Émotion, Drame, Histoire, Roman, Suspense, Thriller ésotérique

Vérité**

La terre promise
de Hervé Gagnon
7 mars 2019
Éditeur : Hugo Roman

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Sept siècles après Gondemar de Rossal, la Vérité est à nouveau en péril. Et elle n’a jamais été aussi terrible.
Après avoir réussi à mettre la main sur des documents hautement sensibles, protégés jadis par Gondemar de Rossal, Roland Sentenac pense avoir mérité le salut de son âme.
C’est sans compter sur le fait que le Troisième Reich est désormais sur les traces des Tables de la Loi. Convaincus qu’elles existent, Himmler et les siens déploient des moyens considérables pour les retrouver.

Les Sages de Sion, société secrète qui veille depuis deux mille ans à la préservation du peuple juif, n’ont pas d’autre choix que de se lancer à leur tour dans cette quête insensée.
Il leur faut arriver avant les SS. Et cette fois, ils comptent bien y parvenir grâce à l’aide de Roland et de la mystérieuse Anna, cette femme amnésique sans laquelle rien n’aurait été possible.
Va-t-elle le suivre dans cette nouvelle aventure sachant les risques encourus ? Va-t-elle enfin découvrir son identité ? Et qui est ce Léon qu’elle semble appeler durant son sommeil ?

 

• Couv_2024-014_Gagnon Hervé - Vérité** La terre promise

 

L’intrigue de ce second opus démarre exactement après la révélation fracassante qui concluait le premier.

1939. Les sages de Sion, les nazis et le Pape sont toujours à la recherche de la “Vérité” qui prouverait que Jésus n’est pas mort sur la croix, et qu’il n’est donc pas ressuscité, mettant ainsi à mal la religion Catholique !

Personnage très attachant, alors qu’il est loin d’être un enfant de chœur, en mission pour un Dieu qui n’a rien de miséricordieux, Roland va devoir faire un choix, afin de décider pour quel camp il va œuvrer !
Il est toujours accompagné d’Anna, à la recherche de ses souvenirs perdus, qui grâce à ses talents linguistique permet à Roland de résoudre toutes les énigmes qu’ils trouvent au fur et à mesure de leur tâche…

Le récit reprend les mêmes thèmes qui m’avaient fait plonger dans le premier volume : l’intégration de l’Histoire, les nombreux rebondissements, et surtout l’ésotérisme qui plane tout le long des chapitres.
Il va même au-delà de ce à quoi je m’attendais, et je l’ai trouvé meilleur que le premier.
Hervé Gagnon ne nous ménage pas dans cette histoire palpitante, pleine d’action, qui fait vaciller nos croyances séculaires.

Une intrigue fine, intelligente et époustouflante à lire absolument.
Hervé reste pour moi définitivement un auteur que je vous conseille vraiment de découvrir !

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Extraits :

« – Père saint, juste, véridique et miséricordieux, qui a le pouvoir dans le ciel et sur la terre de remettre les péchés, remets et pardonne tous mes péchés en ce monde, fais-moi miséricorde dans le monde futur, chevrota-t-il en bon cathare. Conduis-moi à bonne fin.
Voilà. Il était prêt. Il se mit debout avec ses dernières parcelles de force et de volonté. »

« Quelque part, un hurlement retentit et s’étira jusqu’au bout de son souffle avant de reprendre de plus belle.
Le son de la souffrance éternelle qui l’attendait dans ce monde de désespérance. Il regarda au loin sans apercevoir le moindre indice de vie. L’éternité dans cet endroit. Et il n’y avait aucun moyen d’y échapper.
Pas même par la mort. Malgré la chaleur torride, un frisson de terreur lui remonta la colonne vertébrale et il ravala avec difficulté le sanglot qui l’étranglait. »

« Les flammes jaillirent du sol et enveloppèrent Gondemar de Rossal. Les vêtements et les cheveux du géant s’embrasèrent et il se mit à se contorsionner dans tous les sens tandis que sa peau se couvrait de cloques qui éclataient dans un grésillement sinistre. Tandis que la chair de son prédécesseur commençait à couler en dégoulinant sur sa charpente comme de la cire chaude, le sang de Roland se glaça dans ses veines. Il avala sa salive et se retourna lentement pour découvrir Métatron dans toute sa splendeur. Droit et sévère, il était enveloppé dans un halo de lumière d’une pureté inconcevable. Ses yeux avaient pris la teinte des flammes. »

« Les choix qui s’offraient à lui étaient restreints : soit il suivait la voie que l’archange s’ingéniait à lui dévoiler au compte-gouttes, soit il retournait brûler pour l’éternité avec Rossal. La décision allait de soi. Il devait jouer le jeu et espérer pour le mieux. À défaut de prier. De toute façon, la prière était futile et Dieu devait bien rire quand les supplications désespérées et ferventes de ses pauvres créatures montaient vers lui. »

 

l’auteur : Né le 26 août 1963 à La Baie, au Québec, Hervé Gagnon détient un Ph.D. en histoire et une maîtrise en muséologie de l’Université de Montréal. Habitant depuis 1995 dans la région des Cantons de l’Est, au Québec, il consacre ses temps libres à la musique, à la lecture, à l’ornithologie et à la cuisine. Amateur de blues depuis sont adolescence, il voue une grande admiration au mythique guitariste Robert Johnson.
Après avoir œuvré pendant plus de 25 ans dans la mise en valeur du patrimoine et l’enseignement universitaire, il se consacre entièrement à l’écriture 2010.

Reconnu comme un des maîtres du thriller et du polar ésotérique, il a signé entre autres les séries Damné (vendue à plus de 200 000 exemplaires en français seulement), Malefica et La mort du Temple.
Ses livres ont été récompensés à plusieurs reprises.

La légende de Jack
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/21/la-legende-de-jack/

Jeremiah
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/24/jeremiah/

Maria
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/27/maria/

Crossroads
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Vérité* Les sages de Sion
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Drame, Histoire, Roman, Thriller ésotérique, Thriller historique

Vérité*

Les sages de Sion
de Hervé Gagnon
Broché – 3 mai 2018
Éditeur : Hugo Roman

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Sept siècles après Gondemar de Rossal, la Vérité est à nouveau en péril. Et elle n’a jamais été aussi terrible.

En mars 1939, la guerre est imminente et le Troisième Reich planifie la Shoah. Dans le Sud de la France, l’Obersturmfu?hrer Otto Rahn a retrouvé la tombe et le testament d’un chevalier mort depuis sept siècles : Gondemar de Rossal. S’amorce alors une course effrénée entre diverses factions qui ne reculeront devant rien pour posséder ces documents.

La Schutzstaffel d’Heinrich Himmler se voit déjà les brandir pour réduire la chrétienté en ruines sur lesquelles il construira la religion nordique du Troisième Reich. Le Vatican doit à tout prix les récupérer pour survivre.

Entre les deux, les Sages de Sion, une société occulte vouée à la préservation du peuple juif, souhaite les monnayer au plus offrant. Au milieu de tout cela, un homme, Roland Sentenac, ramené de l’enfer avec la même mission que Gondemar de Rossal jadis : protéger la Vérité jusqu’au jour de sa révélation. Mais Rossal ne savait pas tout. La Vérité est plus vaste et plus terrible encore. Les Tables de la Loi pourraient mener à l’embrasement du monde.

 

• Couv_2024-013_Gagnon Hervé - Vérité * Les sages de Sion

 

Hervé Gagnon ne finira jamais de m’étonner !

J’avais lu à sa sortie la trilogie « Damné », et c’est en commençant ma lecture de “Vérité” que je me suis rendu que c’était la suite de la trilogie que j’avais adorée !
J’ai donc découvert la suite des aventures de Godemard de Rossal, mais surtout celles de Roland, son successeur en 1939, personnage étonnant que l’on voudrait détester, mais c’est lui qui a été choisi pour protéger la “Vérité” recherchée par aussi les Nazis.

La lecture alterne entre la tragédie cathare et la montée du 3e Reich, qui, s’il récupère ce mystérieux secret, pourrait définitivement changer le cours de l’Histoire.
Roland va donc mener une enquête qui va l’amener à rencontrer une femme amnésique. Malgré son caractère particulièrement antipathique et orgueilleux, ils vont ensemble découvrir certains indices qui vont les amener à une première découverte. Mais quand des Allemands qui les suivaient déjà depuis un moment, leur tombent dessus, ils n’ont plus le choix que de leur obéir…

Un récit passionnant, très érudit, mélangeant Histoire ainsi que secrets et mystères. Hervé comme à son habitude, me transporte dans son monde, où réalisme et imaginaire se côtoient à chaque page. Les romans traitants des religions et baignés de touches ésotériques font partie de mes thématiques préférées, et dans son roman Hervé frappe très fort !
De plus, il nous offre un final vertigineux suite à une révélation incroyable…

« Vérité », un excellent roman, que je vous conseille sans aucune hésitation !

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Extraits :

« Personne ne naît monstre. Certes, il en est de moins chanceux que d’autres qui, lorsqu’ils entrent en ce monde, sont affligés d’infirmités et de limites qu’ils n’ont ni demandées, ni méritées, qu’ils traîneront comme un boulet de forçat toute leur vie. Même si certains sont sans doute prédisposés au Mal, personne n’entre dans la vie avec une âme déjà noire. Le Mal n’est pas plus intrinsèque que le Bien. Les deux s’apprennent un geste à la fois, par l’exemple. Pour prospérer, l’un et l’autre doivent être alimentés jusqu’à devenir assez forts pour se nourrir eux-mêmes et s’auto-engendrer sans cesse. Les gens mauvais ne sont pas plus à blâmer pour le Mal que les gens de Bien ne doivent être félicités pour leurs bienfaits. »

« Malheureusement, les choses ne sont jamais simples. Il est parfois nécessaire de revenir sur sa parole ou de mentir pour une cause plus grande que soi. La politique n’a rien à voir avec la morale. La franchise et l’honnêteté y sont des vices. Vous m’en voyez désolé. Si cela peut atténuer un peu votre peine, monsieur Rahn a accepté de mourir pour que vous puissiez vivre. »

« Ils roulaient depuis une quarantaine de minutes et, pour la première fois depuis le début de cauchemar éveillé, Roland s’autorisait une parcelle d’optimisme. Son sentiment que la piste était tracée d’avance se faisait plus certain. À l’évidence, les coïncidences qui la jalonnaient n’en étaient pas. La séquence parlait d’elle-même : un SS repenti chercheur de Graal trouvait l’épée de Gondemar de Rossal et revenait la cacher dans une chambre des Marronniers après en avoir évidé la poignée pour y placer un message ; Roland se retrouvait à occuper précisément cette chambre ; Rossal lui apparaissait en rêve pour lui indiquer la cachette ; une amnésique trouvée par hasard dans une voiture accidentée placée sur sa route se révélait capable de lire l’allemand et lui traduisait le message ; et l’employé de l’hôtel était en mesure d’identifier l’endroit mentionné dans ledit message. »

 

Né le 26 août 1963 à La Baie, au Québec, Hervé Gagnon détient un Ph.D. en histoire et une maîtrise en muséologie de l’Université de Montréal. Habitant depuis 1995 dans la région des Cantons de l’Est, au Québec, il consacre ses temps libres à la musique, à la lecture, à l’ornithologie et à la cuisine. Amateur de blues depuis sont adolescence, il voue une grande admiration au mythique guitariste Robert Johnson.
Après avoir œuvré pendant plus de 25 ans dans la mise en valeur du patrimoine et l’enseignement universitaire, il se consacre entièrement à l’écriture 2010.

Reconnu comme un des maîtres du thriller et du polar ésotérique, il a signé entre autres les séries Damné (vendue à plus de 200 000 exemplaires en français seulement), Malefica et La mort du Temple.
Ses livres ont été récompensés à plusieurs reprises.

La légende de Jack
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Jeremiah
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/24/jeremiah/

Maria
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Crossroads
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Drame, Histoire, Roman, Suspense

Tuer est un art***

Une enquête d’Hippolyte Salvignac
de Philippe Grandcoing
Broché – 12 mars 2020
Éditions : de Borée

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Point de repos pour Hippolyte Salvignac, l’antiquaire rentré au service de la police de Clemenceau. Un mystérieux cadavre vient d’être découvert à Giverny, à deux pas de la maison du peintre Claude Monet. Flanqué de son inséparable complice, l’inspecteur Lerouet, le voilà plongé au cœur d’une intrigue où l’on ne compte plus les crimes extraordinaires : assassinat du peintre Steinheil, époux de l’ancienne maîtresse du président de la République, meurtre du beau-frère de Claude Monet dans son hôtel particulier…

Aidé par Maurice Leblanc, le créateur d’Arsène Lupin, Hippolyte tente de démêler l’écheveau de ces multiples intrigues.

Une enquête captivante et haletante, où une nouvelle fois s’entremêlent les monde de l’art, de la politique et du crime.

 

• Couv_2024-010_Grandcoing Philippe - Tuer est un art

 

Troisième volet des enquêtes d’Hippolyte Salvignac

Quel bonheur de retrouver l’élégance, le style, la richesse et l’authenticité de Philippe Grandcoing… Il me ramène dans le passé, me donne l’impression d’y être vraiment, mais pas seulement. Que ce soit dans les rues changeantes de Paris ou dans cette aventure dans la campagne normande, les mots de l’auteur expriment son amour et sa connaissance du patrimoine et de l’histoire. Et malgré un côté technique, très documenté, il y a quand même beaucoup de poésie.

Encore une fois, avec efficacité et d’une main de maître, cette nouvelle intrigue nous plonge dans l’atmosphère politique, sociale et culturelle de cette époque. De plus, les personnages récurant prennent de l’ampleur et on arriverait presque à croire qu’ils évoluent comme s’ils étaient à nos côtés. Quel plaisir de “revoir” et côtoyer des écrivains, des peintres et des hommes politiques du début du XXe siècle.

Une nouvelle enquête pour Hippolyte Salvignac qui nous entraîne dans une aventure où les morts se succèdent autour de Claude Monet !

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Extraits :

« Hippolyte Salvignac contemplait les berges ombragées du fleuve qui défilaient sous ses yeux. En amont de Gaillon, les flots de la Seine avaient formé de vastes îles sablonneuses ceinturées d’aulnes et de saules, envahies par de hautes herbes ondulant sous la brise. Les occupants des lieux, aigrettes, canards, poules d’eau, s’envolaient à leur approche. Il se prenait à imaginer qu’il était un explorateur descendant quelque rivière au cœur d’un continent sauvage et inconnu. De temps à autre, la cheminée en briques rouges d’une usine ou le panache gris d’une péniche à vapeur le ramenait à la réalité : il canotait au cœur de la France de 1908. Et nombreux étaient ceux qui, comme lui, profitaient des agréments de l’endroit. Pêcheurs confortablement installés sur la rive ou calés au fond de leur barque, promeneurs solitaires, bandes de jeunes gens en goguette, flâneurs du dimanche et familles parties pique-niquer au bord de l’eau. »

« – Ce cher monsieur Salvignac. Cela faisait un bail ! Presque un an, je crois. Comment vous portez-vous ?
– Fort bien, Monsieur le président du Conseil.
– Allez, allez. Pas de protocole entre nous. Laissez tomber les titres. Je vous rappelle que nous avons passé toute une soirée ensemble au bordel. Ça crée des liens.
Salvignac rougit à l’évocation de cette nuit où il avait tellement bu qu’il ne se souvenait de rien, ce qui lui avait valu de connaître quelques jours durant les geôles de la prison de la Santé et les dédales du palais de Justice.
– Oh ! A ce propos, poursuivit Clemenceau, je crois que je ne vous ai jamais vraiment remercié. »

« Le 17 juin, après dix jours passés à la campagne, Salvignac se résolut à rentrer à Paris. La veille au soir, Lerouet était revenu de la capitale, affichant un air soucieux et maussade. Durant tout le repas, il se mura dans le silence, ne répondant que par monosyllabes aux questions de Madeleine et d’Hippolyte. Enfin, au dessert, il laissa exploser sa colère. Il n’en pouvait plus de travailler avec des incapables ou des corrompus. Il vomissait la guerre entre services, les coups bas et les règlements de comptes politiques. Hippolyte tenta un commentaire. Mal lui en prit. L’inspecteur bondit de sa chaise tel un diable et monta s’enfermer dans sa chambre. »

 

Philippe Grandcoing, né le 6 novembre 1968, à Limoges (Haute-Vienne), est professeur agrégé d’Histoire en classes préparatoires au lycée Gay-Lussac, docteur en histoire contemporaine, spécialiste de l’histoire de la société limousine du XIXe et du XXe siècle. Il a publié de nombreux ouvrages, notamment huit volumes de la collection des « Grandes affaires criminelles » chez De Borée.

Publications
Ouvrages historiques et scientifiques

– Les demeures de la distinction. Châteaux et châtelains au XIXe siècle en Haute-Vienne, éditions PULIM, 1999.
– La baïonnette et le lancis. Crise urbaine et révolution à Limoges sous la Seconde République, éditions PULIM, 2002.
– Le siècle d’or des châteaux. Haute-Vienne 1800-1914, Editions Culture & Patrimoine en Limousin, 2002
– Un Robin des Bois entre Périgord et Limousin : Histoire et légende de Burgou, XIXe – XXe siècles, Éditions Culture & Patrimoine en Limousin (Collection « Patrimoine en poche »), 2006, 158 p. (ISBN 2-911167-49-X).

Romans de la série Salvignac

– Le Tigre et les pilleurs de Dieu, éditions De Borée, 2018.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/10/07/le-tigre-et-les-pilleurs-de-dieu/

– Le Faubourg des diaboliques, éditions De Borée, 2019.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/11/23/le-faubourg-des-diaboliques/

– Tuer est un art, éditions De Borée, 2020.
– La Conspiration hongroise, éditions De Borée, 2021
– La Malédiction de Rocalbes, éditions De Borée, 2022
– Les Noyés du bord de Marne, éditions De Borée, 2023

Ouvrages collectifs

– 1905, le printemps rouge de Limoges (avec Vincent Brousse et Dominique Danthieux), Culture et Patrimoine en Limousin, 2005.
– Un siècle militant : Engagement(s), résistance(s) et mémoire(s) au XXe siècle en Limousin (avec Vincent Brousse et Dominique Danthieux), éditions PULIM, 2005.
– L’Innovation agricole en Pays Limousin du Moyen Âge à nos jours, éditions Les Monédières, 2006.
– Les grandes affaires criminelles de Haute-Vienne (avec Vincent Brousse), éditions De Borée, 2008.
– Les nouvelles affaires criminelles de Haute-Vienne (avec Vincent Brousse), éditions De Borée, 2009.
– Ostensions (avec Vincent Brousse), Culture et Patrimoine en Limousin, 2009.
– Fermes idéales en Limousin, Culture et Patrimoine en Limousin, 2010.
– Les grandes affaires criminelles du Lot (avec Vincent Brousse), éditions De Borée, 2010.
– Paysage et environnement en Limousin, de l’antiquité à nos jours, éditions PULIM, 2010.
– Les grandes affaires criminelles politiques (avec Vincent Brousse), Éditions De Borée, 2010.
– Les grandes affaires criminelles du Limousin (avec Vincent Brousse, Jean-Marie Chevrier et Jean-Michel Valade), Éditions De Borée, 2010.
– Les nouvelles affaires criminelles de la Creuse (avec Vincent Brousse), Editions De Borée, 2011.
– Les Grandes affaires criminelles politiques (avec Vincent Brousse), De Borée, novembre 2011.
– Les Nouvelles affaires criminelles du Lot (avec Vincent Brousse), De Borée, avril 2012.
– Les Nouvelles affaires criminelles de Corrèze (avec Vincent Brousse), De Borée, octobre 2013.
– Les Nouvelles affaires criminelles politiques (avec Vincent Brousse), De Borée, novembre 2013.
– Limousin sur grand écran, Culture et Patrimoine en Limousin, 2013.
– Utopies en Limousin (avec Vincent Brousse, Dominique Danthieux et alii.), Les Ardents Éditeurs, 2014
– Oradour après Oradour (avec Dominique Danthieux), Culture et Patrimoine en Limousin, 2014.
– Le Front Populaire en Limousin (avec Vincent Brousse, Dominique Danthieux et alii), Les Ardents Éditeurs, 2015.
– La Belle Époque des pilleurs d’églises. Vols et trafics des émaux médiévaux. (avec Vincent Brousse), Les Ardents Éditeurs, 2017.
– Sublime Périgord, la fabrique d’un territoire d’exception, (avec Hélène Lafaye-Fouhéty) Les Ardents Éditeurs, 2021.
– L’affaire Barataud. Une enquête dans le Limoges des années 1920 (avec Vincent Brousse), Geste éditions, 2022, 267 p. (ISBN 979-10-353-1552-8).

Publications diverses

– Articles d’histoire dans les revues Les Grandes Affaires de l’Histoire dont il a été conseiller éditorial de 2015 à 2018 et Les Grandes Affaires Criminelles.

Amour, Drame, Histoire

Et la vie reprit son cours

Les Déracinés***
de Catherine Bardon
Broché – 28 mai 2020
Éditeur : Les escales éditions

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Après Les Déracinés et L’Américaine, découvrez le troisième tome de la superbe fresque historique imaginée par Catherine Bardon. Au cœur des Caraïbes, en République dominicaine, la famille Rosenheck ouvre un nouveau chapitre de son histoire.

Jour après jour, Ruth se félicite d’avoir écouté sa petite voix intérieure : c’est en effet en République dominicaine, chez elle, qu’il lui fallait poser ses valises. Il lui suffit de regarder Gaya, sa fille. À la voir faire ses premiers pas et grandir aux côtés de ses cousines, elle se sent sereine, apaisée. En retrouvant la terre de son enfance, elle retrouve aussi Almah, sa mère, l’héroïne des Déracinés. Petit à petit, la vie reprend son cours et Ruth – tout comme Arturo et Nathan – sème les graines de sa nouvelle vie. Jusqu’au jour où Lizzie, son amie d’enfance, retrouve le chemin de Sosúa dans des conditions douloureuses.
Roman des amours et de l’amitié, Et la vie reprit son cours raconte les chemins de traverse qu’emprunte la vie, de défaites en victoires, de retrouvailles en abandons.
Guerre des Six-Jours, assassinat de Martin Luther King, chute de Salvador Allende… Catherine Bardon entrelace petite et grande histoire et nous fait traverser les années 1960 et 1970. Après Les Déracinés, salué par de nombreux prix, et le succès de L’Américaine, elle poursuit sa formidable fresque romanesque.

“La saga qui nous transporte.” Olivia de Lamberterie, ELLE

 

• Couv_2023-121_Bardon Catherine - Et la vie reprit son cours

 

Le soleil éclatant sur une plage de sable fin à perte de vue, la mer qui va et vient dans son rythme nonchalant, le vent qui caresse vos cheveux… Vous visualisez la scène ?

Et bien, Et la vie reprit son cours, ce n’est pas ça du tout !

J’ai rencontré Catherine Bardon en janvier 2017 lors de sa première séance de dédicaces.
Son premier roman, Les Déracinés, m’a ouvert la porte d’une saga familiale très attachante qui s’est poursuivie ensuite avec L’américaine. Une saga qui m’a révélé un pan que je ne connaissais pas du tout de l’histoire de la communauté juive d’Autriche. C’est donc avec la famille “Rosenheck” qui sentant un climat de plus en plus hostile envers les Juifs et la montée du nazisme, décida de partir vivre en République Dominicaine, un peu avant la Seconde Guerre mondiale, où l’on promettait des visas aux Juifs d’Europe. Je me suis avec eux, envolé vers ce monde nouveau.

Et la vie reprit son cours est le troisième volet de cette fresque historique, de cette histoire de femmes décidément fortes et fort attachantes. Ce volet se déroule dans presque toute son intégralité en République Dominicaine à Sosúa, que j’ai eu la chance de visiter plusieurs fois. J’y ai retrouvé les ambiances, les odeurs et la vie qui s’y déroule à un rythme très différent du notre, un endroit où tous les gens s’entraident, se parlent, se connaissent…

Nous sommes en 1967, Ruth après avoir tenté de vivre aux États-Unis au début de années 60, décide finalement de retourner en République Dominicaine avec sa fille Gaya, encore bébé, là, où s’était installé sa famille.
Catherine Bardon raconte son histoire dans la Grande Histoire agrémentée de données historiques, pour mon plus grand plaisir. J’ai découvert que cette île, ne fut pas forcément idéale pour ceux qui y vivaient, en effet le pays a subit durant des années une dictature très éprouvante pour les locaux.
Durant toute ma lecture, une fois encore, j’ai eu l’impression de faire partie de la famille, de vivre leur vie, de vivre à leurs côtés. Et je peux vous assurer qu’elle n’est pas simple du tout, les aléas, les maladies, les décès viennent contrebalancer les histoires d’amour, les naissances et les retrouvailles. Catherine est arrivée, tout en finesse avec ce qui fait le charme des fresques romanesques, à me faire partager leurs vies à travers plusieurs générations dans ce pays devenu désormais le leur. Pendant ce temps-là, le monde continue à tourner. Martin Luther-King est assassiné, les États-Unis filment le “premier pas sur la Lune”, chute de Salvador Allende, les Jeux olympiques de Munich souffrent d’une horrible prise d’otages qui finira malheureusement très mal…

Une trilogie absolument passionnante que je vous conseille vraiment.
Gros coup de cœur en trois tomes !

Hâte de retrouver Ruth, Gaya, Almah, Domigo, Arturo, Nathan et tous les autres personnages qui m’ont fait vibrer pendant plusieurs heures, dans l’opus suivant…
Un invincible été.

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Extrait :

« Je tirai sur les rênes, un coup sec, et j’arrêtai mon cheval. Je pris une profonde inspiration, relâchai tous les muscles de mon corps. La vue, les parfums, les sons, c’était une symphonie pour les sens. Un instant parfait dans les couleurs pâles du petit matin de l’hiver caraïbe. »

« J’aimais la beauté pure de la terre resplendissante, j’aimais cette lumière d’une limpidité sans pareille, j’aimais la puissance des couleurs crues, le jeu des formes aussi abondantes que tumultueuses, j’aimais l’air embaumant les multiples fragrances des tropiques, j’aimais ces paysages pleins de poésie enfantine… 
En observant le spectacle de ce matin-là, je commençai à guérir d’un mal dont je ne savais même pas que j’avais souffert, le manque de mon île. »

« Jérusalem, juillet 1967

Chère Almah,
Cette courte lettre pour te rassurer.
Une guerre de plus.
Il est donc écrit que nous ne vivrons jamais en paix. Nous aurions pu croire, après ce que nous avons traversé, particulièrement notre peuple, que le monde serait plus sage. Nous aurions tant aimé qu’il soit plus sage, comme nous aspirions si fort à la paix. Et nous allons de déception en déception. Plus que jamais je pense que la guerre est une fatalité et la paix une utopie. »

« Plus tard Almah nous raconterait toute l’histoire. Cette histoire qui était comme un roman. Toute la vie de ma mère était comme un roman. Aucun personnage n’était secondaire, tous avaient un rôle décisif dans la toile de sa vie. Mais pour l’heure elle s’en tint à l’essentiel : elle avait retrouvé un vieil ami d’enfance à Jérusalem et elle l’avait épousé. Sans tambour ni trompette. »

« Je nous contemplais et je comprenais à quel point nous sommes constitués des êtres qui nous entourent. Ce fut un été magique, des semaines d’harmonie, une bulle de bonheur absolu suspendue dans nos vies, ce moment merveilleux de l’été qui précède les tempêtes de la saison des cyclones. »

 

Catherine Bardon est une amoureuse de la République dominicaine où elle a vécu de nombreuses années. Elle est l’auteure de guides de voyage et d’un livre de photographies sur ce pays. Son premier roman, Les Déracinés (Les Escales, 2018 ; Pocket, 2019), a rencontré un vif succès.

L’Américaine
https://leressentidejeanpaul.com/2020/07/06/lamericaine/

Émotion, Drame, Histoire, Roman

L’Aurore

de Nicole Anglés
Relié – 14 mai 2023
Éditeur : Cap Béar Editions

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En 1934, Alba, jeune catalane âgée de seize ans, quitte le giron familial et une mère acariâtre.
Elle entre au service de doña Lucia, riche bourgeoise qui réside dans un magnifique hôtel particulier situé au coeur de Barcelone.
Pendant les années suivantes, l’Espagne connaîtra des bouleversements politiques majeurs, prémices d’années sombres pour l’Europe et le monde. Autant d’évènements qu’Alba, portée par des convictions profondes et la fougue de sa jeunesse, vivra intensément.
Ainsi commence l’aventure de sa vie…

Nicole Anglés, d’une écriture vivante et efficace, focalise l’histoire de ce roman sur l’implication des femmes combattantes durant la guerre d’Espagne.
Leur rôle déterminant dans la révolution sociale organisée par le mouvement libertaire en riposte au coup d’État militaire à l’origine du conflit.
Et leur engagement aux côtés de l’armée républicaine pour éviter l’inéluctable, la prise de pouvoir de la dictature franquiste en 1939.

 

• Couv_2023-093_Anglés Nicole - L'Aurore.jpg

 

Tout d’abord, je tenais à remercier Nicole Anglés, qui grâce à son envoi, m’a permis de découvrir une nouvelle “auteure”…

Dès que j’ai reçu L’aurore, très vite, j’ai eu hâte de lire…

Alba, jeune espagnole catalane avait tout pour être heureuse. Mais malheureusement, elle n’est née, ni au bon endroit, ni à la bonne période. L’Espagne commence à subir la dictature franquiste. Avec ses amis et beaucoup d’autres de son âge, ils décideront de monter des groupes de soutien, anarchistes ou pas, le but étant de contrer la montée de l’extrême droite, menée par le général Franco.
Alba s’investit à cent pour cent dans son combat pour la liberté de tous. Elle a appris récemment à lire, alors la vie qui s’ouvrait tel un éventail sur l’avenir des “Femmes libres” se referme aussitôt !
Heureusement, elle n’est pas seule, son frère, sa sœur et ses amis, tous ensemble, ils décident de lutter… puis c’est aussi l’amour qui va entrer aussi dans sa vie à un moment où elle s’y attendais le moins, par le biais d’un jeune partisan qui a quitté sa Russie natale…

Magnifique, j’ai adoré. C’est tellement beau, c’est tellement fort, et si triste à la fois.
Un roman tel que je les aime. J’ai vécu, j’ai aimé et j’ai pleuré, pour tous ses jeunes à qui on a volé leur jeunesse et leur vie.

Le pouvoir !
Joder, je hais la violence, la guerre, les Hommes avec un grand H, qui ne comprennent jamais rien, à part le pouvoir, basta !!! L’Espagne subit les prémices de la nouvelle grande guerre qui s’annonçait dès 1934.

La lecture est très fluide, claire et interactive, pas le temps de s’ennuyer un instant. Beaucoup de dialogues, c’est vivant. On y croit. Le côté historique est omniprésent et c’est vraiment ce qui m’a plu. Essayer de comprendre tout ce que cette jeune génération à endurer, et ce, durant près de 40 ans !
La fin du roman est particulièrement prenante. J’en suis encore tout retourné…

D’ailleurs, je me suis demandé, un moment, si je n’aurai pas aimé quelques pages supplémentaires, pero no, le sujet est tellement bien géré et abouti.

Vale, merci Nicole, merci à toi pour ce cadeau qui a dû te coûter…
Tu m’as emporté loin, très loin… y gracias por supuesto por esta historia tan hermosa, dentro de la Historia.

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Extraits :

« Une lettre postée il y a soixante-cinq ans ! Où avait-elle disparu ?
S’exalta Claire.
La missive trônait sur la desserte de la chaleureuse cuisine.
Étrangère à la curiosité de la jeune femme penchée sur son épaule, au générique du débat diffusé sur France 5 qu’elle n’aurait manqué à aucun prix, la vieille dame semblait hypnotisée.
Sur l’enveloppe jaunie, du cachet espagnol affranchi à deux pesetas, on ne déchiffrait plus que l’année. Mil neuf cent trente-neuf. »

« Le pouvoir des mots. Les livres devaient bien receler quelque trésor s’ils méritaient cette monumentale et fastueuse salle.
Un livre peut changer une vie avait proclamé la señora Duran.
Était-ce exact ? Quel livre aurait le don de changer la sienne ? Serait-elle capable d’apprendre à lire ? Bénéficierait-elle de ces cours de lecture ? Elle n’était pas une ouvrière, pour autant n’était-elle pas une pauvre fille ? »

« Alba identifia la voix de Jordi, stupéfaite. Surprise par sa témérité, reconnaissant pourtant son tempérament idéaliste et sa générosité.
Cinq minutes s’écoulèrent, oppressantes, chacun guettant la réaction du camp adverse. Les gardes d’assaut et les membres de la garde civile s’interrogeaient du regard. Puis, le miracle. Tour à tour, ils abaissèrent leurs armes et rejoignirent le mouvement.
Une clameur d’espoir s’envola dans le ciel catalan. »

« – Je vais te montrer qui c’est qui commande ici ! Tu m’entends, traînée ?
Paco l’agrippa par les cheveux et la maintint plaquée à lui. Son haleine de vin aigre et de tabac froid imprégna Núria qui ne put se détourner lorsqu’il lui cracha dessus.
Projetée sur la table, la figure meurtrie par le chêne rugueux sur lequel la maintenait la poigne brutale de son mari, elle ne vit pas la satisfaction cruelle inonder le faciès de Paco. Une douleur violente irradia son corps quand il la pénétra d’un soubresaut bestial.
Nûria retint ses cris pour ne pas réveiller Ana, sagement endormie dans le lit à barreaux, sur le seuil de l’alcôve qui leur servait de chambre.
« Mon pauvre enfant, pardonne-moi de te donner naissance dans cette fange » implora-t-elle du petit être qui prenait forme dans son ventre »

« Adieu mon Alba, mon amour, ma vie.
Ton Anton. »

 

 

« Je veux écrire un livre ». J’ai jeté cette phrase à ma mère du haut de mes dix ans. C’était à Perpignan en 1971.

À cette époque, ma grand-mère disait en riant qu’elle ne travaillait pas assez pour payer tous les livres que je dévorais. Quelques feuillets se sont égarés et le temps a passé.

Je suis restée une lectrice passionnée. Aujourd’hui, à l’aube de ma seconde vie, j’ai repris la plume et accompli mon rêve. J’aimerais vous offrir ces cadeaux reçus de mes moments de lecture :
L’évasion, le rêve, l’amour, la colère, la tristesse, la peur, l’émotion… la Vie !
« La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté » disait François Mauriac.

Alors, bienvenue dans mon monde et bonne lecture !

Émotion, Drame, Fantastique, Histoire, Roman, Thriller ésotérique

Les prières de sang

de Jean-Marc Dhainaut
Poche – 5 juillet 2018
Éditions : Taurnada Éditions

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Alan Lambin, spécialiste en paranormal, est appelé à enquêter dans un vieux monastère ayant accueilli autrefois quatre templiers en fuite. Depuis, ses murs semblent dissimuler un lourd secret solidement gardé par des âmes hostiles. Les parchemins ne mentent pas, ni ces cris que chacun peut entendre la nuit dans les sombres couloirs du monastère. Et dire que tout a commencé parce qu’une étudiante a acheté un jour une armoire ayant appartenu aux moines.
Une armoire qui n’avait pas perdu la mémoire.

 

• Couv_2023-091_Dhainaut jean-Marc - Les prières de sang

 

Quel plaisir de retrouver Alan Lambin, mais surtout quel plaisir de retrouver la plume de Jean-Marc Dhainaut !
Dans cette nouvelle enquête, assisté de Mina Carletti, il est question de passages secrets, de Templiers et d’un vieux monastère…

Après avoir lu La maison bleu horizon, j’avais envie de savoir encore plus sur les enquêtes fantastiques et paranormales de notre duo.
Le rythme est ici plus soutenu, les choses s’accélèrent, il y a de nombreux rebondissements, et pas des moindres ! Il est question de fantômes particulièrement virulents, des Templiers assoiffés de sang, de jeunes mamans, de nourrissons décapités et d’un trésor caché !

Jean-Marc DHAINAUT m’a ébloui et vraiment surpris avec son récit, très différent du volet précédant, une écriture limpide et très efficace, avec un mélange bien dosé d’aventures et de paranormal, mais pas que… Car on dirait bien qu’il se passe quelque chose de plus en plus fort entre nos deux héros malgré leur timidité respective !

Vivement leur prochaine enquête !
Bravo Jean-Marc, et un grand merci aux Éditions Taurnada…

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Extraits :

« Céline les considéra à tour de rôle avant de se confier. Leur aide lui était précieuse, mais pouvait-elle vraiment leur faire confiance ? N’allaient-ils pas la juger ou l’écouter parler en songeant que tout ce qui pourrait l’aider ne serait que quelques vacances, un traitement médical ou un rendez-vous chez un psy ? »

« Mais elle était déjà loin. Des scènes improbables tournoyaient autour d’elle. Elle voyait des femmes, des dizaines de femmes avec leurs enfants dans les bras. Les bébés dont elle apercevait le visage étaient squelettiques et décharnés. Leurs mères poussaient des cris à pulvériser des verres en cristal. Elle était dans un bois et entendait des cloches sonner. Plus loin, elle distinguait des murs en pierre éclairés par des torches enflammées. Des chants religieux résonnèrent tout à coup, enveloppant ces scènes d’une atmosphère terrifiante et surréaliste. »

« C’est pas possible ! Mina, écoutez ça : « Ce dimanche, deux personnes ont été retrouvées mortes dans des circonstances malheureuses : un sans domicile fixe fortement alcoolisé, vraisemblablement mort de froid près de l’hôtel Roussel, et une vieille dame victime d’un arrêt cardiaque devant le relais routier, alors qu’elle rentrait chez elle. Deux nouveaux drames qui s’ajoutent à la mort du petit Quentin, pensionnaire de l’orphelinat Sainte-Clotilde, vendredi soir, fauché par une voiture alors qu’il s’enfuyait de l’épicerie après y avoir volé un paquet de bonbons.” C’est impossible ! »

« – Le soir où nous sommes arrives, quand je suis allé faire quelques courses, j’ai payé les bonbons d’un petit garçon qui n’avait pas assez d’argent.
– Et alors ? C’est un beau geste. Venant de vous, il ne me surprend pas.
– Vous n’y êtes pas. En lui payant ses bonbons, je l’ai empêché de les voler et de s’enfuir du magasin et de se faire écraser. Mais ce n’est pas tout : le clochard mort de froid, c’est celui à qui j’ai offert une couverture. Il dormait sur des cartons, près de l’escalier de l’hôtel, vous l’avez sûrement remarqué. Et cette femme, morte d’un arrêt cardiaque devant le relais routier, ne vous rappelle rien ?
– Oui ! La femme sur le trottoir !
– Exact Mina ! Et si nous ne l’avions pas aidée à se relever sous le poids de son vélo et de ses courses qui l’écrasait, elle aurait fait un arrêt cardiaque en tentant de le faire. »

 

Jean-Marc Dhainaut est né dans le Nord de la France en 1973, au milieu des terrils et des chevalements. L’envie d’écrire ne lui est pas venue par hasard, mais par instinct. Fasciné depuis son enfance par le génie de Rod Serling et sa série La Quatrième Dimension, il chemine naturellement dans l’écriture d’histoires mystérieuses, surprenantes, surnaturelles et chargées d’émotions. Son imagination se perd dans les méandres du temps, de l’Histoire et des légendes. Il vit toujours dans le Nord, loin d’oublier les valeurs que sa famille lui a transmises.

Brocélia
https://leressentidejeanpaul.com/2022/07/07/brocelia/

L’Œil du chaos
https://leressentidejeanpaul.com/2023/02/13/loeil-du-chaos/

La maison bleu horizon
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/13/la-maison-bleu-horizon/

Psylence
https://leressentidejeanpaul.com/2023/07/05/psylence/

Émotion, Histoire, Histoire vraie

Tous les chemins mènent à Chamonix

Réflexions, impressions et anecdotes des confins du monde au pays du Mont-Blanc
de Annette Rossi
Broché – 14 juin 2023
Éditeur : Éditions Encre rouge

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Annette Rossi, fidèle à sa passion pour les grands espaces, tisse subtilement la toile de ses chroniques de grande voyageuse. Que des coups de cœur égrenés comme des points lumineux sur la carte du monde.
D’un ton vif, souvent tendre et parfois gentiment ironique, cette native des Pays-Bas nous livre ses réflexions et ses réminiscences sur la vallée du Mont-Blanc. En parallèle, elle nous fait découvrir d’autres sites, montagneux ou pas, riches en légendes, baignés d’autres atmosphères, suscitant d’autres émotions.
L’Himalaya, les Carpates, le Taurus, les Rocheuses, le Tian Shan, le Caucase, l’Elbourz, les Andes, les Scandes, mais aussi le Japon, la Chine, l’Éthiopie, l’Arabie, l’Islande, l’Écosse, la Bosnie, Cuba… Quel lien avec Chamonix ? L’auteure vous le dévoilera.
Son mari Philippe, complice de ses pérégrinations, est assurément un inspirateur très avisé. Né à Chamonix, il a tôt compris le sens du mot paradis. Quel plus bel étalon de valeur en filigrane de chacune des chroniques d’Annette Rossi !
Tous les chemins mènent à Chamonix n’est pas un livre DE Chamonix ni SUR Chamonix. Si c’est un puissant hommage à la vallée de Chamonix et son extraordinaire résonance dans le monde, il démontre surtout l’incroyable impact des hautes cimes sur l’esprit humain.

Annette Rossi est aussi l’auteure de la série Tapis magique, une initiation au voyage dans des contrées peu ou mal explorées et du roman en trois tomes ALEXANDRE, une aventure historico-romanesque à la découverte du tombeau disparu d’Alexandre le Grand : Le pacte de Babylone, La malédiction de Tamerlan, L’horizon d’Aton.

 

• Couv_2023-088_Rossi Annette - Tous les chemins mènent à Chamonix

 

Avec Tous les chemins mènent à Chamonix, je m’attendais à quelques belles balades sur des pentes enneigées et ensoleillées près du Mont-Blanc et de ses environs. Je m’attendais aussi à un peu d’Histoire de la région, les premiers guides de montagnes, l’évolution de la région dans le temps, voire peut-être un passage sur les Jeux olympiques d’hiver de 1924 !
J’avais vraiment hâte de le commencer…

Très vite, lorsque j’ai commencé à le lire, je me suis rendu compte que je m’étais complètement fourvoyé !

Je m’attendais à des balades, Annette Rossi nous offre des voyages ! Que dis-je, non pas des voyages… ce sont des périples magnifiques, des aventures merveilleuses à travers le monde entier. La Mésopotamie, la Turquie, l’Arménie, l’Himalaya bien sûr, les Carpates, la Norvège, les Rocheuses, les Andes, le Japon, la Chine et bien d’autres encore…

Chaque chapitre sera un voyage magnifique, leçons de vie, leçons d’Histoire agrémentées de photos vraiment incroyables prises pour la plupart, par Philippe Rossi, le conjoint d’Annette. Rien qu’avec les photos, j’ai passé plusieurs heures à les regarder, examiner les détails, les admirer.

Le travail accompli par Annette est titanesque, il se déroule sur plusieurs années. Et non-contente de cela, chaque chapitre commence par une petite poésie, juste quelques lignes écrites par Annette elle-même. Un nouveau talent que je ne lui connaissais pas !

Un ouvrage d’une qualité exceptionnelle, qui m’a transporté dans des lieux magnifiques à travers le temps, de très beaux voyages qui marqueront mon esprit, impossible d’en être autrement.
Quelles surprises nous réservera-t-elle pour son prochain livre ?

Dans tous les cas, on ne peut pas, ne pas avoir envie de voyager, une fois la dernière page tournée !

Merci Annette, merci Philippe, merci Blandine…

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Extraits :

« Le jour où on me proposa d’écrire une série de chroniques sur Chamonix, je fus surprise et flattée, mais aussi un tantinet paniquée. Que raconter qui pourrait intéresser les amoureux de la vallée de Chamonix et ses merveilleuses montagnes qui n’ait déjà été dit, écrit, montré… des milliers de fois ?
Comment pourrais-je captiver l’attention de lecteurs, moi, une fille issue du plat pays ? Pas le plat pays de Jacques Brel, non, le mien, bien plus plat encore : les Pays-Bas. Non seulement plat, mais aussi bas, plus bas que le niveau de la mer. »

« Nous remontons. De l’obscurité, nous aboutissons à la lumière. Le soleil fait une timide apparition et l’intérieur de l’église baigne dans une éblouissante lueur blanchâtre qui se déverse par les fenêtres. Nous remercions père et fils. Le garçon récupère les bougies, mais refuse quelques pièces que nous mettons dans la boîte à donation.
Nous quittons l’église. Ils nous raccompagnent. Nous traversons la cour piétinant les hautes herbes. Père et fils nous suivent en silence. Nous passons sous le porche. Nous les remercions encore, prenons congé, et les saluons à la manière orientale, la main droite sur le cœur, tête inclinée. Ils font de même. Un regard profond de bienveillance. Pas une parole n’a été prononcée. Instants solennels. Nous longeons les murailles, ils nous suivent. Nous montons dans la voiture. Ils sont là, nous observent, nous regardent partir. »

« Du Tibet à la Russie, de la Chine à l’Inde, légendes et textes sacrés mentionnent l’existence d’un royaume parfait enclavé dans les contreforts himalayens. Un royaume dissimulé dans une vallée d’une grande beauté et ceinturée de montagnes enneigées…
La cité de Shambhala, du sanskrit « lieu du bonheur paisible », est le pays des immortels, des hommes et des femmes d’une grande sagesse. C’est un lieu mystérieux, centre exceptionnel de spiritualité, un sanctuaire mystique dirigé par un roi-prêtre, artisan du cataclysme qui viendra chasser les forces obscures et sauver l’humanité afin d’établir un âge d’or. Il est également le grand justicier qui, sur son cheval blanc, à la tête de son armée invincible, viendra restaurer le dharma, l’ordre du monde. »

« La vallée de Chamonix est un paradis pour les amoureux de la nature, lit-on souvent dans les brochures touristiques. Si la phrase semble banale, le lieu, lui, ne l’est pas.
Encerclé de majestueuses montagnes drapées de neige d’un blanc virginal ou boisé de forêts féériques selon la saison, habité par une riche faune et couvert de millions de fleurs multicolores, ce lieu est exceptionnel. Un paradis, certes ! »

 

Annette Rossi, originaire des Pays Bas et ayant adopté Chamonix comme terre de prédilection, est aussi l’autrice du roman en trois tomes ALEXANDRE, une aventure historico-romanesque à la découverte du tombeau disparu d’Alexandre le Grand : Le pacte de Babylone, La malédiction de Tamerlan, L’horizon d’Aton, une expérience des plus inspirées qui prouve, s’il en est besoin, son talent et son inépuisable imagination.

La réalisation de cet ouvrage est une consécration qui sans aucun doute saura séduire tous les amateurs de voyages.

Histoire, Roman

Jésus

La biographie non autorisée
de Patrick Banon
Broché – 17 janvier 2013
Éditions : Michel Lafon

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À 9 ans, Jésus avait déjà ressuscité un enfant, donné vie à des oiseaux d’argile et maudit un olivier qu’il avait desséché d’un geste. Pourtant, ces faits sont absents des textes canoniques du christianisme. Entre le IIIe et le VIe siècle, l’Église a établi la version officielle de la vie de Jésus selon les quatre Évangiles et les textes des apôtres. Mais soixante-dix textes, pour la plupart rédigés entre le IIe et le Ve siècle, ont été interdits de lecture, sous peine de mort ou de mutilation. Ce sont les évangiles apocryphes, qui retracent toute la vie de Jésus et de sa famille : la relation entre Marie et Joseph, l’histoire de Joseph, celle des parents de Marie, la virginité et la grossesse de Marie, la naissance de Jésus, son enfance, la fuite en Égypte, ses relations avec Judas et Marie de Magdala, etc. Autant d’écrits qui détiennent la même légitimité historique que les canons de l’Église, les complétant souvent, les contredisant parfois, mais offrant toujours un éclairage nouveau sur les événements marquants du destin de Jésus et sur le monde dans lequel il évolua. En Galilée, à Jérusalem, Jésus, Joseph, Marie, Anne, Joachim, Salomé prennent ici chair avec leurs qualités et leurs défauts, leurs doutes et leurs espoirs, leurs peurs, leur courage. Reflet de la pensée religieuse populaire, à la frontière entre folklore, mythologie et foi, cette biographie « non autorisée » écrite à la manière d’un roman dresse le portrait d’un monde chaotique, à la veille du changement de notre ère, et révèle, pour la première fois, la vie « censurée » de l’enfant qui devint Dieu.

 

• Couv_2023-075_ Banon Patrick - Jésus La biographie non autorisée.jpg

 

C’est un nouveau livre sur la religion et tout particulièrement sur la vie de Jésus, qui a éveillé la curiosité du lecteur que je suis…
Dès que j’ai lu son titre, c’est La biographie non autorisée qui a retenu toute mon attention.

J’avais déjà lu d’autres biographies, les évangiles aussi, mais de voir qu’un auteur avait rassemblé des textes “apocryphes”, et interdits par l’Église, je n’ai pas eu à réfléchir trop longtemps avant de l’acheter, d’autant que cela faisait un moment que j’en avais entendu parler. Le hasard fait bien les choses…

Patrick Banon a eu la très bonne idée de “romancer” tous ces écrits méconnus, et sourcés, donnant plus de vie à cette biographie, et dès le début, certains passages m’ont révélé une image très éloignée de Jésus, par rapport à celle que je pouvais avoir à l’esprit. C’est très intéressant, très instructif aussi. (Le glossaire et les sources accessibles à la fin du livre y sont forcément pour beaucoup.)
C’est bien écrit et très clair, mettant en exergue à la fois la nature humaine de Jésus et sa nature divine, et ce, dès son plus jeune âge. Nature divine qui parfois est très brutale, tel le Dieu de l’ancien testament, plus proche d’un Dieu vengeur que d’un Dieu d’amour. Je découvre donc un Jésus agressif, qui n’hésite pas à réclamer vengeance si besoin, à hausser le ton voire à lever la main. C’est surprenant par rapport à notre perception actuelle de l’homme, mais tellement compréhensible pour l’époque. J’ai découvert aussi de nouveaux rapports entre Jésus et Judas, désigné comme étant l’apôtre préféré de Jésus, son ami, celui qui lui a permis d’accéder à la place où il se trouve actuellement. Jésus n’est pas né dans une étable, mais dans une grotte. Il n’a jamais rejeté les femmes et Marie de Magdala était une “apôtre” à part entière, et plus encore…

Un livre surprenant, captivant même, que j’ai lu d’une traite, comprenant au fur et à mesure pourquoi l’interdiction de l’Église quant à sa diffusion.
Un livre fort passionnant qui éclaire d’une nouvelle “lumière” les nombreux personnages qui sont cités.
Merci Patrick, pour ce travail accompli, destiné aux plus curieux d’entre nous, dont je fais définitivement partie !

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Extraits :

« À sept ans, Jésus avait déjà ressuscité un enfant, donné vie à des oiseaux d’argile et maudit un olivier qu’il dessécha d’un geste ! La version officielle de sa vie, les quatre évangiles canoniques, ne mentionne pas ces épisodes, pourtant racontés dans les évangiles “apocryphes”, des textes écartés par l’Église, cachés et dont elle a longtemps interdit la lecture. »

« Par la faute d’Ève, les femmes sont condamnées à accoucher dans la douleur. Cela lui a été enseigné et répété. Les mères seraient coupables d’apporter à leurs nouveau-nés la mortalité promise aux bannis du Jardin d’Éden, lui a-t-on dit. Mais aujourd’hui, Zélémi découvre une situation extraordinaire : cette femme-là a accouché sans peine et sans épanchement de sang, comme si elle se trouvait encore dans le jardin de la Création, à l’instant où aucune faute n’était encore venue souiller l’humanité naissante. Telle Yokabed, la mère de Moise, Marie a accouché sans souffrance. »

« – Je vous en supplie tous, jette tout à coup Zachée.
Faites sortir Jésus de votre village. Il ne devrait pas fouler cette terre. Faites-le sortir de ce monde ! Nous ne devrions pas le contempler. Moi-même, je quitte immédiatement Nazareth. Je n’aurai de répit que loin de sa vue. Cet enfant n’appartient pas au monde des vivants ! Tenez-vous loin de lui ! Qu’il soit bon ou mauvais, nous ne devons pas rester près de lui ! »

« Une rumeur effroyable se répand à travers Jérusalem. Non seulement Jésus le Nazaréen est ressuscité, mais il a ramené de la mort d’autres défunts. Les tombeaux se sont ouverts, libérant les corps inertes. Des morts, vivant à nouveau, déambulent dans la cité. Comme réveillés d’un long et profond sommeil, ils marchent d’un pas hésitant, le regard épouvanté par l’aube qui les a tirés par les pieds du monde souterrain. L’esprit chancelant, ils gardent le silence de peur que cette nouvelle vie ne soit qu’un mirage. De temps à autre, surpris par la vision d’un lieu aimé, ils laissent échapper des cris lugubres. De leurs yeux exorbités, ils dévorent les visages des êtres chers. Vieillis, ceux qui ne sont encore jamais morts regardent épouvantés ces revenants du monde souterrain mendier un peu d’amour. »

 

Patrick Banon est écrivain, essayiste et spécialiste des sciences des religions et systèmes de pensée. Il est l’auteur de nombreux romans biographies historiques, parmi lesquels Flavius Josèphe, un juif dans l’Empire romain, vendu à plus de 20 000 exemplaires et traduit dans plusieurs langues, Moïse, Bethsabée, Etemenanki, le secret de la tour de Babel, La Prophétesse oubliée… Chercheur associé à la chaire Management & Diversité de l’université de Paris Dauphine, Patrick Banon est aussi directeur de l’Institut des sciences de la diversité.

Émotion, Histoire, Philosophique

La prophétie des Andes

Et si les coïncidences révélaient le sens de la vie ?
de James Redfield
Poche – 2 décembre 1997
Éditeur : J’ai lu

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À l’origine, un manuscrit fabuleux rédigé six cents ans avant J.-C. et une prophétie : notre société va subir un grand bouleversement. Intrigué, le héros de cette histoire s’envole pour le Pérou à la recherche du mystérieux grimoire, objet de toutes les convoitises, qui va transformer sa vie. Commence alors une aventure magique et enchanteresse, une dangereuse initiation: une quête en neuf étapes qui le mène du sommet des Andes au cœur de la forêt amazonienne sur la voie des révélations de la vie. Quand, au terme de son périple, le héros découvre le vrai sens de son existence, c’est notre propre quête qui débute. Pour James Redfield, si nous restons attentifs et savons percevoir le grand mystère de l’existence, nous nous apercevrons que nous avons été judicieusement placés, à l’endroit adéquat… pour changer quelque chose en ce monde.

 

• Couv_2023-057_Redfield James - La prophétie des Andes

 

Je me rappelle avoir acheté ce roman à la librairie de Saint-Leu-la-Forêt en 1996, lorsque nous avons emménagé là-bas. Ce fut dans cette librairie, le premier achat d’une longue liste…
J’avais entendu beaucoup de choses très intéressantes sur ce roman et “ma” libraire l’avait trouvé formidable, mais… elle m’a tout de suite indiqué qu’une suite était sortie au États-Unis et qu’il y aurait forcément une suite à venir en France aussi. Je l’ai mis de côté. J’ai acheté à sa sortie le tome suivant, qui ne serait pas le dernier, et puis le suivant, etc…
J’ai lu le tome 1 pour la première fois, lorsque sortir ne nous était plus autorisé. Nous étions en “pandémie” COVID, enfermés chez nous. Ne sachant pas trop où nous allions. J’avais acheté le dernier tome quelques jours plus tôt. “Hasard ou coïncidence” ? Dans tous les cas, je suis très vite entré dans le livre, dont le sujet traite justement des coïncidences que nous vivons régulièrement et auxquelles nous ne prêtons pour la plupart, bien souvent que bien peu d’attention. Personnellement, je ne crois pas aux coïncidences. J’ai vécu tellement de choses allant dans ce sens que c’est pour moi, devenu même un indicateur de choix de directions de vie. Je n’ai pas écris comme d’habitude, mon ”Ressenti” en fin de lecture, car l’histoire m’avait vraiment touché personnellement et j’ai vécu quelques jours un peu perdu. Je décidai alors de le relire un jour, plus tard…

Ce jour est arrivé jeudi dernier. Après avoir lu une très mauvaise nouvelle concernant l’OMS, j’ai décidé de le relire. Depuis ma première lecture de ce livre, je voyais déjà la vie sous un angle différent. Ma famille, nos projets, ce que je souhaitais pour notre futur… Cette seconde lecture a confirmé les choix que j’avais faits à l’époque et plus encore.
“Osons”, ne plus se cacher derrière des peurs ou derrière des certitudes annoncées !
Osons, ou simplement essayons… une vie qui nous sera Propre, et non celles que d’autre nous choisissent.
Peut-être alors, nous sentirons nous grandis ?

C’est le choix que nous avons fait et nous l’assumons pleinement. Ce livre romanesque nous distille certaines “clés”. À nous de les voir ou pas. À nous de les utiliser si nous le souhaitons. Dans tous les cas, lorsque je me regarde dans un miroir, je n’ai pas honte de ce que j’ai fait.

Tout doit avoir un sens : nos rencontres, les choses plaisantes ou pas. Elles nous guident vers une direction, un but à atteindre parce que nous le souhaitons très fort et non pas par dépit en se disant : “c’est toujours mieux que rien”.

Lisez-le, peut-être, le comprendrez-vous à votre tour.
Le monde décrit par l’auteur pourrait exister, il est proche du notre. À nous maintenant, à chacun d’entre nous de faire le nécessaire pour créer cette différence tellement importante pour notre bien-être.

Lire ce livre, c’est s’émouvoir des valeurs perdues, c’est s’éveiller et pourquoi pas, se libérer une fois pour toutes des mensonges distillés par les pouvoirs en place.
Ce premier tome propose un éveil de la conscience qui est à la portée de la plupart d’entre nous. Il suffit de dire STOP, et de se poser les bonnes questions.

Quel plaisir d’avoir lu ce livre.
C’est plus qu’un coup de cœur, c’est une initiation vers une nouvelle vie !

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Extraits :

« As-tu déjà eu l’intuition que quelque chose dont tu avais vraiment envie ? D’une direction que tu voulais donner à ta vie ? Est-ce que tu t’es jamais demandé comment faire pour que cela arrive ? Et puis après avoir à moitié oublié, t’es-tu trouvé nez à nez avec quelqu’un, ou bien as-tu lu quelque chose ou encore es-tu allé dans un endroit qui t’a justement apporté cette chance que tu attendais ? »

« La soirée avait été passionnante, mais je demeurais sceptique quant à la possibilité d’une transformation culturelle radicale. Comme beaucoup de mes contemporains, je m’étais laissé prendre par l’idéalisme social des années soixante et soixante-dix, et même par la curiosité spirituelle des années quatre-vingt. Il était difficile de juger de ce qui se passait vraiment sous nos yeux. Quel type d’information nouvelle pouvait bien suffire à transformer le monde ? »

« Pensez-vous avoir maintenant une vision plus claire du monde des hommes ? Voyez-vous ce qui nous a tous préoccupés ? Cela explique beaucoup de choses. Combien de gens connaissez-vous qui sont obsédés par leur travail, victimes de maladies psychosomatiques, stressés en permanence et qui n’arrivent pas à ralentir leur rythme. Ils ne le peuvent pas parce que leur train-train quotidien, qui réduit l’existence à des considérations pratiques, est une sorte de distraction. Et la distraction permet d’oublier que nous sommes ignorants de nos fins dernières. »

« Mais je vous dis juste ceci : la perception de la beauté est une sorte de baromètre qui annonce à chacun de nous s’il est prêt ou non à percevoir l’énergie. C’est clair, parce que, si vous observez cette énergie, vous verrez qu’elle fait partie du même continuum que la beauté. »

 

James Redfield est né le 19 mars 1950 près de Birmingham, en Alabama aux États-Unis. Il est devenu un auteur phénomène avec plus de dix millions de livres vendus. Le succès extraordinaire de cet auteur ne se dément pas.

Dans son premier roman, La prophétie des Andes, le héros part en quête d’un manuscrit qui va le mener au sommet des Andes et en Amazonie. Il découvrira au fur et à mesure de son périple neuf révélations.
Avec le second tome de la série, La dixième prophétie, le héros se retrouve dans la forêt des Appalaches et découvre une dixième prophétie.
Le troisième tome, Le secret de Shambhala, va mener notre héros dans l’Himalaya et dévoile quant à lui la onzième prophétie. La prophétie des Andesa été adapté pour le cinéma en 2006. Le DVD est déjà disponible en langue anglaise.
James Redfield travaille actuellement à la rédaction d’un nouveau roman où il dévoilera une douzième et ultime prophétie.

Émotion, Dystopie, Histoire, Philosophique

Le bâtard de Nazareth

de Metin Arditi
Broché – 2 juin 2021
Éditeur : Grasset

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Quelle a été la vraie vie de Jésus ?
À Nazareth, au début de notre ère, deux très jeunes enfants jouent dans la rue. “Mamzer” » lance l’un à son camarade. “Bâtard !”. Personne, dans le petit village de Nazareth, n’ignore que Marie a fauté avec un légionnaire romain. Elle est une fille-mère, rejetée et méprisée. Jésus comprend pourquoi, tout autant qu’elle, il sera à jamais exclu de sa communauté : telle est l’exigence de la loi juive à l’égard des bâtards.
Grandissant, Jésus n’a d’autre entreprise que de réformer cette règle d’exclusion. Jusqu’au jour où il rencontre un autre mamzer. Outre d’être un bâtard, Judas est laid, brillant, et révolutionnaire. Il a un plan. S’appuyant sur le beau, non moins brillant, et réformateur Jésus, il met en marche sa vengeance. Quelle est la part de sincérité, quelle est la part de calcul de ces deux jeunes hommes parcourant la Palestine avec un message d’inclusion ?
Un roman audacieux, étonnant, passionnant, qui réinterprète la vie de Jésus dans ses plus grands épisodes. Sa présentation aux docteurs de la loi, son sermon sur la Montagne, la multiplication des pains, les quarante jours dans le désert, tant d’autres moments de la culture religieuse universelle sont revisités à l’aune de l’inguérissable blessure d’enfance de Jésus et de sa relation aussi fructueuse que dangereuse avec Judas.

 

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Quelle a été la vraie vie de Jésus ?
Voilà le postulat de base de ce roman déstabilisant, mais surtout inventif.

Quel plaisir de tomber sur ce type d’ouvrage. Trouver un roman où l’auteur n’a pas peur de s’engager vers un terrain délicat, tout en offrant au lecteur une bonne réflexion sur la foi chrétienne et hébraïque.

Avec son titre qui peut paraître provocateur (tant que l’on n’a pas lu le récit), Metin Arditi construit un récit qui pourrait, pourquoi pas, être proche de la réalité !

J’ai toujours respecté la Religion et la Foi des gens, quelle qu’elle soit. Mais il ne doit pas être interdit d’en parler ou de se poser certaines questions. Pour le Catholique que je suis, j’ai été heureux de voir un Jésus “Humain” qui, enfant se pose nombre de questions et qui en grandissant, lutte pour l’égalité de tous, hommes et femmes, pauvres, malades, handicapés, déficients mentaux, etc. J’ai aimé ce Jésus qui a des convictions et refuse l’injustice inscrite dans les dogmes, et prônée par les rabbins. C’est un roman profond et très sensible, libre à nous de l’interpréter comme on le souhaite.

Certains passages choqueront sûrement, l’intervention telle qu’elle décrite de Judas est intéressante, une Marie très belle, pauvre en esprit, mais très gentille, abusée un jour par un soldat romain et qui lui vaudra de tomber enceinte, puis l’histoire d’amour vécu par Jésus et Marie de Magdala… une belle histoire d’amour.

Ce qui m’a plu, c’est l’amour avec un grand A, qui se dégage de cette histoire, l’amour de Jésus envers tous les siens. À aucun moment, je n’ai été choqué, au contraire, j’y ai vu un très bel hommage et une explication tout à fait convaincante du début du Christianisme, et que cela vienne justement de l’auteur Metin Arditi, juif d’origine turque est pour moi très intéressant !

J’ai adoré ce roman mêlant les réflexions et l’intimité de Jésus. Ne jugez ce livre pas avant de l’avoir lu. C’est une réinterprétation de la Religion, soit, mais c’est surtout un roman de paix et de bonté. En tant que juif, Jésus refuse tout simplement d’être un bâtard suite à une “faute” que n’a pas commis sa mère…

Coup de cœur pour moi, pour ce récit racontant la vie de l’enfant, de l’adolescent puis de l’homme qui s’opposa à l’injustice de certains écrits…

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Extraits :

« Six ans plus tôt, Joachim, le père de Marie, lui avait proposé de prendre sa fille pour épouse. De l’avis de tous, Marie était la plus belle enfant de Nazareth. À la façon qu’elle avait de poser le regard, les yeux en attente, on comprenait qu’il n’existait pas cœur plus tendre. De taille haute et de traits délicats, elle avait une grâce naturelle. Le bon Dieu l’avait voulu pauvre en esprit, mais, dans son immense bonté, il l’avait doté de mille qualités. Toujours attentive, elle faisait au mieux chaque tâche qui lui incombait. »

« Comme prévu, le garçon tenta de s’enfuir. Jésus le saisit par le poignet :
– Pourquoi dis-tu que je suis un mamzer ?
L’autre le regarda, apeuré.
– Réponds ou je te frappe ! hurla Jésus. Pourquoi dis-tu que je suis un mamzer ?
Samuel continua de rester coi, terrifié devant tant de rage. »

Une petite routine s’était installée. Jésus et lui s’asseyaient sous le caroubier et analysaient les textes tout en dégustant la confiture de Marie. Lui faire découvrir les textes sacrés était à chaque fois l’occasion de les lire d’un autre œil… La capacité du garçon à saisir leur sens profond se doublait d’une habilité naturelle à user de paraboles et de métaphores. »

« Jésus était ivre de colère. Allait-il passer sa vie à courber l’échine, à voir sa mère bafouée à cause de lois injustes ? Il les aurait battus au sang, ces quatre docteurs. Et quelle était cette religion qui humiliait l’innocent et récompensait celui qui obéissait sous la menace ? »

 

 

Écrivain francophone d’origine turque, Metin Arditi a quitté la Turquie à l’âge de sept ans, et a obtenu la nationalité suisse en 1968.

Après onze années passées dans un internat suisse à Lausanne, il étudie à l’École polytechnique fédérale de Lausanne, où il obtient un diplôme en physique et un diplôme de troisième cycle en génie atomique. Il poursuit ses études à l’université Stanford.

Il habite Genève, où il est très engagé dans la vie culturelle et artistique. De 2000 à 2013, il a été Président de l’Orchestre de la Suisse romande. Il est membre du Conseil stratégique de l’École polytechnique de Lausanne où au fil des ans, il a enseigné la physique (assistant du Prof. Mercier), l’économie et la gestion (comme chargé de cours) et l’écriture romanesque (en tant que Professeur invité).

En décembre 2012, Metin Arditi a été nommé par l’UNESCO Ambassadeur de bonne volonté. En juin 2014, l’UNESCO l’a nommé Envoyé spécial puis, en 2017, Ambassadeur honoraire.

De 2016 à 2019, il a tenu une chronique hebdomadaire dans La Croix.

Il est l’auteur d’essais et de romans, parmi lesquels Le Turquetto (Actes Sud, 2011, prix Jean Giono), et chez Grasset,
La Confrérie des moines volants (Points, 2014),
https://leressentidejeanpaul.com/2022/07/25/la-confrerie-des-moines-volants/
L’enfant qui mesurait le monde
(2016, prix Méditerranée),
Mon père sur mes épaules (2017),
L’homme qui peignait les âmes (Grasset, 2021).
https://leressentidejeanpaul.com/2022/04/05/lhomme-qui-peignait-les-a%cc%82mes/

En 2022, il a publié le Dictionnaire amoureux d’Istanbul (Plon-Grasset).