Noir, Suspense

Un samedi soir entre amis

de Anthony Bussonnais
Poche – 5 février 2020
Éditeur : Préludes

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Claire, inquiète, consulte à nouveau son portable. Il est vingt heures passées et son petit-ami, qui était censé venir la chercher, est introuvable. Cela fait bientôt six mois qu’ils sont ensemble, Claire le connaît bien. Medhi est toujours à l’heure.
François est extrêmement organisé. Grâce à lui, la soirée du samedi est devenue un évènement incontournable que ses voisins, choisis avec le plus grand soin, ne rateraient pour rien au monde. C’est le moment idéal pour décompresser et se relâcher.
En plein cœur de la forêt, Medhi est nu. Il tremble. Malgré l’obscurité, il parvient à repérer plusieurs personnes autour de lui, les rires vont bon train, tout le monde semble à la fête… Mais qu’attend-on vraiment de lui ?

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Coup de poing littéraire !

Il y a quelques jours j’ai reçu ce roman dans ma boîte aux lettres…
Pas d’identité.
Pas de petits mots.
Une vrai surprise… Alors, qui que tu sois, un grand merci à toi qui m’a permis de découvrir un nouveau “talent” !

Accrochez-vous bien !
À ce que vous voulez, mais accrochez-vous. À une chaise, un fauteuil, un oreiller pourquoi pas ! Sinon vous risquez de ronger tous vos ongles !
Et c’est parti…

J’ai ouvert le livre, lu les premières pages et d’un seul coup, c’est un véritable tourbillon qui m’a emporté. Écriture fluide et incisive, histoire captivante, rythmée, angoissante et violente à la fois, je suis très curieux de savoir ce que nous dira la suite. Le roman se lit très vite. En tant que lecteur je me suis très vite attaché à Medhi et à Claire, tout en étant fasciné et surpris par le style et la “fraicheur” de l’auteur, qui ne nous épargne pas grand-chose. J’ai vécu littéralement les actions et le stress qu’ils subissent durant toute ma lecture. Oui ! Il y’a sûrement des lecteurs qui vont penser et dire qu’Anthony va trop loin. Oui ! Parfois c’est presque caricatural.
Mais c’est diablement efficace !
Anthony ne laisse aucun temps-mort à ses lecteurs.

Beaucoup d’émotions et d’action, je n’ai pas mu le lâcher.
“Un samedi soir entre amis” aurait pu être un vrai coup de cœur, mais il m’a manqué un petit “je ne sais quoi” à la fin du roman, qui m’a paru un peu trop rapide, pas assez développé… Dommage.

Cela reste malgré tout un très bon récit que je conseille à tout ceux qui n’ont pas froid aux yeux et qui sont en recherche constante de nouveauté,
Lisez-le !

Un grand merci Anthony…

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Extraits :

« Le fait est que, par ici, dans la France profonde, le racisme est ordinaire. Mehdi l’a maintes et maintes fois constaté. On dit « bougnoule » comme on dit « négro ». Sans gêne. En riant, même. Mais les gens vous diront qu’ils ne sont pas racistes. Non, c’est juste qu’ « il y a trop d’immigrés », « trop d’Arabes ». Qu’ « ils n’ont pas à nous imposer leur religion », « leur religion de terroristes ». « Mais je ne dis pas ça pour toi », le rassurent ceux osent sortir ces clichés devant lui. Mehdi ne compte plus les fois où on lui a avoué : « Je n’aime pas les Arabes, mais toi je t’aime bien ». Cette phrase résume à elle seule la stupidité de leur raisonnement. Si tant est qu’ils raisonnent. Car en réalité ils ne connaissent pas d’Arabes (ou alors un ou deux, mais qui ne sont pas représentatifs, à leur avis), n’ont aucune idée ni de ce qu’est l’Islam ni du contenu du Coran. »
…/…
« La nuit est épaisse, noire. Pas une étoile n’est visible dans ce ciel couvert. Seule la lune parvient à se montrer, partiellement, entre les nuages bas. La faible averse a cessé à l’instant, elle a été de courte durée. Il a plu ainsi toute la journée. »

 

 

Né le 06 Novembre 1980 à Saumur, Anthony Bussonnais a grandi et vit toujours dans le Maine-et-Loire. Depuis tout petit, il cultive une relation privilégiée avec l’écriture. Son aisance à trouver et à jouer avec les mots lui ont très tôt permis de se démarquer, de séduire, de toucher. Son parcours scolaire peu édifiant, malgré ses capacités peu ou pas exploitées, le mènera naturellement à un bac littéraire qu’il parviendra à décrocher. À 17 ans, il quitte le circuit de l’éducation nationale puis entre dans la vie active. Sa passion pour les mots reste intacte. Sans ne jamais réellement exploiter son art, il écrit souvent quelques lignes, des textes entiers parfois, en rimes toujours.

En 2015, alors que depuis quelques temps déjà trotte dans sa tête l’idée, il entame l’écriture de son premier roman, Un mal pour un mal, en se défiant de le terminer dans l’année. Ce qu’il parvient à faire. Son premier projet abouti. En 2016 il le publie, faisant le choix de l’indépendance, et donc de l’auto-édition. Le chaleureux accueil reçu par le public et les retours très encourageants des lecteurs le conforte dans son envie de poursuivre.

En Septembre 2017, il publie un recueil de ses textes, jusque là inexploités, intitulé Un peu de moi. Entre humeurs, pensées et réflexions, il traite de thèmes divers. ​

En septembre 2019, son thriller Un samedi soir entre amis, est lauréat du concours Les talents de demain, organisé par Kobo by Fnac et Préludes Éditions.

Polar historique, Suspense

Le Mystère de la Main rouge

de Henri Lœvenbruck
Broché – 22 octobre 2020
Éditeur : XO

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Juillet 1789.

La Bastille vient de tomber. Danton, Desmoulins et Robespierre entrent dans l’Histoire. Au milieu du tumulte, le jeune et brillant journaliste Gabriel Joly a découvert l’identité du Loup des Cordeliers, ce mystérieux justicier qui hante, la nuit, les rues de Paris. Mais alors qu’il est sur le point de le confondre, voilà que celui-ci disparaît !

La course-poursuite s’engage, menant Gabriel jusque dans les maquis de l’île de Corse, sur les traces de la Main rouge, étrange société secrète dont les membres tentent d’influer sur la Révolution en cours.

Accompagné du pirate Récif et de l’intrépide Théroigne de Méricourt, Gabriel parviendra-t-il à retrouver le Loup des Cordeliers et à découvrir ses plus noirs secrets ? Entre complots et trahisons, il devra faire usage de sa plus grande sagacité pour résoudre l’énigme de la Main rouge.

La suite attendue du Loup des Cordeliers, roman salué par François Busnel, de La Grande Librairie.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

La révolution est en marche, accompagnée de son lot de complots et de vengeances. Dans ce second opus, nous sommes à nouveau plongés au cœur de l’Histoire. En ouvrant ce livre, c’est un voyage temporel qui s’offre à nous.

Après le Loup des Cordeliers, ce nouveau roman est dans la même veine. Absolument passionnant !

Alors, plutôt que de répéter, ce qui a déjà été dit par tous les autres lecteurs de ce roman, je vous offre un chapitre complet, afin que vous vous fassiez votre propre opinion !

En attendant la suite…

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Chapitre 14

« De déchirants adieux

 Au loin, sous le manteau de la nuit, les torches des gendarmes dansaient comme autant de lucioles derrière les arbres. Mais cet lucioles se déplaçaient bien vite et, dans quelques instants seulement, elles seraient déjà sur eux.
 Le loup, tendu sur ses pattes antérieurs, grognait et, malgré sa blessure au flanc, semblait être prêt à bondir. Lorette senti qu’une boule se former dans sa gorge. Elle savait qu’il n’y avait que deux issues possibles à la scène qui se préparait et qu’aucune ne lui était acceptable. Fuir, ou combattre.
 Combattre, c’était tuer six gendarmes qui, à sa connaissance, n’avaient commis d’autre crime que de remplir leur devoir. Fuir… Eh bien, fuir, c’était se séparer du loup, car, à l’évidence, ils ne pourraient s’échapper en calèche. En outre, l’idée de l’enfermer de nouveau dans une boîte était devenue intolérable à Mlle printemps.
 La jeune femme tourna lentement la tête vers son compagnon et, fût-ce dû aux larmes qu’elle avait dans les yeux ou aux liens indicibles qui s’étaient tissés pendant près de dix ans entre ces deux êtres solitaires, le loup sembla à comprendre la nature du désespoir qui envahissait sa maîtresse. Lorette s’agenouilla près de lui et lui caressa le haut du crâne.
 – Tu vas devoir t’enfuir, Sanna. Et moi aussi. Je ne peux plus t’emmener avec moi…
En disant cela, elle avait mille sanglots dans sa voix, car jamais sur terre elle n’avait eu de compagnon plus fidèle que celui-là, qui avait partagé son secret, son isolement, qui l’avait protégée maintes fois, et qui lui avait offert une confiance qu’aucun loup, d’ordinaire, n’accorde en l’espèce humaine. Il y avait entre ces deux âmes esseulées une indéfectible amitié, une intimité si forte qu’on l’aurait dite inaccessible à l’homme. Et pourtant ils n’avaient à présent d’autres choix que de prendre des chemins différents.
 En signe d’affection, le loup, dont la famille est capable de bien plus d’intelligence et de compassion on ne lui en prête, pencha la tête en geignant, lécha les mains de la jeune femme et leva la patte vers elle comme pour la retenir.
 – Va, mon loup ! Va ! Pleura Lorette.
 Mais la bête se pressait contre elle, se glissait entre ses jambes en poussant des gémissements plaintifs.
 À cet instant, le souffle des chevaux sur lesquels étaient montés les gendarmes se fit entendre dans leur dos. De plus en plus proche.
 – Va ! Ordonna Lorette en tapant dans ses mains pour faire fuir l’animal.
 Le loup recula de quelques pas, tête basse, dans un sursaut craintif.
 – Cours, Sanna ! Pour l’amour du ciel !
 Désorientée, la bête geignait en faisant des cercles hésitants. On eût dit qu’elle implorait sa maîtresse de ne point l’abandonner.
 – Là-bas ! Cria une voix qui n’était plus qu’à quelques foulées.
 Dans une abdication déchirante, Lorette courut vers les chevaux harnachés à la calèche, détacha le plus grand et sauta sur son dos. Se retournant une dernière fois, elle vit le loup qui n’avait pas bougé et lut dans ses yeux une affliction que l’on n’eût pu t’imaginer trouver dans le regard d’une bête.
 La jeune femme, les joues trempées de larmes, abattit sa capuche sur sa tête, pressa des talons les flancs de sa monture et s’en fut dans la forêt comme un spectre nocturne. »

 

Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. Fils d’enseignants, il grandit dans le quartier de la Nation et hérite de ses parents d’une passion pour la culture anglo-saxonne. A 25 ans, après des études littéraires, il épouse d’ailleurs une Anglaise et part vivre avec elle en Angleterre puis ils reviennent en banlieue parisienne. Après quelques pas dans le journalisme et la musique, au milieu des années 90, amoureux des littératures de l’imaginaire, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d’enfance. Après avoir tenu le poste de rédacteur en chef de ce magazine pendant plusieurs années, il décide ensuite de se consacrer pleinement à l’écriture. Il partage aujourd’hui son temps entre les romans et les scénarios, avouant son penchant pour le thriller investigatif, la Fantasy et le roman d’aventure en général.

Historique, Polar historique, Suspense

Le Loup des Cordeliers

de Henri Lœvenbruck
Broché – 24 octobre 2019
Éditeur : XO

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Gabriel Joly, jeune provincial ambitieux, monte à la capitale où il rêve de devenir le plus grand journaliste de son temps. un enquêteur déterminé à faire la lumière sur les mystères de cette période tourmentée.

Son premier défi : démasquer le Loup des Cordeliers, cet étrange justicier qui tient un loup en laisse et, la nuit, commet de sanglants assassinats pour protéger des femmes dans les rues de Paris…

Les investigations de Gabriel Joly le conduisent alors sur la route des grands acteurs de la Révolution qui commence : Danton, Desmoulins, Mirabeau, Robespierre, personnages dont on découvre l’ambition, le caractère, les plans secrets.

Alors que, le 14 juillet, un homme s’échappe discrètement de la Bastille, Gabriel Joly va-t-il découvrir l’identité véritable du Loup des Cordeliers, et mettre au jour l’un des plus grands complots de la Révolution française ?

UN ENQUÊTEUR REDOUTABLE
Une fresque magistrale des premiers jours de la révolution

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Fan de l’auteur depuis ses premiers romans, je ne pouvais pas passer à coté de celui-ci…
Quelle incroyable fresque historique que ce superbe roman, doublement passionnant, où Henri Loevenbruck nous plonge en 1789, période clé du récit.
D’un côté c’est un polar qui nous tient en haleine jusqu’au bout, de l’autre, c’est un vrai roman historique. Le peuple gronde, la Révolution est proche…

L’excellente idée, de ce roman, est de ne pas faire de la Révolution française un formidable arrière-plan mais d’en récupérer des acteurs centraux pour leur donner un rôle important dans l’intrigue. Danton, Desmoulins, Louis XVI et son frère le comte de Provence. Les dialogues les mettant en scène sont souvent repris de discours officiels réellement prononcés.
Mais, l’idée de découvrir Paris à travers les yeux de Gabriel est la meilleure de toutes. Son émerveillement quasi enfantin est contagieux et je me suis pris à rêver, à m’imaginer être à sa place au cœur d’une enquête sanglante.

Si comme moi, vous voulez connaitre l’identité de ce justicier masqué et capé accompagné d’un loup en laisse, qui tue dans les rues de Paris pour protéger des femmes, marquant le front de ses victimes d’une sorte d’un triangle inversé… vous savez ce qui vous reste à faire !

Une écriture fluide et addictive…
Un grand roman à ne pas manquer !

Merci Henri…

La dernière page achevée, j’enchaine directement sur la suite…

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Extraits :

« Tu as raison, citoyenne ! répondit Desmoulins. Les lois ont été écrites par les puissants, pour les puissants. Tout leur est réservé : les grandes entreprises, la gestion des revenus publics et le privilège exclusif de piller l’Etat ! Combien est réduite, en ce bas monde, la part du simple citoyen ! Les dignités, les nobles charges, l’argent, tout est entre les mains des privilégiés, et les vôtres ne sont bonnes qu’à les servir ! »
…/…
« Quand le peuple est dans la misère, il ne se révolte pas : il n’en a pas les moyens. Aujourd’hui, si la France se soulève, contrairement à ce que tout le monde dit, ce n’est pas parce que le peuple est miséreux, c’est parce que le peuple a été éclairé sur sa condition par les Lumières, et que l’Etat, lui, est plus pauvre que jamais… »

 

 

Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. Fils d’enseignants, il grandit dans le quartier de la Nation et hérite de ses parents d’une passion pour la culture anglo-saxonne. A 25 ans, après des études littéraires, il épouse d’ailleurs une Anglaise et part vivre avec elle en Angleterre puis ils reviennent en banlieue parisienne. Après quelques pas dans le journalisme et la musique, au milieu des années 90, amoureux des littératures de l’imaginaire, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d’enfance. Après avoir tenu le poste de rédacteur en chef de ce magazine pendant plusieurs années, il décide ensuite de se consacrer pleinement à l’écriture. Il partage aujourd’hui son temps entre les romans et les scénarios, avouant son penchant pour le thriller investigatif, la Fantasy et le roman d’aventure en général.

Émotion, Suspense, Thriller psychologique

À pas de loup

de Isabelle Villain
Poche – 14 janvier 2021
Éditeur : Taurnada Editions

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Lorsque Rosalie, Philippe et leur petit Martin, âgé de six mois, décident de s’installer à La Barberie, un éco-hameau niché en plein coeur des Alpes-de-Haute-Provence, c’est bien pour fuir un quotidien devenu trop pesant. Pour tenter une expérience audacieuse. Vivre autrement. En communion avec la terre et en harmonie avec les saisons. Mais l’équilibre de cette nouvelle vie va un jour se fissurer. Un grain de sable va s’infiltrer, déstabiliser et enrayer cette belle mécanique. Et ce très beau rêve va se transformer peu à peu en un véritable cauchemar.
Votre pire cauchemar…

 

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Bonjour à toutes et à tous,

C’est un plaisir que de retrouver la plume d’Isabelle…

Tout d’abord, un très grand merci aux éditions Taurnada et à Joël pour ce roman que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire.

Rosalie et son fils Martin ont quitté “leur vie” pour aller dans un village complètement isolé. Ils ont décidé de quitter le monde consumériste et de s’intéresser à ce qu’il y a de plus intéressant, pour eux, le rapport entre l’Homme et la mère Nature…
Tout commence très bien. Ils ont rejoint Michel et quelques autres dans un hameau abandonné qu’ensemble ils ont “retapé”. Très vite ils sont complètement autonome, et s’autosuffisant. Ils sont heureux…

Arrive le jour où Martin est enlevé.
C’est le début du cauchemar !

Isabelle encore une fois a fait très fort.
Je n’ai rien vu venir.
J’étais tellement heureux pour tous les personnages, leur façon de vivre, de s’entraider que j’avais moi-même l’impression de faire partie de leur communauté. Mais surtout je n’ai pas fait attention que très insidieusement, Isabelle est arrivé à créer une ambiance, un univers qui devient étouffant, mais c’est déjà trop tard…

J’ai été, comme vous l’aurez très vite compris, d’abord happé puis complètement conquis par le récit, lu d’une traite et ce jusqu’au dénouement final…
Je ne peux rien dire de plus, mais l’intrigue est un véritable coup de poing !
“À pas de loup”, ou comment, un roman “feel good” se transforme en un thriller psychologique et violent plus que réussi, très bien maitrisé et bien documenté.
Ça fait froid dans le dos !

Merci Isabelle, j’ai aimé tes personnages, j’ai aimé l’intrigue, mais, j’ai surtout aimé n’avoir rien vu venir !

N’hésitez plus, soyez tous les bienvenus au hameau de La Barberie.

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Extrait :

« Caroline et Alain on pensé au départ que ce nouveau projet de vie allait déplaire profondément à leurs trois enfants, adeptes des consoles de jeux, d’Internet et des réseaux sociaux. Mais ils se sont trompés. Les jeunes générations sont désormais fortement préoccupées par l’environnement, par le « zéro déchet». Ils ont envie de léguer à leurs descendants un monde intact. Ils ne considère plus à l’inverse de leurs aînés, que la planète est comme un puits sans fond, dans lequel il est tellement facile de puiser sans jamais contribuer. Alors, lorsque Caroline tombe sur une interview de Michel dans la presse locale, elle est sous le charme. Cette micro-société vivant en quasi-autonomie, dans un endroit de rêve, c’est tout ce qu’ils recherchent. Le retour à l’essentiel. La terre. L’entraide. La communication. Un nouvel équilibre. Un nouveau départ. »

 

Née au Maroc à Casablanca en 1966, Isabelle Villain a travaillé pendant une quinzaine d’années dans la publicité, l’évènementiel et l’organisation de salons professionnels.
Passionnée de romans policiers depuis l’enfance. Elle décide de se lancer dans l’écriture pour mettre par écrit les nombreuses histoires qui lui trottent dans la tête.
Son quatrième roman “Peine Capitale”, publié aux Editions Auteurs d’Aujourd’hui, a reçu le prix Maurice Bouvier en 2015.
“Âmes battues”, le second volet des enquêtes du commandant de Lost, découvert dans “Peine capitale” à reçu le prix du festival du polar de la ville d’Arcachon en 2016, et le prix polar du festival Jeter l’Encre.
“Mauvais genre”, publié aux Éditions Taurnada est sorti le 15 novembre 2018.
“Blessures invisibles”, publié aux Éditions Taurnada est sorti le 9 janvier 2020.
“À pas de loup”, son 7e roman, publié aussi aux Éditions Taurnada est sorti le 14 janvier 2021.

Émotion, Fantastique, Humour, Philosophique, Suspense

13 à table !

Collectif
Poche – novembre 2018/2019/2020/2021
Éditeur : Pocket

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Un livre acheté = 4 repas distribués

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Bonjour à toutes et à tous,

Chaque année j’achète ce “petit” recueil en faveur des Restos du Cœur.
Cela faisait quatre ans que je les cherchais partout dans ma dans ma PAL. Il m’a fallu faire un rangement de “Ouf” pour les retrouver. Dorénavant ma PAL n’est plus classée par ordre d’arrivé, mais par ordre alphabétique !
Je ne vous raconte pas le boulot…

Pour ceux qui ne connaisse pas encore, ce sont des petits livres très touchant, drôle, triste, émouvant, poignant parfois…
J’ai toujours aimé les histoires courtes. Grace à ce recueil, je retrouve des auteurs que je connais déjà et d’autres que je vais découvrir. Mais c’est aussi pour moi le plaisir d’offrir sans modération…

Comme chaque année, les histoires sont écrites autour d’un thème.
Pour la cuvée 2021, 13 à table ! vous fait revivre votre premier amour pour le meilleur et parfois pour le pire…

Depuis 2014, les six premiers tomes de « 13 à table !” ont permis la distribution de plus de 4,5 millions de repas supplémentaires par Les Restos du Cœur…
Aujourd’hui et plus que jamais, ils ont besoin de notre soutien.
Un immense merci à tous les auteurs participants…

N’attendez plus pour faire une bonne action !

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Extraits :

« [Chez nous] c’est un petit appartement avec une seule chambre, celle de mes parents. Moi, je dors dans le salon, sur un lit pliant. Je n’ai pas de bureau, encore moins d’ordinateur. Mes copains, à l’école, se foutent de moi parce que je n’ai ni portable, ni Internet. Mes parents sont pauvres et parfois, je les déteste pour ça. Simplement pour ça… C’est stupide et injuste, je sais. Parce qu’on ne choisit pas d’être pauvre et que mes parents auraient sans doute préféré se vautrer dans le luxe et se la couler douce. Alors, quand ces mauvaises pensées m’envahissent la tête, j’embrasse ma mère un peu plus fort, comme pour me faire pardonner cette faute qu’elle ignore. »

« Dans le vacarme des basses qui rebondissait sur la façade, Alex lança un cri que personne n’entendit. Un de ces cris qu’il n’avait pas poussés depuis l’enfance. Vraiment, ça faisait du bien de hurler comme un sauvage, d’avoir tombé veste et chemise pour danser tel un damné au bord d’une piscine qui sentait plus le champagne que l’eau chlorée. Et, quarante ans ou pas, question danse et alcool, Alex pouvait en remontrer à tous ces jeunots, frais sortis de leur Ecole de Commerce, qui se trémoussaient autour de lui. »

Émotion, Historique, Suspense

Tu as le regard des oubliés

de Cédric Charles Antoine
Broché – 31 octobre 2020
Éditeur : Cédric Charles ANTOINE – Collection LORDKARSEN

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Revenir 30 ans après, quel choc !
Je suis là, assise sur le sol de ce grenier, à contempler un adorable portrait de Philippe enfant, déniché dans un vieil album photo. Il a le regard des oubliés.
Sur son lit de mort, mon mari m’a suppliée de récupérer mon journal intime caché en Normandie depuis toutes ces années. Les souvenirs écrits de notre jeunesse témoignent de la situation extraordinaire dans laquelle nous avons osé nous unir. À l’époque, la passion a été plus forte que la guerre, mais le temps est venu d’expliquer, de contextualiser, de ne plus être dans le déni générationnel. Ma fille a le droit de connaître la vérité sur l’histoire de ses parents.
Le nouveau propriétaire du manoir me croit journaliste, il ne doit surtout pas découvrir mon identité. Mon passé est enfoui entre ces murs. J’ai trois jours pour exaucer les dernières volontés de l’homme que j’ai tant aimé.

 

2020_087_Antoine Cédric Charles - tu as le regard des oubliés

 

Bonjour à toutes et à tous,

C’est le premier roman de Cédric Charles Antoine que je lis, non seulement je ne le regrette pas du tout, mais en plus j’ai passé un agréable moment de lecture…

C’est l’histoire d’un homme qui se meurt,
L’histoire d’une femme qui a juré de respecter ses dernières volontés…

C’est l’histoire d’un manoir qui défie le temps,
D’un débarquement qui punie des milliers d’innocents…

C’est l’histoire de Philippe et de Maria,
Une véritable histoire d’amour entre un français et une allemande…

C’est un livre bouleversant, je me suis retrouvé dans une région de France où la guerre a été meurtrière, non seulement de la part des allemands mais aussi de la part des alliés lors du débarquement en Normandie.

C’est un livre très prenant et ce sur de nombreux de points, que ce soit au niveau de l’écriture, des personnages ou de l’angle historique…

Tel un défi et une ultime promesse à réaliser après la mort de son mari, Élise doit retrouver un document intime, une relique symbolique cachée depuis plus de trente ans au fond d’une cave, dans un manoir en Normandie, là, où leur idylle a vu le jour sous l’occupation.

Touchant, attachant, et bien documenté, l’histoire de Philippe et Maria montre que l’amour n’a pas de frontières.

Merci Cédric Charles pour cette très belle histoire, que je conseille à toutes et à tous…

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Extraits :

« Qui pouvait imaginer en regardant ce tableau idyllique que la France et le monde entier était en guerre depuis quasiment cinq ans ? Il s’allongea pour admirer le ciel azuré, parsemé de quelques nuages juste là pour accroître la poésie du moment, pour faire défiler le film. Le bruit des insectes, le chant des oiseaux, les fragrances florales, le goût sucré du pistil et la brise forestière immergèrent le disciple rural dans une symphonie champêtre. Une mélodie paisible l’enveloppa, il ferma les yeux pour se délecter du charme envoûtant de biotope. »

« Vu le contexte et les rapports accablants, je sais que j’ai vis certainement mes derniers instants. Ce soir, je serai sans doute mort au milieu de mes gars, avec un point rouge dans la tête… je vais écrire une lettre à ma famille que je vous confierai. En demeurant au manoir sous la protection de Philippe, il ne vous arrivera rien. Après la guerre, lorsque les balles auront cessé de siffler et que vous pourrez rejoindre Berlin, donnez l’enveloppe ma femme, c’est tout ce que je souhaite. Pour le reste, quand je serai parti, avant midi, faites au mieux pour vous, sauvez votre peau. Moi, je vais au feu me confronter, remporter ma médaille à titre posthume. Mon honneur est plus fort que ma peur. »

 

 

Cédric Charles ANTOINE

Auteur édité & diffusé chez :
– COLLECTION LORDKARSEN
– CITY EDITIONS
– KINDLE LIVRES (France & international french edition)

Auteur de nombreux romans à succès depuis 2014. Une vie entre terre et mer au cœur du Bessin Normand, passionné par la navigation et les vieilles demeures…
Publications : 23 romans (Littérature – Thriller historique – Suspense)

TU AS LE REGARD DES OUBLIÉS (édition brochée 350 pages). octobre 2020
JUSQU’À LA DERNIÈRE LIGNE (édition brochée 338 pages). juin 2020
LES CIGOGNES NE PLEURENT JAMAIS (édition brochée 388 pages). mars 2020
MERY (édition brochée 380 pages). janvier 2020
SI LOIN DE MON RIVAGE (édition brochée 340 pages). octobre 2019
L’ENFANT DES ARBRES (édition brochée 376 pages). juin 2019
LA PETITE HONGROISE AU MANTEAU VERT (édition brochée 356 pages). janvier 2019
UNE VIE A REGARDER L’HORIZON (édition brochée 360 pages). octobre 2018
J’AI HÉRITÉ DE TON PASSÉ (édition brochée 350 pages). juillet 2018
SEULE, DE L’AUTRE CÔTÉ (édition brochée 380 pages). avril 2018
LE VOILE ROUGE DES APPARENCES (édition brochée 405 pages). janvier 2018
TU N’ES JAMAIS REVENU (édition brochée 376 pages). octobre 2017.
JE ME SOUVIENS DE TOI (édition brochée 328 pages). juin 2017. chez City Editions
LA SLOVÈNE (édition brochée 350 pages). avril 2017.
ADIEU MON AMÉRIQUE (édition brochée 340 pages). janvier 2017.
VISAGES AU CRÉPUSCULE (édition brochée 360 pages). octobre 2016.
LE RÉVEIL DU SILENCE (édition brochée 346 pages). juin 2016.
LA COULEUR DU TESTAMENT (édition brochée 340 pages). mars 2016.
LE MESSAGER DU PARC (édition brochée 270 pages). décembre 2015.
TORSKEN (édition brochée 264 pages). septembre 2015.
LE PARADIS DE VICTORIA (édition brochée 260 pages). juin 2015.
L’EXIL PRIMITIF (édition brochée 262 pages). mars 2015.
LES HURLEMENTS DE LA MÉMOIRE (édition brochée 253 pages). novembre 2014.

Publication à venir :

LE SOURIRE DES INCONNUS (édition brochée 400 pages). janvier 2021.
Prix & concours littéraires : Sélection du Prix Amazon 2015 pour son roman : L’EXIL PRIMITIF

http://www.facebook.com/ANTOINE.Cedric.Charles

Site Internet :
http://www.cedric-charles-antoine.com

Auteur :
cedric.charles.antoine@gmail.com

Editeur Collection :
lordkarsen@gmail.com

Émotion, Fantastique, Suspense

Replay

de Ken Grimwood
Broché – 1 janvier 1998
Éditeur : Points

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À 43 ans, Jeff Winston meurt subitement d’une crise cardiaque, laissant derrière lui une vie médiocre et un mariage à la dérive. Quelle n’est pas sa stupeur lorsqu’il se réveille… dans sa chambre d’étudiant, âgé de 18 ans. Dans le passé, sa vie recommence comme avant. Sauf qu’il a gardé le souvenir de sa précédente existence…

Qui n’a jamais rêvé de pouvoir revivre son passé fort de son expérience d’aujourd’hui ?

 

2020_080_Grimwood Ken - Replay

 

Bonjour à toutes et à tous,

“Replay” risque sans doute de ne jamais être considéré à sa juste valeur. Pourtant, c’est un grand roman, un véritable chef-d’œuvre.

Jeff une vie insignifiante, un mariage qui prend l’eau, un travail qui ne le passionne pas, à 43 ans, il meurt brusquement d’une crise cardiaque…

Puis…
Il se réveille dans sa chambre d’étudiant. Jeff a 18 ans et a conservé le souvenir de sa vie désastreuse et des événements qui se sont déroulés pendant toute cette période. Événements historiques, résultats sportifs, inventions diverses… Nouveaux espoirs, nouveaux rêves. Argent, sexe, famille, bonheur, peut-on tout avoir ? Peu importe, car le cycle est sans fin. Du moins c’est ce qu’il croit !
Est-ce réellement une opportunité que de revivre sa vie ?
Que ferions-nous à la place de nos héros ?
Qui ne rêverait pas de tout recommencer pour éviter ses erreurs ?

L’idée de départ est tout simplement géniale.
Un retour dans le temps, sans machine, ni technologie !

Dans un style très fluide et agréable à lire, l’auteur nous livre des tranches de vie au ton doux amer. Une écriture limpide et poétique nous transporte dans l’histoire. L’auteur décrit avec finesse l’ambiance américaine du début des années 60 jusqu’en 1988.
À chaque fois que le récit menaçait de se répéter et tourner en rond, l’auteur a eu l’intelligence de le relancer dans de nouvelles directions. Ces nouveaux développements à chaque fois sont amenés de façon pertinente et subtile, s’intégrant naturellement au récit, lui apportant même de nouveaux enjeux et de nouvelles perspectives.

J’ai été transporté par ce roman, qui a obtenu le prix World Fantasy en 1988.
C’est indéniablement de la science-fiction mais pas du tout dans le sens habituel. Pas de vaisseaux spatiaux, pas de technologie avancée, pas de futur non plus !
Je me suis pris au jeu et j’ai suivi avec grand intérêt le développement des protagonistes, leurs évolutions, leurs doutes et leurs espoirs déçus ou pas. J’ai partagé avec Jeff ses craintes, ses redécouvertes et ses nouveaux objectifs… surtout ne pas répéter les mêmes erreurs et améliorer cette vie par rapport à sa précédente existence.

Mais la grande réussite de ce roman réside dans le fait que l’auteur a choisi de nous conter une formidable histoire d’amour avec énormément de suspense, où l’émotion tient la place centrale. Grimwood, vise le cœur, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a pas manqué sa cible !

“Replay” offre aussi des passages qui m’ont beaucoup ému, des instants fugaces mais si intenses où les regards des personnages se croisent et se reconnaissent. Des passages poignants, bouleversants pour quiconque a, un jour, aimé.

Magnifique !

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Extrait :

La lumière changeante jouait étrangement sur la prairie inondée de pluie, les milliards de gouttelettes qui perlaient sur l’herbe coupée depuis peu scintillaient comme des joyaux venus d’un autre monde, sur un champ de feu vert. Jeff demeura silencieux derrière Paméla, ses bras entourant sa taille. Elle appuya ses cheveux contre sa joue. Juste avant que la lumière disparaisse, il lui murmura quelques mots à l’oreille, un vers de Blake :
— « Voir un monde dans un grain de sable et un paradis dans une fleur sauvage. »
Elle lui prit les mains et termina la citation à mi-voix :
— « Tenir l’infini dans la paume de sa main et l’éternité en une heure. »

 

Ken Grimwood est né en 1947 et est mort en 2003. Il a partagé sa vie entre le radio-journalisme, la psychologie et la littérature. Pour Replay, il a obtenu le World Fantasy Award en 1988.