Drame, Folie, Noir, Psychologie

Méfiez-vous des anges

de Olivier Bal
Broché – 28 avril 2022
Éditions : XO

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“Vous voilà prévenus. Si vous pénétrez dans L’Enceinte, il sera déjà trop tard…”

Sur les collines de Californie se dresse L’Enceinte, une communauté spirituelle en apparence parfaite. Paul Green, ancien journaliste cabossé par la vie, est persuadé que la jeune femme qu’il recherche est enfermée entre ces murs.

Il s’infiltre dans L’Enceinte et découvre avec stupeur ses rites étranges, ses lieux interdits, son gourou mystérieux.

Au même moment, à Los Angeles, l’inspectrice Sarah Shelley est appelée en urgence. Le cadavre d’une jeune femme vient d’être découvert, entièrement tailladé. Impossible de l’identifier. Elle serait morte vidée de son sang.

Et si ce crime nous ramenait au cœur de L’Enceinte ?

Dans les bas-fonds de Los Angeles, Sarah Shelley et Paul Green vont emprunter un chemin de ténèbres. Et affronter l’une des organisations sectaires les plus redoutables des États-Unis.

Une plongée dans la noirceur de l’âme humaine et de la manipulation
Un thriller haletant et terriblement actuel

 

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Méfiez-vous des anges, n’est pas un simple roman, mais ça, vous ne pouvez pas encore le savoir !
C’est l’histoire de Rafa, de Paul Green, de Sarah Shelley et de bien d’autres…

J’avais lu les précédentes aventures de Paul Green, avec L’affaire Clara Miller et La forêt des disparus, et même s’il n’est pas indispensable d’avoir lu les précédents romans pour lire celui-ci, je le conseillerai quand même pour mieux connaître “notre” héros, qui va dans cette nouvelle enquête être soumis à rude épreuve !

Vous l’avez peut-être deviné, c’est bien un nouveau roman choral que nous propose Olivier Bal. Le ressenti, mais aussi le vécu de ses personnages attachants pour certains, énigmatiques, machiavéliques pour d’autres. Tout le long du récit, ils vont se livrer à vous petit à petit.

Paul Green enquête depuis plusieurs mois, afin de retrouver Linda Richardson. Ses recherches vont l’amener au cœur de communautés spirituelles et d’une secte…
Sarah Sheller, est policière, elle fait partie de la section Homicide. Suite à un appel, elle “trouve” une jeune femme le visage tailladé et les pulpes des doigts tranchées… Le début d’une nouvelle enquête !
Rafa, lui, travaille pour le compte de la Sombra, un gang de Los Angeles. Sa dernière mission tourne au drame, obligé de s’enfuir, et de se cacher, il a peur, il sait parfaitement que les membres de la Sombra finiront par le retrouver…
Quel est le point commun entre ses trois personnages d’origines complètement différentes ?

À travers ce véritable page-turner Olivier, nous entraîne dans une spirale infernale maîtrisée où chaque page nous mène un peu plus loin dans l’horreur et l’indicible… Mais c’est tellement addictif !
Soyez donc les bienvenus dans ce thriller, au cœur de l’Enceinte, la plus ancienne communauté de la Voie…

Un récit qui m’a bousculé et une fin incroyable que je n’ai pas vu venir du tout !
Encore une fois Olivier est arrivé à me faire passer un excellent moment de lecture.

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Extraits :

« “Mon nom, c’est Paul… Et je suis alcoolique.”
Les autres types, assis sur des chaises en plastique disposées en demi-cercle, me répondent, mollement.
“Bienvenue, Paul.” L’animateur de session, Josh, un jeune gars, au physique de surfeur, avec des cheveux blonds accrochés en catogan, se met à m’applaudir, bientôt rejoint par le reste de l’assemblée. “Bravo à vous, Paul. Le fait que vous soyez ici, que vous ayez fait le premier pas, ça veut déjà dire beaucoup.” »

« Depuis que je suis gamine, je suis “différente”. Je suis atteinte d’une maladie, l’hypermnésie. Moi, j’appelle ça la Machine. Je retiens tout ce que se passe autour de moi, en permanence. Il n’y a pas de hiérarchie dans mon cerveau. Tout est important. C’est un chaos sans nom. Chaque matin, de retour chez moi, il me faut plusieurs heures avant de trouver le sommeil. Je dois d’abord trier les centaines de données accumulées durant mon service. C’est pour cela que je travaille la nuit, que je porte ces putain de lunettes… Pour limiter au maximum l’afflux de messages que reçoit mon maudit cerveau. »

« L’homme arbore son style et sa tenue iconiques. Une barbe blanche, bien taillée, les cheveux vif-argent qui retombent sur sa nuque. Sa sempiternelle chemise blanche, un pantalon simple et une écharpe bleu clair. Celui que les membres de la Voie appelle Le Guide, dégage quelque chose, un magnétisme unique. J’attrape un exemplaire, en lis un extrait : “Votre dépendance, vos doutes, votre dépression, vos accès de colère, votre violence… tous vos maux proviennent de là, de ses ombres qui se terrent en vous. Vous êtes des écorchés que l’on n’a jamais su soigner…” Pour le coup, j’en suis un sacré d’écorché. Pas assez de tous les pansements du monde pour me rafistoler. »

 

 

Olivier Bal a 43 ans. Il est l’une des grandes révélations du monde du thriller. Lauréat du Grand Prix des Géants du Polar et du Prix de la Ligue de l’imaginaire, il est l’auteur, chez XO Éditions, de L’Affaire Clara Miller et de La Forêt des disparus, thrillers remarqués par la presse et le public. Il publie en 2022 Méfiez-vous des anges, qui met de nouveau en scène le personnage de Paul Green.

L’Affaire Clara Miller
https://leressentidejeanpaul.com/2021/01/30/laffaire-clara-miller/

La Forêt des disparus
https://leressentidejeanpaul.com/2021/10/07/la-foret-des-disparus/

Noir, Polar, Suspense

Une poupée de chiffon blanc

de Florence Fréguin-Schneider
Broché – 1 décembre 2020
Éditions : Encre Rouge Éditions

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Franck Amelin, commandant d’un groupe d’enquête à la section criminelle du S.R.P.J. de Lyon n’est pas ravi lorsqu’il doit annoncer à son équipe qu’Alexandra Serrano, une jeune officier de police judiciaire, psychologue de surcroît, débarque de Paris pour travailler avec eux en tant que « profileuse ». Mais la série d’assassinats qui s’amorce. dans la capitale rhodanienne en ce milieu de printemps, ne leur laisse pas le loisir de s’appesantir sur leurs relations orageuses. Quel est donc le lien entre ces meurtres sanglants et le corps de la jeune femme retrouvé quelques mois auparavant sur les bords du Rhône ? Que va révéler l’enquête sur le passé de la première victime ? La traqué commence et lé Capitaine Serrano, femme et psychologue, n’est pas de trop pour aider les enquêteurs à résoudre cette sombre affaire. Sillonnez les rues et quartiers de Lyon avec Franck et son équipe, suivez les enquêteurs dans les monts du Lyonnais, accompagnez-les jusqu’à Vienne, Chambéry, Aix-les-Bains et dénouez avec eux les fils de la première enquête Lyonnaise du Capitaine Serrano.

 

• Couv_2023-44_Fréguin-Schneider Florence - Une poupée de chiffon blanc

 

Quel plaisir que celui de découvrir une nouvelle auteure et de se laisser prendre par une intrigue originale, un style intéressant, un suspense plein de rebondissements qui m’a accompagné le long de ma lecture, et le parti-pris de l’utilisation quasi-constante de dialogues qui couronne le tout !
Du coup, je ne sais comment aborder mon Ressenti sans trahir Florence…

Je vais commencer par un merci !
Merci de mettre en scène des policiers qui ressemblent à ceux que je connais et fréquente parfois. Ici, ils ne souffrent pas de burn-out, ils ne sont pas alcooliques, ni racistes, ni violents. Ouf, ça fait du bien. J’ai vécu quelques heures avec des personnages plutôt sympathiques qui ont l’air de s’apprécier et qui travaillent bien ensemble.

Plusieurs meurtres sanglants ont lieu dans les alentours de Lyon. Des meurtres qui de prime abord n’auraient aucun liens les uns des autres si le meurtrier n’avait pas laissé auprès de chaque victime une poupée de chiffon blanc pleine de sang avec un point d’interrogation en son centre. Le temps passe, l’enquête piétine, mais l’arrivée du Capitaine Serrano, “profileuse” fraîchement venue de Paris, va donner de nouveaux axes de recherches à l’équipe qu’elle vient d’intégrer.
Dès lors l’enquête avance, tandis que le suspense montant de plus en plus m’offre un bon polar que j’ai beaucoup apprécié.

Une belle écriture où j’ai entrevu régulièrement les sourires de Florence (qui cherchait à nous perdre)…
Un polar fort, efficace et qui ose aussi choquer parfois…
Je dis, bravo Florence !

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Extraits :

« La porte du bureau du commandant Amelin s’ouvrit avec fracas. Franck Amelin leva la tête, une lueur moqueuse au fond de ses yeux clairs. Il n’y avait qu’une personne pour martyriser ainsi le matériel déjà vétuste de l’hôtel de police de Lyon.
– Ça va comme tu veux, Jo ? Lança-t-il avant même de voir apparaître la tignasse ébouriffée de son subordonné et ami de longue date, Joël Assant.
– Saleté de machine à café ! Marmonna celui-ci en guise de préambule. »

« Amelin jugea que, sans témoin, la défunte risquait d’être difficile à identifier. Bien qu’il ait appris à se méfier des apparences, il pensait qu’il y avait peu de chances qu’elle soit déjà fichée par la police : si elle n’avait pas de casier, ils auraient du mal à mettre un nom dessus. »

« L’homme était installé à une terrasse de café, rue de la République, dans le centre de Lyon. Il finissait son verre de bière en attendant son amie. Ils s’étaient donné rendez-vous sur cette terrasse à dix-neuf heures. Il était déjà vingt heures, il en était à sa deuxième bière et elle n’était toujours pas là. Depuis un moment, il avait l’impression d’être observé. Il se retourna, regarda à droite, puis à gauche. Il ne remarqua rien. Il ne pouvait pourtant se défaire de cette impression désagréable. »

« Tandis que Franck rentrait chez lui vers les vingt heures, l’assassin ruminait son prochain crime…
Seul en ce vendredi soir, il était énervé et n’arrivait pas à se calmer. Il se servit un verre. Cette fois encore, sa quête avait été infructueuse. Il y avait cinq jours maintenant que la chasse avait commencé et toujours aucune proie à l’horizon.
Il s’effondra sur le canapé, quitta sa casquette et lui fit traverser la pièce en un long vol plané. Les baskets suivirent le même chemin. Les yeux mi-clos, l’assassin laissa ses pensées divaguer… »

 

Née à Paris, après vingt ans passés en Savoie, Florence Fréguin-Schneider est tombée amoureuse de la ville de Lyon pendant ses études et s’y est installée. Elle travaille toujours à Lyon mais réside maintenant dans l’Ain.

Cadre dans un grand groupe international, mariée, deux enfants, c’est une femme pressée. Éclectique dans ses goûts, elle privilégie tout ce qui fait appel à sa créativité. Le virus de l’écriture l’a prise alors qu’elle passait son bac et ne l’a plus quittée, sans qu’elle cherche forcément à publier.

Vengeance d’Outre-Tombe (épuisé) est son premier polar publié en e-book chez Chemin vert éditions, après avoir été finaliste au prestigieux Prix du Quai des Orfèvres. Ré-édité en format papier en 2020 aux Editions Encre Rouge sous le titre Une poupée de chiffon blanc, il est aussitôt suivi d’un second en 2021 Une petite fille dans la nuit. Le troisième et dernier opus de cette série de polars lyonnais est en cours d’écriture.

En 2020 elle publie aussi chez Encre Rouge Origines, un roman d’aventures post-apocalyptique écrit avec sa fille de 22 ans, Alexandra.

Pour les amateurs de sensations fortes, une petite nouvelle sympa intitulée La Cité est également parue dans l’anthologie “Morts Dents Lames” des éditions La Madolière.

Folie, Frisson horreur, Humour, Noir, Polar

Jeu de rôles

de Olivier Petiot
Broché – 5 avril 2023
Éditions : Des livres et du Rêve

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Courchevel, 1850. Mercredi 1er janvier 2020. 1 h 30.
15 minutes de marche. Un craquement sourd. Puis plus rien.
Le néant. La neige. Le froid. Le sang.

Le parfum du supplice embaumait les bois.
La montagne, géante pétrifiée, belle et mortelle, leur tendait une embuscade.

Crimes sanglants, ambiance anxiogène, ce jeune auteur prometteur se joue de nous comme de ses personnages.

 

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Je découvre l’écriture d’Olivier Petiot avec ce roman, et force est de constater qu’il n’a pas froid aux yeux.
Traduction : Âmes sensibles s’abstenir !

Mardi 31 décembre 2019.
Quelques amis décident de se retrouver afin de fêter le passage vers la nouvelle année ensemble à Courchevel, 1850, mais tout ne se passera pas comme prévu…

Dès le début du récit, j’ai ressenti une certaine jeunesse de l’auteur. Comme une envie de tout casser. C’est franc et direct, il n’y va pas par quatre-chemins, et on ressent fortement son envie de s’amuser par le biais de l’écriture.
Les chapitres sont courts, voire très courts et avancent sur deux niveaux temporels. L’avancée de l’enquête par le chef de la brigade criminelle de Chambéry, Brisson, qui alterne avec la nuit où ont eu lieu, les massacres. J’ai bien dit les massacres, car ce sont six corps qui ont été retrouvés après la tempête dans un état particulièrement horrible (je laisse les détails à l’auteur si vous me le permettez, il en parlera beaucoup mieux que moi !). Un récit qui ne manque pas d’humour, qui m’a fait penser aux premiers morceaux de certains groupes de rock qui sont devenus avec le temps des “légendes”. Olivier en a sous le coude, c’est le moins que je puisse dire, et j’ai pris beaucoup de plaisir à le découvrir…

Alors, que le jeu commence !

Hâte de lire un prochain ouvrage d’Olivier, afin qu’il me titille à nouveau les nerfs !

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Extraits :

« Nous pouvons tous être amenés à tuer et ça, tu le sais tout autant que moi. N’y as-tu jamais songé ? N’essaie pas de me le faire croire !
Tu es un assassin.
Nous sommes tous des assassins, je te l’assure. Les enquêtes le prouvent ! De la bonne mère de famille trompée par son mari, de l’ado paumé défoncé aux drogues dures à la grand-mère cachetonnée pour son Alzheimer, une multitude de contextes et de faits sont destinés à faire de nous des assassins.
Je te laisse t’inspirer de mon expérience en la matière. Tu verras qu’on y prend goût. »

« Elle était désorientée. Son corps, mis à l’arrêt par la froide soirée de décembre, ne lui répondait plus. Sophie était transie. Ses lèvres entièrement craquelées, bleuies et anesthésiées par la morsure du givre, elle ne les sentait plus. Elle les effleura d’un doigt raidi par sa nuit. Nada. Elle y passa sa langue rugueuse et chaude dans l’espoir de leur redonner vie. Calleuses, elles piquèrent comme si on y plantait une multitude d’aiguilles. »

« Toute personne en est capable. Tout le monde peut tuer. Il peut y avoir une multitude de contextes destinés à faire d’un humble citoyen un assassin. Elle ne se rappelait que trop bien des paroles de son cousin. Enfant, il s’amusait à étriper les animaux qui avaient le malheur de passer trop près de lui et donnait des leçons à sa jeune cousine. “Pour tuer, c’est simple. Il te faut simplement l’arme idéale : une once d’imagination ! Nous avons tous la capacité de tuer ! D’ailleurs, nous tuons sans le savoir des millions d’êtres vivants durant notre existence. Autant l’assumer ! Pourquoi renier sa nature profonde ?”. »

« Elle s’exhibait dans une robe corset noire, imprimée d’un énorme pique de tarot rouge à la hauteur de ses seins, ne laissant aucun doute quant à la proportion de ses formes et atouts. Son porte-jarretelles, en véritable ligne de départ de longues et interminables jambes, invitait à suivre leur courbure élancée. La tenue était complétée de cuissardes rouge sang, assorties à la couleur de ses lèvres et d’un voile cage à oiseaux dans lequel elle avait épinglé une carte. Une dame de pique. Elle tira une bouffée sur son porte-cigarettes d’un air suffisant avant d’ouvrir la bouche :
– Sexy, n’est-ce pas ? »

 

Né à peu de chose près en 1991, Olivier Petiot aime la musique, le sport, le vin, la nature, l’humour… et plus généralement, toutes les bonnes choses que la vie a à offrir !
Il écrit, aussi, et se lance officiellement dans l’aventure de l’édition avec un premier roman dystopique édité en 2020 chez Seven édition.
Un livre jeunesse dans la veine des Chair de poule verra ensuite le jour en 2022 au sein de la même maison.
Il signe sa troisième publication avec Jeu de rôles, thriller haletant, publié chez Des livres et du Rêve, et ne compte pas s’arrêter là !

Émotion, Drame, Noir, Polar

Sentence immédiate

de Éric Oliva
Broché – 8 avril 2023
Éditions : Des livres et du Rêve

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Après être montés sur plusieurs braquages sanglants, les membres de la bande sont assassinés les uns après les autres.
L’un d’eux, lâchement trahi, voudrait-il se venger ?

La sentence est immédiate dans ce nouveau roman d’Éric Oliva.
L’auteur nous entraîne, une fois de plus, au cœur d’un milieu qu’il connaît bien. Avec 27 ans de police judiciaire à son actif, Éric Oliva inscrit ses histoires au plus près de la réalité.

 

• Couv_2023-036_Oliva Eric - Sentence immédiate

 

La particularité des romans d’Éric Oliva, c’est qu’au bout de quelques pages, je sais très bien que je vais sortir de mon “mode” lecteur…

Et une fois de plus, ça n’a pas tardé !
La façon dont il dépose ses personnages qui paraissent vivants, les situations qui sont toujours très simples et crédibles, et je me retrouve comme au cinéma. D’ailleurs, je me demande bien pourquoi il n’a toujours pas été adapté à ce jour ?

La famille Saulnier quitte les Vosges, suite à des soucis de santé de Valérie la femme de Christian, pour le soleil bienfaisant de la Côte d’Azur.
Ils espèrent que cette nouvelle vie sera porteuse de réussite et enfin de bonheur. Malheureusement, très vite, ils ont du mal à joindre les deux bouts. Christian ne trouve toujours pas de travail, Valérie cherche de son côté, mais sa santé fragile ne facilite rien, de plus les études de leur fille Roxanne risquent de mettre leur finance à rude épreuve.
Christian enchaîne alors des petits boulots à droite à gauche, mais jamais rien de bien sérieux malheureusement…
Jusqu’à qu’il se laisse entraîner par un jeune voyou, Steven, dans un cambriolage “facile” qui ne se passera pas comme prévu.
Ce sera alors, pour Christian, une rapide descente aux enfers, lui qui jamais n’aurait imaginé côtoyer le milieu carcéral vu de l’intérieur.

Le récit d’Éric m’a beaucoup ému, attristé même. J’ai vécu la détresse de ce couple qui se perd petit à petit. Jusqu’où est-on prêt à aller pour sauver sa famille ?
Éric touche ici certains points, soulève des idées qui bien qu’évidentes ne m’avaient jamais effleurées. Le texte est beau et sincère, il est digne et la fraternité qui s’en dégage m’ont fait du bien. Toutes les personnes qui sont en prison, ne méritent pas d’y être, parfois, elles n’ont pas eu, le soutien ou le bon conseil au bon moment…

Coup de cœur pour cette belle histoire remplie de profondeur.

Merci beaucoup Angie Lollia, pour cette nouvelle découverte, belle journée à toi !

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Extraits :

« La pleine lune baignait de son voile brillant les bois alentour et, dans le ciel, un chapelet d’étoiles accentuait cette étrange impression de clarté. L’imposante maison cubique aux larges baies vitrées semblait avoir été déposée au sommet de la colline par la main d’un géant. En journée, le panorama sur la vallée qui plongeait vers l’azur était à couper le souffle. Dans le prolongement de la piscine à débordement, les cimes d’une forêt de sapins flirtaient avec le bleu profond de la Méditerranée. »

« Pourtant, il fallait croire que même l’enfer avait une fin. Aujourd’hui, sans qu’il le sache pourquoi, – sa capacité à survivre en milieu carcéral devait avoir considérablement évolué – à l’issue de ses huit interminables journées, on lui octroyait le droit à une cellule plus grande et un compagnon d’infortune. »

« Christian était prostré sur le rebord du sommier, absent. Depuis que la porte de son appartement avait cédé sous l’assaut des flics, la plus petite parcelle de ce qu’avait été sa vie s’était évaporée. Il n’y reconnaissait plus rien et commençait à peine à entrevoir l’affreuse tournure que prenait son existence : une succession de journées à penser à ce qu’elle aurait pu être si seulement il n’avait pas accepté ; si sa femme n’était pas tombée malade ; s’ils n’avaient pas quittés Épinal ; s’il n’avait pas été obligé de lâcher son boulot ou s’il en avait trouvé un… »

« Valérie regarda autour d’elle. La folie ne s’était pas emparée d’elle et elle était bien dans son appartement.
Son attention repassa finalement sur la policière. C’était bien elle qui le lui avait annoncé. Sous ses pieds, le sol se déroba. Elle essaya de se rattraper à la table du salon, mais les murs et les meubles avaient suivi le mouvement. Dans la pièce, plus aucun objet ne paraissait à sa place. Curieusement, même les deux flics avaient l’air de participer à cet étrange ballet. Vu le chaos des lieux, lutter contre les éléments ne servait à rien. Elle expira profondément et sentit deux mains la saisir. »

 

Je suis né à Casablanca en juillet 1967.
Arrivé en France en 1972, ce n’est qu’en 79 qu’avec ma famille, nous rejoindrons le climat agréable de la Côte d’Azur.
Mes parents devenus restaurateurs à Nice, mon parcours scolaire s’arrêtait rapidement aux portes du lycée à l’âge de seize ans. Ont suivi de petits boulots, tout d’abord dans la restauration, en commençant par une carrière de cuisinier-pizzaïolo, travaillant dans divers restaurants entre Nice et Saint-Laurent-du-Var.

Après cinq ans, j’abandonnais ce métier pour devenir tour à tour ambulancier, agent de sécurité, vendeur et enfin convoyeur de fonds.
À vingt-quatre ans, le concours de gardien de la paix en poche, j’intégrais par conviction l’École Nationale de Police de Marseille d’où je sortais classé en février 1992, avant de prendre mes nouvelles fonctions sur la région parisienne et plus précisément au Commissariat de Montreuil-sous-Bois.

Plusieurs postes successifs et près de dix ans de vie dans ce département chamarré du 93, avant de prendre la décision de rejoindre ma région d’origine. Un an plus tard, j’obtenais ma mutation à Marseille, au Commissariat central de l’Évêché.

La passion des fonds sous-marins se faisant pressente, je passais rapidement mes niveaux de plongée. Dans le même temps, Clive Cussler, un auteur américain spécialisé dans la fiction sous-marine, me donnait l’envie de lire, je dévorais toute sa bibliographie.
L’envie d’écrire arrivait par la suite et, à force de tentations, je commençais l’écriture de Peter, un roman d’aventures dans lequel je parvenais à mélanger mon métier et ma passion. Mais quelques déboires m’obligeaient à mettre ce manuscrit de côté, et ce n’est que plusieurs années plus tard que celui-ci verrait le jour.

En 2006, ayant fait la connaissance de celle qui allait devenir ma compagne, je sollicitais ma mutation sur Nice et au mois de septembre 2007, j’intégrais un groupe judiciaire à l’Antenne de la Police Judiciaire où j’exerce toujours actuellement.
Quatre ans plus tard, je décidais de reprendre intégralement l’écriture de Peter​. Le manuscrit était alors entièrement revu et corrigé. Après avoir fait, comme tout un chacun, les frais des maisons d’édition, j’optais pour l’autoédition en passant tout d’abord par Lulu.com puis chez BoD.

La fièvre de l’écriture se faisant ressentir et, surpris par les retours de mon premier roman, j’entamais dans la foulée un second manuscrit que mes lecteurs jugeaient très vite plus abouti. Un polar régional mettant à l’honneur la Côte-d’Azur et l’Antenne P.J. de Nice où j’exerce encore à ce jour. Le roman est paru sous le titre de Le Secret de Miss Meredith Brown fin 2012.

En Mai 2014, ce second roman était réédité chez Sudarènes Editions sous le titre de Mrs Meredith Brown.

Fin février 2015, Chroniques d’une vie de flic voyait le jour dans cette même maison d’édition. Sous la forme d’un roman, les lecteurs sont transportés de l’autre côté de la barrière, dans le quotidien du flic de terrain. Quinze histoires vraies qui font toucher du doigt ces instants qui marquent les esprits et bousculent les préjugés.

Enfin, au mois de juillet 2015, Peter est réédité chez Sudarènes sous son nouveau titre : Mafia en eaux troubles. Un opus qui reste un premier roman, mais un excellent livre de plage… (Des amateurs de plongée ?)

Depuis, les droits de Mrs Meredith Brown, Du soleil vers l’enfer et Chroniques d’une vie de flic ont été rachetés à Sudarènes et les romans sont disponibles aux formats numériques et papiers sur Amazon.

Drame, Folie, Frisson horreur, Noir

Tout est mal qui finit pire

de Louis de Mauboy
Broché – 6 juin 2020
Éditions : éditions Anti-Spleen

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La veille d’Halloween, Nezi et ses copains oublient leurs misères en se défonçant dans des clubs, tout en écoutant de la Hard Techno jusqu’à pas d’heure.
Quand se présente l’opportunité d’un cambriolage, ces éternels fauchés imaginent un plan de rêve qui changera leur vie…
Mais ils sont très loin de se douter de ce qui les attend, entre les murs de cette villa isolée…
Dans la campagne profonde, les monstres ne sont pas toujours ceux que l’on croit…
Le rêve tournera-t-il au cauchemar ?

Dans cette black novella survitaminée, Louis de Mauboy (l’auteur de l’Ogre) présente des personnages atypiques et attachants pour nous entraîner une nouvelle fois dans les profondeurs de l’Enfer sur Terre…

 

• Couv_2023-034_de Mauboy Louis - Tout est mal qui finit pire

 

Fait iech, c’est relou, chuis trop vénère.
J’ai la teté en débauche et c’est pas d’la faute à ma meuf…
J’aurai dû moins tiser.
Ça m’apprendra à jouer les baltringues. Pourtant, j’avais bien kiffer le début d’la ressoi ! Super teuf, musique à donf…
Si j’avais eu plus de thunes, j’me s’rai même fait une ligne, mais… trop reuch !
J’attendrai les tepos…
Heureusement, Tcheuk nous a prévu une after pas dégueu.
Bref, une nuit blanche m’attend, trop cool ! Et au bout, y parait qu’y a d’la caillasse à s’faire !

Si vous êtes arrivés jusque-là, vous risquez fort bien d’être titillé par le récit de Louis de Mauboy ! Mais ne vous inquiétez surtout pas, il y a des annotations systématiquement en bas de page, en cas de besoin.

Louis n’y va pas par quatre chemins. Un monde de toxicos complètement perdus. J’ai même eu parfois l’impression de retrouver ma jeunesse de “parigot” dans le phrasé de l’auteur.
Tout est mal qui finit pire, est comme un roulement de tambour qui finit en coup de canon ! Du sang partout, de la violence, des meurtres, du sang, des enfants enlevés, violés et encore du sang…

Attention, le roman ne s’adresse pas à tous, il faut avoir l’estomac bien calé.
J’ai souri parfois, non pas parce que c’était drôle, mais pour l’audace de l’auteur… Aller toujours plus loin.

Pour moi, Louis De Mauboy a fait son taf !
C’est un peu court à mon goût, mais c’est particulièrement efficace… une belle descente aux enfers !

Alors, qui me suis dans un cambriolage chez des bourgeois qui part complètement en vrille ?

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Extraits :

« Le son tombe des nues, puis vient un silence bizarre qui fait siffler mes oreilles. C’est l’heure où le club du Troisième Œil ferme ses paupières. Impitoyables, les lumières s’allument et jettent leur lucidité cruelle sur nos faces de déterrés ; pourtant, même après une nuit blanche, ma nouvelle copine reste carrément potable avec ses cheveux bleus et le bel oval de son visage. »

« C’est sûrement pas le régime des deux lopettes qui tachent cet honnête pavé avec leur sang sucré. Ces deux tafioles sont vraiment pathétiques dans le rôle de sac de frappe. Bon sang ! Toute une génération fragile, bossue à force de rester le cou vissé sur des téléphones plus intelligents qu’eux. Comment s’étonner après ça que le niveau baisse autant, même parmi les racailles ? »

« Quand son père l’a violé, alors qu’il n’avait même pas deux ans, ça n’a pas trop arrangé sa personnalité. Je ne suis pas psychiatre, mais je me doute bien que ce genre de débordement d’affection paternelle est plutôt nuisible. Même s’il ne s’en souvient sûrement pas, ça a dû laisser des marques indélébiles dans son esprit. »

« Et ces jeunes, pourquoi est-ce qu’ils m’ont agressé comme ça, sans raison ? Qu’est-ce qui a bien pu leur arriver dans leur jeunesse pour qu’ils dévient à ce point du droit chemin ? Est-ce que je me fais des illusions à croire que l’homme est fondamentalement bon et que seules les circonstances le rendent mauvais ? »

« Ta faiblesse, c’est cette empathie qui te retient encore comme une bride mise autour de ton cou. L’empathie étrangle ton potentiel. Souviens-toi de notre credo. L’EMPATHIE : QUI S’Y LIVRE EN PÂTIT. Si tu veux être libre, vraiment libre – je ne parle pas de cette liberté factice qu’offre la société des Somnambule –, je parle d’une liberté authentique, tu devras faire des sacrifices. La liberté n’est pas faite pour les faibles. Ce que je te demanderai ne sera pas facile. Ce sera une véritable épreuve dans ton parcours initiatique… Un jour, ton enfant intérieur, tu devras le… »

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Louis de Mauboy est mon nom de plume. Je suis un auteur de romans noirs.

Pour être plus précis, on pourrait dire que j’écris de « l’Horreur naturaliste », dans le sens où les textes que j’écris restent ancrés dans un contexte social précis et ne font pas intervenir de forces surnaturelles (à l’exception de Le secret de H.P.Lovecraft). J’écris depuis l’âge de 16 ans. J’ai noirci de nombreux cahiers de poésie en tout genre. C’était un genre littéraire qui m’attirait beaucoup et j’ai fait beaucoup d’expériences dans cette forme d’écriture.

J’ai aussi écrit beaucoup de nouvelles — malheureusement inachevées pour la plupart. Mon œuvre compte six romans publiés à ce jour. Dans mes récits, la souffrance est omniprésente, c’est celle du monde qui y est reflétée. Je compatis avec le sort de mes personnages, car je me suis attaché à chacun d’eux, bons ou mauvais. Il y a forcément un message ou une morale qui ressort de mes histoires. On y voit souvent un monde violent, corrompu où tout peut s’acheter et se vendre.

Cette marchandisation du monde est inquiétante et conduit à des dérives immondes, selon moi. Quand l’argent est roi, ceux qui en sont dépourvus deviennent ses sujets, voire ses esclaves, rarement pour le meilleur, souvent pour le pire. Les plus faibles sont les premières victimes, c’est pourquoi je traite souvent du trafic organisé autour des enfants. Comme ils ne votent pas, leurs voix comptent peu et j’essaie de les défendre comme je peux, avec les armes qui sont les miennes…

Lien vers mon site web pour en savoir plus :
https://louisiimauboy2.wixsite.com

Drame, Folie, Noir, Thriller ésotérique, Thriller psychologique

Néréides

de Christophe Royer
Poche – 16 mars 2023
Éditions : Taurnada

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Quand Nathalie Lesage, commandant à la PJ de Lyon, reçoit un appel au secours de l’un de ses amis, elle n’hésite pas une seconde et part aussitôt pour Albi afin de l’aider à retrouver sa jeune soeur. Une banale disparition qui, très vite, va se transformer en course-poursuite, jonchée de cadavres et de mystères : un dangereux et insaisissable « Monsieur Étienne », une obscure école de magie, d’étranges disparitions… Un thriller palpitant, aussi addictif que terrifiant.

 

• Couv_R

 

Quel bonheur de retrouver Nathalie Lesage l’excellente commandant à la PJ de Lyon dans une nouvelle aventure où se côtoient magie et disparitions !
Rien ne l’arrêtera dans cette enquête qui va multiplier les cadavres…
Frissons garantis.

En voilà un thriller rondement mené !
Christophe Royer, ne nous épargne rien. L’atmosphère très vite malsaine de ce très bon récit, l’univers terrifiant, un suspense digne des plus grands récits, un rythme archi soutenu et de multiples rebondissements… Encore une fois, il m’a complètement embarqué par sa thématique très originale, construite sur des sujets aussi réels que passionnant, nous confit-il dans ses remerciements… Ça fait peur !!!

Louna, la sœur Samir, a disparu depuis quelques jours. Il décide donc de contacter Nathalie, afin qu’elle l’aide à la retrouver.
Ensemble et très vite aidés par une vieille dame Lucie Dubrac, et de son collègue de Lyon, Cyrille. Ils vont se lancer dans une mission beaucoup plus dangereuse qu’ils n’avaient prévus, au péril de leur vie. Très vite, leurs recherches les mèneront aux portes d’une école de magie en pleine ville d’Albi.

Une fois de plus, force est de constater que plus je découvre Christophe à travers ses romans, plus il arrive à me surprendre différemment à chaque fois !
Par ailleurs, j’ai aussi beaucoup aimé la façon dont il traite les diverses relations très poignantes entre “nos héros” dans ce récit.
Vivement une suite à ce thriller teinté d’ésotérisme !

Un grand merci aux Éditions Taurnada pour la confiance qu’ils m’offrent régulièrement…

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Extraits :

« Dans le fond, étaient alignés deux lits pourvus de matelas de marque et de plusieurs couvertures épaisses. Sur l’un deux, une jeune femme rousse dormait profondément. Juste à côté, assise sur une chaise, une autre prisonnière à la longue chevelure blonde surveillait sa camarade d’infortune. Son visage exprimait l’anxiété et la détresse. »

« On peut dire que j’ai eu une enfance malheureuse. C’était compliqué à la maison. Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours entendu mes parents se gueuler dessus. C’était du matin au soir ! Je n’ai jamais compris pourquoi ils restaient ensemble. À mon avis, il y avait une histoire d’argent derrière. Bref, passons. Dans ce climat de violence permanente, j’étais complètement transparente. Je ne ressentais aucun amour de leur part. Jamais de câlins ou de mots affectueux. »

« – C’est limpide. Cette histoire de magie n’est donc qu’une façade.
– Pas tout à fait. Il y a un autre type d’enseignement proposé dans cette école. Mais, là, on passe au niveau supérieur avec la Magia Sexualis.
– La Magia Sexualis ?! s’exclama Samir.
La magie sexuelle ! se répéta mentalement Nathalie pour interroger ses souvenirs au sein de la BRP. Mais rien ne lui venait.
Jamais entendu parler. Je m’attends au pire. »

« “Qu’est-ce qui se passe, Lucie ?
– Ne t’en fais pas, c’est juste un coup de fatigue. Ça va passer.”
Ses yeux se remplirent de larmes.
“Tu es sûre?
– Oui”, mentit-elle en lui tapotant les cuisses.
Assise juste à côté, Nathalie avait les mains serrées entre ses jambes. Elle avait tout de suite deviné à qui était destiné cette pièce et comprenait la tristesse de Lucie. Elle était complètement désemparée et ne savait pas comment réagir ni comment la réconforter… Elle n’avait jamais su exprimer ses émotions, on ne lui avait pas appris. Pas plus que d’en recevoir. C’était une handicapée des sentiments, une écorchée vive pleine de haine envers ses parents, qui n’avait pas joué leur rôle. Elle souffrait de ne pas pouvoir prendre spontanément Lucie dans ses bras pour amoindrir sa peine. Non. À la place, elle restait là, posée comme une potiche, à attendre que ça se passe… »

 

Christophe Royer est né en 1971 au Creusot, en Bourgogne. Après l’obtention de son doctorat en biologie animale, il change de cap pour préparer un master d’informatique, sa deuxième passion, à l’INSA de Lyon. Aujourd’hui, chef de projet, il vit à Saint Vallier avec sa femme et leur fils.

Le Projet Sapience est né il y a 25 ans. Après une longue gestation, il prit la forme d’un dossier pour un jeu vidéo qui a été proposé à plusieurs éditeurs. Aucun n’a répondu, mais étrangement, deux années plus tard, un jeu reprenant les principes de base du dossier sortait. Par la suite, le scénario issu du jeu est resté dans un placard durant de longues années. En 2014, Christophe décide de reprendre l’idée originale et se lance dans l’écriture d’un roman d’anticipation, où l’aventure est omniprésente sur fond d’intrigues.

En 2016, sortie de la première partie L’arche qui va nous amener à quitter la Terre pour la mystérieuse planète Sapience. Un long voyage durant lequel un groupe hétéroclite de personnages devront s’unir pour faire face à une succession d’événements inquiétants.

En 2017, sortie de la suite et fin de cette aventure avec Hostile. Parvenus à la surface de Sapience, ils devront poursuivre leurs investigations tout en implantant au mieux la nouvelle colonie et en faisant connaissance avec les habitants. Riche programme…

En 2019, L’auteur change d’univers et revient sur Terre avec Lésions intimes un thriller addictif et percutant qui se déroule entre Paris et la Bourgogne. Nous suivons les aventures d’une jeune capitaine travaillant à la Brigade de Répression du Proxénétisme.

Mars 2021, Une arête dans la gorge plonge le lecteur dans un Lyon mystérieux où l’héroïne devra collaborer avec des francs-maçons lyonnais pour résoudre une série de meurtres. Une enquête à tiroirs passionnante, extrêmement bien documentée !

Mars 2022, direction Annecy avec La quatrième feuille. Un thriller glaçant ou personnalité toxique et amitié riment avec descente aux enfers… Inspiré de faits réels.

Mars 2022, Néréides, on retrouve Nathalie Lesage dans une affaire de disparition qui se déroule à Albi.

À suivre…

Émotion, Drame, Folie, Noir, Psychologie, Thriller psychologique

Haut le chœur

de Gaëlle Perrin-Guillet
Poche – 14 mars 2019
Éditions : Taurnada

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« Quand je sortirai, tu seras la première prévenue… Je saurai te retrouver. » Depuis qu’Éloane Frezet, la tueuse en série la plus abjecte de ces dernières années, a prononcé ces mots, Alix Flament vit dans l’angoisse que la criminelle sanguinaire s’évade de prison… Alors, quand la journaliste reçoit un coup de téléphone d’Éloane en pleine nuit, elle comprend que la meurtrière va honorer sa promesse… Une promesse de sang…

 

• Couv_2023-025_Perrin-Guillet Gaëlle - Haut le chœur

 

Après avoir lu il y a quelques années déjà, les très bons “Soul of London” et “Les fantômes du passé” à l’atmosphère sombre et “So british”, j’étais très curieux de lire ce thriller réédité aux éditions Taurnada.

Tout d’abord, un premier bravo pour la couverture qui donne très vite le ton du récit.
Et oui, car dans ce roman, nous avons à faire à une tueuse en série Éloane, déjà ce n’est pas banal, mais en plus, elle vient se frotter à Alix, la journaliste qui l’avait interviewé lorsqu’elle était “encore” emprisonnée !

Je me rends compte que dernièrement les femmes sont de plus en plus mise en avant en littérature et ce n’est pas pour me déplaire, mais en plus si c’est une femme qui raconte, on a le tiercé gagnant !

Je ne vous cacherai pas que j’ai vraiment été accroché par ma lecture. Une très bonne intrigue, un rythme plus qu’intense qui ne cesse jamais de rebondir de page en page. C’est noir, c’est sombre et violent, mais c’est aussi un thriller prenant, car le personnage d’Éloane est très atypique. Elle a beau être un véritable “monstre” sans aucune conscience, elle a quand même fait vibrer certaines choses en moi (suis-je normal docteur ???). Heureusement qu’Alix était de l’autre côté de la balance, attachante et droite qui venait me mettre des petites claques régulièrement pour ne pas basculer du côté sombre… C’est que j’aime la musique moi !

Thriller inclassable qui m’a coupé le souffle à plusieurs reprises, avec des chapitres s’enchaînant parfaitement, chapitres qui par ailleurs, ne sont pas dénués d’émotions et de sentiments…
Quand le plaisir de tuer et de faire souffrir dépasse l’entendement, une véritable une course contre la montre qui va crescendo…

Comment arrêter une “serial-killeuse” qui prend toutes ses précautions ?
Haut le chœur, 242 pages qui vont vous retourner le cerveau !

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Extraits :

« Il la regarda s’avancer vers lui : âgée de trente-sept printemps, Alix Flament était une femme d’une beauté époustouflante. Sa mince silhouette aux formes douces et sa démarche assurée lui conféreraient une grâce naturelle et un déhanché voluptueux. Un véritable régal pour un œil masculin. Alors qu’elle s’approchait de lui, sa longue chevelure rousse, qui lui battait les reins, semblait l’envelopper d’une aura particulière dans cette nuit qui l’était tout autant. »

« Bizarrement, Alix était très étonnée, qu’Éloane, s’en soit prise à son ex-mari. Dans ses entretiens avec la psychopathe, le chapitre marital n’avait pas tenu la part la plus importante de son histoire. Bien au contraire. Éloane Frezet n’accordait pas plus d’intérêt à cet homme qui avait partagé sa vie durant une décennie, qu’à un cafard qui aurait traversé sa cellule. Elle ne ressentait qu’une colère modérée face à sa trahison au tribunal. »

« Le scalpel en main, Caroline observe son œuvre. Digne d’une pro. Pas de bavure, pas de découpe biscornue, un travail d’orfèvre. À côté d’elle, le microphone enregistrait tout ce qu’elle disait. Ces remarques pourraient être entendues par le docteur Bernet quand il arriverait. »

« Les nuages qui s’amoncelaient derrière, la Croix du Nivolet étaient chargés d’électricité et donnaient à la roche une couleur mordorée, luisant sous les rayons du soleil qui cherchaient encore à dominer. Une lutte de la nature : l’ombre face à la lumière, duel de forces contradictoires et pourtant si complémentaires… Une analogie, trop facile face a ce qu’elle vivait. Mais elle aurait été bien en peine de dire si elle se retrouvait dans ses gros nuages gris qui menaçaient de crever à chaque instant, déversant leur courroux sur la vallée en contrebas, ou dans cette lumière incandescente qui se battait, pour faire reculer cette masse électrique et totalement incontrôlable. »

 

Gaëlle Perrin-Guillet est née en 1975 à Lyon où elle vit toujours. Secrétaire de mairie le jour, elle se transfrome en auteur de thriller la nuit. Depuis toujours amatrice de romans noirs, elle s’essaie à l’écriture en 2000 avec des nouvelles. Après deux romans auto-publiés, Le sourire du diable, en 2010 et Au fil des morts en 2011, elle participe à deux recueils des Auteurs du noir face à la différence (en 2012 aux Éditions Jigal puis en 2013 à L’Atelier Mosesu).

Haut le chœur est son premier polar publié aux Éditions Rouge Sang en 2013, lauréat du « Prix du Polar-2014 Dora Suarez », réédité aux Éditions Taurnada en 2019. En 2015, paraît un roman pour jeunes adultes, “La nuit du chat noir” aux Éditions Rouge Safran.

En 2016, elle publie aux Éditions Fleur Sauvage, Soul of London, pour lequel elle reçoit le “Prix des Lecteurs du Salon du livre policier de Neuilly-Plaisance” et le “Prix du festival Les Polars du Chat du Creusot”; premier opus d’une série d’enquêtes situées dans le Londres de la fin du XIXe siècle dont les héros sont Henry Wilkes, ex-inspecteur de police, handicapé qui marche avec une canne, et Billy Bennett un gamin des rues qui l’assiste. Le livre est réédité aux Éditions Milady Poche en 2017, la même année que sort (ou devait ?) le second opus Black past aux Éditions Fleur sauvage, publié en grand format sous le titre Les fantômes du passé aux Éditions City en 2018. (Les titres originaux parus chez Fleur Sauvage semblent ne plus être disponibles…).

Drame, Folie, Frisson horreur, Noir, Nouvelles, Suspense, Thriller

Sang pour sang Thriller : Volume 5

de Collectif
Broché – 27 janvier 2023
Éditions : Independently published

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Gabriel C.
Florence Journiaux
Stanislas Petrosky
Sébastien Guerrero
Sabrina Guerreiro
Sylvie Marchal
Sébastien Theveny
Claude Picq
Éric Oliva
Eric Dupuis
Albertine Gentou
Sebastien Gaietta
C.Dreek
Jona Laix
Rime de Bervuy
Valérie Valeix
Ludovic Metzker
Bob Garcia
Nil Borny

 

• Couv_2023-020_Collectif - Sang pour sang Thriller

 

En octobre 2023 aura lieu le prochain salon Sang pour sang thriller à Longperrier dans le 77. Une partie des fonds récoltés lors de la vente de ce recueil servira à financer le salon organisé par Nadine Doyelle.
Nil Borny et Deborah Coladonato, qui ont écrit les préfaces, en seront le parrain et la marraine.

Dix-neuf auteurs, dix-neuf nouvelles avec lesquelles j’ai passé des moments très agréables. Toutes très différentes les unes des autres, je suis passé par différentes émotions. Certaines amènent une touche de paranormal, de suspense, d’humour noir ou pas, ou carrément angoissante ! Dans tous les cas, il y a de très belles surprises, à mon goût…

Il me sera très difficile de vous en dire plus, mais il fait partie des bons recueils de nouvelles que j’ai eus l’occasion de lire dernièrement.

En panne de lecture ?
N’hésitez pas, de plus, c’est pour une bonne cause !

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Extraits :

« Isabelle, ouvrit sa boîte mail et cliqua sur le dernier message arrivé. Une semaine qu’elle guettait cette réponse et son cœur se mit à battre plus fort au fur et à mesure que son regard la parcourait.
Sans attendre, elle attrapa son GSM et composa le numéro de Jean-Paul. Son mari décrocha aussitôt.
– Salut, chérie, lâcha-t-il un brin étonné.
Sa femme n’avait pas pour habitude de l’appeler pour un oui ou pour un non lorsqu’il était à son bureau et, même s’il appréciait de l’avoir au téléphone, ses coups de fil étaient loin d’être monnaie courante. »

« En règle générale, un mari bafoué se venge en pourrissant la vie de son épouse infidèle. Un lâche fait ses coups foireux en loucedé alors qu’un colérique ira jusqu’à la frapper, et un impulsif mettra une raclée à son rival. Certains, la rage au ventre, poussé par la frustration ou la haine, vont même jusqu’à franchir le point de non-retour en intentant à leur vie. Tillier devait faire partie d’une autre catégorie d’individus. Ne ressentant aucune once de méchanceté envers sa femme, submergé par le désarroi, sans doute également l’amertume, il a préféré disparaître de sa vie dans tous les sens du terme. »

« Elle agissait sans trop réfléchir à ce qu’elle faisait, craignant d’être submergée par ses émotions. Elle connaissait les différentes étapes puisqu’elle avait observé son patron les réaliser à plusieurs reprises. Mais, jusqu’à ce jour, elle n’avait géré que la partie administrative de ce travail. Lorsqu’il lui avait proposé d’assister à l’ensemble de la procédure de crémation, Monsieur Bishop ne lui avait pas avoué qu’il comptait bien lui déléguer cette besogne désormais. Le revers de la médaille était plutôt brutal. »

« – J’avais craint que vous ne veniez m’annoncer la mort de mon mari.
– Cela n’aurait-il pas été un soulagement plutôt ?
– Enfin, Monsieur, quelle affreuse pensée.
– Il me semble que lorsqu’on va chercher du réconfort dans d’autres bras que les légitimes, c’est que le désir d’un autre corps est tel qu’on est prêt à sans passer par le pire. Je pourrais, en ma qualité d’inspecteur, vous raconter bien des crimes, pas tous passionnels. »

« Croyez-moi, les maisons sont comme les objets, elles ont une histoire à raconter. Que ce soit du bonheur ou du malheur, il est dit que nous pouvons le ressentir dès lors que nous pénétrons dans une pièce. Nous n’y prêtons nullement attention et nous faisons fi de cela.
Certains esprits ne vous veulent pas que du mal, soyez rassurés. Ils tentent dans de nombreux cas de communiquer avec vous en cherchant à vous parler par un moyen quelconque : faire tomber de la vaisselle, ouvrir un placard, faire grincer les murs…
Ils communiquent du mieux qu’ils peuvent et profitent parfois des nouvelles technologies : les chaînes hi-fi, les casques audio ou la télévision. Comment ? Ils émettent des interférences de manière répétée jusqu’à vous faire comprendre que c’est à vous seul de tout faire pour établir cette communication. »

 

Sang pour sang Thriller

Folie, Noir, Psychologie, Suspense

La Doublure

de Mélissa Da Costa
Broché – 28 septembre 2022
Éditions : Albin Michel

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Passion, faux-semblants, emprise… Qui manipule qui ?

Une jeune femme fragile en quête d’un nouveau départ.
Un couple magnétique et fascinant prêt à lui ouvrir les portes de son monde doré.
Un trio pris au piège d’un jeu cruel et d’une dépendance fatale.
Dans ce roman sombre et envoûtant, Mélissa da Costa explore, à travers l’histoire d’une passion toxique, la face obscure de l’âme humaine et les méandres du désir.

Après les succès de Tout le bleu du ciel, des Lendemains, de Je revenais des autres et des Douleurs fantômes, romans aux deux millions de lecteurs, elle révèle une nouvelle facette de son talent.

 

• Couv_2023-004_Da Costa Melissa - La doublure.jpg

 

Je viens de terminer “La doublure”, de Mélissa Da Costa.
Un roman sombre et envoûtant qui restera forcément dans ma mémoire…

Mélissa était pour moi l’auteure qui me permettait de respirer et d’inspirer le bonheur, ses romans m’ont régulièrement mis des paillettes dans le cœur et des larmes aux yeux. Des larmes de tristesse, mais aussi des larmes de bonheur et à chacun de ses romans, j’ai ressenti ce même plaisir renouvelé.

“La doublure”, je le savais allait être différent. Sans lire aucun retour d’autres lecteurs, j’avais quand même entendu ici et là, qu’il était très différent des autres. Par ailleurs Albin Michel ne le cache pas, en quatrième de couverture, il indique : “Elle révèle une nouvelle facette de son talent.”

Et quelle facette !
C’est un livre qui prend aux tripes, qui brûle les veines et échauffe les esprits malgré une noirceur quasi-constante.
Je ne m’attendais pas à cette thématique du tout. Il m’a fallu aller doucement avant de réaliser l’ampleur artistique du récit, faire quelques pauses pour apprécier l’univers déroutant et malsain qui comme un uppercut m’a parfois sonné, estomaqué. On plonge dans le pire de la folie, entre le sexe et la drogue, entre le bien et le mal.

Clara, une peintre “possédée” par la Religion et l’idée La Femme fatale, entraîne Pierre son mari, et Evie “sa doublure”, dans un univers artistique qui côtoie la folie humaine, la mort et la dépravation. Son monde est glauque, toxique et suffocant. Elle se complaît dans un trio amoureux qu’elle dirige du bout des doigts telle une reine adulée. Elle peint ses “visions” torturées seule dans son atelier, durant des heures et des heures et c’est Evie qui donne à l’extérieur, vie à l’artiste en se transformant en “Calypso” dans les expositions et les galeries, qui répond aux journalistes, devenant définitivement “l’image” de l’artiste…

Clara est une manipulatrice détestable de très haut niveau…
Mais… finalement, qui manipulera qui ?

Avec une fin que je n’ai pas pu venir du tout, j’avoue avoir été complètement embarqué par le récit.
Je n’ai pas retrouvé la Mélissa que je connaissais, mais une Mélissa qui prend des risques. Le risque de se planter, le risque de déplaire à son lectorat, le risque de se faire bouder et le risque d’être attendue à son retour !

Personnellement, je l’admire pour cela. Et même, si tout le roman ne m’a pas séduit de la même façon, force est de constater que Mélissa “a grandi”, et que ses atouts littéraires et artistiques la place définitivement chez les grands auteur(e)s français(se) !

Un roman dérangeant avec de nombreux rebondissements, une intrigue qui monte crescendo !
Un roman à lire absolument… pour se faire son opinion.

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Extraits :

« L’éternel, Dieu façonna l’homme avec la poussière de la terre. Il insuffla un souffle de vie dans ses narines, et l’homme devint un être vivant.
L’éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l’est, et il y mit l’homme qu’il avait façonné.
L’éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toutes sortes, agréables à voir et porteurs de fruits bons à manger. Il fit pousser l’arbre de la vie au milieu du jardin, ainsi que l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
L’éternel Dieu donna cet ordre à l’homme : “tu pourras manger les fruits de tous les arbres du jardin, mais tu ne mangeras pas le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras, c’est certain.”
L’éternel Dieu dit : “Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je lui ferai une aide qui soit son vis-à-vis.”
L’éternel Dieu forma une femme à partir de la côte qu’il avait prise à l’homme et il l’amena vers l’homme. »

« C’est sous un soleil déclinant, mais encore chaud de septembre que je débarque le lendemain à la gare de Nice. L’air sent les embruns et les cigales chantent encore fort. Pierre Maman m’attend au volant d’un cabriolet rutilant qui coûte probablement très cher et j’ai presque honte de poser mon jean, vingt euros sur ses sièges en cuir. »

« C’est Pierre qui entre d’abord, puis elle apparaît à son tour. Une fine silhouette vêtue de noir. Clara Manan.
Si je devais lui donner un âge, je ne lui donnerais pas plus de trente ans. Elle porte une longue combinaison noire, ample et légère. Ses pieds sont nus. Ses mouvements sont doux, empreints d’une lenteur naturelle. »

« Lilith a été vengée sur tous les plans. Elle n’a pas fait une, mais quatre victimes.
– Quatre victimes ?
– Adam, trahi par sa propre femme, s’accouplant avec le serpent. Ève, bafouée, possédée par la ruse. L’enfant Caïn, devenu assassin, et son jumeau Abel… tué par son frère.
– Elle était monstrueuse… »

 

 

Mélissa Da Costa est une romancière française.
Après des études d’économie et de gestion à l’Institut d’administration des entreprises de Lyon (IAE) (2008-2011), elle est chargée de communication dans le domaine de l’énergie et du climat. Elle suit également des formations en aromathérapie, naturopathie et sophrologie.

Recherche compagnon(ne) de voyage pour ultime escapade (2017), sorti en librairie sous le Tout le bleu du ciel (2019), est son premier roman.
Salué par la presse, il a reçu le prix du jeune romancier au salon du Touquet Paris Plage.
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/17/tout-le-bleu-du-ciel/

Je revenais des autres (2017), et Les Lendemains (2020), sont portés par les libraires et salués par la presse, ils ont conquis plus d’un million de lecteurs.
https://leressentidejeanpaul.com/2021/08/04/je-revenais-des-autres/
https://leressentidejeanpaul.com/2022/04/18/les-lendemains/

Les douleurs fantômes (2022) est lauréat du Prix Babelio – littérature française 2022.
https://leressentidejeanpaul.com/2022/08/25/les-douleurs-fantomes/

Elle figure au palmarès du Figaro des auteurs français ayant le plus vendus de livres.

Émotion, Drame, Folie, Histoire vraie, Noir, Psychologie

Je suis encore vivante, alors je parle

de Paloma
Broché – 14 octobre 2022
Éditions : Maïa

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Lorsque je rembobine le film de ma vie, revivent en moi ces images qui ont muré mon existence dans un silence anormal. Ma mémoire n’a de cesse de hanter mon esprit, elle enchaîne souvenirs plombés de traques, de violences insoutenables, et me bouscule inévitablement dans l’enfer indélébile de ma jeunesse, comme pour me rappeler qu’il m’a brûlée à tout jamais. Ne serait-ce qu’un instant, pourrait-on imaginer qu’un individu censé être de son sang, nous fasse endurer le supplice, la terreur ? Adieu mon enfance adorée, éphémère, adieu toi, dont j’ai si souvent rêvé en secret, celle que je n’ai jamais eue. Lui pardonner ? Moi seule connais la réponse depuis toujours. Si certains ne s’expriment pas, si les morts qui ont eux aussi souffert ne parlent pas, moi, je suis encore vivante, alors je parle.

 

• Couv_2023-006_Paloma - Je suis encore vivante alors je parle.jpg

 

La vie n’est pas un long fleuve tranquille, on le sait déjà. Mais pour certains elle s’apparente plus à un combat quotidien, ne serait-ce que pour subsister…

Paloma se dévoile. C’est son passé qu’elle extériorise et nous transmet sous la forme d’une autobiographie déchirante. Comment une grande sœur peut dénigrer de telle sorte un autre membre de sa fratrie ? Violences verbales, violences physiques, mais surtout violences psychologiques ! Comment faire pour se remettre d’une telle enfance ? Qui n’a pas envie de faire un câlin à une fillette de trois ans ? Comment peut-on obliger sa petite sœur à dormir par terre, à même le sol, sans couverture, dans le froid ?
La folie d’une sœur n’explique pas tout. Les mensonges, les duperies, la méchanceté…
J’ai retrouvé dans le livre de Paloma plus de violence que dans la plupart des romans noirs que j’ai pu lire. Mais malheureusement ce n’est pas un roman… C’est la vie d’une enfant.

Il a fallu que je m’arrête régulièrement tant, c’était difficile. Je me suis même demandé si j’allais terminer le récit ou pas. Je me suis revu enfant dans certains passages, les yeux ouverts la nuit, la peur au ventre du moindre bruit, du moindre craquement…

Comment effacer toutes ces douleurs vécues, tous ces souvenirs si pénibles ?
On ne peut pas.
On les évince du mieux possible, on essaie de faire avec, mais ils sont toujours là, insidieux dans un coin de l’esprit, attendant le plus mauvais moment pour ressurgir.
Non, la vie n’est pas un long fleuve tranquille… Paloma le sait, et elle a le courage de se libérer et de crier aujourd’hui à tous qu’elle est encore vivante !

Un livre bouleversant qui ne peut laisser personne indifférant.
Merci beaucoup Blandine pour cette découverte…

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Extraits :

« C’est avec une cruelle souffrance, que je veux retracer chaque instant de mon existence. Comment pourrais-je parler de ma plus tendre enfance, quand elle n’a été que souffrance et douleur ? Elle me laisse autant de cicatrices que de secondes dans ma vie tels des coups de poignard que l’on m’aurait plantés, écrasés, cassés dans mes entrailles. Meurtrie dans tout mon être, abîmée par le temps qui passe, je m’autorise enfin à exorciser chacun de mes souvenirs. Et comme pour me réclamer justice, mon esprit tente de m’encourager à détruire ce poison de ma mémoire, en faisant éclater ce qui a réellement existé. Chacune de ces lignes retraça, le cercle infernal qui fut le mien et fera revivre en moi tout ce qui m’a détruite. »

« Il est tard, il fait noir, il fait froid, c’est l’hiver, la maison dort, le silence est roi et moi, j’appréhende, je meurs. Je perçois les ronflements de toute la maisonnée pendant que j’anticipe la sauvagerie. J’ai la frousse, je tremble, j’ai à peine le droit de respirer, pourtant, je m’entends gémir. Les bruits sourds s’accentuent, les draps de toutes les silhouettes allongées se froissent et se défroissent, chacun bâille, chacun ignore ma détresse et je supplie en silence même si je sais que je n’ai plus le temps, ni de supplier, ni de mendier, un “au secours”. »

« C’était un personnage très paradoxal, car à défaut de me tuer de coups, elle me donnait des pages et des pages de livres qu’elle tirait au hasard dans la bibliothèque que je devais recopier intégralement, pendant des heures, jusqu’à ce que ma main s’épuise et sans faute. J’adorais écrire, lire, mais pour moi, recopier bêtement des bouquins, frôlait le ridicule. »

« Au fil de mes lignes, je m’essouffle et de ne pas voir la fin sur mon œuvre ne fait qu’accroître ma rancune. Chaque coup de crayon fait de moi une ressuscitée qui n’en finit pas de regretter les plus belles années de ma vie qui m’ont été volées. À chacune de mes rétrospectives, je construis volontairement mes écrits en les accompagnant de commentaires avec mes ressentis d’aujourd’hui, parce que mon cœur a besoin de se libérer au fur et à mesure que mes souvenirs reviennent. »

 

Tombée dans le terrible chaos de ses deux premières vies de souffrances et de tragédies qui l’ont brisée, Paloma a pendant de très longues années éprouvé le besoin de les conjurer avec des mots pour l’aider à survivre et à trouver un soupçon de paix. Elle souhaite réunir toutes ses forces pour crier au monde entier de ne jamais quitter un enfant des yeux, lui aussi est un être vivant, il est précieux, il est la suite de nous-mêmes. Au travers des pages de ce premier tome qu’elle a ouvert il y a bien longtemps, elle s’est exprimée à cœur ouvert, puis l’a refermé pour toujours.