Noir, Polar, Thriller

Reflex

de Maud Mayeras
Broché – 3 octobre 2013
Éditeur : Anne Carrière

 » À chaque fois, le même phrasé trivial au bout du fil, les mêmes gorges calcinées, gavées de fumée jusqu’aux lèvres. Et, chaque fois, cette même question : Tu es disponible, Iris ?
Je suis toujours disponible. « 

Iris, photographe de l’Identité Judiciaire, shoote comme d’autres boivent, pour adoucir la douleur. Pour oublier la mort de son fils, Swan, sauvagement assassiné onze ans auparavant.

Henry Witkin, fruit d’une lignée chaotique de filles-mères, tue pour le besoin de se vautrer dans la chaleur des chairs. Il écorche ses victimes avec soin et collectionne leurs odeurs comme des trophées.

Lorsque la canicule assèche la ville, lorsqu’elle détrempe les corps et échauffe les esprits, alors, les monstres se révèlent. Ce n’est que lorsqu’il est pris au piège que le Mal dévoile ses canines.
Une histoire de cœurs étranglés, de mères aux crocs luisants, de prédateurs affamés.

 

2020_020_Mayeras Maud - Reflex

 

Bonjour à toutes et à tous.

Âmes sensibles, attention !
Reflex n’est pas qu’un simple polar, même si Iris est photographe à l’identité judiciaire. Ce n’est pas non plus un simple thriller… C’est surtout un roman très NOIR original et captivant.

Par son rythme très lent, Maud Mayeras insuffle un sentiment d’étouffement, suffocant parfois.
Maud prend son temps. Elle joue avec son lecteur et elle le fait si bien qu’il m’a été très difficile de m’en détacher dès que je l’ai ouvert.

Le retour dans sa ville natale est difficile pour Iris, jeune femme bègue qui bute sur la vie comme elle bute sur les mots. Elle semble ne plus avoir de vie depuis que son fils a disparu tragiquement. Un tueur en série au mode opératoire qui lui est familier, exalte son objectif de visions cauchemardesques… Des images, des odeurs, des démons qui refont surface.
Maud nous décrit en parallèle le destin de Julie, jeune fille de bonne famille qui, après avoir été violée, se retrouvera enceinte.

Deux héroïnes. Deux histoires.
Évidemment, on se doute qu’un lien étroit unit ces deux histoires, mais là encore, Maud m’a tenu en haleine par sa construction narrative, alternant les deux époques dont l’une intitulée « Silence » débutant en 1919 et allant jusqu’en 2014 avec l’histoire de Julie. Où, on file ainsi d’époque en époque, donnant un rythme qui accroît la tension et titillera le lecteur qui sera plongé dans une atmosphère angoissante et étouffante. L’autre histoire, avec des chapitres très cours, parfois 3 ou 4 pages, dont de nombreux commencent par la même formule « je n’aime pas”. Le suspense augmente et je suis allé de surprises en surprises jusqu’au dénouement final et là, c’est une véritable claque !

Avec son écriture calculée, terriblement efficace, une fois la dernière page tournée, Maud nous montre que l’on ne doit se fier à personne…

Un récit comme il en existe peu, qui m’a pris aux tripes, et au cœur.
Un thriller moite avec des personnages qui ont tous une part d’ombre. Un véritable voyage au bout de l’enfer…
À lire absolument pour amateurs de thrillers noirs

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Extrait :
« Diane avait regardé son mari, ou plutôt les yeux de son mari, grand ouvert sur le vide, la peur coincée dans sa gorge et ses mains qui avaient empoigné le rien devant lui. Il avait articulé le nom de sa fille comme un dernier affront. Diane ne l’avait pas touché, elle ne l’ avait pas accompagné vers la grande lumière. Elle l’avait laissé entrer seul dans le tunnel. Va-t’en. Voilà ce qu’elle lui avait dit. Va-t’en maintenant. Deux souffles secs, et il n’avait plus respiré. Il s’en était allé, c’était la volonté de Dieu.
Diane n’avait pas pleuré cet homme. Elle n’avait pleuré ni ses escapades, ni ses ronflements, ni ses bulbes. Elle avait appelé le médecin pour faire place nette, et, lorsque Iris avait franchi le seuil, le corps avait déjà été emmené, ligaturé et rempli de fluides toxiques. Et la gosse avait chialé, elle ne savait faire que cela. Sangloter pour un oui, pour un non, pour un peut-être. Et voilà qu’elle s’était mise à bégayer, du jour au lendemain, n’importe quoi pour être remarquée. Iris n’avait toujours causé que du tracas, de toute façon. Cette gamine n’était bonne qu’à remuer ses misérables petites fesses et s’attirer des ennuis. Que la gamine tombât enceinte était l’évidence. »

 

 

Maud Mayeras a 31 ans. Reflex est son second roman.
Son premier roman Hématome est paru aux éditions Calmann Levy en 2004, prix des Limbes Pourpres, et finaliste du prix Polar SNCF en 2006.
Elle vit aujourd’hui à Limoges avec son mari, son fils, et un gros chat noir nommé BlackMamba.

Noir, Polar, Thriller psychologique

Les Démoniaques

de Köping Mattias
Broché – 6 octobre 2016
Éditeur : RING

C’est l’histoire d’une vengeance.
L’histoire d’une fille qui affronte une bête.
Son proxénète, son violeur.
Son père.

Drogues, meurtres, esclaves sexuelles, pédophilie. Au cœur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.

Depuis la Souille, son repère situé au cœur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel.

Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oubliera sa colère.

Dans un thriller à la densité paroxystique, Köping prend le lecteur à la gorge et connecte, page après page, les fils d’une bombe à retardement. Une onde de choc étourdissante qui fait figure d’événement dans la scène littéraire française.

 

2020_017_Köping Mattias - Les démoniaques

 

Bonjour à toutes et à tous.

La lecture a cette chose de magique qui nous permet en quelques pages de passer ainsi d’un univers à l’autre…

Mattias m’avait bien averti, il m’avait dit que c’était extrêmement noir, mais je ne m’attendais pas à un tel tsunami !

Aucun temps mort dans ce roman très sombre et très addictif.
J’ai régulièrement été mal à l’aise dans certains paragraphes et malgré l’horreur se déversant dans un flot incessant, je ne pouvais pas lâcher le livre…

Kimy et plusieurs autres filles enfermées dans des caves de son QG, subissent les viols réguliers de “l’Ours”, Jacky Mauchrétien, dont elles sont les victimes de toutes ses envies lubriques. Pour tous les autres, tous les pontes des alentours, policiers et cols blancs, tant qu’ils payent, ils sont libres aussi de faire ce qu’ils veulent. Kimy, cherche à tout pris à sortir de ce cercle infernal et veut se venger de l’Ours, son père, à la fois violeur, tueur, dealer, proxénète et pédophile. L’Ours domine, l’Ours fait peur…
Gare à celui ou à celle qui oserait s’opposer a lui !

Mais heureusement, au milieu de toute cette horreur, de toute cette folie, il y a une lueur de beauté qui s’allume soudain.

Le roman va au delà de tout ce que j’ai pu lire jusqu’à présent.
Oui c’est cru, oui c’est dur, écœurant même, mais, j’ai l’impression qu’il suffit de regarder ce qui se passe actuellement autour de chez nous, de suivre les actualités, pour se rendre compte de la crédibilité du sujet abordé. Prostitution, esclavage sexuel, drogue et pédophilie.

Pour moi, un très, très bon roman, mais attention, âmes sensibles s’abstenir.

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Extrait :
« Elle s’était débattue quand le fourgon avait stoppé. Le Simplet lui avait asséné quelques bons coups de pieds dans le bide. Puis ils l’avaient traînée hors du véhicule. Elle ruait, soufflait, criait. Les arbres se dressaient en silence dans la brume froide, conspirateurs.

Ils l’emmenèrent en plein milieu de la forêt. Simplet marchait devant en la tirant par les cheveux. Elle suivait tant bien que mal, trébuchant et se démenant avec véhémence. Il parvinrent à une fosse. Une pelle et des sacs de chaux attendaient, prêts à l’emploi. Tout courage l’abandonna alors. Elle cessa de résister. Ils la mirent à genoux. Dany lui trancha la gorge comme à un goret. Elle écarquilla de grands yeux stupéfaits et tomba la tête la première dans le trou. Le Simplet déversa de la chaux sur le cadavre, reboucha l’excavation en sifflotant et s’octroya une bonne bière quand la besogne fut finie. Il urina ensuite sur la tombe et s’en fut de son pas chaloupé de troll. »

 

 

Mattias Köping est né au Havre en 1972, il vit en Normandie. Passionné de littérature nord-américaine et de boxe anglaise, il se consacre aujourd’hui à l’écriture.

« Les Démoniaques » (2016), son premier roman, a été salué unanimement par la critique et a reçu deux prix littéraires : le Grand Prix du Jury des Mines Noires (2018) et le Prix Découverte des Géants du Polar (2018).

« Le Manufacturier » son second thriller, est le polar le plus acclamé de l’année sur les blogs polars et les réseaux sociaux francophones. Netflix étudie la possibilité de son adaptation depuis novembre 2018.

Mattias Köping est, avec Boris Dokmak, Laurent Obertone et Marsault, membre du Ring Wall of fame.

Noir, Polar, Thriller

Écouter le noir

de Abel Barbara, Giebel Karine, Camut Jérôme, Hug Nathalie, Delzongle Sonja, Dillard François-Xavier, Ellory R.J., Lebel Nicolas, Loubière Sophie, Mayeras Maud, Puértolas Romain, Scalese Laurent et Sire Cédric (Auteurs)
Sous la direction de Yvan Fauth
Broché – 16 mai 2019
Éditeur : Belfond

Les grands noms du thriller français mettent nos sens en éveil.

Treize auteurs prestigieux de noir sont ici réunis et, si chacun a son mode opératoire, le mot d’ordre est le même pour tous : nous faire tendre l’oreille en nous proposant des récits qui jouent avec les différentes définitions de l’audition.
Dans ces nouvelles, ils ont donné libre cours à leur noire imagination pour créer une atmosphère, des personnages inoubliables et une tension qui vous happeront dès les premiers mots… et jusqu’à la chute.

Éclectique et surprenant, ce recueil renferme onze expériences exceptionnelles de lecture. Laissez-vous chuchoter à l’oreille, venez Écouter le noir.

 

2020_014_Yvan Fauth - Écouter le noir.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

“Écouter le Noir”. Tout est presque dit dans le titre !
On dirait presque l’introduction d’un Haïku…

Les nouvelles, les histoires courtes sont les parents pauvres de la littérature française.
Pourquoi ?
Je voyage pas mal et partout où je vais il y a toujours des recueils de nouvelles en vente, dans les librairies, les aéroports, dans les kiosques à journaux. Pas en France, du moins très peu…
Peut-être que nous n’avions pas jusque là, les auteurs adéquats pour ce format ?

Je pense que cette période est révolue !
En lisant ce genre d’histoires courtes, je peux dire que nous n’avons rien à envier aux autres pays.

J’ai toujours aimé des nouvelles. D’ailleurs j’admire toujours autant ces auteurs qui s’adonnent à cet exercice délicat, capter notre attention en quelques pages, en quelques lignes seulement. Je pense que les premières que j’ai lues, étaient de Stephen King, depuis je n’ai jamais cessé.

“Écouter le Noir”, ce sont 13 auteurs qui se sont réunis pour nous offrir 11 nouvelles autour d’un thème commun : l’audition.

« Le thème de l’audition n’est pas le fruit du hasard, c’est une leçon de vie très personnelle mais qui me paraît avoir suffisamment de sens pour être partagée.

Il y a quelques années, à la suite d’un concert, mes oreilles ont subi un traumatisme irréversible. C’était en avril 2008. Les sons, qui avaient toujours été mes amis les plus proches, sont devenus des ennemis. Des dangers à apprivoiser, par la faute d’acouphènes et d’hyperacousie (une intolérance au bruit). De quoi donner envie de ce claquemurer chez soi.

Pourtant, ce traumatisme m’a offert de me plonger corps et âme dans la lecture, puis dans la création d’un blog*, et maintenant dans la gestion de ce beau projet. Il me fallait trouver un nouveau point d’ancrage personnel et j’ignorais que cette quête allait complètement changer mon existence. La vie est une source de surprises et du négatif peut jaillir le positif. Un vrai pied de nez au handicap ! »

Yvan Fauth

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Les bruits, le silence, les dangers, la peur, la mort, autant de thèmes abordés dans ces onze très bonnes nouvelles. Chaque nouvelle est plus terrifiante, plus angoissante que la précédente. Un livre que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt qui m’a procuré de délicieux moments littéraires et l’occasion aussi de découvrir trois auteurs que je ne connaissais pas.

Merci aux auteurs, sans qui rien n’aurait été possible, mais aussi un grand bravo à Yvan, qui, tel un chef d’orchestre a mis toute l’énergie nécessaire pour réunir et diriger des talents qui n’ont plus rien à prouver.
À lire absolument !

“ Écouter le Noir, c’est trop bon ! Dit Monsieur Yvan, tu peux pas en faire un peu plus ? ”

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Extrait :
« Il leur faut une heure de plus pour l’atteindre, cette foutue route. À tel point qu’ils pensent un moment l’avoir rêvée. Vingt minutes plus tard, la nuit tombe, une nuit sans lune, dense et opaque. L’obscurité dévore tout autour d’eux, les arbres, le sentier, les buissons, leurs maigres espoirs. Eux-mêmes ont la sensation d’être engloutis dans la noirceur du néant. Mais de temps à autre, des phares s’allument au loin, une lueur au milieu des ténèbres, comme pour leur dire de ne pas abandonner. Ils s’agrippent l’un à l’autre pour ne pas se perdre plus qu’ils ne le sont. David regrette son portable, au moins aurait-ils pu s’en servir comme lampe de poche. Ils avancent cahin-caha, bête étrange à quatre pattes, aveugle et sourde, dont chaque pas est un défi, une gageure, un pari : hormis leur corps qui se pressent l’un contre l’autre, ils n’ont plus aucun moyen de communiquer. »

* ÉmOtionS – Blog littéraire – https://gruznamur.com/

Émotion, Noir, Thriller

Le vase rose

de Eric Oliva (Auteur)
Broché – 3 mai 2018
Éditeur : Taurnada Éditions

Et si votre pire cauchemar devenait réalité ?
Quand votre vie bascule, vous avez le choix : sombrer dans le chagrin ou tout faire pour vous relever. Frédéric Caussois a choisi. Pour lui, aucun compromis, il doit savoir, connaître la vérité.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

C’est le second roman d’Eric Oliva que je lis et je peux dire que l’auteur aime balader ses lecteurs.

Un thriller extrêmement addictif qui ne laisse pas le temps de souffler.
Qu’y a-t-il de pire au monde que la perte d’un enfant ?
Existe-t-il pire situation que de voir son enfant mourir dans ses bras après qu’il ait pris un médicament ?
Voici le destin d’une famille face à cette horreur.

À travers les mots qu’il a choisi, Eric m’a profondément touché.
J’ai vécu le désarroi de cette famille…
Au fur et à mesure de ma lecture, je suis passé par une multitude de sentiments.

Pour Frédéric Caussois, rien ne sera plus jamais comme avant. C’est tout son monde qui est anéanti. Au-delà de la douleur insurmontable, il est comme pris dans une spirale infernale, c’est toute sa vie qui s’écroule. Il n’a plus qu’une idée fixe, qui tourne en rond dans sa tête : découvrir la vérité, et trouver le coupable…

J’ai dévoré ce roman bien mené et bien écrit, impossible de le lâcher.
Je voulais savoir ce qui s’était réellement passé…
Je voulais que le coupable soit puni…

Avec le Vase rose, Éric réussi un excellent thriller. Il nous attrape dans les mailles de son filet pour ne plus nous lâcher.
Merci Eric et Bravo aussi la fin, aussi inattendue que bienvenue !

“Le tourbillon des mots” une collection qui monte, qui monte…

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Extrait :
« Elle progressait doucement, deux petits mètres derrière le corbillard qui avançait au pas, tenant le bras de son mari. Celui-ci, le regard plongé dans le néant, semblait à lui seul supporter tout le fardeau de l’immense malheur qui venait de frapper sa famille. En une semaine, il paraissait vingt ans plus âgé et, dans le même temps, avait perdu dix kilos. Incapable de remplir ce costume anthracite qui naguère lui seyait si bien. En quelques jours, ses cheveux étaient passés du brun au poivre et sel. Frédéric Caussois était devenu un vieil homme. »

 

 

Eric Oliva est né à Casablanca en 1967, il fait carrière dans la Police nationale. Il a travaillé à Paris et Marseille et à présent à la P.J. de Nice. Il est passionné par son métier et les fonds sous-marins et s’est également pris de passion pour l’écriture.

Émotion, Noir, Thriller, Thriller psychologique

La machine à brouillard

de Tito Desforges (Auteur)
Broché – 13 février 2020
Éditeur : Taurnada Éditions

Mac Murphy est un soldat d’élite. Mac Murphy est fort. Mac Murphy est dur. Mac Murphy est fou. Mac Murphy trimbale dans sa tête une épouvantable machine à brouillard qui engloutit ses souvenirs, sa raison et l’essentiel de son âme, morceau après morceau. Quand les habitants de Grosvenore-Mine, ce village perdu dans les profondeurs de l’Australie, se hasardent à enlever la fille de Mac Murphy, ils ne savent pas à quel point c’est une mauvaise idée. Une époustouflante plongée dans l’amour d’un père pour sa fille et dans les tréfonds de la démence d’un homme. Inlâchable. Attention : cauchemar.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Si vous plongez comme moi, dans « La machine à brouillard » de Tito Desforges, vous n’en ressortirez peut-être pas indemne…

L’auteur nous entraîne dans l’esprit très perturbé d’un ancien soldat, revenu traumatisé du Vietnam.
L’intrigue se déroule à coups de comptes-rendus médicaux qui ressemblent à si méprendre à des interrogatoires dans lesquels Mac Murphy notre soldat perd régulièrement l’usage de l’esprit, de la conjugaison et va utiliser des expressions qui n’ont ni queue ni tête, qui ont semé un certain trouble dans mon esprit aussi !
Exercices de style jubilatoires.

C’est un thriller captivant,
Le récit est parfaitement rythmé entre le passé et le présent, et le présent,
La construction est originale et je ne me suis a aucun moment ennuyé dans ma lecture,
C’est un livre complètement flou, avec une flin inattendue et encore plus folle !

Mais…
J’avoue parfois avoir été éperdu par le tourbillard des mots…

Le phrasé de Tito Desforges m’a vraiment pris à aux tripes, un peu trop tôt peut-être.
La lecture m’a mené trop près de la souffrance de Mac Murphy, père avant toute chose, immense.
Qui voue un amour infini à Louise, sa fille, sa raison de lire, sa seule raison d’être, qui un jour disparait sans laisser aucunes …

Le personnage principal est à fleur de peau, à fleur de peau, trop détruit, détruit… persuadé d’avoir des une « machine à brouillard » dans sa tête… Une machine infernale !
Il y a des une résonance très trop tellement personnelle, d’ailleurs vous tu je ne pourront comprendre, sa cravate est à chier !
Je tu vous dis trois choses, trois, trois, trois, Vol au dessus d’un nid de coucou, à vos ordres…

Bordel, où eeesttt maaaa fiiiiiillllllle !!!
Un grand merci à Joël des éditions Taurnada !

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Extrait :

« Comme toujours, le spectacle m’emplissait d’un sentiment inexprimable, doux comme du miel et puissant comme un fleuve furieux. Un bonheur fou, à croire que mon cœur allait s’arrêter de battre à l’instant, foudroyé d’amour, et en même temps une indicible angoisse, la terreur folle que ce moment de grâce pure qu’ils m’était donné de contempler allait soudain se volatiliser, comme un rêve qu’un hypnotiseur aurait eu le pouvoir de faire disparaître oh disparaître d’un claquement de doigts.
Je m’étais raclé la gorge, histoire d’en expulser une amertume qui ne devait pas tout à la cigarette.
“Ma petite fille, mon trésor. Que Dieu te préserve du danger ou bien, je le jure, je tuerai Dieu lui-même. Et Jésus par la même occasion. Parole, même la Vierge Marie aurait à se méfier de moi !” »

 

 

Après une vie de bourlingue à travers le monde et les mots, amoureux du verbe, Tito Desforges, signe aujourd’hui avec brio un thriller sous haute tension.

Noir, Polar, Thriller

Pour le pire

de E.G. Scott (Auteur) (Elizabeth Keenan et Greg Wands)
Broché – 5 février 2020
Éditeur : PYGMALION

Le couple que forment Paul et Rebecca ne reposerait-il que sur des illusions ? Lorsque deux policiers sonnent à leur porte un matin, à la recherche d’une femme disparue, Rebecca est loin de se douter que ce sera l’événement le moins dramatique de sa journée. Car son mari cache quelque chose. Et plus elle creuse, pire semble être l’objectif de celui qui partage sa vie depuis vingt ans. Alors que les mensonges de Paul se multiplient, confiance et fidélité semblent ne plus être que de lointains souvenirs et sa femme sombre dans la paranoïa. Progressivement, le couple se retrouve piégé dans une spirale infernale… au risque de tout détruire.

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Bonjour à toutes et à tous…

J’ai plongé, tête baissée dans cette histoire et je me suis laissé embarqué dans ses nombreuses ramifications, aussi sombres que surprenantes jusqu’au bout.

C’est un roman complexe, tortueux et assez intelligent qu’Elizabeth Keenan et Greg Wands, sous le pseudonyme d’E. G. Scott, ont écris. Ils ont réussi un tour de force. Aiguiser ma curiosité et de me malmener tout le long de la lecture en m’embrouillant habilement jusqu’à la fin.

Le rythme ne faibli jamais et, les deux auteurs sont aussi diaboliques qu’efficaces. Entre le passé, le présent, j’avoue m’être demandé où ils allaient m’emmener.

Il n’aurait pas fallu grand chose de plus pour que ce roman me touche vraiment.
Peut-être un couple un peu moins « hermétique » et des personnages un peu plus développés.
Paul, qui semble avoir constamment besoin de se prouver qu’il peut encore séduire, Rebecca, accro aux médicaments, Sheila qui… euh… ça je ne peux pas le dire sans dévoiler une grosse partie du suspense.
Quoi qu’il en soit, j’ai eut du mal à m’attacher ou à m’identifier aux personnages tant ils sont complètement déjantés.
Par contre, j’ai beaucoup aimé l’intervention des deux policiers, même si, pour eux, il leurs manquaient aussi un “petit” quelque chose…

Par contre le style d’écriture, l’alternance des personnages à chaque chapitre, ont donné un rythme effréné durant toute ma lecture… Et impossible d’essayer de deviner la fin, celle que nous livrent les auteurs, est tout à fait surprenante et cohérente avec le reste du roman !

“Pour le pire” reste une agréable et intéressante découverte.

À lire !

Je remercie Les éditions Pygmalion et Babelio pour l’envoi de ce thriller…

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Extraits :
« Paul était la première personne que je connaissais qui savait à quel point certains moments de la vie peuvent mal tourner, que certains ne s’effacent jamais et qu’ils détruisent des existences, surtout s’ils se produisent dans l’enfance. »

« J’ai soulevé la bâche enroulée pour la sortir de la voiture, mais je l’ai lâchée aussitôt sur le sol : mes bras étaient si fatigués que j’ai fini par devoir déplacer le rouleau de plastique à coups de pied jusque dans le trou. J’ai ensuite rebouché l’excavation et j’ai aplati la terre avec le plat de la pelle, puis j’ai rangé les outils à l’arrière de la Jeep et me suis installé au volant. J’ai allumé les phares en mettant le contact, et un flot de lumière s’est répandu sur un terrain apparemment intact. J’ai poussé un grand soupir et j’ai passé la première. »

 

 

 

Sous le pseudonyme d’E.G. Scott, Elizabeth Keenan et Greg Wands écrivent à deux. Amis depuis plus de vingt ans, «Pour le pire» marque leur première collaboration.

Émotion, Frisson horreur, Noir, Polar, Thriller

Avides

Avides
de Tom Clearlake (Auteur)
Broché – 14 décembre 2019
Éditeur : Moonlight

Paris. Au fond d’une cave d’un immeuble de Belleville, douze corps sont retrouvés morts, exsangues. Le 36 est sur la brèche. Ces faits rappellent à la capitaine Julie Delorme sa première scène de crime, treize ans plus tôt, celle d’un enfant apparemment atteint de démence qui avait tué ses parents pour se nourrir de leur sang. Convaincue qu’il existe un lien entre les deux affaires, Julie va affronter son plus vieux démon et se lancer dans une enquête à haut risque.

 

2020_005_Tom Clearlake - Avides

 

Bonjour à toutes et à tous…

D’abord il y a eu “L’essence des ténèbres” puis “Tréfonds” deux très bons romans, à lire si vous ne l’avez pas encore fait…

Avec “Avides”, cela peut paraitre impossible, mais Tom Clearlake est allé encore plus loin, encore plus fort !

Dès les premières lignes, j’ai été de nouveau aspiré par l’histoire. Quel suspense !
Les chapitres sont courts donnant beaucoup de rythme, sans aucun temps mort.
Plus j’avançais dans le récit plus la tension montait et les chapitres s’imbriquaient les uns aux autres.
Je l’ai lu d’un seul trait.

Cet excellent thriller flirte avec le fantastique, mais si peu, qu’il en reste crédible et c’est cela que j’ai trouvé vraiment excellent !
Polar, thriller, fantastique je ne savais plus où donner de la tête… Mais j’ai trouvé mon plaisir encore ailleurs…
Dans le style…

Tom excelle dans son écriture. Un style très particulier, addictif, fluide, un sens littéraire de toute beauté, avec des descriptions incroyables.
Beaucoup d’émotions dans certaines scènes. J’avais l’impression d’être devant mon écran, scotché à un film !
J’imagine assez difficilement le travail de recherche réalisé par Tom, tant l’intrigue est érudite, sans superflu, avec un sujet nouveau, original et très bien ficelé.

Je vous fait grâce des personnages, tous aussi intéressants les uns que les autres. Avec des personnalités qui sont incroyablement fines et justes.

Je ne peux malheureusement vous en dire plus, sans trahir la plume de l’auteur, mais… Pfff… Quel roman !
Inimaginable. Il faut le lire pour y croire…

2020 démarre sur les chapeaux de roues !!!

Merci Tom, pour ton récit qui m’a donné un énorme plaisir à la lecture !
Merci aussi, à la confiance que tu m’as accordée pour la réalisation de ta couverture.

 

Extrait :
« Je vous remercie du fond du cœur, ou de ce qu’il en reste, pour la bienveillance que vous avez eu pour moi lorsque j’étais enfant, et pour la compréhension dont vous avez fait preuve. Merci, Julie, d’avoir compris que je n’étais qu’un enfant… pas un monstre. Merci de vous être battue pour faire la lumière sur ce qui a fait de moi ce que je suis devenu… Merci pour cet amour que vous m’avez donné, indirectement. Je me rappellerai toujours vos larmes lorsque vous êtes venue me voir alors que j’étais encore enfermé dans cet hôpital sinistre. »

 

 

 

Thomas Clearlake est un auteur franco-canadien né au Canada le 19 octobre 1973.
Il commence à lire avec Edgar Allan Poe, H.G. Wells, Jack London, Jules Verne, Agatha Christie, Jack Kerouak, Edgar Rice Burroughs, Lovecraft, Dean Koontz, Stephen King, Clive Barker, Umberto Eco…
Sa passion pour les littératures de l’imaginaire le pousse à expérimenter l’écriture dans des univers très différents, mais c’est dans le thriller qu’il préfère exercer.

« Je pense que le Thriller est le maître de tous les genres littéraires. Il permet de jouer avec les sensations et les émotions du lecteur comme aucun autre genre le peut. Il y a dans le thriller cette possibilité de créer l’intensité, et de la pousser à son paroxysme. Et l’on dispose d’une infinité de moyens pour y parvenir. »

Émotion, Noir, Philosophique, Thriller

Ce ne sont que des histoires

Ce ne sont que des histoires
de Ludovic Metzker (Auteur)
Broché – 7 mars 2019
Éditeur : Independently published

Découvrez huit nouvelles écrites par Ludovic Metzker, l’auteur de “Le mur du temps” et de la saga “Et si demain n’existait plus ?”
1 – Là où tu iras
2 – Charlotte est à l’intérieur
3 – Samantha rencontre John
4 – Le ticket
5 – La rencontre
6 – La maison
7 – L’échange
8 – Ils ont rencontré John – (Nouvelle version)

 

2020_002_Ludovic Metzker - Ce ne sont que des histoires

 

Bonjour à toutes et à tous…

Approchez ! Approchez !
Messieurs dames !

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Ludovic est un auteur OVNI !!!
Il est toujours là où on ne l’attend pas. Après avoir beaucoup écrit dans la science Fiction et le Fantastique, flirté avec l’horreur et le roman historique, Ludovic vient se frotter aujourd’hui au monde du Thriller et du polar et ce n’est pas pour nous déplaire !

“Ce ne sont que des histoires” est un recueil de nouvelles, qui vous permettra d’aborder l’auteur dans plusieurs de ses styles.
“Là où tu iras”, IL voit la haine qui se propage, ELLE en a voulu à la terre entière. “Charlotte est à l’intérieur” est un petit bijou de création, là où “Le Ticket” est presque naïf et attendrissant. La violence de “Samantha rencontre John”, où une adolescente se dévoile dans son journal intime. “La rencontre” va vous laisser bouche bée !
“La maison”, quand la routine devient insupportable, ne passez surtout pas à coté. “L’échange”, bienvenus dans le futur, mais attention ! Il ne faudra pas sortir du rang…
“Ils ont rencontré John”, l’Enfer commence là où le Paradis s’arrête.

Huit histoires courtes à ne pas prendre à la légère.

Préparez vous à entrer dans le monde, que dis-je…
Dans la tête de Ludovic METZKER !!!

Vous n’en sortiriez peut-être pas indemne.

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Extraits :
« Aujourd’hui, au moment où mon regard croise celui de ta photo, je ne peux m’empêcher de penser de penser à ces êtres infâmes qui ne cherchent qu’à anéantir la vie en se faisant sauter dans un marché rempli d’innocents. Je le fixe avec mon objectif. Mon doigt joue sur la détente. Mon cœur cesse de battre, le temps d’un instant. Plus rien ne me déconcentre à part ton merveilleux sourire qui me rappelle combien tu as cette confiance aveugle en mon métier, en moi. »

…/…

« Pour lui, il n’existe pas d’aussi belles femmes.
Et par-dessus tout, il aime ce geste qu’elle fait lorsque le bus sursaute au passage d’un dos-d’âne : ses cheveux roux, ni trop long, ni trop court, semblent profiter de cet instant pour danser sur ses épaules, offrant à Paul une vision éphémère de la grâce elle-même. »

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« Elle serait vêtue de cette robe et lui, en tant qu’homme, il aurait cette soudaine envie de l’attraper, de l’enlacer de toutes ses forces et d’embrasser la moindre parcelle de son corps, le moindre millimètre carré de sa peau.
Elle se débattrait sûrement de peur que le gouvernement ne soit présent, mais qu’importe, il endosserait tout et irait finir ses jours sur cette prison lunaire juste pour ce plaisir complètement fou. C’est cela, il dirait que cette fois-ci, il voulait faire l’amour pour en donner et en recevoir en retour. Il cracherait sur les lois tout en connaissant le danger et puis un claquement de doigts le fit revenir à la réalité. »

 

 

Ludovic Metzker voit le jour à Paris, le 28 juin 1974. Amateur d’histoire et de mythologie, l’auteur voue une passion pour la lecture grâce à des auteurs comme Boris Vian, Alexandre Dumas ou encore Bernard Cornwell et débute l’écriture d’un premier essai lors de ses 20 ans. Mais il commencera la création de son premier projet en 2013 avec la saga L’homme sans nom et la saga Et si demain n’existait plus ?

Commercial dans la bureautique, ancien responsable d’achat dans le prêt-à-porter féminin, passionné d’informatique, de cinéma, l’auteur imagine des mondes qui se veulent novateurs tout en mélangeant les genres.

Noir, Polar, Thriller

Blessures invisibles

Blessures invisibles
de Isabelle Villain (Auteure)
Poche – 9 janvier 2020
Éditeur : Taurnada Editions

Le major Maraval est retrouvé mort à son domicile, une balle dans la tête, son arme à la main. La thèse du suicide est pourtant très vite abandonnée par le groupe du commandant Rebecca de Lost, et les pistes militaires et familiales se multiplient. Dans le même temps, le « tueur au marteau «, demeuré silencieux depuis l’enterrement du capitaine Atlan, décide de reprendre du service. Deux enquêtes sous haute tension. Un final explosif !

 

2020_001_Isabelle Villain - Blessures invisibles

 

Bonjour à toutes et à tous…

J’ai terminé hier après-midi la lecture de “Blessures invisibles” que j’ai eu la chance d’avoir, avant sa sortie grâce à Joël des Éditions Taurnada.
C’est la suite directe de “Mauvais genre” que j’avais lu il y a quelques jours !

Qui se cache derrière ce psychopathe, fanatique des marteaux ?
Le major Maraval s’est-il suicidé d’une balle dans la tête ?

Quel bonheur de retrouver Rebecca qui va enquêter ce coup-ci, dans un monde très fermé, en mettant en avant le Syndrome de Stress Post-Traumatique (SSPT) qui est toujours mal perçu dans le milieu militaire, tout en continuant à traquer le « tueur au marteau ».

Isabelle a mis ma tête à rude épreuve et elle sait très bien jouer avec les lecteurs…
Elle jongle avec une main de maître entre ses deux enquêtes, tellement bien, que j’ai eu l’impression plusieurs fois d’entrevoir un coupable et à chaque fois j’avais tout faux !
Le rebondissement final m’a complètement bluffé…

Cet opus m’a paru plus finalisé, plus de tension que le précédent, que j’avais déjà beaucoup aimé. On entre dans la vie des personnages qui sont à fleur de peau, qui transportent avec eux un passif qui vient s’ajouter aux enquêtes, et qui rendent le récit réaliste et plus prenant.

Pour mon premier roman de l’année c’est une bonne pioche !
Ce n’est plus une découverte mais Isabelle confirme l’idée que je m’étais faite à sa première lecture.
Si vous aimez être un peu bousculé, voire malmené…
Si vous aimez les enquêtes à rebondissements avec de vraies surprises…
Les romans d’Isabelle Villain trouveront sûrement une bonne place dans votre bibliothèque !

Auteure à suivre…

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Extrait :
« Retrouver Alain Vidali lui procure un immense plaisir. Cela fera bientôt 10 ans qu’ils se connaissent. Rebecca a travaillé avec lui dès son arrivée à La Crim’, en 2006 tout d’abord comme capitaine, puis à partir de 2008 lorsqu’elle a été promu chef de groupe. Ils se sont croisés sur un nombre incalculable de scènes de crime. Son « petit docteur » comme elle aime l’appeler affectueusement, est un interlocuteur de choix. Un médecin compétent et un ami fidèle, toujours à l’écoute dans les bons et les moins bons moments. Mais un jour, il a décidé de tout plaquer pour aller ouvrir une maison d’hôtes en Bretagne, cédant très certainement à la pression de sa femme qui souhaitait depuis des années fuir la capitale. Terminer leur vie paisiblement, dans un cadre magnifique. »

 

 

Née au Maroc à Casablanca en 1966, Isabelle Villain a travaillé pendant une quinzaine d’années dans la publicité, l’évènementiel et l’organisation de salons professionnels.
Passionnée de romans policiers depuis l’enfance. Elle décide de se lancer dans l’écriture pour mettre par écrit les nombreuses histoires qui lui trottent dans la tête.
Son quatrième roman “Peine Capitale”, publié aux Editions Auteurs d’Aujourd’hui, a reçu le prix Maurice Bouvier en 2015.
“Âmes battues”, le second volet des enquêtes du commandant de Lost, découvert dans “Peine capitale” à reçu le prix du festival du polar de la ville d’Arcachon en 2016, et le prix polar du festival Jeter l’Encre.
“Mauvais genre” publié aux Éditions Taurnada est sorti le 15 novembre 2018.

Noir, Polar, Thriller, Thriller psychologique

Le brouillard d’une vie

Le brouillard d’une vie
de Cécile Pellault (Auteure)
Broché – 10 mars 2016
Éditeur : Editions Le Manuscrit

Quand la famille de Lilly décide de s’installer dans la banlieue de Boston, cette famille d’expatriés français pense avoir trouvé le foyer qu’ils n’ont jamais connu. Cette vie rêvée vole en éclat le soir du bal de promo de Lilly. Comment faire son deuil quand ce en quoi on a cru jusqu’alors n’était qu’illusion ? Comment se reconstruire quand la traque continue ? 10 ans après, Lilly se pose toujours ces questions et espère trouver dans la fuite un peu de paix…

 

2019_061_Cécile Pellault - Le brouillard d'une vie

 

Bonjour à toutes et à tous…

C’est le premier roman de Cécile que je lis.

Le Brouillard d’une vie, est un thriller doublé un roman noir, une histoire de manipulation, un road trip à travers les États-Unis. Mais c’est surtout une histoire de famille très prenante.
Le suspense m’a tenu en haleine du début à la fin.

Comment se reconstruire lorsqu’on a vécut un drame familial ?
Tout le roman tourne autour de cette phrase. Lilly se sent coupable du drame qui est arrivé à sa famille.
Elle se met à douter de tout, de son entourage, de sa famille, même d’elle-même…
Elle perd tous ses repères et quand tout s’effondre autour d’elle, elle préfère fuir loin des siens.

J’ai suivi Lilly dans sa douleur, ses doutes, dans sa fuite vers l’impossible.
Jusqu’à la “surprise” finale.
Bravo Cécile, je me suis bien fait avoir.
Avec un style très agréable à lire, la toile de l’énigme est tellement bien ficelée qu’à aucun moment je ne suis parvenu à deviner qui était qui !

Un bon polar psychologique.
Il ne me reste plus qu’à te suivre sur tes autres romans !

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Extrait :
« Malgré ses tentatives désespérées, elle ne réussit pas à reprendre son souffle. Elle essaya d’ouvrir les yeux mais un voile imperméable lui bloquait la vue, elle entrapercevait des ombres et un murmure, peut-être son nom. Une main tentait de l’atteindre, ses longs doigts ressemblaient à ceux de sa mère. Dans l’esprit de Lilly, surgit l’image des mains impeccablement manucurées de sa mère qui préparait le repas dominical et le soleil qui se reflétait sur les tomettes de la cuisine, c’était peut-être cela mourir se laisser aller aux dernières images du bonheur et arrêter de courir. Sam se tenait aux côtés de sa mère, il fronçait les sourcils, il lui parlait, se faisait même menaçant, sa mère hochait la tête à chacun de ses propos mais Lilly ne les entendait pas. Un couteau, du sang, du sang partout, Lilly hurla à se déchirer les poumons. Haletante, elle eut du mal à savoir où elle était. Les chiffres rouges du réveil indiquaient “4 h”. »

 

 

Avec ce drame familial au rythme haletant Cécile Pellault signe son troisième roman après « Serial Belle-Fille » (qui vient de ressortir aux Editions du Loir) et « On ne choisit pas sa famille ». Également auteur de nouvelles et de poésie, elle a vu un de ses textes primés par le Musée du Luxembourg édité dans l’ebook collectif sur le peintre Fragonard.