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Essai, Histoire vraie, Humour

Les Grandes Oubliées

Pourquoi l’Histoire a effacé les femmes
de Titiou Lecoq
Broché – 28 septembre 2023
Éditeur : Évidence Éditions

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De tout temps, les femmes ont agi. Elles ont régné, écrit, milité, créé, combattu, crié parfois. Et pourtant elles sont pour la plupart absentes des manuels d’histoire.
“C’est maintenant, à l’âge adulte, que je réalise la tromperie dont j’ai été victime sur les bancs de l’école. La relégation de mes ancêtres femmes me met en colère. Elles méritent mieux. Notre histoire commune est beaucoup plus vaste que celle que l’on nous a apprise.”
Pourquoi ce grand oubli ? De l’âge des cavernes jusqu’à nos jours, Titiou Lecoq s’appuie sur les découvertes les plus récentes pour analyser les mécanismes de cette vision biaisée de l’Histoire.
Elle redonne vie à des visages effacés, raconte ces invisibles, si nombreuses, qui ont modifié le monde. Pédagogue, mordante, irrésistible, avec elle tout s’éclaire. Les femmes ne se sont jamais tues. Ce livre leur redonne leurs voix.

“Femme libre et engagée, esprit avide et curieux, écrivaine confirmée,
Titiou Lecoq livre un grand récit, passionnant et vrai.”
Michelle Perrot

 

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Non !
Je suis désolé, les hommes et les femmes ne seront jamais égaux !

Avez-vous déjà vu un homme en rentrant de son travail, faire à manger, donner le bain aux enfants, tout ranger avant de se coucher, faire les courses le week-end, le ménage, nettoyer “les chiottes” ?
J’avoue, moi-même ne pas en faire partie. Je pourrais chercher des excuses. Il n’y a qu’une seule réponse. Coupable !
On est vraiment de sacrés “Co… …rds”…

Voici un livre à mettre entre toutes les mains, entre celles des hommes en l’occurrence.
Un livre qui brise toutes les idées reçues et m’a amené à revoir complètement et à découvrir aussi le rôle de nombreuses femmes dans l’Histoire.

– Saviez-vous qu’au Moyen Âge, il y avait eu des reines en France ?
– Saviez-vous qu’en 1793, il y avait des femmes dans l’armée française ? Certaines mêmes étaient gradées au même titre que les hommes.
– Saviez-vous que le 6 octobre 1789, c’est un mouvement féminin qui se rend à Versailles chercher la famille royale pour la ramener à Paris ?
Qu’elles sont à la base de la Révolution française ? Étant en charge des courses et des repas, elles suivaient le cours du prix du Pain jour après jour et ont été présentes dans les émeutes “de subsistance” bien avant la Révolution ? Qu’elles seront nombreuses à être arrêtées et exécutées ?
– Saviez-vous qu’au sortir de cette révolution, c’est un militaire qui prend le pouvoir, Napoléon Bonaparte ? Et comme il le disait lui-même : “la nature a fait de nos femmes, nos esclaves.”
– Que les biens communs du ménage et les biens de l’épouse appartenaient exclusivement à l’époux, qui donnerait ou pas son autorisation pour qu’elle travaille et qu’il touchera la totalité de son salaire jusqu’en 1907.
– Qu’elle lui devait une soumission totale, et ce, jusqu’en 1965.
– Qu’elle a fait partie de la Résistance, beaucoup plus que je ne l’avais imaginé ?
– Qu’il aura fallu attendre 1861 pour qu’une femme, Julie-Victoire Daubié, obtienne pour la première fois le baccalauréat à 37 ans, après de nombreux refus dans plusieurs académies, elle parvient enfin à se faire accepter à Lyon ?
– Qu’en 1871, elle obtient une licence de lettres alors qu’elle n’a jamais été autorisée à assister aux cours !
Et tellement plus encore…

Pourquoi tous ces mensonges ?
Pourquoi les femmes sont elles absentes de nos manuels d’histoire ?

Ce livre très accessible, est écrit sur le ton de l’humour, cela donne une sorte de soupape, mais n’excuse en rien tout ce qui est arrivé durant des milliers d’années, et qui malheureusement n’est toujours pas terminé !
Titiou Lecoq nous fait découvrir ces femmes, effacées de l’Histoire, elle recadre les choses, s’appuyant sur des recherches sérieuses et étayées, d’ailleurs de nombreux faits mentionnés sont sourcés, on peut donc en savoir plus à volonté.
L’autrice nous propose une relecture de notre histoire, de la préhistoire jusqu’à nos jours, et nous démontre que si les droits des femmes n’ont pas toujours progressé au fil des siècles, bien au contraire, ils ont été diminués régulièrement “comme par magie” !
Ce n’est aucunement un récit sexiste, Titiou pointe du doigt le fait que les femmes au même titre que les hommes font partie de l’Histoire, et qu’elles méritent aussi simplement de figurer dans nos “registres”.

Difficile de ne pas aimer ce livre.
Difficile de ne pas vouloir le mettre en avant.

C’est la première fois que j’ai un coup de cœur pour un livre qui n’est pas un roman.
Et là, je m’adresse aux hommes qui ont au moins lu jusqu’à ces mots… Lisez ce livre en hommage à toutes celles, mères, femmes et filles qui ont lutté, qui luttent encore pour nous.

Merci Valérie de m’avoir proposé la lecture de cet essai (réussi pour moi !).

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Extraits :

« Ce qu’avaient imaginé les premiers préhistoriens n’était que la copie de l’organisation sociale qu’ils connaissaient à Paris, Berlin ou Londres. Aujourd’hui, nombre de spécialistes travaillent à déconstruire ces présupposés, pour poser sur les traces archéologiques un regard neuf. Mais tout cela, on ne le savait pas quand j’étais élève. Moi, je partais d’un postulat assez simple dans la vie : si on m’apprenait quelque chose, c’est que cette chose était vraie.
C’est ainsi que j’ai assimilé un certain nombre de savoirs qui se sont révélés faux. »

« J’ai été stupéfaite de me rendre compte que je n’avais jamais envisagé que ces œuvres puissent être celles de femmes. Ça n’avait pas traversé mon esprit un quart de seconde. On parle souvent de ‘déconstruire”, et on emploie le mot à tort et à travers. Mais déconstruire, c’est exactement cela. C’est croire depuis toujours que, bien évidemment, ce sont des hommes, des sortes de Michel-Ange en peaux de bêtes, qui ont peint Lascaux – avant de se rendre compte que cette vision n’est étayée par aucune preuve concrète. À l’heure actuelle, je le répète, absolument rien ne nous permet de savoir si ces sculptures, gravures et peintures sont l’œuvre d’hommes ou de femmes. »

« Comment la moitié de l’humanité a-t-elle pu soumettre l’autre, alors même que le différentiel de force physique n’était pas si important ? Pourquoi les femmes ont-elles adhéré à un ordre social qui les défavorisait à ce point ?
Cette question de l’origine de la domination masculine ne sera probablement jamais totalement élucidée, mais on peut émettre des hypothèses. »

« La sédentarisation et la propriété privée contribuent à renforcer un régime de domination.
Quand on dit “cette terre est à moi”, “ce qui en sort m’appartient”, on crée une société inégalitaire, et on renforce la position dominante de quelques-uns. Cette logique a entraîné une dégradation des conditions de vie des femmes par rapport aux modes de vie plus nomades et collectifs du Paléolithique. »

« Ses textes sont remarquables parce qu’ils sont, jusqu’à présent, la plus ancienne trace d’un “je”. Ce qu’il reste des paroles d’une femme qui disait “je” il y a quarante-trois siècles.
Évidemment, Enheduanna est devenue un symbole dans les cercles féministes. Le premier auteur connu de l’humanité est une femme, et on n’en parle jamais. »

 

Titiou Lecoq est journaliste indépendante et blogueuse sur Girls and geeks. Elle a notamment publié Libérées ! Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale (Fayard 2014), ainsi que des romans dont Les Morues (Au Diable Vauvert, 2011). Elle a publié Honoré et moi à l’Iconoclaste en 2019, un récit drôle et accessible sur un monument de la littérature.

Émotion, Histoire, Polar, Suspense

La Conspiration hongroise

Une enquête d’Hippolyte Salvignac****
de Philippe Grandcoing
Broché – 3 mars 2022
Éditions : de Borée

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Paris, printemps 1909. L’inspecteur Lerouet est confronté à un cadavre anonyme retrouvé poignardé en pleine rue, l’obligeant à faire appel à son vieil ami Hippolyte Salvignac et à Léopoldine, sa compagne, artiste peintre à la sensualité débordante. Au fil de leurs investigations, ce trio d’enquêteurs exhume un mystérieux complot politique aux ramifications internationales, alors que se multiplient les assassinats dans la communauté des artistes hongrois exilés en France. Au moment même où Clemenceau perd le pouvoir, réussiront-ils à sauver l’Europe de la catastrophe ? Leurs aventures vont les mener jusqu’à la Vienne de Klimt et de Freud, à la découverte de la capitale de toutes les audaces intellectuelles et artistiques de la Belle Epoque, où se cache la clé de l’énigme.

 

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Quatrième volet des enquêtes d’Hippolyte Salvignac.

Je suis content de retrouver les personnages que je connais maintenant et que j’apprécie. Dans cet opus, la compagne d’Hippolyte, la dessinatrice Léopoldine, belle et ardente est mise en avant et ce n’est pas pour me déplaire. J’aime son caractère fort et franc, féministe jusqu’au bout des ongles qui grâce à ses connaissances en hongrois, et en allemand va aider Hippolyte et son acolyte, l’inspecteur Jules Lerouet dans une enquête qui va nous mener, en ce début du XXe siècle, vers l’empire austro-hongrois tenu par une main de fer par François-Joseph.

Paris, 1909, rue d’Astorg.
Un homme très élégant est retrouvé mort de plusieurs coups de couteau. Impossible de l’identifier, il porte sur lui un message étrange écrit en hongrois. Quelques jours plus tard, ce sont deux autres hongrois qui sont retrouvés assassinés dans les rues.
Les compétences, de Léopoldine, d’origine hongroise vont permettre à notre trio, une enquête qui se doit discrète dans le milieu de l’immigration hongroise de Paris. Elle arrive à entrer dans un groupe “La Hongrie libre”, composé d’artistes, dont elle fait partie, et de nombreux jeunes férus d’une nouvelle politique en pleine ébullition pour leur pays.
Nous avons ici un épisode très riche en rebondissements, mais ce sont surtout les ambiances du Paris de l’époque, de la nouvelle Vienne où les immeubles modernes d’Otto Wagner côtoient les églises baroques, Gustave Klimt, Egon Schiele et bien d’autres qui tentent d’imposer leur nouvelle vision, qui m’ont plu dans ce récit où la situation internationale, fait ressentir les prémisses d’un conflit mondial de plus en plus présent. Les enjeux politiques se remettent en cause, la montée de l’antisémitisme, la domination allemande sur l’est de la France… Clémenceau ressent les légers frémissements de ce changement. Il doit absolument et discrètement faire quelque chose !

Une nouvelle fois, Philippe Grandcoing a porté l’amoureux de l’Histoire que je suis dans ce récit diablement “vivant”, historiquement bien documenté et érudit.
Une enquête captivante et haletante, où Philippe arrive, dès qu’il le peut à glisser des émotions, une vie de couple bien compliquée avec des disputes régulières entre Hippolyte et Léopoldine, qui tient très bien son rôle dans cette histoire, où s’entremêlent milieu artistique, politique et crimes.

Lecture très prenante, qui devrait me mener vers le cinquième opus, “La Malédiction de Rocalbes”, dès que possible !

Un grand merci à Virginie, des éditions de Borée, pour toutes ces aventures dont je ne me lasse pas !

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Extraits :

« Jules Lerouet traversa la petite pièce encombrée, prit le couloir sur sa droite et déboucha dans la salle d’autopsie. Le cadavre découvert en pleine nuit par deux gardiens de la paix effectuant leur ronde routinière reposait sur une table en zinc, entièrement nu et prêt à être autopsié. »

« Accoudé au parapet de pierre du quai de l’Archevêché, Jules Lerouet réfléchissait, indifférent au spectacle de la noria de péniches et de chalands qui descendaient la Seine. Deux possibilités s’offraient à lui. Soit il communiquait immédiatement au chef de la Sûreté les nouveaux indices en sa possession, soit il continuait son enquête en solo jusqu’à être en mesure d’apporter des éléments plus tangibles sur l’identité de la victime et les circonstances de son assassinat. Il était tenté par la seconde option. »

« – Des gens très, très haut placés. Ça ne vous dit peut-être rien, à vous, mais sachez que ces vieux noms de l’aristocratie ont encore le bras long. Les Greffulhe, les d’Arenberg, les Noailles. Tout ce beau monde reçoit, tient salon, fait de la politique. C’est l’élite de l’élite, la crème du Bottin mondain. Autant dire que même le chef de la Sûreté ne pourra pas enquêter chez eux. »

« Ils se caressaient dans un demi-sommeil, trop fatigués pour faire à nouveau l’amour, mais voulant prolonger leurs retrouvailles amoureuses. Salvignac appréciait particulièrement le corps de Léopoldine, ses seins hauts, ses fesses rondes et fermes, sa lourde chevelure odorante qui tombait en longues mèches brunes et bouclées sur ses épaules blanches. Elle n’avait aucune des pudeurs auxquelles ses précédentes conquêtes l’avaient habitué. Il était certain qu’avec elle, s’il osait, il pourrait connaître des émois jusque-là inimaginables. »

« – Tu sais bien comment ça se passe. La valse des ministères ne change rien au fonctionnement de l’administration. »

 

Philippe Grandcoing, né le 6 novembre 1968, à Limoges (Haute-Vienne), est professeur agrégé d’Histoire en classes préparatoires au lycée Gay-Lussac, docteur en histoire contemporaine, spécialiste de l’histoire de la société limousine du XIXe et du XXe siècle. Il a publié de nombreux ouvrages, notamment huit volumes de la collection des « Grandes affaires criminelles » chez De Borée.

Publications
Ouvrages historiques et scientifiques

Les demeures de la distinction. Châteaux et châtelains au XIXe siècle en Haute-Vienne, éditions PULIM, 1999.
La baïonnette et le lancis. Crise urbaine et révolution à Limoges sous la Seconde République, éditions PULIM, 2002.
Le siècle d’or des châteaux. Haute-Vienne 1800-1914, Editions Culture & Patrimoine en Limousin, 2002
Un Robin des Bois entre Périgord et Limousin : Histoire et légende de Burgou, XIXe – XXe siècles, Éditions Culture & Patrimoine en Limousin (Collection « Patrimoine en poche »), 2006, 158 p. (ISBN 2-911167-49-X).

Romans de la série Salvignac

Le Tigre et les pilleurs de Dieu, éditions De Borée, 2018.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/10/07/le-tigre-et-les-pilleurs-de-dieu/
– Le Faubourg des diaboliques, éditions De Borée, 2019.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/11/23/le-faubourg-des-diaboliques/
– Tuer est un art, éditions De Borée, 2020.
https://leressentidejeanpaul.com/2024/02/15/tuer-est-un-art/
– La Conspiration hongroise, éditions De Borée, 2021
– La Malédiction de Rocalbes, éditions De Borée, 2022
– Les Noyés du bord de Marne, éditions De Borée, 2023
– Les Démons de l’inspecteur Lerouet, éditions De Borée, 2024

Ouvrages collectifs

1905, le printemps rouge de Limoges (avec Vincent Brousse et Dominique Danthieux), Culture et Patrimoine en Limousin, 2005.
Un siècle militant : Engagement(s), résistance(s) et mémoire(s) au XXe siècle en Limousin (avec Vincent Brousse et Dominique Danthieux), éditions PULIM, 2005.
L’Innovation agricole en Pays Limousin du Moyen Âge à nos jours, éditions Les Monédières, 2006.
Les grandes affaires criminelles de Haute-Vienne (avec Vincent Brousse), éditions De Borée, 2008.
Les nouvelles affaires criminelles de Haute-Vienne (avec Vincent Brousse), éditions De Borée, 2009.
Ostensions (avec Vincent Brousse), Culture et Patrimoine en Limousin, 2009.
Fermes idéales en Limousin, Culture et Patrimoine en Limousin, 2010.
Les grandes affaires criminelles du Lot (avec Vincent Brousse), éditions De Borée, 2010.
Paysage et environnement en Limousin, de l’antiquité à nos jours, éditions PULIM, 2010.
Les grandes affaires criminelles politiques (avec Vincent Brousse), Éditions De Borée, 2010.
Les grandes affaires criminelles du Limousin (avec Vincent Brousse, Jean-Marie Chevrier et Jean-Michel Valade), Éditions De Borée, 2010.
Les nouvelles affaires criminelles de la Creuse (avec Vincent Brousse), Editions De Borée, 2011.
Les Grandes affaires criminelles politiques (avec Vincent Brousse), De Borée, novembre 2011.
– Les Nouvelles affaires criminelles du Lot (avec Vincent Brousse), De Borée, avril 2012.
– Les Nouvelles affaires criminelles de Corrèze (avec Vincent Brousse), De Borée, octobre 2013.
Les Nouvelles affaires criminelles politiques (avec Vincent Brousse), De Borée, novembre 2013.
Limousin sur grand écran, Culture et Patrimoine en Limousin, 2013.
Utopies en Limousin (avec Vincent Brousse, Dominique Danthieux et alii.), Les Ardents Éditeurs, 2014
Oradour après Oradour (avec Dominique Danthieux), Culture et Patrimoine en Limousin, 2014.
Le Front Populaire en Limousin (avec Vincent Brousse, Dominique Danthieux et alii), Les Ardents Éditeurs, 2015.
La Belle Époque des pilleurs d’églises. Vols et trafics des émaux médiévaux. (avec Vincent Brousse), Les Ardents Éditeurs, 2017.
Sublime Périgord, la fabrique d’un territoire d’exception, (avec Hélène Lafaye-Fouhéty) Les Ardents Éditeurs, 2021.
L’affaire Barataud. Une enquête dans le Limoges des années 1920 (avec Vincent Brousse), Geste éditions, 2022, 267 p. (ISBN 979-10-353-1552-8).

Publications diverses

– Articles d’histoire dans les revues Les Grandes Affaires de l’Histoire dont il a été conseiller éditorial de 2015 à 2018 et Les Grandes Affaires Criminelles.

Émotion, Drame, Suspense, Thriller psychologique

Pour nous

de Christian Pernoud
Broché – 3 octobre 2024
Éditeur : Taurnada Édition

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Matthew écrit des scénarios à New York. Andrea skie en Californie. Ils se rencontrent sur un trottoir de Manhattan et le coup de foudre est immédiat.
De cet amour naît Fanny.
Alors pourquoi, à son retour de la maternité, Matthew saute-t-il du quinzième étage de son appartement ?
Quel secret emporte-t-il avec lui ?

Une bouffée d’oxygène dans le monde du thriller.

 

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Plus connu sous le pseudonyme de Chris Loseus, Christian Pernoud a décidé de retirer sa “cape d’invisibilité” pour son dernier roman Pour nous, édité aux éditions Taurnada. Comme Matthew, le héros de son thriller, qui prend des risques face à une menace de plus en plus présente, peut-être l’auteur a-t-il décidé, de nous offrir sans se cacher un nouvel axe de son univers littéraire… Il entre ainsi dans un “monde” méconnu qui me parle complètement.
Personnellement, je valide !

Matthew et Andrea se croisent un matin dans la rue. C’est le coup de foudre, ils ne peuvent plus se passer l’un de l’autre et très vite se projettent dans l’avenir et décident de mener des projets en commun… jusqu’à son suicide le jour de la naissance de leur fille Fanny !

Avec ce thriller époustouflant, plein d’émotions, comme je les aime, Christian m’a pris à contre-pied par rapport à ses précédents romans. Je n’arrive pas à l’expliquer, mais j’ai senti quelque chose de fort et de différent dans ce récit. Comme un engagement…
« Pour nous” va soumettre votre imagination à très rudes épreuves. Rien ne sera ce qu’il paraît être et c’est pour moi, le gros “plus” de cette “aventure”.

Qui est qui ?
Pourquoi son meilleur ami et collègue de travail disparaît-il du jour au lendemain en lui laissant un message codé ?
Qui sont ces personnes qui le suivent constamment et à travers le monde ?

L’histoire est bien écrite, très fluide, une romance qui se transforme en thriller addictif, au suspense redoutable et qui se termine en une histoire déchirante et belle à la fois.
J’ai beaucoup aimé les personnages, et la montée en puissance au fur et à mesure du récit.
Pour le final, un conseil, laissez-vous porter et préparez-vous à… Chuuuut…
Je n’en dirai pas plus.

Bravo Chris !

Et comme le dit si bien mon ami Laurent Scalese, “Un suspense de haute volée !”
Un grand merci aux éditions Taurnada.
Encore une “pépite” qui va trouver la place qu’elle mérite, auprès de ses camarades de la “Taurnada’s family” !

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Extraits :

« Andrea hurla. Elle attrapa mon poignet, baissa la tête, prit appui sur ses coudes et se redressa en fermant les yeux. La douleur lui ravageait le bas du dos, mais elle s’accrochait. Elle serra la mâchoire, inspira profondément, chercha son souffle, essuya ses larmes, et reprit son effort en plantant ses ongles dans ma chair. Elle me broyait les doigts, jurait, criait, et je l’encourageais. Et puis elle s’arqua subitement en poussant un râle avant de se relâcher tout aussi soudainement.
Le silence retomba. »

« La vie est une succession de revirements inattendus. Une pièce de théâtre au scénario sournois. »

« Je me réveillais chaque matin en attendant fébrilement qu’elle se manifeste. Mon portable ne me quittait plus, chaque sonnerie me suppliciait. Elle ?
Pas elle ? La déception l’emportait à chaque fois.
J’envisageai de la joindre trois jours après son départ pour mettre un terme à mon impatience, mais me maudis rapidement de ne pas lui avoir demandé son numéro. Elle s’était contentée de glisser le mien dans la poche de son manteau. Nous venions de nous embrasser (je ne cessais de penser qu’elle en avait pris l’initiative) et c’était tout ce qui comptait à ce moment-là. »

« “Monsieur Rice… Retournez-vous.”
Je m’exécutai pour me retrouver nez à nez avec un test de grossesse. Je ne distinguais pas le résultat, mais quelle importance ? Andrea maîtrisait mieux que moi la signification de la barrette rouge sur le tube en plastique.
“Je crois que vous allez être papa”, ajouta-t-elle. »

 

 

Christian Pernoud est l’auteur de plusieurs romans sous le pseudonyme de Chris Loseus.

Amoureux des grands espaces il vit dans les Alpes avec sa femme et ses enfants. Il se rend régulièrement aux états-unis pour être au plus proche de ses intrigues.

Il est l’auteur, notamment, de :
Nouvelle ère (2014),
3600 Prospect avenue (2015),
Chatsworth Creek (2016),
Résurrection (2017),
Phobia (collectif 2018)
Bill dangereuse innocence (2019)
Le voyage de Madison (2019)
Les parapluies noirs (2020)…
La joggeuse (2023)
https://leressentidejeanpaul.com/2023/09/11/la-joggeuse/

Pour Nous” est le premier publié sous son vrai nom, explorant une facette moins sombre de son genre de prédilection.

Drame, Polar, Suspense, Thriller psychologique

L’Heure du diable

de Patrick Bauwen
Poche – 1 septembre 2021
Éditions : Le Livre de Poche

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La nuit d’Halloween, le corps d’une inconnue habillée en sorcière est retrouvé encastré à l’avant d’un train. Le lieutenant Audrey Valenti est nommée à la tête de l’enquête, en compagnie du groupe Évangile, spécialiste des crimes du métro.
Le docteur Chris Kovak, qui a rompu sa collaboration avec cette brigade, est devenu agoraphobe. Il poursuit néanmoins l’exercice de la médecine par téléconsultation. Quand un mystérieux patient le contacte, un compte à rebours meurtrier commence.
Kovak et Valenti se retrouvent alors sur les traces d’un groupuscule mystérieux qui pratique le béhourd, un sport de combat médiéval. Une traque impitoyable qui confrontera Kovak à son passé et aux origines du Chien, qui mène la danse une nouvelle fois.

L’ultime épisode qui met un terme à la trilogie infernale commencée avec Le Jour du Chien. Marie Persidat, Le Parisien.

Efficace, addictif et bluffant. Jean-Baptiste Hamelin, Page des libraires.

 

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Après Le jour du chien en 2017, et La nuit de l’ogre en 2018, L’heure du diable en 2020, clôture le cycle “Évangile”, de Patrick Bauwen.
Quel plaisir de retrouver Chris Kovac dans ce troisième opus.
Comme d’habitude Patrick Bauwen, nous livre un récit addictif et surprenant, mais pas que…

Vous découvrirez la puissance de plus en plus présentes, de certains “groupuscules” à travers le monde, qui par le biais d’actions parfois les plus banales, arrivent finalement à toucher de larges spectres.

Chris Kovak, notre médecin urgentiste n’est pas au meilleur de sa forme.
Addict à de nombreux médicaments et à certaines drogues, il souffre maintenant d’agoraphobie et subit en plus d’amnésies. Pas facile d’exercer dans ce cas !
Il ne travaille plus que grâce à la télé-consultation.

Suite au décès de son père, inexplicable, mais surtout à la suite d’un message personnel de la part du “Chien”, Chris décide de mener “sa” propre enquête.
Mais qui est donc ce “Chien” qui joue avec lui et qui à l’air d’être au courant de tous ses secrets, de toute sa vie ?
Un personnage sadique et inhumain ?
Un ami qui lui veut du bien ?
Ne cherchez surtout pas à anticiper la fin de votre lecture… Le final est une surprise absolue !!!
Entre anciennes coutumes et modernité, soyez les bienvenus sur les routes du chaos.

Encore une fois, une intrigue fort bien ficelée, des personnages profonds et étonnants (qui sortent “malheureusement” tous de la réalité !) et un rythme soutenu, aux nombreux rebondissements.
Patrick nous démontre par A + B que nous avons tous une part d’ombre en nous qui ne demande qu’à exploser quand le besoin s’en fait sentir.

Récit lu d’une traite, il le méritait vraiment !

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Extraits :

« Clac-clac-clac, font les doigts aux ongles longs.
La tête de la sorcière se balance en rythme, tandis que ses doigts tapotent le volant.
Les phares de la voiture éclairent à peine la route sombre. Les hautes herbes défilent de part et d’autre. Il n’y a personne, pas une maison, pas une âme. La musique d’un antique radiocassette résonne dans l’habitacle de la voiture. Tout est vieux : le revêtement des sièges, les sapins désodorisants qui pendent au rétroviseur, les boutons du tableau de bord. À l’extérieur, des ballons orange accrochés aux portières claquent dans la nuit. Des autocollants recouvrent les vitres : citrouilles d’Halloween, bonbons, crèmes glacées… On dirait l’un de ces vendeurs de friandises qui circulent dans les villes de province. »

« Aujourd’hui, il est gare du Nord. Un autre genre. Les travaux en cours promettent de la transformer en centre commercial dernier cri. Escalators, verrières immenses, magasins d’informatique et de téléphones portables. Bof, songe Donatello en gonflant les joues. Qui a besoin de ces trucs ? De son point de vue, ces gadgets ne font que réduire l’homme en esclavage. Il suffit de les observer tous, dans les rames, avec leurs visages collés aux écrans. Avant, les voyageurs lisaient des livres. Maintenant, ils font exploser des bonbons de couleur, ils mitraillent des cibles ou s’insultent à distance. Et on nous raconte que c’est le progrès. »

« L’astrophysique nous apprend que la Terre est une minuscule planète dans la banlieue de la Voie lactée. Or, dans cette seule Voie lactée, il y a neuf milliards de planètes abritant probablement la vie. Et cette même Voie lactée fait partie d’un groupe de trente galaxies similaires, lui-même dans un groupe plus grand, le super-amas de la Vierge, qui en compte dix mille. Et des super-amas de la sorte, il y en a plein. Idem dans l’autre sens, lorsqu’on s’enfonce dans le microcosme, les cellules, les atomes, les quarks. Et l’homme, ce petit animal de deux cent mille ans à peine, se croit le centre du monde ? La religion est une vaste blague… »

 

Patrick Bauwen dirige un service d’urgences dans un hôpital de la région parisienne. Après avoir collaboré aux novélisations de la célèbre bande dessinée Lanfeust de Troy.
Il publie son premier thriller, L’Œil de Caine, (2007), qui reçoit le prix Carrefour du premier roman 2007 et le Prix des lecteurs du Livre de Poche 2008.
Viennent ensuite :
Seul à savoir, (2010), prix Littré 2011,

Seul à savoir


Monster, (2009), prix Maison de la Presse 2009,
Les fantômes d’Eden (2014),
Le Jour du Chien, (2017), prix Polar Babelio 2017,
La Nuit de l’ogre, (2018),
L’Heure du diable, (2020),
L’influenceur, (2024).

Amour, Émotion, Drame, Roman

La tresse

de Laetitia Colombani
Poche – 30 mai 2018
Éditeur : Le Livre de Poche

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Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est réservé et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.
Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Difficile de ne pas être touché par ce très joli récit. Estelle Lenartowicz, Lire.

Laetitia Colombani maîtrise à l’évidence l’art de la narration. Florence Bouchy, Le Monde des livres.

Un roman dans lequel il y a tout. François Busnel, La Grande Librairie.

Prix Relay des voyageurs.

 

• Couv_2024-084_Colombani Laétitia - La tresse

 

Je vais faire quelque chose que je n’avais encore jamais faite.
Je vais vous dévoiler la dernière ligne du roman.
Pourquoi ?
Car rarement je n’avais ressenti autant d’émotion à la fin d’un récit…
“À cette pensée, elle sourit”.

Trois pays.
Trois destins.
Trois histoires qui s’entrelacent.
Trois femmes que la vie n’épargne pas. Elles ont décidé de se battre, elles ont choisi de ne pas se laisser faire.

C’est un superbe premier roman que nous offre Laetitia Colombani. Cela faisait un moment que je voulais voir le film, mais je voulais absolument lire le livre d’abord.
C’est fait. Je sais ce qui me reste à faire maintenant.

Une magnifique ode aux femmes.
À toutes les femmes.
Nos mères, nos femmes, nos filles où qu’elles vivent.
Avec “La tresse”, vous ferez la connaissance de Smita qui vit en Inde, de Giulia, jeune sicilienne et de Sarah, une brillante avocate au Canada. À priori, rien ne les relie, on pourrait même dire que tout les sépare, et pourtant… elles ne le savent pas encore, mais leurs destins sont liés à jamais.

Laetitia a su dans cette histoire habilement structurée et maîtrisée, sans tomber dans le pathos, me faire voyager dans des contrées peu connues, où malheureusement le “rôle” de la femme est encore à des années-lumière de ce qu’il devrait être.
Vous l’aurez compris, son récit m’a particulièrement touché, il est émouvant et très dur parfois, mais c’est vraiment la force d’esprit qui se dégage de l’ensemble que je retiendrai.

Très gros coup de cœur, que je regrette de ne pas avoir lu plus tôt…
À découvrir absolument !

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Extraits :

« Smita s’éveille avec un sentiment étrange, une urgence douce, un papillon inédit dans le ventre. Aujourd’hui est une journée dont elle se souviendra toute sa vie. Aujourd’hui, sa fille va entrer à l’école.
À l’école, Smita n’y a jamais mis les pieds. Ici, à Badlapur, les gens comme elle n’y vont pas. Smita est une Dalit. Intouchable. De ceux que Gandhi appelait les enfants de Dieu. Hors caste, hors système, hors tout. »

« Giulia saisit la clé et ouvre la porte. D’ordinaire, son père est le premier arrivé. Il tient à accueillir lui-même ses ouvrières – c’est ça, être le padrone, se plaît-il à répéter. Il a toujours un mot pour l’une, une attention pour l’autre, un geste pour chacune. Mais aujourd’hui, il est parti en tournée chez les coiffeurs de Palerme et des environs. Il ne sera pas là avant midi. Ce matin, Giulia est la maîtresse de maison. »

« Montréal, Canada.
L’alarme sonne et le compte à rebours commence. Sarah est en lutte contre le temps, de l’instant où elle se lève à celui où elle se couche. À la seconde où elle ouvre les yeux, son cerveau s’allume comme le processeur d’un ordinateur. »

« Smita, elle, a de la chance : Nagarajan ne l’a jamais battue, jamais insultée. Lorsque Lalita est née, il a même été d’accord pour la garder. Pas loin d’ici, on tue les filles à la naissance. Dans les villages du Rajasthan, on les enterre vivantes, dans une boîte, sous le sable, juste après leur naissance. Les petites filles mettent une nuit à mourir. »

 

Cinéaste, scénariste, comédienne et romancière, Laetitia Colombani est l’auteure de La Tresse, vendu à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde, traduit en quarante langues et couronné d’une vingtaine de prix littéraires. Elle a elle-même réalisé l’adaptation cinématographique de son roman (sortie le 29 novembre 2023).
Elle est aussi l’auteure des best-sellers Les Victorieuses (Grasset, 2019) et Le Cerf-volant (Grasset, 2021) ainsi que des albums jeunesse La Tresse ou le voyage de Lalita (2018), Les Victorieuses, ou le palais de Blanche (2021), et Le Cerf-volant ou l’école de Lalita (novembre 2023) illustrés par Clémence Pollet.
Laetitia Colombani écrit également pour la scène : sa pièce Le Jour du kiwi avec Gérard Jugnot est un grand succès au théâtre Edouard VII en 2023. En tant que comédienne, elle a tourné au cinéma pour Yvan Attal, Cédric Kahn ou Florent Emilio Siri.

Drame, Frisson horreur, Thriller psychologique

Des profondeurs je crie vers toi

de Sébastien Jullian
Broché – 17 septembre 2021
Éditeur : Évidence Editions

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Andy, un jeune garçon de dix ans, tente de tracer son chemin aux côtés de sa mère Sarah, et Mouchy, voisine complice qui veille sagement sur eux. Un beau tableau de famille, s’il n’y avait la présence de Fred, un beau-père alcoolique, drogué et narcissique, qui leur fait vivre un enfer. Un matin d’hiver, un drame se produit et Andy plonge dans un coma indécis.
C’est là que tout débute…
Y a-t-il un lien avec les affaires de Patrice et Esther, deux enfants qui ont vécu des expériences similaires il y a presque cinquante ans ? Qui est ce mystérieux voisin qui emménage dans une propriété énigmatique peu après cet accident ?

• Couv_2024-083_Jullian Sébastien - Des profondeurs je crie vers toi

Après ma lecture de “Le berceau du Talion”, en début de semaine et sachant que j’avais un autre livre de Sébastien Jullian dans ma PAL, j’ai craqué. J’ai modifié l’ordre de ma lecture prévue !

Qu’est-ce qu’il aime ça, jouer avec nos nerfs, nous mettre la pression. J’ai même pu l’apercevoir ici et là, à travers certaines lignes…
Sébastien Jullian, est un jeune auteur, en quelques romans, il a pour moi renouvelé et mis à jour un genre de littérature que j’affectionne tout particulièrement. Le mélange de l’occulte, du surnaturel et du paranormal, en les invitant dans notre quotien. Dans ce nouveau roman, c’est la maltraitance physique et psychologique qui est mise en avant, mais pas que !

Andy et sa mère Sarah sont livrés à eux-mêmes, depuis le départ de son conjoint qui refusait d’être père. Elle est obligée de se débrouiller toute seule, mais les temps sont durs.
Un jour, elle rencontre un homme charmant, Fred, qui se propose de les accueillir chez lui. Elle pense avoir trouvé en lui l’homme qui va lui permettre d’avoir une vie plus sereine et surtout, une image “paternelle” pour son fils. Mais malheureusement, rien n’ira comme elle le rêvait. Fred est un pervers narcissique, un drogué, un alcoolique et révèle son vrai visage. Dorénavant, c’est lui qui commande, il la maltraite, l’insulte…
Elle ne dit rien.
Elle est coincée.
Elle a peur pour Andy…

Ce nouveau roman de Sébastien est une nouvelle réussite. Non pas par le sujet, maintes fois mis en avant et décrié, mais surtout part la façon où il l’aborde. Il est traité avec justesse et sa plume est percutante, elle ne pardonne pas. Avec ses chapitres courts, un soupçon de surnaturel, il m’a de nouveau embarqué. Au fil des pages, je me suis enfoncé dans ce thriller où la maltraitance, la violence, la noirceur deviennent la “bête” à abattre.
C’est une histoire horrible et addictive, que je recommande aux “amoureux” du genre.

Et c’est là que je me répète…
Pour ceux qui ne connaissent pas Sébastien, essayez juste l’un de ses romans, n’importe lequel, et vous comprendrez !
Sébastien Jullian a décidé de bousculer la littérature ! Il y arrive très bien…

Blandine Carron, je ne te dirai jamais assez merci…

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Extraits :

« En France, une femme et un enfant meurent tous les trois jours sous les coups et la maltraitance de leurs bourreaux.
Peu importe les chiffres, peu importe ce que les uns et les autres décident de comprendre ou d’expliquer.
La folie des Hommes avec un grand H.
Je pense à la peur au quotidien.
Celle que vivent les victimes. Celle que subissent les proches.
Je pense à toutes ces prières.
Celles que nous nous efforçons de réciter, pour mettre à l’abri nos progénitures et les éloigner du démon.
Je pense à tous ces pédophiles, psychopathes, pervers, jaloux, déments, drogués, sadiques que TU as mis sur leur route.
Puisque tu es si puissant, pourquoi n’as-tu pas entendu nos implorations ?
Pourquoi as-tu laissé prendre ces vies innocentes ?
Pourquoi es-tu si permissif avec le libre-arbitre ?
Comment veux-tu que nous les défendions ?
Puisque tu n’es pas capable de protéger nos enfants, puisse le Diable nous y aider… »

« Je ne sais pas par quoi commencer. C’est dur pour un garçon de mon âge de raconter ma vie. C’est une idée de Mouchy. Elle l’a acheté chez le marchand de journaux de Lagneux lorsqu’elle est allée faire le marché samedi. Puis ce midi, en rentrant de l’école, elle l’a glissé dans mon cartable. Elle m’a dit : “C’est un journal intime, écris tout ce qui te passe par la tête et raconte tes journées dedans.” Je n’ai pas vraiment compris l’intérêt. Je lui ai demandé ce que voulait dire “intime”. Elle m’a répondu que ça signifiait que ce carnet m’appartenait et qu’“il n’y a que moi qui ai le droit d’écrire et de lire dedans” ; donc je pouvais y raconter tout ce que je voulais. Elle a dit aussi qu’un jour “ça pourrait servir de preuve”. Je n’ai pas vraiment compris le sens de ses mots. »

« Il s’est glissé dans le lit, maladroitement. Il respire si fort, si vite. Sarah a peur de lui quand il est dans cet état. Il fait exprès de faire les gestes avec brutalité, pour être certain qu’elle l’entende.
Elle n’a aucune idée de l’heure. Si elle détourne le visage vers le réveil, elle est perdue. Il saura qu’elle ne dort pas.
Il faut continuer à rester en apnée, surtout ne pas donner la moindre impression d’être consciente. Le compte à rebours a débuté. Recroquevillée en position fœtale, elle serre les poings aussi fort que possible en espérant qu’il sombre rapidement. Mais la drogue a son effet euphorisant et diabolique. Il n’est pas décidé à en rester là.
Elle ne veut pas lui résister. Elle ne peut pas, sinon il s’en prendra à son fils…
Est-ce que l’amour est un sacrifice si douloureux ?
Malheureusement, elle lui tourne le dos. Il caresse, palpe. Ce n’est pas de l’attention, mais un signal pour expliquer clairement ce qu’il veut. Il ne compte pas lui demander son avis. »

« Un matin du mois de mars 1994, dans les petites rues du centre-ville de Lagneux, Fred gît dans un caniveau avec deux de ses compères. Un certain Sébastien Jullian, habitant du quartier, connu comme aliéné et insociable, se rend à la boulangerie en cette matinée hivernale et se retrouve nez à nez avec le petit groupe. Il ne trouvera rien de mieux que de leur coller une étiquette sur la tête où il avait griffonné “déchet humain” et de leur pisser dessus pour les réchauffer, sans aucune réaction de leur part. »

 

Informaticien de métier, entraîneur de football et père de famille, Sébastien Jullian s’adonne depuis quelques à sa nouvelle passion : l’écriture. Ses influences sont diverses. Des incontournables cinématographiques telles que Carrie, Fight Club, Le silence des Agneaux, Usual Suspects, pour ne citer que les principales.
Coté littérature, Sébastien aime beaucoup les univers respectifs de Cédric Sire, Jérôme Loubry et bien sûr, Stephen King.
Il est également un grand passionné de musique, notamment le Heavy metal, à laquelle il fait très souvent référence dans ses romans. Mais aussi l’humour (parfois noir, méchant ou gratuit) est aussi sa tasse de thé. Lire a toujours été une tâche compliquée car son imagination ne le laisse jamais en paix. Lorsqu’il lit une histoire, il en invente une autre. Il aime qu’un roman ne dévoile jamais tous ses secrets et laisse une part d’interprétation au lecteur.
Selon Sébastien, un bon livre est un livre qui joue avec nos nerfs et avec notre imaginaire…

On l’emportera dans la tombe
https://leressentidejeanpaul.com/2023/08/16/on-lemportera-dans-la-tombe/

Dualité
https://leressentidejeanpaul.com/2023/09/15/dualite/

Le berceau du Talion
https://leressentidejeanpaul.com/2024/09/23/le-berceau-du-talion/

Drame, Folie, Histoire, Polar

Le lion de Némée

de José Herbert
Broché – 12 mars 2024
Éditeur : Les Éditions Nord Avril

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Le lion de Némée, artiste de cabaret, est-il l’auteur des pendaisons de cadavres à des « arbres à loques » situés sur des lieux de dévotion nordistes, chapelle, oratoire et calvaire ?
La police judiciaire est amenée à s’intéresser à des univers particuliers : celui des archers d’une compagnie de tir à l’arc du Cambrésis ; celui d’un cabaret de travestis ; celui des antiques douze travaux d’Hercule ; enfin celui des guerres de religions au 16e siècle qui opposèrent les protestants vaudois à l’armée catholique de François 1er.
Le massacre de Mérindol, village du Vaucluse, serait-il à l’origine de crimes perpétrés des siècles plus tard à mille kilomètres de distance ?

L’enquête emmène les lecteurs et lectrices à la découverte de lieux insolites en compagnie d’un quarteron de personnages foldingues, truculents et déjantés.

 

• Couv_2024-082_Herbert José - Le lion de Némée

 

Une histoire complètement “déjantée” bien différentes de nos polars habituels !

Nous sommes dans le Nord de la France. La police est complètement perdue. Des cadavres pendus, tués par des flèches, s’accumulent sur des arbres à loques !
Quel est donc le rapport entre un cabaret de travestis, les douze travaux d’Hercule, la Guerre de Religions et ces crimes ?

Heureusement, José Herbert est là pour nous guider !

Après “Les poupées diaboliques” et “Ah ! Mauricette…”, je retrouve l’auteur dans de nouvelles aventures pas banales du tout, et comme dans ses deux autres romans, il est arrivé à me toucher avec un son côté “Vieille France érudite” auquel on est très peu habitué, et c’est bien dommage.
Dès le début du récit, le ton est donné.
Des personnages haut en couleur, complètement barrés (Je ne suis pas arrivé à déterminer qui étaient les pires, entre les femmes et les hommes !), la lecture est efficace et très drôle, malgré une intrigue violente, perdue dans les origines de notre Histoire. José s’amuse avec nous bien sûr, s’amuse avec un langage cru et direct qui sent tellement bon la France. Difficile dans ces cas-là, vous comprendrez de stopper ma lecture sans vouloir à tout prix en savoir à chaque fois davantage. Allez, encore quelques pages…
Bon, je finis mon chapitre et j’arrête !
Plus qu’une seule page, c’est promis…

J’ai beaucoup aimé l’histoire, avec un certain sarcasme, José nous montre sans hésitation les déviances nombreuses de notre passé. La Religion est très présente aussi, et j’ai appris certaines choses qui après vérifications, se sont avérées réelles.
Le “peuple” de tout temps est, et restera dans l’ignorance de se qui ce déroule au-dessus de sa tête. Rarement, ce sont de belles choses, c’est bien dommage… finalement cela ne me surprend même plus !

Merci José pour cette “Histoire” originale, dont parfois, on “sort” du roman. C’est ça… parfois, il faut savoir dire les choses…
Merci aussi à toi Blandine Carron, encore une fois, c’est à toi que je dois la découverte de cette plume, de cet auteur plein de talent et plus encore.

N’hésitez pas à lire ce roman, José Herbert est un auteur qui mérite d’être “découvert” !

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Extraits :

« La vie sexuelle de Jean Broussiez se résumait à quelques situations banales : complexe d’Œdipe à trois ans, manipulation curieuse à onze ans, paluchage rapide vers la quinzaine et, finalement, un unique prénom féminin, Olga. »

« Un chiard de plus, ça emmerdait la mère, ça contrariait des projets, ça privait de liberté, ça braillait en permanence, et ça coûtait un paquet de tunes. Sitôt libérée du cordon qu’elle avait tranché, la mère ne réfléchit pas longtemps. Elle saisit le loupiot graisseux et braillant et le glissa dans le trou des WC à la Turque, devant Jean qui se bouchait les oreilles et écarquillait les yeux, car le nouveau-né hurlait comme s’il avait deviné le triste sort que lui réservait sa génitrice. »

« – Je ne sais pas moi-même où j’ai dormi, Inspecteur.
– Et bien sûr, personne ne vous a vu rejoindre ce quelque part, ni vous y écrouler.
– Les rats peut-être ! Faut enquêter ! Moi, je ne voyais rien ! Que dalle ! J’avais bu deux bouteilles de blanc.
Était-il sincère ? Il se souvenait des gros rats aux yeux brillants dansant la gigue sur ses godillots et rongeant ses lacets, que d’ailleurs il ne nouait guère. »

« Qui avait écrit cette lettre ? Et avec quel objectif ? Une cause peut produire plusieurs effets différents, seule ou associée à d’autres causes, tandis qu’un effet peut de son côté être le résultat de plusieurs événements très différents.
Pas facile ! Les quatre personnes avaient été percées de flèches puis pendues sur des lieux de dévotion catholiques. Cependant Clémentine, la première victime, n’avait pas subi le même sort qu’ensuite les autres. Elle seule est morte par pendaison. Que s’était-il passé ? »

 

José Herbert est né à Aniche en 1944, dans le département du Nord. Il fréquenta l’École Normale de Douai pour devenir ensuite instituteur à Vred, puis Auberchicourt, enfin, à partir de 1975, directeur d’école et secrétaire de mairie à Wambaix, petit village du Cambrésis. Il est maintenant installé à Loos en Gohelle. C’est un amoureux des lettres, passionné d’histoire locale, il aime l’humour loufoque, les situations hors norme, les personnages burlesques.

Il publie aux Editions Atria un premier roman, L’instituteur impertinent, qui raconte avec humour, pittoresque et tendresse, une vie professionnelle exceptionnelle.

Les poupées diaboliques
https://leressentidejeanpaul.com/2022/01/05/les-poupees-diaboliques/

Ah ! Mauricette…
https://leressentidejeanpaul.com/2023/06/02/ah-mauricette/

Émotion, Drame, Folie, Polar, Thriller psychologique

Le berceau du Talion

de Sébastien Jullian
Broché – 6 septembre 2019
Éditeur : Auto-édition

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Lorsqu’un mail provenant du ministère de l’Intérieur est envoyé dans les bureaux de la police de Grenoble, le trouble est semé. Il décrit l’endroit où gît le corps d’un célèbre avocat, Eddie Durand, assassiné dans des circonstances effroyables.
Au même moment, dans un petit village de Haute-Savoie, un suicide étrange éveille la curiosité des forces de l’ordre…
À priori, ces affaires n’ont rien en commun. Mais un détail fait ressurgir un nom, celui de Valentin Monge. Le commissaire Sirus et ses hommes doivent replonger dans une sordide affaire classée de harcèlement, viol et suicide.
L’ombre d’une vengeance semble désormais planer sur les enquêteurs. Mais tout va trop vite, et paraît incontrôlable.
Il n’y a plus de hasard.
Ce n’est pas un jeu. C’est une démonstration.

 

• Couv_2024-081_Jullian Sébastien - Le berceau du Talion

 

Plus qu’un coup de cœur, Le berceau du Talion est un véritable coup de poing dans la figure !!!

Mais pourquoi, ne suis-je pas surpris…
Avec On l’emportera dans la tombe, Sébastien avait déjà marqué mon esprit et je me demandais ce qu’il nous réserverait par la suite…
Puis, j’ai lu Dualité. Comment vous dire ? Un récit qui sort des “rails”, qui m’a glacé le sang pages après pages. J’étais complètement figé en fin de lecture. Je me suis même demandé si l’auteur n’était pas un peu “fou” !

Avec Le berceau du Talion, Sébastien confirme son talent et va même au-delà. Mais d’où vient-il ? Où va-t-il chercher tout ça ?
Une chose est sûre Sébastien…
Ne change rien, je suis devenu addict, et je ne voudrais surtout pas tomber en manque !

Valentin est “le” souffre-douleur dans son lycée. Son style gothique, ses goûts différents, son besoin d’être seul depuis qu’il est enfant, ont malheureusement fait de lui un être à part que personne ne comprend, pas même les adultes qui gravitent autour de lui.
Dès lors, il décide de tenir un journal intime où il notera le calvaire qu’on lui fait subir au quotidien, les humiliations, les crachats, les insultes, les tortures aussi tant physiques que psychologiques. Sa vie est un enfer.
Certaines plaies ne se referment pas, un jour, il baisse les bras. Après avoir subit un viol collectif, il écrit les dernières lignes de son journal et décide de partir pour un monde qu’il espère meilleur, abandonnant son seul ami, son frère Romain, le seul qui partageait son vécu. Lui-même disparaîtra juste après l’enterrement de son frère.

14 ans plus tard, l’avocat qui avait défendu, ceux qui s’en étaient pris à Valentin est retrouvé mort, avec un étrange message à ses pieds. Une enquête, qui va remuer “la boue”, est ouverte. Les morts vont se multiplier.
Et très vite, la police établira que Valentin est le lien entre tous ces décès.
Gilles Rousset et sa nouvelle recrue, Marion qui va devoir faire ses preuves très vite, se retrouvent au centre d’une enquête aux multiples rebondissements, où quelqu’un se joue des lois, de la police, de la justice… Pour cette personne, une seule chose est importante.
La vengeance !

Un excellent thriller, où le mal ne se trouve pas là où on le croit.
Œil pour œil, dent pour dent. Seule la justice est importante…

Bravo Sébastien, j’en perds mes mots !
Merci Blandine Caron, encore une fois, tu ouvres mon univers littéraire, et avec la plume sombre et efficace de Sébastien Jullian, on tient un bijou qui risque de faire parler de lui très vite !

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Extraits :

« La vérité ne meurt pas, elle nourrit la colère.
Valentin referme la dernière page de son journal intime en ce matin glacial du 10 décembre 2004. Il a choisi sa plus belle plume pour écrire les derniers mots. Celle que son parrain lui a offerte pour ses seize ans à son entrée au lycée. Sa main est tremblante, son rythme cardiaque s’accélère. Il se demande si le moment doit durer ou non, s’il faut lui donner un sens. Non, ça ne changera rien. Les secrets de sa douleur sont là, enfouis entre les pages. »

« Crachats, insultes, violences physiques sont le quotidien d’un véritable enfer. Il ne se déplace plus dans l’établissement pour éviter les croche-pieds, tirages de cheveux, jets d’objets en tout genre. Même les plus jeunes en font leur souffre-douleur. Il raconte avec une écriture discontinue cette fois où « un camarade lui urine dans le dos dans les vestiaires du cours d’EPS. »

« Chaque individu est confronté un jour à cette étrange sensation. Ce moment où la réalité flirte avec l’irréel et vous plonge dans le doute. Après un mauvais rêve, ou peut-être votre pire cauchemar ?
Deux possibilités s’offrent à vous : soit peu à peu vous vous rendez compte que rien de tout ça n’est arrivé, et le soulagement vient chasser la peur. Soit vos rêves n’étaient qu’illusions, et le retour à la vie n’en est que plus terrible. »

« Elle est étendue au sol, patauge dans sa propre pisse. Une odeur infecte assaille ses narines. Son corps commence à rendre les armes. Les mains liées au-dessus de la tête, on dirait une crucifiée au milieu d’une arène romaine. Les liens ont entaillé ses poignets jusqu’au sang, la peau est meurtrie d’ecchymoses. »

 

Informaticien de métier, entraineur de football et père de deux enfants, j’ai pris le gout de la lecture depuis 2016. Les trajets en train, la sieste des enfants, les insomnies nocturnes, sont autant de moments qui m’ont également permis de m’adonner à une nouvelle passion : l’écriture de thrillers.

J’aime qu’un roman ne dévoile jamais tous ses secrets et laisse une part d’interprétation au lecteur. Un bon livre est un livre qui joue avec nos nerfs…

On l’emportera dans la tombe
https://leressentidejeanpaul.com/2023/08/16/on-lemportera-dans-la-tombe/

Dualité
https://leressentidejeanpaul.com/2023/09/15/dualite/

Émotion, Drame, Polar, Suspense

La disparue de Belle-Île

de Christophe Ferré
Broché – 12 octobre 2023
Éditions : L’Archipel

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Après La Petite Fille du phare, le nouveau suspense stupéfiant de Christophe Ferré sur l’une des plus belles îles de France.

Une disparition glaçante sur l’une des plus belles îles de France.
Le nouveau suspense de l’auteur de La Petite Fille du phare

Où est passée Chloé ?

Plus aucune trace de cette jeune ostéopathe depuis une soirée qui s’est terminée dans les cris. Plus étonnant encore, sa voiture est tout aussi introuvable, alors qu’elle n’est jamais repartie par le bac qui relie l’île au continent.
Un mystère comme les aime Léa, une journaliste qui ne tarde pas à comprendre que sa présence dérange…
Un suspense plein de fausses pistes et de rebondissements inspiré d’un fait divers jamais résolu : la mystérieuse disparition de la pharmacienne de Belle-Île.

 

• Couv_2024-080_Ferré Christophe - La disparue de Belle-île

 

Le récit se déroule en Bretagne, très exactement sur Belle-Île-en-Mer, et là, c’est déjà une bonne pioche !
J’ai toujours été attiré par la Bretagne, et c’est un réel plaisir de m’y promener dès que cela est possible. Je ne connais pas Belle-Île-en-Mer, mais malgré le sujet Christophe Ferré m’a quand même donné envie d’y aller…

Léa Grange, journaliste, s’est spécialisée dans les enquêtes sur des affaires non résolues, qu’elle publie ensuite sous forme de livres.
Dès qu’elle entend parler de la disparition sans laisser de traces, d’une jeune ostéopathe, Chloé, à Belle-Île, ni une, ni deux, elle décide d’y aller et de mener sa propre enquête.
La jeune femme a disparu, le lendemain d’une pendaison de crémaillère entre “amis”. Sa voiture a aussi disparu, et à priori, elle n’a pas pris non plus le bac qui relie l’île au continent. Que s’est-il réellement passé ce soir là ?
Léa va vite se rendre compte que chaque personne qu’elle va interroger, est un éventuel coupable et que de nombreuses pistes se multiplient autour d’elle au fur et à mesure… jusqu’à ce qu’elle tombe sur de nouveaux cadavres !

Un thriller rempli de fausses pistes, de pièges et de rebondissements. Léa est attachante, et on a bien envie de l’aider lorsqu’elle se sent perdue.
Les personnages qui gravitent autour d’elle, ont aussi leur importance et on va découvrir qu’une communauté en apparence soudée et sans histoires, peut cacher de nombreux mystères et des secrets.

Une lecture agréable et fluide dans laquelle il m’a manqué un “tout petit quelque chose”, que je ne suis pas arrivé à déterminer !
Pourtant, tout est là. Même un final, que je n’ai pas anticipé du tout !
Peut-être que j’en demande trop ?
Dans tous les cas, la sensibilité de Léa m’a beaucoup touchée, et c’est pour moi le gros plus du récit par rapport à mes thrillers habituels…

Merci Christophe !

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Extraits :

« Belle-Île-en-Mer.

Ici, au milieu de l’océan, s’étend une terre de légendes celtiques. Quelques-unes reposent sur des faits réels. On y croit ou pas, selon sa foi, son imagination.
Des fées de la forêt de Brocéliande auraient jeté des couronnes de fleurs dans le golfe du Morbihan. La plus grande et la plus somptueuse serait devenue Belle-Île : pure poésie. Mais certaines histoires contiennent une part de vérité. »

« Les mouettes, les goélands, les cormorans, quelques oiseaux de la lande picoraient ce qu’ils pouvaient. Des poissons morts. Des mollusques.
Des crabes. D’autres oiseaux tués. La nature se fiche complètement de la mort et de la vie. La nature est une force indomptable qui fait vivre et mourir sans avoir à se justifier. »

« – Soit, mais quel rapport avec Chloé ?
Marie semblait émue.
– Pour moi, elle se trouve entre les murs de cette secte, je ne vois pas d’autre hypothèse. Sous des dehors joyeux, elle était déçue par la vie qu’elle menait. Elle se sentait tellement seule. Pas de compagnon, peu d’amis.
Un jour, elle a craqué. Manque de chance, c’était juste après la soirée chez moi.
Cette thèse rejoignait celle du commandant de gendarmerie et ne contredisait pas la lettre anonyme. »

« L’homme l’attendait sur le goudron, immobile, comme un loup affamé, comme s’il savait que la jeune femme allait revenir par là, comme s’il connaissait le moindre chemin, ceux permettant de fuir et ceux ne menant nulle part.
Qui était cet homme sans voix et sans visage ? Elle n’arrivait pas à trouver d’explication, tout n’était qu’hypothèses invérifiables. »

 

Christophe Ferré est romancier et auteur dramatique. Il a obtenu le Prix de la nouvelle de l’Académie française en 2010.
Il est l’auteur de :
La Chambre d’amour (Arléa, 1995),
La Septième nuit (Seuil, 2000),
Paradis Turquoise (Flammarion, 2005).
Son premier suspense,
La Révélation de Chartres (Salvador, 2015) s’est vendu à plus de 20 000 exemplaires, toutes éditions confondues,
La Petite Fille du phare (Éditions de l’Archipel, 2018),
https://leressentidejeanpaul.com/2023/03/08/la-petite-fille-du-phare/
Mortelle Tentation (Éditions de l’Archipel, 2019),
La Prophétie de la cathédrale (Archipoche, 2020).

Pièce de théâtre, Témoignage

Romanesque

La folle aventure de la langue française
de Lorànt Deutsch
Broché – Grand livre, 18 octobre 2018
Éditions : Michel Lafon

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Après Paris et les routes de France, Lorànt Deutsch aborde un sujet passionnant où son talent de conteur fait merveille !

Première surprise : l’ancêtre du français, ce n’est pas le gaulois mais le “roman”, la langue romaine issue du latin de Jules César, le vainqueur de la Gaule !
En effet, au fil des invasions et de nos propres conquêtes, ce latin s’est transformé et enrichi de multiples apports : germaniques avec les Francs, nordiques avec les Vikings, arabes au moment des croisades, italiens à la Renaissance… avant de devenir un français triomphant dans toutes les cours d’Europe au XVIIIe siècle, grâce à nos philosophes.
Entre-temps les troubadours ont inventé l’amour et les femmes écrivains réclamé leur émancipation, les grammairiens se sont occupés de la syntaxe et la réforme de l’orthographe a déjà rendu quelques linguistes fous !
Enfin, l’école obligatoire acheva de permettre à tous les citoyens français de communiquer. Aujourd’hui, l’abus des termes anglais, les mots issus de la culture urbaine et les raccourcis de nos Smartphones inquiètent les puristes… Ils ont tort : le temps fera le tri. Et de ce bouillonnement créatif continuera d’émerger une langue vivante, ouverte à tous : la langue française est une langue d’accueil.

 

• Couv_2024-078_Deutsch Lorànt - Romanesque

 

J’avais lu Métronome en décembre 2010.
J’avais apprécié le style et le rythme de l’auteur. Il permettait d’entrer assez facilement dans le sujet, d’assimiler ou de remettre en avant certains souvenirs de mes cours d’histoire.
Avec Romanesque, Lorànt Deutsch va beaucoup plus loin, il nous faire découvrir les origines de la langue française, qu’elles soient grecques, latines ou venant de pays ou de régions auxquelles je ne m’attendais pas du tout.

C’est rythmé, vivant et rempli de diverses anecdotes.
Alors, oui, ce n’est pas forcément bien écrit et parfois, l’auteur se perd même dans ses pensées… Mais ayant cette passion de la langue française en commun, j’y ai quand trouvé mon bonheur, et de plus, j’ai appris plein de “petites choses” qui se sont déroulées à travers l’Histoire. On le sent passionné et rien que cela, ça me va.

Un petit “bémol” par contre.
Je trouve qu’il a manqué à ma lecture, quelques “sources” où j’aurai pu approfondir certaines recherches si le besoin s’en faisait sentir.

J’ai passé un bon moment de lecture, et ma curiosité a été pleinement récompensée.
Merci Lorànt… et, je crois que l’on se voit bientôt !

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Extraits :

« Il y a dans le passé le plus lointain une poésie qu’il faut verser dans les jeunes âmes pour y fortifier le sentiment patriotique… Faisons aimer à nos enfants tous nos héros du passé, même enveloppés de légendes, car c’est un malheur que nos légendes s’oublient, que nous n’ayons plus de poésie ni de contes dans nos foyers. Un pays comme la France ne peut vivre sans poésie. Faisons-leur aimer nos ancêtres les Gaulois et les forêts des druides… »


« Du côté des Gaulois, en revanche, il n’en allait pas de même. Les druides refusaient l’écriture, pour le peuple comme pour eux-mêmes. Rien de ce qui était sacré ou seulement important ne devait être confié à l’écrit ! Il leur paraissait inconvenant de livrer à des graphies inertes la parole vivante des poètes et des dieux. L’Histoire, la légende, la foi devaient être déposées dans les mémoires des hommes et transmises par le verbe. Or seuls les druides étaient chargés de l’éducation, donc les élèves avaient interdiction d’écrire ! »

« Ainsi donc les Gaulois n’étaient pas les butors primaires qu’on croyait. Ils étaient simplement plus proches des secrets de la nature, des charmes de la vie… et des combats glorieux ! Et si les Gaulois latinisés se divertissaient à la lecture ou à l’écoute des textes écrits, la majorité populaire s’enflammait pour les bardes, ces poètes ambulants qui, à travers toute la Gaule, toujours vêtus d’une aube bleu clair, chantaient leurs odes improvisées en s’accompagnant à la lyre ou à la harpe. Et ils chantaient quoi, ces artistes magnifiques ? La gloire des puissants et la valeur des héros sur les champs de bataille ! C’était leur rôle unique, au moins tant que la guerre permettait aux combattants de se montrer glorieux… »

« Au VIIe siècle, la Francie est divisée, les rois mérovingiens s’auto-exterminent, et tandis que la ponctuation facilite la transmission des textes, une nouvelle langue issue du latin fait son apparition : le roman. »

« Et c’est ainsi que son Histoire des temps, il la nomma Chronique. Ce terme, il l’avait tiré du grec khronika biblia, un recueil de faits retranscrits année après année. Le mot va entrer dans la langue française, mais explosera véritablement au XIXe siècle avec le développement de la presse écrite. Il changera alors de sens pour designer une rubrique personnelle et régulière. »

 

Lorànt Deutsch, de son vrai nom Lazslo Matekovics, est né le 27 octobre 1975 à Alençon, d’un père hongrois et d’une mère parisienne. Passionné de foot, il est recruté par le FC Nantes dans le cadre Sport-Etudes. Mais il doit renoncer à son rêve de carrière professionnelle, car il n’a pas la carrure adaptée. Il se rabat alors sur la scène auquel il prend goût dans une maison des jeunes et de la culture (MJC), avant que sa sœur ne l’inscrive au théâtre Mouffetard. En 1990, il se présente à sa première audition pour une série de télévision franco-québécoise, Les Intréprides et il décroche le rôle qui lui colle à la peau pendant cinq ans. Il met ensuite temporairement sa carrière entre parenthèses pour ses études : un double cursus ambitieux en philosophie ainsi qu’en « langue et civilisation hongroise » à l’INALCO, qu’il achève en 1998. Il n’abandonne pas pour autant le théâtre et multiplie les publicités, dont les plus célèbres sont celles pour Yop et la série de spots Gervais.

Mais il faut attendre 1999 pour que la carrière de l’acteur prenne son envol, avec la comédie Le Ciel, les oiseaux et… ta mère !, de Djamel Bensalah. Un rôle annonciateur de la filmographie de Lorànt Deutsch : malgré quelques seconds rôles dans Peut-être de Cédric Klapisch (1999), l’Envol de Steve Suissa (2000) et Là-bas, mon pays d’Alexandre Arcady (2000), il privilégie le plus souvent les comédies loufoques.

Il prend également le parti de se consacrer davantage au théâtre. En 2005 et 2006, il monte sur les planches pour interpréter le rôle de Mozart dans la pièce Amadeus, aux côtés de Marie-Julie Baup.

Puis, en septembre 2009, son premier livre, Métronome, l’histoire de France au rythme du métro parisien, fruit de sa débordante imagination depuis l’âge de 15 ans, et conclusion de cinq années de recherches et d’écriture, voit le jour. Un succès aussi immense qu’inattendu pour un ouvrage ayant trait à l’histoire : 2 millions d’exemplaires sont vendus. Réédité en Métronome Illustré en 2010, le livre, qui raconte l’histoire de France par le prisme des stations de métro de Paris, a même fait l’objet d’une adaptation pour la télévision, par France 5, diffusée en mai 2012.