Émotion, Philosophique, Poésie

Il y a quelque chose encore, devant

Je ne sais pas ce que c’est, mais nous devons y aller
de Alain Cadéo
Broché – 30 septembre 2024
Éditions : Les cahiers de l’Égaré

Je me demande bien où s’éparpilleront mes billets du matin lorsque depuis longtemps je ne serai plus là. Sans doute un rat câlin y aura fait son nid et un enfant ou deux en feront leur levain. Il y aura bien aussi quelques vieux centenaires mâchouillant leurs grumeaux qui, tout tremblants, bredouilleront trois phrases venues de leur mémoire en disant « ça, c’est y pas du Cadéo ? »

Alain Cadéo nous a laissés en juin 2024. Il fera définitivement partie des auteurs qui ont laissé une empreinte dans mon esprit et dans mon sang. Et grâce à ce qu’il aimait appeler “ses billets”, il demeurera proche de nous. Martine, son épouse, poursuivra leur édition aussi longtemps qu’elle le pourra…

J’ai eu la chance de découvrir la très belle plume d’Alain en février 2020 à travers son œuvre “Mayacumbra”.
Ensuite, il y eut “Confessions” (ou les spams d’une âme en peine), “Arsenic et Eczéma”, “L’Homme qui veille dans la pierre”, “M”, “Billets de contrebande” et “Le ciel au ventre”. Régulièrement, j’ai été touche et à chaque fois j’ai ressenti le plaisir de partager, de donner, de jouer avec les mots, de cet amoureux de l’écriture… Chacun de ses écrits est une œuvre qui mérite d’être lue et relue.

J’ai perçu “Il y a quelque chose encore, devant…” comme un cadeau précieux, un cadeau riche en poésie, en belles images et pleinénergie… Le rythme authentique de la vie.
Vingt-six billets qui m’ont offert une nouvelle opportunité de parcourir le monde à ses côtés, de déchiffrer ses lignes, d’explorer son univers, ses mots, sa famille aussi et ses amis. Quelques-uns de ses billets ont été rédigés alors qu’il était déjà malade, ils en sont d’autant plus brillants et captivants… en faisant un ouvrage qui incite à la réflexion au-delà des « simples » mots.

Merci Alain…
Merci d’avoir partagé avec nous ton univers chargé de poésie.

Je tiens aussi, bien entendu, à te remercier chaleureusement Martine, ainsi que les éditions “Les Cahiers de l’Égaré”…

Extraits :

« Tant que j’aurai un brin de vie, je frapperai aux portes des secrets. C’est ma fonction bélier d’irréductible égaré. Si personne ne m’ouvre, j’enjamberai les douves, ferai cent fois le tour des hautes murailles de cette silencieuse forteresse, sans la moindre lueur et comme inhabitée. Faut-il être bête, têtu, halluciné, pour s’obstiner ainsi au pied d’un fantôme de pierres noyé dans les brouillards de la pensée. »

« Ma vie ne tient qu’au fil ténu des mots, timides ou fracassants, vibrants, fragiles, sincères et vivants. Ce sont les miens, les vôtres, écrits, parlés, sous-entendus, nourris à la douceur, à la colère aussi c’est bien, lorsqu’elle est nécessaire… et au baba au rhum des cœurs. »

« Les Mots ? Je leur dois tout. Ils ont forgé ma voie. Ils m’ont appris le Temps, l’espace et la patience. Ils m’ont appris à mettre un nom sur chaque situation. Aimant l’Humain de toutes mes forces convergentes, ils m’ont obligé à chercher et trouver ce que certains ne savaient dire mais qu’ils portaient au fond de leurs regards, étranges labyrinthes aux accès condamnés. »

« Éclairer, illuminer, ne pas être radin, chiche, avec toute espèce de clarté, c’est un don.
Assombrir, enténébrer, sépiatiser, noircir, je pense ici aux lavis et encres de Victor Hugo, est un autre don : celui d’envisager le terrible passage entre vie et trépas.
Dans tous les cas, ombre et lumière cohabitent et ne font qu’un pour tout humain tendant les mains, courbant la tête, envahi de questions. »

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Alain Cadéo est l’auteur de nombreux ouvrages (nouvelles, romans, textes, pièces de théâtre), dont « Stanislas » (1983), premier prix Marcel Pagnol 1983 ou encore Macadam Epitaphe (1986), Plume d’Or Antibes et Prix Gilbert Dupé.

Il est avant tout un passionné des autres, des humbles, ceux qui lisent les mots, les portent et les défendent… Ses textes sont toujours exigeants, en perpétuelle recherche de chemins différents, à l’image de l’homme, singulier, sincère et altruiste, mais aussi inclassable, comme sa littérature.

Après avoir été notamment publié par Mercure de France, il est depuis 2018 publié par les Éditions La Trace.

Il vit à Évenos, en Provence.

Sa bibliographie complète est la suivante :

Émotion, Drame, Histoire, Poésie, Roman

Madelaine avant l’aube

de Sandrine Collette
Broché – 21 août 2024
Éditions : JC Lattès

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C’est un endroit à l’abri du temps. Ce minuscule hameau, qu’on appelle Les Montées, est un pays à lui seul pour les jumelles Ambre et Aelis, et la vieille Rose.
Ici, l’existence n’a jamais été douce. Les familles travaillent une terre avare qui appartient à d’autres, endurent en serrant les dents l’injustice. Mais c’est ainsi depuis toujours.
Jusqu’au jour où surgit Madelaine. Une fillette affamée et sauvage, sortie des forêts. Adoptée par Les Montées, Madelaine les ravit, passionnée, courageuse, si vivante. Pourtant, il reste dans ses yeux cette petite flamme pas tout à fait droite. Une petite flamme qui fera un jour brûler le monde.

Avec Madelaine avant l’aube, Sandrine Collette questionne l’ordre des choses, sonde l’instinct de révolte, et nous offre, servie par une écriture éblouissante, une ode aux liens familiaux.

« Sandrine Collette s’élève au sommet de son art. »
Le Parisien

« Tout simplement impressionnant »
Lire Magazine littéraire

« Un roman intense et terrible »
Femme Actuelle

« La romancière est au sommet de son art. »
Version Femina

« Éblouissant »
Point de Vue

« Artisane d’une écriture mêlant tournures incantatoires et mots rugueux, sensations précises comme des coupures, images vives, nature puissante, Sandrine Collette fait tourbillonner les éléments du décor et les pantins qui l’habitent en un ballet macabre, captivant, tandis que les planètes s’alignent pour précipiter ce petit monde dans le chaos. »
Le Point

« Un génial tour de force »
La Vie

« Ce texte déborde de vie »
Télérama

« Une écriture magnifique »
Madame Figaro

« Notre Goncourt à nous. »
Le Parisien

« Une grande réussite »
Le Monde des Livres

« Un talent hors pair de raconteuse d’histoires »
L’OBS

« Un roman magistral »
Version Fémina

 

• Couv_2024-104_Collette Sandrine - Madelaine avant l'aube.jpg

 

C’est le septième roman de Sandrine Collette qui passe entre mes mains.
Sandrine, pour moi fait partie des autrices qui ont su s’affranchir d’une certaine bienveillance pour aller vers une prose personnelle, parfois choquante, parfois très poétique. Je ferme mon livre en me disant qu’encore une fois, elle nous offre une sacrée évasion littéraire…

Ce roman est un peu comme une ode. Une ode à la puissance de la nature, une ode à la famille, à l’histoire des paysans et tout simplement à la vie, dans un monde où les hommes et les femmes vivent courbés face à leurs maîtres. Ici, le droit de cuissage n’est pas une “légende”, il est la peur que ressentent toutes les femmes et toutes les jeunes filles. La vie est très dure, et les intempéries qui pourrissent les cultures n’arrangent rien à la faim qui est leur quotidien dans le hameau où ils vivent, que l’on ne peut situer ni dans le temps, ni dans les lieux. Tout ce que l’on sait, c’est que la vie est dure, très dure…
Et un jour, Madelaine, petite fille abandonnée, apparaît dans le hameau. Elle sera accueillie avec beaucoup de bienveillance par deux sœurs jumelles, Ambre et Aelis. Bran, le narrateur du récit, et personnage emblématique, voit tout de suite en Madelaine, une fille différente qui n’a peur de rien et est capable de s’imposer malgré son jeune âge face aux hommes. Bran l’aime et lui sera fidèle jusqu’au bout…

L’histoire est magnifique, et à un moment de ma lecture, je me suis rendu compte que Sandrine, par une ponctuation particulière, des phrases sans verbe, ou “presque” incomplètes, nous obligeait à créer une sorte de liens, de trouver nos propres mots pour avancer dans le récit !
Rien que pour ça, ce livre mérite votre attention, on est obligé d’entrer ainsi dans les pensées de l’autrice…

Récit prenant jusqu’aux entrailles, récit coup de poing et bouleversant qui sort des lieux communs et qui a élargi mon horizon… Encore une fois Sandrine frappe là où je ne l’attendais pas, mais quel plaisir…
Coup de cœur pour Madelaine, même si je ne sais toujours pas si elle m’a mené vers la lumière ou la noirceur, vers une suite… peut-être ?

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Extraits :

« La terre frémit sous leur pas lourd. Ils se hâtent, de cette lenteur presque hypnotique des grands corps épuisés après une journée de labeur – interrompue bien avant l’heure, quand l’enfant est venu. Ils vont côte à côte l’homme et le cheval, puant l’un et l’autre la sueur séchée sur leur peau rugueuse, le premier essuie la poussière qui fait du gris sur son front et l’autre secoue la tête pour se débarrasser des mouches. L’enfant marche devant, se retourne pour les attendre. Il ne dit rien, mais tout dans son attitude trahit son impatience. »

« Nous vivons au bout du monde. Le fleuve Basilic serpente sur toute la frontière de notre région, la coupant du reste de l’univers. De notre côté de la rivière, il y a quelques marais et puis en retrait, le village et derrière le village des fermes éparses comme celle de Rose, qui fait partie de cet ensemble de trois maisons qu’on appelle les Montées. Il y a des forêts et il y a des champs, et encore loin après, tout cela s’étiole et se termine par une montagne de lave presque verticale que personne ne s’est jamais aventuré à gravir. »

« Aelis et Ambre ont été inséparables, enfants. Elles n’avaient pas les mots pour parler d’âme-sœur pourtant il n’y en avait pas d’autre, deux petites filles n’en faisant qu’une tant leur communion d’esprit était forte, deux petites filles qui se suivaient telles des ombres, reproduisant exactement les gestes l’une de l’autre sans s’être copiées ni concertées, jusqu’au son de leur voix que leur mère ne différenciait pas. À elles deux, elles avaient créé un monde. Elles se suffisaient à elles-mêmes, ignorantes des regards qu’on leur jetait soit parce que leur ressemblance sidérait, soit parce que leur beauté fascinait. Elles inventaient des histoires qu’elles étaient seules à comprendre et qui ne faisaient rire qu’elles. Leur enfance fut un temps de partage et de bonheur. »

« L’hiver est passé sur le chagrin de Madelaine. Comme pour les hommes, la mort du chien est devenue invisible. On n’a plus le temps, ni la force. De plus en plus, les pensées sont obnubilées par la nécessité de se mettre quelque chose d’infime sous la dent chaque jour, cela a l’aigreur et l’acuité des poignards fouaillant les corps, la sensation est physique, terriblement réelle, tellement que lorsque les hommes ont crevé, on les a à peine pleurés. »

 

Sandrine Collette, née en 1970 à Paris, est une romancière française.
Elle aime la campagne profonde, la forêt, la montagne, les vignes. Tout naturellement, elle aime situer ses intrigues dans un univers rural, même si son petit polar Une brume si légère, est exceptionnellement urbain. La romancière part toujours d’une image qui lui permettra de dérouler le fil de sa fiction.
Devenue l’un des grands noms du thriller français, une fois encore, elle montre son savoir-faire imparable dans Six fourmis blanches (2015).

Il reste la poussière (2016) obtient le Prix Landerneau du polar.
En 2017 paraît Les larmes noires sur la terre.

Son huitième roman, Et toujours les forêts, une fiction post-apocalyptique, a été récompensé, en 2020, par le prix de La Closerie des Lilas, le prix Amerigo Vespucci 2020 et le grand prix RTL-Lire.

Elle partage son temps entre la région parisienne et son élevage de chevaux dans le Morvan.

Animal
https://leressentidejeanpaul.com/2021/01/19/animal/

Juste après la vague
https://leressentidejeanpaul.com/2019/10/10/juste-apres-la-vague-de-sandrine-collette/

Et toujours les Forêts
https://leressentidejeanpaul.com/2022/12/08/et-toujours-les-forets/

Amour, Émotion, Humour, Poésie

Le ciel au ventre

de Alain Cadéo
Broché – 25 juillet 2024
Éditions : Les cahiers de l’Égaré

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Échographie. Premier cliché de face. Impressionnante silhouette. Dix centimètres, trente cinq grammes, deux mois et demi. Là les yeux, le nez, la bouche, les épaules, les bras, sortes de taches noires, comme un test de Rorschach, vague ressemblance avec une figure Sépik ou peut-être un dessin de la mythologie Eskimo. J’opterais plus volontiers pour une sorte d’amulette indienne. Voilà ce que je vois de toi. C’est aussi impressionnant qu’une esquisse primitive sur la paroi d’une caverne.
Genèse de l’homme. Ta représentation est digne d’un grand peintre sorcier. Chaman sortant du vide, tu te dessines à l’effigie de tous les premiers arts sacrés.

 

• Couv_2024-074_Cadéo Alain - Le ciel au ventre

 

Alain Cadéo fera définitivement partie des auteurs qui auront marqué mon esprit, qui auront marqué mon sang.

Tout d’abord un grand merci à Martine Cadéo ainsi qu’aux Cahiers de l’Égaré pour ce cadeau inestimable…
Alain m’a permis une nouvelle fois, de partir à travers ses lignes, dans ce monde qui était le sien, un monde rempli d’images, un monde vrai, sans concession.

Qu’il y a-t-il de plus fort qu’une déclaration d’amour ?
“Le ciel au ventre”.
Dans cette correspondance qui durera sept mois, Alain s’adresse à son fils emmitouflé bien au chaud dans le ventre de sa mère. Sept mois, à la faveur de la nuit, où les échanges et les silences leur permettront de devenir père et fils. C’est émouvant, c’est touchant…
Cette réédition d’un livre publié il y a 30 ans, Alain y tenait, il est malheureusement parti avant… Mais il nous laisse sa prose toute personnelle à laquelle il avait décidé de ne pas toucher, ”Et c’est très bien ainsi…”.

Les jours, les mois défilent pages après pages, ils sont poésie quand ils ne se transforment pas en musique, parfois même en silence dans la nuit, lorsque “Liouma” est endormie.
Une rencontre avec un petit être, Ludovic, qui grandit doucement, faire sa connaissance alors qu’il est dans le ventre de sa maman, en attendant le terme de son premier voyage.

Un livre au titre magnifique, inclassable où une fois encore, les mots se transforment en sons pour mieux résonner dans notre esprit, nous offrir l’essentiel, faisant ainsi pulser le vrai rythme de la vie.

Merci Alain…

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Extraits :

« Fouetté au sang par la passion des alphabets
je pars vers minuit dans cette délicieuse et tout à fait
inexplicable, envie de bâtir un langage.
Avec toi je veux aller chercher dans une zone claire
les plus beaux mots de l’univers.
À fleur de peau, les ramener afin que nous sentions
ce frisson impalpable de la vie en train de se faire.
Je suis devenu un pêcheur de concepts oubliés.
C’est ainsi que d’énormes poissons d’ombre
issus des fonds d’un lac glaciaire
viennent à la surface de mes pages. »

« Ta mère et toi, vous êtes juste au-dessus de ma tête. C’est un peu comme si je pilotais un sous-marin derrière ma fenêtre. Il est bon de vous savoir tous les deux endormis, rassurés, tandis que je vous fraye un chemin au fond de l’océan. »

« En ce moment, je m’éveille chaque matin avec un large sourire. Je suis heureux d’écrire sans savoir où je vais.
Je suis heureux de vivre pour la même raison. Le tout avance sans effort. »

« André Chouraqui a un mot merveilleux pour tous les défenseurs de causes perdues. Il les appelle les “mendiant de l’impossible”. Lorsqu’on mesure les divergences d’opinions entre une vingtaine d’individus cherchant à former une famille, on comprend mieux l’écrasante tâche que représente la volonté d’unir juifs, musulmans et chrétiens. »

 

Alain Cadéo est l’auteur de nombreux ouvrages (nouvelles, romans, textes, pièces de théâtre), dont Stanislas (1983), premier prix Marcel Pagnol 1983 ou encore Macadam Epitaphe (1986), Plume d’Or Antibes et Prix Gilbert Dupé.

Il est avant tout un passionné des autres, des humbles, ceux qui lisent les mots, les portent et les défendent… Ses textes sont toujours exigeants, en perpétuelle recherche de chemins différents, à l’image de l’homme, singulier, sincère et altruiste, mais aussi inclassable, comme sa littérature.

Après avoir été notamment publié par Mercure de France, il est depuis 2018 publié par les Éditions La Trace.

Il vit à Évenos, en Provence.

Sa bibliographie complète est la suivante :

– Les Voix de Brume (1982, nouvelles)
– Stanislas (1983, roman)
– La Corne de Dieu (1983, roman)
– L’Océan vertical (1983, roman)
– Le Mangeur de Peur (1984, roman)
– Macadam Epitaphe (1986, texte)
– Le Ciel au ventre (1993, texte)
– Les Anges disparaissent (1998, roman)
– Fin (1999, texte)
– Et votre éternité sera la somme de vos rêves (2008, roman)
– L’Ombre d’un doute (2008, théâtre)
– Les Réveillés de l’ombre (2013, théâtre)
– Zoé (2013, roman)
– Chaque seconde est un murmure (2016, roman)
– Des Mots de contrebande (Aux inconnus qui comme moi…) (2018, texte)
– Comme un enfant qui joue tout seul (2019, roman)
– Mayacumbra (2019, roman)
https://leressentidejeanpaul.com/2020/02/26/mayacumbra/
– Lettres en Vie (2020, texte illustré)
– Confessions (ou les spams d’une âme en peine) (2021, roman)
https://leressentidejeanpaul.com/2021/06/03/confessions-ou-les-spams-dune-ame-en-peine/
– Arsenic et Eczéma (2022, théâtre)
https://leressentidejeanpaul.com/2022/05/06/arsenic-et-eczema/
– L’Homme qui veille dans la pierre (2022, roman)
https://leressentidejeanpaul.com/2022/09/08/lhomme-qui-veille-dans-la-pierre/
– M (2023, roman)
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/08/m/
– Billets de contrebande (2024)
https://leressentidejeanpaul.com/2024/03/04/billets-de-contrebande-inedits/

Amour, Émotion, Humour, Philosophique, Poésie

Pensées Clandestines

de Lou Valérie Vernet
Broché – 27 avril 2018
Éditions : BOOKS ON DEMAND

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Tout laisser tomber.
Ce qu’on avait à faire, ce qu’on faisait.
Tout donner à l’autre,
Prendre le temps d’être avec lui.
Cinq minutes ou une heure,
Complétement là.
S’apercevoir que cet autre n’était que soi,
Qui attendait qu’on le prenne dans ses bras.

 

• Couv_2024-070_Vernet Lou Valérie - Pensées Clandestines

 

“Petite” lecture de chevet qui m’a accompagné partout pendant quelques semaines…

Très beau recueil de pensées et plus encore. Lou à l’art de me surprendre à chacun de ses livres. Pensées Clandestines n’échappe pas à la règle.
Sourires, larmes parfois, mais émotions surtout, ce petit livre m’a fait passer par tous les états. Chaque page, chaque ligne, chaque mot est une véritable surprise que l’on ne voit pas arriver.

Entre chansons, comptines et poésie, l’auteure nous démontre encore une fois la maîtrise de son art. C’est beau, c’est triste et tellement puissant.

Impossible de vous dire combien de fois, je l’ai relu, mais chaque passage était comme un baume sur mon esprit et dans mon cœur. Le matin au réveil, le soir avant de m’endormir, parfois juste une phrase à peine.
N’hésitez surtout pas à le conserver tout proche de vous et de revenir régulièrement piocher le mot qui vous permettra de vagabonder, de vous envoler loin, très loin devant…

Les pensées que Lou nous offre appartienne à la vie. Elle ne triche pas et c’est là son grand talent.

Coup de cœur !!!

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Extraits :

« Aux pires cauchemars, les grands remèdes.
Que vous soyez en plein burn-out, sous la pluie, coincé dans un embouteillage, tributaire d’une grève, le moral à zéro, désespéré d’avoir manqué une fois encore la chance de votre vie, ce florilège de pensées est pour vous. »

« Il y a des femmes qui font rêver à l’amour, à qui l’on pourrait tout concéder, chez qui on voudrait tout déposer.
Des femmes pour qui les mots doux, les fleurs et la passion ont été inventés.
Des femmes qui restent longtemps à hanter le cœur d’autres femmes. »

« Tant mieux. S’il meurt demain. Tant mieux.
Il n’avait qu’à m’écouter. Je ne voulais pas que ma dernière pensée soit pour ce que je n’ai pas fait.
J’ai pris l’arme et j’ai tiré. Une fois, il est tombé.
Deux fois, moi à côté. C’est bien. Si on meurt ensemble. C’est bien.
Au moins, on ne sera pas séparé. »

« Le matin s’est levé sur un ciel noir.
L’orage était là. En attente. Une chape de misère recouvrait Paris. Les immeubles étaient gris, les costumes noirs, les visages blêmes. Plus personne ne souriait dans les rues. Une sourde colère plombait l’atmosphère. Les gens étaient malheureux. Et moi, j’allais hagarde. Sans rien voir.
Je savais qu’il était trop tard. »

« Je déclame et j’écris des murmures de souffrance. Mes horizons sont noircis du feu de mes errances. J’ai perdu le sommeil, il dort mieux ailleurs.
L’amour m’a quitté, elle aime quelqu’un d’autre, autre part. »

Auteure multicartes, Lou Valérie Vernet a déjà publié trois thrillers, deux polars et sept autres livres passant du récit humoristique aux fragments de voyage, du Feel Good au spicilège poétique, du recueil de nouvelles au théâtre. Tous ses ouvrages confirment son talent à manier en virtuose l’art de la mystification et à sonder les profondeurs de l’âme. Par ailleurs, photographe amatrice, baroudeuse des grands espaces, essayiste et poète à la plume acérée, elle n’en reste pas moins attachée à sa devise préférée « Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon vous n’en sortirez pas vivant ». B. Fontenelle.

Toucher l’instant : ou la trilogie du choix
https://leressentidejeanpaul.com/2018/11/17/toucher-linstant-ou-la-trilogie-du-choix-de-lou-vernet/

Surtout le pire
https://leressentidejeanpaul.com/2019/10/01/surtout-le-pire-de-lou-vernet/

Acouphanges
https://leressentidejeanpaul.com/2021/08/19/acouphanges/

La toile aux alouettes
https://leressentidejeanpaul.com/2022/06/01/la-toile-aux-alouettes/

Matricule 2022
https://leressentidejeanpaul.com/2022/09/27/matricule-2022/

Grand comme le monde
https://leressentidejeanpaul.com/2023/07/11/grand-comme-le-monde/

Amour, Émotion, Drame, Histoire vraie, Poésie

Pages volées

d’Alexandra Koszelyk
Broché – 23 août 2024
Éditions : Aux Forges de Vulcain

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Quand des pages entières de votre vie vous ont été volées, comment faire pour les retrouver, si ce n’est les écrire ?

Les parents d’Alexandra meurent dans un accident de voiture alors qu’elle n’a que huit ans. Elle est recueillie avec son frère par sa tante. Tandis qu’elle grandit entre premiers amours et amitiés adolescentes, un immense vide demeure en elle. Qui est-elle ? L’orpheline ? L’Ukrainienne ? La jeune fille qui aime les histoires ?

Vingt ans plus tard, alors qu’elle revient en Normandie, elle entreprend une enquête sur ce qui a permis sa survie : la langue, la littérature et l’écriture.

Un récit poignant sur ces continents intérieurs que nous habitons et qui nous habitent.

 

• Couv_2024-060_Koszelyk Alexandra - Pages volées

 

Tout d’abord, un très grand merci à Babelio et aux éditions “Aux Forges de Vulcain” pour m’avoir permis de lire ce livre très touchant.

Ce n’est pas le premier roman d’Alexandra koszelyk que je lis.
Fin 2019, dans le cadre de l’un de nos dîners littéraires, nous l’avions reçu pour son premier roman, “À crier dans les ruines”. Roman qui m’avait beaucoup ému pour sa finesse et sa psychologie. L’histoire de deux adolescents, Léna et Ivan, qui se retrouvent séparés suite à la terrible catastrophe nucléaire survenue le 26 avril 1986 à Tchernobyl. J’avais pris son roman comme une ode à la vie, à la liberté et à l’amour… Mais aussi comme une sorte de lien entre son passé et son présent ! J’ai découvert, à ce moment-là, une auteure qui me semblait timide et en même temps très souriante. Je la regardais, elle semblait heureuse d’être en notre compagnie, et nous a expliqué longuement d’où lui était venu l’idée du récit. Je la regardais encore, et je voyais “comme des absences”, ses yeux ne bougeaient plus. Comme si, nous la perdions parfois. L’émotion ? Mais nous avons tous passé une excellente soirée.

Aujourd’hui, après avoir terminé “Pages volées”, je pense avoir compris…
Je pense que par moments ce n’était plus Alexandra qui participait à notre dîner, mais peut-être “la petite” Alexandra qui nous ouvrait son cœur, avec des mélanges de sentiments : Je suis tellement heureuse d’être là parmi vous ! La littérature m’a vraiment aidé à me battre ! Papa, maman, je sais que vous me voyez d’où vous êtes… Je me sens tellement bien ! Certaines personnes ont ce don-là. Celui de toujours communiquer avec leur “petit moi”…

Avec “Pages volées”, elle ressent le besoin de partager sa vie, son passé avec son “petit moi”. Alexandra nous ouvre son cœur sur sa petite enfance et sur un événement qui aurait pu l’anéantir… La perte de ses deux parents dans un accident de voiture, alors qu’elle n’avait que huit ans et demi. J’ai retrouvé dans ce nouveau récit, cette force poétique dans de nombreuses phrases, cette force qui m’avait déjà embarqué dans son autre récit, ce besoin mettre des mots sur des sensations… Ou comment grâce à l’enseignement, les différentes langues qu’elle a étudié, son amour de la lecture l’amène très vite et naturellement au plaisir de l’écriture lui permettant dans ce récit tout particulièrement, d’écrire les chapitres qui lui manquaient peut-être dans la construction de sa vie.

Un livre très émouvant, qui m’a permis de me poser de nombreuses questions sur ce que nous sommes et ce que nous sommes prêts à réaliser dans notre vie, malgré les nombreuses embûches que nous pouvons subir, les différents traumatismes que nous pouvons vivre. Alexandra nous dit dans son livre qu’elle est née à huit ans, sept mois et douze jours. Aujourd’hui je comprends cette phrase…

La forme et le fond rédigé par Alexandra, nous amènent ce très beau livre comme un cadeau précieux qu’elle nous offre, mélangeant passé, présent, peine, courage, force et amour…

J’espère que ton “petit moi” vit sa vie présente avec bonheur.
Ton livre poétique et émouvant d’où se dégage une force très positive, m’a fait énormément de bien…
Merci Alexandra, pour ce que tu es. Quel bel exemple d’accomplissement tu nous offres !

À lire absolument…

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Extraits :

« “Pourquoi une histoire sur tes origines ? me demande mon oncle. Tu as déjà écrit deux romans qui y font allusion.
– Cette fois-ci, je n’ai pas envie d’écrire un roman.
– Tu veux parler de toi ? Entre autres. De moi, de l’identité, de la place qu’on occupe, de l’importance de la littérature, des mots et des langues. De mes parents, aussi.
– Mais tu n’as pas de souvenirs d’eux, que vas-tu faire ? Les inventer ?”
L’invention de mes parents. L’invention d’une vie. »

« Je suis née à huit ans, sept mois et douze jours.
Des cris de partout, à gauche, à droite, impossibles à faire taire. L’ensemble des pleurs en concert improvisé provient d’une quinzaine de nouveau-nés qui à eux tous cumulaient au maximum trente-deux jours.
De là où je suis, je ne vois rien, je ne fais qu’entendre ces cris. »

« Immédiatement après l’annonce de la mort de mes parents, il a fallu que je connaisse toute la vérité, si terrible soit-elle, si durs soient les mots et les images. Je ne savais pas à quel point établir une exactitude est une sorte de graal impossible à atteindre. Et si certaines réponses remplissaient des vides, elles ne les comblaient pas tous. »

« Je regarde le calendrier.
Dans moins d’un mois, le 19 août, jour de l’accident, je serai de nouveau cette petite fille qui perd ses parents. Il me faut alors écrire, écrire contre le temps, les retrouver, dans ce cahier noirci de leurs contours, attraper quelque chose que je ne saurais pas encore. Le temps joue contre moi. Cette date me terrifie autant qu’elle me galvanise.
Je replonge dans les jours de deuil. »

« Les livres sont ces histoires qui me permettent de saisir que la vie est faite d’embûches dont il faut se relever.
Je ne le sais pas encore, mais je suis sur le chemin du deuil.
Si les adultes ne peuvent répondre à mes questions, les livres le font.
La langue écrite, langue du savoir, de la distance, du choix des mots, d’un rythme, me permet des bonds de pierre en pierre, d’histoire en histoire, d’aller plus loin que l’expérience acquise dans une vie seule. »

 

Alexandra Koszelyk est née en 1976 à Caen. Ayant vécu dans son enfance dans une commune située près de Caen (Normandie), elle mène dans cette ville ses études secondaires et supérieures.

Elle devient professeure de lettres classiques dans les Yvelines, tout en se consacrant à l’écriture. Elle est lauréate de plusieurs prix comme le prix Vleel 2022, ou le Prix Totem des lycéens 2020.

Chez Alexandra Koszelyk, le surnaturel s’invite dans les grands et les petits drames de l’Histoire, avec des romans « sidérant de poésie et d’actualité ». Cette écrivaine a baigné dans la culture ukrainienne héritée de ses grands-parents, émigrés en France dans les années 1930 (venant de la région de Galicie).

C’est aussi une blogueuse littéraire.
Sur son blog “Bric à Book”, elle organise chaque semaine des ateliers d’écriture.

– À crier dans les ruines, 2019.
https://leressentidejeanpaul.com/2020/02/22/a-crier-dans-les-ruines/

– La Dixième Muse, 2021.
– Le Sanctuaire d’Emona, 2022.
– L’Archiviste, 2022.

Émotion, Philosophique, Poésie

Billets de contrebande (Inédits)

de Alain Cadéo
Broché – mars 2024
Éditions : Éditions La Trace

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Un Livre qui ne se résume pas !
Un Livre intemporel autour de la la passion des mots.
Un livre de chevet tel un compagnon fidèle…
Ode à la littérature et aux humbles écrivains…

 

• Couv_2024-017_Cadéo Alain - Billets de Contrebande

 

J’ai commencé à lire ce livre il y a quelques semaines déjà et assez vite, je me suis perdu.

Ayant lu d’autres romans, qui m’avaient tous plu, d’Alain Cadéo, je ne comprenais pas. Je reconnaissais bien sa passion pour les mots, mais je restais égaré…

J’ai attendu quelques jours, l’ai repris et l’ai compris.
J’avais abordé Billets de contrebande comme un simple roman, et j’avais fait fausse route !

Billets de contrebande, comme son nom l’indique est composé de billets, suite de pensées, petites notes plus ou moins longues écrites par Alain, aux aléas du temps, des envies et de ses humeurs. Ils sont tous dissociés les uns des autres… mais vont délibérément dans la même direction, celle qui nous remet en question, qui nous fait réfléchir et nous fait du bien !

Je les ai alors lus différemment, à un autre rythme, embarqué enfin dans les pas de l’auteur. Un, le matin au réveil, un autre, un peu plus tard, le suivant, entre deux rendez-vous, et ainsi de suite jusqu’au coucher. Là, seulement j’ai pu retrouver la magie et le “pétillant” lyrique d’Alain, son don redevenu alors évident pour la littérature.

Chaque billet vous emportera partout, là où vous ne vous y attendrez pas !
Comme une aventure fantastique à travers les idées et les mots, tel un bateau navigant vers le grand large…
Un voyage vers les rêves sans aucun doute, tantôt poétique, tantôt philosophique. Un voyage qui invite à l’évasion littéraire…

Mais attention, ces billets ne se donneront pas au premier venu…
Une œuvre écrite par un “amoureux des mots”, pour “amoureux des mots” !

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Extraits :
« Commence toujours par une phrase telle, que toutes celles qui suivront voudront lui ressembler. Redoute plus que tout le remplissage, fignolage sans âme qui au fil des pages te perdra dans un dédale artificiel tout juste bon à créer l’illusion. »

« Je redécouvre ces cahiers oubliés, pages blanches puisque je n’écris plus depuis un an que par machine électronique interposée. J’ai bien envie pourtant de retrouver le bureau de noyer, légèrement ployé en son milieu par le poids de studieuses années. Oui, j’ai bien envie de retrouver stylos à plume, encre, papiers craquants, l’épaisse planche de cyprès me servant d’écritoire, ma Remington portative aux airs noirs de scarabée, ses ailes dorées, avec ses pattes cliquetantes, sa sonnerie de fin de page… »

« Celui qui écrit peint ou compose est parfaitement seul. Nul ne peut imaginer toutes les vies, les ombres qui pourtant l’accompagnent.
C’est dans un bruissement d’âmes errantes qu’il récolte les fruits de cette étrange colonie glissant autour de lui. »

« Apprendre à faire ce que l’on n’a jamais fait. Apprendre à dire ce que l’on n’a jamais dit. Apprendre à voir ce que l’on n’a jamais vu. Apprendre. Mot le plus beau, le plus vif, le plus sage, nous incitant à découvrir l’immensité de nos lacunes. Nous exhortant sans cesse à aller plus avant vers un but impossible à atteindre. Car c’est là que réside la beauté d’une quête : chercher, tout en sachant qu’on ne trouvera pas. »

« S’il me restait trois grammes, six volts d’intensité, je me ferais un beau sentier de lettres inventées me conduisant tout droit vers mon éternité. Le Paradis ressemble à ce que l’on en fait. Et la réalité n’est que l’enfer des imbéciles. »

 

Alain Cadéo est l’auteur de nombreux ouvrages (nouvelles, romans, textes, pièces de théâtre), dont « Stanislas » (1983), premier prix Marcel Pagnol 1983 ou encore Macadam Epitaphe (1986), Plume d’Or Antibes et Prix Gilbert Dupé.

Il est avant tout un passionné des autres, des humbles , ceux qui lisent les mots, les portent et les défendent… Ses textes sont toujours exigeants, en perpétuelle recherche de chemins différents, à l’image de l’homme, singulier, sincère et altruiste, mais aussi inclassable, comme sa littérature.

Après avoir été notamment publié par Mercure de France, il est depuis 2018 publié par les Éditions La Trace.

Il vit à Évenos, en Provence.

Sa bibliographie complète est la suivante :

– Les Voix de Brume (1982, nouvelles)
– Stanislas (1983, roman)
– La Corne de Dieu (1983, roman)
– L’Océan vertical (1983, roman)
– Le Mangeur de Peur (1984, roman)
– Macadam Epitaphe (1986, texte)
– Le Ciel au ventre (1993, texte)
– Les Anges disparaissent (1998, roman)
– Fin (1999, texte)
– Et votre éternité sera la somme de vos rêves (2008, roman)
– L’Ombre d’un doute (2008, théâtre)
– Les Réveillés de l’ombre (2013, théâtre)
– Zoé (2013, roman)
– Chaque seconde est un murmure (2016, roman)
– Des Mots de contrebande (Aux inconnus qui comme moi…) (2018, texte)
– Comme un enfant qui joue tout seul (2019, roman)
– Mayacumbra (2019, roman)
https://leressentidejeanpaul.com/2020/02/26/mayacumbra/
– Lettres en Vie (2020, texte illustré)
– Confessions (ou les spams d’une âme en peine) (2021, roman)
https://leressentidejeanpaul.com/2021/06/03/confessions-ou-les-spams-dune-ame-en-peine/
– Arsenic et Eczéma (2022, théâtre)
https://leressentidejeanpaul.com/2022/05/06/arsenic-et-eczema/
– L’Homme qui veille dans la pierre (2022, roman)
https://leressentidejeanpaul.com/2022/09/08/lhomme-qui-veille-dans-la-pierre/
– M (2023, roman)
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/08/m/

Amour, Philosophique, Poésie, Roman

Les Gens sont beaux

de Baptiste Beaulieu, illustration de Qin Leng
Relié – Illustré, 13 octobre 2022
Éditions : Les Arènes

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Découvrez une ode à la beauté et à l’acceptation de soi à travers le premier album jeunesse du médecin et écrivain Baptiste Beaulieu, numéro un des ventes jeunesse en décembre 2022.

« Je vais te confier un secret : un être humain, c’est une histoire. Et quand tu connais cette histoire, ça change tout. »

Papou est médecin généraliste à la retraite. Un beau matin, il raconte à son petit-fils pourquoi les gens sont beaux. Pour Papou, c’est important de le répéter : le corps humain n’a pas vocation à être façonnée par la société, il n’a pas de modèle parfait. Derrière les imperfections se cachent toujours des histoires ou des traces de vie.

 

• Couv_2024-16_Beaulieu Baptiste - Les gens sont beaux

 

Voilà un beau livre, magnifiquement écrit et illustré, que je m’empresserai de lire à mon petit-fils dès qu’il sera en âge.

Un superbe support pour parler de nos différences, des blessures et des cicatrices qu’elles nous laissent.
Cette histoire pour tous, est à lire absolument. J’ai ouvert le livre, dès la première page, j’ai été emporté, ému même. C’est tendre, émouvant, ça sonne juste et a parlé très vite à l’enfant à l’intérieur de moi.

J’aurais aimé que l’album soit plus long afin de continuer à voyager à travers le texte et les très belles illustrations de Qin Leng.

Chacun d’entre nous porte une histoire et on l’oublie souvent. Le jugement est plus facile que de s’intéresser aux gens qui nous entourent. Baptiste nous tend sa main, nous invite, avec bienveillance et respect de l’autre, à écouter et à regarder les gens, à les voir tels qu’ils sont et non tels qu’ils paraissent être.

Un livre magnifique comme un pansement sur notre société qui s’est perdue au cours du temps…
Un livre, comme une très belle leçon de philosophie !

Baptiste Beaulieu et l’illustrateur Qin Leng ont reçu Le Prix Landerneau Album Jeunesse pour « Les Gens sont beaux ».

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Extraits :

« J’en ai vu tellement des Maryline au cours de ma carrière. Elles finissent toujours par aller mieux un jour.
Je vais te confier un secret : Un être humain, c’est comme une histoire. Et quand tu connais cette histoire, ça change tout. »

« Elle s’appelle Rebecca, m’a dit Papou. Des garçons l’ont embêtée quand elle était jeune. Alors elle s’est mise à manger pour mettre plusieurs épaisseurs entre elle et eux, pour les tenir à distance. Je te dis ça, mais elle aurait pu être grosse sans raison. Ça ne justifie pas qu’on se moque de son poids. Gros ou maigre, tout le monde est beau.
Tout le monde. La beauté est partout chez les gens. »

« Et toutes les histoires peuvent se finir bien : il faut du temps, de l’amour, et se poser UNE question.
Laquelle ?
Ce qui est arrivé est arrivé, c’est bon ou mauvais, mais c’est arrivé, on ne peut rien changer au passé.
Alors, qu’est-ce que j’en fais MAINTENANT ? »

 

Baptiste Beaulieu exerce la médecine générale dans un cabinet de groupe en périphérie de Toulouse, romancier à succès et poète. Il a débuté en lançant son blog Alors voilà en 2012, qui attire 8 millions de lecteurs. Il y raconte avec humour, ironie et humanité son quotidien de médecin, celui de ses collègues aux urgences et plus généralement les relations entre les soignants et les soignés. Depuis septembre 2018, il tient une chronique chaque lundi dans l’émission Grand bien vous fasse ! sur France Inter.
Les Gens sont beaux est son premier album jeunesse.

“Depuis la sortie de mon livre, je reçois chaque jour des témoignages de lectrices et de lecteurs. Des parents me racontent que le regard de leur enfant sur son corps a changé. Une mère m’écrit que sa fille ne voit plus de la même manière les cicatrices liées à sa maladie. Un lecteur repense à celui qu’il était enfant et au courage dont il a fait preuve pour s’aimer au-delà du regard des autres. Je vous lis. Je vous vois. Et chaque fois, je me dis qu’être humain, vivre, aimer, pleurer, espérer, ressentir…quoi qu’on en dise, c’est être héroïque.”

Toutes les histoires d’amour du monde
https://leressentidejeanpaul.com/2020/07/29/toutes-les-histoires-damour-du-monde/

Anticipation, Émotion, Drame, Dystopie, Fantastique, Philosophique, Poésie, Roman

FREESIA

Évolution
de Angeline Monceaux
Broché – 26 janvier 2018
Éditions : Auto-édition

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Le journal d’Aléna retrace son voyage, en compagnie des derniers rescapés terriens. Des surprises les attendent sur la route des étoiles. Découvrez leurs joies, leurs peines, leurs peurs, à la recherche d’un monde meilleur. Terre, 2067. La Terre autrefois si majestueuse est devenue une planète hostile. L’homme dans son évolution est devenu cupide, avide de pouvoir et de richesses. Il pollua les rivières, l’air, embrasa les forêts, pilla la terre. L’équilibre parfait, délicat, parfois cruel de la faune et de la flore fut brisé. Les épidémies, la famine, et les cataclysmes détruisirent tout sur leur passage. Existe-t-il dans l’univers, une planète épargnée d’une même beauté ? Ce roman est utopique, ce n’est pas un roman d’horreur, il est sentimental. Sans prétention, pour vous apporter un moment d’évasion.

 

• Couv_2024-011_Monceaux Angeline - Freesia

 

2067. La terre est en train de mourir à force de maltraitance.
Les humains n’ont plus le choix, leurs survit en dépend, ils doivent coloniser, très vite, de nouvelles planètes dans d’autres galaxies qui puissent les accueillir. Seront-ils capables de recommencer depuis le début sans retomber dans les travers qui les ont conduits à leur perte ?

Un roman très agréable et bien mené, bien trop court à mon goût. J’aurais aimé partager encore un peu la vie incroyable de ces rescapés sur cette nouvelle planète, avoir plus de détails sur le climat, sur d’autres animaux peuplant cette planète aux couleurs incroyables…

Au cours de ma lecture, je me suis évadé quelques heures dans un monde différent, agréable et très coloré, mais le récit contient aussi des passages difficiles et violents. Les chapitres courts s’enchaînent à toute vitesse. Nous sommes entre le roman fantastique et le conte parfois, j’ai trouvé. Avec quelques moments très forts et merveilleux, plein de poésie qui m’ont vraiment ému… Quand la maman Giphan retrouve Aléna, je n’ai pu retenir une larme.

Certains lecteurs penseront sûrement, “roman facile” voire “utopiste” !
J’y ai vu, moi, une belle histoire qui pourrait s’adresser à de jeunes adolescents aimant le fantastique. Le récit est pertinent, actuel et nous permet de nous poser pas mal de questions sur le devenir de l’humanité, sur l’entraide et le partage !

Merci Angeline, pour ce beau moment de lecture que je conseille vivement…

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Extraits :

« Terre, année 2067.
La soif de pouvoir et d’argent avait finalement détruit notre belle planète bleue. La combustion du charbon, du pétrole et du gaz, l’utilisation excessive de nos ressources naturelles, leur pillage ainsi que la déforestation avaient accéléré inexorablement le réchauffement climatique.
La fonte des glaciers entraînait l’élévation du niveau des océans. Nous vivions constamment dans la peur que les prochaines inondations ou tornades soient pour nous les dernières.
Depuis vingt ans, les pouvoirs en place avaient constitué un programme de survie afin de sauvegarder la race humaine, animale et certains végétaux. La France, la Suisse et l’Allemagne avaient combiné leurs ressources pour sauver notre civilisation d’une extinction inévitable. »

« Une écharpe en coton qui avait appartenu à mon frère et un médaillon en argent qui symbolisait l’arbre de Vie, issu d’une légende que ma grand-mère aimait à me raconter. Il était dit que très loin de la Terre, à des milliers d’années-lumière, naquit une planète. À son épicentre y poussait un arbre. Chaque nouvelle branche donnait vie à une plante, une fleur, un animal, une rivière, etc. Ses racines agençaient et façonnaient le sol en vallée, montagne, bord de mer et ainsi de suite. »

« Mes yeux s’égarèrent sur la beauté de cette nature. Je souhaitai, du fond du cœur, que si notre race survivait sur cette planète, qu’elle n’oubliât jamais comment la nôtre avait disparu et ne commettrait pas l’erreur de vouloir l’industrialiser. Nous nous devions de respecter notre nouvelle terre d’accueil. »

 

Angeline Monceaux est née dans les Hauts de France.
Après avoir vécu pendant plus de vingt ans au Danemark, elle est de retour dans son pays natal.
Elle décide de s’investir à temps complet dans l’écriture de ses romans.

De nombreux voyages en Europe et aux États-Unis l’inspirent et nourrissent son imagination.
Elle vous propose de vous évader avec de la romance contemporaine, romance de Science-Fiction, romance Fantasy et bien d’autres genres.

Suivez-la sur les réseaux sociaux et sur sa page Amazon pour connaître les sorties de ses nouvelles histoires.
https://www.amazon.fr/stores/Angeline-Monceaux/author/B071GRWRNJ?ref=ap_rdr&isDramIntegrated=true&shoppingPortalEnabled=true

Amour, Émotion, Poésie, Roman

MAX ET LE MONDE IMAGINAIRE

de Claudine Laurent Rousselle
Broché – 5 juin 2023
Éditions : Independently published

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Max à dix ans. Petit garçon timide, peureux qui manque de confiance, se renferme sur lui-même.
Ses parents ont épuisé toutes les solutions pour lui venir en aide : Sans résultat.
Une nuit, lors d’un rêve, il voit une grande porte entourée de nuages très blancs dans un ciel très bleu.
Il approche et n’ose l’ouvrir. Un petit oiseau se pose sur le sommet de la porte et l’encourage à entrer, il doit prendre sur lui. Il lui faut juste un peu de courage.
Max approche sa main de la poignée, mais il hésite.
Allez ouvre-là ! Lui dit l’oiseau.
Que va-t-il trouver derrière ?…

 

• Couv_2024-008_Laurent Rousselle Claudine - Max et le monde imaginaire

 

Claudine Laurent Rousselle, a le don de me toucher à chacun de ses contes, car il s’agit bien d’un conte, d’un joli conte.

Max est “bloqué” dans le quotidien de sa vie, timide, peureux, il se renferme…
La nuit, pendant son sommeil, il rêve et dans ses rêves le petit garçon vie des moments incroyables. Il parle aux animaux, aux loups, aux vautours, aux éléphants, même aux escargots. Cette nuit l’amène dans une forêt où un lapin blanc va lui confier une mission des plus importantes. Malgré sa peur, Max décide d’affronter tous les dangers…

Claudine, connaît toutes les astuces, pour captiver ses lecteurs, qu’ils soient des enfants, ou des adultes. Avec MAX ET LE MONDE IMAGINAIRE, elle laisse libre cours à sa poésie, et illumine ainsi la vie du pauvre Max, par le biais d’aventures extraordinaires.
J’aurais aimé que le livre soit plus épais, mais j’oublie très vite que le livre est adressé avant tout aux enfants et aux parents qui aiment leur raconter des histoires, et Claudine le sait très bien. Ne pas décrocher leurs attentions lorsqu’ils sont captivés !

Bravo Claudine, encore une fois tes visions, ta magie m’ont fait vivre un beau moment. Max était un enfant gentil. Grâce à toi, il devient une belle personne qui “résonnera” sûrement dans l’esprit de tous tes lecteurs…
Merci de nous faire rêver !

Un livre pour les mamans et les papas, les futures mamans et les futurs papas, mais surtout, un livre pour les enfants qui ont besoin de rêver…

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Extraits :


« Une nuit, lors d’un rêve, il voit une grande porte entourée de nuages très blancs dans un ciel très bleu.

Il approche et n’ose l’ouvrir. Que va-t-il trouver derrière ? »

« À l’orée d’un bois, elle se pose sur l’herbe et avance vers son petit. Le tourtereau ne bouge pas. Max a peur qu’il ne soit mort. Il le prend délicatement dans ses mains, il est tout chaud, il sent son cœur battre.
Il ramasse de la mousse, des feuilles afin de lui faire un nid de fortune. Il le dépose doucement puis part à la recherche d’un peu d’eau. »

« Max poursuit sa route jusqu’à l’éboulis.
Il avance avec précaution en tenant compte de l’avertissement de son ami le vautour.
Il inspecte le gros monticule. Il écoute, il ne perçoit aucun sifflement, mais il reste prudent.
Il prélève deux pierres les frotte l’une contre l’autre, mais pas d’étincelle. Il essaie avec deux autres sans résultat. Il poursuit les essais et commence à désespérer jusqu’au moment où : Victoire ! De belles étincelles lui réchauffent le cœur. »

« Blanc lapin qui passe par-là le voit dormir. Il s’approche.
– Max réveille-toi, il faut que tu te dépêches de trouver le nénuphar, c’est urgent, comme je te l’ai dit, le temps est compté !
Max se lève aussitôt et s’excuse pour s’être endormi, mais il en avait besoin.
Le lapin parti, Max reprend la route.
Il se demande pourquoi ce nénuphar est si important.
À quoi va-t-il servir ? »

 

Née à Reims, Claudine Laurent Rousselle a vécu à “La Neuvillette” durant sa jeunesse et son adolescence, depuis elle vie en Haute-Savoie. Dans sa jeunesse, elle a participé à plusieurs concours de poésies.
Depuis quelques années le rêve d’écrire des contes lui vient à l’esprit. Elle se lance, et sort son premier roman Un merveilleux cadeau en 2022.
https://leressentidejeanpaul.com/2022/07/12/un-merveilleux-cadeau/

Neige, la petite fille des montagnes
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/07/neige-la-petite-fille-des-montagnes/

D’autres romans sont d’ores et déjà en attente…

Amour, Philosophique, Poésie

Bulles de bien-être

de Corinne Falbet-Desmoulin
Broché – 3 septembre 2023
Éditions : BOOKS ON DEMAND

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À travers ces courts poèmes dont chaque mot est choisi avec soin, laissez-vous porter par la douceur, la beauté, la joie et la sensibilité d’une pause ressourçante, si précieuse dans notre monde d’aujourd’hui. 50 haïkus, dont 30 délicatement illustrés, pour distiller en vous une profonde sensation de bien-être.

 

2024-001_Falbet-Desmoulin - Bulles de bien-être

 

Je voulais commencer 2024 par un livre différent. Un livre qui pourrait vous donner envie de découvrir une auteure et amie, ou tout simplement découvrir les Haïkus.

Très honnêtement même pour moi cela a été une lecture nouvelle, car même s’il m’était déjà arrivé d’en lire, c’est la première fois que j’en lisais un ouvrage complet. Tout naturellement, j’ai adopté un mode de lecture très différent de celui dont je me sers. Je me suis mis au bout de quelques pages à lire à haute voix. Alors je me suis arrêté, et j’ai repris depuis le début de la même façon. Les gens ont dû me regarder d’une drôle de façon, mais qu’importe…

J’ai la grande chance de connaître Corinne, d’avoir lu la plupart de ses romans, et d’avoir aussi participé à certaines de ses couvertures… “Bulles de bien-être”, a été une sorte de chalenge pour moi, à un moment où l’on se croyait bloqué. Finalement, la couverture a trouvé sa voie et c’était tout le bonheur que je lui souhaitais…

Un recueil plein de poésie pour les yeux, en effet de nombreuses photos choisies avec soin “colorent” des textes ayant beaucoup de douceur, mais aussi plein de poésie le cœur bien sûr à la fin de chaque haïku. J’ai préféré faire durer ma lecture sur plusieurs jours pour en profiter pleinement, mais rien ne vous empêchera de faire le voyage d’une seule traite.

Un livre que je ne peux que vous recommander en ces périodes compliquées, il a été une source d’apaisement, m’obligeant à prendre mon temps, pour apprécier la beauté présente partout qui entoure mon quotidien. “Bulles de bien-être” restera quelque temps sur ma table de chevet afin de pouvoir à chaque envie, replonger dans ses petits instants bonheurs…

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Extraits :
« Splendeur automnale
Rouge orange et mordoré
Mes yeux éblouis »

« Les feuilles d’or s’envolent
Légères. Se posent sur la rivière
Papillons de lumière »

« Un océan d’amour
Dans le regard de mon chien
Mon cœur chaviré »

« Exquise grâce féline
Venue combler ma solitude
Mon chat, mon compagnon »

 

Corinne Falbet-Desmoulin vit à Léognan, une ville au milieu des vignes près de Bordeaux. Le goût des mots l’accompagne depuis l’enfance. Ancienne institutrice, elle consacre désormais son temps libre à l’écriture.
Avec son premier roman À l’encre du cœur, elle a obtenu le Coup de cœur du Jury du Prix Femme Actuelle Développement Personnel 2022.
https://leressentidejeanpaul.com/2022/03/19/a-lencre-du-coeur/
Le deuxième Un seul être nous manque a été sélectionné pour le Prix du Suspense Psychologique 2022. Tout au bout des silences est son troisième roman.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/03/24/tout-au-bout-des-silences/
Auparavant, ses nouvelles et ses poèmes ont remporté 12 Prix littéraires.

Oser l’espoir
https://leressentidejeanpaul.com/2023/11/30/oser-lespoir/

Après Haïkus d’été, Bulles de bien-être est son deuxième recueil de haïkus
Si vous lui demandez ce que son aventure littéraire représente pour elle, elle vous répondra : QUE DU BONHEUR !