Émotion, Drame, Philosophique, Psychologie, Roman, Suspense, Thriller

Intuitio

de Laurent Gounelle
Poche – 29 mars 2023
Éditeur : Le Livre de Poche

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Timothy Fisher, jeune auteur de polar, mène une vie tranquille dans une rue du Queens, à New York, avec son chat Al Capone. Quand deux agents du FBI se présentent à sa porte pour lui demander de les aider à arrêter l’homme le plus recherché du pays, il croit d’abord à une plaisanterie. Mais, après un moment de rejet, il finit par accepter leur étrange proposition : rejoindre un programme secret visant à former des intuitifs, des personnes capables d’accéder à volonté à leurs intuitions. D’abord sceptique, Timothy découvre que le monde cache des possibilités insoupçonnées. Il se trouve embarqué dans une course contre la montre qui le conduit à apprivoiser ce pouvoir méconnu mais accessible à tous, un pouvoir qui nous montre la vie telle qu’elle est véritablement : extraordinaire.

C’est une vraie réussite, c’est passionnant, palpitant.
France Info TV.

Un thriller initiatique au suspense aussi original qu’haletant.
Ouest France.

 

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D’abord, je fus surpris, puis vint le doute, le récit est superbement construit, arrive alors le suspense, la colère puis la haine, l’envie de tout casser, de hurler… je suis seul dans ma chambre à quoi cela servirait-il ? Vient enfin l’apaisement, une union peut-être ? Le bien-être aussi… Tout n’est peut-être pas perdu. Mais au fond de moi, la colère est, et restera présente jusqu’au bout du récit. “Que deviendrait leur pouvoir, en effet, si vous, moi, nous tous ensemble, nous choisissions simplement d’être plus regardants sur nos décisions de tous les jours ? Leurs entreprises vivent grâce à nous, à nos achats, à nos choix. Elles reposent totalement sur nous et ne sont rien sans nous. Ils sont quelques centaines. Nous sommes huit milliards. Leur pouvoir s’effondrerait en moins de temps qu’il n’en faut à une tour pour s’écrouler sur elle-même”.

Laurent Gounelle est arrivé à me tenir en haleine avec son scénario que j’ai cru d’abord “fantastique”, d’ailleurs, il l’est, mais pour une tout autre raison !

Nous sommes dans la tête d’un écrivain un peu “perdu”, qui découvre la pratique du remote viewing, une certaine vision à distance, utilisée par la CIA depuis la guerre froide.
Il va être mêlé dans une enquête très spéciale, un peu à contrecœur au début, qui va mêler le président américain ainsi que de très grosses sociétés qui gèrent pratiquement le monde.

Un roman vraiment passionnant, qui aurait être rébarbatif et technique, mais l’auteur a su retranscrire en termes clairs et accessibles des notions sur le Temps, les Distances et l’Univers Quantique. Il m’a donné de nouveaux repères et a ouvert chez moi des portes sur l’inconnu, concernant l’intuition et le développement personnel à un très haut niveau.
Dès le début du roman, j’avais ressenti comme une vibration différente, comme lorsque l’on écoute certaines musiques composées en 432 hz au lieu de 440 hz…
Très vite, je me renseigne sur Internet. Le Projet Stargate, le Remote Viewing (je vous conseille vraiment de vous renseigner !), la déforestation en Amazonie… toutes ces grosses boîtes ! Tout est vrai !!!
Ce n’est plus un roman que je lis, c’est la vérité.
Laurent, se sert de ce récit pour nous envoyer un message… des messages, car aujourd’hui, il y a urgence.

Intéressant, passionnant, intrigant, ce roman nous invite à réfléchir sur ce que nous sommes et ce que nous pouvons devenir si nous prêtons attention aux signaux que notre « corps » nous envoie.
Gros coup de cœur bien sûr, que je ne peux que vous recommander. Laurent est un auteur surprenant qui est arrivé à me faire comprendre que nous avons tous une “puissance”. À nous maintenant, d’apprendre à nous en servir, “La croyance en soi”.

Merci Laurent…

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Extraits :

« Je culpabilisais de ma réaction première, et j’étais perplexe devant la gentillesse, l’abnégation de cet homme qui avait spontanément choisi de se tremper et de se salir pour aider un inconnu. L’aurais-je fait à sa place ? Ben… pas sûr… et à son âge, sûrement pas. »

« J’ai la faiblesse de penser qu’on vient sur terre avec une mission, un rôle à accomplir. Chacun de nous. Et qu’on a en nous les talents qui nous permettent de le faire.
Quand on regarde autour de nous, ça ne saute pas aux yeux… Parce que la plupart des gens ne se connaissent pas. Ils ont des talents qu’ils ignorent. Leur esprit est accaparé par l’agitation du monde, les médias, l’influence de la publicité… S’ils écoutaient suffisamment ce qui vient du plus profond d’eux-mêmes, ils sentiraient ce vers quoi ils sont appelés, et ils découviraient qu’ils ont en eux les ressources nécessaires pour l’accomplir. »

« Quand on vit dans l’incertitude, le plus sage est d’avoir confiance. Confiance dans la vie, confiance en soi, en sa bonne étoile… S’inquiéter ne sert qu’à nous couper de l’accès à nos ressources, abîmer notre santé, et rendre notre compagnie désagréable aux autres. La confiance est la clé de voûte de notre équilibre, de notre force, de notre capacité à rebondir. Avoir confiance même quand tout semble perdu, qu’on ne voit pas l’issue, et que l’avenir semble aussi bouché qu’un ciel de novembre. »

« Dans des lettres que les Nations unies ont écrites à Blackstone ainsi qu’aux gouvernements de la République tchèque, du Danemark, d’Irlande, d’Espagne, de Suède et des États-Unis, elles accusent Blackstone et d’autres firmes d’investissement d’éloigner les locataires à revenus moyens et faibles de leurs logements, de réduire le nombre de logements abordables, et d’entreprendre des expulsions agressives pour assurer le niveau de leurs revenus locatifs. Et elles reprochent aux pays visés de ne pas défendre les droits des locataires de logements ou de bureaux face à ces firmes. Blackstone s’est juste contentée de contester les faits. Ces gens sont au-dessus des gouvernements, et même les Nations unies ne les inquiètent pas. »

Laurent Gounelle est l’un des romanciers français les plus lus dans le monde. il écrit des romans qui expriment sa passion pour la philosophie, la psychologie et le développement personnel.

Ancien spécialiste des sciences humaines, formé en France et aux Etats-Unis, conférencier à l’Université de Clermont-Ferrand, il a pendant de nombreuses années sillonné le monde à la rencontre d’hommes et de femmes qui, chacun à sa manière, apporte des éclairages sur la question fondamentale entre toutes : comment s’épanouir et donner du sens à sa vie.

Il se consacre aujourd’hui à l’écriture. Ses romans sont des best-sellers traduits dans le monde entier.

En savoir plus sur le site de l’auteur : http://www.laurentgounelle.com

Drame, Folie, Noir, Psychologie, Thriller

Somb

de Max Monnehay
Poche – 11 mars 2022
Éditeur : Points

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Victor Caranne est psychologue en milieu carcéral. Chaque jour, il emprunte à moto le pont qui relie le continent à l’île de Ré pour rejoindre la Citadelle, fortification reconvertie en prison. Chaque jour, il écoute des détenus lui confier des crimes atroces. Mais c’est la découverte d’un cadavre sur une plage proche de chez lui qui va provoquer une totale déflagration dans sa vie. Car il connaissait bien la victime, Julia, l’épouse de son meilleur ami, Jonas Somb.

« Max Monnehay est une auteure française avec laquelle le milieu du noir va devoir compter… »
Libération

 

• Couv_2023-68_Monnehay Max - Somb

 

Cela faisait un moment que je voulais découvrir la plume de Max Monnehay, voilà, c’est fait !

Ce n’est pas son premier roman, mais c’est son premier Polar. Personnellement, même s’il y a une enquête une bonne partie du roman, je ne l’ai pas lu comme un polar, mais plutôt comme le mélange d’un bon roman noir et d’un thriller psychologique. C’est l’intrigue et surtout les personnages, véritable point fort du roman qui m’ont happés. L’auteure a créé des personnages de tous les jours, avec leurs failles, leurs défauts, leurs egos, les rendant presque vivants à mes yeux. La sensibilité qu’elle leur donne dans ce récit est très importante. C’est extrêmement bien écrit, phrases courtes, incisives, d’une grande efficacité, avec beaucoup de psychologie aussi.

Victor, psychologue dans le milieu carcéral, est un homme tourmenté. Un événement lié à son passé l’a plongé dans un certain mutisme depuis son enfance. Mais, à la mort de Julia, c’est tout son monde qui s’écroule…

Max, n’a rien à envier à ses collègues du Noir.
Le récit m’a tenu en haleine jusqu’au bout sans en deviner la fin et de plus avec un dernier rebondissement que je n’ai pas vu venir du tout, complètement inattendu !

Un livre pour les amateurs de suspens, pour ceux qui aiment les belles histoires tristes, et les “plumes” originales et racées. Une écriture prenante et addictive, avec beaucoup d’intelligence, un sans-faute pour moi !
À lire…

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Extraits :

« Le bruit des portes métalliques qui claquent, les couloirs qui n’en finissent pas, le visage fermé des gardiens ont depuis le premier jour le même effet sur moi : une combinaison assez désopilante d’angoisse et d’ennui.
Je n’ai pas mis plus de quelques jours à comprendre que ce paradoxe était la chose la mieux partagée entre ses murs. Personnel et détenus confondus. C’est un cocktail qui, mal dosé, peut facilement conduire à la violence – contre les autres ou contre soi-même. »

« Je passai une heure assis dans la cuisine, dans un état de sidération totale, les yeux posés sur le mug de Julia, resté sur la table. Une trace de rouge à lèvres dessinait un croissant de lune rose sur son bord. Les images de nos dernières heures ensemble tournaient en boucle dans ma tête, une torture à laquelle j’étais impuissant à mettre un terme. Lorsque mon téléphone sonna dans la poche de mon jean, je touchai mon visage et réalisai que je pleurais. Silencieusement. Les yeux fermés. »

« Nous étions attablés au Café de la Paix, à deux pas de l’appartement. C’était un établissement au décor Belle Époque dont les lustres monumentaux jetaient sur toute chose, une lumière sépia, leur allouant une aura nostalgique. Maddie me regarda, attrapa la viennoiserie qu’elle tripotait du bout des doigts depuis cinq minutes, dénuda une double rangée de dents blanches, parfaites, et, sans me lâcher des yeux, les y planta façon gueule de fauve dans cuisse de gazelle. »

« Elle avait toujours cette chevelure rousse, ondulée et bandante, coulant comme de la lave en fusion sur ses épaules. Une paire de lunettes à monture noire épaisse ne parvenait pas à ôter son pouvoir au regard émeraude, profond, qui m’avait mis à genoux un quart de siècle auparavant. » 

 

 

Née en 1980 à Beauvais, Max Monnehay est l’auteure de Corpus Christine (Albin Michel, Prix du Premier Roman 2006), et de Géographie de la Bêtise (Le Seuil, 2012). Somb, thriller psychologique de haute volée, est son premier polar, couronné par le Prix Transfuge 2020 Meilleur espoir polar et par le Prix Sang pour Sang Polar.

Émotion, Drame, Noir, Polar, Psychologie, Suspense

La femme du lieutenant

de Bernard Courtebras
Relié – 28 novembre 2022
Éditeur : Nombre 7

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Los Angeles, début des années 2000.
Une femme que personne ne voit jamais et dont l’existence n’est attestée que par son seul mari, le flic le plus célèbre de la ville.
Un journaliste, ami du lieutenant, qui pose des questions et se pose des questions.
Une enquête qui piétine et qui les conduit de l’autre côté de l’Atlantique.
Un jeu de dupes où chacun cache et se cache. Mais de qui et pourquoi ?
Et si tout était lié ?

 

• Couv_2023-064_Courtebras Bernard - La femme du lieutenant

 

C’est une belle surprise qui est arrivée dans ma boîte aux lettres, il y a quelques jours.

Une belle surprise, tout d’abord, car je ne l’attendais pas du tout, ensuite l’écriture de l’auteur, fine, rythmée, toute en subtilité, avec par-ci par-là de petites pointes d’humour fort agréable…
Une belle surprise, surtout, car je découvre un “nouvel auteur”, qui n’a pas peur de jouer avec ses lecteurs, ça se sent, mais j’ai aussi senti beaucoup de psychologie et un grand amour des mathématiques…

Le lieutenant Colombo fait partie de mon adolescence. Je regardais souvent cette série lorsqu’elle passait à la télé… Voir ce brave Monsieur dans la simplicité de son quotidien, toujours “un peu perdu”, avec son vieil imperméable beige, sa Peugeot 403. Il arrivait en quelques questions, à mettre à mal les plus horribles des criminels, jusqu’à les piéger, les mettre dos au mur. Quel plaisir de le retrouver. Mais aussi, quel plaisir surtout de découvrir sa femme que l’on ne voyait jamais !

Tout ce que j’ai toujours voulu savoir sur sa femme, est là. Quelques lignes offertes par l’auteur… De la sensibilité, de la psychologie, elle est séduisante et a une vraie personnalité et je n’en dirait pas plus, juste qu’elle mérite vraiment que vous la découvriez !

Un très bon roman, un sans-faute. Pas de chichi. Pas de frime.
Le ton est clair, direct avec une bonne profondeur dramatique !
Un livre qui m’a ouvert, et m’a permis de retrouver celui que je considérai comme un ami…

Bravo Bernard et à très bientôt, j’espère.

Bernard Courtebras, auteur tout en subtilité, à découvrir !
Merci aux Éditions Nombre 7 pour ce très beau voyage dans cette île méconnue d’Italie.

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Extraits :

« Alberto Saviano, célèbre, journaliste au Los Angeles Times, avait construit sa notoriété en écrivant sur les crimes et les délits commis au sein de la haute société californienne. C’est dans ce cadre qu’il avait été amené à rencontrer le lieutenant de police, chargé des enquêtes et à échanger avec lui, pêle-mêle et au gré des investigations, des informations relatives à l’instruction et à la résolution d’affaires très médiatisées. Leurs racines italiennes communes et le fait qu’ils étaient à peu près du même âge avaient facilité leur rapprochement. »

« – Personnellement, j’évite l’alcool, indiqua le lieutenant en souriant. Les réveils sont trop souvent douloureux.
– Je vous le confirme. J’ai été malade toute la nuit. J’ai pas mal déliré aussi. Et d’ailleurs, cela vous concerne. Enfin, cela concerne plutôt votre femme… À force de me demander pourquoi on ne la voyait jamais, je me suis mis à échafauder… ses hypothèses.
– Des hypothèses, voyez-vous ça ! J’ignorais que ma femme vous obsédait à ce point ! »

« C’est joliment dit ! Pour tout vous dire, ma femme a connu dans son enfance des problèmes familiaux. On lui a caché que son oncle et son grand-oncle faisaient partie de la Mafia. Ils ont commis des crimes et ont fini assassinés. Sa famille n’en parlait jamais. Quand elle l’a appris, tardivement, elle a compris que ce secret devait être à l’origine de sa discrétion excessive.
– C’est peut-être pour ça qu’elle a épousé un inspecteur de police… avança Saviano. »

 

Bernard Courtebras est ancien maître de conférences, spécialisé en histoire et sociologie des mathématiques, et en sociologie de la socialisation et de la forme scolaire. Chercheur, Groupe d’histoire et de diffusion des sciences, Orsay, Université Paris 11 (en 2006).

Émotion, Drame, Folie, Psychologie

Prise au piège

de Mélanie Lebihain
Broché – 5 mai 2023
Éditeur : BOOKS ON DEMAND

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Alors que Léa pense avoir enfin trouvé l’amour parfait suite à sa rupture avec Mathéo, une tempête va s’abattre et se déchaîner sur sa nouvelle relation si harmonieuse. Claudia, sa meilleure amie, va tenter de l’aider à gérer toute cette situation. Va-t-elle y parvenir ? Léa ouvrira-t-elle les yeux à temps où se laissera-t-elle manipuler par cet homme si narcissique ? Que va vivre Léa ? Sortira-t-elle saine et sauve de cette emprise ou vivra-t-elle un réel cauchemar vivant, dans lequel policiers et gendarmes interviendront ? Vous trouverez toutes les réponses dans ce livre aussi prenant que rebondissant, avec des passages houleux, mais aussi dramatiques, graves et violents.

 

• Couv_2023-054_Lebihain Mélanie - Prise au piège

 

Prise au piège, fait partie de ces petits “livres cadeaux” qui arrivent de temps en temps dans ma boîte aux lettres (gros Bisous Blandine). Des livres auxquels je suis sensible. Ils viennent régulièrement d’auteur(e)s qui ont eu, ou qui ont une vie difficile, voire une vie de souffrance. Des livres auto-édités souvent, qui peinent à s’envoler, qui ont du mal à aller vers les gens, à trouver un public…

Du coup, j’ai un peu un rôle de “passeur” et c’est parfois délicat.

J’ai entamé le récit avec un peu circonspection. En effet, je n’ai pas été emballé de suite…
C’est le titre. Un titre qui ne laisse aucun choix au suspense qui m’a, je dois le dire embêté.
C’est dommage…

Je commence ma lecture, les mots, les phrases de Mélanie sont simples et fluides, j’avance doucement… Au bout de quelques chapitres, l’écriture change, plus captivante, plus pointue aussi, ma vitesse de lecture s’accélère, jusqu’à trouver le bon rythme. Celui qui me convient… J’ai bien fait d’insister !

Léa est une belle femme. Belle dans son corps, belle aussi dans sa tête.
Malheureusement, son histoire d’amour, ne ressemble plus à ce dont elle rêvait. Son histoire vire au cauchemar comme il arrive bien trop régulièrement, à trop de femmes… C’est dur et assez prenant pour vite savoir la fin !

Finalement lu d’une traite, Mélanie est arrivée à titiller ma lecture jusqu’au bout, avec un vrai suspense, pas tellement pour le lecteur, mais pour les amis de Léa, et surtout Claudia qui fera tout son possible, malgré la situation, pour retrouver sa meilleure amie !

Agréablement surpris pas ce récit, que je conseille !

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Extraits :

« Tous les quatre se réunissent autour de la jolie table décorée pour l’occasion et commencent par faire plus ample connaissance avec Jérôme. Il est très vite apprécié par le couple qui le met à l’aise. Le repas se déroule dans la joie et la bonne humeur, ce qui est très appréciable pour tous. »

« Pendant ce temps, dans la spacieuse berline noire de Jérôme, l’homme reprend une attitude tout à fait normale. C’est comme s’il ne s’était rien passé quelques minutes plus tôt. C’est incompréhensible ! »

« Depuis l’emménagement avec Jérôme, Léa se fait de plus en plus silencieuse, au plus grand désarroi de ses amis. Elle envoie de moins en moins de messages, annule leur rendez-vous ou leur resto et à l’inverse préfère passer plus de temps avec lui qu’avec les filles. »

« La soirée se poursuit dans une ambiance conviviale et joyeuse. Comme à leur habitude, ils passent plusieurs heures à discuter, à jouer sur la console et au billard de Jérôme, installés dans cet énorme salon. C’est une nouvelle fois un bon moment de détente, de joie et d’échange. »

« Le lendemain, Léa enfile sa blouse blanche et retrouve ses petits patients à l’hôpital. Elle adore son travail et les enfants, le lui rendent merveilleusement bien. Ils l’adorent tous ! »

« Ils se lèvent et se retrouvent l’un en face de l’autre, leurs regards devenant de plus en plus lumineux et leur corps se frôlant tout en créant un arc-en-ciel invisible. Les deux amis ressentent bien qu’il se passe quelque chose, mais ils font style de rien. »

 

Mélanie Lebihain a commencé son parcours d’auteure suite à l’annonce de son cancer qu’elle a voulu partager, afin de sensibiliser le plus de personnes sur ce fléau. C’est donc avec son premier livre Au coeur de mon combat que Mélanie a trouvé sa passion pour l’écriture et ne s’arrête plus depuis 2019. La suite de son combat dans Cette fois-ci je le mets KO !, puis une fiction sur le don d’organes avec Un coeur pour ses 18 ans et enfin la Collection Évasion qui comprend 10 petits livres pour aider les enfants hospitalisés. C’est aujourd’hui avec ce nouveau livre Prise au piège que Mélanie s’est lancée dans un tout autre registre.

Je m’appelle Mélanie, j’ai 35 ans et j’ai 2 enfants, 6 et 9 ans.
En janvier 2018, on m’a découvert un cancer du sein, avec 9 tumeurs dans le sein. Mastectomie, chimiothérapie, thérapie ciblée et radiothérapie.

J’ai gardé le sourire et la positive attitude qui ont été ma ligne de conduite 😉
Je me suis même lancée dans l’écrirure de mon premier livre “Au coeur de mon combat”, qui retrace mon parcours face au cancer. Je l’ai fait pour aider, accompagner et sensibiliser. Je reverse d’ailleurs 20% des bénéfices à la ligue contre le cancer.

Puis en Aout 2020, à ma grande surprise, je sens une boule sur le même coté. J’ai tout de suite compris…
J’ai gardé la même attitude. Opération, chimiothérapie + Herceptin.
J’ai écrit un second livre, qui n’a rien à voir avec la maladie. Au contraire, il permet de s’évader et de s’oxygéner en pleine nature. C’est “Journal de bord d’une randonnée familiale”.

En voyant mon parcours et surtout cette récidive, j’ai pensé à tous ces enfants qui se battent. J’ai été prise d’un grand besoin d’aider, d’être là pour eux. J’ai donc écrit une collection de livres pour enfants. Les bénéfices sont reversés intégralement à une asso proche de chez moi qui leur permet de faire des sorties, des activités. Onco Plein Air.

J’en ressors vraiment plus forte. Je m’écoute plus, je crois en moi. J’ai des rêves, des projets…

La maladie m’a changée…

Drame, Folie, Noir, Psychologie

Méfiez-vous des anges

de Olivier Bal
Broché – 28 avril 2022
Éditions : XO

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“Vous voilà prévenus. Si vous pénétrez dans L’Enceinte, il sera déjà trop tard…”

Sur les collines de Californie se dresse L’Enceinte, une communauté spirituelle en apparence parfaite. Paul Green, ancien journaliste cabossé par la vie, est persuadé que la jeune femme qu’il recherche est enfermée entre ces murs.

Il s’infiltre dans L’Enceinte et découvre avec stupeur ses rites étranges, ses lieux interdits, son gourou mystérieux.

Au même moment, à Los Angeles, l’inspectrice Sarah Shelley est appelée en urgence. Le cadavre d’une jeune femme vient d’être découvert, entièrement tailladé. Impossible de l’identifier. Elle serait morte vidée de son sang.

Et si ce crime nous ramenait au cœur de L’Enceinte ?

Dans les bas-fonds de Los Angeles, Sarah Shelley et Paul Green vont emprunter un chemin de ténèbres. Et affronter l’une des organisations sectaires les plus redoutables des États-Unis.

Une plongée dans la noirceur de l’âme humaine et de la manipulation
Un thriller haletant et terriblement actuel

 

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Méfiez-vous des anges, n’est pas un simple roman, mais ça, vous ne pouvez pas encore le savoir !
C’est l’histoire de Rafa, de Paul Green, de Sarah Shelley et de bien d’autres…

J’avais lu les précédentes aventures de Paul Green, avec L’affaire Clara Miller et La forêt des disparus, et même s’il n’est pas indispensable d’avoir lu les précédents romans pour lire celui-ci, je le conseillerai quand même pour mieux connaître “notre” héros, qui va dans cette nouvelle enquête être soumis à rude épreuve !

Vous l’avez peut-être deviné, c’est bien un nouveau roman choral que nous propose Olivier Bal. Le ressenti, mais aussi le vécu de ses personnages attachants pour certains, énigmatiques, machiavéliques pour d’autres. Tout le long du récit, ils vont se livrer à vous petit à petit.

Paul Green enquête depuis plusieurs mois, afin de retrouver Linda Richardson. Ses recherches vont l’amener au cœur de communautés spirituelles et d’une secte…
Sarah Sheller, est policière, elle fait partie de la section Homicide. Suite à un appel, elle “trouve” une jeune femme le visage tailladé et les pulpes des doigts tranchées… Le début d’une nouvelle enquête !
Rafa, lui, travaille pour le compte de la Sombra, un gang de Los Angeles. Sa dernière mission tourne au drame, obligé de s’enfuir, et de se cacher, il a peur, il sait parfaitement que les membres de la Sombra finiront par le retrouver…
Quel est le point commun entre ses trois personnages d’origines complètement différentes ?

À travers ce véritable page-turner Olivier, nous entraîne dans une spirale infernale maîtrisée où chaque page nous mène un peu plus loin dans l’horreur et l’indicible… Mais c’est tellement addictif !
Soyez donc les bienvenus dans ce thriller, au cœur de l’Enceinte, la plus ancienne communauté de la Voie…

Un récit qui m’a bousculé et une fin incroyable que je n’ai pas vu venir du tout !
Encore une fois Olivier est arrivé à me faire passer un excellent moment de lecture.

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Extraits :

« “Mon nom, c’est Paul… Et je suis alcoolique.”
Les autres types, assis sur des chaises en plastique disposées en demi-cercle, me répondent, mollement.
“Bienvenue, Paul.” L’animateur de session, Josh, un jeune gars, au physique de surfeur, avec des cheveux blonds accrochés en catogan, se met à m’applaudir, bientôt rejoint par le reste de l’assemblée. “Bravo à vous, Paul. Le fait que vous soyez ici, que vous ayez fait le premier pas, ça veut déjà dire beaucoup.” »

« Depuis que je suis gamine, je suis “différente”. Je suis atteinte d’une maladie, l’hypermnésie. Moi, j’appelle ça la Machine. Je retiens tout ce que se passe autour de moi, en permanence. Il n’y a pas de hiérarchie dans mon cerveau. Tout est important. C’est un chaos sans nom. Chaque matin, de retour chez moi, il me faut plusieurs heures avant de trouver le sommeil. Je dois d’abord trier les centaines de données accumulées durant mon service. C’est pour cela que je travaille la nuit, que je porte ces putain de lunettes… Pour limiter au maximum l’afflux de messages que reçoit mon maudit cerveau. »

« L’homme arbore son style et sa tenue iconiques. Une barbe blanche, bien taillée, les cheveux vif-argent qui retombent sur sa nuque. Sa sempiternelle chemise blanche, un pantalon simple et une écharpe bleu clair. Celui que les membres de la Voie appelle Le Guide, dégage quelque chose, un magnétisme unique. J’attrape un exemplaire, en lis un extrait : “Votre dépendance, vos doutes, votre dépression, vos accès de colère, votre violence… tous vos maux proviennent de là, de ses ombres qui se terrent en vous. Vous êtes des écorchés que l’on n’a jamais su soigner…” Pour le coup, j’en suis un sacré d’écorché. Pas assez de tous les pansements du monde pour me rafistoler. »

 

 

Olivier Bal a 43 ans. Il est l’une des grandes révélations du monde du thriller. Lauréat du Grand Prix des Géants du Polar et du Prix de la Ligue de l’imaginaire, il est l’auteur, chez XO Éditions, de L’Affaire Clara Miller et de La Forêt des disparus, thrillers remarqués par la presse et le public. Il publie en 2022 Méfiez-vous des anges, qui met de nouveau en scène le personnage de Paul Green.

L’Affaire Clara Miller
https://leressentidejeanpaul.com/2021/01/30/laffaire-clara-miller/

La Forêt des disparus
https://leressentidejeanpaul.com/2021/10/07/la-foret-des-disparus/

Drame, Psychologie, Thriller

In vino veritas

de Magali Collet et Isabelle Villain
Broché – 11 mai 2023
Éditions : Taurnada Éditions

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Lors d’un vernissage, une galeriste est assassinée. Secrets, mensonges et trahisons vont secouer la quiétude d’une petite commune en plein coeur du vignoble bordelais. Et lorsque deux frères se retrouvent après des années de séparation, la liberté de l’un va dépendre de la détermination de l’autre. Un thriller psychologique délicieusement machiavélique.

 

• Couv_2023-43_Collet Magali & Villain Isabelle - In vino veritas

 

J’avais hâte de lire In vino veritas.
Hâte de voir ce que les deux dames allaient faire à quatre mains… Mais ce sont surtout leurs deux cerveaux avec des personnalités bien différentes travaillant ensemble qui m’intéressaient !

Alors, Bravo !
Je me suis retrouvé enfermé dans un très bon roman gigogne à suspense, un peu comme un puzzle où les éléments se mettent en place au fur et à mesure, comme une enquête d’Agatha Christie ou d’Hercule Poirot, où l’on devine très vite que le coupable va se promener durant toute ma lecture, là, sous mes yeux, mais que nos deux artistes tairont son nom jusqu’à l’épilogue, après de nombreux voyages allant du passé au présent et vice-versa.

Mathias est le jeune frère d’Augustin.
Enfant, suite à un accident Mathias tombe dans le coma.
Michel, le père des garçons, en veut à Augustin qu’il estime coupable. Il ne veut pas pardonner.
Michel est le mari de Delphine. Il aime sa femme, du moins il le croit, enfin, il s’en fout… Tant qu’elle s’occupe de la maison et des enfants.
Delphine n’aime pas Michel. Mais chez les Clavery, on ne divorce pas !
Augustin dépité quitte sa famille et la France pour l’Argentine.
Aurélie est la femme de Mathias qui aujourd’hui est gendarme, il est fou d’elle.
Fanny, la collègue de Mathias, est amoureuse de lui.
Fanny est aussi la collègue de Dupuis, mais elle n’est pas amoureuse de lui.
Louis de Bearn est en colère contre Aurélie qui lui a vendu des faux tableaux !
Aurélie est en colère après Karine qui a cassé des bouteilles de vin très chères durant son exposition.
Aurélie est assassinée pendant un vernissage.
Delphine est désolée pour Carole, la mère d’Aurélie.
Carole a perdu son mari à cause de Michel et Delphine…
Qui a tué Aurélie et pourquoi ?

Ne vous inquiétez pas, les plumes de nos deux auteures, aussi sympathiques que diaboliques, sont suffisamment affûtées pour ne pas perdre le lecteur.
C’est fluide, déroutant, parfois surprenant, mais surtout captivant et plein de rebondissements, et qu’est-ce que c’est bon…
Les personnages sont attachants et plusieurs fois, j’ai eu un élan de sympathie, de peine ou de pitié envers eux.

Alors !
Qui me suivra dans ce thriller casse-tête que je vous conseille vraiment ?

Un grand merci à Joël de Taurnada Éditions pour sa confiance…
Et, un grand BRAVO à mes deux copines !

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Extraits :

« Je suis fatigué, mais ce n’est pas le plus important. J’ai peur, Augustin et je suis surtout super inquiet. J’ai beau essayer de rassembler mes souvenirs, je n’arrive pas à me rappeler ce que j’ai fait avant la mort d’Aurélie. Mes collègues me l’ont demandé des dizaines de fois et je suis incapable de leur fournir une explication. J’essaie pourtant, de toutes mes forces. Et si je l’avais tuée ? Si c’était moi et que je fais un truc du genre amnésie post-traumatique ? »

« En allumant la radio ce matin-là, Valentin Dubuisson sentit instinctivement que cette journée serait compliquée. Météo-France venait de placer 21 départements en vigilance orange en alertant sur une situation orageuse nécessitant une attention très particulière.
Nécessitant une attention particulière… Des conneries, oui… On voit bien que ces types n’ont jamais foutu, un pied dans un vignoble…
À chaque grosse intempérie, tous les paysans sont sur le pied de guerre en espérant que l’orage s’éloigne de leurs terres, que le front s’amenuise petit à petit, ne provoquant que de fortes averses. »

« Les convives se taisent, abasourdis par le drame qui se joue sous leurs yeux. Michel se lève et saisit le bras d’Augustin.
“Sortons. Tu as dû boire un peu trop. Je te ramène au château.”
Il se dégage fermement.
“M’as-tu déjà adressé un mot gentil, un sourire sincère ou même une simple accolade ?
– Tu divagues complètement, mon pauvre.
– As-tu, ne serait-ce qu’une fois dans ta vie, été fier de moi ?
– Comment l’aurais-je pu ? Tu as voulu tuer ton frère !” »

 

 

Magali Collet est née en 1972 à Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Elle vit en Picardie depuis près de vingt ans. C’est une passionnée des mots ; elle écrit des poèmes, des nouvelles ou des chroniques depuis de nombreuses années. Sa sensibilité à la cause des femmes, celles qui souffrent de ne pouvoir échapper à leur condition, apparaît en filigrane dans tous ses écrits. Avec son premier roman, la Cave aux poupées, publié aux éditions Taurnada, elle plonge ses lecteurs dans les fosses ténébreuses des âmes, pleines de violences, d’angoisses mais aussi d’un profond désir de rédemption.

La cave aux poupées
https://leressentidejeanpaul.com/2020/03/06/la-cave-aux-poupees/

Les yeux d’Iris
https://leressentidejeanpaul.com/2021/11/03/les-yeux-diris/

Comme une image
https://leressentidejeanpaul.com/2022/09/30/comme-une-image/

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Née au Maroc à Casablanca en 1966, Isabelle Villain a travaillé pendant une quinzaine d’années dans la publicité, l’évènementiel et l’organisation de salons professionnels.
Passionnée de romans policiers depuis l’enfance. Elle décide de se lancer dans l’écriture pour mettre par écrit les nombreuses histoires qui lui trottent dans la tête.
Son quatrième roman “Peine Capitale”, publié aux Editions Auteurs d’Aujourd’hui, a reçu le prix Maurice Bouvier en 2015.
“Âmes battues”, le second volet des enquêtes du commandant de Lost, découvert dans “Peine capitale” à reçu le prix du festival du polar de la ville d’Arcachon en 2016, et le prix polar du festival Jeter l’Encre.
“Mauvais genre”, publié aux Éditions Taurnada est sorti le 15 novembre 2018.
“Blessures invisibles”, publié aux Éditions Taurnada est sorti le 9 janvier 2020.
“À pas de loup”, son 7e roman, publié aussi aux Éditions Taurnada est sorti le 14 janvier 2021.

Mauvais genre
https://leressentidejeanpaul.com/2019/12/23/mauvais-genre/

Blessures invisibles
https://leressentidejeanpaul.com/2020/01/03/blessures-invisibles/

À pas de loup
https://leressentidejeanpaul.com/2021/01/14/a-pas-de-loup/

Émotion, Drame, Psychologie, Suspense

Travail, travail quand tu nous tues

de Marie-José Aubourg-Iberti
Broché – 20 mars 2023
Éditions : Nombre 7

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Hector est épuisé de maintenir son service à flot, la cadence est devenue intenable. Il aime pourtant son travail, alors, quand de manière injuste, il est licencié à la suite d’accusations émanant d’un membre de son équipe, le vide s’ouvre sous ses pieds. C’est son identité, sa dignité qu’il perd. Victime d’un burn-out, le quinquagénaire sombre dans une spirale infernale dont il ne voit pas l’issue et envisage le pire tandis que Sophie, son épouse, aveuglée par la colère et cherchant désespérément la vérité pour retrouver leur vie d’avant, va aller au bout d’un processus de vengeance destructeur.

 

• Couv_2023-041_Aubourg-Iberti Marie-José - Travail, travail quand tu nous tues

 

“Ecce homo” !
Voici l’homme tel qu’il est dans sa réalité, tel qu’il est dans le monde du travail…
Un roman qui m’a retourné les tripes à plusieurs reprises.

Hector est un bon employé, sa vie, c’est son travail, il ne compte jamais ses heures. Il est heureux de bien faire et n’hésite jamais à emmener du travail chez lui si c’est nécessaire. Mais un jour, soudain tout bascule. Hector est convoqué. La sentence tombe comme un couperet, il est licencié !
Mais Sophie, son épouse, qui l’aime et le soutien a décidé de ne pas en rester là…

Rarement, je n’ai été autant saisi par un roman. Le mal-être, la déprime, le combat intérieur, la souffrance, l’incompréhension d’Hector… Comment ne pas être bouleversé ?
J’ai ressenti la douleur d’Hector… Parce que je l’ai moi-même subi il y a quelques années. J’ai replongé dans ce passé, dans cette zone d’ombre que je cache habituellement. Marie-José a ravivé des sentiments que j’avais soigneusement enfouis, mais je lui dis merci… Merci, car elle m’a permis de voir et de comprendre certaines choses qui à l’époque m’étaient invisibles tellement j’étais centré sur ma difficulté à tenir et à avancer.
Je ne sais pas si c’est du vécu pour l’auteure ou pas, mais ce livre est le reflet de ma réalité, Marie-José n’oublie rien, jusque dans les plus petits détails. Impossible d’interrompre ma lecture une fois commencée, je voulais savoir ce qui allait arriver à Hector…
Maintenant, je sais… J’aurais aimé le rencontrer, lui expliquer avec mon recul, lui parler.

Un excellent roman qui traite sans faux-semblant du mal-être de certains employés qui en oublient que le travail n’est pas “la vie”. Qu’il faut savoir parler, partager, écouter aussi les personnes qui font partie de notre quotidien professionnel, mais surtout familial et amical, ne pas s’isoler et absolument sortir de cette compétition qui nous tue petit à petit au travail.

Gros coup de cœur personnel pour cette histoire/miroir d’une autre vie, qui finalement m’a fait du bien…
À lire absolument !

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Extraits :

« Je suis face à un problème insoluble ; j’évolue à l’intérieur d’un cercle vicieux destructeur dont il est impossible de s’extraire. Le cadre soumis chasse rapidement le rebelle qui s’était réveillé en moi et très vite, le siège de mon cerveau devient le théâtre d’un mouvement brownien, participant à la chute vertigineuse de ma courbe d’autosatisfaction. »

« Très imbu de sa personne, les cheveux grisonnants, il s’adresse à nous de toute sa hauteur, le sourcil épais relevé, la bouche légèrement inclinée marquant presque un dégoût, et une intonation dans la voix, une manière de s’exprimer qui ne laisse aucun doute sur ses origines sociales. Le Big Boss, c’est lui, c’est un contestable. Personne ne lui tient tête, il est respecté et sa parole n’est jamais remise en question. »

« Je suis sous traitement depuis quelques mois. Je me sent un peu mieux, c’est vrai, mais les flashs et les cauchemars persistent. Je ressens parfois une impression de flottement et la sensation bizarre que la chimie des médicaments a bâillonné mes émotions. Ce n’est ni agréable ni désagréable, c’est un état étrange dont il m’arrive de vouloir sortir afin d’arrêter de polluer mon cerveau avec ces molécules artificielles. »

« Ainsi, je ne parviens même pas à obtenir un poste de débutant ! Je suis trop vieux, trop formé ; trop d’ancienneté, trop difficile à formater, pas l’âge de la retraite, mais plus l’âge d’être embauché. Le désarroi cède peu à peu la place à la colère ; contre mon épouse, qui ne me supporte plus, contre Marc, qui m’abandonne, contre l’agent de Pôle emploi, qui ne me propose pas de travail, contre mes voisins, dont le regard réprobateur indique qu’ils savent bien que je ne travaille pas. »

 

Résidant dans le département du Var, Marie-José Aubourg-Iberti s’inspire des histoires de la vie ordinaire qu’elle observe et met en lumière. En publiant Travail, travail quand tu nous tues, elle signe son troisième roman. À travers l’histoire d’Hector et Sophie Juillet, elle s’intéresse aux mécanismes qui conduisent à la perte d’un emploi et à l’impact d’un tel évènement sur le couple, la famille. L’écriture de cette intrigue est née de témoignages et d’expériences qui l’ont conduite à réfléchir plus largement à la question centrale de la place du travail dans notre société.

Émotion, Drame, Folie, Noir, Psychologie, Thriller psychologique

Haut le chœur

de Gaëlle Perrin-Guillet
Poche – 14 mars 2019
Éditions : Taurnada

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« Quand je sortirai, tu seras la première prévenue… Je saurai te retrouver. » Depuis qu’Éloane Frezet, la tueuse en série la plus abjecte de ces dernières années, a prononcé ces mots, Alix Flament vit dans l’angoisse que la criminelle sanguinaire s’évade de prison… Alors, quand la journaliste reçoit un coup de téléphone d’Éloane en pleine nuit, elle comprend que la meurtrière va honorer sa promesse… Une promesse de sang…

 

• Couv_2023-025_Perrin-Guillet Gaëlle - Haut le chœur

 

Après avoir lu il y a quelques années déjà, les très bons “Soul of London” et “Les fantômes du passé” à l’atmosphère sombre et “So british”, j’étais très curieux de lire ce thriller réédité aux éditions Taurnada.

Tout d’abord, un premier bravo pour la couverture qui donne très vite le ton du récit.
Et oui, car dans ce roman, nous avons à faire à une tueuse en série Éloane, déjà ce n’est pas banal, mais en plus, elle vient se frotter à Alix, la journaliste qui l’avait interviewé lorsqu’elle était “encore” emprisonnée !

Je me rends compte que dernièrement les femmes sont de plus en plus mise en avant en littérature et ce n’est pas pour me déplaire, mais en plus si c’est une femme qui raconte, on a le tiercé gagnant !

Je ne vous cacherai pas que j’ai vraiment été accroché par ma lecture. Une très bonne intrigue, un rythme plus qu’intense qui ne cesse jamais de rebondir de page en page. C’est noir, c’est sombre et violent, mais c’est aussi un thriller prenant, car le personnage d’Éloane est très atypique. Elle a beau être un véritable “monstre” sans aucune conscience, elle a quand même fait vibrer certaines choses en moi (suis-je normal docteur ???). Heureusement qu’Alix était de l’autre côté de la balance, attachante et droite qui venait me mettre des petites claques régulièrement pour ne pas basculer du côté sombre… C’est que j’aime la musique moi !

Thriller inclassable qui m’a coupé le souffle à plusieurs reprises, avec des chapitres s’enchaînant parfaitement, chapitres qui par ailleurs, ne sont pas dénués d’émotions et de sentiments…
Quand le plaisir de tuer et de faire souffrir dépasse l’entendement, une véritable une course contre la montre qui va crescendo…

Comment arrêter une “serial-killeuse” qui prend toutes ses précautions ?
Haut le chœur, 242 pages qui vont vous retourner le cerveau !

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Extraits :

« Il la regarda s’avancer vers lui : âgée de trente-sept printemps, Alix Flament était une femme d’une beauté époustouflante. Sa mince silhouette aux formes douces et sa démarche assurée lui conféreraient une grâce naturelle et un déhanché voluptueux. Un véritable régal pour un œil masculin. Alors qu’elle s’approchait de lui, sa longue chevelure rousse, qui lui battait les reins, semblait l’envelopper d’une aura particulière dans cette nuit qui l’était tout autant. »

« Bizarrement, Alix était très étonnée, qu’Éloane, s’en soit prise à son ex-mari. Dans ses entretiens avec la psychopathe, le chapitre marital n’avait pas tenu la part la plus importante de son histoire. Bien au contraire. Éloane Frezet n’accordait pas plus d’intérêt à cet homme qui avait partagé sa vie durant une décennie, qu’à un cafard qui aurait traversé sa cellule. Elle ne ressentait qu’une colère modérée face à sa trahison au tribunal. »

« Le scalpel en main, Caroline observe son œuvre. Digne d’une pro. Pas de bavure, pas de découpe biscornue, un travail d’orfèvre. À côté d’elle, le microphone enregistrait tout ce qu’elle disait. Ces remarques pourraient être entendues par le docteur Bernet quand il arriverait. »

« Les nuages qui s’amoncelaient derrière, la Croix du Nivolet étaient chargés d’électricité et donnaient à la roche une couleur mordorée, luisant sous les rayons du soleil qui cherchaient encore à dominer. Une lutte de la nature : l’ombre face à la lumière, duel de forces contradictoires et pourtant si complémentaires… Une analogie, trop facile face a ce qu’elle vivait. Mais elle aurait été bien en peine de dire si elle se retrouvait dans ses gros nuages gris qui menaçaient de crever à chaque instant, déversant leur courroux sur la vallée en contrebas, ou dans cette lumière incandescente qui se battait, pour faire reculer cette masse électrique et totalement incontrôlable. »

 

Gaëlle Perrin-Guillet est née en 1975 à Lyon où elle vit toujours. Secrétaire de mairie le jour, elle se transfrome en auteur de thriller la nuit. Depuis toujours amatrice de romans noirs, elle s’essaie à l’écriture en 2000 avec des nouvelles. Après deux romans auto-publiés, Le sourire du diable, en 2010 et Au fil des morts en 2011, elle participe à deux recueils des Auteurs du noir face à la différence (en 2012 aux Éditions Jigal puis en 2013 à L’Atelier Mosesu).

Haut le chœur est son premier polar publié aux Éditions Rouge Sang en 2013, lauréat du « Prix du Polar-2014 Dora Suarez », réédité aux Éditions Taurnada en 2019. En 2015, paraît un roman pour jeunes adultes, “La nuit du chat noir” aux Éditions Rouge Safran.

En 2016, elle publie aux Éditions Fleur Sauvage, Soul of London, pour lequel elle reçoit le “Prix des Lecteurs du Salon du livre policier de Neuilly-Plaisance” et le “Prix du festival Les Polars du Chat du Creusot”; premier opus d’une série d’enquêtes situées dans le Londres de la fin du XIXe siècle dont les héros sont Henry Wilkes, ex-inspecteur de police, handicapé qui marche avec une canne, et Billy Bennett un gamin des rues qui l’assiste. Le livre est réédité aux Éditions Milady Poche en 2017, la même année que sort (ou devait ?) le second opus Black past aux Éditions Fleur sauvage, publié en grand format sous le titre Les fantômes du passé aux Éditions City en 2018. (Les titres originaux parus chez Fleur Sauvage semblent ne plus être disponibles…).

Polar, Psychologie, Suspense

Exécution

de Pascal Marmet
Broché – 26 mai 2022
Éditions : M+

• Bandeau_Intro - ter.jpg

Branle-bas de combat au 36 Quai des Orfèvres. Un avocat renommé est assassiné dans les sous-sols du Palais de Justice. Travaillant sous les ordres de la pénible chef divisionnaire surnommée « Mlle Maigret », le commandant François Chanel mène l’enquête dans les eaux troubles des goûts pervers du ténor du barreau. Quels liens relient le sublime personnage d’un roman du XIXe siècle Madame Bovary, un homme de loi aux appétences glauques et une femme asociale aux tentations terroristes ? C’est ce que devra démêler Chanel de la brigade criminelle, avec l’aide de son équipe renforcée d’une stagiaire surdouée et d’un étrange garçon frappé par la foudre. Dès l’intrigante première page, l’auteur scanne jusqu’à l’os ses créatures, grâce au talent de morphopsychologie de Chanel. Jusqu’à la résolution finale où se mêlent réel et magie, ce suspense intelligent exprime toute l’étrangeté du monde criminel.

Exécution, est la nouvelle enquête du commandant Chanel après “Tiré à quatre épingles”, Prix Cœur de France en 2016.

 

• Couv_2023-007_Marmet Pascal - Execution

 

“Exécution”, est un polar qui dès le début m’a plu pour de nombreuses raisons !

C’est d’abord le ton, le style de l’auteur, fluide et direct qui m’ont emporté. Mais il y a beaucoup plus…
La trame du récit est plus qu’intéressante, mais ce sont surtout les personnages du roman qui mènent le récit. Des personnages qui pour le coup ont de véritables personnalités, et la, je pense que Pascal a du créer une sorte de puzzle immense qu’il a rassemblé au fur et à mesure.

– Nicolas Fender, avocat et admirateur de Madame Bovary et accro au porno. (Oserai-je dire “le gros pourri” ? Allez, j’assume, ça, c’est fait, il n’aura eu que ce qu’il mérite !)
– François Chanel, solitaire, Commandant de police… “The chef”, ancien étudiant en psychologie, il a une approche très intéressante lors de ses enquêtes, un poil misogyne. Oups ! Je m’étais dit que je ne le dirais pas, mais finalement j’l’ai dit !!! (Et zut, Faites comme si vous ne le saviez pas, sinon l’auteur ne va pas être très content !)
– Alain, qui ne connaît pas son nom ! Il a reçu un coup de foudre lorsqu’il était dans une cabine téléphonique. Depuis, il est amnésique et souffre de “synesthésie” (Bah oui ! Allez vite voir dans un dictionnaire… Vous dormirez moins bête !), qui le transforme en génie, quand il n’a pas d’horribles migraines.
– Domitille, stagiaire parachutée en plein milieu de l’enquête qui a le don de résoudre tous les problèmes (je dirai même avec une facilité déconcertante !).

Ça aurait pu s’arrêter là… Mais non !
Il y a aussi une femme avec une taille hors du commun qui chausse du 46, Fatima, une sorcière, voyante et peut-être même un peu envoûteuse, Gustave Flaubert qui se promène par-ci, par-là, à travers les pages, sœur Marguerite qui reste dans le secret du Christ, le gentil Zéphirin qui envoie la moitié de sa paye aux siens au Burkina Faso, l’entreprise Vinci devenue Indigo, un Clair de lune de Debussy, Jean Renoir et bien d’autres encore…
Et tout cela se déroule au 36, quai des Orfèvres !

Pascal a pris tout ça, il a mélangé un bon coup et…
Ta ta ta… Voilà EXÉCUTION, un polar pointu savamment orchestré !

Je me suis régalé, j’ai souri de nombreuses fois. Les dialogues sont percutants et rythmés, il y a du suspense et le final superbe, je ne l’ai pas vu arriver.
Ah oui, l’écriture est parfois un peu désuète dans notre histoire, c’est aussi un plus. (Que de plus… Pas étonnant que Pascal ai choisi cette maison d’Édition !!!)

Vous, j’sais pas, mais moi, j’vais continuer à la suivre cette équipe (et je n’ai pas dit de dingos ce coup-ci !).
Et puis elle me plaît bien cette petite Domitille… Je lui demanderai bien son 06 ! (Zut, faut surtout pas que ma femme tombe sur ce Ressenti, aie aie aie…)

Bon, je plaisante, je plaisante, mais si vous voulez passer un bon moment, oubliez les séries à la con qui passent à la télé.
Allez vite chez Amaz, heu non ! Chez votre libraire préféré, mais oui, et n’hésitez pas…

EXÉCUTION !

Oh zut…
J’ai l’impression d’être chez les flics !!!

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Extraits :

« Drôle de temps pour un mois de juin. Un ciel de traîne active s’alanguissait sur Paris et rassemblait un paquet de cumulus qui hésitaient entre averse et vent froid. Une sirène accompagnée d’une lumière bleue tournoyant sur le capot d’une voiture de police déchira la quiétude du quai des Orfèvres. Les touristes ne semblaient guère s’inquiéter de ce raffut, ni de l’armada de CRS stationnés le long de cette cité administrative. Même les pigeons ne s’effrayaient plus. »

« Parce que ses pairs auraient souri, voire raillé cette attirance pour une séance basée sur l’observation et le langage corporel, Chanel tut ses processus de raisonnement pour comprendre les tiraillements de ses congénères. De ses humanités, il ne retint qu’une évidence : l’être humain n’était que pulsions, désirs, domination et sexualité, au service de la survie de l’espèce. Voilà la véritable loi de l’inconscient qui commandait au P-DG comme au prolétaire. »

« Une jeune femme aux formes engageantes, passa sous ses yeux de collectionneur. À l’heure où la prostate faillit, l’âge de la rose en train d’éclore, l’attirait de plus belle. Sa dernière secrétaire n’avait pas été tendre avec ses mains baladeuses. Pour éviter les tourments Prud’hommaux, il avait cédé aux sommations pour se libérer d’un scandale.
Pour résumer son inclination pour la gent féminine, il changeait de secrétaire tous les six mois et agissait comme un incontrôlable, prédateur sexuel. »

« La justesse de ses “analyses clairvoyantes” et son sens de l’observation sont remarquables. Je vous laisse juge de ses dires.
S’agit-il du fameux “syndrome du savant acquis”, cette fameuse synesthésie, qui ne rassemble qu’une trentaine de “génies accidentels” dans le monde à ce jour ?
J’ai pensé que vous pourriez aider ce patient à utiliser ses talents extra-ordinaires au sein de vos services. Je vous suggère de lui montrer l’inexplicable, dossier “Fragol” que vous m’avez soumis il y a six mois. Toutefois, je vous mets en garde au sujet de son épilepsie récurrente, de son hypersensibilité et de ses céphalées inexplicables. Je vous invite à créer un climat stable autour de ce jeune homme, en le protégeant du monde extérieur. »

 

 

Pascal Marmet, est écrivain, romancier, chroniqueur radio.

Après ses études, par rapport à sa famille, il a choisi la voie des affaires. Il a dirigé une entreprise pendant de nombreuses années. Propriétaire d’un hôtel à Nice, il a conjugué sa passion pour l’écriture à son métier d’hôtelier.

Aujourd’hui, il est écrivain à part entière, chronique des auteurs sur une radio Fm (Agora côte d’azur) et organise des rencontres littéraires avec des invités de marque.

Le roman du parfum (2012) a été récompensé par la critique et honoré par un Prix littéraire, le prix spécial du Jury Albayane 2013.

Tiré à quatre épingles (2015), un polar avec dans le rôle principal le commandant Chanel, a obtenu le Prix Cœur de France 2016.

Il vit depuis 2016 à Cagnes-sur-Mer où il se consacre à l’écriture d’une série policière avec un héros récurrent, le commandant François Chanel qui officie au 36, quai des Orfèvres à Paris. Cette série est une fiction, inspirée de faits réels.

Folie, Noir, Psychologie, Suspense

La Doublure

de Mélissa Da Costa
Broché – 28 septembre 2022
Éditions : Albin Michel

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Passion, faux-semblants, emprise… Qui manipule qui ?

Une jeune femme fragile en quête d’un nouveau départ.
Un couple magnétique et fascinant prêt à lui ouvrir les portes de son monde doré.
Un trio pris au piège d’un jeu cruel et d’une dépendance fatale.
Dans ce roman sombre et envoûtant, Mélissa da Costa explore, à travers l’histoire d’une passion toxique, la face obscure de l’âme humaine et les méandres du désir.

Après les succès de Tout le bleu du ciel, des Lendemains, de Je revenais des autres et des Douleurs fantômes, romans aux deux millions de lecteurs, elle révèle une nouvelle facette de son talent.

 

• Couv_2023-004_Da Costa Melissa - La doublure.jpg

 

Je viens de terminer “La doublure”, de Mélissa Da Costa.
Un roman sombre et envoûtant qui restera forcément dans ma mémoire…

Mélissa était pour moi l’auteure qui me permettait de respirer et d’inspirer le bonheur, ses romans m’ont régulièrement mis des paillettes dans le cœur et des larmes aux yeux. Des larmes de tristesse, mais aussi des larmes de bonheur et à chacun de ses romans, j’ai ressenti ce même plaisir renouvelé.

“La doublure”, je le savais allait être différent. Sans lire aucun retour d’autres lecteurs, j’avais quand même entendu ici et là, qu’il était très différent des autres. Par ailleurs Albin Michel ne le cache pas, en quatrième de couverture, il indique : “Elle révèle une nouvelle facette de son talent.”

Et quelle facette !
C’est un livre qui prend aux tripes, qui brûle les veines et échauffe les esprits malgré une noirceur quasi-constante.
Je ne m’attendais pas à cette thématique du tout. Il m’a fallu aller doucement avant de réaliser l’ampleur artistique du récit, faire quelques pauses pour apprécier l’univers déroutant et malsain qui comme un uppercut m’a parfois sonné, estomaqué. On plonge dans le pire de la folie, entre le sexe et la drogue, entre le bien et le mal.

Clara, une peintre “possédée” par la Religion et l’idée La Femme fatale, entraîne Pierre son mari, et Evie “sa doublure”, dans un univers artistique qui côtoie la folie humaine, la mort et la dépravation. Son monde est glauque, toxique et suffocant. Elle se complaît dans un trio amoureux qu’elle dirige du bout des doigts telle une reine adulée. Elle peint ses “visions” torturées seule dans son atelier, durant des heures et des heures et c’est Evie qui donne à l’extérieur, vie à l’artiste en se transformant en “Calypso” dans les expositions et les galeries, qui répond aux journalistes, devenant définitivement “l’image” de l’artiste…

Clara est une manipulatrice détestable de très haut niveau…
Mais… finalement, qui manipulera qui ?

Avec une fin que je n’ai pas pu venir du tout, j’avoue avoir été complètement embarqué par le récit.
Je n’ai pas retrouvé la Mélissa que je connaissais, mais une Mélissa qui prend des risques. Le risque de se planter, le risque de déplaire à son lectorat, le risque de se faire bouder et le risque d’être attendue à son retour !

Personnellement, je l’admire pour cela. Et même, si tout le roman ne m’a pas séduit de la même façon, force est de constater que Mélissa “a grandi”, et que ses atouts littéraires et artistiques la place définitivement chez les grands auteur(e)s français(se) !

Un roman dérangeant avec de nombreux rebondissements, une intrigue qui monte crescendo !
Un roman à lire absolument… pour se faire son opinion.

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Extraits :

« L’éternel, Dieu façonna l’homme avec la poussière de la terre. Il insuffla un souffle de vie dans ses narines, et l’homme devint un être vivant.
L’éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l’est, et il y mit l’homme qu’il avait façonné.
L’éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toutes sortes, agréables à voir et porteurs de fruits bons à manger. Il fit pousser l’arbre de la vie au milieu du jardin, ainsi que l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
L’éternel Dieu donna cet ordre à l’homme : “tu pourras manger les fruits de tous les arbres du jardin, mais tu ne mangeras pas le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras, c’est certain.”
L’éternel Dieu dit : “Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je lui ferai une aide qui soit son vis-à-vis.”
L’éternel Dieu forma une femme à partir de la côte qu’il avait prise à l’homme et il l’amena vers l’homme. »

« C’est sous un soleil déclinant, mais encore chaud de septembre que je débarque le lendemain à la gare de Nice. L’air sent les embruns et les cigales chantent encore fort. Pierre Maman m’attend au volant d’un cabriolet rutilant qui coûte probablement très cher et j’ai presque honte de poser mon jean, vingt euros sur ses sièges en cuir. »

« C’est Pierre qui entre d’abord, puis elle apparaît à son tour. Une fine silhouette vêtue de noir. Clara Manan.
Si je devais lui donner un âge, je ne lui donnerais pas plus de trente ans. Elle porte une longue combinaison noire, ample et légère. Ses pieds sont nus. Ses mouvements sont doux, empreints d’une lenteur naturelle. »

« Lilith a été vengée sur tous les plans. Elle n’a pas fait une, mais quatre victimes.
– Quatre victimes ?
– Adam, trahi par sa propre femme, s’accouplant avec le serpent. Ève, bafouée, possédée par la ruse. L’enfant Caïn, devenu assassin, et son jumeau Abel… tué par son frère.
– Elle était monstrueuse… »

 

 

Mélissa Da Costa est une romancière française.
Après des études d’économie et de gestion à l’Institut d’administration des entreprises de Lyon (IAE) (2008-2011), elle est chargée de communication dans le domaine de l’énergie et du climat. Elle suit également des formations en aromathérapie, naturopathie et sophrologie.

Recherche compagnon(ne) de voyage pour ultime escapade (2017), sorti en librairie sous le Tout le bleu du ciel (2019), est son premier roman.
Salué par la presse, il a reçu le prix du jeune romancier au salon du Touquet Paris Plage.
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/17/tout-le-bleu-du-ciel/

Je revenais des autres (2017), et Les Lendemains (2020), sont portés par les libraires et salués par la presse, ils ont conquis plus d’un million de lecteurs.
https://leressentidejeanpaul.com/2021/08/04/je-revenais-des-autres/
https://leressentidejeanpaul.com/2022/04/18/les-lendemains/

Les douleurs fantômes (2022) est lauréat du Prix Babelio – littérature française 2022.
https://leressentidejeanpaul.com/2022/08/25/les-douleurs-fantomes/

Elle figure au palmarès du Figaro des auteurs français ayant le plus vendus de livres.