Émotion, Noir, Thriller

Les voix meurtries

de Cécile Pellault
Broché – 6 juin 2019
Éditeur : Les Éditions du Loir

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Quand LiNa, star de la pop américaine, qui a perdu sa voix, rencontre Nicolas, un Français expatrié en Floride et papa d’un petit Jay, cela aurait pu être le happy end de leur histoire. Pourtant, ce sera seulement le début d’une course contre la montre avec les ennuis : la réapparition de la femme de Nicolas, Cassandra et de son amant violent, les ambitions insatiables du producteur de LiNa qui ne souffrent aucune réponse négative de la star. La disparition de Jay, la violence du milieu de LiNa ne feront que les faire sombrer un peu plus. Auront-ils la force de tout surmonter, de puiser la force dans leur relation ou les blessures, la prison, l’alcool, l’enlèvement du petit garçon seront-ils fatales à l’image d’une plage de Floride à laquelle ils tentent de s’accrocher? Dans cette histoire haletante, nous suivons le destin contrarié d’une voix qui ne veut plus chanter, d’un père qui a peur de ne pas en être un, d’un enfant confronté à la cruauté et à l’inconstance du monde des adultes, et, celui de tout leur entourage qui va leur tendre la main comme leur enfoncer la tête dans un océan de douleur.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Après “Le brouillard d’une vie” (que je vous recommande), je retrouve avec plaisir Cécile Pellault dans un autre registre. J’ai reconnu dans ce “drame” la sensibilité de son écriture. C’est un beau récit, intense et riche en émotions, mais dur aussi. Un drame romantique sur fond de road trip, où l’amour et la haine se nichent entre chaque ligne…

LiNa est totalement perdue…
Star de la pop américaine, elle vit la pire chose qu’une chanteuse puisse vivre. Elle a perdu sa voix, suite à un enchainement d’excès.
Le hasard va la faire rencontrer Nicolas et son fils Jay. À deux, et à trois, pourquoi pas, ils forment la famille qu’elle n’a jamais connue. À partir de ce jour, tout va être bouleversé dans sa vie.

Dans ce roman noir, on ne s’ennuie pas une seconde, une écriture rythmée et aucun temps mort à travers les États-Unis. d’abord la Floride puis l’Alabama et la Louisiane, alors que le malheur semble suivre en permanence Lilly, Nicolas et Jay. Cécile nous raconte la vie de deux êtres marquée qui souhaitent une vie rangée sans strass ni paillettes.

Nicolas vit des évènements compliqués, Jay qui disparait, LiNa qui n’en peut plus de vivre sa vie. Ils vont devoir s’aider mutuellement dans une histoire mouvementée où rien ne se déroule comme cela devrait l’être.

Les personnages héros du roman sont très captivants, ils m’ont beaucoup touché.

“Les voix meurtries”, est un roman noir et lumineux à la fois, qui fonctionne très bien et que je vous recommande !

Le succès se paye au prix fort, mais la force de “sentiments purs” peut faire bien des miracles…

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Extrait :

« Rosa regardait droit devant elle, les phares qui venaient des voitures en sens inverse sur l’I10 la faisaient à peine battre des paupières. Elle était à Haïti avec son bébé, rongée par la culpabilité. Lilly songeait à l’arrivée de Jay dans sa vie et se rendait compte à quelle point l’arrivée d’un enfant était autant le plus grand des bonheurs comme la plus grande des anxiété. On se sentait irrémédiablement responsable de tout ce qui pouvait bien lui arriver de la plus petite égratignure comme à la plus grande des fatalités. Même si Rosamunde protestait, malheureusement une maladie, un accident aurait pu arriver partout chez eux comme en voyage. Malgré les tentatives de Lilly pour la dédouaner, cela ne changerait en rien au ressenti de Rosamunde. Lilly comprenait parfaitement, elle-même, se rongeait les sangs sur sa propre part de responsabilité dans ce qui arrivait à Jay. La réapparition de sa mère et de son père naturel ne pouvait être imputable qu’à la malédiction de sa propre notoriété. »

 

 

Auteure Seine et Marnaise, et maman active, très impliquée dans le milieu associatif, Cécile Pellault, a signé en 2016 son troisième roman aux Editions Le Manuscrit, Le Brouillard d’une vie, un thriller familial, un roman d’une facture totalement différente de Serial Belle Fille en 2005 et On ne choisit pas sa famille en 2007 qui exploraient le ressort comique et satirique des relations familiales. Le prix du rendez-vous littéraire lui a été décerné pour ce premier roman noir lors du salon 2016 de Moret sur Loing.
Elle est également auteure de nouvelles, dont Désespoir Fraternel publié aux Editions Souffle court, et de poésies, dont le secret des curieuses par le Musée du Luxembourg pour une exposition sur le peintre Fragonard et Le grésillement de la radio publié dans le numéro 12 de La Revue méninge.
Son deuxième thriller « Les voix meurtries », subtil et haletant, est sorti le 6 juin 2019 aux Éditions du Loir. Elle y aborde une nouvelle fois ses thèmes de prédilection : le voyage, l’exil, les liens familiaux subis ou choisis. « Les voix meurtries » est son quatrième roman.

Noir, Thriller psychologique

La corde de mi

de Christian Guillerme
Broché – 29 janvier 2019
Éditeur : Art En Mots Édition

Octobre 2001, le chanteur d’un groupe de rock encastre sa moto sous un camion à la veille d’un concert très important. Janvier 2012, le bassiste de cette formation est évincé par le reste du groupe. Février 2012, un groupe de black metal est littéralement massacré à la machette au nord de Paris. Fin 2015, dans un studio de la banlieue Ouest, des musiciens reçoivent un personnage étrange et dérangeant lors d’une séance d’audition. Le bassiste du groupe ne croit pas à une visite anodine, il sent que cet inconnu porte en lui un présage funeste, que quelque chose d’irrémédiable est en train de se mettre en place. Il décide alors de mener sa propre enquête, en solitaire, et ce qu’il va découvrir se révélera absolument terrifiant.

 

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Bonjour à toutes et à tous.

Qu’est-ce qui m’a poussé à lire ce livre ?
– Le titre !

Quand j’avais six ans, un samedi matin, mon père qui était parti acheter des chaussures, est revenu avec une guitare !!!
Nous n’avons jamais su le pourquoi, mais moi j’étais heureux…
J’ai passé des heures à essayer de la dompter avec mes petits doigts et mes ongles rongés.
Je me rappelle encore très bien les mélodies que j’enchainais sur une seule corde, la première qui s’était livrée à moi, la corde de Mi !

Fan de rock, de Metal, de Death, de rock et bien d’autres, je ne pouvais pas passer à côté du premier roman, un vrai thriller psychologique, de Christian Guillerme.

Je me suis d’abord fait une Play List en adéquation qui m’accompagnerait durant mon voyage.
– C’est parti !

J’ai plongé très vite dans ce roman très atypique, Christian, cela se sent, maîtrise le sujet à la perfection. Mais pas seulement l’univers de la musique. Non ! Avec ce premier roman, déjà il sait jouer avec le lecteur, les rythmes qu’ils lui infligent, vont de l’impression de scènes au ralenti, vers des accélérations foudroyantes !

L’écriture, fluide et riche est dynamique et soutenue. Il y a un vrai travail de description qui permettra au lecteur de s’immerger complètement dans le monde de la musique.
Et même si l’intrigue est assez lente, et l’histoire relativement simple au fond, jusqu’au milieu du roman, le style y est vraiment très bon et c’est lui qui m’a porté. Les éléments se mettent en place doucement, haletants, et soudain… C’est une explosion d’adrénaline jusqu’au final, faisant de la suite du récit un véritable page-turner, très violent.
Une fois commencé il vous serra impossible de vous arrêter…

Qui est ”Gade”, ce personnage qui suscite un sentiment de malaise dès le départ ?
Pourquoi ce décompte si particulier ?

Vous ne le saurez qu’en plongeant à votre tour dans ce roman complètement “Destroy” !

Pour un premier roman, c’est une vraie réussite et c’est un coup de cœur pour moi !
Un genre de lecture que je n’avait pas encore eu l’occasion de lire.
Bravo Christian, hâte de “t’écouter” de nouveau.

Un grand merci aussi à Christine !
Je te fais de gros bisous…

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Extrait :
« Sa taille était vraiment hors-normes ! Et ce qui était surprenant par rapport à ce gabarit, c’était l’aisance et la vivacité de geste qui en émanaient, comme lorsqu’il avait posé l’étui basse tout à l’heure. Sa voix était également hors-normes ; désagréable, monocorde, comme si toute l’humanité l’avait déserté. Mais à bien y regarder, ce qui mettait réellement mal à l’aise chez cet inconnu était l’expression de son visage ou plutôt son absence d’expression. Les traits, de type caucasien, n’étaient pour rien dans cet état de fait, ils étaient somme toute banals, de cette banalité du quotidien qui ne fait pas se retourner les têtes. Non, ce qui rendait définitivement sa physionomie unique, c’était cette carence quasi surnaturelle de vie sur son visage. Le malaise procuré trouvait sa source au creux de ce masque de cire, une reproduction de ceux du Musée Grévin, la brillance artificielle en moins. Et ses yeux ! Deux billes noires d’obsidienne, fixes, sans éclat, la lumière du studio ne semblait même pas s’il refléter !
Les trois musiciens avaient ressenti un malaise collectif et ils avaient pensé en même temps à un croquemitaine au masque de paraffine. »

 

 

Né en 1963 à Clichy-la-Garenne en région parisienne, Christian Guillerme, ancien musicien de studio et bassiste dans des groupes de rock, vit actuellement en Seine-et-Marne. Informaticien de formation, il exerce aujourd’hui la profession de concepteur fonctionnel au seine d’une grande entreprise du tertiaire sur le quartier d’affaires de La Défense? Il est l’auteur de nombreuses nouvelles à l’ambiance noire et inquiétante sur la plateforme Short Edition et a participé également à plusieurs recueils. La corde de Mi, son premier roman, visuel et haletant, s’inscrit d’emblée dans la grande tradition des thrillers qui mettent en scène des personnages ordinaires confrontés soudainement à quelque chose de terrifiant. Son personnage principal, véritable condensé du mal, vous hantera longtemps après le mot FIN.

Vous pouvez le contacter via sa page Facebook : CG auteur.