Drame, Folie, Histoire vraie, Sciences

Fukushima

Tremblements et stupeur – 10 ans après
Jean-Michel Jacquemin-Raffestin & Mickaël Naveau
Broché – 18 mars 2021
Éditions : Les éditions Trédaniel

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Fukushima, 10 ans après !
Le 11/3, c’est ainsi que les Japonais appellent désormais la catastrophe de Fukushima, ce nom qu’ils ne veulent plus entendre. C’est le 11 mars 2011 à 14 heures 46 min 23 sec, heure locale, que le Japon a vécu son plus terrible tremblement de terre de magnitude 9 sur l’échelle de Richter. Ce tremblement de terre qui va déjà endommager la centrale nucléaire de Fukushima Dai-Ishi provoque un tsunami avec une vague haute de plus de 30 mètres à certains endroits qui va ravager 600 km de côte, pénétrant jusqu’à 10 kilomètres à l’intérieur des terres. Ce tsunami a provoqué la plus grande catastrophe nucléaire civile de tous les temps. Plus grave que Tchernobyl, elle sera classée 7 sur l’échelle de INES.
La centrale de Fukushima Dai-Ishi se retrouve au cœur du désastre, privée d’électricité, il n’y a plus de refroidissement des cœurs de réacteur. Le cœur des réacteurs 1, 2 et 3 fondent et le corium perce les cuves de protection, tous les produits radioactifs volatils s’échappent. La population est d’abord évacuée sur 10 km, puis le lendemain sur 30 km. Les enseignements de Tchernobyl n’ont servi à rien. Il ne faut pas paniquer la population.
La mentalité japonaise fait qu’un tel accident était impossible, donc rien n’est prévu, les employés comme les cadres ne prennent pas les bonnes décisions parce qu’ils ne sont pas informés de ce qu’ils doivent faire. Plusieurs bâtiments explosent dans les jours suivants. La radioactivité se répand dans l’air et dans l’eau qui se déverse dans l’océan Pacifique régulièrement. Chaque semaine de nouveaux problèmes techniques, de nouvelles fuites montrent que rien n’est maitrisé.

Aujourd’hui, 10 ans après, il y a une très forte contamination des sols, des plantes, du riz, des animaux, au sol comme dans l’océan Pacifique, même en Californie les thons sont contaminés. Normal, on trouve encore de l’iode 131 radioactif dans les boues d’épuration alors que sa période de vie est de 8 jours. Il aurait dû disparaître après 10 semaines.
A présent, afin que l’État cesse de payer des compensations, les populations déplacées doivent revenir vivre sur des terres fortement contaminées. Des milliers de cancers de la thyroïde sont détectés chez les enfants, enfin reconnus par les autorités.
Le Japon a dû fermer tous ses réacteurs nucléaires dont un certain nombre ne seront jamais remis en fonction. Toutefois, il a été décidé de redémarrer le réacteur n°1 de la centrale de Sendai le jour anniversaire de Hiroshima en août 2015. Le n°2 a été redémarré le 15 octobre 2015, d’autres ont suivi, 9 ont redémarré à ce jour.

 

• Couv_2023-048_Jacquemin Raffestin Jean-Michel & Naveau Mickaël - Fukushima - Tremblements et stupeur 10 ans après

 

Habituellement, lorsque je lis un livre, je pense au plaisir que je vais ressentir.
Les émotions qui vont me traverser quelles qu’elles soient, joie, tristesse, angoisse, etc.

Il y a quelques mois, j’ai reçu chez moi le dernier livre de Jean-Michel Jacquemin-Raffestin “Ne leur pardonnez pas ! Ils savent très bien ce qu’ils font”. J’avais déjà un doute sur tout ce qui se passait autour de nous, mais je n’aurais jamais pu imaginer jusqu’où allait la vérité.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/09/ne-leur-pardonnez-pas-ils-savent-tres-bien-ce-quils-font/

Dans “Fukushima – Tremblements et stupeur – 10 ans après”, j’ai ressenti la même douleur.
Pourquoi tous ces mensonges alors que l’on sait très bien qu’un jour ou l’autre la vérité éclatera.
Encore une fois, la vérité n’est pas vraiment belle à entendre.

Le livre est scindé en deux parties.
La première est une énumération de faits clairs et précis. Des explications, des bilans, des statistiques, impossible de ne pas comprendre les données incroyables récoltées par Jean-Michel, il a mené une enquête et toutes ses sources sont indiquées.

La seconde partie, raconte le vécu de Mickaël Naveau, enseignant, qui se trouvait à Tokyo le 11 mars 2011. Son récit se lit comme une histoire, une bien triste histoire, dont on ne connaît malheureusement toujours pas la fin.

Pourquoi ?
Pourquoi ce silence coupable ?
Pourquoi ces mensonges ?
Pourquoi les autorités n’assument-elles pas et ne réagissent pas comme elles le devraient ?

Je me suis posé énormément de questions durant ma lecture, elles commençaient toutes de la même façon.
Pourquoi ?

Douze ans après la tragédie, les conséquences sanitaires de l’accident de Fukushima sont loin d’être élucidées. La bataille entre le deux camps opposés n’en fini pas, et ce, malgré les preuves accablantes.

le Comité de suivi sanitaire du département de Fukushima, a communiqué ses derniers chiffres.
345 cancers de la thyroïde ont été détectés sur des personnes qui étaient mineures au moment de l’accident de Fukushima. De rapport en rapport, le total augmente.

Je ne pourrais pas en quelques mots résumer les trois cents pages de ce livre “précieux”.

Nous devons réapprendre à ouvrir les yeux, à nous poser les bonnes questions, à nous renseigner afin de voir, pour comprendre…
J’aurais aimé que ce livre n’existât jamais… Mais il est là !
Les États nous mentent, tout le monde le sait. On en a ici une énième preuve !

Merci Jean-Michel, encore une fois, de dénoncer ce scandale grâce àce travail minutieux…

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Extraits :

« Il est essentiel que le débat puisse être enfin ouvert sur les conséquences sanitaires de Fukushima et poursuivi sur celles de Tchernobyl, sans parler de la catastrophe, de Kychtym, en 1957, dans le complexe nucléaire de Maïak. À l’heure où le monde s’interroge sur ses choix énergétiques pour sortir de l’économie carbonée est où le lobby nucléaire essaye de peser pour inclure l’énergie nucléaire dans les énergies décarbonées qui seraient assimilables à tes énergies renouvelables, ce qui est évidemment tout à fait faux, il est indispensable de rappeler les conséquences sanitaires liées aux accidents nucléaires et, par voie de conséquence, les risques insupportables auxquels cette énergie expose les humains pour des générations et des générations »

« Qui nous informe aujourd’hui sur Fukushima et ses conséquences ? Que se passe-t-il là-bas ? C’est vrai, c’est très loin. Ça ne nous touche pas. Nous ne risquons rien. Donc les médias français ne s’en occupent pas trop. …/… mais les consignes sont claires : ne pas affoler la population. »

« En novembre 2013, nouvelle fuite d’eau due à un nouveau réservoir. Ces incidents se multiplient régulièrement sans solution. Le gouvernement japonais a reconnu que chaque jour, plus de 300 m3 d’eau contaminée étaient déversés dans l’Océan Pacifique près de la centrale de Fukushima. De ce fait, sur la plage de Yotsukura, la baignade est autorisée, pas en fonction de la force du vent, mais du niveau de radioactivité de l’eau dans l’océan…
Dormez tranquille, braves gens, tout va bien ! »

« Japon : la situation est imprévisible !
Non ! C’est un mensonge ! La situation est prévisible. Il existe différents scenarii, pires les uns que les autres. Quelques spécialistes n’hésitent pas à décrire la réalité, à dire la vérité comme on le fait avec un malade atteint d’un cancer. »

 

Jean-Michel Jacquemin-Raffestin nous offre un livre dans la continuité du combat qu’il mène depuis 1986 contre les ravages et les dangers de l’Industrie nucléaire dans le monde. Après Tchernobyl, cachez ce nuage que je ne saurais voir (paru chez le même éditeur), il reprend sa plume pour dénoncer le scandale de Fukushima.

Mickaël Naveau, diplômé en droit, japonais et relations internationales, a vécu à Osaka de 2002 à 2008, et depuis à Tokyo où il est enseignant.

Émotion, Drame, Folie

Un jour, ma fille a disparu dans la nuit de mon cerveau

de Stéphanie Kalfon
Broché – 5 janvier 2023
Éditions : Verticales

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« Pour me consoler, la petite fille revenue de la nuit pose sa main sur mon épaule, je la saisis mécaniquement : elle est fraîche et potelée, mais ce geste ne suffit pas à dissiper mes doutes. On pourra bien me dire que cette enfant a gardé son visage de la veille, que sa voix désordonnée reste inimitable, que cette pâleur dans les yeux c’est tout elle, comparer ne mène à rien. Cette enfant n’est pas la mienne. »

Emma, la narratrice de ce roman, raconte le trouble qui la saisit en revoyant sa fille Nina, disparue plusieurs heures un soir de septembre. Quelque chose dissone dans leurs retrouvailles, un “presque-rien”, provoquant chez Emma une vrille qui nous plonge dans une vertigineuse incertitude.

 

 

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Un récit prenant et je l’avoue très perturbant aussi !

Hier soir nous avons eu le plaisir de recevoir Stéphanie Kalfon au Château de l’Hermitage à Ennery.
Une très belle personne, avec laquelle nous avons beaucoup partagé de “secrets”, de la relation mère/fille et aussi beaucoup de sourires…
Encore une fois une excellente soirée en compagnie de nos amis du Cercle…

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Pour fêter ses huit ans, Paul et Emma emmènent leur fille Nina à la fête foraine. Il aura suffi d’un instant d’inattention au tir à la carabine, pour essayer de lui offrir une peluche… quand soudain, ils se rendent compte que la fillette a disparu…

La police intervient et une battue est très vite organisée dans la forêt très proche.
Les parents vivent alors l’horreur, l’attente, le désespoir.

La police leur conseille de se reposer. Ils resteront dans tous les cas, en contact avec eux.
En rentrant chez eux, la vision des décorations festives et de la banderole JOYEUX ANNIVERSAIRE, ravive leur détresse. Où est Nina ? Pourquoi s’est-elle éloignée d’eux ?

Après la pire nuit de leur vie, Nina est retrouvée dans les toilettes d’un chantier prêt de la fête foraine. Elle est saine et sauve pour leur plus grand bonheur.
Mais après la joie des retrouvailles, Emma sent que quelque chose ne va pas. La petite fille qui vient de rentrer au foyer est-elle Nina ou une petite fille qui lui ressemble énormément ?

Commence alors pour Emma, une spirale infernale qui va l’entraîner dans les méandres de son esprit.

Je découvre Stéphanie Kalfon avec ce bijou inclassable !

Avez-vous lu le titre du livre du livre ?
Je ne dis pas le survoler…
Non. Le lire.
Essayer encore.
Et puis encore une fois…

Vous avez vu ?
Déjà dans son titre, Stéphanie révèle ses possibilités d’écriture.

Thriller psychologique à la lecture immersive ?
Récit angoissant sur les pertes de repères ?
Histoire tragique sur les relations mère/fille ?
Ou roman émouvant sur une petite est prête à tout pour être aimée d’une mère qui la rejette ?

Stéphanie est pour moi la grande révélation de 2023.
Une écriture, un style que je n’avais jamais vu jusqu’à l’ouverture de son livre.
Chaque phrase, chaque mot est une idée, une image qui prend sa place dans mon esprit au fur et à mesure de ma lecture. Plus que l’impression d’être au cinéma, j’avais l’impression que l’auteure était dans ma tête et qu’elle me chuchotait son histoire. C’est perturbant et c’est bouleversant aussi. J’ai vécu tour à tour la peur de Nina, qui est rejetée, l’angoisse d’Emma qui veut retrouver sa fille, la vraie, et l’incompréhension de Paul, qui fera tout son possible pour aider Emma… mais en vain.

Une lecture riche et fluide qui de plus force à la réflexion. Deux cents pages qui ont brusqué, métamorphosé, le lecteur que je suis.
Une nouvelle vision, une nouvelle perception de la peur qui ne m’avait jamais effleurée, car c’est bien la peur et la paranoïa qui planaient au-dessus de moi, jusqu’à la dernière ligne.
Un jour, ma fille a disparu dans la nuit de mon cerveau.

Coup de cœur, pour ce récit puissant et fort bien construit qui a éveillé de nombreux sens en moi !
Auteure à suivre absolument…

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Extraits :

« Je cours, j’appelle, je nage à contre-courant de la foule électrique, je traverse des forêts de bruits, de jambes et de bras hirsutes, des gueules indifférentes ou horrifiées, des visages laids, gras, suintants, avec leurs yeux en forme de boules à facettes. Partout surgissent des monstres, des gens maquillés de rires exagérés, leur voix larsen, m’engloutissent… ils ne se poussent pas, les gens, ne me répondent pas, ils restent agglutinés en file indienne devant le train fantôme, ils veulent leur ticket pour le grand divertissement, mon cœur tremble tel un mauvais alcool dans le fond d’un verre, je les harangue et j’implore.
– Vous avez vu une petite fille : huit ans, brune, des couettes, un sac à dos vert, un jean ? »

« Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Nina, une pensée couteau m’agresse, mon Dieu, est-ce possible de mourir le jour de sa date de naissance ? »

« On nous fait patienter le temps de finir “les tests médicaux d’usage”, nous dit-on. Des professionnels sont en train de vérifier si ma gamine ne s’est pas fait violer. Cette perspective me coupe sec la parole, alors l’inspecteur s’adresse d’abord à Paul. Comparé à moi, mon mari, paraît très solide, il utilise convenablement ses intonations, oui, il m’épate, je trouve qu’il fait un automate absolument sensationnel. »

« J’aimerais raconter mon expérience sans tricher, suivre le déroulé exact où mon cerveau a placé les faits. Déplier mes souvenirs origamis pour en soulever les coins, les disparus et les apparents. Pour cela, je dois parler de justesse, à tâtons, dans cette hâte sans hâte située juste avant l’oubli. Pas le choix. Je n’ai accès à ma mémoire que par un interstice fragile et opaque, le reste du temps, je vis sous la tyrannie du décompte éphémère de ma lucidité. Je suis prise dans une fièvre de visions claires qui vont s’éteindre ou se corrompre, passagères comme la vie. »

« Limite : ligne qui marque le début ou la fin d’une étendue ou d’un espace de temps – point au-delà duquel ne peuvent s’étendre une action, une influence –, degré extrême de quelque chose, seuil de ce qui est acceptable. »

Née à Paris en 1979, Stéphanie Kalfon est écrivaine et scénariste. Elle a publié deux romans aux Editions Joëlle Losfeld, Les parapluies d’Erik Satie (prix littéraire des Musiciens, 2017 ; Folio, 2018) et Attendre un fantôme (2019).

Drame, Folie, Noir, Psychologie

Méfiez-vous des anges

de Olivier Bal
Broché – 28 avril 2022
Éditions : XO

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“Vous voilà prévenus. Si vous pénétrez dans L’Enceinte, il sera déjà trop tard…”

Sur les collines de Californie se dresse L’Enceinte, une communauté spirituelle en apparence parfaite. Paul Green, ancien journaliste cabossé par la vie, est persuadé que la jeune femme qu’il recherche est enfermée entre ces murs.

Il s’infiltre dans L’Enceinte et découvre avec stupeur ses rites étranges, ses lieux interdits, son gourou mystérieux.

Au même moment, à Los Angeles, l’inspectrice Sarah Shelley est appelée en urgence. Le cadavre d’une jeune femme vient d’être découvert, entièrement tailladé. Impossible de l’identifier. Elle serait morte vidée de son sang.

Et si ce crime nous ramenait au cœur de L’Enceinte ?

Dans les bas-fonds de Los Angeles, Sarah Shelley et Paul Green vont emprunter un chemin de ténèbres. Et affronter l’une des organisations sectaires les plus redoutables des États-Unis.

Une plongée dans la noirceur de l’âme humaine et de la manipulation
Un thriller haletant et terriblement actuel

 

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Méfiez-vous des anges, n’est pas un simple roman, mais ça, vous ne pouvez pas encore le savoir !
C’est l’histoire de Rafa, de Paul Green, de Sarah Shelley et de bien d’autres…

J’avais lu les précédentes aventures de Paul Green, avec L’affaire Clara Miller et La forêt des disparus, et même s’il n’est pas indispensable d’avoir lu les précédents romans pour lire celui-ci, je le conseillerai quand même pour mieux connaître “notre” héros, qui va dans cette nouvelle enquête être soumis à rude épreuve !

Vous l’avez peut-être deviné, c’est bien un nouveau roman choral que nous propose Olivier Bal. Le ressenti, mais aussi le vécu de ses personnages attachants pour certains, énigmatiques, machiavéliques pour d’autres. Tout le long du récit, ils vont se livrer à vous petit à petit.

Paul Green enquête depuis plusieurs mois, afin de retrouver Linda Richardson. Ses recherches vont l’amener au cœur de communautés spirituelles et d’une secte…
Sarah Sheller, est policière, elle fait partie de la section Homicide. Suite à un appel, elle “trouve” une jeune femme le visage tailladé et les pulpes des doigts tranchées… Le début d’une nouvelle enquête !
Rafa, lui, travaille pour le compte de la Sombra, un gang de Los Angeles. Sa dernière mission tourne au drame, obligé de s’enfuir, et de se cacher, il a peur, il sait parfaitement que les membres de la Sombra finiront par le retrouver…
Quel est le point commun entre ses trois personnages d’origines complètement différentes ?

À travers ce véritable page-turner Olivier, nous entraîne dans une spirale infernale maîtrisée où chaque page nous mène un peu plus loin dans l’horreur et l’indicible… Mais c’est tellement addictif !
Soyez donc les bienvenus dans ce thriller, au cœur de l’Enceinte, la plus ancienne communauté de la Voie…

Un récit qui m’a bousculé et une fin incroyable que je n’ai pas vu venir du tout !
Encore une fois Olivier est arrivé à me faire passer un excellent moment de lecture.

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Extraits :

« “Mon nom, c’est Paul… Et je suis alcoolique.”
Les autres types, assis sur des chaises en plastique disposées en demi-cercle, me répondent, mollement.
“Bienvenue, Paul.” L’animateur de session, Josh, un jeune gars, au physique de surfeur, avec des cheveux blonds accrochés en catogan, se met à m’applaudir, bientôt rejoint par le reste de l’assemblée. “Bravo à vous, Paul. Le fait que vous soyez ici, que vous ayez fait le premier pas, ça veut déjà dire beaucoup.” »

« Depuis que je suis gamine, je suis “différente”. Je suis atteinte d’une maladie, l’hypermnésie. Moi, j’appelle ça la Machine. Je retiens tout ce que se passe autour de moi, en permanence. Il n’y a pas de hiérarchie dans mon cerveau. Tout est important. C’est un chaos sans nom. Chaque matin, de retour chez moi, il me faut plusieurs heures avant de trouver le sommeil. Je dois d’abord trier les centaines de données accumulées durant mon service. C’est pour cela que je travaille la nuit, que je porte ces putain de lunettes… Pour limiter au maximum l’afflux de messages que reçoit mon maudit cerveau. »

« L’homme arbore son style et sa tenue iconiques. Une barbe blanche, bien taillée, les cheveux vif-argent qui retombent sur sa nuque. Sa sempiternelle chemise blanche, un pantalon simple et une écharpe bleu clair. Celui que les membres de la Voie appelle Le Guide, dégage quelque chose, un magnétisme unique. J’attrape un exemplaire, en lis un extrait : “Votre dépendance, vos doutes, votre dépression, vos accès de colère, votre violence… tous vos maux proviennent de là, de ses ombres qui se terrent en vous. Vous êtes des écorchés que l’on n’a jamais su soigner…” Pour le coup, j’en suis un sacré d’écorché. Pas assez de tous les pansements du monde pour me rafistoler. »

 

 

Olivier Bal a 43 ans. Il est l’une des grandes révélations du monde du thriller. Lauréat du Grand Prix des Géants du Polar et du Prix de la Ligue de l’imaginaire, il est l’auteur, chez XO Éditions, de L’Affaire Clara Miller et de La Forêt des disparus, thrillers remarqués par la presse et le public. Il publie en 2022 Méfiez-vous des anges, qui met de nouveau en scène le personnage de Paul Green.

L’Affaire Clara Miller
https://leressentidejeanpaul.com/2021/01/30/laffaire-clara-miller/

La Forêt des disparus
https://leressentidejeanpaul.com/2021/10/07/la-foret-des-disparus/

Drame, Psychologie, Thriller

In vino veritas

de Magali Collet et Isabelle Villain
Broché – 11 mai 2023
Éditions : Taurnada Éditions

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Lors d’un vernissage, une galeriste est assassinée. Secrets, mensonges et trahisons vont secouer la quiétude d’une petite commune en plein coeur du vignoble bordelais. Et lorsque deux frères se retrouvent après des années de séparation, la liberté de l’un va dépendre de la détermination de l’autre. Un thriller psychologique délicieusement machiavélique.

 

• Couv_2023-43_Collet Magali & Villain Isabelle - In vino veritas

 

J’avais hâte de lire In vino veritas.
Hâte de voir ce que les deux dames allaient faire à quatre mains… Mais ce sont surtout leurs deux cerveaux avec des personnalités bien différentes travaillant ensemble qui m’intéressaient !

Alors, Bravo !
Je me suis retrouvé enfermé dans un très bon roman gigogne à suspense, un peu comme un puzzle où les éléments se mettent en place au fur et à mesure, comme une enquête d’Agatha Christie ou d’Hercule Poirot, où l’on devine très vite que le coupable va se promener durant toute ma lecture, là, sous mes yeux, mais que nos deux artistes tairont son nom jusqu’à l’épilogue, après de nombreux voyages allant du passé au présent et vice-versa.

Mathias est le jeune frère d’Augustin.
Enfant, suite à un accident Mathias tombe dans le coma.
Michel, le père des garçons, en veut à Augustin qu’il estime coupable. Il ne veut pas pardonner.
Michel est le mari de Delphine. Il aime sa femme, du moins il le croit, enfin, il s’en fout… Tant qu’elle s’occupe de la maison et des enfants.
Delphine n’aime pas Michel. Mais chez les Clavery, on ne divorce pas !
Augustin dépité quitte sa famille et la France pour l’Argentine.
Aurélie est la femme de Mathias qui aujourd’hui est gendarme, il est fou d’elle.
Fanny, la collègue de Mathias, est amoureuse de lui.
Fanny est aussi la collègue de Dupuis, mais elle n’est pas amoureuse de lui.
Louis de Bearn est en colère contre Aurélie qui lui a vendu des faux tableaux !
Aurélie est en colère après Karine qui a cassé des bouteilles de vin très chères durant son exposition.
Aurélie est assassinée pendant un vernissage.
Delphine est désolée pour Carole, la mère d’Aurélie.
Carole a perdu son mari à cause de Michel et Delphine…
Qui a tué Aurélie et pourquoi ?

Ne vous inquiétez pas, les plumes de nos deux auteures, aussi sympathiques que diaboliques, sont suffisamment affûtées pour ne pas perdre le lecteur.
C’est fluide, déroutant, parfois surprenant, mais surtout captivant et plein de rebondissements, et qu’est-ce que c’est bon…
Les personnages sont attachants et plusieurs fois, j’ai eu un élan de sympathie, de peine ou de pitié envers eux.

Alors !
Qui me suivra dans ce thriller casse-tête que je vous conseille vraiment ?

Un grand merci à Joël de Taurnada Éditions pour sa confiance…
Et, un grand BRAVO à mes deux copines !

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Extraits :

« Je suis fatigué, mais ce n’est pas le plus important. J’ai peur, Augustin et je suis surtout super inquiet. J’ai beau essayer de rassembler mes souvenirs, je n’arrive pas à me rappeler ce que j’ai fait avant la mort d’Aurélie. Mes collègues me l’ont demandé des dizaines de fois et je suis incapable de leur fournir une explication. J’essaie pourtant, de toutes mes forces. Et si je l’avais tuée ? Si c’était moi et que je fais un truc du genre amnésie post-traumatique ? »

« En allumant la radio ce matin-là, Valentin Dubuisson sentit instinctivement que cette journée serait compliquée. Météo-France venait de placer 21 départements en vigilance orange en alertant sur une situation orageuse nécessitant une attention très particulière.
Nécessitant une attention particulière… Des conneries, oui… On voit bien que ces types n’ont jamais foutu, un pied dans un vignoble…
À chaque grosse intempérie, tous les paysans sont sur le pied de guerre en espérant que l’orage s’éloigne de leurs terres, que le front s’amenuise petit à petit, ne provoquant que de fortes averses. »

« Les convives se taisent, abasourdis par le drame qui se joue sous leurs yeux. Michel se lève et saisit le bras d’Augustin.
“Sortons. Tu as dû boire un peu trop. Je te ramène au château.”
Il se dégage fermement.
“M’as-tu déjà adressé un mot gentil, un sourire sincère ou même une simple accolade ?
– Tu divagues complètement, mon pauvre.
– As-tu, ne serait-ce qu’une fois dans ta vie, été fier de moi ?
– Comment l’aurais-je pu ? Tu as voulu tuer ton frère !” »

 

 

Magali Collet est née en 1972 à Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Elle vit en Picardie depuis près de vingt ans. C’est une passionnée des mots ; elle écrit des poèmes, des nouvelles ou des chroniques depuis de nombreuses années. Sa sensibilité à la cause des femmes, celles qui souffrent de ne pouvoir échapper à leur condition, apparaît en filigrane dans tous ses écrits. Avec son premier roman, la Cave aux poupées, publié aux éditions Taurnada, elle plonge ses lecteurs dans les fosses ténébreuses des âmes, pleines de violences, d’angoisses mais aussi d’un profond désir de rédemption.

La cave aux poupées
https://leressentidejeanpaul.com/2020/03/06/la-cave-aux-poupees/

Les yeux d’Iris
https://leressentidejeanpaul.com/2021/11/03/les-yeux-diris/

Comme une image
https://leressentidejeanpaul.com/2022/09/30/comme-une-image/

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Née au Maroc à Casablanca en 1966, Isabelle Villain a travaillé pendant une quinzaine d’années dans la publicité, l’évènementiel et l’organisation de salons professionnels.
Passionnée de romans policiers depuis l’enfance. Elle décide de se lancer dans l’écriture pour mettre par écrit les nombreuses histoires qui lui trottent dans la tête.
Son quatrième roman “Peine Capitale”, publié aux Editions Auteurs d’Aujourd’hui, a reçu le prix Maurice Bouvier en 2015.
“Âmes battues”, le second volet des enquêtes du commandant de Lost, découvert dans “Peine capitale” à reçu le prix du festival du polar de la ville d’Arcachon en 2016, et le prix polar du festival Jeter l’Encre.
“Mauvais genre”, publié aux Éditions Taurnada est sorti le 15 novembre 2018.
“Blessures invisibles”, publié aux Éditions Taurnada est sorti le 9 janvier 2020.
“À pas de loup”, son 7e roman, publié aussi aux Éditions Taurnada est sorti le 14 janvier 2021.

Mauvais genre
https://leressentidejeanpaul.com/2019/12/23/mauvais-genre/

Blessures invisibles
https://leressentidejeanpaul.com/2020/01/03/blessures-invisibles/

À pas de loup
https://leressentidejeanpaul.com/2021/01/14/a-pas-de-loup/

Émotion, Drame, Psychologie, Suspense

Travail, travail quand tu nous tues

de Marie-José Aubourg-Iberti
Broché – 20 mars 2023
Éditions : Nombre 7

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Hector est épuisé de maintenir son service à flot, la cadence est devenue intenable. Il aime pourtant son travail, alors, quand de manière injuste, il est licencié à la suite d’accusations émanant d’un membre de son équipe, le vide s’ouvre sous ses pieds. C’est son identité, sa dignité qu’il perd. Victime d’un burn-out, le quinquagénaire sombre dans une spirale infernale dont il ne voit pas l’issue et envisage le pire tandis que Sophie, son épouse, aveuglée par la colère et cherchant désespérément la vérité pour retrouver leur vie d’avant, va aller au bout d’un processus de vengeance destructeur.

 

• Couv_2023-041_Aubourg-Iberti Marie-José - Travail, travail quand tu nous tues

 

“Ecce homo” !
Voici l’homme tel qu’il est dans sa réalité, tel qu’il est dans le monde du travail…
Un roman qui m’a retourné les tripes à plusieurs reprises.

Hector est un bon employé, sa vie, c’est son travail, il ne compte jamais ses heures. Il est heureux de bien faire et n’hésite jamais à emmener du travail chez lui si c’est nécessaire. Mais un jour, soudain tout bascule. Hector est convoqué. La sentence tombe comme un couperet, il est licencié !
Mais Sophie, son épouse, qui l’aime et le soutien a décidé de ne pas en rester là…

Rarement, je n’ai été autant saisi par un roman. Le mal-être, la déprime, le combat intérieur, la souffrance, l’incompréhension d’Hector… Comment ne pas être bouleversé ?
J’ai ressenti la douleur d’Hector… Parce que je l’ai moi-même subi il y a quelques années. J’ai replongé dans ce passé, dans cette zone d’ombre que je cache habituellement. Marie-José a ravivé des sentiments que j’avais soigneusement enfouis, mais je lui dis merci… Merci, car elle m’a permis de voir et de comprendre certaines choses qui à l’époque m’étaient invisibles tellement j’étais centré sur ma difficulté à tenir et à avancer.
Je ne sais pas si c’est du vécu pour l’auteure ou pas, mais ce livre est le reflet de ma réalité, Marie-José n’oublie rien, jusque dans les plus petits détails. Impossible d’interrompre ma lecture une fois commencée, je voulais savoir ce qui allait arriver à Hector…
Maintenant, je sais… J’aurais aimé le rencontrer, lui expliquer avec mon recul, lui parler.

Un excellent roman qui traite sans faux-semblant du mal-être de certains employés qui en oublient que le travail n’est pas “la vie”. Qu’il faut savoir parler, partager, écouter aussi les personnes qui font partie de notre quotidien professionnel, mais surtout familial et amical, ne pas s’isoler et absolument sortir de cette compétition qui nous tue petit à petit au travail.

Gros coup de cœur personnel pour cette histoire/miroir d’une autre vie, qui finalement m’a fait du bien…
À lire absolument !

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Extraits :

« Je suis face à un problème insoluble ; j’évolue à l’intérieur d’un cercle vicieux destructeur dont il est impossible de s’extraire. Le cadre soumis chasse rapidement le rebelle qui s’était réveillé en moi et très vite, le siège de mon cerveau devient le théâtre d’un mouvement brownien, participant à la chute vertigineuse de ma courbe d’autosatisfaction. »

« Très imbu de sa personne, les cheveux grisonnants, il s’adresse à nous de toute sa hauteur, le sourcil épais relevé, la bouche légèrement inclinée marquant presque un dégoût, et une intonation dans la voix, une manière de s’exprimer qui ne laisse aucun doute sur ses origines sociales. Le Big Boss, c’est lui, c’est un contestable. Personne ne lui tient tête, il est respecté et sa parole n’est jamais remise en question. »

« Je suis sous traitement depuis quelques mois. Je me sent un peu mieux, c’est vrai, mais les flashs et les cauchemars persistent. Je ressens parfois une impression de flottement et la sensation bizarre que la chimie des médicaments a bâillonné mes émotions. Ce n’est ni agréable ni désagréable, c’est un état étrange dont il m’arrive de vouloir sortir afin d’arrêter de polluer mon cerveau avec ces molécules artificielles. »

« Ainsi, je ne parviens même pas à obtenir un poste de débutant ! Je suis trop vieux, trop formé ; trop d’ancienneté, trop difficile à formater, pas l’âge de la retraite, mais plus l’âge d’être embauché. Le désarroi cède peu à peu la place à la colère ; contre mon épouse, qui ne me supporte plus, contre Marc, qui m’abandonne, contre l’agent de Pôle emploi, qui ne me propose pas de travail, contre mes voisins, dont le regard réprobateur indique qu’ils savent bien que je ne travaille pas. »

 

Résidant dans le département du Var, Marie-José Aubourg-Iberti s’inspire des histoires de la vie ordinaire qu’elle observe et met en lumière. En publiant Travail, travail quand tu nous tues, elle signe son troisième roman. À travers l’histoire d’Hector et Sophie Juillet, elle s’intéresse aux mécanismes qui conduisent à la perte d’un emploi et à l’impact d’un tel évènement sur le couple, la famille. L’écriture de cette intrigue est née de témoignages et d’expériences qui l’ont conduite à réfléchir plus largement à la question centrale de la place du travail dans notre société.

Émotion, Drame, Histoire, Poésie

LE PARFAIT inconnu

de Gérard Papier-Wagner
Broché – 20 mars 2023
Éditions : Independently published

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À Paris, sur la colline Sainte-Hermione, une église du IXe siècle, une place pavée, un restaurant vénérable, une librairie et quatre marronniers, voici planté le décor d’un drame qui va naître d’un ouvrage historique écrit par un inconnu féru de catharisme, et préfacé par une auteure journaliste. Ajoutons un cheminot et un architecte à la retraite pour compléter le tableau, ainsi qu’un prêtre aux sermons très appréciés, une chanteuse de cabaret, et toutes les conditions seront réunies pour une lecture passionnante, puisque les personnages eux-mêmes sont passionnants.

 

• Couv_2023-040_Papier-Wagner Gérard - Le parfait inconnu

 

J’ai découvert l’écriture de Gérard Papier-Wagner en mars dernier, avec MONA qui m’avait beaucoup plu et inspiré par le sujet et par le style.

Gérard m’a fait parvenir un autre roman, LE PARFAIT inconnu, la curiosité m’a piqué, et une nouvelle fois, j’avoue avoir passé un merveilleux moment de lecture.
J’en avais déjà parlé pour son premier roman lu, mais la plume de l’auteur est vraiment très intéressante, très aboutie. L’utilisation du passé simple, la richesse des mots, l’érudition globale du sujet tout en conservant une réelle fluidité dans la dans la lecture, un soupçon de mélancolie et une douce poésie, j’ai forcément été happé par le récit.

Jérôme est à la retraite, il aime passer ses journées à lire seul, toujours sur le même banc, à l’ombre des marronniers, là où il peut contempler l’église Sainte-Hermione. Jérôme est marié à Mag. Un jour, ils font la connaissance de Luc et de sa femme Béatrice, une journaliste qui aime les voyages et qui comble en Jérôme un vide insoupçonné.
Après des débuts difficiles, une belle amitié va naître entre Jérôme et Ernest qui a une fille, Gina qui tient un restaurant étoilé. Le prêtre, Jean Destivelle, lui aussi est un personnage étonnant, mais je n’imaginais pas à quel point. Puis, il y a aussi Sonia, qui tient la librairie de quartier, et surtout l’étrange découverte dans sa librairie qui mettra en avant l’une des pires périodes de l’Histoire… De nombreux personnages avec leurs qualités et leurs défauts, qui se croisent et se recroisent dans ce récit intelligent et bien documenté qui mettra finalement en avant l’église et la place Sainte-Hermione. Mais chuuuut… Ça, c’est encore un secret…

Très belle lecture, qui m’a donné envie de me replonger dans notre Histoire, ainsi que dans celle de la Religion. Mystérieuse, énigmatique et très intéressante, tout ce que j’affectionne !

Un livre que je conseille à ceux qui aiment les beaux récits et la grande Histoire.
Merci beaucoup Gérard, pour ce très beau cadeau !

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Extraits :

« Sur ce banc, presque chaque matin, s’asseyait Jérôme y venant pour se distraire en regardant s’agiter les autres. La sérénité de l’endroit l’incitait à réfléchir sur le passé, à visiter des souvenirs entachés de regrets. Il est médita seul jusqu’à ce qu’un autre retraité eût la même aspiration. Jérôme fut tout d’abord fâché que celui-ci, à tout prix, voulût engager la conversation, mais il s’y résigna parce que dialoguer vaut mieux que ressasser. Las des potins du coin et des commentaires d’actualité, Jérôme, lâcha début avril, ce à quoi l’avait mené sa cogitation.
– Qu’est-ce que vous attendez de la vie ? »

« Très chères sœurs et très chers frères, je devine à vos regards tous les questionnements suscités par certaines révélations. Si les agissements de l’Inquisition au Moyen-âge nous horrifient aujourd’hui, le temps les a passés par profits et pertes, car la grande Histoire ne retient que les faits en délaissant les émotions, afin de rester objective. »

« – J’ai l’impression que vous tombez vite amoureux des âmes qui se livrent, n’est-ce pas ?
– Je me crois plutôt sentimental par empathie, répondit prudemment Jérôme. »

« – Vous m’avez manqué, se risqua Jérôme.
– Dois-je comprendre que vous me faites la cour ?
– Je cherche votre amitié, parce que votre personnalité, comble en moi un vide insoupçonné.
– Entre un homme et une femme, il n’existe pas d’amitié réelle, sans composante amoureuse.
– Alors, c’est cornélien ?
– Non, c’est plutôt agréable l’amour sans les inconvénients de l’amour. »

 

Né en 1941 à Paris, diplômé architecte en 1966, Gérard Papier-Wagner a exercé en tant qu’urbaniste-architecte à Pointe-Noire en République du Congo, puis à Batna dans les Aurès en Algérie avant de travailler, en libéral à Rennes, dans sa propre agence d’architecture jusqu’en 2001. Il s’est ensuite consacré à l’écriture de romans et de poèmes. Marié depuis 1962 avec Marie-Thérèse assistante sociale, il n’a pas eu d’enfant.

MONA
https://leressentidejeanpaul.com/2023/03/22/mona/

Adolescence, Émotion, Drame, Polar

Désenchantées

de Marie Vareille
Broché – 17 mai 2022
Éditions : Charleston

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La disparition de Sarah Leroy, quinze ans, a bouleversé la petite bourgade de Bouville-sur-Mer et ému la France entière. Dans chaque foyer, chaque bistrot, on élaborait des hypothèses, mais ce qui est vraiment arrivé, personne ne l’a jamais su.

Vingt ans plus tard, Fanny revient sur les lieux de ce drame qui a marqué sa jeunesse. Et c’est tout un passé qu’elle avait préféré oublier qui resurgit… Car l’histoire de Sarah Leroy, c’est aussi un peu la sienne, et celle d’une bande de filles qui se faisaient appeler les « Désenchantées ». Une histoire qui a l’odeur des premières cigarettes et du chlore de la piscine municipale, des serments d’amitié et surtout, des plus lourds secrets.

Avec finesse et un vrai sens du suspense, Marie Vareille met à nu les rouages de l’amitié féminine dans un roman d’apprentissage captivant et rempli d’émotion.

« UNE FOIS DE PLUS, MARIE VAREILLE NOUS LIVRE UN ROMAN ABSOLUMENT INCROYABLE. CE RÉCIT EST BRILLANT, INTELLIGENT, ÉPATANT, PERCUTANT. »

 

• Couv_2023-038_Vareille Marie - Désenchantées

 

L’adolescence n’est-elle pas le moment de notre vie le plus compliqué à vivre ?
On se cherche, on s’invente surtout avant de finalement se trouver. Mais entre temps toutes les émotions ressenties qui viennent nous perturber au risque de nos perdre, ne sont-elles pas les premiers pas qui feront de nous des adultes ?

Marie Vareille, nous conte dans ce récit, cette vie tumultueuse que nous avons tous vécus. C’est avec pas mal de nostalgie que j’ai abordé certains passages, c’était comme du vécu, comme si j’avais remonté le temps et je me revoyais avec mes cheveux hirsutes, mes docs Martens, tout de noir vêtu au milieu de mes camarades… Il y a beaucoup de finesse dans ce récit. Beaucoup de gravité aussi.

2001.
Sarah Leroy disparaît. Tous ses proches seront interrogés et très vite un suspect sera arrêté.
2021.
Fanny, qui connaissait très bien Sarah Leroy, se voit confier une mission par sa patronne. Enquêter sur la disparition de celle qui fut sa meilleure amie…

Personnages attachants, énigme à rebondissements et très captivante, Marie Vareille entre à pas de velours dans le milieu du “Polar”.
C’est bien fait, rythmé, impossible de décrocher.
Roman d’amitié, de disputes, de déchirements et d’émotions… avec un final plein de surprise !
Merci Marie pour cette belle histoire…

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Extraits :

« Les gens qui t’expliquent qu’avant de mourir, tu vois défiler tes souvenirs ne sont clairement jamais mort. Moi, la seule chose que je vois défiler, c’est un faux plafond en liège, des néons blafards et des silhouettes en blouse qui me poussent à toute vitesse vers un ascenseur en hurlant des mots que je ne comprends pas. Des souvenirs, je n’en ai plus. On ne ressasse pas le passé quand on n’a pas d’avenir. »

« Angélique a de ce fait vécu une période un peu mystique, pendant laquelle elle accrochait des portraits de Thérèse d’Avilla au-dessus de son lit. Persuadée d’être élue par le Seigneur, elle s’affamait avec enthousiasme pendant le carême, s’astreignait à quatre bonnes actions et trois, Je vous salue Marie par jour et reversait scrupuleusement tout son argent de poche dans la panière de la quête. Un jour, au catéchisme, Angélique a évoqué son ambition de devenir prêtre. On lui a évidemment ri au nez et, effondrée d’apprendre qu’un pénis était indispensable à la bonne animation d’une messe, elle a sombré dans une déprime qui a sonné la fin de ses ambitions ecclésiastiques. »

« Il fallait être lisse comme le papier glacé d’un magazine féminin. Iris était aussi exigeante avec elle-même qu’avec les autres. Elle passait un temps infini à entretenir son corps, son visage, ses mains, ses pieds. Elle ne faisait jamais un écart – s’exposer au soleil, sans crème solaire, manger une chips ou manquer sa séance de footing quotidienne n’étaient pas des options. C’est à cause de gens comme Iris qu’on vit aujourd’hui dans un monde où l’on pense qu’il faut retoucher les photos de Penélope Cruz. »

« Leur professeur principal, M. Folley, leur avais recommandé de tenir un journal intime. M. Folley était connu pour avoir conseillé cet exercice à toutes les classes qu’il accueillait dans son cours de français depuis des années. L’écriture était, selon lui, un bon moyen d’ordonner nos pensées et nos émotions, et nous serions contents, plus tard, de redécouvrir des souvenirs d’enfance oubliés. J’ai toujours aimé, en ce qui me concerne, déverser dans ses carnets tous mes sentiments et mes rêves sans crainte du jugement d’autrui. Peut-être ne serais-je d’ailleurs pas capable d’écrire tout cela aujourd’hui si je n’avais pas affûté ma plume pendant des années dans ces carnets. »

 

Marie Vareille est née en Bourgogne en 1985 et vit aux Pays-Bas avec son mari et ses deux filles. Son bestseller La Vie rêvée des chaussettes orphelines, traduit dans de nombreux pays, s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires. Il a reçu le Prix des lectrices Charleston 2020 et le Prix des Petits mots des libraires 2021.
https://leressentidejeanpaul.com/2022/06/08/la-vie-revee-des-chaussettes-orphelines/

Elle est également l’autrice, aux éditions Charleston, de Je peux très bien me passer de toi (Prix Confidentielles) et Ainsi gèlent les bulles de savon.

Émotion, Drame, Fantastique

La Maison Bleu Horizon

de Jean-Marc Dhainaut
Poche – 29 juin 2017
Éditions : Taurnada Éditions

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Janvier 1985. Tout commence par un message laissé sur le répondeur d’Alan Lambin, enquêteur spécialiste en phénomènes de hantises. Une maison, dans un village de la Somme, semble hantée par un esprit qui effraie la famille qui y vit. En quittant sa chère Bretagne, Alan ignore encore l’enquête bouleversante qui l’attend et les cauchemars qui vont le projeter au coeur des tranchées de 1915. Bloqué par une tempête de neige, sous le regard perçant d’un étrange corbeau, Alan réussira-t-il à libérer cette maison de ce qui la tourmente ?

 

• Couv_2023-037_Dhainaut Jean-Marc - La maison bleu horizon.jpg

 

J’avoue qu’après avoir déjà lu deux romans de Jean-Marc, je pensais savoir à peu près où il allait me mener. Alors, j’ai commencé ma lecture tranquillement, sachant que j’allais passer un bon moment.
Très vite, je me suis rendu compte que le récit risquait d’aller bien au-delà de ce que je m’étais mis en tête. J’en ai lu de nombreux récits qui côtoient le paranormal, Jean-Marc y a mis beaucoup de sensibilité et a créé une histoire sur mesure pour sa thématique que j’avais rarement vu aussi bien développée…

Le mari d’Hélène s’est absenté pour quelques jours. Très vite, il ne donne plus de ses nouvelles.
Hélène s’inquiète. Thomas, leur fils se réveille depuis toutes les nuits à la même heure en hurlant. La nuit les portes claquent toutes seules, alors que d’autres restent bloquées sans logique, les parquets craquent et ils entendent régulièrement les pleurs d’une jeune fille. Lorsqu’une tempête de neige s’abat sur la région, les isolant complètement des autres villageois, Hélène qui a entendu à la radio Alan Lambin, enquêteur en phénomènes paranormaux, décide de le contacter. Il doit justement faire une interview pas très loin et se propose de passer.

En arrivant, Alan découvre une immense propriété, le type de “château” où ce genre de phénomènes a l’air de se produire plus qu’ailleurs. Au fil des pages, une ambiance pesante s’installe déroutant l’enquêteur et mettant à mal la famille apeurée.

Quel est le rapport entre un militaire de la guerre 14-18, une petite fille qui apparaît et disparaît dans les couloirs, les pleurs d’une enfant et la disparition du mari d’Hélène ?
Très vite, Alan va se retrouver confronté à une “réalité” qui risque de le dépasser, une réalité bouleversante et touchante à la fois !

Une fois commencé, impossible de m’arrêter. Je l’ai lu d’une traite. Les dernières pages, je les ai même lu les larmes aux yeux… Quel plaisir de lecture, quel bonheur.
C’est exactement pour ce genre de récits que je lis. C’est beau, plein de sensibilité. Ou comment un roman qui m’a fait frissonner dès les premières pages est devenu au fil de ma lecture un roman émouvant où chaque personnage a sa raison d’être… Bravo Jean-Marc pour cette “petite histoire dans la grande”, les personnages, j’espère vont me hanter encore longtemps.

Très gros coup de cœur pour ce récit Jean-Marc Dhainaut qui prend des risques à chacun de ses romans.
Que d’émotions…

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Extraits :

« Durant mes nombreuses enquêtes, j’ai parfois eu l’occasion de me gratter le menton en me posant une multitude de questions. Je suis de plus en plus persuadé que la mort n’est pas une fin, mai qu’il convient de trier tous les clichés, toutes ces certitudes, toutes les affirmations de certains. »

« Oui… Bonjour. Madame Anneraux à l’appareil. J’habite dans un village de la Somme. C’est difficile de l’expliquer comme ça, mais il se passe des choses étranges chez nous… Je vous laisse mon numéro… »

« Mon mari a enchaîné les dépressions lorsqu’il travaillait dans sa précédente société. La pression et l’humiliation étaient devenues insupportables. Sa vie professionnelle avais viré au cauchemar et nous avons failli nous séparer à cause de cela. Puis, il y a eu sa tentative de suicide. Après un long arrêt et un séjour à l’hôpital, il s’est fait renvoyer. »

« Pardonnez-moi, ma chérie. Sous la pluie, sous les obus, je n’ai jamais cessé de penser à vous, ma Louise. Et lorsque je pensais à vous, alors, dans la plaine tourmentée fleurissaient les coquelicots que nous aimions tellement cueillir. Et le soleil brillait en effaçant le malheur devant moi, illuminant votre sourire que je n’oublierai jamais. Vous vous souvenez, mon amour ? Vous vous souvenez de votre main dans la mienne, quand nous courions dans les champs derrière chez vous ? Et de tous ces après-midi, simplement allongés dans les coquelicots, à regarder la forme des nuages, laissant voyager notre imagination ? »

 

Jean-Marc Dhainaut est né dans le Nord de la France en 1973, au milieu des terrils et des chevalements. L’envie d’écrire ne lui est pas venue par hasard, mais par instinct. Fasciné depuis son enfance par le génie de Rod Serling et sa série La Quatrième Dimension, il chemine naturellement dans l’écriture d’histoires mystérieuses, surprenantes, surnaturelles et chargées d’émotions. Son imagination se perd dans les méandres du temps, de l’Histoire et des légendes. Il vit toujours dans le Nord, loin d’oublier les valeurs que sa famille lui a transmises.


Brocélia

https://leressentidejeanpaul.com/2022/07/07/brocelia/

L’Œil du chaos
https://leressentidejeanpaul.com/2023/02/13/loeil-du-chaos/

Émotion, Drame, Noir, Polar

Sentence immédiate

de Éric Oliva
Broché – 8 avril 2023
Éditions : Des livres et du Rêve

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Après être montés sur plusieurs braquages sanglants, les membres de la bande sont assassinés les uns après les autres.
L’un d’eux, lâchement trahi, voudrait-il se venger ?

La sentence est immédiate dans ce nouveau roman d’Éric Oliva.
L’auteur nous entraîne, une fois de plus, au cœur d’un milieu qu’il connaît bien. Avec 27 ans de police judiciaire à son actif, Éric Oliva inscrit ses histoires au plus près de la réalité.

 

• Couv_2023-036_Oliva Eric - Sentence immédiate

 

La particularité des romans d’Éric Oliva, c’est qu’au bout de quelques pages, je sais très bien que je vais sortir de mon “mode” lecteur…

Et une fois de plus, ça n’a pas tardé !
La façon dont il dépose ses personnages qui paraissent vivants, les situations qui sont toujours très simples et crédibles, et je me retrouve comme au cinéma. D’ailleurs, je me demande bien pourquoi il n’a toujours pas été adapté à ce jour ?

La famille Saulnier quitte les Vosges, suite à des soucis de santé de Valérie la femme de Christian, pour le soleil bienfaisant de la Côte d’Azur.
Ils espèrent que cette nouvelle vie sera porteuse de réussite et enfin de bonheur. Malheureusement, très vite, ils ont du mal à joindre les deux bouts. Christian ne trouve toujours pas de travail, Valérie cherche de son côté, mais sa santé fragile ne facilite rien, de plus les études de leur fille Roxanne risquent de mettre leur finance à rude épreuve.
Christian enchaîne alors des petits boulots à droite à gauche, mais jamais rien de bien sérieux malheureusement…
Jusqu’à qu’il se laisse entraîner par un jeune voyou, Steven, dans un cambriolage “facile” qui ne se passera pas comme prévu.
Ce sera alors, pour Christian, une rapide descente aux enfers, lui qui jamais n’aurait imaginé côtoyer le milieu carcéral vu de l’intérieur.

Le récit d’Éric m’a beaucoup ému, attristé même. J’ai vécu la détresse de ce couple qui se perd petit à petit. Jusqu’où est-on prêt à aller pour sauver sa famille ?
Éric touche ici certains points, soulève des idées qui bien qu’évidentes ne m’avaient jamais effleurées. Le texte est beau et sincère, il est digne et la fraternité qui s’en dégage m’ont fait du bien. Toutes les personnes qui sont en prison, ne méritent pas d’y être, parfois, elles n’ont pas eu, le soutien ou le bon conseil au bon moment…

Coup de cœur pour cette belle histoire remplie de profondeur.

Merci beaucoup Angie Lollia, pour cette nouvelle découverte, belle journée à toi !

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Extraits :

« La pleine lune baignait de son voile brillant les bois alentour et, dans le ciel, un chapelet d’étoiles accentuait cette étrange impression de clarté. L’imposante maison cubique aux larges baies vitrées semblait avoir été déposée au sommet de la colline par la main d’un géant. En journée, le panorama sur la vallée qui plongeait vers l’azur était à couper le souffle. Dans le prolongement de la piscine à débordement, les cimes d’une forêt de sapins flirtaient avec le bleu profond de la Méditerranée. »

« Pourtant, il fallait croire que même l’enfer avait une fin. Aujourd’hui, sans qu’il le sache pourquoi, – sa capacité à survivre en milieu carcéral devait avoir considérablement évolué – à l’issue de ses huit interminables journées, on lui octroyait le droit à une cellule plus grande et un compagnon d’infortune. »

« Christian était prostré sur le rebord du sommier, absent. Depuis que la porte de son appartement avait cédé sous l’assaut des flics, la plus petite parcelle de ce qu’avait été sa vie s’était évaporée. Il n’y reconnaissait plus rien et commençait à peine à entrevoir l’affreuse tournure que prenait son existence : une succession de journées à penser à ce qu’elle aurait pu être si seulement il n’avait pas accepté ; si sa femme n’était pas tombée malade ; s’ils n’avaient pas quittés Épinal ; s’il n’avait pas été obligé de lâcher son boulot ou s’il en avait trouvé un… »

« Valérie regarda autour d’elle. La folie ne s’était pas emparée d’elle et elle était bien dans son appartement.
Son attention repassa finalement sur la policière. C’était bien elle qui le lui avait annoncé. Sous ses pieds, le sol se déroba. Elle essaya de se rattraper à la table du salon, mais les murs et les meubles avaient suivi le mouvement. Dans la pièce, plus aucun objet ne paraissait à sa place. Curieusement, même les deux flics avaient l’air de participer à cet étrange ballet. Vu le chaos des lieux, lutter contre les éléments ne servait à rien. Elle expira profondément et sentit deux mains la saisir. »

 

Je suis né à Casablanca en juillet 1967.
Arrivé en France en 1972, ce n’est qu’en 79 qu’avec ma famille, nous rejoindrons le climat agréable de la Côte d’Azur.
Mes parents devenus restaurateurs à Nice, mon parcours scolaire s’arrêtait rapidement aux portes du lycée à l’âge de seize ans. Ont suivi de petits boulots, tout d’abord dans la restauration, en commençant par une carrière de cuisinier-pizzaïolo, travaillant dans divers restaurants entre Nice et Saint-Laurent-du-Var.

Après cinq ans, j’abandonnais ce métier pour devenir tour à tour ambulancier, agent de sécurité, vendeur et enfin convoyeur de fonds.
À vingt-quatre ans, le concours de gardien de la paix en poche, j’intégrais par conviction l’École Nationale de Police de Marseille d’où je sortais classé en février 1992, avant de prendre mes nouvelles fonctions sur la région parisienne et plus précisément au Commissariat de Montreuil-sous-Bois.

Plusieurs postes successifs et près de dix ans de vie dans ce département chamarré du 93, avant de prendre la décision de rejoindre ma région d’origine. Un an plus tard, j’obtenais ma mutation à Marseille, au Commissariat central de l’Évêché.

La passion des fonds sous-marins se faisant pressente, je passais rapidement mes niveaux de plongée. Dans le même temps, Clive Cussler, un auteur américain spécialisé dans la fiction sous-marine, me donnait l’envie de lire, je dévorais toute sa bibliographie.
L’envie d’écrire arrivait par la suite et, à force de tentations, je commençais l’écriture de Peter, un roman d’aventures dans lequel je parvenais à mélanger mon métier et ma passion. Mais quelques déboires m’obligeaient à mettre ce manuscrit de côté, et ce n’est que plusieurs années plus tard que celui-ci verrait le jour.

En 2006, ayant fait la connaissance de celle qui allait devenir ma compagne, je sollicitais ma mutation sur Nice et au mois de septembre 2007, j’intégrais un groupe judiciaire à l’Antenne de la Police Judiciaire où j’exerce toujours actuellement.
Quatre ans plus tard, je décidais de reprendre intégralement l’écriture de Peter​. Le manuscrit était alors entièrement revu et corrigé. Après avoir fait, comme tout un chacun, les frais des maisons d’édition, j’optais pour l’autoédition en passant tout d’abord par Lulu.com puis chez BoD.

La fièvre de l’écriture se faisant ressentir et, surpris par les retours de mon premier roman, j’entamais dans la foulée un second manuscrit que mes lecteurs jugeaient très vite plus abouti. Un polar régional mettant à l’honneur la Côte-d’Azur et l’Antenne P.J. de Nice où j’exerce encore à ce jour. Le roman est paru sous le titre de Le Secret de Miss Meredith Brown fin 2012.

En Mai 2014, ce second roman était réédité chez Sudarènes Editions sous le titre de Mrs Meredith Brown.

Fin février 2015, Chroniques d’une vie de flic voyait le jour dans cette même maison d’édition. Sous la forme d’un roman, les lecteurs sont transportés de l’autre côté de la barrière, dans le quotidien du flic de terrain. Quinze histoires vraies qui font toucher du doigt ces instants qui marquent les esprits et bousculent les préjugés.

Enfin, au mois de juillet 2015, Peter est réédité chez Sudarènes sous son nouveau titre : Mafia en eaux troubles. Un opus qui reste un premier roman, mais un excellent livre de plage… (Des amateurs de plongée ?)

Depuis, les droits de Mrs Meredith Brown, Du soleil vers l’enfer et Chroniques d’une vie de flic ont été rachetés à Sudarènes et les romans sont disponibles aux formats numériques et papiers sur Amazon.

Émotion, Drame, Frisson horreur

3 jours jusqu’à la Sang-Valentin

de Loïc Veure
Broché – 16 février 2023
Éditions : Independently published

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Ce n’est pas la première fois que Léonora reçoit des roses noires et des lettres sans signature à l’approche de la Saint-Valentin. D’abord flattée, elle ne se pose aucune question sur l’origine de l’expéditeur. Jusqu’à ce que l’une d’entre elles contienne un message inquiétant au dos d’une photo obscène.
En proie à des angoisses incontrôlées, sa vie va devenir un véritable enfer lorsqu’elle va se réveiller d’un malaise, attachée sur une chaise au sous-sol de sa propre maison.

Une nouvelle à suspense du genre thriller, en pleine campagne du Périgord Noir qui vous plongera dans la peau d’une mère célibataire meurtrie.

 

• Couv_2023-035_Veure Loïc - 3 jours jusqu'à la Sang-Valentin

 

Ethan et Julyann s’ennuient à mourir dans leur gendarmerie perdue en pleine campagne du Périgord Noir… Leur quotidien ? Des tâches administratives. Trier les dossiers, affaires classées ou pas, remplir des formulaires, prendre des dépositions, répondre aux appels… Pas du tout ce à quoi ils s’imaginaient enfants… Mais un jour, la routine explose ! Une femme entre, pleine en sang avec un couteau à la main dans la gendarmerie ! Enfin, ils vont avoir de l’action !

Qui est cette femme ?
Pourquoi tout ce sang ?

“3 jours jusqu’à la Sang-Valentin” est une nouvelle que j’ai aimé découvrir !
Pour la seconde fois (À l’encre noire – Les origines du sang versé), la plume de Loïc est très agréable, suspense, angoisse, c’est efficace et sans détours.
Le lecteur se retrouve dans la tête de Léonora, jeune maman célibataire qui va vivre l’horreur. L’utilisation de la première personne nous implique directement dans ce récit plein de tension. Je trouve que c’est une excellente idée.

Une intrigue intense et un final à couper le souffle !

Loïc a fait un pari.
Écrire et éditer cette nouvelle seulement quelques jours avant la Saint-Valentin…
Pour moi, ce second projet est un pari largement remporté !

Loïc Veure ?
Un jeune auteur qui commence juste à nous étonner…
Merci beaucoup à toi, de m’avoir intégré à ton projet.

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Extraits :

« Julyann acquiesça. Son petit frère lui emboîta le pas, et ils retrouvèrent à leurs tâches administratives. C’était à ça que se résumaient leurs journées. Trier les dossiers des affaires classées et celles qui ne l’étaient pas, remplir des formulaires, prendre des dépositions de plaintes, répondre aux appels… Elles ne ressemblaient pas au rêve de gosse qu’ils s’en étaient faits. »

« Les yeux de la femme étaient remplis de larmes rosées coulant le long de ses jours. Pas de réponse. Elle restait là, le corps immobile, la voix gémissante. Ethan observait de loin l’individue d’un œil attentif et curieux. Il la dévisageait complètement. Un détail attira son attention. La main posée sur son holster, il dégaina son arme rapidement et la pointa sur elle. »

« Alice glissa sa main dans mes cheveux. Après avoir saisi délicatement ma nuque, elle m’adressa un baiser langoureux. Je me laissais prêter au jeu un instant. Ses lèvres étaient si douces, tellement délicieuses que je n’arrivais pas à m’en défaire. Je savourais ce moment où je découvrais quelque chose d’agréablement bon et inédit. Je ne sais pas comment je pourrais décrire les sensations que je ressentais. C’était comme un feu d’artifice au 14 juillet : explosif, pailleté, magnifique et coloré… Mais ce n’était pas moi. Ça ne me ressemblait pas. »

 

Loïc Veure est né le 21 septembre 1992. Ancien sapeur-pompier, grand fanatique de thriller et d’horreur.

À l’encre noire – Les origines du sang versé, paru le 31 octobre 2022 aux éditions Maïa, est son tout premier roman.
https://leressentidejeanpaul.com/2022/11/19/a-lencre-noire/

Jugeant qu’il n’avait pas assez de vécu à l’âge de ses 16 ans, il lui aura fallu attendre ses 30 ans pour enfin passer le cap, et sortir ce premier roman, qui lui a permis de se créer un premier cercle de lecteurs… La suite est en cours d’écriture.

En février 2023, il se met au défi d’écrire une nouvelle à suspense sur le thème de la Saint-Valentin en seulement une semaine.
C’est la naissance du projet 3 jours jusqu’à la Sang-Valentin en autoédition.