Noir, Thriller, Thriller psychologique

Urbex Sed Lex

Christian Guillerme (Auteur)
Broché – 18 juin 2020
Éditeur : Taurnada Éditions

Contre une belle somme d’argent, quatre jeunes passionnés d’urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté. Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné… Et très vite comprendre qu’ils n’auraient jamais dû accepter cette proposition. JAMAIS !

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Après son premier roman “La corde de mi”, qui m’avait électrisé les poils de mes bras durant ma lecture, je me devais de suivre Christian Guillerme sur ses sorties suivantes. C’est donc avec plaisir que j’ai accepté la proposition de Joël, des Éditions Taurnada, découvrir son dernier roman, “Urbex Sed Lex” qui sort aujourd’hui, jeudi 18 juin 2020.

La première question que je me suis posé avant de recevoir le livre, Urbex Sed Lex, qu’est-ce cela voulais dire ?

Tout d’abord, Urbex (mot que je ne connaissais pas) : C’est l’abréviation de l’anglais « urban exploration » (exploration urbaine). C’est une pratique qui consiste à visiter des lieux qui ont été construits et délaissés par l’homme. Usine désaffectée, manoir abandonné, parc d’attractions oublié, les lieux peuvent être très variés et se cachent le plus souvent dans des régions reculées et peu touristiques.

Sed Lex : Mais la loi. Qui en soit ne veut rien dire !
Mais en cherchant encore, j’ai trouvé “dura lex, sed lex” qui signifie, “La loi est dure, mais c’est la loi”.
Ça y était, j’en avais l’eau à la bouche… Vivement que le livre arrive.

Dès les premières lignes Christian m’a entraîné dans un tourbillon infernal !
Phrases incisives, chapitres très courts, de l’action, de la violence bien sûr, le tout bourré d’adrénaline.
C’est très visuel. Je n’ai pas eu le temps de me poser trop de questions…

Un thriller addictif sans temps mort, qui m’a de nouveau fait passer par différentes réactions physiques. L’angoisse évidemment, car même si nos quatre héros (Théo, Fabrice, Chloé et Carine) sont malmenés durant le récit, l’auteur n’épargne pas non plus le lecteur au niveau des émotions. Je me suis surpris plusieurs fois à vouloir me ronger les ongles. Le récit est très bien construit et même si le but est un peu attendu, la tension reste présente jusqu’à la toute dernière ligne… Impossible de m’arrêter, j’étais suspendu, le souffle court jusqu’au bout !

Amateurs de sensations fortes, oserez-vous vous frotter aux ombres malfaisantes de ce roman ?

Frissons garantis !

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Extrait :

« Après plusieurs minutes intenses de fuite, le besoin de reprendre leur souffle se fit ressentir. Ils étaient conscients que la peur empêchait leurs muscles de s’exprimer au mieux de leur potentiel. En temps normal, ils pouvaient courir ainsi beaucoup plus longuement et efficacement, mais le cerveau, encombré par des pensées inavouables, leur envoyait des informations de mouvement parasitées, les ralentissant. Ils décidèrent une nouvelle fois d’effectuer une courte pause. Chloé en profita pour emmener Fabrice à part. Elle attendit de retrouver une respiration coordonnée, les mains sur les hanches avant de parler. “Fabrice, commença-t-elle, Theo ne va pas bien du tout, il souffre énormément et chaque foulée lui arrache un petit cri. J’ai peur pour son épaule, ça doit être beaucoup plus grave que ce qu’on croit”. »

 

 

Né à Clichy-la-Garenne, Christian Guillerme, ancien musicien de studio et bassiste de groupes de rock, vit en Seine-et-Marne. Il exerce aujourd’hui dans le monde du digital au sein d’une grande entreprise. Son premier livre, La corde de Mi (éd. Art En Mots), a rencontré un franc succès. Urbex Sed Lex, son second roman, très visuel et haletant, s’inscrit d’emblée dans la pure tradition des thrillers mettant en scène des personnages ordinaires confrontés à quelque chose de terrifiant qui les dépasse.

Émotion, Fantastique, Frisson horreur, Noir, Philosophique

Et si demain n’existait plus ? Katia

Tome 3
Ludovic Metzker (Auteur)
Broché – 7 mai 2019
Éditeur : Independently published

 

« Mon enfant, moi qui t’ai vu naître et mourir, j’ai entendu ta souffrance et j’ai pleuré lorsque ton corps est entré dans mes entrailles. En ce jour béni de ta résurrection, sache que les forêts qui bordent ta ville natale ne t’ont pas oubliée et scandent ton nom afin que tous les humains prennent peur à son énoncé. J’ai fait de toi mon bras armé, la porte-parole de ma colère. Ainsi, de ton arc bandé, tu feras pleuvoir le feu de l’Enfer et tu mettras à genoux ceux qui m’ont vomi jusqu’à présent. À lui tout seul, ton nom suffira à rallier une armée qui sera digne de ma vengeance et celui-ci suffira à semer le trouble dans le cœur de l’Homme ! De mon puissant souffle, je t’offre la vie, mais c’est à toi qu’il incombe d’apporter la mort ! Que cette humanité irrévérencieuse se souvienne à jamais de ton nom… Katia ! »

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Suite à la lecture du second tome « Diane », j’ai eu envie de continuer mes aventures en enchaînant avec Le troisième volet de la saga. “Katia”, la plus cruelle de la trilogie !

Encore une fois j’ai pris énormément de plaisir à cette lecture. Le style est très agréable et addictif, avec un bon équilibre entre descriptions et actions et Ludovic nous oblige aussi à la réflexion. À la façon dont nos actes agissent sur la Terre, et sur les conséquences qui en découlent. Imaginez, si la nature avait vraiment la possibilité de se défendre suite à toutes les attaques que les hommes lui ont fait subir. Que se passerait-il vraiment ? La Terre se débarrasserait-elle de nous tout simplement ? Nous accorderait-elle une énième chance ?
C’est un peu le message que l’auteur essaye de nous transmette… Et dans ce troisième tome, Ludovic, monte en puissance (Et oui, c’est possible !)… Le récit est vraiment très sombre et la violence omniprésente du début à la fin !

Suite a une enfance horrible vécue par Katia victime d’un prêtre pervers, la Terre lui donne une nouvelle vie afin qu’elle puisse châtier les coupables, et ensuite l’aider à punir les humains auxquels Katia ne fait plus confiance.
Les personnages de Katia, ainsi que Diane et Marie se retrouvent dans ce volet. Elles ont évolué au fil des trois opus. Elles sont désormais, toutes aux services du “personnage principal” du récit, La Terre Mère et son futur, qui ne présage pour l’instant rien de bon…

Soif de pouvoir, cruautés diverses et massacres, le mal est partout, plus personne n’est en sécurité. La Terre, bafouée se venge, mais il faudra se méfier des apparences.

Un excellent roman dans une superbe trilogie, qui tire aussi sa force grâce aux nombreux messages que nous livre Ludovic au fur et à mesure. Tantôt philosophiques, tantôt écologiques, ils laissent espérer que l’amour et l’espoir sont encore envisageables… Mais chut… Je n’en dirait pas plus !

Je vous laisse donc à la découverte de ce roman post-apocalyptique qui a su renouveler le genre…

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Extrait :

« Mon enfant, pourquoi te caches-tu de moi ? Demanda la Terre au Premier Homme.

« Parce que j’ai fauté, mère ! J’ai mis en holocauste les animaux de la forêt pour nourrir l’appétence de celui qui se fait appeler Dieu… Et durant tout ce temps, je t’ai oubliée et j’ai bafoué les tiens… La honte m’étouffe et je vomis l’être que je suis devenu ! Répondit le Premier Homme.

« Je te pardonne ces fautes, les anciennes et les prochaines ! Tu es encore un enfant dans le doute, aimant ce qu’il découvre et découvrant ce qu’il aime. Une mère peut-elle en vouloir à son enfant ? Oui, lorsque celui-ci demande pardon et recommence les mêmes erreurs, sans cesse, encore et encore… »

« Je ferai des sacrifices en ton nom, je bénirai chaque jour que tu offriras aux miens et aux tiens et de jour comme de nuit, je parlerai de tes louanges, toi, Mère de tout ce qui existe ! Que ton nom, mère, soit à jamais gravé dans le cœur, en chacun de nous… » Promis le Premier Homme.

« Je n’ai nul besoin de tes promesses mais uniquement de tes actes, car d’eux dépendra l’homme que tu seras ! Je n’ai nul besoin de tes sacrifices car tu violeras le Sacre même de la vie… Va, vie ! » Répondit la Terre.

 

 

Ludovic Metzker voit le jour à Paris, le 28 juin 1974. Amateur d’histoire et de mythologie, l’auteur voue une passion pour la lecture grâce à des auteurs comme Boris Vian, Alexandre Dumas ou encore Bernard Cornwell et débute l’écriture d’un premier essai lors de ses 20 ans. Mais il commencera la création de son premier projet en 2013 avec la saga L’homme sans nom et la saga Et si demain n’existait plus ?

Commercial dans la bureautique, ancien responsable d’achat dans le prêt-à-porter féminin, passionné d’informatique, de cinéma, l’auteur imagine des mondes qui se veulent novateurs tout en mélangeant les genres.

 

À ce jour, plusieurs titres sont disponibles :

LE MUR DU TEMPS
L’HOMME SANS NOM 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 2
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 1 – MARIE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 2 – DIANE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 3 – KATIA
MORPHEA, LA GARDIENNE DES RÊVES 1
LES CONTES QUI SE RACONTENT
CE NE SONT QUE DES HISTOIRES
HISTOIRES FANTASTIQUES – VOLUME 1
CONTE D’UNE NUIT D’HIVER
LE MONDE A L’ENVERS
LA GROTTE
ILS ONT RENCONTRE JOHN
MATT DUBOIS
L’ENFER VIVAIT ICI

N’hésitez pas à lui rendre visite sur son blog auteur :
http://www.ludovicmetzker.com

Émotion, Noir, Thriller

L’heure du néant

Nelly Topscher et Christian Guillerme (Auteurs)
Broché – 23 avril 2020
Éditeur : Art en Mots Éditions

Deux auteurs vous entraînent dans leur univers où la noirceur prévaut. Chaque nouvelle évoque le dernier instant qui vous fait basculer dans la folie, ou la mort. Dans cette existence ou dans une autre, dans un train, ou un avion, dans un couple ou seul, la ligne de vie apparaît fragile et il suffit d’un rien pour que tout bascule vers le néant. Depuis 2017, Nelly Topscher et Christian Guillerme ont participé à de nombreux concours de nouvelles, avant d’être édités, il vous offrent aujourd’hui un éventail de leurs courts écrits. Plongez dans leur univers sombre, oppressant et angoissant.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Contrairement à ce que je pensais avant d’ouvrir le livre, Nelly Topscher et Christian Guillerme, n’ont pas écrit ce recueil de nouvelles à quatre mains… En effets ils alternent à tours de rôle huit nouvelles, chapitres après chapitres… Chacun avec son propre style.

Je connais déjà l’écriture vive, sombre et pointue (que j’apprécie beaucoup) de Christian, capable en quelques mots de me transporter dans un monde où la violence peut se cacher derrière chaque ligne, la mort derrière chaque mot. Ses nouvelles vont vous angoisser, vous étouffer, vous effrayer…

Par contre avec ce livre je découvre l’écriture de Nelly et quelle belle surprise !
Tout en délicatesse… La lecture est fluide et très agréable et comme chez Christian, la mise en place des éléments clés arrive très vite et finit en apothéose. Les histoires sont prenantes, l’amour est présent régulièrement, avec beaucoup d’émotions, mais chez elle aussi la mort rôde…

Quel agréable moment de lecture !
Nelly et Christian m’ont fait voyager en passant par un large éventail d’émotions.
Que demander de plus ?

Embarquez donc avec eux, pour des histoires effrayantes, passionnantes, pleines d’imagination et d’émotions où les personnes et les situations ne sont jamais vraiment tout à fait ce qu’elles paraissent être…

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Extraits :

« Décidément, le thriller surnaturel dans lequel il est plongé le déconnecte complètement du monde extérieur. Et les écouteurs qu’il porte sur les oreilles n’arrange rien, immersion totale sur fond de hard rock. Cette lecture en musique est sa drogue matinale, histoire d’oublier la longueur du trajet. Il s’étire, ôte doucement le casque audio pour le pendre à son cou et regarde autour de lui comme s’il voyait le wagon pour la première fois. Il sourit intérieurement, comme chaque jour de la semaine, il monte dans la rame en automatique à Torcy. Tout ce qui importe est de retrouver sa place habituelle, tranquille, au fond de l’étage, à l’extrémité d’un wagon, pour vite replonger dans sa lecture. »

« La nuit est déjà bien entamée quand je décide d’éteindre la télévision, pour aller me coucher. Je nourris le chat au passage, et me dirige vers la chambre. Mon regard est attiré par une photo en noir et blanc. Elle représente une femme, à moitié nue, enroulée dans un drap gris. Son ventre est découvert. Son attitude lascive laisse présager que sa poitrine est nue, offerte à tous les regards. »

 

 

Nelly Topscher s’est d’abord fait connaitre avec ses romances, puis Dark romance. En s’essayant au thriller, un retour magique s’est opéré. Elle excelle dans le domaine et n’a pas finit de vous surprendre.

Christian Guillerme connu pour son titre « La corde de Mi », est un auteur de thriller à l’avenir prometteur.

 

Émotion, Histoire, Noir, Thriller historique

Block 46

Johana Gustawsson (Auteur)
Broché – 21 octobre 2016
Éditeur : Bragelonne

Falkenberg. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.

Londres. Profileuse de renom, Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants. Les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie…

En Suède, Emily retrouve Alexis Castells, une écrivaine spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, elles se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Entre grande Histoire et liens familiaux, Block 46, le premier roman de Johana Gustawsson, a conquis plus de dix pays. Petite-fille de déporté, elle plonge au cœur de la folie meurtrière et ravive la mémoire des crimes nazis.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Cela faisait un moment que ce livre me narguait dans ma PAL.

Ma première impression, le style de l’auteur est très fluide, les chapitres courts donnant du rythme, avec un va-et-vient passé/présent bien ficelé. Une histoire captivante menée avec beaucoup d’émotion de manière très habile. Je me suis laissé embarquer facilement malgré les nombreux personnages du récit.

J’ai beaucoup aimé aussi l’alternance entre l’enquête et la progression du « tueur » dans le temps.

Johana Gustawsson joue avec le lecteur. Elle fait monter la pression, en dévoilant au fur et à mesure les atrocités commises par les nazis à Buchenwald, et en parallèles les meurtres perpétrés par nos deux tueurs en série.
Au bout d’un moment, j’ai trouvé les deux coupables. Je me suis dit “C’est dommage, c’est bien écrit, mais le suspense est vite tombé”.  J’ai continué le roman bien sûr, appréciant le coté littéraire, mais surtout fier “pour une fois” d’avoir trouvé l’énigme assez vite !

Puis une nouvelle accélération dans l’enquête. Et…

… Je me suis rendu compte que je m’étais fourvoyé.
Bravo Johana, tu m’as bien eu !!!

Et, éclate encore la magie de l’écrivain, par petites doses régulièrement insufflées, tu nous as menée là où tu le voulais et ce n’en est que mieux !
Excellent final donc, que je n’ai pas vu venir du tout !
Johana tire les ficelles de son thriller n’hésitant pas à nous mener (avec joie sûrement) vers de nombreuses fausses pistes !

Un premier roman haletant que je conseille à tous les lecteurs de thrillers.
Avec ce genre de récit, une fois que je suis ferré, j’ai beaucoup de mal a décrocher.
Quel bonheur… Merci Johana.

Il ne me reste plus qu’à passer aux suivants !

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Extrait :

« Il pose des gazes autour des orbites et de l’ouverture qu’il a tracée dans le cou de l’enfant. Avec une lingette antiseptique, il lui nettoie le front, le nez et les joues marbrées de traces sombres. Puis les épaules, le buste et le nombril, où il dépose délicatement une boule de coton pour absorber le sang. Il jette le coton imbibé et termine le nettoyage avec une lingette propre enroulée au bout de son doigt, qu’il passe dans les méandres des oreilles, sur les ailes du nez et dans les plis du nombril strié.
Il hôte la combinaison blanche, le masque, les couvre-chaussures et la charlotte, et se faufile dans le petit coin-cuisine aménagé juste à côté de l’atelier. Il attrape une olive qui traîne dans un ramequin de terre cuite et, tout en la grignotant, tranche le citron vert qu’il laisse toujours sur l’évier. Il jette la rondelle dans son verre et la noie sous de l’eau pétillante. Il en avale une lampée en fermant les yeux. Les bulles frémissent sur sa langue et rebondissent sur son palais.
Bon sang, qu’il avait soif. »

 

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Johana Gustawsson participe à l’écriture d’une biographie de la comédienne Laetitia Milot, avec qui elle co-écrit le thriller “On se retrouvera”.

Elle publie chez l’éditrice Lilas Seewald en 2015, “Block 46”, son premier roman policier, qui mélange les genres policier et historique et a pour héroïnes Emily Roy et Alexis Castells, deux enquêtrices.

Elle est invitée en 2016 au 8e Festival international des littératures policières de Toulouse, et présente à la Foire du Livre de Bruxelles en mars 2017 et à la 21e édition de Polar Lens. Elle anime également la même année un café littéraire à l’occasion de la 3e édition du salon du livre d'(‘H)ivers à Louvigné-du-Désert.

Le deuxième titre des enquêtes de Emily Roy et Alexis Castells, “Mör”, est publié en mars 2017.

Après avoir vécu 7 ans à Paris, elle part vivre à Londres en 2009, et y vit avec son fils et son mari suédois.

Émotion, Noir

Mamie Luger

Benoît Philippon (Auteur)
Broché – 9 mai 2018
Éditeur : Les Arènes

Six heures du matin, Berthe, cent deux ans, canarde l’escouade de flics qui a pris d’assaut sa chaumière auvergnate. Huit heures, l’inspecteur Ventura entame la garde à vue la plus ahurissante de sa carrière. La grand-mère au Luger passe aux aveux et le récit de sa vie est un feu d’artifice. Il y est question de meurtriers en cavale, de veuve noire et de nazi enterré dans sa cave. Alors aveux, confession ou règlement de comptes ? Ventura ne sait pas à quel jeu de dupes joue la vieille édentée mais il sent qu’il va falloir creuser. Et pas qu’un peu.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Une fois n’est pas coutume, mais pour la première fois ce n’est pas vous qui avez eu la primeur de “Mon Ressenti” !
En effet, dès la fin de ma lecture, encore baigné de l’émotion que j’avais en moi, j’ai tout de suite contacté Benoît Philippon.

“Bonjour Benoît,
On peut dire que tu m’auras bien eu !!!

Hier soir, après une longue série de lectures fortes en émotions, je me suis dit qu’il était temps de « passer » à Mamie Luger, pour m’aérer un peu la tête !
Et, dès la première page mon premier sourire est arrivé, très vite rejoint par beaucoup d’autres et même certains éclats de rire, carrément !!!
Mais, ce que je n’ai pas tout de suite senti venir, ce sont les émotions, qui petit à petit, m’ont imprégné, puis étouffé me tirant des larmes des yeux…
Quel bonheur de lecture.

Un roman qui se voulait « léger », mais très poignant finalement…
Je voulais juste te dire merci.
Merci pour ces quelques heures passées avec Berthe (le prénom de ma grand-mère !), sacré personnage qui va me manquer !

Que vivent encore longtemps les livres comme le tien !

Je t’embrasse.
Prends bien soin de toi et des tiens…”

Alors oui, j’ai ri et j’ai pleuré.
Oui, j’ai adoré cette grand-mère hors du commun. Son franc parler, son coté direct du haut de ses 102 ans…
Cette histoire m’a pris aux tripes, et les a retournées.

Berthe a vécu toute sa vie à la recherche de l’amour.
Et un jour elle l’a trouvé…
De son premier mari, qu’elle choisi malgré les conseils de Nana, sa grand-mère, en passant par l’indicible et l’innommable, Berthe profite d’une garde à vue pour nous confier tout son vécu.

Sommes-nous ici vraiment dans un Policier ?
Je ne sais pas, mais qu’importe…
C’est un roman qui relate de thèmes graves de la vie, avec humour, mais pas que, “tout simplement” !

C’est très beau. Je recommande vivement !

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Extraits :

« Merde, que ce garçon était laid, se disait Berthe en préparant la soupe, mais qu’est ce qu’il dégageait ! On aurait dit un Minotaure. Elle épluchait les carottes, aidée par la jolie jeune fille au sourire en forme de soleil. Ces deux mignons déversaient des torrents d’amour, elle devait s’accrocher à sa cuisinière pour ne pas être emportée. L’énergie qui liait ses deux là, Berthe l’avait bien connue. Dans le temps. Les observer s’échanger des œillades au milieu de sa cuisine lui a rappelé ce qu’elle avait perdu, mais elle était heureuse pour eux. Ils avaient la chance de vivre un amour mythologique. Elle avait vécu le sien, elle goûtait le leur, même pour un soir, et cette sensation lui faisait du bien. »

« – Berthe ?
– Oui ?
– Vous venez d’avouer un meurtre, là.
– Et ?
– Et c’était pas un nazi, celui-là.
– Donc ?
– Eh bien, c’est grave.
– Pourquoi ?
– C’est hors-la-loi, Berthe. Encore la loi.
Ventura brandit l’étendard de l’évidence avec une indéfectibilité remarquable.

– Oh, c’est bon, y a prescription, non ?
Le boomerang du droit pénal, revient en pleine gueule de l’inspecteur.
– Dans ce cas précis, effectivement. Seulement je vous rappelle que vous avez tiré sur votre voisin ce matin, en plus de mes troupes. Même s’il est encore vivant celui-là, les magistrats pourraient qualifier votre comportement de dangereux pour la société… »

 

 

Né en 1976, Benoît Philippon grandit en Côte d’Ivoire, aux Antilles, puis entre la France et le Canada. Il devient scénariste puis réalisateur pour le cinéma. Après Cabossé publié dans la Série Noire, Mamie Luger est son deuxième roman noir, suivi de Les Arènes en 2020.

Émotion, Noir, Thriller

Sinestra

de Armelle Carbonel (Auteur)
Broché – 8 novembre 2018
Éditeur : RING

Le Val Sinestra, refuge isolé au cœur de la vallée des Grisons entouré de monumentales montagnes, accueille un convoi de réfugiés fuyant les horreurs de la guerre. Des mères brisées au bras de leur progéniture, des orphelins meurtris et atteints de désordres psychiques. Mais là où ils croyaient avoir trouvé la paix, les résidents vont réaliser que le Mal a franchi la frontière avec eux.

Surnommée la “nécromancière”, Armelle Carbonel est avec son style viscéral et son extrême maîtrise du suspense en huis clos, l’une des voix les plus captivantes du thriller contemporain. Récompensée à onze reprises, experte en manipulation et rebondissements, la nouvelle référence française du thriller psychologique entraîne le lecteur au cœur d’une véritable symphonie paranoïaque, dont l’intensité suscite une angoisse quasi inédite dans le monde du thriller.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Après, les superbes “Criminal loft” et “Majestic murder”, je ne pouvais pas passer à coté de “Sinestra” !
Avec ce troisième roman, Armelle Carbonel a gravi une nouvelle marche sur le podium.
C’est roman magistral, avec une écriture pointue et très poétique.

Vingt-neuf août 1942.
Au cœur de la Suisse, à travers les Grisons, se trouve un château, menaçant, le Val Sinestra.
Dans la brume, un chargement humain pénètre la forteresse.
Des femmes, des enfants, un homme, espérants être guéris de leurs maladies.
C’est là, au milieu de la forêt, que vie un mystérieux médecin qui semble faire des miracles.
Bienvenus au Val Sinestra…

Passées les premières pages, où j’ai découvert les personnages du roman, Armelle échafaude un huit-clos glacial à l’atmosphère sombre et malsaine, où le mal s’insinue absolument partout. Sinestra est un thriller horrifique.

Encore une fois, elle met en avant “le Lieu” dans son récit, lui donne une âme, au point qu’il en deviendra même le personnage principal en lui donnant la parole.

Quel suspens !
Chaque chapitre est raconté par un personnage différent. Nous proposant une perception et une vue différente des scènes vécues.
Grâce à son écriture incisive, teintée de poésie, de métaphores et délicieusement maléfique, Armelle, m’a entraîné tel un enfant, petit à petit, vers une descente aux enfers dans un univers sombre et glauque… Je me suis enfoncé dans son récit à chaque fois un peu plus, les murs se sont resserrés autour de moi, m’oppressant jusqu’à la dernière ligne…

Aucun des personnages ne sera épargné, qu’il soit enfant, qu’il soit adulte.
Même le lecteur averti sera surpris, choqué et subira, tel le fracas de l’orage et la pluie de grêlons battant les rues, la perte d’une certaine innocence…

Un vrai coup de cœur !

Armelle a du style, elle le sait…
Elle ne nous raconte pas d’histoires, elle nous les fait vivre.
Oserez-vous entrer dans son univers ?

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Extrait :

« Mon œil suivait chacun de leurs mouvements et dénonçait les mensonges révélés par la nuit. Mes traîtres égarés livraient un combat inéquitable. J’applaudissais leur vaine tentative d’échapper à mon emprise et pleurais la mort du garçon au nez crochu, bien que son déclin eût pris naissance en mon sein. J’aimais cet enfant étoilé. Autant que les autres, mal nés, mal aimés, malformés. Leur saveur ne présentait aucune différence. Ils incarnaient l’innocence dans un monde exempt de fraîcheur et le vieux rustre que j’étais s’en nourrissait pour prolonger l’éternité au-delà des limites sacrées. »

 

 

Armelle Carbonel, née le 16 juillet 1975 à Paris, est écrivain. En parallèle de son activité littéraire, elle travaille pour le Ministère de la défense.

Elle commence à écrire dès son plus jeune âge.
À 8 ans, elle rédige des poèmes, puis à 11 ans, un roman fantastique. À 15 ans, elle se tourne vers le théâtre avec la composition de 3 pièces de théâtre, avant de revenir au roman à 20 ans. Elle remporte de nombreux prix Littéraires (Art et Lettre de France, Concours littéraire des Armées, concours de poésie de la ville de Rambouillet, Prix Calliope.) sous le pseudonyme de Rebecca Arque pour son roman Criminal Loft (publié en auto-édition en 2011) et devient membre du Collectif de la Plume Noire. Elle retravaille son thriller Criminal Loft dans une nouvelle version en 2015. Elle est également l’auteur de “Les Marais funèbres” et “La Maison de l’ombre”.

En 2013, elle participe au recueil de nouvelles Santé, au profit de la fondation Maladies Rares.

Émotion, Noir, Thriller psychologique

Le Silence des Aveux

de Amélie De Lima (Auteur)
Broché – 13 mai 2017
Éditeur : Independently published

Lille, novembre 2010, le corps sans vie d’une adolescente est retrouvé près de la Deûle enneigée, dans d’étranges conditions. Cheveux scalpés, habillée mais sans sous-vêtements, un billet de vingt euros dans la main, tout prête à croire qu’il s’agit d’un crime sexuel. Véronique De Smet, commissaire chargée de l’affaire semble piétiner, les meurtres s’enchainent et l’enquête est au plus bas. Pourtant, un revirement de situation permettra à Véronique de mettre la main sur le présumé meurtrier, un trentenaire qui semble être le coupable idéal. Mais, l’est-il vraiment ? Aidée de l’inspecteur Bernier, Véronique réalisera un travail de fond, sur l’enquête et sur elle-même, pour démêler cette affaire, où rien ne semble être ce qu’il parait… Ce roman est une introspection sur la question de l’identité, de l’importance de la mémoire, du passé sur nos vies et les conséquences qui en découlent. Il nous balance en pleine figure, ce que les défaillances émotionnelles peuvent nous amener à faire, à détruire l’autre et à nous autodétruire dans un rythme effréné. Personne n’est à l’abri, le mal est partout, même là où l’on ne l’attend pas. Les trois personnages principaux sont analysés tour à tour, afin de découvrir leur rôle dans l’enquête, dans un style abrupte, écorché, où règnent des phrases courtes mais qui martèlent et résonnent dans nos têtes, comme le sifflement d’une étrange mélodie.

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Un tueur en série s’attaque à des jeunes filles paumées.
Une enquête policière prenante et oppressante qui nous plonge au cœur de Lille.
Une histoire qui démarre au quart de tour, dès les premières lignes.
Des phrases courtes, des chapitres qui s’enchainent très vite.
Wahou !

Amélie De Lima a une plume très addictive, j’ai accroché dès le début !
Son style est franc, sec et direct, faisant ainsi un thriller fascinant et glaçant.
Attention certains passages sont très durs, personne n’est épargné, encore moins le lecteur !

Il m’a fallu quelques jours et prendre un peu de recul pour pouvoir écrire mon “Ressenti”… Amélie, m’a complètement bouleversé.
Ses personnages me paraissaient tellement vivants. Les crimes qu’ils subissaient, tellement violents. J’ai plongé en enfer en les suivants dans leur monde sombre et malsain. Certains passages ont même eu une résonance très personnelle et j’ai souffert avec eux… Rarement des personnages ne m’auront autant pris aux tripes.
Beaucoup d’émotions…

Plus que l’enquête en elle-même, qui fonctionne d’ailleurs très bien, c’est le côté psychologique qui m’a beaucoup plu dans ce livre. Le dénouement du récit m’a en plus complètement pris à contre pied. En revenant en arrière sur quelques pages, je me suis rendu compte que l’auteur m’avait emmené exactement là, où elle le voulait… Bravo !

Amélie a dirigé cette enquête sur des crimes sexuels d’une main de maître.
“Le Silence des aveux”, son premier roman, malgré quelques “petites imperfections” révèle déjà le talent d’une “vraie plume noire” !

Coup de cœur, pour ce roman qui aborde un sujet peu souvent exploité !

Pour celles et ceux qui ne l’ont pas encore lu, je conseillerai aussi “Voix nocturnes”, toujours d’Amélie. C’est une nouvelle qui se lit très vite !

https://leressentidejeanpaul.com/2019/12/11/voix-nocturnes/

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Extrait :

« Élise sent que cette fille a dû vivre le pire, c’est sûrement pour ça qu’elle s’est forgée une carapace qui la protège des autres. Elle envie presque sa désinvolture et aimerait lui ressembler. Jeune, avec un avenir devant elle. Mais ensuite, elle se rappelle les circonstances et comprend vite que sa vie n’est en rien enviable. Qu’a-t-il pu lui arriver pour qu’elle finisse dans la rue à mendier trois francs six sous ? Élise la regarde, l’observe, tente de percer ce mystère qu’elle ne résoudra peut-être jamais. Elle n’a pas le temps pour ça, elle a d’autre choses en tête, bien plus importantes. La sauver de cette vie minable. »

 

 

Amélie De Lima est originaire de Lille, actuellement expatriée à Barcelone. Elle est rédactrice web et formatrice en entreprise. Elle a toujours été passionnée par la lecture et l’écriture, raison pour laquelle, elle s’est plongée dans les études littéraires.

Elle écrit depuis l’âge de 10 ans, en commençant par des nouvelles policières, fantastiques et des poèmes. Fin 2015, elle a décidé de sauter le pas et d’écrire son premier roman en auto-édition.

VOIX NOCTURNES est une nouvelle assez longue, qui relate les liens mères / enfants sous un fond de thriller psychologique.

Noir, Polar, Thriller

Le fruit de mes entrailles

de Cédric Cham (Auteur)
Broché – 10 septembre 2018
Éditeur : Jigal Editions

Vrinks, fiché au grand banditisme, finit de purger une longue peine en centre de détention quand on lui annonce brutalement que le corps mutilé de sa fille Manon a été retrouvé dans un fleuve. Fou de rage, il ne pense plus qu’à s’évader pour la venger… Amia, jeune femme d’une vingtaine d’années, prisonnière d’un sordide réseau de prostitution, réalise soudainement qu’elle va être mère ! C’est peut-être le signal qu’elle espérait pour trouver la force de fuir les griffes de ses bourreaux. La capitaine Alice Krieg, en charge du dossier Vrinks, est une flic pugnace de la brigade de recherche des fugitifs. Elle, a grandi sans père, en a toujours souffert et plus encore aujourd’hui quand elle découvre sa cruelle maladie… Le hasard va tous les faire se télescoper au cours d’une longue cavale infernale et sanglante. A la vie, à l’amour, à la mort, au destin…

 

2020_029_Cham Cédric - Le fruit de mes entrailles.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous.

Je découvre l’écriture de Cédric Cham. Wahou !!!
J’ai été bousculé et j’en ai pris plein yeux !

Et si je dis plein les yeux, c’est que dès les premières lignes, j’ai eu l’impression de regarder un excellent polar, bien noir…
Pas de temps morts. Amia, Vrinks et Alice vont vous mener jusqu’en enfer.
Âmes sensibles s’abstenir…

Dès le départ, le ton est donné, j’ai été pris au cœur. Immersion totale.
Cédric Cham a une écriture percutante, vive, sans filtre ni tabou, tout en réussissant à nous faire ressentir des émotions intenses.

Amia, 20 ans. Suite à bien des malheurs, elle tombe dans la prostitution. Elle a constamment la peur au ventre, peur des clients, peur de son mac.
Simon Vrinks, ancien braqueur, détenu modèle, il n’est pas loin de la liberté conditionnelle. Lui aussi a eu une enfance difficlile. Il va s’évader, pour venger sa fille, Manon, 20 ans, retrouvée morte mutilée.
Alice, est une “femme/flic” efficace, qui ne laisse rien voir à travers sa carapace à toutes épreuves. Chargée de retrouver le fugitif. Elle aussi cache un passé sombre et douloureux.

Ces trois personnages traités avec justesse, sont des écorchés vifs, mais leurs destins vont se croiser, se télescoper même, nous entraînant dans une intrigue incroyable, sans aucun temps mort. Un roman que je n’ai pas pu lâcher une fois commencé, tant il est addictif.
La violence dégagée lors de ma lecture est profonde et bouleversante. Certaines scènes sont “brutes”, vicieuses aussi parfois, tel un couteau que l’on remue dans une plaie.

Je n’ai pu m’empêcher de m’attacher à Simon et à Amia, espérant les voir arriver au bout de leur vengeance, vers une lueur d’espoir.

Excellent découverte, je conseille vivement !

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Extrait :

« Un sursaut. Un bruit. Une fragrance de songes. Amia ouvre les yeux. Le décor tourne autour d’elle. Elle ne reconnaît pas l’endroit. Pas de chambre d’hôtel miteuse. Pas de hachoir projetant du sang à la ronde. Pas de miroirs aux murs et au plafond. Pas de son de basses, lourds et entêtants. Le lit est trempé. Les draps enroulés et amalgamés à son corps. Le soleil filtre par la fenêtre ouverte et réchauffe certainement l’atmosphère. Pour autant, Amia a froid. Terriblement froid. Son corps n’est que fusion. À la fois feu et glace. Elle parvient à dégager une jambe et pose le pied au sol. Elle doit s’arrêter. De suite. La pièce virevolte de plus belle autour belle. Un putain de grand huit. Un haut-le-cœur la fait roter. Amia a peur. Elle ne parvient pas à relier les points. À se rappeler ce qu’elle fait ici. D’ailleurs, Elle ne sait toujours pas où elle est. La douleur lui coupe le souffle. Amia se laisse glisser du lit pour se retrouver sur le sol. Les mains en avant. Sur une imitation de parquet en plastique. De ce qu’elle parvient à voir, il brille. À moins que ce ne soit dans sa tête. La luminosité ambiante lui vrille les rétines et les neurones. Elle ouvre et ferme les yeux. Jusqu’à ne plus pouvoir. Alors elle se recroqueville, fait disparaître son visage entre ses bras. Ses dents mordent dans la chair pour ne pas crier. Ainsi, Elle attend. En position fœtale. »

 

 

Cédric Cham, né en 1978, est originaire de la région Rhône-Alpes. Le jour, il travaille au sein de l’Administration pénitentiaire française, la nuit, il écrit des polars. Dès son plus jeune âge, la lecture est devenue une « addiction ». Impossible de passer plus de vingt-quatre heures sans sentir le papier sous ses doigts… Et tout naturellement, à force de dévorer les romans des autres, il en est venu à écrire ses propres histoires. Cédric Cham aime les récits sombres et réalistes. Pourquoi ? Parce que d’après lui, le noir reflète parfaitement notre société actuelle… Ce qui se passe au coin d’une rue oubliée, derrière une porte close, de l’autre côté de la ligne blanche… Ces endroits où la réalité dépasse trop souvent la fiction !

Noir, Polar, Thriller

Black Coffee

de Sophie Loubière (Auteur)
Broché – 14 février 2013
Éditeur : Fleuve éditions

Juillet 1966. Dans la petite ville perdue de Narcissa, Oklahoma, une maison isolée en bordure de la mythique route 66 est la cible d’un tueur sanguinaire. Une femme enceinte et une fillette sont assassinées, une mère et son fils Desmond grièvement blessés. Le jeune garçon va grandir à l’ombre de ce dossier jamais élucidé par la police, hanté par la figure du tueur, sous le regard d’une mère psychologiquement détruite et à des milliers de kilomètres d’un père absent le jour du drame, et qui n’a eu de cesse de raviver la culpabilité de son fils. Si seulement tu n’avais pas attaché le chien… 2011. Devenu journaliste puis professeur de criminologie à l’université, Desmond G. Blur décide de quitter Chicago pour s’installer en Arizona dans la maison de son père décédé. Une ultime tentative du fils pour se rapprocher de son père et s’en faire pardonner, sans savoir que celui-ci, d’outre-tombe, l’a peut-être mis sur la voie de la réconciliation avec leur passé. Car l’arrivée dans le secteur d’une femme vient bientôt réveiller les démons passés de Desmond : Lola, une femme au comportement étrange qui voyage seule avec ses deux enfants, visitant des villes fantômes. Une Française dont Desmond découvre vite que, sous couvert de jouer les touristes, elle recherche son mari littéralement volatilisé trois ans plus tôt sur la route 66. Ce dernier lui aurait fait parvenir un cahier, seul indice de la piste à suivre. Un cahier contenant un récit qui, s’il n’est pas l’œuvre d’un mythomane, est la preuve de l’existence d’un des plus ahurissant criminel que l’histoire des Etats-Unis ait connu… et dont le chemin sanglant traversait déjà la petite ville de Narcissa en Oklahoma l’été 1966.

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Bienvenus sur la “Mother Road” !
4 000 km entre Chicago et Los Angeles.
La mythique Route 66, ses motels, ses stations services, son désert et ses bikers…

Sophie nous entraine dans un road-movie étouffant, sur la célèbre route, semée d’embûches, la mort ne cesse d’y rôder. La chaleur, des déserts à pertes de vue…

Suspense, péripéties, de nombreux rebondissements, rien ne manque dans ce roman. Cette route, je ne l’ai pas lâché, je l’ai suivit sur plusieurs générations. Malgré certaines longueurs qui peuvent se justifier par le climat et le sujet, j’ai aimé l’écriture fluide et le dynamisme des chapitres courts.

La route 66 était fière de ses Diner’s, de ses stations-services, de son asphalte lisse et roulant, mais qu’en est-il aujourd’hui ?

Un tueur en série sévit régulièrement depuis plusieurs années.
Je me demandais, à quel moment sa cavale de plus de 40 ans, parsemée de cadavres, prendrait-elle fin.
Pas une minute de répit… Plus j’avançais dans ma lecture, plus les mailles se resserraient, mais… Je ne dévoilerai rien !
Un récit habilement mené, à la progression maîtrisée. Les personnages sont bien fouillés, à commencer par l’héroïne, Lola, une jeune femme, échappant à tous les clichés.

Sophie frappe fort et juste, elle est parvenue à me tenir en haleine tout au long de son récit. C’est le premier roman que je lis d’elle et sûrement pas le dernier.
Une suite est parue : “White Coffee”.

Vous voulez en savoir un peu plus sur Black coffee ?
Voici le site de Sophie. Il est bourré d’anecdotes sur la fabrication du roman, le voyage, les repérages sur place, etc.

Alors, vous me suivez ?
https://blackcoffee66.blogspot.com/?fbclid=IwAR0kdXK0QxKJUojZsYfeUh_X5Cr75U63O62E_31ix55RGogOslKtJv9-Y34

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Extrait :

« Ce récit n’est pas une fable. Depuis deux jours, nous accumulons des preuves. Si les crimes sont réels, alors le tueur l’est aussi, non ? Desmond se rapprocha. Le corps de Lola s’obstinait à épouser les formes du canapé, marquant la cambrure du dos. Seules les pointes de ses pieds étaient en contact avec le sol. Dans l’exaspération, Lola devenait plus attirante encore. Il enveloppa de ses doigts la main qui tenait le verre.
– Vous ne devriez pas, dit-il.
Face à face, dans cette même immobilité, chacun butait contre un obstacle, à la limite de ses convictions. L’alcool donnait à leurs lèvres de légers arômes de tabac et de miel.
– Le tueur n’est pas votre père, murmura-t-elle.
Le parfum de Lola qui montait vers lui était une caresse douloureuse.
Sa mâchoire se crispa, il ferma les yeux pour garder le contrôle. »

 

 

Journaliste et romancière, Sophie Loubière s’est longtemps partagée entre le micro (France Inter, France Info) et la plume. Auteur d’une dizaine de romans et de nouvelles policières, elle publie son premier polar dans la collection Le Poulpe en 1999. De Paris à San Francisco (« Dans l’œil noir du corbeau »), des forêts lorraines à la route 66 (« Black coffee » et « White Coffee »), elle plonge le lecteur dans un trouble profond. En 2011, le succès de « L’enfant aux cailloux » lui vaut une reconnaissance internationale. Traduit en langue anglaise, le livre remporte plusieurs prix littéraires. En 2015, elle aborde l’Histoire avec « A la mesure de nos silences » (Fleuve Editions), un hymne à la vie, entre ombre et lumière, inspiré d’un fait réel de la seconde Guerre Mondiale. « Cinq cartes brûlées » (Fleuve Noir), confirme l’intérêt de Sophie Loubière pour le fait divers, révélateur des carences et névroses de notre société.

Noir, Thriller psychologique

La corde de mi

de Christian Guillerme
Broché – 29 janvier 2019
Éditeur : Art En Mots Édition

Octobre 2001, le chanteur d’un groupe de rock encastre sa moto sous un camion à la veille d’un concert très important. Janvier 2012, le bassiste de cette formation est évincé par le reste du groupe. Février 2012, un groupe de black metal est littéralement massacré à la machette au nord de Paris. Fin 2015, dans un studio de la banlieue Ouest, des musiciens reçoivent un personnage étrange et dérangeant lors d’une séance d’audition. Le bassiste du groupe ne croit pas à une visite anodine, il sent que cet inconnu porte en lui un présage funeste, que quelque chose d’irrémédiable est en train de se mettre en place. Il décide alors de mener sa propre enquête, en solitaire, et ce qu’il va découvrir se révélera absolument terrifiant.

 

2020_024_Guillerme Christian - La corde de mi.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous.

Qu’est-ce qui m’a poussé à lire ce livre ?
– Le titre !

Quand j’avais six ans, un samedi matin, mon père qui était parti acheter des chaussures, est revenu avec une guitare !!!
Nous n’avons jamais su le pourquoi, mais moi j’étais heureux…
J’ai passé des heures à essayer de la dompter avec mes petits doigts et mes ongles rongés.
Je me rappelle encore très bien les mélodies que j’enchainais sur une seule corde, la première qui s’était livrée à moi, la corde de Mi !

Fan de rock, de Metal, de Death, de rock et bien d’autres, je ne pouvais pas passer à côté du premier roman, un vrai thriller psychologique, de Christian Guillerme.

Je me suis d’abord fait une Play List en adéquation qui m’accompagnerait durant mon voyage.
– C’est parti !

J’ai plongé très vite dans ce roman très atypique, Christian, cela se sent, maîtrise le sujet à la perfection. Mais pas seulement l’univers de la musique. Non ! Avec ce premier roman, déjà il sait jouer avec le lecteur, les rythmes qu’ils lui infligent, vont de l’impression de scènes au ralenti, vers des accélérations foudroyantes !

L’écriture, fluide et riche est dynamique et soutenue. Il y a un vrai travail de description qui permettra au lecteur de s’immerger complètement dans le monde de la musique.
Et même si l’intrigue est assez lente, et l’histoire relativement simple au fond, jusqu’au milieu du roman, le style y est vraiment très bon et c’est lui qui m’a porté. Les éléments se mettent en place doucement, haletants, et soudain… C’est une explosion d’adrénaline jusqu’au final, faisant de la suite du récit un véritable page-turner, très violent.
Une fois commencé il vous serra impossible de vous arrêter…

Qui est ”Gade”, ce personnage qui suscite un sentiment de malaise dès le départ ?
Pourquoi ce décompte si particulier ?

Vous ne le saurez qu’en plongeant à votre tour dans ce roman complètement “Destroy” !

Pour un premier roman, c’est une vraie réussite et c’est un coup de cœur pour moi !
Un genre de lecture que je n’avait pas encore eu l’occasion de lire.
Bravo Christian, hâte de “t’écouter” de nouveau.

Un grand merci aussi à Christine !
Je te fais de gros bisous…

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Extrait :
« Sa taille était vraiment hors-normes ! Et ce qui était surprenant par rapport à ce gabarit, c’était l’aisance et la vivacité de geste qui en émanaient, comme lorsqu’il avait posé l’étui basse tout à l’heure. Sa voix était également hors-normes ; désagréable, monocorde, comme si toute l’humanité l’avait déserté. Mais à bien y regarder, ce qui mettait réellement mal à l’aise chez cet inconnu était l’expression de son visage ou plutôt son absence d’expression. Les traits, de type caucasien, n’étaient pour rien dans cet état de fait, ils étaient somme toute banals, de cette banalité du quotidien qui ne fait pas se retourner les têtes. Non, ce qui rendait définitivement sa physionomie unique, c’était cette carence quasi surnaturelle de vie sur son visage. Le malaise procuré trouvait sa source au creux de ce masque de cire, une reproduction de ceux du Musée Grévin, la brillance artificielle en moins. Et ses yeux ! Deux billes noires d’obsidienne, fixes, sans éclat, la lumière du studio ne semblait même pas s’il refléter !
Les trois musiciens avaient ressenti un malaise collectif et ils avaient pensé en même temps à un croquemitaine au masque de paraffine. »

 

 

Né en 1963 à Clichy-la-Garenne en région parisienne, Christian Guillerme, ancien musicien de studio et bassiste dans des groupes de rock, vit actuellement en Seine-et-Marne. Informaticien de formation, il exerce aujourd’hui la profession de concepteur fonctionnel au seine d’une grande entreprise du tertiaire sur le quartier d’affaires de La Défense? Il est l’auteur de nombreuses nouvelles à l’ambiance noire et inquiétante sur la plateforme Short Edition et a participé également à plusieurs recueils. La corde de Mi, son premier roman, visuel et haletant, s’inscrit d’emblée dans la grande tradition des thrillers qui mettent en scène des personnages ordinaires confrontés soudainement à quelque chose de terrifiant. Son personnage principal, véritable condensé du mal, vous hantera longtemps après le mot FIN.

Vous pouvez le contacter via sa page Facebook : CG auteur.