué pour une personne hypersensible comme moi, et peut avoir des résultats dévastateurs pour mon bien-être. »

« Malheureusement, ce n’est pas arrivé qu’une seule fois, mais plusieurs. À l’école, on se moquait souvent de moi parce que j’étais trop émotive et que je réagissais de façon excessive. Il y avait des moments, en classe, où j’avais les larmes aux yeux parce que je n’arrivais pas à comprendre ce que le professeur essayait de m’expliquer. Je pleurais si un camarade refusait mon invitation à jouer. Quand quelqu’un me parlait, je disséquais chaque mot. »

 

Pour mon propre plaisir et ma propre thérapie, j’ai décidé de raconter comment j’ai pu guérir mon hypersensibilité telle qu’elle a atteint ma vie, ainsi que de raconter la vie de celles et ceux qui m’ont entouré, en particulier mon mari et mes enfants.
À travers cet ouvrage vous allez apprendre à faire face à la surcharge émotionnelle et mieux canaliser votre énergie.

Lise Midal

Amour, Polar, Roman, Science Fiction, Thriller

Projet Aurora 2142

de Michael Fenris
Broché – 1 juin 2024
Éditions : Des livres et du Rêve

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Années 50, Purdence, petite ville oubliée du Nouveau-Mexique au nom mal orthographié, que personne n’a jamais songé à corriger.
Perdus dans ce désert, le shérif Stone et son adjoint Brent mènent une vie monotone, entre chaleur étouffante et beuveries du samedi soir.
Jusqu’au jour où un cadavre est retrouvé, comme tombé du ciel.
Son corps a subi de multiples opérations, son squelette est recouvert d’une matière inconnue tout comme sa mystérieuse combinaison orange.
Le médecin local est dépassé. Y a-t-il un lien avec les bases militaires voisines et leurs récents essais nucléaires ?

Michaël Fenris nous livre une œuvre captivante entre polar et science-fiction.
Une plume efficace à découvrir de toute urgence.

 

• Couv_2024-062_Fenris Michaël - Projet Aurora 2142

 

1955.
Ville de purdence, complètement perdue dans le désert. Le shérif Stone et son adjoint Brent occupent comme ils peuvent leur quotidien bien monotone, quand un jour, ils sont appelés suite, à la découverte d’un cadavre qui n’a plus de visage et semble tombé du ciel !
Il est brisé en mille morceaux, est vêtu d’un type de combinaison orange que personne n’a vue jusqu’à présent, et porte aussi un étrange médaillon autour de son cou.
Le médecin légiste qui récupère le corps se rend compte que la victime a été greffé sur tout le corps avec des prothèses utilisant des matériaux et une pratique médicale encore inconnus.
Qui est ce personnage ? D’où vient-il et où a-t-il pu bénéficier de cette intervention médicale extrêmement pointue ?

Michael Fenris aligne les phrases et fait défiler ses chapitres d’une main de maître dans ce roman inclassable, qui oscille régulièrement entre polar, roman d’espionnage, de guerre et de science-fiction.
J’ai pris énormément de plaisir à retrouver sa plume et ses dialogues gouailleurs, malgré un suspense constant et une volonté flagrante de perdre son lecteur. Et il y parvient parfois, et c’est à chaque fois pour mieux rebondir. On va suivre ainsi une enquête, où chaque nouvel élément trouvé va perdre un peu plus nos policiers au point qu’ils se perdront d’abord complètement avant de recevoir un message qui va les retourner !
Des rebondissements constants, une fin étonnante, et cerise sur le gâteau, une belle histoire d’amour qui arrive à se glisser très agréablement dans le récit, je ne peux que vous conseiller ce roman “mélanges de genres” très bien ficelé !

Un grand merci à Angie Lollia, des éditions Des livres et du rêve, qui m’a permis de m’amuser, en réalisant cette couverture complètement folle !!!

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Extraits :

« Le mort est tel que ce vieux Buggy l’a déclaré. Allongé dans le sable, enfoncé, une main en griffe tendue vers le ciel comme s’il cherchait à implorer quelque chose, ou quelqu’un. Sa jambe droite forme un angle de quatre-vingt-dix degrés avec le reste du corps, elle part vers l’extérieur, le pied en haut. Quant à son visage, il n’existe plus. »

« – Comment ça va, shérif ?

Stone hausse les épaules. On fait aller.
– Alors, c’était vrai ce que racontait Buggy ? À propos du macchabée ?
La question irrite le policier. Cette vieille outre a dû en parler aux trois-quarts de la ville.
– Je croyais que personne ne prêtait attention aux délires de ce poivrot. »

« Le corps d’un individu d’une trentaine d’années, équipé de multiples prothèses de très haute technologie, dont même nos plus éminents chirurgiens ignorent le principe. J’ajouterai que le défunt était vêtu d’une combinaison recouverte de fils d’un métal extrêmement résistant, et qu’il présente tellement de fractures qu’il semble être tombé d’un avion en vol.

– En quoi cela me concerne-t-il ?
– L’homme en question possédait une plaque d’identification au nom de Tom Briard, né le 26 mars 1910.
– Un faux, assurément ! »

« Debout sur la terrasse de sa maison, Anthony Stone fume une cigarette, nu comme un ver. Dans la chambre à côté, Sarah-Lou Cornell dort à poings fermés. Lorsqu’il est rentré de chez Buggy, elle s’est précipitée sur lui, presque désespérée, incapable de contenir son émotion de le voir sain et sauf. Elle l’a littéralement harcelé de questions auxquelles il a répondu de façon évasive, avant de le tirer en direction du lit. Ils ont fait l’amour doucement, c’est elle qui a pris la direction des manœuvres, le laissant allongé sur les draps tandis qu’elle s’installait sur lui. »

 

Michael Fenris est né le 03 mai 1968, d’origine lorraine, où il garde de profonds attachements avec la ville de Nancy, et installé professionnellement comme médecin en région parisienne depuis 2002.
Passionné par la lecture et l’écriture, il entasse pendant plus de trente ans des pages manuscrites dans des cartons, mais ce n’est qu’en 2015 qu’il décide de franchir le cap en proposant ses premiers manuscrits aux Éditions Prisma.

Sont respectivement sortis :

Chez Prisma
– Feuilles en 2015,
https://leressentidejeanpaul.com/2022/08/17/feuilles/
– le Syndrome Noah en 2016,
– Thérianthrope en 2018,
– L’île en 2019,
– Déviation en 2020
– Émersion en 2021.
https://leressentidejeanpaul.com/2022/08/19/emersion/

Chez Evidence
– Neige,
– Whistlers,
– Horizons Funèbres
– Le Fétichiste.

Chez Eaux Troubles
– Diamants sur Macchabées (reprise d’un auto édité)
– Vengeance sur Pellicule.

En autoédition
– Aaverhelyon,
– Diamants sur Macchabées 1° version
– les 7.

En parallèle il développe les aventures de Don et de Luc Dassaut sous un autre nom, et travaille au scénario de plusieurs BD.

Amour, Émotion, Drame, Historique, Roman

De sang et d’encre

de Jacquie Béal
Broché – 2 janvier 2019
Éditions : Terres de l’Ouest

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Dans le Périgord du XVIe siècle, les conflits entre catholiques et protestants font rage. Dans cette lutte sanglante, Landry et sa petite soeur voient leurs parents mourir sous leurs yeux. Les deux orphelins s’enfuient et trouvent refuge chez un imprimeur qui les prend sous sa protection. Landry devient colporteur et, au péril de sa vie, diffuse des livres emplis d’idées neuves et d’appels à la résistance. En chemin, le jeune homme découvre le goût de la liberté de vivre et de penser. Au milieu du chaos, Landry fait également une rencontre qui change sa vie : Mathilie, fille de gentilhomme et catholique. À ses côtés, il apprend que l’amour ne connaît pas de barrières sociales. Mais, dans la tourmente de l’Histoire, la conquête du bonheur a forcément un prix…

 

• Couv_2024-061_Béal Jacquie - De sang et d'encre

 

Je découvre la plume fluide et très élégante de Jacquie Béal, sa passion pour l’histoire est évidente, mais surtout sa passion pour les mots. Les dialogues sont superbes, au point de m’avoir fait traverser de temps, et permis de vivre au côté de Landry durant quelques pages.

Landry, c’est le personnage “phare” du roman. Un jeune homme qui dès le début du roman perd ses parents et se retrouve tout seul avec sa petite sœur Francette devenu aphasique suite au drame. Landry, va grandir et évoluer tout le long du récit. D’abord protecteur de sa sœur, il deviendra colporteur pour l’imprimeur qui les a recueillis dans sa famille d’obédience protestante. C’est un jeune homme bien, qui fait toujours son possible pour aider et faire ce qui est juste autour de lui. Il hait la guerre et refuse de choisir un camp en cette période si sombre et si troublée des guerres de religion.

L’auteure de par son analyse très subtile, nous montre la vie et les tourments que vivaient la plupart des gens qui par peur, n’avaient pas d’autres choix que d’adhérer à la religion imposée par leur seigneur. Landry arrive par ses doutes, ses interrogations, à passer outre. Il sait qu’il y a du mauvais partout, et que les bons aussi se cachent, qu’elle que soit leur religion, de crainte de mourir. Puis, un jour Landry, pendant l’une de ses expéditions, rencontre une jeune fille de “bonne famille”, orpheline aussi, mais de religion catholique, Mathilie.
Pour lui, c’est un coup de foudre !
Mais comment une fille bien née, pourrait-elle s’intéresser à lui, alors qu’ils n’ont même pas la même Religion ?

Jacquie m’a agréablement surpris durant toute ma lecture, mais surtout à deux niveaux. Tout d’abord pour sa remarquable érudition sur les sujets traités, et aussi pour avoir choisi un homme pour personnage principal, lui offrant ainsi toutes les pensées féminines qui sont en elle, faisant de Landry un personnage auquel on s’attache très vite…
Par contre j’espère qu’une suite sera prévue, car le lecteur que je suis est resté sur sa faim !

Cet excellent roman décrivant avec précision les horreurs de la guerre, la famine, les maladies, les fléaux de l’époque, les mentalités et les coutumes de la noblesse, les persécutions qu’ils faisaient endurer à ceux qui n’étaient pas bien “nés”, s’adressera plus particulièrement aux passionnés d’Histoire, et du Moyen Âge…

Personnellement, je Valide !!!

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Extraits :

« De cachette en cachette, il s’était tenu à l’écart des maisons, car les paysans, excédés, étaient devenus des meurtriers. Ils tuaient sans même chercher à savoir si vous étiez papiste ou parpaillot. Ils tuaient parce qu’ils avaient pris goût au sang.
Mariotte pleura son homme. Parfois, elle imaginait qu’il pourrissait dans une fosse commune. Avait-on séparé les catholiques et les protestants ? Un trou pour les uns, un trou pour les autres ? »

« – Te mets pas en peine, Ricou. La mère en veut au monde entier depuis que mon père est mort.
– Je sais bien. Remarque, elle a raison de dire que la guerre, c’est pas tant beau que ça. La guerre, c’est beaucoup de sang et de souffrance, sauf quand on la fait comme les seigneurs : la piétaille devant comme chair à canon et la cavalerie derrière, dans ses plus beaux habits. Ceux qui commandent observent bien à l’abri, et ils empochent la victoire et les honneurs. »

« Ils se mirent en route. Au-delà du bois, c’était l’inconnu. Landry avait déjà fait la route jusqu’à Villamblard, et il savait que Bergerac se trouvait à quelques lieues de marche seulement, mais Francette se fatiguait vite et ne pourrait pas supporter de trop longues étapes. »

« – Après la bataille de Moncontour, la Double était parsemée de cadavres : des soldats, des femmes, des enfants…
– Crois-tu vraiment que ces femmes et ces enfants ont été tués au nom de Dieu ? Pour de nobles raisons ?
C’était le chaos. On avait l’impression de traverser l’Enfer. »

« Quand la haine s’allie au désordre, la violence l’emporte toujours sur la raison. »

Agrégée de Lettres et enseignante, Jacquie Béal se consacre à l’écriture. Elle vit en Périgord où se situe l’action de ses romans, notamment La dame d’Aquitaine et Le Temps de l’insoumise. Amoureuse du langage et de l’Histoire, grande et petite, elle fait vivre ses personnages dans l’atmosphère des siècles passés.

Amour, Émotion, Drame, Histoire vraie, Poésie

Pages volées

d’Alexandra Koszelyk
Broché – 23 août 2024
Éditions : Aux Forges de Vulcain

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Quand des pages entières de votre vie vous ont été volées, comment faire pour les retrouver, si ce n’est les écrire ?

Les parents d’Alexandra meurent dans un accident de voiture alors qu’elle n’a que huit ans. Elle est recueillie avec son frère par sa tante. Tandis qu’elle grandit entre premiers amours et amitiés adolescentes, un immense vide demeure en elle. Qui est-elle ? L’orpheline ? L’Ukrainienne ? La jeune fille qui aime les histoires ?

Vingt ans plus tard, alors qu’elle revient en Normandie, elle entreprend une enquête sur ce qui a permis sa survie : la langue, la littérature et l’écriture.

Un récit poignant sur ces continents intérieurs que nous habitons et qui nous habitent.

 

• Couv_2024-060_Koszelyk Alexandra - Pages volées

 

Tout d’abord, un très grand merci à Babelio et aux éditions “Aux Forges de Vulcain” pour m’avoir permis de lire ce livre très touchant.

Ce n’est pas le premier roman d’Alexandra koszelyk que je lis.
Fin 2019, dans le cadre de l’un de nos dîners littéraires, nous l’avions reçu pour son premier roman, “À crier dans les ruines”. Roman qui m’avait beaucoup ému pour sa finesse et sa psychologie. L’histoire de deux adolescents, Léna et Ivan, qui se retrouvent séparés suite à la terrible catastrophe nucléaire survenue le 26 avril 1986 à Tchernobyl. J’avais pris son roman comme une ode à la vie, à la liberté et à l’amour… Mais aussi comme une sorte de lien entre son passé et son présent ! J’ai découvert, à ce moment-là, une auteure qui me semblait timide et en même temps très souriante. Je la regardais, elle semblait heureuse d’être en notre compagnie, et nous a expliqué longuement d’où lui était venu l’idée du récit. Je la regardais encore, et je voyais “comme des absences”, ses yeux ne bougeaient plus. Comme si, nous la perdions parfois. L’émotion ? Mais nous avons tous passé une excellente soirée.

Aujourd’hui, après avoir terminé “Pages volées”, je pense avoir compris…
Je pense que par moments ce n’était plus Alexandra qui participait à notre dîner, mais peut-être “la petite” Alexandra qui nous ouvrait son cœur, avec des mélanges de sentiments : Je suis tellement heureuse d’être là parmi vous ! La littérature m’a vraiment aidé à me battre ! Papa, maman, je sais que vous me voyez d’où vous êtes… Je me sens tellement bien ! Certaines personnes ont ce don-là. Celui de toujours communiquer avec leur “petit moi”…

Avec “Pages volées”, elle ressent le besoin de partager sa vie, son passé avec son “petit moi”. Alexandra nous ouvre son cœur sur sa petite enfance et sur un événement qui aurait pu l’anéantir… La perte de ses deux parents dans un accident de voiture, alors qu’elle n’avait que huit ans et demi. J’ai retrouvé dans ce nouveau récit, cette force poétique dans de nombreuses phrases, cette force qui m’avait déjà embarqué dans son autre récit, ce besoin mettre des mots sur des sensations… Ou comment grâce à l’enseignement, les différentes langues qu’elle a étudié, son amour de la lecture l’amène très vite et naturellement au plaisir de l’écriture lui permettant dans ce récit tout particulièrement, d’écrire les chapitres qui lui manquaient peut-être dans la construction de sa vie.

Un livre très émouvant, qui m’a permis de me poser de nombreuses questions sur ce que nous sommes et ce que nous sommes prêts à réaliser dans notre vie, malgré les nombreuses embûches que nous pouvons subir, les différents traumatismes que nous pouvons vivre. Alexandra nous dit dans son livre qu’elle est née à huit ans, sept mois et douze jours. Aujourd’hui je comprends cette phrase…

La forme et le fond rédigé par Alexandra, nous amènent ce très beau livre comme un cadeau précieux qu’elle nous offre, mélangeant passé, présent, peine, courage, force et amour…

J’espère que ton “petit moi” vit sa vie présente avec bonheur.
Ton livre poétique et émouvant d’où se dégage une force très positive, m’a fait énormément de bien…
Merci Alexandra, pour ce que tu es. Quel bel exemple d’accomplissement tu nous offres !

À lire absolument…

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Extraits :

« “Pourquoi une histoire sur tes origines ? me demande mon oncle. Tu as déjà écrit deux romans qui y font allusion.
– Cette fois-ci, je n’ai pas envie d’écrire un roman.
– Tu veux parler de toi ? Entre autres. De moi, de l’identité, de la place qu’on occupe, de l’importance de la littérature, des mots et des langues. De mes parents, aussi.
– Mais tu n’as pas de souvenirs d’eux, que vas-tu faire ? Les inventer ?”
L’invention de mes parents. L’invention d’une vie. »

« Je suis née à huit ans, sept mois et douze jours.
Des cris de partout, à gauche, à droite, impossibles à faire taire. L’ensemble des pleurs en concert improvisé provient d’une quinzaine de nouveau-nés qui à eux tous cumulaient au maximum trente-deux jours.
De là où je suis, je ne vois rien, je ne fais qu’entendre ces cris. »

« Immédiatement après l’annonce de la mort de mes parents, il a fallu que je connaisse toute la vérité, si terrible soit-elle, si durs soient les mots et les images. Je ne savais pas à quel point établir une exactitude est une sorte de graal impossible à atteindre. Et si certaines réponses remplissaient des vides, elles ne les comblaient pas tous. »

« Je regarde le calendrier.
Dans moins d’un mois, le 19 août, jour de l’accident, je serai de nouveau cette petite fille qui perd ses parents. Il me faut alors écrire, écrire contre le temps, les retrouver, dans ce cahier noirci de leurs contours, attraper quelque chose que je ne saurais pas encore. Le temps joue contre moi. Cette date me terrifie autant qu’elle me galvanise.
Je replonge dans les jours de deuil. »

« Les livres sont ces histoires qui me permettent de saisir que la vie est faite d’embûches dont il faut se relever.
Je ne le sais pas encore, mais je suis sur le chemin du deuil.
Si les adultes ne peuvent répondre à mes questions, les livres le font.
La langue écrite, langue du savoir, de la distance, du choix des mots, d’un rythme, me permet des bonds de pierre en pierre, d’histoire en histoire, d’aller plus loin que l’expérience acquise dans une vie seule. »

 

Alexandra Koszelyk est née en 1976 à Caen. Ayant vécu dans son enfance dans une commune située près de Caen (Normandie), elle mène dans cette ville ses études secondaires et supérieures.

Elle devient professeure de lettres classiques dans les Yvelines, tout en se consacrant à l’écriture. Elle est lauréate de plusieurs prix comme le prix Vleel 2022, ou le Prix Totem des lycéens 2020.

Chez Alexandra Koszelyk, le surnaturel s’invite dans les grands et les petits drames de l’Histoire, avec des romans « sidérant de poésie et d’actualité ». Cette écrivaine a baigné dans la culture ukrainienne héritée de ses grands-parents, émigrés en France dans les années 1930 (venant de la région de Galicie).

C’est aussi une blogueuse littéraire.
Sur son blog “Bric à Book”, elle organise chaque semaine des ateliers d’écriture.

– À crier dans les ruines, 2019.
https://leressentidejeanpaul.com/2020/02/22/a-crier-dans-les-ruines/

– La Dixième Muse, 2021.
– Le Sanctuaire d’Emona, 2022.
– L’Archiviste, 2022.

Polar, Sciences, Suspense, Thriller

RIPostes

Francs Mensonges***
de Muriel L. Mazoëlys
Broché – 19 juillet 2023
Éditions : auto-édition

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TOUTE VERITE A UN PRIX

22 janvier – Moscou
Pourquoi ? Ses certitudes ont volé en éclats, brisées par les révélations de Vassili Medvelev. Non seulement Zeus développe des armes redoutables d’une technologie inédite, mais leurs liens personnels se confirment, menaçants. Déboussolé, poussé à la fuite, Matthew révèle sa véritable identité à une parfaite inconnue. Sans en anticiper les conséquences…

22 janvier – Lille
Les éléments d’enquête affluent et le colonel passe à l’action, radical. Il protégera son fils, quel qu’en soit le prix et au mépris de toute rationalité. Sans imaginer les retombées de ces excès…

À travers l’Europe, de la Russie à l’Italie, les enquêtes se poursuivent, les intrigues se démêlent et le nœud se resserre. Jusqu’à la croisée des chemins.
Là où passé et futur se rejoignent. Là où, au prix du sang, la vérité jaillira.

Y survivront-ils ?

 

• Couv_2024-059_Mazoëlys Muriel L. - Francs mensonges*** RIPostes

 

Voilà, c’est fini…
Et désormais, je peux enfin le dire “Francs mensonges” est définitivement une sacrée trilogie !

Ce dernier tome est encore plus “piquant”. Plus rapide, de l’action du début à la fin, des chapitres très courts, des personnages toujours aussi attachants et avec énormément de suspense.

Roman archi-réaliste, Muriel nous fait, voyager à travers le monde, la Grèce, la Russie, l’Italie, la Suisse et la France bien sûr, et je ne dévoilerai rien de plus…
À aucun moment, l’auteure ne baisse la garde, et je suis bien obligé de vous dire que cette trilogie fera partie des meilleures que j’ai pu lire. Je suis d’ailleurs triste de quitter tous ceux qui m’ont accompagné durant ces quelques jours…

Muriel L. Mazoelys pilote son intrigue comme une cheffe. C’est pour moi un vrai “sans faute”, c’est excellent et je le répète, Muriel “débarque” dans la littérature avec une vraie pépite !
Que va-t-elle nous réserver pour la suite ?

Un roman tellement visuel et vivant qu’il mériterait sans problème sa place sur un grand écran !

Muriel L. Mazoelys, auteure à découvrir absolument !!!

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Extraits :

« – Je suis un ami de ton papa. Nathanaël. Je suis venu pour t’aider. Ne crains rien, je travaille avec lui.
Aussitôt, son esprit corrigea cette tournure de phrase. Travaillait, John. Pas travaille. Nathanaël est mort. Ce rappel de la cruelle vérité lui vrilla le cœur et il concentra son attention sur le garçon tremblant devant lui. Nathanaël avait sacrifié sa vie pour protéger son fils, à lui de reprendre le flambeau. Il sourit et sortit une gourde de son sac à dos. Le gamin devait être déshydraté.
– Tu as soif ? proposa-t-il en secouant la bouteille, provoquant le clapotement de l’eau. »

« Qui sait combien d’autres personnes elle a manipulées et pourquoi… D’après Lars Volkof, son commanditaire l’a éliminée quand elle s’est révélée moins docile. Rien que ça… pas très tolérant ce Zeus… grommela Duhamel, avant d’ajouter avec un fin sourire provocateur : cela dit, ça me rassure de constater que je n’étais pas complètement à côté de la plaque…
C’est-à-dire ?
C’est-à-dire que votre fiston s’est fait harponner comme un bleu par la bimbo italienne… et ça, je l’aurais parié ! »

« Le colonel grogna. Évidemment, une chute de cinq étages équivalait à frapper le sol à une vitesse de plus de soixante kilomètres par heure. Le tout sans casque ni airbag…
– Il l’aurait malmenée ?
– Mouais, je sais, c’est maigre…
– Des prélèvements ?
– Non, le légiste a conclu à un suicide. Pas de preuves de violence, aucune arme, personne sur place au moment du saut… Le corps va être renvoyé à la famille pour les funérailles. »

« On en est tous là… Sauf qu’Orion Diamantopoulos brassait les millions et brillait par sa hargne à défier la fatalité.
Il avait dédié son énergie et son argent à traquer tout individu aux capacités jugées exceptionnelles. Il avait été le premier à se passionner – sans les nommer ainsi, évidemment – pour les zones bleues, ces villages où les centenaires pullulaient. Il en avait tiré certains enseignements sur l’intérêt de la spiritualité, de la solidarité et d’une alimentation strictement contrôlée, mais avait vite compris la limite de sa quête. Jamais il n’irait vivre reclus dans une société rustique, bien loin du monopole capitaliste qui régissait sa vie. »

 

Ingénieure, docteure en sciences, maman et grande amatrice de chocolat, Muriel MAZOELYS puise son inspiration dans les découvertes scientifiques et technologiques qui rythment notre quotidien ainsi que dans les grands défis que nous devons relever.

Portée par ses activités de recherche, elle développe dans ses romans l’ambiguïté sous-jacente à toute découverte : là où certains s’extasient d’un progrès phénoménal, d’autres y voient une menace ou pire, une opportunité d’instrumentalisation.

Elle aime tisser des intrigues complexes et mêler suspense, sciences et secrets dans ses romans. Quatre mots-clés résument son inspiration : la famille, la science, les secrets et l’amitié. Si ces thèmes vous interpellent, foncez découvrir sa plume !

ET LA SUITE ?

Les projets fourmillent dans son esprit et ont déjà commencé à prendre vie ! Pour en être averti, n’hésitez pas à la suivre sur les réseaux sociaux, elle y est très active et répondra à vos messages avec plaisir !

Vous pouvez la retrouver sur :
Facebook : Muriel Mazoelys
Instagram : murielmazoelys_auteur

Invisibles et Fatals – Francs mensonges*
https://leressentidejeanpaul.com/2024/07/19/invisibles-fatales/

Carnets Noirs – Francs mensonges**
https://leressentidejeanpaul.com/2024/07/27/carnets-noirs/

Roman

Carnets Noirs

Francs Mensonges**
de Muriel L. Mazoëlys
Broché – 27 février 2023
Éditions : auto-édition

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La vérité est en marche et rien ne l’arrêtera…

10 janvier – Lille – France
Prisonnier, l’homme de main Lars Volkof a tout avoué : meurtres, enlèvements… la cascade de violences qui se déchaîne depuis le Nouvel An est orchestrée par un seul homme : Zeus.

Celui-ci convoite Matthew et les carnets noirs. Si ses objectifs sont clairs, ses motivations le sont beaucoup moins. Cupidité, pouvoir, folie… ? Les hypothèses fusent mais les preuves manquent. Pour le stopper, une véritable course contre la montre s’engage sur tous les fronts.

Alors que le colonel, Mark et Paul tentent d’identifier Zeus, Matthew et Marina s’allient pour percer le secret des carnet noirs auprès de seul survivant du projet Olympe : Vassili Medvelev, biochimiste reclus au fin fond de la Russie.

De Lille à Novgorod en passant par les montagnes suisses, les équipes s’activent, décidées à circonvenir la menace.

Et si le danger surgissait là où personne ne l’attendait ?

 

• Couv_2024-058_Mazoëlys Muriel L. - Carnets Noirs - Francs mensonges**

“Carnets Noirs” est la suite directe “Invisibles et Fatals”.
En terminant le 1er Tome, je ne pouvais pas ne pas enchaîner sur le 2e dans la foulée. D’ailleurs, devinez quelle est ma lecture actuelle !
Il est impossible de lire ce second tome avant d’avoir lu le premier. Francs Mensonges se décline en trois tomes, avec un même récit qui se poursuit.

Dans ce second tome, c’est surtout le duo Matthew et Marina qui est en avant. En effet, afin de mettre la main sur les fameux carnets noirs, un voyage en Russie auprès de la famille de Marina s’imposait. Pendant ce temps-là, Paul et Mark sont partis en Suisse menant leur enquête en parallèle.
L’histoire est toujours aussi palpitante, addictive même, les personnages de plus en plus attachants malgré leurs caractères bien trempés. Muriel est vraiment très forte. Chaque chapitre est comme un rebond qui nous entraîne dans son récit où le suspense est maître !
Le premier volet a été un coup de cœur pour moi, je n’arrive pas à me rendre compte si celui-ci n’est pas encore meilleur…
J’ai été entraîné dans cette enquête complexe et fluide à la fois qui m’a fait voyager entre la Russie, la Suisse.
L’intrigue principale est légèrement mise de côté, mais je pense pour mieux “exploser” dans le dernier acte.

Un superbe moment de lecture, cette trilogie fait partie des meilleurs thrillers scientifiques que j’ai lus à ce jour, et sans Blandine, je serai forcément passé à côté.

Je ne l’ai pas encore fini le troisième volet, mais je peux d’ores et déjà, vous conseiller de lire ce triptyque de toute urgence !
Personnellement, j’ai hâte d’arriver au dénouement final…

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Extraits :

« Mort. Il était mort depuis dix jours.
Quatorze mille quatre cents minutes. Deux cent quarante heures. Le temps semblait figé alors que l’information instillait lentement dans son esprit, accompagnée d’une poussée d’adrénaline. »

« Un courant d’air froid réveilla Marina. Brutalement, elle prit conscience de son environnement. La couverture rugueuse la couvrait entièrement. Un feu fourni brûlait dans l’âtre. Mais elle était seule. Où était Matthew ?
Une vague de panique l’envahit à l’idée qu’il l’avait abandonnée. Aussitôt, elle se sentit partagée entre son cœur qui lui criait que ce n’était pas le genre de Matthew et son esprit qui la raillait en prétendant qu’elle n’avait pas besoin de lui pour s’en sortir. »

« Avant de se maudire. Sous ses yeux, les images étaient cruelles. Heureusement, le son était éteint.
Figée sur son fauteuil, elle retenait sa respiration. Incapable de stopper le flux d’images écœurantes.
Bientôt, la vidéo s’arrêta. Sur le plan final, quelques mots : « Prendras-tu le risque ? »
Alors, les larmes coulèrent sur ses joues.
Un peu plus loin, une perruque brune fut arrachée d’une main ferme et jetée dans une poubelle. Sa propriétaire espérait que sa mise en garde porterait ses fruits. Sinon, elle attaquerait. »

« James Blake quitta le manoir des Ivanov, la rage au cœur ; personne n’avait jamais osé lui parler sur ce ton sec et péremptoire. C’était officiel, ce Nicolaï caracolait en tête de la liste de ses bêtes noires. Alors que le taxi le ramenait à son hôtel, il ruminait des idées de vengeance à son encontre, plus radicales les unes que les autres. »

 

Ingénieure, docteure en sciences, maman et grande amatrice de chocolat, Muriel MAZOËLYS puise son inspiration dans les découvertes scientifiques et technologiques qui rythment notre quotidien ainsi que dans les grands défis que nous devons relever.

Portée par ses activités de recherche, elle développe dans ses romans l’ambiguïté sous-jacente à toute découverte : là où certains s’extasient d’un progrès phénoménal, d’autres y voient une menace ou pire, une opportunité d’instrumentalisation.

Elle aime tisser des intrigues complexes et mêler suspense, sciences et secrets dans ses romans. Quatre mots-clés résument son inspiration : la famille, la science, les secrets et l’amitié. Si ces thèmes vous interpellent, foncez découvrir sa plume !

Invisibles et Fatals
https://leressentidejeanpaul.com/2024/07/19/invisibles-fatales/

Drame, Psychologie, Suspense, Thriller

Invisibles & Fatales

Francs Mensonges*
de Muriel L. Mazoëlys
Broché – 1er décembre 2022
Éditions : auto-édition

• Bandeau_Intro_1.jpg

La vérité est une arme à double tranchant.

1er décembre. Toscane.
Libérez-moi de ce calvaire ! Comme chaque dimanche, Lucio Andreotti, petite crapule de bas étage, écoute sa belle-mère ressasser ses souvenirs insipides. Soudain, elle évoque un incendie meurtrier. Interloqué, il tend l’oreille. Ce nom ? Il le connaît. Ces informations ? Elles le ramènent seize ans en arrière ! Poussé par la curiosité, il entreprend aussitôt de déterrer les secrets du passé. Sans anticiper les conséquences…

Un mois plus tard. Lille.
Matthew, interne aux urgences, mène une vie bien rangée. En quelques jours, tout bascule. Chantage, overdose, meurtre… L’un après l’autre, les événements s’enchaînent et le précipitent dans une spirale de violence. Brutalement, l’évidence s’impose : quelqu’un, quelque part, l’a désigné pour cible.
Confronté à ses démons, balloté entre soif de vengeance et quête de vérité, parviendra-t-il à reprendre possession de sa vie… et de son avenir ?

 

• Couv_2024-057_Mazoëlys Muriel L. Invisibles & Fatales*

J’ai dévoré ce roman en quelques heures !

Embarqué dans ce roman scientifique-politique-policier-thriller-médical avec une intrigue complexe, une touche de fantastique et plus encore… pas moyen de m’arrêter, les pages ont défilé à toute vitesse, jusqu’à l’excellent final qui n’en est pas vraiment un, puisque “Invisibles & Fatales” est le premier tome d’une trilogie, “Francs Mensonges”.

Seize ans auparavant en Toscane.
Un incendie, toute une famille qui décède, sauf un garçon de huit ans, Mattéo qui a disparu. Comment a-t-il fait pour éviter le drame ? A-t-il survécu ?
Aujourd’hui à Lille.
Matthiew est urgentiste dans un hôpital. Il vit heureux, il a des amis avec lesquels il sort régulièrement, une famille qui croit en lui et qu’il aime et une belle amoureuse depuis quelques jours. Une vie banale au premier regard, mais Matthiew sait tout au fond de lui, qu’il n’est pas un homme ordinaire. Un soir suite à une chute de moto, tout va basculer, il va être obligé de se cacher afin de protéger sa vie. Commencera alors une aventure qui ressemble à un puzzle où chaque pièce devra trouver, et vite sa place, si elle ne veut pas disparaître…
Les personnages sont tous attachants, certains sont intrigants, l’histoire est palpitante, se déroulant à Lille, en Normandie et en Toscane, entre passé et présent.

On sent le plaisir de l’écriture fluide et addictive, à chaque moment. C’est réfléchi, très riche dans le vocabulaire, technique même, beaucoup de scènes se déroulent en hôpital, et centres de recherche, mais sans être insurmontable. Je n’ai pas été surpris du tout de voir que l’auteure est une ingénieure et docteure en sciences, une scientifique qui m’a complètement emporté dans son univers à plusieurs dimensions, plein de mystères, de suspenses et de nombreux rebondissements.

En fin de lecture, j’ai appris en faisant quelques recherches, que c’était le premier roman de Muriel Mazoëlys. Impossible dans ce cas, de ne pas placer ce récit en coup de cœur !
Superbe lecture et très belle réussite pour moi !

N’hésitez pas, Muriel est une belle découverte, qui mérite, pour moi, un lectorat en conséquence !

Devinez quel est le livre que je suis en train de lire ?

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Extraits :

« Quatorze mille quatre cents secondes. Autant dire une éternité. Lucio se trémoussa sur son fauteuil, fixant d’un œil éteint les aiguilles de l’antique horloge romaine qui le narguaient. Elles tournaient si lentement que le cours du temps semblait figé dans cet entre-deux terne, où présent et passé s’unissaient dans l’attente d’un avenir inéluctable. »

« Avec délice, Matthew s’étira dans son lit, profitant de ces instants précieux, où les rêves sont encore si proches et la réalité si lointaine.
Cet intermède était son moment préféré. Au réveil, l’éventail des possibles était encore complet.
Un regard à la lumière filtrant par les stores lui apprit qu’il n’était pas tôt, loin de là. Évidemment, couché à quatre heures du matin, il était légitime qu’il ne s’éveille que sur le coup de midi. »

« La scrutant, Matthew évalua la situation et ouvrit son bras, l’invitant. Aussitôt, elle se blottit contre lui, profitant de sa chaleur. Nichée contre son épaule réconfortante, Giulia cala son pas sur le sien et ils gagnèrent le bord de mer. Ils le longèrent lentement, en silence, profitant de l’immensité du ciel et du rythme apaisant du ressac. Les lumières du restaurant et du front de mer s’atténuaient alors qu’ils progressaient paisiblement. Bientôt, ils n’eurent que la lune pour témoin. Trop vite, la digue prit fin. Le regard perdu dans la contemplation des vagues, Giulia murmura :
– C’est magnifique, n’est-ce pas ?
– Effectivement. La vue est parfaite. »

« Alain Duhamel avait motivé ses troupes. On ne pouvait laisser une jeune femme mourir dans l’un des meilleurs hôtels de la ville sans élucider la cause de son décès et, le cas échéant, identifier le coupable. Le Maire avait appelé lui-même le commissaire divisionnaire. Qui l’avait appelé à son tour. La gamine était la fille d’un riche industriel italien. »

 

Ingénieure, docteure en sciences, maman et grande amatrice de chocolat, Muriel MAZOËLYS puise son inspiration dans les découvertes scientifiques et technologiques qui rythment notre quotidien ainsi que dans les grands défis que nous devons relever.

Portée par ses activités de recherche, elle développe dans ses romans l’ambiguïté sous-jacente à toute découverte : là où certains s’extasient d’un progrès phénoménal, d’autres y voient une menace ou pire, une opportunité d’instrumentalisation.

Elle aime tisser des intrigues complexes et mêler suspense, sciences et secrets dans ses romans. Quatre mots-clés résument son inspiration : la famille, la science, les secrets et l’amitié. Si ces thèmes vous interpellent, foncez découvrir sa plume !

Émotion, Histoire vraie, Philosophique, Psychologie, Témoignage

Le Livre de seth

de Jane Roberts
Poche – 4 janvier 1999
Éditions : J’ai Lu

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Qui est Seth ? Un personnage biblique né d’Adam et d’Eve ? Un dieu égyptien ? Une entité supraterrestre ?
“Une personnalité d’essence énergétique” : c’est ainsi qu’il se définit lui-même. Pendant une quinzaine d’années, Jane Roberts, médium réputé aux Etats-Unis, a communiqué avec lui, recueillant un message d’une inestimable valeur.
Nous sommes maîtres de notre destin et créons notre propre réalité, nous dit Seth. La réincarnation n’est qu’une péripétie, une des formes de notre existence multidimensionnelle. Car nous sommes composés de personnalités “fragments”, qui sont autant de projections de nos pensées.
Le temps ne serait-il que rêve et Dieu notre conscience primaire, toujours en expansion. Une des grandes questions que pose Le livre de Seth.

 

• Couv_2024-056_Roberts Jane - Le livre de Seth.jpg

 

Ce livre-témoignage raconte le vécu de Jane Roberts, et la médiumnité.
Un livre est très intéressant à plusieurs niveaux, qui m’a pas mal impressionné, même s’il est parfois difficile à comprendre, tant certains concepts sont difficiles à appréhender.
Par exemple, la notion que le temps n’existerait pas est assez perturbante, il m’a fallu plusieurs chapitres, et quelques relectures pour commencer à l’assimiler. L’idée aussi que des “MOI” multiples – passés et futurs – puissent m’aider dans mes rêves et dans le temps présent est assez fabuleuse.

Que ce soit Seth, un esprit désincarné qui parle de l’au-delà ou le propre subconscient de Jane qui s’adresse à nous, ne rend ni plus ni moins crédible ce témoignage.
Personnellement, je pense qu’il s’agit de deux personnalités bien distinctes. Ce livre et tout ce qui tournait autour de Seth a marqué la génération New Age. Il a été très critiqué par l’Église et les scientifiques à l’époque qui y voient une mystification. Et pour cause, les messages retransmis par Jane, sont une remise en cause des croyances scientifiques et des religieuses établies. Je vais, pour vous rester neutre. Je pense que ce témoignage mérite qu’on s’y attarde, au même titre que n’importe quelle philosophie, religion ou théorie scientifique, du fait qu’il ait de nombreux recoupements entre eux.

Pour Seth, la réincarnation n’est pas une punition. L’âme qui repose dans le néant (ou nirvana chez les bouddhistes) choisit de revenir vivre une nouvelle existence pour se parfaire, dans le passé ou le futur. Ainsi, l’homme est totalement libre. Aucun dieu ne décide pour lui, ni ne le châtie, ni le récompense. Le processus serait donc cyclique et se perd dans l’infini.

Il a fallu que je m’accroche vraiment sur certains chapitres, mais “Le livre de Seth” est l’un des meilleurs livres sur le développement personnel que j’ai pu lire jusqu’à présent, même, si je trouve que les traductions des textes posent des soucis de compréhension, et sont régulièrement assez déconcertante, et je ne parle pas des fautes d’orthographes.

D’ailleurs, peut-être, y trouverez-vous la réponse à LA QUESTION que tout le monde se pose au moins une fois dans sa vie : Pourquoi suis-je ICI ?
La réponse est… EXTRAORDINAIRE et très enthousiasmante !
Depuis quelques années, ce sujet a fait de moi une personne beaucoup plus sereine face à l’idée de la mort.

Une très belle lecture pour ceux qui n’ont pas peur de se confronter à leurs propres idées, un livre qui même s’il n’est pas acceptés par tous, reste de toute façon très intéressants…

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Extraits :

« Bien que vous ne puissiez me trouver, vous savez que je suis présent. Vos parents semblent disparaître et s’évanouir dans le néant. Je peux vous assurer qu’ils continuent à vivre. La mort est un autre commencement qui ne réduit pas pour autant au silence. La voix que vous entendez maintenant est-elle silence ? La présence que vous sentez dans cette pièce n’est-elle pas réelle ? »

« Rob et moi étions à peine religieux même dans l’acception conventionnelle du terme. Nous n’étions pas allés à l’église pendant des années, sauf pour assister aux mariages et aux funérailles. j’avais été élavée dans la religion catholique, mais plus je vieillissais et plus il m’était difficile d’accepter le Dieu de mes ancêtres. Je Le soupçonnais même d’être aussi mort qu’eux. Le paradis qui m’avait soutenue pendant mon enfance me sembla, pendant l’adolescence, un simulacre sans consistance de la vraie vie. Qui pouvait avoir envie de s’asseoir en rond pour chanter des hymnes à Dieu le père, même s’il existait ? Et quelle sorte de Dieu intelligent pouvait avoir besoin d’une adoration constante ? De toute évidence, un Dieu terriblement humain, et pas très sûr de lui ! »

« D’autres voient l’univers comme une sorte de théâtre dans lequel nous sommes projetés à la naissance et d’où nous disparaissons pour toujours à la mort. Ceux qui ont une telle attitude voient se profiler une menace à l’aube de chaque jour nouveau. Même la joie sera tenue pour suspecte puisqu’elle doit, elle aussi, s’achever dans la certitude définitive de la mort du corps. »

 

Jane Roberts (1929-1984) est née et a vécu dans l’État de New York. Autrice d’une trentaine d’ouvrages (poèmes, nouvelles et essais), elle a, pendant vingt ans, reçu le “matériau” de Seth, ouvrant la voie au phénomène moderne du channeling. Elle a donc canalisé Seth, un sage enseignant. Mais pas un sage de la planète Terre. Un sage de l’univers. Et surtout, des univers… Multidimensionnel, concret, métaphysique et pratique à la fois, Seth peut changer notre histoire spirituelle comme notre vie quotidienne. Du channeling à une nouvelle spiritualité, de la psychologie à la philosophie, de la santé à l’alimentation, de la famille au travail, des végétaux aux animaux, ou encore du sexe à l’amour, Seth nous ouvre grand les portes de la perception et de sa compréhension, nous stimule et nous fait un bien rare, dont l’énergie subtile monte crescendo au fil de ses livres initiatiques.

Traduits en 20 langues pour plus de 20 millions de lecteurs, la pensée et les messages de Seth sont aujourd’hui repris de par le monde dans les plus grands scénarios de films, œuvres avant-gardistes, et méthodes de soin ou de mieux-être.

Anticipation, Drame, Fantastique, Philosophique, Suspense

Terrienne

de Jean-Claude Mourlevat
Poche – 12 septembre 2013
Éditions : Gallimard Jeunesse

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Tout commence sur une route de campagne…
Après avoir reçu un message de sa sœur, disparue depuis un an, Anne se lance à sa recherche et… passe de “l’autre côté”. Elle se retrouve dans un monde parallèle, un ailleurs dépourvu d’humanité, mais où elle rencontrera cependant des alliés inoubliables. Pour arracher sa sœur à ce monde terrifiant, Anne ira jusqu’au bout, au péril de sa vie.
Et se découvrira elle-même : Terrienne
Vous ne respirerez plus jamais de la même manière…

PRIX ASTRID LINDGREN 2021

• Couv_2024-055_Mourlevat Jean-Claude - Terrienne

 

Cela faisait un moment que je ne lisais plus les quatrièmes de couverture.
Et là, je ne sais pas pourquoi j’ai eu envie de le lire… et j’ai tout de suite été interpellé. Je l’ai pris et j’ai chamboulé dans la foulée l’ordre de ma PAL ! Et quelle bonne idée. Au bout de deux, trois pages et j’étais parti dans un “autre monde”. Étienne Virgil, alors qu’il ne le fait jamais, prend en auto-stop une jeune fille, toute vêtue de noir, sûrement, car elle lui fait penser à sa petite-fille. La jeune fille est très bavarde, ce qui ne déplaît pas à Virgil, au bout de kilomètres elle demande à descendre, en voyant un panneau qui indique la ville de Campagne, elle est arrivée. Ce panneau-là, Virgil ne l’avait jamais vu… Et pour cause !

Un drôle de récit surprenant et atypique, qui m’a tenu en haleine durant toute ma lecture. Je ne m’attendais pas à ça du tout, mais quelle bonne surprise.
Des personnages surprenants, étranges, angoissants même. Anne part à la recherche de sa sœur Gabrielle, disparue depuis un an, dans un monde propre et silencieux qui pourrait inviter au rêve, en ce début d’automne… Un monde où personne ne pleure, ni ne rit, un monde où l’on ne respire, ni ne soupire, un monde où l’on ne fait jamais l’amour. Mais pourquoi ? Puisqu’il suffit d’enlever des Terriennes !
Dans ce monde aseptisé, contrôlé, où tout est programmé, et dépourvu de toute trace humaine, c’est le seul moyen de se reproduire…

Un bon rythme et du suspense.
Je vous recommande cette lecture fantastique, angoissante et pleine de tension, qui m’a beaucoup émue sur les dernières pages…

Merci Jean-Claude Mourlevat de m’avoir amené avec vous “de l’autre côté” !

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Extraits :

« J’ai tenté ma chance auprès de celui qui était le plus proche de moi en âge, un garçon vraiment mignon avec sa coiffure en pétard et sa chemise blanche ouverte sur le torse. Je me rappelle avoir été impressionnée par sa peau parfaite, une peau dorée et satinée, sans marque d’aucune sorte, ni cicatrices, ni taches. Je me rappelle aussi son sourire qui m’a semblé plus naturel que celui des autres, plus vrai. »

« – Je peux ?
Comme je ne savais pas ce qu’elle comptait faire, je n’ai pas réagi. Alors elle a appliqué la paume de sa main droite sur le haut de ma poitrine, le gras de son pouce s’est logé dans la petite cavité de mon cou.
– Allez-y… Respirez…
J’ai inspiré puis expiré quatre ou cinq fois, posément, profondément, comme on fait chez le médecin. Je sentais la pression de sa main sur moi, et mes poumons qui la repoussaient à chaque respiration.
– Encore un peu, s’il vous plaît… »

« – C’est comme… une dépression ?
– Je ne sais pas. Peut-être. Je crois plutôt que c’est l’ennui qui nous submerge.
– L’ennui ?
– Oui. Nous mourons d’ennui. Mais il est interdit d’en parler. C’est un sujet tabou. On dit simplement que telle ou telle personne s’est assise et tout le monde comprend.
– Que fait-on de ces personnes qui… qui s’assoient ?
– La brigade sanitaire vient les chercher et les emporte.
– Elle les emporte où ?
– Dans une autre ville, qui s’appelle Estrellas. »

Jean-Claude Mourlevat est né en 1952 à Ambert en Auvergne, de parents agriculteurs.

Il est le cinquième enfant de six. Il fait des études à Strasbourg, Toulouse, Bonn et Paris et exerce brièvement le métier de professeur d’allemand avant de devenir comédien et metteur en scène de théâtre. À partir de 1997, il se consacre à l’écriture, avec tout d’abord des contes, puis un premier roman, La Balafre.

Depuis, les livres se succèdent avec bonheur, plébiscités par les lecteurs, la critique et les prix littéraires : Le Combat d’hiver, Le Chagrin du roi mort, Terrienne.

Jean-Claude Mourlevat réside près de Saint-Étienne, avec sa femme et leurs deux enfants.

Adolescence, Amour, Émotion, Drame, Histoire

Le Courage des Lâches

de Wendall Utroi
Broché – Grand livre, 3 avril 2024
Éditions : La Trace

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Années 30, cinq adolescents des corons du Nord grandissent dans l’insouciance de l’enfance, pourtant le destin les conduira à traverser les années sombres d’occupation allemande et, bien malgré eux, à vivre loin de chez eux. Une histoire d’amitiés, d’amour, de dons et de sacrifices, de courage et de lâcheté…
Un récit déroutant d’enfants devenus trop vite adultes et confrontés à des choix déchirants qui marqueront à jamais leurs vies.

Destins croisés et tragiques de 5 enfants, des années trente à l’occupation Allemande : Une histoire d’amitiés, d’amours, de dons et de sacrifices, de courage et de lâcheté…

 

• Couv_2024-054_Utroi Wendall - Le Courage des Lâches

Le courage des Lâches

Un roman qui bouscule, une belle histoire, une lecture qui m’a complètement embarqué dès les premières lignes, impossible une fois encore de le lâcher, les pages défilent à toute vitesse, et puis c’est la fin… Il est bouleversant, je suis bouleversé, ému aux larmes, et une question tourne dans ma tête, depuis que j’ai terminé ce livre. Une question pour laquelle je n’ai pas de réponse. Une question pour laquelle je ne veux surtout pas de réponse…

Qu’aurai-je fait à leur place ?
Comment supporter la haine et la violence ? Comment ne pas craquer durant une torture qui n’en finit pas ?
Aurais-je été un homme courageux ou bien un lâche ?

1930. Nous sommes dans le nord de la France. Nos héros, une bande de copains qui ont une dizaine d’années, voient arriver dans leur classe un nouveau. Radek. Il est courageux et volontaire, très vite, il intégrera la bande. Pendant une dizaine d’année, “la bande à Bouboule” qui réunit cinq adolescents, va développer des valeurs d’amitié, d’empathie et d’entraide qui se révéleront cruciales pour les années sombres qui s’apprêtent à venir. En effet, la guerre va les cueillir en pleine adolescence.

Ce roman sur fond historique a tout pour plaire. Une écriture fluide et directe, de beaux portraits d’hommes et de femmes, je pence qu’il restera gravé dans mon esprit.
Comment ne pas adhérer à la puissance de ce récit plein d’humanité, malgré la période noire de la Seconde Guerre Mondiale ?

La plume de Wendall est magnifique, puissante. D’ailleurs, j’ai été très heureux de voir qu’il avait intégré les éditions La Trace, que j’affectionne tout particulièrement…
Un grand merci Wendall pour ce voyage dans le temps, ton récit mérite une très longue vie… et un grand merci/câlin à Martine de me l’avoir transmis.

L’histoire d’une bande d’amis qui ne vous laissera pas indifférents !
Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ?

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Extraits :

« Trois jours que le ciel épanchait son malheur sur le plat pays. La cour de récréation parsemée de flaques d’eau, désertée, n’était plus qu’un vague souvenir de cette marée humaine qui d’habitude écumait sa surface. En ce jour de la mi-octobre 1931, agglutinés sous le préau qui résonnait des cris, les garçons de l’école primaire Pasteur se chamaillaient pour une bille ou un calot, bêlaient d’impatience à qui serait le loup. »

« Le maître avait parlé, sa colère s’était refroidie. En notre nom à tous, il présenta ses excuses au jeune Polonais, ce qui surprit tout le monde. Il invita Radek à le suivre au fond de la classe, la, il lui montra le seul pupitre inoccupé, celui situé à ma droite. Puis, d’une voix à marée basse, il s’adressa à moi :
– Pierre, je te charge de lui apprendre les finesses de notre langue, tu t’occuperas de cela pendant les récréations… »

« Ma gorge se noua dans l’instant, l’estomac la seconde suivante. Une fois à ses côtés, le maître me dévisagea, puis sans un mot, il déposa sa règle de métal carrée sur l’estrade.
– Vous connaissez la sanction… à genoux sur la règle et les mains sur la tête, nous verrons si cela vous donne encore envie de sourire.
Les quelques murmures qui avaient suivi ma progression dans l’allée s’étaient éteints, le silence compatissait. Monsieur Leblanc reprit son cours. »

« – Messieurs, je suis très fier de vous, vous venez d’agir avec noblesse, avec cœur pour sauver votre jeune ami Radek d’un futur bien sombre. Aujourd’hui, vous êtes devenus des hommes, des hommes dignes de ce nom.
Je veux que ce secret reste entre nous, ne parlez à personne de ce qui vient de se passer, ni à vos familles, ni à vos amis. Gardez en vous ce moment, comme un moment de bravoure qui vous élève. »

 

Wendall Utroi, ancien policier formateur, vit aujourd’hui à Romans-sur-Isère. Il diffuse son premier roman sur Internet en 2014 et rencontre un succès inespéré.

“Auteur de dix romans, j’écris en pensant toujours à me faire plaisir et à surprendre le lecteur. Au travers de ces histoires, je tente de véhiculer un message, une douleur, une crainte ou tout simplement les émotions qui font le lot de chacun d’entre nous. Investigateur, instructeur, et policier, mon métier m’a permis d’entrevoir les différentes facettes de l’Homme ; bonnes, mauvaises, odieuses ou merveilleuses.”

Il reçoit en 2018 le Prix des lecteurs des plumes francophones.
L’un de ses romans, Wanda, a fait l’objet d’un court métrage tourné au Canada ayant remporté deux prix internationaux.