Adolescence, Drame, Noir, Polar, Suspense, Thriller

La route du lac

de Xavier Massé
Poche – 7 septembre 2023
Éditeur : Taurnada Éditions

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Blaches est un charmant village réputé pour sa tranquillité… Jusqu’au jour où, au lendemain d’une soirée, trois étudiants sont portés disparus. Que s’est-il passé cette nuit-là ? Que s’est-il passé sur l’unique route qui mène au lac ? Amis, voisins, connaissances… pour les enquêteurs, tous sont suspects. Bienvenue à Blaches.

 

• Couv_2023-097_Massé Xavier - La route du lac

 

La Route du lac, a obligé Xavier Massé à sortir du cadre habituel de ses romans. Pas toujours évident pour un auteur, mais je pense que l’exercice est largement concluant.
Bravo Xavier !

21 avril 2018.
C’est l’anniversaire de Benjamin, le fils à papa du village. Il a décidé, d’inviter un maximum de ses amis vivant à Blaches, près de Lyon, dans un bar où ils ont l’habitude de se réunir les week-ends. Ce sera une méga fête… On chante, on rit, on boit et on danse jusqu’à pas d’heure. Après une dernière tournée avec quelques proches, Benjamin et les autres rentrent chez eux… Personne n’aurait pu imaginer la tragédie qui allait s’en suivre…

En effet, dès le lendemain, certains parents s’inquiètent, trois des jeunes gens ne sont pas rentrés de la nuit. Aussitôt la police contactée, les recherches commencent. Très vite, ils retrouvent le corps de la jeune fille disparue, Mylène, morte au pied d’une cascade alors que deux de ses camarades sont toujours portés disparus. Le capitaine de gendarmerie Michel Leroy accompagné du lieutenant Anthony Ramazzy sont chargés de l’enquête, quand l’un des garçons disparus, Thomas, est retrouvé errant en plein milieu de la forêt. Il ne se rappelle absolument de rien depuis qu’il a quitté le bar la veille au soir… Les enquêteurs décident alors d’axer les interrogatoires, sur la famille et les proches des disparus. Benjamin, lui reste introuvable. Commence alors une enquête minutieuse aux multiples rebondissements…

Xavier a fait très fort, il a l’air de s’amuser tout le long du récit, me perdant à la fin de chaque chapitre quand je pensais avoir trouvé “LE” fil conducteur. L’histoire est tout à fait crédible et le scénario lui, est diabolique. Le grand “plus” de son récit, ce sont vraiment les personnages tels que Xavier les a imaginés. Parmi tant d’autres, le personnage de Rémi est vraiment superbe et très émouvant !

Qu’est-il arrivé à Thomas, Mylène et Benjamin dans ce petit village paisible ?

Des personnages particulièrement réussit, des flash-back très ingénieux, un final avec une vraie surprise, l’imagination débordante de Xavier n’aurait-elle donc plus de limite ?
Personnellement, je ne serai pas contre une suite pour ce récit “puzzle”…

“La Route du lac”, n’a pas fini de parler d’elle !
Un excellent moment de lecture.

Un grand merci aux Éditions Taurnada.

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Extraits :

« Sa respiration était forte et brusque. À son passage, les feuilles virevoltaient et les branches se brisaient sous ses pas. Sa course était effrénée. Elle était effrayée et ne savait plus dans quelle direction aller. Elle ne voyait rien. Les arbres cachaient la lueur de la lune.
En panique totale, elle gémissait de terreur et n’arrêtait pas de se retourner. Elle ne l’entendait ni ne l’apercevait. Ce qui décuplait son stress. Les ronces écorchaient ses mollets, son sang perlait. Elle pleurait. La noirceur de cette forêt était devenue son ennemie. La peur l’engloutissait comme des sables mouvants. »

« Elle était si gentille. C’était une fille adorable, et si douce. Tout le monde l’aimait. Elle n’aurait jamais fait de mal à personne. Mylène riait tout le temps et avait toujours le sourire. C’était la joie de vivre incarnée. Elle avait tout juste 18 ans. Elle avait eu son bac l’été dernier et avait entamé à la faculté sa première année de biologie. Ma fille avait tout pour elle, capitaine. Elle avait la vie devant elle ! »

« “Accroche-toi, mon Rémi.”
Le tenant par les mains, les bras tendus, elle se pencha en arrière. Rémi la retenait de toutes ses forces pour qu’elle ne chavire pas. La musique battait son plein.
Mylène tournoyait. Se penchant de plus en plus en arrière, elle dessinait un cercle imaginaire tout autour de Rémi, et il se prit au jeu. Ils tournèrent tous les deux. Il la regardait sourire. Il se sentait ivre. Ivre de bonheur. Il était comme dans un tourbillon où tout disparaissait et plus rien n’avait d’importance. Pendant un instant, Rémi ne se sentit plus différent. »

« Tandis que cet autre, dans son garage, buvait une dernière bière. Il se frottait le bras comme pour raviver les plaies du passé et celles du présent. Il jeta sa canette dans la poubelle dédiée aux cadavres de verre, puis il commença à mettre des coups-de-poing dans son sac de frappe. Il espérait que l’exercice effacerait certains souvenirs. »

« Son agresseur verrouilla sa prise pour l’étrangler.
Malgré ses tentatives désespérées pour se libérer, le barman commençait à perdre pied, manquant cruellement d’oxygène.
Bataillant mollement, il suffoquait, ayant de moins en moins de force…
Son bourreau resserra un peu plus son emprise.
Franck était à l’agonie. Les bras inertes, il se sentait partir. Ses yeux se révulsèrent et il cessa de lutter.
L’homme maintint sa prise encore quelques secondes, puis lâcha le sac : le corps de sa proie chuta au sol comme une pierre.
“Eh ben… j’ai failli attendre ! ironisa Yannick Provost. Mets-le dans le coffre, maintenant !…” »

 

Né en 1977 à Roussillon (Isère), Xavier Massé est un jeune écrivain à l’imagination débordante. Passionné par le cinéma et la littérature, il devient très tôt fan du genre thriller, avec un goût toujours plus prononcé pour les scénarios complexes. Il sort en 2016 « Répercussions », qui remporte le prix du 1er roman Dora-Suarez 2018. Il décide de continuer l’aventure avec « L’Inconnue de l’équation », un huis clos qui ne laisse aucun répit au lecteur.

L’inconnue de l’équation
https://leressentidejeanpaul.com/2019/06/05/linconnue-de-lequation-de-xavier-masse/

30 secondes…
https://leressentidejeanpaul.com/2022/02/16/30-secondes/

Némésis
https://leressentidejeanpaul.com/2020/11/04/nemesis/

Anticipation, Drame, Polar, Thriller

La vengeance divine

de Yves Gardères
Broché – 9 juin 2023
Éditeur : Nombre 7

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À la fin de l’été, la découverte d’un sarcophage au cœur des Pyrénées marque le début d’une série de crimes ignobles. La responsabilité d’une secte, qui prône l’adoration du dieu égyptien Rê, ne fait aucun doute.

Le dossier prend une tout autre dimension lorsqu’un vieux policier solitaire, acariâtre et rongé par un lourd secret, débarque de Paris. Malgré son opposition, il est obligé de travailler avec une jeune gendarme, joviale et inexpérimentée, qui l’exaspère au plus haut point.

Face à une menace qui pourrait engendrer de nombreuses victimes innocentes, ce duo totalement atypique va devoir trouver les clés pour s’engager dans une véritable course contre la montre, et éviter que la vision apocalyptique de ce mouvement sectaire ne provoque une tragédie.

 

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Avec La vengeance divine, Yves Gardères nous propose un roman d’anticipation à couper le souffle et très réaliste.

Nous sommes en 2026, un gourou décédé a prédit la fin du monde.
Un groupe de randonneurs fait la découverte d’un sarcophage suspendu dans les Pyrénées. Ils fontappel à une équipe de haute montagne pour le signaler. Un couple d’enquêteurs que tout oppose, Pierre Antonelli, commissaire de police, et Doris Lesage, une jeune gendarme vont devoir coopérer de découvrir une vérité déconcertante !

Une secte constituée d’adorateurs du Dieu Rê, qui propage depuis plusieurs années insidieusement son influence dans la région, prône l’apocalypse, dans les jours à venir…
Notre duo improbable n’a que quelques jours pour éviter un immense suicide collectif. Mais très vite, Doris est persuadée que le commissaire Antonelli lui cache quelque chose d’important…

Je découvre la plume d’Yves, avec ce roman. Une plume fluide et très agréable, elle est aussi incisive et très visuelle, fort bien documentée et drôle aussi lorsque nos deux comparses se retrouvent face à face !

Un roman passionnant où le policier bougon devra faire des concessions à la jolie et très souriante gendarme. Soyez les bienvenus dans un compte à rebours angoissant qui vous mènera peut-être vers une fin apocalyptique…

Une histoire captivante et pleine de rebondissements à découvrir au plus vite !

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Extraits :

« Il est très tôt, mais la chaleur est déjà prégnante dans ce lieu emblématique des Pyrénées.
En cette mi-septembre, l’automne semble prendre son temps. Depuis quelques années, le réchauffement climatique fait son œuvre. Les chutes d’eau qui parsèment habituellement le fond du cirque ont disparu. Il ne reste plus que la grande cascade, alimentée par l’eau de fonte du glacier du Marboré, qui peut être considérée comme la source du gave de Gavarnie. »

« Il laisse la parole à Antonelli, mais le policier laisse Doris faire la synthèse de leur journée, ce dont elle s’acquitte brillamment. Elle termine en calant l’image de vidéosurveillance et en désignant les deux hommes et la femme, identifiés comme les enfants du gourou par le commissaire.
Avant que Doris n’aborde l’identification de cette femme plus âgée, le procureur vient au secours du policier, qui semble à nouveau embarrassé. »

« Le policier reprend le scellé, en regardant la jeune femme.
– Lesage, imprégnons-nous de ce texte maintenant.
Stéphane, lui, est impressionné par Doris. En dehors de ses blagues parfois énervantes, elle a véritablement un don naturel.
Elle a su s’imposer tout en douceur auprès de cet homme exécrable. Les autres participants sont très attentifs et restent également silencieux pour ne pas les perturber. »

« Le policier se sent déconnecté de la réalité. L’isolation phonique exceptionnelle, qui ne permet pas de percevoir les hurlements de la tempête, rend ce spectacle totalement surréaliste.
Pourtant, il conserve toute sa lucidité. Il sait très bien que, dans les prochaines heures, il va devoir affronter une épreuve personnelle redoutable. Alors qu’il travaille solitairement depuis des années, il se sent rassuré par la présence de Doris Lesage.
Bien qu’ils forment un duo totalement atypique, il apprécie beaucoup la jeune femme pour ses capacités professionnelles, ses perceptions redoutables.
Selon la tournure des événements, il se pourrait bien qu’elle se retrouve seule pour gérer cet épilogue apocalyptique. »

 

Retraité de la gendarmerie, Yves Gardères a effectué toute sa carrière dans cette institution. Originaire des Hautes-Pyrénées, département où il a vécu jusqu’à ses 17 ans, il réside actuellement à Saint-Affrique dans l’Aveyron. Pour écrire, il s’inspire de son vécu, des épreuves qu’il a surmontées et des rencontres passionnantes, parfois dramatiques, qui ont jalonné sa carrière.

Émotion, Drame, Philosophique, Psychologie, Roman, Suspense, Thriller

Intuitio

de Laurent Gounelle
Poche – 29 mars 2023
Éditeur : Le Livre de Poche

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Timothy Fisher, jeune auteur de polar, mène une vie tranquille dans une rue du Queens, à New York, avec son chat Al Capone. Quand deux agents du FBI se présentent à sa porte pour lui demander de les aider à arrêter l’homme le plus recherché du pays, il croit d’abord à une plaisanterie. Mais, après un moment de rejet, il finit par accepter leur étrange proposition : rejoindre un programme secret visant à former des intuitifs, des personnes capables d’accéder à volonté à leurs intuitions. D’abord sceptique, Timothy découvre que le monde cache des possibilités insoupçonnées. Il se trouve embarqué dans une course contre la montre qui le conduit à apprivoiser ce pouvoir méconnu mais accessible à tous, un pouvoir qui nous montre la vie telle qu’elle est véritablement : extraordinaire.

C’est une vraie réussite, c’est passionnant, palpitant.
France Info TV.

Un thriller initiatique au suspense aussi original qu’haletant.
Ouest France.

 

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D’abord, je fus surpris, puis vint le doute, le récit est superbement construit, arrive alors le suspense, la colère puis la haine, l’envie de tout casser, de hurler… je suis seul dans ma chambre à quoi cela servirait-il ? Vient enfin l’apaisement, une union peut-être ? Le bien-être aussi… Tout n’est peut-être pas perdu. Mais au fond de moi, la colère est, et restera présente jusqu’au bout du récit. “Que deviendrait leur pouvoir, en effet, si vous, moi, nous tous ensemble, nous choisissions simplement d’être plus regardants sur nos décisions de tous les jours ? Leurs entreprises vivent grâce à nous, à nos achats, à nos choix. Elles reposent totalement sur nous et ne sont rien sans nous. Ils sont quelques centaines. Nous sommes huit milliards. Leur pouvoir s’effondrerait en moins de temps qu’il n’en faut à une tour pour s’écrouler sur elle-même”.

Laurent Gounelle est arrivé à me tenir en haleine avec son scénario que j’ai cru d’abord “fantastique”, d’ailleurs, il l’est, mais pour une tout autre raison !

Nous sommes dans la tête d’un écrivain un peu “perdu”, qui découvre la pratique du remote viewing, une certaine vision à distance, utilisée par la CIA depuis la guerre froide.
Il va être mêlé dans une enquête très spéciale, un peu à contrecœur au début, qui va mêler le président américain ainsi que de très grosses sociétés qui gèrent pratiquement le monde.

Un roman vraiment passionnant, qui aurait être rébarbatif et technique, mais l’auteur a su retranscrire en termes clairs et accessibles des notions sur le Temps, les Distances et l’Univers Quantique. Il m’a donné de nouveaux repères et a ouvert chez moi des portes sur l’inconnu, concernant l’intuition et le développement personnel à un très haut niveau.
Dès le début du roman, j’avais ressenti comme une vibration différente, comme lorsque l’on écoute certaines musiques composées en 432 hz au lieu de 440 hz…
Très vite, je me renseigne sur Internet. Le Projet Stargate, le Remote Viewing (je vous conseille vraiment de vous renseigner !), la déforestation en Amazonie… toutes ces grosses boîtes ! Tout est vrai !!!
Ce n’est plus un roman que je lis, c’est la vérité.
Laurent, se sert de ce récit pour nous envoyer un message… des messages, car aujourd’hui, il y a urgence.

Intéressant, passionnant, intrigant, ce roman nous invite à réfléchir sur ce que nous sommes et ce que nous pouvons devenir si nous prêtons attention aux signaux que notre « corps » nous envoie.
Gros coup de cœur bien sûr, que je ne peux que vous recommander. Laurent est un auteur surprenant qui est arrivé à me faire comprendre que nous avons tous une “puissance”. À nous maintenant, d’apprendre à nous en servir, “La croyance en soi”.

Merci Laurent…

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Extraits :

« Je culpabilisais de ma réaction première, et j’étais perplexe devant la gentillesse, l’abnégation de cet homme qui avait spontanément choisi de se tremper et de se salir pour aider un inconnu. L’aurais-je fait à sa place ? Ben… pas sûr… et à son âge, sûrement pas. »

« J’ai la faiblesse de penser qu’on vient sur terre avec une mission, un rôle à accomplir. Chacun de nous. Et qu’on a en nous les talents qui nous permettent de le faire.
Quand on regarde autour de nous, ça ne saute pas aux yeux… Parce que la plupart des gens ne se connaissent pas. Ils ont des talents qu’ils ignorent. Leur esprit est accaparé par l’agitation du monde, les médias, l’influence de la publicité… S’ils écoutaient suffisamment ce qui vient du plus profond d’eux-mêmes, ils sentiraient ce vers quoi ils sont appelés, et ils découviraient qu’ils ont en eux les ressources nécessaires pour l’accomplir. »

« Quand on vit dans l’incertitude, le plus sage est d’avoir confiance. Confiance dans la vie, confiance en soi, en sa bonne étoile… S’inquiéter ne sert qu’à nous couper de l’accès à nos ressources, abîmer notre santé, et rendre notre compagnie désagréable aux autres. La confiance est la clé de voûte de notre équilibre, de notre force, de notre capacité à rebondir. Avoir confiance même quand tout semble perdu, qu’on ne voit pas l’issue, et que l’avenir semble aussi bouché qu’un ciel de novembre. »

« Dans des lettres que les Nations unies ont écrites à Blackstone ainsi qu’aux gouvernements de la République tchèque, du Danemark, d’Irlande, d’Espagne, de Suède et des États-Unis, elles accusent Blackstone et d’autres firmes d’investissement d’éloigner les locataires à revenus moyens et faibles de leurs logements, de réduire le nombre de logements abordables, et d’entreprendre des expulsions agressives pour assurer le niveau de leurs revenus locatifs. Et elles reprochent aux pays visés de ne pas défendre les droits des locataires de logements ou de bureaux face à ces firmes. Blackstone s’est juste contentée de contester les faits. Ces gens sont au-dessus des gouvernements, et même les Nations unies ne les inquiètent pas. »

Laurent Gounelle est l’un des romanciers français les plus lus dans le monde. il écrit des romans qui expriment sa passion pour la philosophie, la psychologie et le développement personnel.

Ancien spécialiste des sciences humaines, formé en France et aux Etats-Unis, conférencier à l’Université de Clermont-Ferrand, il a pendant de nombreuses années sillonné le monde à la rencontre d’hommes et de femmes qui, chacun à sa manière, apporte des éclairages sur la question fondamentale entre toutes : comment s’épanouir et donner du sens à sa vie.

Il se consacre aujourd’hui à l’écriture. Ses romans sont des best-sellers traduits dans le monde entier.

En savoir plus sur le site de l’auteur : http://www.laurentgounelle.com

Émotion, Drame, Suspense, Thriller

Je suis le feu

de Max Monnehay
Poche – 14 avril 2023
Éditeur : Points

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La Rochelle, mois de juillet. Des mères assassinées en présence de leurs fils que le tueur a pourtant préservés de l’horrible spectacle. Des flics dépassés. Et Victor Caranne, psychologue carcéral à la prison de l’île de Ré, lancé dans une traque qui ne laissera personne indemne. Un héros hanté, un tueur de l’ombre et un suspense impeccable : Max Monnehay est la nouvelle voix du polar.

« Un livre qui vous embarque souffle coupé dans un autre univers. »
Libération

 

• Couv_2023-069_Monnehay Max - Je suis le feu

 

Je suis le feu, se déroule juste après Somb !

Bien que chacun des deux livres puisse se lire indépendamment l’un de l’autre, je vous conseillerai quand même de lire “Somb” avant, pour une meilleure fluidité de compréhension et ne serait-ce que le plaisir de la première rencontre avec Victor Caranne.

Plusieurs femmes sont retrouvées égorgées suivant le même modus operandi.
Ce coup-ci, Victor Caranne, psychologue dans le milieu carcéral, est appelé à la rescousse par le commissaire Baccaro et son équipe pour dresser le profil du tueur en série.
Une histoire sordide et violente où un tueur se cherche, en essayant de trouver une libération en assassinant des mères devant leurs fils.
Un grand suspense sera maintenu du début à la fin du récit et Victor va de nouveau s’impliquer personnellement afin d’aider la Police…

Max Monnehay maîtrise à nouveau l’aspect psychologique de tous les personnages, je suis même allé jusqu’à avoir de l’empathie pour le tueur, je l’ai compris et compatis avec sa souffrance, sans aucunement valider ses choix. C’est le gros “plus” de ses récits. Ce coup-ci, Max n’a pas hésité à glisser par-ci par-là quelques traits d’humour qui m’ont bien fait sourire, malgré le sujet traité, très sombre, elle s’en donne à cœur joie, à tous les niveaux et cela se ressens dans son écriture.
Comme dans le premier récit, de nombreux rebondissements sont égrainés tout le long du récit et le twist final… Wahou !

Cette suite pour moi confirme le fait que Max Monnehay risque de me faire passer encore de nombreuses heures de plaisir…

On dit régulièrement, “Jamais deux sans trois”.
Alors peut-être un troisième tome aux aventures de Victor ?

Dans tous les cas, un grand merci Max de nous emmener dans ton monde !

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Extraits :

« Bonjour, Rémi. Je m’appelle Victor.
L’enfant leva les yeux, puis les baissa immédiatement, comme si on l’avait pris en faute. Il paraissait minuscule, assis dans le grand siège en cuir noir.
Caranne referme la porte de la pièce rectangulaire, qui lui semblait encore plus encombrée que dans ses souvenirs.
Il avait demandé à Baccaro s’il pouvait interroger le gosse dans son bureau, les salles d’interrogatoire étant capable de filer le bourdon, un benêt sous Prozac. »

« Au moins, sa vie à lui n’avait rien eu de banal. La douleur, pensa-t-il, exclut d’emblée la monotonie. Une citation de Schopenhauer lui revint en mémoire : La vie oscille, comme un pendule, de la souffrance à l’ennui. Dans son cas, le pendule est resté bloqué d’un côté. »

« Un sanglot mangea le dernier mot de sa phrase, et elle monta les mains à son visage, incapable de retenir ses larmes.
“Viens là, ma poulette.” Il lui caressa longuement les cheveux. “Si vous autres imbéciles romantiques n’existiez pas, les histoires d’amour qu’on raconterait à nos enfants ressembleraient à des bilans comptables.” »

« Une belle femme brune, la poitrine dénudée et le regard tourné vers le hors-champ gauche, maintenait fermement ses deux enfants. Elle serrait le poing sur le manche d’une dague, seul élément vertical de l’œuvre. L’arme, acérée et menaçante, contrastait fortement avec les innocentes rondeurs enfantines à la peau de porcelaine.
Caranne fit un pas vers le tableau.
Fixa Médée.
L’ombre qui masquait son regard lui apparut comme la rage aveugle, qui allait la pousser à commettre le plus inconcevable des crimes.
L’infanticide. » 

 

 

Née en 1980 à Beauvais, Max Monnehay est l’auteure de Corpus Christine (Albin Michel, Prix du Premier Roman 2006), et de Géographie de la Bêtise (Le Seuil, 2012). Somb, thriller psychologique de haute volée, est son premier polar, couronné par le Prix Transfuge 2020 Meilleur espoir polar et par le Prix Sang pour Sang Polar.

Drame, Folie, Noir, Psychologie, Thriller

Somb

de Max Monnehay
Poche – 11 mars 2022
Éditeur : Points

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Victor Caranne est psychologue en milieu carcéral. Chaque jour, il emprunte à moto le pont qui relie le continent à l’île de Ré pour rejoindre la Citadelle, fortification reconvertie en prison. Chaque jour, il écoute des détenus lui confier des crimes atroces. Mais c’est la découverte d’un cadavre sur une plage proche de chez lui qui va provoquer une totale déflagration dans sa vie. Car il connaissait bien la victime, Julia, l’épouse de son meilleur ami, Jonas Somb.

« Max Monnehay est une auteure française avec laquelle le milieu du noir va devoir compter… »
Libération

 

• Couv_2023-68_Monnehay Max - Somb

 

Cela faisait un moment que je voulais découvrir la plume de Max Monnehay, voilà, c’est fait !

Ce n’est pas son premier roman, mais c’est son premier Polar. Personnellement, même s’il y a une enquête une bonne partie du roman, je ne l’ai pas lu comme un polar, mais plutôt comme le mélange d’un bon roman noir et d’un thriller psychologique. C’est l’intrigue et surtout les personnages, véritable point fort du roman qui m’ont happés. L’auteure a créé des personnages de tous les jours, avec leurs failles, leurs défauts, leurs egos, les rendant presque vivants à mes yeux. La sensibilité qu’elle leur donne dans ce récit est très importante. C’est extrêmement bien écrit, phrases courtes, incisives, d’une grande efficacité, avec beaucoup de psychologie aussi.

Victor, psychologue dans le milieu carcéral, est un homme tourmenté. Un événement lié à son passé l’a plongé dans un certain mutisme depuis son enfance. Mais, à la mort de Julia, c’est tout son monde qui s’écroule…

Max, n’a rien à envier à ses collègues du Noir.
Le récit m’a tenu en haleine jusqu’au bout sans en deviner la fin et de plus avec un dernier rebondissement que je n’ai pas vu venir du tout, complètement inattendu !

Un livre pour les amateurs de suspens, pour ceux qui aiment les belles histoires tristes, et les “plumes” originales et racées. Une écriture prenante et addictive, avec beaucoup d’intelligence, un sans-faute pour moi !
À lire…

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Extraits :

« Le bruit des portes métalliques qui claquent, les couloirs qui n’en finissent pas, le visage fermé des gardiens ont depuis le premier jour le même effet sur moi : une combinaison assez désopilante d’angoisse et d’ennui.
Je n’ai pas mis plus de quelques jours à comprendre que ce paradoxe était la chose la mieux partagée entre ses murs. Personnel et détenus confondus. C’est un cocktail qui, mal dosé, peut facilement conduire à la violence – contre les autres ou contre soi-même. »

« Je passai une heure assis dans la cuisine, dans un état de sidération totale, les yeux posés sur le mug de Julia, resté sur la table. Une trace de rouge à lèvres dessinait un croissant de lune rose sur son bord. Les images de nos dernières heures ensemble tournaient en boucle dans ma tête, une torture à laquelle j’étais impuissant à mettre un terme. Lorsque mon téléphone sonna dans la poche de mon jean, je touchai mon visage et réalisai que je pleurais. Silencieusement. Les yeux fermés. »

« Nous étions attablés au Café de la Paix, à deux pas de l’appartement. C’était un établissement au décor Belle Époque dont les lustres monumentaux jetaient sur toute chose, une lumière sépia, leur allouant une aura nostalgique. Maddie me regarda, attrapa la viennoiserie qu’elle tripotait du bout des doigts depuis cinq minutes, dénuda une double rangée de dents blanches, parfaites, et, sans me lâcher des yeux, les y planta façon gueule de fauve dans cuisse de gazelle. »

« Elle avait toujours cette chevelure rousse, ondulée et bandante, coulant comme de la lave en fusion sur ses épaules. Une paire de lunettes à monture noire épaisse ne parvenait pas à ôter son pouvoir au regard émeraude, profond, qui m’avait mis à genoux un quart de siècle auparavant. » 

 

 

Née en 1980 à Beauvais, Max Monnehay est l’auteure de Corpus Christine (Albin Michel, Prix du Premier Roman 2006), et de Géographie de la Bêtise (Le Seuil, 2012). Somb, thriller psychologique de haute volée, est son premier polar, couronné par le Prix Transfuge 2020 Meilleur espoir polar et par le Prix Sang pour Sang Polar.

Drame, Psychologie, Thriller

In vino veritas

de Magali Collet et Isabelle Villain
Broché – 11 mai 2023
Éditions : Taurnada Éditions

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Lors d’un vernissage, une galeriste est assassinée. Secrets, mensonges et trahisons vont secouer la quiétude d’une petite commune en plein coeur du vignoble bordelais. Et lorsque deux frères se retrouvent après des années de séparation, la liberté de l’un va dépendre de la détermination de l’autre. Un thriller psychologique délicieusement machiavélique.

 

• Couv_2023-43_Collet Magali & Villain Isabelle - In vino veritas

 

J’avais hâte de lire In vino veritas.
Hâte de voir ce que les deux dames allaient faire à quatre mains… Mais ce sont surtout leurs deux cerveaux avec des personnalités bien différentes travaillant ensemble qui m’intéressaient !

Alors, Bravo !
Je me suis retrouvé enfermé dans un très bon roman gigogne à suspense, un peu comme un puzzle où les éléments se mettent en place au fur et à mesure, comme une enquête d’Agatha Christie ou d’Hercule Poirot, où l’on devine très vite que le coupable va se promener durant toute ma lecture, là, sous mes yeux, mais que nos deux artistes tairont son nom jusqu’à l’épilogue, après de nombreux voyages allant du passé au présent et vice-versa.

Mathias est le jeune frère d’Augustin.
Enfant, suite à un accident Mathias tombe dans le coma.
Michel, le père des garçons, en veut à Augustin qu’il estime coupable. Il ne veut pas pardonner.
Michel est le mari de Delphine. Il aime sa femme, du moins il le croit, enfin, il s’en fout… Tant qu’elle s’occupe de la maison et des enfants.
Delphine n’aime pas Michel. Mais chez les Clavery, on ne divorce pas !
Augustin dépité quitte sa famille et la France pour l’Argentine.
Aurélie est la femme de Mathias qui aujourd’hui est gendarme, il est fou d’elle.
Fanny, la collègue de Mathias, est amoureuse de lui.
Fanny est aussi la collègue de Dupuis, mais elle n’est pas amoureuse de lui.
Louis de Bearn est en colère contre Aurélie qui lui a vendu des faux tableaux !
Aurélie est en colère après Karine qui a cassé des bouteilles de vin très chères durant son exposition.
Aurélie est assassinée pendant un vernissage.
Delphine est désolée pour Carole, la mère d’Aurélie.
Carole a perdu son mari à cause de Michel et Delphine…
Qui a tué Aurélie et pourquoi ?

Ne vous inquiétez pas, les plumes de nos deux auteures, aussi sympathiques que diaboliques, sont suffisamment affûtées pour ne pas perdre le lecteur.
C’est fluide, déroutant, parfois surprenant, mais surtout captivant et plein de rebondissements, et qu’est-ce que c’est bon…
Les personnages sont attachants et plusieurs fois, j’ai eu un élan de sympathie, de peine ou de pitié envers eux.

Alors !
Qui me suivra dans ce thriller casse-tête que je vous conseille vraiment ?

Un grand merci à Joël de Taurnada Éditions pour sa confiance…
Et, un grand BRAVO à mes deux copines !

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Extraits :

« Je suis fatigué, mais ce n’est pas le plus important. J’ai peur, Augustin et je suis surtout super inquiet. J’ai beau essayer de rassembler mes souvenirs, je n’arrive pas à me rappeler ce que j’ai fait avant la mort d’Aurélie. Mes collègues me l’ont demandé des dizaines de fois et je suis incapable de leur fournir une explication. J’essaie pourtant, de toutes mes forces. Et si je l’avais tuée ? Si c’était moi et que je fais un truc du genre amnésie post-traumatique ? »

« En allumant la radio ce matin-là, Valentin Dubuisson sentit instinctivement que cette journée serait compliquée. Météo-France venait de placer 21 départements en vigilance orange en alertant sur une situation orageuse nécessitant une attention très particulière.
Nécessitant une attention particulière… Des conneries, oui… On voit bien que ces types n’ont jamais foutu, un pied dans un vignoble…
À chaque grosse intempérie, tous les paysans sont sur le pied de guerre en espérant que l’orage s’éloigne de leurs terres, que le front s’amenuise petit à petit, ne provoquant que de fortes averses. »

« Les convives se taisent, abasourdis par le drame qui se joue sous leurs yeux. Michel se lève et saisit le bras d’Augustin.
“Sortons. Tu as dû boire un peu trop. Je te ramène au château.”
Il se dégage fermement.
“M’as-tu déjà adressé un mot gentil, un sourire sincère ou même une simple accolade ?
– Tu divagues complètement, mon pauvre.
– As-tu, ne serait-ce qu’une fois dans ta vie, été fier de moi ?
– Comment l’aurais-je pu ? Tu as voulu tuer ton frère !” »

 

 

Magali Collet est née en 1972 à Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Elle vit en Picardie depuis près de vingt ans. C’est une passionnée des mots ; elle écrit des poèmes, des nouvelles ou des chroniques depuis de nombreuses années. Sa sensibilité à la cause des femmes, celles qui souffrent de ne pouvoir échapper à leur condition, apparaît en filigrane dans tous ses écrits. Avec son premier roman, la Cave aux poupées, publié aux éditions Taurnada, elle plonge ses lecteurs dans les fosses ténébreuses des âmes, pleines de violences, d’angoisses mais aussi d’un profond désir de rédemption.

La cave aux poupées
https://leressentidejeanpaul.com/2020/03/06/la-cave-aux-poupees/

Les yeux d’Iris
https://leressentidejeanpaul.com/2021/11/03/les-yeux-diris/

Comme une image
https://leressentidejeanpaul.com/2022/09/30/comme-une-image/

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Née au Maroc à Casablanca en 1966, Isabelle Villain a travaillé pendant une quinzaine d’années dans la publicité, l’évènementiel et l’organisation de salons professionnels.
Passionnée de romans policiers depuis l’enfance. Elle décide de se lancer dans l’écriture pour mettre par écrit les nombreuses histoires qui lui trottent dans la tête.
Son quatrième roman “Peine Capitale”, publié aux Editions Auteurs d’Aujourd’hui, a reçu le prix Maurice Bouvier en 2015.
“Âmes battues”, le second volet des enquêtes du commandant de Lost, découvert dans “Peine capitale” à reçu le prix du festival du polar de la ville d’Arcachon en 2016, et le prix polar du festival Jeter l’Encre.
“Mauvais genre”, publié aux Éditions Taurnada est sorti le 15 novembre 2018.
“Blessures invisibles”, publié aux Éditions Taurnada est sorti le 9 janvier 2020.
“À pas de loup”, son 7e roman, publié aussi aux Éditions Taurnada est sorti le 14 janvier 2021.

Mauvais genre
https://leressentidejeanpaul.com/2019/12/23/mauvais-genre/

Blessures invisibles
https://leressentidejeanpaul.com/2020/01/03/blessures-invisibles/

À pas de loup
https://leressentidejeanpaul.com/2021/01/14/a-pas-de-loup/

Drame, Folie, Frisson horreur, Noir, Nouvelles, Suspense, Thriller

Sang pour sang Thriller : Volume 5

de Collectif
Broché – 27 janvier 2023
Éditions : Independently published

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Gabriel C.
Florence Journiaux
Stanislas Petrosky
Sébastien Guerrero
Sabrina Guerreiro
Sylvie Marchal
Sébastien Theveny
Claude Picq
Éric Oliva
Eric Dupuis
Albertine Gentou
Sebastien Gaietta
C.Dreek
Jona Laix
Rime de Bervuy
Valérie Valeix
Ludovic Metzker
Bob Garcia
Nil Borny

 

• Couv_2023-020_Collectif - Sang pour sang Thriller

 

En octobre 2023 aura lieu le prochain salon Sang pour sang thriller à Longperrier dans le 77. Une partie des fonds récoltés lors de la vente de ce recueil servira à financer le salon organisé par Nadine Doyelle.
Nil Borny et Deborah Coladonato, qui ont écrit les préfaces, en seront le parrain et la marraine.

Dix-neuf auteurs, dix-neuf nouvelles avec lesquelles j’ai passé des moments très agréables. Toutes très différentes les unes des autres, je suis passé par différentes émotions. Certaines amènent une touche de paranormal, de suspense, d’humour noir ou pas, ou carrément angoissante ! Dans tous les cas, il y a de très belles surprises, à mon goût…

Il me sera très difficile de vous en dire plus, mais il fait partie des bons recueils de nouvelles que j’ai eus l’occasion de lire dernièrement.

En panne de lecture ?
N’hésitez pas, de plus, c’est pour une bonne cause !

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Extraits :

« Isabelle, ouvrit sa boîte mail et cliqua sur le dernier message arrivé. Une semaine qu’elle guettait cette réponse et son cœur se mit à battre plus fort au fur et à mesure que son regard la parcourait.
Sans attendre, elle attrapa son GSM et composa le numéro de Jean-Paul. Son mari décrocha aussitôt.
– Salut, chérie, lâcha-t-il un brin étonné.
Sa femme n’avait pas pour habitude de l’appeler pour un oui ou pour un non lorsqu’il était à son bureau et, même s’il appréciait de l’avoir au téléphone, ses coups de fil étaient loin d’être monnaie courante. »

« En règle générale, un mari bafoué se venge en pourrissant la vie de son épouse infidèle. Un lâche fait ses coups foireux en loucedé alors qu’un colérique ira jusqu’à la frapper, et un impulsif mettra une raclée à son rival. Certains, la rage au ventre, poussé par la frustration ou la haine, vont même jusqu’à franchir le point de non-retour en intentant à leur vie. Tillier devait faire partie d’une autre catégorie d’individus. Ne ressentant aucune once de méchanceté envers sa femme, submergé par le désarroi, sans doute également l’amertume, il a préféré disparaître de sa vie dans tous les sens du terme. »

« Elle agissait sans trop réfléchir à ce qu’elle faisait, craignant d’être submergée par ses émotions. Elle connaissait les différentes étapes puisqu’elle avait observé son patron les réaliser à plusieurs reprises. Mais, jusqu’à ce jour, elle n’avait géré que la partie administrative de ce travail. Lorsqu’il lui avait proposé d’assister à l’ensemble de la procédure de crémation, Monsieur Bishop ne lui avait pas avoué qu’il comptait bien lui déléguer cette besogne désormais. Le revers de la médaille était plutôt brutal. »

« – J’avais craint que vous ne veniez m’annoncer la mort de mon mari.
– Cela n’aurait-il pas été un soulagement plutôt ?
– Enfin, Monsieur, quelle affreuse pensée.
– Il me semble que lorsqu’on va chercher du réconfort dans d’autres bras que les légitimes, c’est que le désir d’un autre corps est tel qu’on est prêt à sans passer par le pire. Je pourrais, en ma qualité d’inspecteur, vous raconter bien des crimes, pas tous passionnels. »

« Croyez-moi, les maisons sont comme les objets, elles ont une histoire à raconter. Que ce soit du bonheur ou du malheur, il est dit que nous pouvons le ressentir dès lors que nous pénétrons dans une pièce. Nous n’y prêtons nullement attention et nous faisons fi de cela.
Certains esprits ne vous veulent pas que du mal, soyez rassurés. Ils tentent dans de nombreux cas de communiquer avec vous en cherchant à vous parler par un moyen quelconque : faire tomber de la vaisselle, ouvrir un placard, faire grincer les murs…
Ils communiquent du mieux qu’ils peuvent et profitent parfois des nouvelles technologies : les chaînes hi-fi, les casques audio ou la télévision. Comment ? Ils émettent des interférences de manière répétée jusqu’à vous faire comprendre que c’est à vous seul de tout faire pour établir cette communication. »

 

Sang pour sang Thriller

Émotion, Folie, Nouvelles, Suspense, Thriller

Partout la mort

de Jean-Luc Menet
Broché – 28 novembre 2022
Éditions : Le chat qui danse

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“La mort, la mort, la mort, toujours recommencée”, chantait Georges Brassens en parodiant Paul Valéry et son Cimetière marin.
Il est vrai que la Mort est partout, mais en réalité, elle juste là. Plus exactement, elle a toujours été là.
Beaucoup la redoutent ou la craignent, d’autres la souhaitent ardemment, d’autres encore vivent à côté d’elle, sans s’en préoccuper vraiment. Quelques-uns, enfin, la provoquent ; dans les deux sens du terme.

Les nouvelles de ce livre ne parlent pas vraiment de la mort, mais elles la côtoient, la mettent en scène. Ce sont des histoires, presque des contes, des tranches de vie, des tranches de mort.
Ainsi, on la voit surgir au beau milieu d’une découverte historique, au travers d’une enquête policière, dans les souvenirs d’une vieille dame désireuse d’en finir, dans les pensées d’une jeune femme suicidaire, dans les projets d’une tueuse en série, au cœur des expériences d’un scientifique de renom, dans les intentions scandaleuses d’un couple désireux d’abandonner leur chien, par les yeux d’un prédateur sexuel et même au sein de conversations à bâtons rompus…

Et parfois, à deux pas d’elle, il y a la vie.
Oui, la mort est partout.

 

• Couv_2023-009_Menet Jean-Luc - Partout la mort

 

Dans la Rome antique, mais aussi en Italie, le nombre dix-sept porte malheur. En effet, il s’écrit en latin XVII, dont l’anagramme VIXI (vixi) signifie “j’ai vécu”, c’est-à-dire “je suis mort”.

La mort est toujours.
La mort est imprescriptible.
La mort est partout.

Il y a dix-sept syllabes dans un haïku.
C’est aussi le nombre de nouvelles de ce recueil.

Dix-sept histoires dans lesquelles la mort est présente,
dix-sept univers complètement différents,
dix-sept dénouements que l’on ne voit pas arriver du tout,
dix-sept nouvelles… qui vous attendent.

Jean-Luc Menet est arrivé à me surprendre à chacun de ses récits. Tantôt avec humour, tantôt violents, tantôt tristes, mais toujours avec des réparties excellentes et un suspense incroyable !
Et oui ! Malgré la thématique récurrente, j’ai souri à certains passages, et plus j’avançais dans le livre, plus je me suis laissé prendre au jeu. L’auteur cache bien son jeu et c’est un sans-faute pour moi. Je serai bien incapable de dire laquelle j’ai le plus aimée, mais je peux vous certifier que toutes m’ont interpellées. Je découvre un Jean-Luc qui a l’air de bien s’amuser à nos dépens, mais toujours avec beaucoup “d’humanité”.
Tueurs en série, SDF, psychologue, auteure, hommes préhistoriques et divers animaux, Jean-Luc m’a embarqué dans sa “farandole”, d’une main d’expert, car si le “fond” est présent dans ses dix-sept nouvelles, la “forme” y est aussi grâce à des textes réfléchis et de qualités.

Alors, parfois oppressant, parfois digne d’un esprit torturé, certains avec beaucoup d’humour noir, d’autres sombres et envoûtants, chaque récit reste une leçon de vie, et n’oublions pas qu’elle soit accidentelle, atroce, brutale, glorieuse, héroïque, ignominieuse, immédiate, infâme, instantanée, inutile, précoce, prochaine, rapide, redoutée, solitaire, soudaine, tragique, ou volontaire… pour que la mort soit, il faut qu’il y ait la vie…

Merci Jean-Luc, pour ces différentes approches de la vie et vos capacités d’imagination,
Merci d’avoir crée, des personnalités si différentes et tellement vivantes,
Merci pour la philosophie globale qui transparaît à travers chacune de vos lignes…

À découvrir et à lire sans modération !

Encore un grand “Merci” à Blandine Carron pour cette découverte qui pour le coup n’est pas mortifère du tout !

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Extraits :

« C’était hier. Il devait être environ minuit et je me promenais au hasard des rues. Normalement, je rejoins mon emplacement habituel vers dix-neuf heures au plus tard, mais mon moral était déplorable. Je me suis habitué à ces variations d’humeur. Depuis toujours, je suis cyclothymique. Certains jours, je suis au sommet de ma forme : souriant et enthousiaste, rien ne saurait venir à bout de mon optimisme, même la rue. Mais d’autres fois, je me sens comme au fond du trou, empli de tristesse, irritable, abattu : dans ces moments-là, je suis incapable de réagir, je déprime. »

« Parfois, j’ai l’impression que ma tête se vide. Il y a même des jours où je te cherche à la maison. Il y a pourtant des années que tu m’as quittée et je t’en veux encore pour ça. Je crie : « Émile, Émile ! » en te cherchant partout. Et puis, je me souviens qu’on est plus ensemble, même si je passe te voir chaque semaine, ou presque. »

« J’ai des trous de mémoire en ce moment. Rien de bien grave, mais c’est assez gênant, parfois. Tiens, l’autre jour, je me suis retrouvée dans la rue à trois cents mètres de chez nous… Et bien, crois-moi si tu veux, plus moyen de me rappeler ce que je faisais là. J’avais gardé mon tablier de cuisine et mes pantoufles. »

« Lucien n’a pas beaucoup dormi. Ce n’est pas la première fois. Il dort peu depuis toujours. Il fait partie de cette catégorie d’individus qu’on nomme les petits dormeurs et qui ont besoin de peu de sommeil. Ceux-ci, il ne faut pas les confondre avec les faux petits dormeurs, de simples insomniaques qui, après une nuit de veille subie, sont sujets à des baisses de régime et des coups de pompe, débouchant régulièrement sur des endormissements plus ou moins fugace.
Les vrais petits dormeurs n’ont rien à voir avec eux. Ils se contentent de seulement trois ou quatre heures de sommeil par nuit, ce qui suffit à recharger leurs batteries. Ils ont d’illustres représentants, comme Napoléon Bonaparte, Voltaire, Thomas Edison, Victor Hugo, Winston Churchill et paraît-il, un certain Emmanuel Macron. »

 

Bonjour, lectrice, bonjour lecteur !

Tout d’abord, si ce n’est déjà fait, n’hésite pas à cliquer sur le bouton «Suivre» afin de ne rien rater de mes parutions.

Mais je t’entends déjà : « Pourquoi suivrais-je quelqu’un que je ne connais pas ? » chuchotes-tu. N’aie aucune crainte, je vais maintenant me présenter.

Je suis né à Valenciennes en 1962, dans les Hauts-de-France, donc. Depuis mon plus jeune âge, j’écris. Mais la vie est ainsi faite que je ne me suis véritablement construit en tant qu’auteur qu’en 2020, lors de la sortie de mon premier roman Suicidés, un polar. J’y reviendrai.

Auparavant, j’avais publié des nouvelles et des poèmes en revue, et sorti un recueil de poésie (Contre la montre) qui a obtenu le Grand Prix régional de la Société des poètes et artistes de France (SPAF), région Nord, en 1990. Cela ne me rajeunit pas…

De longues années plus tard, j’ai co-écrit un livre scientifique qui traite d’écoconception et est paru chez Dunod. Je suis en effet maître de conférences à l’université polytechnique Hauts-de-France et j’avais à cœur de proposer au public un ouvrage traitant des questions environnementales. Sans doute est-ce cela qui a réveillé en moi cette énergie enfouie, cette passion de l’écriture qui ne s’était jamais éteinte, mais que j’avais fait passer au second plan.

Suicidés est sorti aux Éditions du Vénasque en pleine crise sanitaire, puis est ressorti un an plus tard chez Evidence Editions. Mais le marché du livre n’était pas au beau fixe, c’est le moins que l’on puisse dire. Le roman a été laissé sur le bord de la route, entraînant avec lui mon deuxième opus, « Quatorzaine », un recueil de chroniques policières. À ce moment-là, je me suis tout simplement dit que l’autoédition était une voie parmi d’autres, une voie que je devais emprunter sans négliger les autres. J’ai foncé.

En 2020, parallèlement à la première sortie de « Suicidés », j’ai proposé une réédition de « Contre la montre ».

Le Temps
qui nous mord
La Mort
qui s’étend

En 2021 paraît « Enquête interne », une novella qui raconte l’histoire de Mathieu Grivois, un lieutenant de police accusé d’un double homicide. Ce dernier voudrait bien se disculper et démasquer en même temps le véritable assassin, mais il en est incapable, car il est plongé dans le coma après qu’on lui a tiré dessus. Il devra pourtant résoudre cette affaire complexe.

Fin 2022, Partout la Mort regroupe dix-sept nouvelles noires qui mettent la Mort au centre de la pièce. Mais cette dernière est invisible ; on la sait présente, ou observatrice, mais on ignore qui elle va frapper et comment elle va s’y prendre. Le lecteur est ainsi baladé, trompé, secoué… par ces histoires à mourir debout, ces tranches de mort parmi les tranches de vie.

Début 2023, Suicidés ressort dans une version revue et augmentée ; restructurée, aussi. On y suit les aventures du capitaine de police Michel Dutour, un flic brisé par une ancienne enquête, et de sa stagiaire Clara Jeminski qui travaillent ensemble, mais sans le savoir, sur la même affaire. Un tueur en série met en scène des meurtres, en les déguisant en suicides, pour assouvir une vengeance qui date de plusieurs années. Dutour et Clara ont eux aussi leurs démons, un passé qu’ils partagent malgré eux. Ils s’associent à Hugo, un hacker providentiel, et enjambent l’espace et le temps pour résoudre une affaire qui n’en est pas une.

Toujours en 2023, Michel Dutour et Clara Jeminski reprennent du service dans « Quatorzaine ». Ce recueil regroupe quatorze chroniques policières qui sont autant d’enquêtes improbables, tantôt glaçantes, tantôt décalées, que nos deux héros doivent résoudre sur fond de crise sanitaire.

Et puis…

Lectrice, lecteur, si tu le souhaites, tu peux consulter mon site Internet :
http://jeanlucmenet.fr/auteur/
J’y évoque mon actualité et j’y dépose régulièrement des textes inédits
Tu peux aussi me contacter directement par e-mail à l’adresse contact@jeanlucmenet.fr
Je réponds à 100% des messages.
Il n’y a pas d’obligation d’achat, juste l’envie d’échanger, de sortir un peu de ma caverne.

Je t’invite aussi à me rejoindre sur mes réseaux sociaux :
Instagram : jeanlucmenetauteur
Tu peux aussi t’abonner à ma page Facebook : Jean-Luc MENET page auteur

Thriller, Thriller psychologique

L’Archipel des oubliés

de Nicolas Beuglet
Broché – 22 septembre 2022
Éditeur : XO

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Les inspectrices Grace Campbell et Sarah Geringën le savent. Malgré leurs caractères opposés, elles doivent unir leurs forces pour neutraliser l’“homme sans visage”, l’architecte du plan diabolique qui mènera l’humanité à sa perte.

Seule piste : un manoir égaré dans les brumes d’Écosse. Derrière les volets clos de la demeure, l’ombre d’une jeune veuve austère, en apparence innocente. Mais cette femme est-elle vraiment ce qu’elle prétend être ? Ce que les deux inspectrices découvrent dépasse leurs pires hypothèses.

Dans une course qui les entraîne du loch Ness à la Norvège, Grace et Sarah vont devoir repousser les frontières de la peur pour rejoindre l’énigmatique archipel des Oubliés – l’ultime rempart au chaos du monde.

Un thriller glaçant. Et perturbant. Car ce qui se joue sur ces terres mystérieuses pourrait bien ressembler au choix de civilisation qui se dresse devant nous.

… même de vous…

 

• Couv_110_Beuglet Nicolas - L'Archipel des oubliés

 

6 romans en 6 ans !
Et pas n’importe lesquels…

Nicolas Beuglet, a dès son premier roman, “Le cri”, frappé très fort dans le monde de la littérature… Cela aurait pu être un coup “d’essai ou de chance”, mais il nous a prouvé, au fur et à mesure, qu’il était bien à sa place parmi les plus grands auteur(e)s !

J’avais hâte de découvrir le duo des deux inspectrices aux caractères bien opposés, réunies dans une seule et même intrigue. Je m’attendais à des étincelles et je n’ai pas été déçu, même si finalement leur union était indispensable.
Le début du roman se situe en Écosse… Nos deux héroïnes se rendent chez une étrange jeune femme, qui vit isolée et ne voit jamais personne. Afin d’avancer dans leur enquête, elles devaient absolument la voir. Mais est-elle vraiment qui elle prétend être ?
Grace et Sarah vont découvrir des ramifications qui dépassent toutes leurs pires hypothèses.

Nicolas Beuglet nous propose un thriller magistral, tant le reflet de ce que nous vivons actuellement est évident !
Qu’en est-il de l’avenir de l’humanité ?
Nicolas s’appuie sur des faits réels, des faits de sociétés, je le sens très engagé. Il dénonce les plus fortunés qui s’accaparent de tout type de richesses, les médias aussi, les journalistes qui ne prennent plus la peine de vérifier les informations avant de les diffuser. Est-ce pour aller le plus vite possible, pour être les premiers ? Ou bien parce que les journaux appartiennent désormais à de grands groupes industriels, ou aux grands patrons du CAC40 ?
Faites-vous votre proche choix…

Gros coup de cœur pour ce roman “brut”, anxiogène et efficace. J’ai pris énormément de plaisir à suivre nos deux inspectrices dans leur enquête incroyable et addictive.
Un roman maîtrisé de bout en bout, que je vous recommande vivement.
Mais pour mieux ressentir l’évolution des personnages principaux, je vous conseillerai de lire les premiers volets de ces deux superbes sagas !

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Extraits :

« Grace Campbell observa l’étrange visiteuse avec méfiance. Depuis qu’elle avait franchi la porte de son bureau sans autorisation, cette rousse athlétique d’une quarantaine d’années, s’était contenté de décliner son identité dans un anglais parfait : Sarah Geringën, inspectrice à Oslo. Et maintenant, elle dévisageait Grace sans un mot, comme un interrogateur silencieux intimide, un suspect par sa seule présence. »

« – Si le projet est quelque part sur cette clé, les fichiers cachés qui y sont liés apparaîtront forcément, précisa Sarah, en tapant une des masses pour les contrôler, récita, Grace à voix haute. Phase 2, manipulation de la peur pour rendre accro à la sécurité… Qu’ont-ils pu inventer de pire encore pour la phase finale ? »

« Il tourna la tête vers le feu, avant de continuer.
– Jusqu’au moment où j’ai commencé à comprendre qu’Olympe souhaitait uniquement contrôler les populations pour leur faire accepter, malgré elles, un nouveau modèle de société. Un système basé sur moins d’humains et plus de technologie. Un système axé sur la digitalisation des rapports sociaux, la numérisation des identités, la dématérialisation de la vie et, finalement, un accroissement encore plus prononcé des inégalités. »

« – Mais que voulez-vous ? Diront les plus crédules, ce petit renoncement à la démocratie est une nécessité pour relever les défis planétaires. Même si, au fond, Olympe se moque royalement de l’écologie, puisque la plupart de ses cadres et de ses soutiens, nous expliquent qu’il va falloir réduire le chauffage en hiver, alors qu’ils sont tous venus à leur sommet climatique en jet privé. En outre, cette multinationale nous vend sans cesse de nouveaux outils numériques qui ne font qu’aggraver la situation des ressources planétaires et donc justifier plus de restrictions. »

 

Après avoir écrit des scénarios pour la télévision, Nicolas Beuglet a choisi de se consacrer pleinement à l’écriture de romans. Salué par la presse, il est devenu en six ans et autant de romans l’une des plus grandes plumes du thriller français. Il est l’auteur chez XO Editions de deux trilogies :
la première a pour héroïne Sarah Geringën
Le Cri,
https://leressentidejeanpaul.com/2019/10/09/le-cri-de-nicolas-beuglet/
Complot,
https://leressentidejeanpaul.com/2020/07/31/complot/
L’Île du Diable
https://leressentidejeanpaul.com/2020/08/04/lile-du-diable/

et la deuxième Grace Campbell
Le Dernier Message,
https://leressentidejeanpaul.com/2020/10/21/le-dernier-message/
Le Passager sans visage
https://leressentidejeanpaul.com/2021/12/10/le-passager-sans-visage/

et L’Archipel des oubliés

Il vit à Boulogne-Billancourt avec sa famille.

Polar, Thriller

Du fond des âges

de René Manzor
Broché – Livre grand format, 19 octobre 2022
Éditions : Calmann-Lévy

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Nouvelle-Zélande. Un petit garçon court à perdre haleine dans les rues de Christchurch, poursuivi par un homme armé. Des coups de feu éclatent. À l’hôpital, on découvre que l’enfant a été porté disparu il y a trois ans. Il s’appelle Nateo, c’est le fils du célèbre explorateur Marcus Taylor. Pourquoi le retrouve-t-on maintenant ? Était-il séquestré ? S’est-il enfui ? Et qui peut vouloir tuer un enfant de huit ans ?

Un an auparavant, le glaciologue Marcus Taylor dirige une mission de scientifiques envoyés dans une base implantée en plein milieu de l’Antarctique. Quand ils arrivent sur place, ils découvrent des bâtiments saccagés et déserts. L’équipe précédente a disparu sans laisser de trace.

Quel lien y a-t-il entre la réapparition de l’enfant et cette expédition qui tourne au cauchemar ?

Une chose est sûre. Il est trop tard pour avoir peur…

 

• Couv_096_Manzor René - Du fond des âges

 

Je termine à l’instant “Du fond des âges”.
J’ai profité d’une journée de repos pour ne pas être dérangé, pour pouvoir en profiter…

Tic, tac, tic, tac…
Le récit commence très fort, les chapitres courts avancent en deux temps s’alternant, tantôt de nos jours à Christchurch, tantôt un an plus tôt, perdus dans une base russe en perdition, au milieu de l’Antarctique !

Tic, tac, tic, tac…
Cela fait 732 jours que Nateo, le fils de Marcus et de Raïana, a disparu…
La vie de Marcus n’est plus que tristesse. 732 jours où il va le chercher partout.
Raïana elle, finira par craquer et le quitter ayant besoin de faire son deuil.

Tic, tac, tic, tac…
Dans les rues de Christchurch, après une course-poursuite dangereuse et infernale, un homme tire plusieurs fois à bout portant, afin de tuer un enfant de huit ans qui cherche à le distancer…
Cet enfant… c’est Nateo !

Tic, tac, tic, tac…
Un an plus tôt, Marcus avait accepté une mission en Antarctique avec des scientifiques.
Cette expédition va très vite se transformer en cauchemar. En cauchemar pour ceux qui participe à l’expédition, mais aussi en cauchemar pour le lecteur, en l’occurrence moi-même, lorsque je me suis rendu compte que tout se tenait parfaitement dans ce récit très visuel et que nous n’étions peut-être pas à l’abri d’un tel danger !

Tic, tac, tic, tac…
Je le voulais. Je m’étais préparé. Mais encore une fois René Manzor, m’a surpris, m’a fait vibrer par son intrigue et cette écriture cinématographique !
J’ai été transporté par ce thriller ésotérique, “fantastico-émouvant” et terrifiant.
Ceux qui n’ont jamais lu de romans de René, se diront peut-être “Oui, encore une énième chronique, pour un énième thriller qui ressemble à tous les autres” ! Mais ceux qui l’ont déjà lu, savent que René, en plus de sa passion pour les mots et pour les images, est un perfectionniste. Chaque détail est un point qu’il a dû vérifier des dizaines de fois avant qu’il n’apparaisse dans l’un de ses romans. René aime la vie, il aime les gens, ne triche pas.
Cette histoire, c’est pour nous, lecteurs qu’il l’a écrite… et comme un bon vin, chaque roman nouveau apporte un plus à la littérature…

Tic, tac, tic, tac…
Prendrez-vous le risque de le commencer, et ensuite de devenir addict ?

Gros coup de cœur !
Pour la thématique, pour l’écriture, et pour toutes les émotions ressenties…
Un excellent roman, qui en plus, m’a fait découvrir une maladie héréditaire, que je ne connaissais pas du tout, le syndrome d’Ehlers-Danlos.

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Extraits :
« L’enfant maori se retourna sous une pluie battante et aperçut le 4 x 4 Holden qui fonçait droit sur lui. L’innocence de ses huit ans se chargea soudain de panique ; celle qu’éprouvent les animaux traqués.
Le premier tir fit exploser le pare-brise d’une fourgonnette, à quelques centimètres de lui. Le petit garçon bondit en avant, jetant toutes ses forces dans une fuite désespérée. Le verre brisé taillada ses pieds nus, mais l’enfant ne sentit rien. Pas plus la douleur que le sang jaillissant de ses blessures. »

« Un trou minuscule apparut sur la surface glacée…
Des doigts en sortirent…
Puis une main, grattant, creusant fiévreusement…
Quelqu’un était enseveli sous la neige. Au prix de grands efforts, il parvint à dégager un bras et à exercer une traction désespérée pour se hisser dehors. »

« Les quatre silhouettes progressaient à présent à la lumière de leur torche dans la nuit australe. Plus pour ne pas mourir de froid que pour trouver un refuge auquel elles ne croyaient plus. La lenteur de leurs gestes attestait qu’ils étaient à bout de forces et d’oxygène, à demi gelé. Le vent glacial tentait d’arracher leurs mains gantées de la corde qui, seule, pouvait leur éviter l’errance à l’aveuglette dans des ténèbres quasi absolues. La glace s’accrochait aux cheveux, aux sourcils et aux barbes. Elle piquait les visages et gelait sur les lunettes de protection. Ils ressemblaient de plus en plus à des bonhommes de neige ambulants qui auraient récemment appris à marcher. »

« Les mains du vieil aveugle se mirent à trembler. Et ses lèvres eurent du mal à articuler ce qu’il voulait dire, comme si une force invisible tentait de l’en empêcher.
– Un Mal ancien a été libéré, docteur Murphy. Un Mal venu du fond des âges.
Le vent se leva soudain, créant un tourbillon de feuilles autour d’eux. Le chien du vieux Maori se mit à gémir et Abby en éprouva une crainte irrationnelle. »

 

Né avec le goût de construire des histoires, René Manzor a d’abord donné corps à cette envie au cinéma. Ses deux premiers films, Le Passage et 3615 Code Père Noël, le font remarquer par Steven Spielberg qui l’invite à Hollywood. Voilà le jeune Français lancé à Los Angeles, scénariste et réalisateur, ghost writer pour les grandes productions. Dans les années 2000, René Manzor quitte les États-Unis et renoue avec le cinéma français Dédales. En 2012, son premier roman, Les Âmes rivales, a révélé une plume au rythme vif et un univers mystérieux.

En cinq romans seulement, il s’est imposé comme une des références du thriller français. Pour Celui dont le nom n’est plus il a reçu le Prix Cognac du polar Francophone. Pour Apocryphe, le Prix Polar Les Petits Mots des Libraires. Et pour son dernier roman, À Vif, le Grand Prix Iris Noir Bruxelles 2021 et le Prix de l’Embouchure 2022.