Drame, Noir, Polar, Thriller

Mort sur le Tage

de Pedro Garcia rosado
Broché – 5 octobre 2017
Éditions : Chandeigne Éditions

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Dans ce roman noir où la ville de Lisbonne est un personnage à part entière, Pedro Garcia Rosado dresse un portrait au vitriol de la société lisboète où défilent la jet-set des beaux-quartiers et des environs chics avec son ancien capitaine d’industrie et ses deux rejetons tout puissants, des fonctionnaires municipaux corrompus et des policiers véreux (ou pas), des immigrés russes et des prostituées et, surgi des sous-sols inexplorés de la ville aux remugles fétides, un bien étrange être humain…

Dans ce roman noir où la ville de Lisbonne est un personnage à part entière, Pedro Garcia Rosado dresse un portrait au vitriol de la société lisboète où défilent la jet-set des beaux-quartiers et des environs chics avec son ancien capitaine d’industrie et ses deux rejetons tout puissants, des fonctionnaires municipaux corrompus et des policiers véreux (ou pas), des immigrés russes et des prostituées et, surgi des sous-sols inexplorés de la ville aux remugles fétides, un bien étrange être humain…

 

• Couv_2023-128_Garcia Rosado Pedro - Mort sur le Tage

 

Une histoire d’hommes, une histoire de meurtres, une histoire particulièrement violente…
Dans ce pays, assez peu connu pour ces meurtres, ce sont les hommes qui commandent. Les femmes se taisent et baissent leurs yeux, et les rares qui arrivent à s’affranchir dans ce roman, sont des actrices dans des films pornographiques ou des prostituées.

C’est la première fois que je lis un Polar se déroulant au Portugal. Plus qu’un polar, c’est même un thriller, je dois le reconnaître assez angoissant. Cela faisait plusieurs années que ce livre m’appelait régulièrement. Mais, j’en avais toujours un autre “plus urgent” à lire. La semaine dernière il est tombé tout seul de ma bibliothèque !
Un signe ?
C’est la seconde fois que cela m’arrive en moins de deux ans. Je vais finir par me poser des questions.

Dans ce livre l’un des personnages principaaux, si ce n’est le plus important, c’est la ville de Lisbonne avec son fleuve, le Tage. Mais c’est aussi l’âme du Portugal, avec la corruption de certaines grandes familles, les nombreux souterrains de la ville, qui datent d’un terrible tremblement de terre à Lisbonne en 1755. Mais là où l’auteur m’a véritablement surpris, c’est de faire intervenir la mafia russe dans son récit. C’est sombre, c’est noir et glauque. Les actions se déroulent souvent la nuit dans des coins perdus et isolés. La présence d’un SDF aussi à une réelle importance, on ne sait pas qui il est. Il vit seul dans une grotte souterraine qui se trouve le long du Tage. On ne connaîtra jamais son nom…
Lui, se fait appeler le Diable. Et si c’était vraiment lui ?

Une jeune fille Irina a disparu un soir sans laisser aucune trace. Une ombre plane aux alentours, une ombre qui l’emmène avec elle, dans un monde noir et perdu…
Sa disparition inquiète sa famille. Son fiancé Evgueni, ainsi que son frère, un ex-agent du KGB, Oulianov, et puisque que la police, en partie corrompue, ne fait pas son travail, après avoir trouvé des traces de sang sur la berge du Tage, Oulianov décide d’enquêter… Seul.
Au fur et à mesure des recherches effectuées, Oulianov va tomber sur les activités diverses et illicites de sa sœur. Petit à petit, se mettra en place “une vérité” qui va gêner et provoquer d’autres morts et une nouvelle vague de violence…

Des immigrés russes à Lisbonne, une misère omniprésente, pendant que chez les riches familles locales et pour les « fils à papa », la vie est un jeu où chacun se sert comme il veut.
Corruption, trafics en tout genre, violence et abus de pouvoir. Pedro Garcia Rosado s’en donne à cœur joie. Tous les personnages quels qu’ils soient avec leurs forces et leurs faiblesses sont parfaits dans leurs rôles.

Une ambiance lourde et mystérieuse plane autour de cette histoire et de ces personnages, accrue par la présence fantomatique de cette ombre qui rôde…

Pedro Garcia Rosado nous raconte ici une histoire surprenante sur une ville que je croyais connaître. J’ai mis plus de temps de d’habitude pour lire Mort sur le Tage.
Je ne l’ai que mieux apprécié…

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Extraits :

« Lourenço se regarde dans la glace et n’aime pas ce qu’il voit : un homme de petite taille, plus gonflé qu’obèse, pas vraiment blond, avec l’air d’un enfant pris en train de faire une bêtise. Qu’est-ce qu’on fait quand on a tué quelqu’un ? C’est la première fois : et donc, il ne sait que faire. »

« Un mort non identifié n’est pas chose étrange ni peu courante. Ils sont nombreux les morts et les mortes qui entrent à la Morgue de Lisbonne et qui y reste avec quelques notes circonstanciées en annexe, dans l’attente d’un meilleur sort, quand rien ne peut les identifier, quand personne ne les recherche ou quand on pense que l’identification n’en vaut pas la peine.
Ils restent entreposés là au cas où se présenterait une demande subite d’organes encore utilisables ou bien, lorsque les installations sont surpeuplées, ils sont évacués, sans que personne ne sache ni ne veuille savoir vers quelle destination. »

« – Comment tu sais tout ça, Oulianov ?
– J’étais flic, j’ai fait ce que font les flics : j’ai fait une enquête, inspecteur Moura.
« Je me serais bien passé d’entendre ça », se dit Moura.
Il se lève, les photos à la main et regarde Oulianov.
– Je vais chercher à savoir qui sont les trois hommes de la photo, dit-il. Tu m’attends, mais dans une autre pièce.
Oulianov se lève, sans rien dire, inquiet. Il a échappé à un piège, mais il a pu tomber dans un autre.
Moura l’a toujours traité avec respect, mais il est flic et obéit à qui commande. »

 

Pedro Garcia Rosado est un germaniste, écrivain, journaliste et traducteur portugais.

Il est diplômé à la Faculté des arts de l’Université de Lisbonne.

Il est l’auteur d’une dizaine de romans policiers dont les thèmes sont souvent inspirés des grandes affaires qui rythment l’actualité portugaise.

Facebook : https://www.facebook.com/pedro.garciarosado.3

Drame, Noir, Polar, Thriller

Un Dossier explosif

de Anne-Marie Bougret
Broché – 19 juin 2022
Éditions : Auto-édité

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Attachez votre ceinture ! Cette histoire démarre au quart de tour et vous entraîne de rebondissement en rebondissement dans une traque parfois terrifiante.

Un mari qui ne rentre pas chez lui, son associé suspecté de puiser dans la caisse. Deux événements qui, d’un instant à l’autre, vont faire basculer la vie de Vanessa Stephen dans l’horreur.
Une histoire palpitante où rien n’est jamais acquis, pas même la réalité, mêlant finance et écologie.

Un Dossier explosif vous embarque dans une course-poursuite mouvementée de New York à Finger Lakes en passant par le Massachusetts, une spirale infernale due à un suspense haletant et une intrigue parfaitement ficelée.

Le préquel, L’invitation, est de préférence à découvrir avant ce thriller, même si les deux peuvent se lire indépendamment.

Retournements de situations incroyables, sublimés par une plume percutante, vous empêcheront de fermer ce livre avant le dénouement.

 

• Couv_2023-123_Bougret Anne-Marie - Un dossier explosif.jpg

 

Lors de ma lecture de “L’Invitation”, je sentais bien qu’Anne-Marie Bougret nous cachait quelque chose… Je ne m’étais pas trompé !
Là où elle m’avait envoûté par un univers mystérieux et érotique, dans “Un dossier explosif”, elle excelle.
Je l’ai lu d’une traite, impossible de m’arrêter, ses courts chapitres m’incitaient à aller toujours plus loin. Pas un moment de répit (ou très peu, et tout en douceur… Miaou…), un très bon suspense jusqu’à la dernière ligne, qui je l’espère bien, ne sera pas la dernière !

Je défie quiconque de ne pas s’attacher à Vanessa, à sa petite fille et à tous ceux qui vont lutter, avec elle contre un pouvoir menaçant qui s’étend. Un pouvoir invisible mais pourtant déjà très présent dans le monde. Magouilles, malversations, désastres écologiques, croisons tous les doigts bien forts pour qu’elle arrive à s’en sortir, et à diffuser la vérité. Désormais, un ennemi non identifié est à sa poursuite…

Avant de commencer votre lecture, je vous conseille de prendre une grande inspiration. Je vous le dis, c’est presque en apnée que vous vous dirigerez jusqu’au point final.
Une tension qui monte, qui monte, et qui ne redescend jamais. Anne-Marie, maîtrise son univers et elle en joue, elle nous offre un vrai tourne-page*.

* Mot français que nous avons décidé d’utiliser dorénavant pour lutter contre les anglicismes de plus en plus fréquents en France (Olivier Norek, Jean-Pierre Tartare et moi-même).

Beaucoup de sensibilité, de l’émotion et multiples rebondissements, Anne-Marie Bougret, une autrice à suivre…

 

Extraits :

« John ferme les yeux pour évacuer ces visions d’horreur et tenter d’éclaircir ses idées, puis il enfouit son visage dans la chevelure de Vanessa, dont la couleur dorée ressemble à un champ de blé en plein été. Elle vient de se tourner sur le côté en chien de fusil. Il se colle un peu plus contre le corps de son épouse et passe son bras libre autour d’elle. Alors que quelques minutes auparavant, sa femme se faisait poignarder par ce malade, il la sent bien vivante contre lui avec sa peau chaude, ferme et veloutée ; ses formes rebondies au bon endroit, lui font depuis toujours un effet dingue. »

« En regardant Brandon se diriger vers la cuisine, suivi de Stessie, elle se demande soudain jusqu’à quel point la mort de John pourrait arranger son ami. Certes, depuis le début, elle sait qu’il est amoureux d’elle, mais heureusement, il n’a jamais osé lui déclarer sa flamme. »

« Elle roule, mais ne sait pas quelle direction choisir. Et si elle appelait le policier ? Il viendrait à son secours et tout ce cauchemar prendrait fin. Elle regarde dans son rétroviseur pour s’assurer que personne ne la suit et que sa fille s’est bien endormie. »


« De grosses larmes lui brouillent le regard. Elle est en train de s’essuyer les yeux avec un mouchoir qu’elle a trouvé dans son sac à main, lorsqu’un homme se dirige vers la voiture. La jeune femme s’accroupit à l’endroit où l’on place normalement ses jambes. Elle se recouvre avec le plaid en espérant que le bonhomme ne l’ait pas remarquée. Elle suspend son souffle. Le bruit de pas se rapproche. Puis, plus rien. Elle se redresse un peu, soulève légèrement la couverture pour voir ce qui se passe et sourit intérieurement lorsqu’elle aperçoit l’homme en train de promener son petit yorkshire »

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Anne-Marie Bougret est une ex-danseuse et une romancière.

Passionnée de danse, elle a suivi une formation à l’Institut d’Art Chorégraphique (IPAC) de Paris. Elle a ouvert son école de danse à Bourgoin-Jallieu qu’elle a dirigée pendant 22 ans. Suite à des immobilités forcées, conséquence de son métier de danseuse, elle s’est mise à lire beaucoup et à écrire.

Elle écrit aussi depuis plusieurs années et c’est en 2019 qu’elle a expérimenté l’auto-édition en publiant son premier roman, Intrigue chez Virginia Woolf.

Petite, elle se réfugiait dans ses rêves, aujourd’hui, elle imagine des histoires qui font rêver les autres.

De caractère indépendant, elle a trouvé dans l’auto-édition la liberté d’aborder divers genres littéraires et d’écrire les histoires qui lui plaisent. Passionnée par les comportements humains, elle écrit des romans qui traitent de sujets de société, parfois tabous, mais toujours avec empathie et bienveillance.

L’invitation : https://leressentidejeanpaul.com/2023/10/22/linvitation/

Accro au thé vert au jasmin, il est un compagnon indispensable à ses sessions d’écriture.

Retrouvez-là sur son site : annemariebougret.fr
Suivez son actualité sur : https://www.facebook.com/annemarie.bougret/
et sur Instagram : https://www.instagram.com/anne.marie.bougret.autrice/

N’hésitez pas à la contacter !

Drame, Polar, Suspense

VICES

Épisode 01 : Trois Petits Singes
de Gipsy Paladini
Broché – 19 octobre 2018
Éditions : Auto-éditions

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« J’ai alors vu la bouteille de White Spirit sur le sol et les allumettes éparpillées. Puis ma fille sur le sofa, la bouche grande ouverte, l’intérieur entièrement brûlé. (…) Elle avait laissé un mot : j’ai froid à l’intérieur »

La ville. Ses quartiers mal famés, ses odeurs étrangères, ses peuples déracinés… Pas facile de s’en accommoder quand on a grandi dans un village paisible et que l’on s’est construite à travers les films de justiciers. Voilà 6 mois que Marie a intégré la BJV, une brigade spécialisée dans la prise en charge des jeunes victimes, et elle a bien du mal à se faire accepter. La pendaison de Lucie, une lycéenne apparemment sans problème, lui donne l’opportunité de prouver qu’elle mérite sa place au sein de l’équipe. C’est sans compter la malveillance de certains collègues bien décidés à se débarrasser d’elle. Marie sera-t-elle suffisamment armée pour affronter la cruelle réalité alors qu’un lourd secret la handicape ?

VICES est une série littéraire de 8 « épisodes » dont les deux premiers ont été réunis en un ouvrage édité aux éditions Fleuve Noir. On y suit les destins mêlés des membres de la brigade des jeunes victimes confrontés aux maux de notre société moderne.
VICES c’est aussi l’histoire de Marie et de Zolan, deux êtres tourmentés que tout oppose, dont l’amour naissant est sans cesse menacé.

 

• Couv_2023-120_Paladini Gipsy - Vices_01

 

Première enquête pour Marie Lafontaine.

La victime est se nomme Amélie, elle avait quinze ans et a été retrouvée pendue dans sa chambre. Des marques étranges sur ses bras font douter la policière. Elle ne croit pas au suicide de la jeune fille. Commence alors une enquête qui la mène au collège-lycée privé où était scolarisée Amélie. L’atmosphère de l’établissement scolaire particulier, lui donne une idée de ce qui a pu arriver. Elle y fait la connaissance d’Enzo qui veut absolument lui donner un coup de main. Pourquoi ? Alors que tous les autres élèves semblent plutôt heureux du décès d’Amélie qui, comme ils le disent tous, n’avait rien à faire dans “leur” lycée !

C’est le premier roman de Gipsy Paladini que je lis, j’ai bien aimé sa façon d’écrire. Elle oblige le lecteur à visualiser les scènes et actions du roman. Il n’y a pas ou très peu de descriptions, nous sommes donc obligés de nous créer les lieux, les personnages…
L’intrigue est simple, bien menée, mais j’ai trouvé le dénouement particulièrement inattendu ! Gipsy aborde le harcèlement scolaire, sujet de plus en plus d’actualité, avec beaucoup de justesse !

J’ai été absorbé par le récit, celui d’une brigade policière assez différentes des autres, c’est fluide, très rythmé, sacré tourne-pages, qui m’a mené vers la “FIN”, sans que je m’en sois rendu compte !
Personnellement, je valide, et vivement la suite…

Merci Blandine, pour ces héros, plus proches d’une série télévisée que d’un récit traditionnel.
Ça surprend, mais cela m’a bien plu !

À suivre…

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Extraits :

« Ses lèvres sur moi, son souffle dans mon cou, les mots qu’il me murmurait, des mots que je n’avais jamais entendus. Je tends la main comme si je pouvais les toucher, les garder à jamais à ma portée. Elle se referme sur le vide. »

« J’ai donné vingt-sept ans de ma vie aux Stups, a-t-il clamé lors de son discours d’inauguration. Ce que j’en ai déduit, c’est qu’une majorité des criminels ne le seraient pas devenus si enfants, adolescents ou jeunes adultes, victimes ou incriminés, ils avaient été mieux traités. Chaque individu a un processus propre. C’est notre travail de le cerner pour mieux réorienter les blessés et les égarés.
N’oublions pas qu’un jeune, même incriminé, est avant tout une victime. Soyons les médecins de la société future. »

« Le nez collé à la vitre, Marie observe le mécanisme fascinant de son réveil, cette chorégraphie citadine aux centaines de milliers d’interprètes dont les mouvements routiniers sont si bien assimilés qu’ils s’accordent malgré leur hétérogénéité dans un ballet parfait. »

« On observe le monde avec les yeux, mais seuls ceux qui savent le faire avec le cœur sont en mesure de comprendre ce qui s’y passe vraiment. »

 

Née dans l’est de la France, Gipsy Paladini rêve très tôt d’aventures.

Elle commence dès seize ans à découvrir le monde et voyage de l’Autriche à l’Italie en passant par la Turquie ou encore l’ex-Yougoslavie. Enfin, elle se rend à San Francisco où elle séjourne pendant plusieurs mois dans une auberge de jeunesse miteuse, au milieu de dealers et de toxicomanes.

À dix-neuf ans, elle part en Autriche où elle partage pendant deux ans la vie de la population immigrée yougoslave. Puis elle s’installe à Los Angeles où elle rencontre son mari, un ancien membre des forces brésiliennes. Elle n’a de cesse, ensuite, de parcourir le monde à la rencontre des populations défavorisées. Elle est depuis peu revenue habiter à Paris, avec époux et enfant. Jeune, dynamique, polyglotte (elle parle 6 langues dont 4 couramment), Gipsy Paladini a déjà publié le remarqué Sang pour sang en 2010 aux éditions Transit. Elle souhaite faire du flic Al Seriani un personnage récurrent.

Émotion, Cercle littéraire, Drame, Polar, Psychologie

Dans les brumes de Capelans

Olivier Norek
Poche – 23 mars 2023
Éditeur : Pocket

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Le grand retour du capitaine Coste.

Une île de l’Atlantique battue par les vents, le brouillard et la neige.
Un flic qui a disparu depuis six ans et dont les nouvelles missions sont classées secret défense.
Sa résidence surveillée, forteresse imprenable protégée par des vitres pare-balles.
Une jeune femme qu’il y garde enfermée. Et le monstre qui les traque.

Dans les brumes de Capelans, la nouvelle aventure du capitaine Coste se fera à l’aveugle.

 

• Couv_2023-118_Norek Olivier - Dans les brumes de Capelans

 

Hier soir a eu lieu notre soirée mensuelle du Cercle Littéraire du Château de l’Hermitage, Olivier Norek était notre invité.
Très belle soirée aux échanges nombreux et enrichissants, ce fut un moment très agréable. Malgré certains passages très durs du roman, il y a eu quand même de nombreux éclats de rire ! Olivier était tellement à l’aise que pour la première fois, notre soirée s’est terminée bien après minuit !
Mais quel bavard cet Olivier… 😂

Je l’attendais impatiemment ce septième roman d’Olivier !

Quel plaisir de retrouver Victor Coste (Code 93, Territoires et Surtensions.), Capitaine de police au groupe crime de la SDPJ dans le 93. Je m’étais longtemps demandé ce qu’il était devenu depuis la perte de l’une de ses coéquipières. Aujourd’hui, il n’est plus capitaine. Il a quitté la France et s’est exilé tout seul à Saint-Pierre, une petite île française perdue au large du Québec, dans une petite maison complètement isolé, qui chaque année est entièrement engloutie par des brumes les plus épaisses qui soient, au point de ne même plus voir sa propre main lorsque que l’on tend son bras. Dévasté par la culpabilité de la perte de sa collègue, il a du mal à reprendre le dessus et se sent complètement brisé au quotidien. Officiellement, il est à la tête de la police des frontières. Réellement, il travaille pour un programme secret défense “Protection des témoins et des repentis”. Sa maison est protégée comme un bunker et surveillée tout au long de l’année. Il interroge ainsi, dans le plus parfait isolement, des truands, des meurtriers qui se disent repentis afin de vérifier si l’État Français peut leur faire confiance ou pas.

En France, bien loin de notre ex-capitaine, depuis dix ans, dix jeunes filles ont été enlevées, victimes d’un tueur en série particulièrement insaisissable… Jusqu’au jour où un policier retrouve l’une d’entre elles vivante enfermée dans le sous-sol d’une maison d’apparence inhabitée. Elle se nomme Anna, a été enlevée il y a dix ans déjà. Elle fut la première à avoir été enlevée et violée. Les neuf suivantes furent séquestrées, violées et assassinées par le tueur. Pourquoi Anna est-elle toujours en vie ? Qu’est-ce qui la différencie des autres ?
Actuellement, complètement perdue, isolée dans son esprit, elle a besoin de soins tout particulier.
L’ancienne responsable de Coste qui était sur l’enquête a l’idée de lui confier la jeune-fille, la seule à pouvoir identifier le tueur. Elle est persuadée que les deux âmes brisées ensemble pourraient se relever !

Dès qu’ils vont se retrouver ensemble l’enquête va basculer !

Le fait d’avoir ramené Coste dans cette enquête est une excellente idée d’Olivier. Le récit est très vite addictif pour de nombreuses raisons qui s’entrecroisent tout le long du récit. Pas de temps mort, une tension psychologique constante et efficace, le lecteur n’a qu’à se lasser porter, mais attention, ça va faire mal, d’autant que la brume épaisse de Saint-Pierre ne va pas faciliter les choses, durant cette course contre la montre !

Ce récit très prenant véritable “tourne pages”, va bien au-delà d’une enquête policière !
J’ai tout particulièrement apprécié le “dérapage” de Coste… Ça fait du bien !
Est-ce que c’est mal Olivier ?

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Extraits :

« Il n’est rien de plus imparfait, de moins abouti, de plus fragile qu’un nourrisson. Il n’était pas plus grand que les peluches qui l’entouraient et son souffle irrégulier était si léger que j’avais dû poser la main sur son ventre pour le sentir s’élever doucement sous sa respiration. Au sommet de sa tête, le crâne informe n’était pas encore soudé et laissait là l’espace de la fontanelle, sans plus de protection qu’une fine membrane. J’aurais pu, si je l’avais voulu, y plonger mon doigt sans effort, comme dans un fruit mûr. »

« Plusieurs fois, Coste avait été invité à dîner, ou à boire un verre, et il avait poliment refusé autant de fois. Grâce à ses faibles efforts de sociabilisation, il avait rapidement été classé par les Saint-Pierrais comme par ses collègues, dans la catégorie des ours solitaires et traité comme tel.
On n’ennuie pas un ours solitaire. »

« On les voudrait hideux, les monstres.
Dans les villes, dans la foule, leurs démons sont invisibles. Ils nous frôlent sans que l’on frémisse. Leurs sourires ressemblent aux nôtres, on les côtoie, on les voisine, on les invite. Ils nous charment ou nous indiffèrent, car ils sont bien normaux, les monstres. Leur peau, leur voix, leurs gestes, tout en surface est identique à l’ordinaire. Mais, quelque part, une ombre s’est posée. Elle s’est nourrie silencieusement d’une blessure, d’une humiliation, d’une violence, d’une anomalie, d’une malfaçon. Elle s’est posée sur une fine craquelure qu’à coups de bec et de griffes elle a transformée en faille. Un gouffre, un piège pour la raison, et s’engendre la colère. La colère si jouissive à libérer, pour que sur d’autres se pose une partie de l’ombre. Pensant ainsi s’alléger, le monstre s’enferme et nourrit son serpent, toujours plus affamé. »

« L’avion décolla de Roissy puis traversa la France par l’ouest, passant obligatoirement au-dessus d’un bon nombre de déclarations d’amour, de crises de couple, de crises de nerfs, de portes claquées, de coups de fil embarrassés, d’explosions de joie, de parents débordés, de gamins qui refusent d’aller au lit, passant au-dessus d’un monde qui poursuivait son chemin de millions de petites choses insignifiantes et de quelques-unes forcément sublimes ou dramatiques qui remplissent les vies, sans faire cas du Boeing 777 qui le survolait, un monde qui poursuivait son quotidien comme il l’avait fait pendant les dix dernières années durant lesquelles Anna avait disparu. »

« Sur un rythme régulier, son poing s’abattit sur le visage de Sean et ne s’arrêta que lorsqu’il fut recouvert du sang du gamin recroquevillé au fond de sa cabine, défiguré, le nez cassé, une pommette brisée, les lèvres explosées, les arcades fendues, les yeux mi-clos, gonflés et tuméfiés. Il le laissa là, à moitié inconscient, gargouillant dans son hémoglobine, respirant avec difficulté. »

 

Engagé dans l’humanitaire pendant la guerre en ex-Yougoslavie, puis capitaine de police à la section Enquête et Recherche de la police judiciaire du 93 pendant dix-huit ans, Olivier Norek est l’auteur de la trilogie du capitaine Coste (Code 93, Territoires et Surtensions) et du bouleversant roman social Entre deux mondes, largement salués par la critique, lauréats de nombreux prix littéraires et traduits dans près de dix pays.

Avec Surface, il nous entraîne dans une enquête aussi déroutante que dangereuse. Un retour aux sources du polar, brutal, terriblement humain, et un suspense à couper le souffle.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/10/01/surface/

Drame, Folie, Histoire vraie, Polar

Sale temps pour le pays

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1976. Des femmes, pour la plupart des prostituées, sont agressées ou tuées dans le nord de l’Angleterre. La police locale est sur les dents. Un homme dirige l’enquête : George Knox, avec sa gueule à la Richard Burton, ses éternelles Ray-Ban, ses états de service légendaires. Secondé par le détective Mark Burstyn, il se lance à corps perdu dans cette affaire, convaincu que tous les crimes sont liés. Mais le tueur récidive et semble brouiller les pistes à plaisir. Plus le temps passe, plus Knox s’enfonce dans l’abîme. Un abîme à l’image du chaos social et de la dépression qui gagnent le pays…
Fasciné par les possibilités romanesques de l’affaire de l’Éventreur du Yorkshire, Michaël Mention la revisite en passionné de la culture des seventies, entre hommage au roman noir et portrait d’une Angleterre déboussolée, à un moment charnière de son histoire.

 

• Couv_Mention Michaël - Sale temps pour le pays

 

Sale temps pour le pays nous plonge en Angleterre à la fin des années 70, dans un Polar inspiré d’un fait réel qui s’est déroulé de 1975 à 1981. Que ce soit un auteur français qui développe ainsi, les meurs, les tendances politiques de l’époque qui se font et se défont, les cheveux longs, les pattes d’éléphants et qui me remet en tête des musiques et des groupes presque oubliés, je dis “Chapeau” !
Mais comment ce jeune auteur pas encore né en 1975 s’y est-il pris ? 🤣 🤣 🤣
Je plaisante bien sûr. Mais je pense qu’il aura fallu, tout de même, un sacré travail de recherche à Mickaël pour aller jusqu’au bout de son projet.

Un tueur en série qui se prend pour Jack l’Éventreur, sème la panique durant plusieurs années s’attaquant à des prostituées isolées, et parfois même, à des femmes se trouvant au mauvais endroit, au mauvais moment. Pas de chance pour toutes ces jeunes femmes retrouvées nues face contre terre, leur crâne défoncé à coups de marteaux, un tournevis régulièrement planté dans de dos, sans parler des lacérations au ventre et à la poitrine, et des nombreux coups de couteaux reçus !
Les enquêteurs piétinent et tournent en rond, mais quelques flics obstinés, vont s’entêter années après années, obstinés, obsédés, parfois même borderline…

Attention, malgré ce côté polar violent très marqué, le roman de Michaël s’intéresse surtout à cette Angleterre des “seventies”, un pays qui va vivre un véritable tournant dans son histoire politique, économique et sociale. Le pouvoir de l’argent, une population complètement désorientée, un taux de chômage jamais aussi élevé et une “Madame Thatcher” qui arrive dans un pays se trouvant en pleine dépression. C’est tout ça qui m’a plu dans ce récit.
Malgré une période “Peace and Love”, la réalité est toute autre et le lecteur que je suis en à pris plein la tête face au réalisme de l’auteur !

J’ai vraiment adoré suivre ce polar original, hyper-réaliste, avec son écriture directe et créative, ses chapitres courts, sa descente aux enfers, mais non dénuée d’émotion.
Il y a quelques passages très émouvants, le tout, sur une très belle bande originale que j’ai conservé encore quelques jours après… On ne se refait pas !

Merci Michaël…

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Extraits :
« George récupère le dossier et, sous l’article, découvre la fiche d’Emily Oldson : trente-deux ans, mariée, trois enfants, domiciliée à Churwell, sans profession, prostituée occasionnelle, découverte dans le quartier de Chapeltown, près du pub où elle a passé sa dernière soirée. Au rapport d’autopsie, sont agrafées trois photos de la scène de crime, où gît la victime. »

« Penchée au-dessus de la cuvette, Kathryn régurgite sous les yeux de George, désemparé. Elle crache et recommence, si violemment qu’elle perd le foulard qui dissimulait son crâne chauve. George le ramasse et, de l’autre main, lui caresse le dos. Essoufflée, Kathryn lui fait signe de quitter la salle de bains. Il sort, s’assoit sur le lit et attend. Là-bas, continuent les sons insoutenables. Il frémit à chacun d’eux, connecté viscéralement au supplice de celle qu’il aime. Chimio de merde. »

« Réputée être le plus vieux métier du monde, la prostitution a toujours été synonyme de peurs. Un pluriel subi au quotidien : la peur d’être agressée, volée, violée, arrêtée et tuée. Permanente, cette angoisse est devenue obsessionnelle depuis que sévit « L’Éventreur ». De Leeds à Bradford, en passant par Manchester, “les filles” du Nord se sont donc organisées : certaines ne consacrent qu’un temps imparti à chaque client, d’autres opèrent en duo ou notent les plaques d’immatriculation. »

« – Michaël Mention du Monde, Paris : est-il toujours membre du R.I.O. ? demande celui-ci dans un anglais catastrophique.
– Non.
– Dans ce cas, pourquoi…
– J’ai dit “une question par personne”. »

 

Michaël Mention, né le 13 novembre 1979 à Marseille. Après avoir dessiné des BD dans son adolescence, il publie son premier roman en 2008.
• Grand Prix du roman noir français en 2013 au Festival International du Film Policier de Beaune2 (Sale temps pour le pays)
• Prix du polar lycéen d’Aubusson en 2014 (Sale temps pour le pays).
• Prix Transfuge Meilleur Espoir Polar 2015 (… Et justice pour tous)

Drame, Noir, Polar, Suspense

Une bonne raison de mourir

de Arthur Caché
Broché – 5 octobre 2023
Éditeur : Taurnada

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Quand un ancien géologue disparaît mystérieusement près de Paris, Beryl, jeune chef de groupe à la Crim’, se saisit aussitôt de l’affaire. Assistée de Rudy, son adjoint au passé tourmenté, puis d’Ara, un ancien flic reconverti dans le trafic de contrefaçons, elle remonte la piste d’une compagnie pétrolière en Turquie. Mais tandis que les découvertes troublantes se multiplient et que les cadavres s’accumulent, des profondeurs de la mer Noire surgit un terrible secret… Beryl comprend alors que le plus effroyable des comptes à rebours a déjà commencé…

 

• Couv_2023-106_Caché Arthur - Une bonne raison de mourir

 

Un grand merci à Joël pour ce nouveau service de presse.

Je me demande vraiment comment Taurnada éditions arrive à trouver des auteurs proposant régulièrement des romans d’une telle qualité. Impossible de s’ennuyer une seule seconde.

Je découvre Arthur Caché avec cet excellent second roman et de plus, un sujet que je n’avais pas encore eu l’occasion de lire.
Un polar qui gravite entre le monde de l’industrie pétrolière, les escroqueries à une échelle mondiale et des politiciens et des hommes d’affaires véreux. L’intrigue aurait pu être classique, mais l’auteur a su trouver le bon rythme. En effet, Arthur alterne son récit intelligemment entre la science, le domaine de la recherche pétrolifère sans jamais laisser de côté l’enquête policière qui, chapitre après chapitre gagne en puissance et en rebondissements !
Durant ma lecture, j’ai essayé de deviner le travail énorme de recherche nécessaire à Arthur, sur la complexité de la thématique abordée, et sa transposition, qui en fait un roman dynamique plein de suspense, fluide, très agréable, mais surtout accessible à tous, où rien n’est laissé au hasard !

Sur fond d’extraction de pétrole et de gaz, Arthur nous emmène à travers une enquête inquiétante, semée de cadavres qui suit la disparition d’un scientifique qui détenait des informations à priori d’une importance capitale, qu’il souhaitait transmettre à Beryl, cheffe de groupe de la Crim’, qui n’est autre que la fille de l’un de ses anciens amis reporters, aujourd’hui décédé.
La surprise passée, c’est l’implication de son père dans cette enquête, qui va la mener à l’étranger, qui lui donnera la force nécessaire malgré les risques et les périls encourus.
Une enquête sans temps morts, pour la jeune policière et son adjoint.

Une très belle surprise pour ma part. Impossible de lâcher ce roman avant le point final… qui n’en est peut-être pas un !
Un sujet passionnant que je ne peux que vous recommander…

Arthur Caché, un auteur à suivre !

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Extraits :

« Dire que Rudy Ferey revenait de loin était un euphémisme. L’intervention d’une psychologue plus armée que les autres (et aussi mieux entourée, son ami procureur de la République ayant accepté d’effacer le casier judiciaire de son patient) lui avait permis de s’extirper de cette situation désespérée et de retrouver le chemin du succès. Bac, licence, école d’officiers. »

« Elle vit son supérieur opiner d’un air grave – de circonstance par rapport à la situation -, mais devina à son regard brillant sa satisfaction de voir son équipe occupée sur cette nouvelle affaire. L’ADN de la brigade criminelle, ce sont les enquêtes ; pas les heures à jouer aux cartes en attendant que tombe un cadavre. »

« L’appel à l’aide était venu d’un ami de son père, voilà pourquoi elle se sentait obligée d’y répondre. Y renoncer serait revenu à trahir l’homme qu’elle admirait le plus sur cette planète. »

« “Au fait, pourquoi est-ce que vous nous aidez ?”
L’homme remonta la fermeture Éclair de son blouson et la considéra avec gravité.
“Pour la même raison pour laquelle j’ai quitté la police : l’envie d’être du bon côté”, lâcha-t-il.
Rien dans cette réponse ne sembla à Beryl de bon augure pour la suite. »

« “Le pétrole naît de la transformation, dans les profondeurs de la Terre, de la matière organique issue des restes de plantes ou d’animaux morts. Cette transformation s’effectue sur des dizaines de millions d’années, et voit à terme se créer une substance – du pétrole ou du gaz, selon la profondeur – qui va migrer naturellement vers la surface.” ! »

 

Arthur Caché est né à Reims en 1984. Après une première partie de carrière en tant qu’ingénieur en France et à l’étranger, il s’installe dans les Vosges avec sa famille et décide de se consacrer à l’écriture.
Il publie en mai 2020 son premier roman, Le Cercle des Hellébores Noirs, un ouvrage à mi-chemin entre thriller social et roman noir, dans lequel il dénonce le fléau des violences sexuelles contre les femmes.
Une bonne raison de mourir est son deuxième roman.

Émotion, Drame, Noir, Polar

Surface

de Olivier Norek
Broché – 4 avril 2019
Éditeur : Michel Lafon

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PRIX 2019 MAISON DE LA PRESSE

Ici, personne ne veut plus de cette capitaine de police.
Là-bas, personne ne veut de son enquête.

 

• Couv_2023-105_Norek Olivier - Surface

 

Une histoire très prenante qui va au-delà d’une enquête policière !

Noémie Chastain n’est plus.
Désormais, il faudra l’appeler No…

Suite à une descente chez un dealer parisien qui tourne très mal, Noémie… euh pardon ! No, reçoit une balle dans le visage durant l’intervention.
Défigurée, blessée à l’extérieur comme à l’intérieur, elle est prise en charge par un psychiatre qui s’occupe des soldats de retour du Moyen-Orient. Après une longue période de convalescence et un traitement psychologique, certains collègues et sa hiérarchie du 36 voient d’un mauvais œil un retour à son service. Elle constatera d’ailleurs par elle-même, qu’elle n’est pas encore prête à reprendre ses fonctions. Très vite No, se retrouve parachutée, par une “mutation temporaire” dans un petit village du sud de la France en Aveyron.
Elle vit mal son exil et son rythme de travail parisien dérange très vite ses nouveaux collègues locaux. L’apparence tranquille du village et de ses habitants cache des secrets qui ne vont pas tarder à remonter à la surface.
Le cadavre d’un enfant est retrouvé en plein milieu d’un lac créé par un barrage, il y a quelques années, dans un fût qui flotte librement…

Le récit commence vite et fort.
Bien qu’il s’ouvre son récit avec une scène et un décor familiers de sa série Code 93, “Surface” a un style et un rythme très différents de ceux auxquels Olivier m’avait habitué, meurtres liés à la drogue, les banlieues parisiennes surexcitées. Ici nous avons des habitants d’un village semblant tous stéréotypés, des policiers un peu naïfs, avec aux commandes un maire très ambitieux, ouvertement raciste qui veut redresser la situation de la région et de son village, à tout prix… Mais tout ne sera pas tel qu’il le paraît…

Un récit bien structuré, intelligent, où j’ai aimé tout particulièrement le suivi du personnage principal Noémie, durant sa reconstruction mentale. Un récit où Olivier après avoir ferré ses lecteurs se permet de les “promener” dans tous les sens grâce à son intrigue intelligente et à son rythme de révélations, on voit bien qu’il sait de quoi il parle… Il y a aussi de nombreuses sensations fortes.

Un polar prenant, très agréable à lire, très pro !

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Extraits :

« Pendant cette tempête de douleur et de terreur, elle ne les avait pas quittés du regard. Paralysée, mais consciente. Son œil gauche était fixé sur eux, l’autre était aveuglé par le sang.
Le calme revint et les trois ambulanciers se concentrèrent de nouveau sur leur mission.
Sauver un flic. »

« Elle cligna de l’œil, une fois.
De l’autre côté du miroir, l’étrangère cligna aussi. Elle s’était préparée à voir son visage, même accidenté, mais ce n’était plus son visage. Elle ne s’identifia pas à l’écorchée d’anatomie qui la fixait.
“C’est mon moi mort que je regarde.” »

« Elle fut réveillée en sursaut vers minuit par un cri animal déchirant, une complainte douloureuse. Elle dressa l’oreille, mais n’entendit plus rien. Elle se glissa alors sous les draps et tourna sur elle-même à la recherche d’un sommeil qui se joua d’elle jusqu’au lever du soleil.
Noémie avait espéré laisser ses nuits blanches à Paris, mais elles lui étaient restées fidèles jusqu’ici. »

« Depuis les premières gouttes tombées la veille sur Avalone, la pluie n’avait pas cessé. On avait installé une table sur tréteaux entre deux allées du cimetière et planté un parasol en plastique au-dessus, afin de protéger les archives. Milk cochait sur le listing et écartait les copies des actes de décès au fur et à mesure que Bousquet et Valant criaient à voix haute les noms marqués sur les stèles.
– Claire Favan ?
– Ouais, confirma Milk. Favan, Claire, je l’ai.
– Jacques Saussey ?
– Saussey, Jacques, je l’ai. »

 

Engagé dans l’humanitaire pendant la guerre en ex-Yougoslavie, puis capitaine de police à la section Enquête et Recherche de la police judiciaire du 93 pendant dix-huit ans, Olivier Norek est l’auteur de la trilogie du capitaine Coste (Code 93, Territoires et Surtensions) et du bouleversant roman social Entre deux mondes, largement salués par la critique, lauréats de nombreux prix littéraires et traduits dans près de dix pays.

Avec Surface, il nous entraîne dans une enquête aussi déroutante que dangereuse. Un retour aux sources du polar, brutal, terriblement humain, et un suspense à couper le souffle.

Folie, Frisson horreur, Noir, Polar, Suspense, Thriller psychologique

Labyrinthes

de Franck Thilliez
Broché – 4 mai 2023
Éditeur : Pocket

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L’oubli comme seul témoin… Une enquête en forme de labyrinthe.

Une scène de pure folie dans un chalet. Une victime au visage réduit en bouillie à coups de tisonnier. Et une suspecte atteinte d’une étrange amnésie.
Camille Nijinski, en charge de l’enquête, a besoin de comprendre cette subite perte de mémoire, mais le psychiatre avec lequel elle s’entretient a bien plus à lui apprendre. Car, avant de tout oublier, sa patiente lui a confié son histoire. Une histoire longue et complexe. Sans doute la plus extraordinaire que Camille entendra de toute sa carrière…

“Franck Thilliez nous entraîne avec Labyrinthes dans un formidable casse-tête, brillant exercice de style où plusieurs intrigues se déroulent de front, se superposent
puis fusionnent, pour dévoiler, en fin de compte, une stupéfiante vérité.”

Le Figaro magazine

“Le roi du polar a encore frappé !
Un incroyable dédale qui ne laisse pas une seconde de répit.”
Cosmopolitan

“Retrouvez le romancier, expert ès thriller, qui une fois encore
prend plaisir à explorer les dédales du cerveau humain.”
Femme actuelle

“Aussi déroutant qu’haletant.”
France Dimanche

 

• Couv_2023-102-Thilliez Franck - Labyrinthes

 

Comme le dit si bien Franck Thilliez lui-même : “Cette histoire de fous !”

Si Labyrinthes peut très bien se lire sans avoir lu Le Manuscrit inachevé et Il était deux fois, je vous les conseille quand même, afin d’apprécier pleinement ce dernier volet qui vient conclure cette superbe trilogie.

Dès les premières lignes, j’ai compris que j’allais passer un sacré moment, mais j’avoue que j’étais très loin d’imaginer tout ça…
Quel autre titre Franck aurait-il pu choisir pour clôturer cette trilogie ? Il résume à lui seul les nombreuses pistes qui paraissent très embrouillées tout le long du roman, pour, dans le dernier chapitre, boucler la boucle qui mène vers une fin… Mais est-ce vraiment une fin ?

Franck est un auteur que j’apprécie énormément, il n’hésite jamais à créer des ambiances particulières, imbibées de mystère et pleines de tension. J’ai trouvé son récit incroyable, d’autant plus qu’il est basé uniquement sur des faits avérés. Je vous conseille de bien vous installer au fond de votre fauteuil, et préparez-vous à en prendre plein la tête !

Dans ce roman choral, Franck a donné les rôles principaux à des femmes, leur consacrant systématiquement un chapitre chacune, à tour de rôle, pour mieux nous immerger, et surtout mieux nous perdre. Il y a un bon suspense, la tension va crescendo, c’est très addictif. Âmes sensibles s’abstenir, le sujet : “La violence dans l’Art”, combiné avec des passages particulièrement cruels, pourrais être dérangeant pour certains lecteurs…

Quant à la fin, comme d’habitude, parfaitement maîtrisée, que je n’ai pas vu venir du tout, elle relève du grand art, et m’a laissé complètement coi !

Prêt pour un grand bol d’adrénaline ?
Avec ce thriller, vous mettrez les pieds dans un univers où chacun essaiera de trouver ses propres repères. Mais attention, ne vous fiez jamais aux apparences…

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Extraits :

« Face à eux, la patiente dormait ; le bip lent de l’électrocardiogramme indiquait un sommeil paisible qu’il n’était pas question de perturber.
– D’après ses médecins, physiquement, il n’y a pas de risques. Les analyses biologiques révèlent des carences, mais rien de grave. Quant à ses engelures, même si certaines sont assez profondes, elles ne laisseront pas de séquelles. Psychologiquement, en revanche, c’est une autre histoire. Je vais faire au plus simple : tout a disparu de sa mémoire.
– Quand vous dites “tout”…
– L’intégralité de sa vie d’avant. Elle ne se souvient de rien. Une page blanche. »

« Quitter un cauchemar pour se réveiller dans un autre, pire encore… Tout tourbillonnait autour d’elle lorsque Julie tenta de se redresser. C’était comme dans un manège infernal, un bateau pirate de foire qui tournait autour d’un axe et vous maintenait la tête à l’envers durant d’interminables secondes. La nausée l’envahit, mais elle n’avait rien à régurgiter. Elle s’appuya de ses deux mains sur le sol, essaya de se lever. Le poids de son corps l’attira inexorablement vers le bas et elle se retrouva affalée sur une espèce de linoléum tendre. »

« Elle décida de profiter des heures qu’elle avait devant elle pour mener des recherches sur Internet autour de ses pertes de mémoire. Elle tapa des mots-clés comme « souvenirs erronés », « confusion, mélange souvenirs », « tumeur, cerveau, mémoire ». Et fut rapidement orientée vers la notion de « faux souvenirs ». Des spécialistes expliquaient que chaque individu avait des événements profondément transformés, voire inventés, ancrés dans sa mémoire. Le cerveau étant malléable, il se réorganisait en permanence, et un souvenir n’était pas une photo précise, comme on l’avait longtemps pensé : chaque fois qu’il remontait à la surface, il se reconstruisait avec de nouveaux éléments, mutait, et était réenregistré ainsi.
En définitive, plus on se remémorait un instant, plus celui-ci s’éloignait de la réalité du passé. »

« Vas-y, vas-y !
Véra encourageait la flamme alors qu’elle se propageait du papier au bois sec. La danse se transforma aussitôt en une grande valse rougeoyante. Et la survivante poussa un rugissement de joie. Au bout d’une minute, la chaleur vint heurter son corps. Elle s’approcha. Le feu rentrait en elle et entraînait une piqûre à la limite du supportable sur ses plaies, mais elle devait tenir. Son sang se fluidifiait, ses artères se dilataient enfin. La vie revenait, la chair rosissait, même si les ongles demeuraient, eux, d’un blanc presque bleu. »

 

Né en 1973 à Annecy, Franck Thilliez, ancien ingénieur en nouvelles technologies, vit actuellement dans le Pas-de-Calais. Il est l’auteur d’une vingtaine de romans dont La Chambre des morts, adapté au cinéma en 2007, prix des lecteurs Quais du Polar 2006 et prix SNCF du polar français 2007, Puzzle (2013), Rêver (2016), Le Manuscrit inachevé (2018) ou bien encore Il était deux fois (2020). Il est également connu pour avoir donné vie à deux personnages emblématiques, Franck Sharko et Lucie Henebelle. Ces derniers sont réunis pour la première fois dans Le Syndrome [E] (2010), qui a été adapté en BD et est actuellement en cours d’adaptation pour une mini-série qui sera diffusée sur TF1. De plus, ces deux personnages sont présents dans les récents Sharko (2017) et Luca (2019) chez Fleuve Éditions. Son recueil de nouvelles, Au-delà de l’horizon et autres nouvelles, a paru en 2020 chez Pocket. Franck Thilliez a publié 1991 chez Fleuve Éditions en 2021, ainsi que Labyrinthes chez le même éditeur, en 2022.
Ses titres ont été salués par la critique, traduits dans le monde entier et se sont classés à leur sortie en tête des meilleures ventes.

Franck Thilliez est aujourd’hui le 3e auteur de fiction moderne le plus lu en France.

Drame, Folie, Frisson horreur, Noir, Polar, Thriller

Dualité

de Sébastien Jullian
Broché – 16 juillet 2022
Éditeur : Atramenta

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Et si vous étiez prisonnier d’un crime qui ne porte pas de nom ? N’avez-vous jamais l’impression que certaines paroles ont été écrites pour vous ? N’y a-t-il pas un autre « vous » qui sommeille ? Que vous susurre-t-il à l’oreille ? Julien se réveille couvert de sang. Une arme à la main, sans victime apparente, et incapable de se rappeler du moindre souvenir. Pris au piège, cet homme au premier abord discret et sans histoire se retrouve rongé par l’angoisse et les émotions antonymes qui, du jour ou lendemain, paralysent son existence. Il part en quête de vérité, sans savoir qui il est réellement et en qui il peut avoir confiance. Cette épreuve semble révéler en lui un être sombre, au comportement impulsif et troublant. Un thriller glaçant sur le thème de la double personnalité qui nous plonge constamment dans le doute et les impressions contradictoires. Le récit est entrecoupé de discussions anonymes qui entretiennent l’incertitude et l’imagination.

 

• Couv_2023-101_Jullian Sébastien - Dualité

 

J’ai toujours un faible pour les premiers romans… Et encore une fois…
Ça frappe très fort !
Sébastien nous offre un thriller vraiment glaçant, très perturbant et captivant du début jusqu’à la dernière ligne !

Je retrouve déjà, dès ses premières pages, le potentiel de l’écriture surprenante qui tenait déjà toutes ses promesses, dans “On l’emportera dans la tombe”. Mais avec “Dualité”, son écriture est vraiment à fleur de peau !

L’intrigue est super bien menée, et rassurez-vous, je ne dévoilerai absolument aucune information, ce serait vraiment dommage pour les futurs lecteurs.
Un superbe récit très addictif lu d’une traite, une bande originale qui décoiffe et plus encore, Slipknot, Korn, Marilyn Manson, des personnages plus fous les uns que les autres, des policiers complètement perdus…
Mais que demander de plus ?

Sébastien m’a baladé comme un gamin dans cette atmosphère étrange. Il fallait une sacrée imagination et une bonne dose d’audace pour écrire un tel récit. J’ai rarement lu quelque chose d’aussi torturé, machiavélique et aussi bien construit, dans une tentative de semer le lecteur, et la fin… Magistrale…

Un livre que je recommande à tous ceux qui n’auront pas peur de devenir fou, peut-être ?
Ou, qui voudront en savoir un peu plus sur ce nouvel auteur ?
Mais un conseil, accrochez-vous bien !
Soit Sébastien Jullian, est un excellent écrivain, soit c’est un véritable psychopathe 😂😂😂.
L’avenir nous le dira !

Sacré premier roman… Sébastien m’a mis la tête en vrac !

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Extraits :

« – C’est moi. Je ne peux pas passer te voir tout de suite.
– Pourquoi ? Où es-tu ?
– J’ai tout préparé. C’est au point. Ce sera pour ce soir.
– Non ! Tu vas trop vite. Nous ne sommes pas prêts, c’est trop risqué, ne fais pas ça !
– Ne crains rien, tout se passera bien, tu as ma parole. Tout est réglé comme du papier à musique.
– Si on nous prend ? Si on nous voit ?
– On ne nous prendra pas…
– J’ai peur… »

« À ce moment précis, je crois que je suis revenu à la vie.
Où suis-je ? Que m’est-il arrivé ? J’arrive à peine à bouger.
Je m’appelle Julien Servian. J’ai mal. Je pleure. Cette sensation de peur si angoissante… Les yeux gonflés et humides, fixés sur mes mains ensanglantées que je pointe devant mon visage. La panique me coupe la respiration. »

« Je suis arrivé chez mes parents vers 10 heures. À peine garé, Maman est venue à ma rencontre et m’a embrassé comme on embrasse son fils revenu du front, sain et sauf. Elle n’avait pas d’odeur. Nos deux corps semblaient si glacés. Dans la lueur de ses yeux pétillants, le bonheur de partager un peu de temps avec son seul enfant. On ne se rend jamais assez compte à quel point on fait du mal à nos mères en se cachant tout au long de l’année. Comment peut-on passer d’un état où l’on vit avec ses parents nuit et jour à seulement quelques visites par an ? »

« À peine le temps de saisir ma veste et je suis dehors, prêt à exploser. Il faut que je parte errer, m’oxygéner, sentir l’odeur de la rue. Perdu pour perdu, plutôt que d’attendre sagement la mort, le mieux est de partir en chasse. Il faut que j’aille me vider l’esprit.
Je monte dans la voiture et démarre. Mal à la tête, pas de ceinture, fatigué, névrosé. Je pars pour l’inconnu. Au cas où, le couteau est toujours là, dans le coffre. Malheur à celui qui croisera ma route. »

Informaticien de métier, entraineur de football et père de deux enfants, j’ai pris le gout de la lecture depuis 2016. Les trajets en train, la sieste des enfants, les insomnies nocturnes, sont autant de moments qui m’ont également permis de m’adonner à une nouvelle passion : l’écriture de thrillers.

J’aime qu’un roman ne dévoile jamais tous ses secrets et laisse une part d’interprétation au lecteur. Un bon livre est un livre qui joue avec nos nerfs…

Mon second roman « La Genèse du Talion » est disponible depuis septembre 2019. L’intrigue se situe en 2018, au cœur du commissariat de Grenoble mais également en Savoie et en Croatie. Il s’agit d’un thriller fluide et captivant croisant divers évènements comme l’assassinat d’un avocat, un suicide mystérieux, et un « cold case » au sujet du viol d’un jeune lycéen s’étant donné la mort il y a 14 ans. A l’époque, quatre de ses camarades avaient été accusés puis acquittés après un procès stérile.

L’enquête va peu à peu mettre au gout du jour une terrible vengeance, orchestrée de manière millimétrée et infaillible. Le roman aborde divers thèmes comme le harcèlement scolaire, le piratage informatique mais également l’influence exercée autour des personnalités de forte notoriété lorsqu’elles sont impliquées dans une affaire judiciaire de grande ampleur.

On l’emportera dans la tombe
https://leressentidejeanpaul.com/2023/08/16/on-lemportera-dans-la-tombe/

Émotion, Drame, Noir, Polar, Suspense

La joggeuse

Une enquête de Lola Duval
de Chris Loseus
Broché – 22 août 2023
Éditeur : Autoédition

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Deux meurtres le même jour à 1200 km de distance. L’un à Nice, l’autre au Mont-Saint-Michel. Deux joggeuses portant des stigmates identiques à ceux retrouvés sur une première victime trois ans plus tôt.
Qui est la prochaine victime ?
Qui est l’assassin ?
Lola dispose de quatre jours pour déjouer un plan machiavélique.

 

• Couv_2023-098_Loseus Chris - LA JOGGEUSE

 

Lola Duval, jeune maman et capitaine de police, s’apprête à fêter son dixième anniversaire de mariage. Malheureusement, sa soirée va être complètement bouleversée par une sonnerie de téléphone. Un appel de son supérieur, qui lui somme de le rejoindre sur le lieu d’un nouveau crime en forêt près de Nice. Le cadavre d’une joggeuse qui les ramène étrangement vers une enquête non élucidée datant de trois ans. Quelques heures plus tard, elle apprend qu’un crime absolument identique a eu lieu à quelques heures d’intervalle. C’est encore une joggeuse, à plus de mille deux cents kilomètres du premier meurtre, en Bretagne, avec les mêmes signatures très particulières… Le meurtrier se permet même de contacter la police, pour leur indiquer un nouveau meurtre qu’il a l’intention de commettre quatre jours plus tard, très exactement…

Commence alors, pour Lola et son équipe, une course contre la montre effroyable !

J’avais déjà lu des romans de Chris Loseus et à chaque fois, c’est pareil, c’est très rythmé, pas de temps mort, un bon suspense, et il arrive très vite à m’entraîner dans ses aventures palpitantes. Mais ce coup-ci le sujet est différent, l’émotion prime sur le récit en lui-même et ses personnages sont attachants quels qu’ils soient. D’ailleurs, même Lola est très différente de “La Femme Flic” à laquelle nous pourrions être habitué.

J’ai beaucoup aimé le sujet de l’intrigue, et la façon dont elle est menée, l’écriture est percutante et très visuelle… Et le bonus, c’est de savoir que nous allons retrouver Lola dans de nouvelles enquêtes !!!

Un excellent roman à vous procurer au plus vite…
Bravo Chris !

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Extraits :

« Soudain, elle entendit le souffle d’un joggeur évoluant dans la même draille du maquis. Une sente sinueuse tracée autrefois à travers un inextricable fouillis végétal.
Il sembla mettre ses pas dans les siens. Elle imagina qu’il s’agissait d’un coureur expérimenté. Un sportif aguerri, capable de canaliser son énergie pour optimiser ses mouvements et son allure. Cette pensée la troubla.
Il respirait rapidement, mais profondément, produisant une mélodie sourde qui montait jusqu’à Lucie, comme un leitmotiv lancinant. »

« Le martèlement des pas rapides gagnait en intensité derrière elle.
Une petite voix intérieure lui cria d’accélérer ! Elle allongea nerveusement sa foulée et parvint à distancer le Souffle. »

« C’était entre nous. Nous ne voulions pas subir de pression. Éviter les conseils… Plus vous en parlez autour de vous, plus vous stressez. C’est un cercle vicieux.
Lola tendait l’oreille. Des « suggestions » comme celles faites par ses parents lorsqu’ils essayaient, Pierre et elle, d’avoir leur premier bébé. Des remèdes à la poudre de perlimpinpin, des remarques sur l’environnement de travail de Pierre. Un bureau surchauffé. « Ce n’est pas bon pour la fertilité, tu sais ? Des études ont été faites… Tu devrais le lui dire ! » Ou encore : « Tu devrais perdre du poids. L’embonpoint ce n’est pas bon pour une grossesse…»
Elle voyait, oui. Les « il faudrait que… J’ai lu quelque part que… Si j’ai un conseil à te donner… »

« Lola catégorisait les hommes. Il y avait les insouciants, les irresponsables, les égoïstes (et ils étaient nombreux) et les piliers. Ces êtres capables de braver les tempêtes à vos côtés quoiqu’il arrive. »

« Lola détestait les hôpitaux. Le sol qui feutrait les pas et collait à vos semelles comme de la glue. Les odeurs de bouffe cuite à l’eau mélangées à celles des produits désinfectants. Les murmures dans les couloirs. Les yeux rougis par les larmes. »

« Les technologies modernes nous éloignent des vraies valeurs, du goût de l’effort, de la concentration, de la remise en question… Les médias, les réseaux sociaux… Devant les arrêts de bus, dans les salles d’attente… Les gens passent leur temps les yeux rivés sur un écran. »

 

Chris Loseus est un auteur français.

Amoureux des grands espaces il vit dans les Alpes avec sa femme et ses enfants. Il se rend régulièrement aux états-unis pour être au plus proche de ses intrigues.

Il est l’auteur, notamment, de :
– Nouvelle ère (2014),
– 3600 Prospect avenue (2015),
– Chatsworth Creek (2016),
– Résurrection (2017),
– Phobia (collectif 2018)
– Bill dangereuse innocence (2019)
– Le voyage de Madison (2019)
– Les parapluies noirs (2020)…

Dans son nouveau roman, il nous entraine au cœur d’une enquête aux côtés de Lola Duval, une jeune mère de famille capitaine de police.