Drame, Polar, Suspense, Thriller psychologique

L’Heure du diable

de Patrick Bauwen
Poche – 1 septembre 2021
Éditions : Le Livre de Poche

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La nuit d’Halloween, le corps d’une inconnue habillée en sorcière est retrouvé encastré à l’avant d’un train. Le lieutenant Audrey Valenti est nommée à la tête de l’enquête, en compagnie du groupe Évangile, spécialiste des crimes du métro.
Le docteur Chris Kovak, qui a rompu sa collaboration avec cette brigade, est devenu agoraphobe. Il poursuit néanmoins l’exercice de la médecine par téléconsultation. Quand un mystérieux patient le contacte, un compte à rebours meurtrier commence.
Kovak et Valenti se retrouvent alors sur les traces d’un groupuscule mystérieux qui pratique le béhourd, un sport de combat médiéval. Une traque impitoyable qui confrontera Kovak à son passé et aux origines du Chien, qui mène la danse une nouvelle fois.

L’ultime épisode qui met un terme à la trilogie infernale commencée avec Le Jour du Chien. Marie Persidat, Le Parisien.

Efficace, addictif et bluffant. Jean-Baptiste Hamelin, Page des libraires.

 

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Après Le jour du chien en 2017, et La nuit de l’ogre en 2018, L’heure du diable en 2020, clôture le cycle “Évangile”, de Patrick Bauwen.
Quel plaisir de retrouver Chris Kovac dans ce troisième opus.
Comme d’habitude Patrick Bauwen, nous livre un récit addictif et surprenant, mais pas que…

Vous découvrirez la puissance de plus en plus présentes, de certains “groupuscules” à travers le monde, qui par le biais d’actions parfois les plus banales, arrivent finalement à toucher de larges spectres.

Chris Kovak, notre médecin urgentiste n’est pas au meilleur de sa forme.
Addict à de nombreux médicaments et à certaines drogues, il souffre maintenant d’agoraphobie et subit en plus d’amnésies. Pas facile d’exercer dans ce cas !
Il ne travaille plus que grâce à la télé-consultation.

Suite au décès de son père, inexplicable, mais surtout à la suite d’un message personnel de la part du “Chien”, Chris décide de mener “sa” propre enquête.
Mais qui est donc ce “Chien” qui joue avec lui et qui à l’air d’être au courant de tous ses secrets, de toute sa vie ?
Un personnage sadique et inhumain ?
Un ami qui lui veut du bien ?
Ne cherchez surtout pas à anticiper la fin de votre lecture… Le final est une surprise absolue !!!
Entre anciennes coutumes et modernité, soyez les bienvenus sur les routes du chaos.

Encore une fois, une intrigue fort bien ficelée, des personnages profonds et étonnants (qui sortent “malheureusement” tous de la réalité !) et un rythme soutenu, aux nombreux rebondissements.
Patrick nous démontre par A + B que nous avons tous une part d’ombre en nous qui ne demande qu’à exploser quand le besoin s’en fait sentir.

Récit lu d’une traite, il le méritait vraiment !

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Extraits :

« Clac-clac-clac, font les doigts aux ongles longs.
La tête de la sorcière se balance en rythme, tandis que ses doigts tapotent le volant.
Les phares de la voiture éclairent à peine la route sombre. Les hautes herbes défilent de part et d’autre. Il n’y a personne, pas une maison, pas une âme. La musique d’un antique radiocassette résonne dans l’habitacle de la voiture. Tout est vieux : le revêtement des sièges, les sapins désodorisants qui pendent au rétroviseur, les boutons du tableau de bord. À l’extérieur, des ballons orange accrochés aux portières claquent dans la nuit. Des autocollants recouvrent les vitres : citrouilles d’Halloween, bonbons, crèmes glacées… On dirait l’un de ces vendeurs de friandises qui circulent dans les villes de province. »

« Aujourd’hui, il est gare du Nord. Un autre genre. Les travaux en cours promettent de la transformer en centre commercial dernier cri. Escalators, verrières immenses, magasins d’informatique et de téléphones portables. Bof, songe Donatello en gonflant les joues. Qui a besoin de ces trucs ? De son point de vue, ces gadgets ne font que réduire l’homme en esclavage. Il suffit de les observer tous, dans les rames, avec leurs visages collés aux écrans. Avant, les voyageurs lisaient des livres. Maintenant, ils font exploser des bonbons de couleur, ils mitraillent des cibles ou s’insultent à distance. Et on nous raconte que c’est le progrès. »

« L’astrophysique nous apprend que la Terre est une minuscule planète dans la banlieue de la Voie lactée. Or, dans cette seule Voie lactée, il y a neuf milliards de planètes abritant probablement la vie. Et cette même Voie lactée fait partie d’un groupe de trente galaxies similaires, lui-même dans un groupe plus grand, le super-amas de la Vierge, qui en compte dix mille. Et des super-amas de la sorte, il y en a plein. Idem dans l’autre sens, lorsqu’on s’enfonce dans le microcosme, les cellules, les atomes, les quarks. Et l’homme, ce petit animal de deux cent mille ans à peine, se croit le centre du monde ? La religion est une vaste blague… »

 

Patrick Bauwen dirige un service d’urgences dans un hôpital de la région parisienne. Après avoir collaboré aux novélisations de la célèbre bande dessinée Lanfeust de Troy.
Il publie son premier thriller, L’Œil de Caine, (2007), qui reçoit le prix Carrefour du premier roman 2007 et le Prix des lecteurs du Livre de Poche 2008.
Viennent ensuite :
Seul à savoir, (2010), prix Littré 2011,

Seul à savoir


Monster, (2009), prix Maison de la Presse 2009,
Les fantômes d’Eden (2014),
Le Jour du Chien, (2017), prix Polar Babelio 2017,
La Nuit de l’ogre, (2018),
L’Heure du diable, (2020),
L’influenceur, (2024).

Drame, Folie, Histoire, Polar

Le lion de Némée

de José Herbert
Broché – 12 mars 2024
Éditeur : Les Éditions Nord Avril

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Le lion de Némée, artiste de cabaret, est-il l’auteur des pendaisons de cadavres à des « arbres à loques » situés sur des lieux de dévotion nordistes, chapelle, oratoire et calvaire ?
La police judiciaire est amenée à s’intéresser à des univers particuliers : celui des archers d’une compagnie de tir à l’arc du Cambrésis ; celui d’un cabaret de travestis ; celui des antiques douze travaux d’Hercule ; enfin celui des guerres de religions au 16e siècle qui opposèrent les protestants vaudois à l’armée catholique de François 1er.
Le massacre de Mérindol, village du Vaucluse, serait-il à l’origine de crimes perpétrés des siècles plus tard à mille kilomètres de distance ?

L’enquête emmène les lecteurs et lectrices à la découverte de lieux insolites en compagnie d’un quarteron de personnages foldingues, truculents et déjantés.

 

• Couv_2024-082_Herbert José - Le lion de Némée

 

Une histoire complètement “déjantée” bien différentes de nos polars habituels !

Nous sommes dans le Nord de la France. La police est complètement perdue. Des cadavres pendus, tués par des flèches, s’accumulent sur des arbres à loques !
Quel est donc le rapport entre un cabaret de travestis, les douze travaux d’Hercule, la Guerre de Religions et ces crimes ?

Heureusement, José Herbert est là pour nous guider !

Après “Les poupées diaboliques” et “Ah ! Mauricette…”, je retrouve l’auteur dans de nouvelles aventures pas banales du tout, et comme dans ses deux autres romans, il est arrivé à me toucher avec un son côté “Vieille France érudite” auquel on est très peu habitué, et c’est bien dommage.
Dès le début du récit, le ton est donné.
Des personnages haut en couleur, complètement barrés (Je ne suis pas arrivé à déterminer qui étaient les pires, entre les femmes et les hommes !), la lecture est efficace et très drôle, malgré une intrigue violente, perdue dans les origines de notre Histoire. José s’amuse avec nous bien sûr, s’amuse avec un langage cru et direct qui sent tellement bon la France. Difficile dans ces cas-là, vous comprendrez de stopper ma lecture sans vouloir à tout prix en savoir à chaque fois davantage. Allez, encore quelques pages…
Bon, je finis mon chapitre et j’arrête !
Plus qu’une seule page, c’est promis…

J’ai beaucoup aimé l’histoire, avec un certain sarcasme, José nous montre sans hésitation les déviances nombreuses de notre passé. La Religion est très présente aussi, et j’ai appris certaines choses qui après vérifications, se sont avérées réelles.
Le “peuple” de tout temps est, et restera dans l’ignorance de se qui ce déroule au-dessus de sa tête. Rarement, ce sont de belles choses, c’est bien dommage… finalement cela ne me surprend même plus !

Merci José pour cette “Histoire” originale, dont parfois, on “sort” du roman. C’est ça… parfois, il faut savoir dire les choses…
Merci aussi à toi Blandine Carron, encore une fois, c’est à toi que je dois la découverte de cette plume, de cet auteur plein de talent et plus encore.

N’hésitez pas à lire ce roman, José Herbert est un auteur qui mérite d’être “découvert” !

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Extraits :

« La vie sexuelle de Jean Broussiez se résumait à quelques situations banales : complexe d’Œdipe à trois ans, manipulation curieuse à onze ans, paluchage rapide vers la quinzaine et, finalement, un unique prénom féminin, Olga. »

« Un chiard de plus, ça emmerdait la mère, ça contrariait des projets, ça privait de liberté, ça braillait en permanence, et ça coûtait un paquet de tunes. Sitôt libérée du cordon qu’elle avait tranché, la mère ne réfléchit pas longtemps. Elle saisit le loupiot graisseux et braillant et le glissa dans le trou des WC à la Turque, devant Jean qui se bouchait les oreilles et écarquillait les yeux, car le nouveau-né hurlait comme s’il avait deviné le triste sort que lui réservait sa génitrice. »

« – Je ne sais pas moi-même où j’ai dormi, Inspecteur.
– Et bien sûr, personne ne vous a vu rejoindre ce quelque part, ni vous y écrouler.
– Les rats peut-être ! Faut enquêter ! Moi, je ne voyais rien ! Que dalle ! J’avais bu deux bouteilles de blanc.
Était-il sincère ? Il se souvenait des gros rats aux yeux brillants dansant la gigue sur ses godillots et rongeant ses lacets, que d’ailleurs il ne nouait guère. »

« Qui avait écrit cette lettre ? Et avec quel objectif ? Une cause peut produire plusieurs effets différents, seule ou associée à d’autres causes, tandis qu’un effet peut de son côté être le résultat de plusieurs événements très différents.
Pas facile ! Les quatre personnes avaient été percées de flèches puis pendues sur des lieux de dévotion catholiques. Cependant Clémentine, la première victime, n’avait pas subi le même sort qu’ensuite les autres. Elle seule est morte par pendaison. Que s’était-il passé ? »

 

José Herbert est né à Aniche en 1944, dans le département du Nord. Il fréquenta l’École Normale de Douai pour devenir ensuite instituteur à Vred, puis Auberchicourt, enfin, à partir de 1975, directeur d’école et secrétaire de mairie à Wambaix, petit village du Cambrésis. Il est maintenant installé à Loos en Gohelle. C’est un amoureux des lettres, passionné d’histoire locale, il aime l’humour loufoque, les situations hors norme, les personnages burlesques.

Il publie aux Editions Atria un premier roman, L’instituteur impertinent, qui raconte avec humour, pittoresque et tendresse, une vie professionnelle exceptionnelle.

Les poupées diaboliques
https://leressentidejeanpaul.com/2022/01/05/les-poupees-diaboliques/

Ah ! Mauricette…
https://leressentidejeanpaul.com/2023/06/02/ah-mauricette/

Émotion, Drame, Folie, Polar, Thriller psychologique

Le berceau du Talion

de Sébastien Jullian
Broché – 6 septembre 2019
Éditeur : Auto-édition

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Lorsqu’un mail provenant du ministère de l’Intérieur est envoyé dans les bureaux de la police de Grenoble, le trouble est semé. Il décrit l’endroit où gît le corps d’un célèbre avocat, Eddie Durand, assassiné dans des circonstances effroyables.
Au même moment, dans un petit village de Haute-Savoie, un suicide étrange éveille la curiosité des forces de l’ordre…
À priori, ces affaires n’ont rien en commun. Mais un détail fait ressurgir un nom, celui de Valentin Monge. Le commissaire Sirus et ses hommes doivent replonger dans une sordide affaire classée de harcèlement, viol et suicide.
L’ombre d’une vengeance semble désormais planer sur les enquêteurs. Mais tout va trop vite, et paraît incontrôlable.
Il n’y a plus de hasard.
Ce n’est pas un jeu. C’est une démonstration.

 

• Couv_2024-081_Jullian Sébastien - Le berceau du Talion

 

Plus qu’un coup de cœur, Le berceau du Talion est un véritable coup de poing dans la figure !!!

Mais pourquoi, ne suis-je pas surpris…
Avec On l’emportera dans la tombe, Sébastien avait déjà marqué mon esprit et je me demandais ce qu’il nous réserverait par la suite…
Puis, j’ai lu Dualité. Comment vous dire ? Un récit qui sort des “rails”, qui m’a glacé le sang pages après pages. J’étais complètement figé en fin de lecture. Je me suis même demandé si l’auteur n’était pas un peu “fou” !

Avec Le berceau du Talion, Sébastien confirme son talent et va même au-delà. Mais d’où vient-il ? Où va-t-il chercher tout ça ?
Une chose est sûre Sébastien…
Ne change rien, je suis devenu addict, et je ne voudrais surtout pas tomber en manque !

Valentin est “le” souffre-douleur dans son lycée. Son style gothique, ses goûts différents, son besoin d’être seul depuis qu’il est enfant, ont malheureusement fait de lui un être à part que personne ne comprend, pas même les adultes qui gravitent autour de lui.
Dès lors, il décide de tenir un journal intime où il notera le calvaire qu’on lui fait subir au quotidien, les humiliations, les crachats, les insultes, les tortures aussi tant physiques que psychologiques. Sa vie est un enfer.
Certaines plaies ne se referment pas, un jour, il baisse les bras. Après avoir subit un viol collectif, il écrit les dernières lignes de son journal et décide de partir pour un monde qu’il espère meilleur, abandonnant son seul ami, son frère Romain, le seul qui partageait son vécu. Lui-même disparaîtra juste après l’enterrement de son frère.

14 ans plus tard, l’avocat qui avait défendu, ceux qui s’en étaient pris à Valentin est retrouvé mort, avec un étrange message à ses pieds. Une enquête, qui va remuer “la boue”, est ouverte. Les morts vont se multiplier.
Et très vite, la police établira que Valentin est le lien entre tous ces décès.
Gilles Rousset et sa nouvelle recrue, Marion qui va devoir faire ses preuves très vite, se retrouvent au centre d’une enquête aux multiples rebondissements, où quelqu’un se joue des lois, de la police, de la justice… Pour cette personne, une seule chose est importante.
La vengeance !

Un excellent thriller, où le mal ne se trouve pas là où on le croit.
Œil pour œil, dent pour dent. Seule la justice est importante…

Bravo Sébastien, j’en perds mes mots !
Merci Blandine Caron, encore une fois, tu ouvres mon univers littéraire, et avec la plume sombre et efficace de Sébastien Jullian, on tient un bijou qui risque de faire parler de lui très vite !

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Extraits :

« La vérité ne meurt pas, elle nourrit la colère.
Valentin referme la dernière page de son journal intime en ce matin glacial du 10 décembre 2004. Il a choisi sa plus belle plume pour écrire les derniers mots. Celle que son parrain lui a offerte pour ses seize ans à son entrée au lycée. Sa main est tremblante, son rythme cardiaque s’accélère. Il se demande si le moment doit durer ou non, s’il faut lui donner un sens. Non, ça ne changera rien. Les secrets de sa douleur sont là, enfouis entre les pages. »

« Crachats, insultes, violences physiques sont le quotidien d’un véritable enfer. Il ne se déplace plus dans l’établissement pour éviter les croche-pieds, tirages de cheveux, jets d’objets en tout genre. Même les plus jeunes en font leur souffre-douleur. Il raconte avec une écriture discontinue cette fois où « un camarade lui urine dans le dos dans les vestiaires du cours d’EPS. »

« Chaque individu est confronté un jour à cette étrange sensation. Ce moment où la réalité flirte avec l’irréel et vous plonge dans le doute. Après un mauvais rêve, ou peut-être votre pire cauchemar ?
Deux possibilités s’offrent à vous : soit peu à peu vous vous rendez compte que rien de tout ça n’est arrivé, et le soulagement vient chasser la peur. Soit vos rêves n’étaient qu’illusions, et le retour à la vie n’en est que plus terrible. »

« Elle est étendue au sol, patauge dans sa propre pisse. Une odeur infecte assaille ses narines. Son corps commence à rendre les armes. Les mains liées au-dessus de la tête, on dirait une crucifiée au milieu d’une arène romaine. Les liens ont entaillé ses poignets jusqu’au sang, la peau est meurtrie d’ecchymoses. »

 

Informaticien de métier, entraineur de football et père de deux enfants, j’ai pris le gout de la lecture depuis 2016. Les trajets en train, la sieste des enfants, les insomnies nocturnes, sont autant de moments qui m’ont également permis de m’adonner à une nouvelle passion : l’écriture de thrillers.

J’aime qu’un roman ne dévoile jamais tous ses secrets et laisse une part d’interprétation au lecteur. Un bon livre est un livre qui joue avec nos nerfs…

On l’emportera dans la tombe
https://leressentidejeanpaul.com/2023/08/16/on-lemportera-dans-la-tombe/

Dualité
https://leressentidejeanpaul.com/2023/09/15/dualite/

Émotion, Drame, Polar, Suspense

La disparue de Belle-Île

de Christophe Ferré
Broché – 12 octobre 2023
Éditions : L’Archipel

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Après La Petite Fille du phare, le nouveau suspense stupéfiant de Christophe Ferré sur l’une des plus belles îles de France.

Une disparition glaçante sur l’une des plus belles îles de France.
Le nouveau suspense de l’auteur de La Petite Fille du phare

Où est passée Chloé ?

Plus aucune trace de cette jeune ostéopathe depuis une soirée qui s’est terminée dans les cris. Plus étonnant encore, sa voiture est tout aussi introuvable, alors qu’elle n’est jamais repartie par le bac qui relie l’île au continent.
Un mystère comme les aime Léa, une journaliste qui ne tarde pas à comprendre que sa présence dérange…
Un suspense plein de fausses pistes et de rebondissements inspiré d’un fait divers jamais résolu : la mystérieuse disparition de la pharmacienne de Belle-Île.

 

• Couv_2024-080_Ferré Christophe - La disparue de Belle-île

 

Le récit se déroule en Bretagne, très exactement sur Belle-Île-en-Mer, et là, c’est déjà une bonne pioche !
J’ai toujours été attiré par la Bretagne, et c’est un réel plaisir de m’y promener dès que cela est possible. Je ne connais pas Belle-Île-en-Mer, mais malgré le sujet Christophe Ferré m’a quand même donné envie d’y aller…

Léa Grange, journaliste, s’est spécialisée dans les enquêtes sur des affaires non résolues, qu’elle publie ensuite sous forme de livres.
Dès qu’elle entend parler de la disparition sans laisser de traces, d’une jeune ostéopathe, Chloé, à Belle-Île, ni une, ni deux, elle décide d’y aller et de mener sa propre enquête.
La jeune femme a disparu, le lendemain d’une pendaison de crémaillère entre “amis”. Sa voiture a aussi disparu, et à priori, elle n’a pas pris non plus le bac qui relie l’île au continent. Que s’est-il réellement passé ce soir là ?
Léa va vite se rendre compte que chaque personne qu’elle va interroger, est un éventuel coupable et que de nombreuses pistes se multiplient autour d’elle au fur et à mesure… jusqu’à ce qu’elle tombe sur de nouveaux cadavres !

Un thriller rempli de fausses pistes, de pièges et de rebondissements. Léa est attachante, et on a bien envie de l’aider lorsqu’elle se sent perdue.
Les personnages qui gravitent autour d’elle, ont aussi leur importance et on va découvrir qu’une communauté en apparence soudée et sans histoires, peut cacher de nombreux mystères et des secrets.

Une lecture agréable et fluide dans laquelle il m’a manqué un “tout petit quelque chose”, que je ne suis pas arrivé à déterminer !
Pourtant, tout est là. Même un final, que je n’ai pas anticipé du tout !
Peut-être que j’en demande trop ?
Dans tous les cas, la sensibilité de Léa m’a beaucoup touchée, et c’est pour moi le gros plus du récit par rapport à mes thrillers habituels…

Merci Christophe !

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Extraits :

« Belle-Île-en-Mer.

Ici, au milieu de l’océan, s’étend une terre de légendes celtiques. Quelques-unes reposent sur des faits réels. On y croit ou pas, selon sa foi, son imagination.
Des fées de la forêt de Brocéliande auraient jeté des couronnes de fleurs dans le golfe du Morbihan. La plus grande et la plus somptueuse serait devenue Belle-Île : pure poésie. Mais certaines histoires contiennent une part de vérité. »

« Les mouettes, les goélands, les cormorans, quelques oiseaux de la lande picoraient ce qu’ils pouvaient. Des poissons morts. Des mollusques.
Des crabes. D’autres oiseaux tués. La nature se fiche complètement de la mort et de la vie. La nature est une force indomptable qui fait vivre et mourir sans avoir à se justifier. »

« – Soit, mais quel rapport avec Chloé ?
Marie semblait émue.
– Pour moi, elle se trouve entre les murs de cette secte, je ne vois pas d’autre hypothèse. Sous des dehors joyeux, elle était déçue par la vie qu’elle menait. Elle se sentait tellement seule. Pas de compagnon, peu d’amis.
Un jour, elle a craqué. Manque de chance, c’était juste après la soirée chez moi.
Cette thèse rejoignait celle du commandant de gendarmerie et ne contredisait pas la lettre anonyme. »

« L’homme l’attendait sur le goudron, immobile, comme un loup affamé, comme s’il savait que la jeune femme allait revenir par là, comme s’il connaissait le moindre chemin, ceux permettant de fuir et ceux ne menant nulle part.
Qui était cet homme sans voix et sans visage ? Elle n’arrivait pas à trouver d’explication, tout n’était qu’hypothèses invérifiables. »

 

Christophe Ferré est romancier et auteur dramatique. Il a obtenu le Prix de la nouvelle de l’Académie française en 2010.
Il est l’auteur de :
La Chambre d’amour (Arléa, 1995),
La Septième nuit (Seuil, 2000),
Paradis Turquoise (Flammarion, 2005).
Son premier suspense,
La Révélation de Chartres (Salvador, 2015) s’est vendu à plus de 20 000 exemplaires, toutes éditions confondues,
La Petite Fille du phare (Éditions de l’Archipel, 2018),
https://leressentidejeanpaul.com/2023/03/08/la-petite-fille-du-phare/
Mortelle Tentation (Éditions de l’Archipel, 2019),
La Prophétie de la cathédrale (Archipoche, 2020).

Émotion, Drame, Frisson horreur, Polar, Thriller psychologique

Les aubes assassines

de Luca Tahtieazym
Broché – 19 août 2024
Éditions : CZY

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Une jeune femme suspectée de meurtre.
Un marin grec égaré dans les océans.
Une Brésilienne paumée, invisible aux yeux des puissants.
Trois victimes du hasard, trois jouets du destin réunis par la fatalité, pourchassés par des tueurs à gages qui éliminent sans états d’âme et sans laisser de traces.

Et au cœur de la tourmente, liant ces êtres balayés par le destin, des corps qui tombent et ne se relèvent pas…

 

• Couv_2024-077_Tahtieazym Luca - Les aubes assassines

 

Luca Tahtieazym, ou l’art et la manière de semer des indices là où il faut, l’art de jouer avec les lecteurs et les “7IGN3S” du temps…

Avec “Les aubes assassines”, Luca nous propose un thriller captivant sous forme d’un puzzle temporel, où de multiples intrigues finiront par se percuter !

Début du récit.
Nous sommes en 1984. Lison est accusée de meurtre, la police ne voulant pas écouter sa version, elle va devoir fuir, quitter le pays s’il le faut.

Plus loin… dans le temps.
1987, nous sommes en Grèce. Hélias est un marin pécheur, personnage solitaire et particulier, il est sourd et difficile à cerner.
On continue de voyager. Nous sommes cette fois-ci au Brésil, Laís, alors qu’elle n’a pas de compétence particulière, à part celle de parler le français, se retrouve convoquée un dimanche après-midi au bureau de sa patronne, France ou Françoise, on ne sait plus, qu’importe, elles sont deux.
Puis, il y a Panos au teint olivâtre, Isabelle, une belle “écervelée”, Papy, toujours un couteau dans sa poche, Albert, Astérix, Asuka, Carole, Jeremy, Véronique, Ansovino, Ludovic, Sébastien et bien d’autres encore, tous les plus attachants ou détraqués les uns que les autres.
Mais quel est donc le lien qui unit Lison à tous ces personnages hors du commun ?
Luca cherche à nous embrouiller et il y arrive parfaitement. Construction ingénieuse pleine de rebondissements, gare à ceux qui baisseront leur garde ne serait-ce qu’un chapitre ! Je vous aurai prévenu…

Un thriller machiavélique au rythme trépidant, avec un final qu’il faudra mériter.
Coup de cœur, à découvrir dès que possible !

Aujourd’hui, certains auteurs comme certains chanteurs, sont malheureusement trop peu visible…
Luca Tahtieazym en fait partie. Seul notre bouche à oreille mérité lui permettra, je l’espère d’avoir bientôt la place qu’il mérite !

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Extraits :

« On lui avait parlé plusieurs fois de l’expérience du chat de Schrödinger. Mais la physique quantique et tutti quanti, les bidules macroscopiques et les vecteurs de la décohérence machin, François, ça lui passait au-dessus de la tête. Ce qu’il avait retenu était simple : si on enfermait la bête dans une boîte, en théorie, on ne savait pas si elle était vivante tant qu’on ne l’avait pas ouverte – la boîte, pas le chat. En attendant, l’animal était donc entre deux états, à la fois vivant et mort. »
« Héraklion était une cité séduisante et agréable, mais pas partout. Comme dans tant d’autres villes, les quartiers sensibles servaient de dépotoirs à âmes humaines. On y stockait ceux qui gênaient, ceux qui puaient, ceux qui tendaient la main, ceux qui n’étaient plus capables de s’extirper de la spirale fatale de la piqûre dans le creux du bras. »

« Isabelle Carrigné était le genre de fille excentrique qui cherchait avant tout à ne pas être invisible. On les disait légères, écervelées, faciles, les comme elle. Mais souvent, elles étaient surtout tristes, loin des hétaires grecques qui elles se repaissaient de leurs prérogatives. »

« Tuer quelqu’un, c’est ça, ce que ça fait ? C’est horrible, pas vrai, Lison ?
– Je n’en sais rien. Je n’ai jamais tué personne.
– Pardon. C’est pas ce que je voulais dire. Elle va nous rejoindre ?
– Carole ?
– Oui.
– Non, Asuka, Carole ne nous rejoindra pas. On ne reverra plus Carole. Carole va aller en prison.
– Parce qu’elle a tué quelqu’un.
– Oui. Et parce qu’elle est folle. Et nous, on doit partir.
– Où ?
– Ailleurs.
– Mais pourquoi ?
– Parce que la police apprendra que deux femmes étaient mêlées à ce qui s’est passé. Des témoins leur expliqueront qu’on était là et que l’homme à la tête défoncée s’en prenait à moi avant que Carole ne le massacre. Ou peut-être que Carole nous dénoncera. »

 

Auteur au nom imprononçable, originaire du Sud de la France et vivant actuellement près de La Rochelle, Luca Tahtieazym est l’auteur de treize romans parus à ce jour. Jonglant avec les genres et les styles, inspiré par Steinbeck, Ellroy, Dard ou Stephen King, il apporte un soin particulier aux intrigues de ses livres, s’efforçant de proposer des histoires originales et des personnages tourmentés et attachants.
Tahtieazym a remporté le concours des plumes francophones 2017 (plume des lecteurs) avec son titre VERSUS,
le grand prix du roman AEB 2022 pour LA MANTE NUE
et le Prix du festival du livre de Niort en 2023 avec LA FORÊT.
https://leressentidejeanpaul.com/2024/02/08/la-foret/

Noir, Pièce de théâtre, Polar, Thriller

Onze Cahiers

de Pascal Marmet
Poche – 1 septembre 2024
Éditions : Des livres et du Rêve

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Un mystérieux héritage de onze cahiers va mener une journaliste de mode et un directeur de théâtre au cœur d’une enquête déroutante au nom de la vérité.

Quels liens les unissent ? Quelle machination se cache dans ces pages ?

Suspense et romance pour un thriller intense jusqu’à la délivrance finale.

 

• Couv_2024-076_Marmet Pascal - Onze cahiers

 

Pascal Langle, est propriétaire d’un théâtre à Nice. Il est contacté par un notaire afin de se faire remettre en héritage un cahier rédigé par Ludmilla, “l’amour de sa vie”, disparue depuis dix ans, disparue bien trop tôt.
Il apprend aussi que dix autres cahiers seront distribués à des proches de la défunte.
N’ayant jamais pu faire le deuil de Ludmilla, Pascal va tenter de mettre la main sur ces autres cahiers afin de découvrir qui elle était réellement. Il sent qu’un lourd secret tourne autour de ces cahiers…
Quelques jours plus tard, alors qu’il prend son café et deux croissants dans son café habituel, une jolie jeune journaliste “s’invite” à sa table pour lui proposer une interview. Elle se nomme Julia et a un très beau sourire… dès lors, c’est toute sa vie qui sera remise en cause.
Il est cambriolé, son théâtre incendié, et les tous les autres cahiers sont dérobés chez le notaire !

Commence alors une enquête qui nous mènera de Nice à Paris, Cassis puis en Corse.

Pascal Marmet nous mène dans une course effrénée à la recherche des cahiers disparus, mais surtout à la recherche du “pourquoi”.
Le début du récit m’a complètement emporté, par ses nombreux rebondissements, son humour et des personnages particulièrement réussis. Mais…
Il y a un mais !

Autant le début est complètement addictif, autant, j’ai eu l’impression en avançant dans le récit qu’il manquait quelques pages jusqu’à la fin, même si est particulièrement réussie. Pour moi, le dernier tiers du roman n’est pas au niveau de ce qu’il laissait entrevoir et j’aurai aimé peut-être un peu plus de pages pour un développement plus optimal !
C’est dommage, cela ne m’a pas ôté le plaisir “global” de ma lecture, mais je suis passé à côté d’un coup de cœur.

Un Polar noir et mystérieux marqué d’une certaine “folie”, à l’humour pétillant, qui nous propose une enquête à rebondissements allant de surprises en surprises !

Un grand merci aux Éditions “Des livres et du Rêve”, et à Pascal pour la confiance qu’ils m’ont témoignés lors de la réalisation de la couverture !

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Extraits :

« Ces mots m’avaient brisé ! Et aujourd’hui, d’autres questions se bousculent : que contenaient-ils ? Qui étaient les dix autres ? Que s’était-il passé avant moi ? Je veux savoir si d’autres cahiers comme le mien ont été « légués », ça tourne à l’obsession. Ludmilla, quelle a été ta vie avant moi ? As-tu souhaité que ces témoignages nous reviennent ? Difficile à croire, alors que tu es partie si subitement ! Tu n’as rien pu envisager, pas avec un départ si imprévisible. Je veux en avoir le cœur net et il n’y a qu’un homme pour me renseigner. »

« L’ascenseur s’élève et je commence à bien angoisser ! Je vais pénétrer dans l’enceinte de la rédaction de ELLE ! Et ça, c’est déjà incroyable ! Mais la cerise sur la forêt-noire, c’est que je rencontre d’ici quelques minutes Valérie Tonarian, LA directrice de la rédaction, et là, c’est plus que phénoménal ! »

« Après les obsèques, j’ai volé de mes propres ailes comme on dit et si quelques compagnes ont traversé cette période, ce n’était qu’étincelles dans ma noirceur. Elles ressemblaient à Ludmilla, avaient le goût d’elle, sa beauté parfois, mais elles n’étaient pas Ludmilla et ne me laissaient que l’absence. Ma vie se résume à peu. Je n’ai plus rien désiré, plus vécu. »

« Deux minutes plus tôt, tu étais encore en moi, mon amour. Je t’ai à peine aperçue petite fille, mon enfant, ton premier cri… et puis la sage-femme t’a ôtée de moi pendant que l’accoucheur curait mes entrailles. Les jambes dégoulinantes de sang, j’ai couru pour te rattraper dans le couloir, pour t’arracher à leurs bras de marbre et ils m’ont attachée, piquée comme une bête… Mon bébé à moi accouché sous X ! »

 

Pascal Marmet, est écrivain, romancier, chroniqueur radio.

Après ses études, par rapport à sa famille, il a choisi la voie des affaires. Il a dirigé une entreprise pendant de nombreuses années. Propriétaire d’un hôtel à Nice, il a conjugué sa passion pour l’écriture à son métier d’hôtelier.

Aujourd’hui, il est écrivain à part entière, chronique des auteurs sur une radio Fm (Agora côte d’azur) et organise des rencontres littéraires avec des invités de marque.

Le roman du parfum (2012) a été récompensé par la critique et honoré par un Prix littéraire, le prix spécial du Jury Albayane 2013.

Tiré à quatre épingles (2015), un polar avec dans le rôle principal le commandant Chanel, a obtenu le Prix Cœur de France 2016.

Exécution (2022), où l’on retrouve le commandant Chanel dans une nouvelle enquête.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/01/24/execution/

Commandant François Chanel
https://leressentidejeanpaul.com/2023/07/10/commandant-francois-chanel/

Il vit depuis 2016 à Cagnes-sur-Mer où il se consacre à l’écriture d’une série policière avec un héros récurrent, le commandant François Chanel qui officie au 36, quai des Orfèvres à Paris. Cette série est une fiction, inspirée de faits réels.

Noir, Polar, Thriller

Moorland

La triade irlandaise**
de Gérard Coquet
Broché – 25 avril 2024
Éditeur : M+

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1981, Albanie.
Connais-tu ce pays qui s’effondre ? Celui de l’aigle à deux têtes. Celui d’un monde cerné de murs dressés par l’arrogance des hommes. Celui des pierres lustrées du sang des révoltés.
Le Kanun, indifférent, regarde le rapace s’éteindre, persuadé que la folie ne meurt jamais.
Personne ne sait comment arracher le coeur du mal.

2015, Irlande.
Connais-tu ce pays de tourbe et de cailloux ? Des morceaux d’âme si lourds que tes bras ne pourront jamais les porter. C’est ici, sur cette terre brûlée de Moorland, que l’aigle fou est revenu se poser, assoiffé de vengeance.
Ciara McMurphy ne le connaissait pas, pourtant elle dansera avec lui la valse des morts.

 

• Couv_2024-072_Coquet Gérard - La triade Irlandaise** - Moorland

 

Dans ce second volet, qui fait suite à Aughrus point mais qui peut se lire indépendamment, Gérard Coquet commence son récit dans un pays que je connais finalement assez peu, l’Albanie.
Nous sommes en 1981.
Susan, journaliste irlandaise accompagnée de son fils Bobby, doivent fuir le pays à tout prix, elle représente un danger pour le dictateur et président, Envers Hoxha, qu’elle souhaitait approcher.
Bessia Bajrami chargé de la surveiller, par amour, va tout faire pour l’aider à quitter l’Albanie, pays où les clans se livrent à des guerres, à des massacres qui n’arrêtent jamais au nom du Kanun.

Puis l’auteur nous entraîne en 2015, de nouveau en Irlande, si chère à son cœur, où nous retrouverons Ciara McMurphy et son second, Bryan Doyle, mandatés par le MI6 et Interpol, afin de retrouver Bobby le Fou, un indépendantiste ayant de nombreux morts à son actif, arrivé dans son Irlande natale après 15 années en prison en Albanie. Ils devront déjouer de nombreux pièges et affronter des monstres créés par les différents conflits de clans irlandais et albanais, afin de remplir leur mission !
Mais je ne vous en dis pas plus… Juste encore un peu… Vous allez en prendre plein les yeux !!!

Une intrigue prenante, des personnages engagés, une plume particulièrement érudite et soignée.
Venez découvrir ce thriller violent et immersif, au suspense omniprésent, porté par un véritable conteur qui nous propose un final que je n’ai pas vu venir !

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Extraits :

« Depuis plusieurs semaines, foutre le camp est devenu une obsession, mais avec son gamin qui l’attend dans l’appartement étriqué de la rue du stade Qemal Stafa, c’est impossible. Quelle connerie d’avoir emmené son fils avec elle ! Dans ce pays de psychopathes qu’elle idolâtrait encore, il y a moins d’un an, Bobby est pire qu’un boulet à traîner. Le dernier maillon d’une chaîne invisible qu’un marionnettiste militarisé tire de temps en temps pour lui rappeler d’où viennent les consignes. Ici, au pays de l’aigle à deux têtes, on respecte les ordres. On obéit et on la ferme. Le peuple ne lève les yeux que pour regarder vers le Ciel du dieu Enver Hoxha.
À forte dose, c’est irrespirable. »

« L’homme qui la fixe n’a pas d’âme, un sourire condescendant et le regard plus incisif qu’un scalpel. Le découpage commence par le haut, à la racine des cheveux, glisse sur ses yeux, ses pommettes, le bas de son visage, son cou. Le froid s’éternise sur ses seins, soupèse les fantasmes qu’inspire sa poitrine, avant de descendre vers son ventre et de s’attarder sur ses hanches. »

« Assise dans la cuisine, Susan n’a pas voulu ôter la chaînette qu’elle porte autour de la cheville. Que Çarçani aille se faire foutre! Ce morceau de métal doré est le seul souvenir qui lui reste de son Irlande natale.
Un point d’ancrage. »

« Le récit de Bobby le Fou débute à son arrivée en Albanie. Toutes ses descriptions, celles des lieux, des événements ou des individus, ne sont pour lui que des mauvais souvenirs. De cette époque, il ne conserve surtout qu’une image viciée de sa mère. »

 

Gérard Coquet est né le jour anniversaire de la mort de Louis XVI… le 21 janvier 1956. Mais il jure encore qu’il n’y est pour rien. Issu d’une longue lignée de blanchisseurs, il passe son enfance avec sa jumelle à se cacher au milieu des draps séchés au vent. Puis dans un ordre aléatoire se succèdent le collège des Lazaristes, un diplôme d’expert-comptable, la guitare basse et la création de ses premières chansons. D’ailleurs, tout vient sans doute de là, l’écriture…
Après la reprise de l’entreprise familiale, il devient juge consulaire avant de créer récemment un cabinet d’archi. Ce qui ne l’a jamais empêché d’adorer la charcuterie, le gamey, le tablier de sapeur et la cervelle de canut ! Sauf bien sûr quand il se ressource en Irlande avec la pêche à la mouche et la Guinness.
Il est aussi le vrai nom du deuxième « clavier » de Page Comann avec Ian Manook. Souviens-toi de Sarah et OUTAOUAIS ont été signé sous ce pseudo.

Son pays de prédilection est l’Irlande où il a séjourné à de nombreuses reprises et dont il s’est imprégné de la culture.

Aughrus Point- La triade irlandaise*
https://leressentidejeanpaul.com/2023/09/08/aughrus-point/

Amour, Polar, Roman, Science Fiction, Thriller

Projet Aurora 2142

de Michael Fenris
Broché – 1 juin 2024
Éditions : Des livres et du Rêve

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Années 50, Purdence, petite ville oubliée du Nouveau-Mexique au nom mal orthographié, que personne n’a jamais songé à corriger.
Perdus dans ce désert, le shérif Stone et son adjoint Brent mènent une vie monotone, entre chaleur étouffante et beuveries du samedi soir.
Jusqu’au jour où un cadavre est retrouvé, comme tombé du ciel.
Son corps a subi de multiples opérations, son squelette est recouvert d’une matière inconnue tout comme sa mystérieuse combinaison orange.
Le médecin local est dépassé. Y a-t-il un lien avec les bases militaires voisines et leurs récents essais nucléaires ?

Michaël Fenris nous livre une œuvre captivante entre polar et science-fiction.
Une plume efficace à découvrir de toute urgence.

 

• Couv_2024-062_Fenris Michaël - Projet Aurora 2142

 

1955.
Ville de purdence, complètement perdue dans le désert. Le shérif Stone et son adjoint Brent occupent comme ils peuvent leur quotidien bien monotone, quand un jour, ils sont appelés suite, à la découverte d’un cadavre qui n’a plus de visage et semble tombé du ciel !
Il est brisé en mille morceaux, est vêtu d’un type de combinaison orange que personne n’a vue jusqu’à présent, et porte aussi un étrange médaillon autour de son cou.
Le médecin légiste qui récupère le corps se rend compte que la victime a été greffé sur tout le corps avec des prothèses utilisant des matériaux et une pratique médicale encore inconnus.
Qui est ce personnage ? D’où vient-il et où a-t-il pu bénéficier de cette intervention médicale extrêmement pointue ?

Michael Fenris aligne les phrases et fait défiler ses chapitres d’une main de maître dans ce roman inclassable, qui oscille régulièrement entre polar, roman d’espionnage, de guerre et de science-fiction.
J’ai pris énormément de plaisir à retrouver sa plume et ses dialogues gouailleurs, malgré un suspense constant et une volonté flagrante de perdre son lecteur. Et il y parvient parfois, et c’est à chaque fois pour mieux rebondir. On va suivre ainsi une enquête, où chaque nouvel élément trouvé va perdre un peu plus nos policiers au point qu’ils se perdront d’abord complètement avant de recevoir un message qui va les retourner !
Des rebondissements constants, une fin étonnante, et cerise sur le gâteau, une belle histoire d’amour qui arrive à se glisser très agréablement dans le récit, je ne peux que vous conseiller ce roman “mélanges de genres” très bien ficelé !

Un grand merci à Angie Lollia, des éditions Des livres et du rêve, qui m’a permis de m’amuser, en réalisant cette couverture complètement folle !!!

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Extraits :

« Le mort est tel que ce vieux Buggy l’a déclaré. Allongé dans le sable, enfoncé, une main en griffe tendue vers le ciel comme s’il cherchait à implorer quelque chose, ou quelqu’un. Sa jambe droite forme un angle de quatre-vingt-dix degrés avec le reste du corps, elle part vers l’extérieur, le pied en haut. Quant à son visage, il n’existe plus. »

« – Comment ça va, shérif ?

Stone hausse les épaules. On fait aller.
– Alors, c’était vrai ce que racontait Buggy ? À propos du macchabée ?
La question irrite le policier. Cette vieille outre a dû en parler aux trois-quarts de la ville.
– Je croyais que personne ne prêtait attention aux délires de ce poivrot. »

« Le corps d’un individu d’une trentaine d’années, équipé de multiples prothèses de très haute technologie, dont même nos plus éminents chirurgiens ignorent le principe. J’ajouterai que le défunt était vêtu d’une combinaison recouverte de fils d’un métal extrêmement résistant, et qu’il présente tellement de fractures qu’il semble être tombé d’un avion en vol.

– En quoi cela me concerne-t-il ?
– L’homme en question possédait une plaque d’identification au nom de Tom Briard, né le 26 mars 1910.
– Un faux, assurément ! »

« Debout sur la terrasse de sa maison, Anthony Stone fume une cigarette, nu comme un ver. Dans la chambre à côté, Sarah-Lou Cornell dort à poings fermés. Lorsqu’il est rentré de chez Buggy, elle s’est précipitée sur lui, presque désespérée, incapable de contenir son émotion de le voir sain et sauf. Elle l’a littéralement harcelé de questions auxquelles il a répondu de façon évasive, avant de le tirer en direction du lit. Ils ont fait l’amour doucement, c’est elle qui a pris la direction des manœuvres, le laissant allongé sur les draps tandis qu’elle s’installait sur lui. »

 

Michael Fenris est né le 03 mai 1968, d’origine lorraine, où il garde de profonds attachements avec la ville de Nancy, et installé professionnellement comme médecin en région parisienne depuis 2002.
Passionné par la lecture et l’écriture, il entasse pendant plus de trente ans des pages manuscrites dans des cartons, mais ce n’est qu’en 2015 qu’il décide de franchir le cap en proposant ses premiers manuscrits aux Éditions Prisma.

Sont respectivement sortis :

Chez Prisma
– Feuilles en 2015,
https://leressentidejeanpaul.com/2022/08/17/feuilles/
– le Syndrome Noah en 2016,
– Thérianthrope en 2018,
– L’île en 2019,
– Déviation en 2020
– Émersion en 2021.
https://leressentidejeanpaul.com/2022/08/19/emersion/

Chez Evidence
– Neige,
– Whistlers,
– Horizons Funèbres
– Le Fétichiste.

Chez Eaux Troubles
– Diamants sur Macchabées (reprise d’un auto édité)
– Vengeance sur Pellicule.

En autoédition
– Aaverhelyon,
– Diamants sur Macchabées 1° version
– les 7.

En parallèle il développe les aventures de Don et de Luc Dassaut sous un autre nom, et travaille au scénario de plusieurs BD.

Polar, Sciences, Suspense, Thriller

RIPostes

Francs Mensonges***
de Muriel L. Mazoëlys
Broché – 19 juillet 2023
Éditions : auto-édition

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TOUTE VERITE A UN PRIX

22 janvier – Moscou
Pourquoi ? Ses certitudes ont volé en éclats, brisées par les révélations de Vassili Medvelev. Non seulement Zeus développe des armes redoutables d’une technologie inédite, mais leurs liens personnels se confirment, menaçants. Déboussolé, poussé à la fuite, Matthew révèle sa véritable identité à une parfaite inconnue. Sans en anticiper les conséquences…

22 janvier – Lille
Les éléments d’enquête affluent et le colonel passe à l’action, radical. Il protégera son fils, quel qu’en soit le prix et au mépris de toute rationalité. Sans imaginer les retombées de ces excès…

À travers l’Europe, de la Russie à l’Italie, les enquêtes se poursuivent, les intrigues se démêlent et le nœud se resserre. Jusqu’à la croisée des chemins.
Là où passé et futur se rejoignent. Là où, au prix du sang, la vérité jaillira.

Y survivront-ils ?

 

• Couv_2024-059_Mazoëlys Muriel L. - Francs mensonges*** RIPostes

 

Voilà, c’est fini…
Et désormais, je peux enfin le dire “Francs mensonges” est définitivement une sacrée trilogie !

Ce dernier tome est encore plus “piquant”. Plus rapide, de l’action du début à la fin, des chapitres très courts, des personnages toujours aussi attachants et avec énormément de suspense.

Roman archi-réaliste, Muriel nous fait, voyager à travers le monde, la Grèce, la Russie, l’Italie, la Suisse et la France bien sûr, et je ne dévoilerai rien de plus…
À aucun moment, l’auteure ne baisse la garde, et je suis bien obligé de vous dire que cette trilogie fera partie des meilleures que j’ai pu lire. Je suis d’ailleurs triste de quitter tous ceux qui m’ont accompagné durant ces quelques jours…

Muriel L. Mazoelys pilote son intrigue comme une cheffe. C’est pour moi un vrai “sans faute”, c’est excellent et je le répète, Muriel “débarque” dans la littérature avec une vraie pépite !
Que va-t-elle nous réserver pour la suite ?

Un roman tellement visuel et vivant qu’il mériterait sans problème sa place sur un grand écran !

Muriel L. Mazoelys, auteure à découvrir absolument !!!

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Extraits :

« – Je suis un ami de ton papa. Nathanaël. Je suis venu pour t’aider. Ne crains rien, je travaille avec lui.
Aussitôt, son esprit corrigea cette tournure de phrase. Travaillait, John. Pas travaille. Nathanaël est mort. Ce rappel de la cruelle vérité lui vrilla le cœur et il concentra son attention sur le garçon tremblant devant lui. Nathanaël avait sacrifié sa vie pour protéger son fils, à lui de reprendre le flambeau. Il sourit et sortit une gourde de son sac à dos. Le gamin devait être déshydraté.
– Tu as soif ? proposa-t-il en secouant la bouteille, provoquant le clapotement de l’eau. »

« Qui sait combien d’autres personnes elle a manipulées et pourquoi… D’après Lars Volkof, son commanditaire l’a éliminée quand elle s’est révélée moins docile. Rien que ça… pas très tolérant ce Zeus… grommela Duhamel, avant d’ajouter avec un fin sourire provocateur : cela dit, ça me rassure de constater que je n’étais pas complètement à côté de la plaque…
C’est-à-dire ?
C’est-à-dire que votre fiston s’est fait harponner comme un bleu par la bimbo italienne… et ça, je l’aurais parié ! »

« Le colonel grogna. Évidemment, une chute de cinq étages équivalait à frapper le sol à une vitesse de plus de soixante kilomètres par heure. Le tout sans casque ni airbag…
– Il l’aurait malmenée ?
– Mouais, je sais, c’est maigre…
– Des prélèvements ?
– Non, le légiste a conclu à un suicide. Pas de preuves de violence, aucune arme, personne sur place au moment du saut… Le corps va être renvoyé à la famille pour les funérailles. »

« On en est tous là… Sauf qu’Orion Diamantopoulos brassait les millions et brillait par sa hargne à défier la fatalité.
Il avait dédié son énergie et son argent à traquer tout individu aux capacités jugées exceptionnelles. Il avait été le premier à se passionner – sans les nommer ainsi, évidemment – pour les zones bleues, ces villages où les centenaires pullulaient. Il en avait tiré certains enseignements sur l’intérêt de la spiritualité, de la solidarité et d’une alimentation strictement contrôlée, mais avait vite compris la limite de sa quête. Jamais il n’irait vivre reclus dans une société rustique, bien loin du monopole capitaliste qui régissait sa vie. »

 

Ingénieure, docteure en sciences, maman et grande amatrice de chocolat, Muriel MAZOELYS puise son inspiration dans les découvertes scientifiques et technologiques qui rythment notre quotidien ainsi que dans les grands défis que nous devons relever.

Portée par ses activités de recherche, elle développe dans ses romans l’ambiguïté sous-jacente à toute découverte : là où certains s’extasient d’un progrès phénoménal, d’autres y voient une menace ou pire, une opportunité d’instrumentalisation.

Elle aime tisser des intrigues complexes et mêler suspense, sciences et secrets dans ses romans. Quatre mots-clés résument son inspiration : la famille, la science, les secrets et l’amitié. Si ces thèmes vous interpellent, foncez découvrir sa plume !

ET LA SUITE ?

Les projets fourmillent dans son esprit et ont déjà commencé à prendre vie ! Pour en être averti, n’hésitez pas à la suivre sur les réseaux sociaux, elle y est très active et répondra à vos messages avec plaisir !

Vous pouvez la retrouver sur :
Facebook : Muriel Mazoelys
Instagram : murielmazoelys_auteur

Invisibles et Fatals – Francs mensonges*
https://leressentidejeanpaul.com/2024/07/19/invisibles-fatales/

Carnets Noirs – Francs mensonges**
https://leressentidejeanpaul.com/2024/07/27/carnets-noirs/

Émotion, Drame, Polar, Thriller

Seul à savoir

de Patrick Bauwen
Poche – 1 février 2012
Éditions : Le Livre de Poche

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Il a suffi d’un message mystérieux sur Facebook pour que le passé de Marion resurgisse. Meurtres, coups de théâtre, faux-semblants et, au bout d’un jeu de piste infernal, la plus incroyable des révélations : le secret de Nathan Chess, l’homme que Marion n’a jamais pu oublier… Recherches médicales de pointe, argent sale, nouvelles technologies : une intrigue à couper le souffle, où s’entrelacent amour et suspense. Par l’auteur de L’OEil de Caine et de Monster.
À la façon des Américains Stephen King, Harlan Coben ou Robin Cook, Patrick Bauwen a le don de bâtir des histoires bien ficelées et pleines de rebondissements. Blaise de Chabalier, Le Figaro littéraire.

 

• Couv_2024-042_Bauwen Patrick - Seul à savoir

 

Je termine ce thriller à l’instant !

Installez-vous bien dans votre fauteuil (je conseille un fauteuil plutôt qu’une chaise…), un verre à portée de main (une citronnade ou une bière fraîche ne serait pas une mauvaise idée non plus, je vous fais confiance, de toute façon, je ne suis pas là pour vous fliquer !).
Parce que là, ça démarre en trombe et ça décoiffe !!!
Pas une seconde de répit, à vous couper le souffle, jusqu’au bout du récit.
Quel rythme, que de rebondissements…

Où est passé Nathan Chess ?
Mais qui est le “Troyen” ?
Un maître-chanteur, menaçant, imprévisible ? Que de mystères…
Marion n’a pas le choix. Ne pas lui obéir… c’est la mort assurée pour elle et ses proches.
Twitter, Facebook, Myspace, vous ne vous connecterez plus à tous ces réseaux de la même façon, après avoir lu ce livre.
Le genre de scénario que l’on risque de voir très vite au cinéma !

Un très très bon moment de lecture.
Une intrigue sur fond médicale très bien ficelée.
Décidément, Patrick ne cessera de me surprendre !

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Extraits :

« – Dis-moi que tu m’aimes.
– Bien sûr que je t’aime.
– Mieux que ça.
– D’accord.
Il a inspiré et l’a fixée droit dans les yeux.
– Marion Marsh, je vous aime… Tu es mon âme sœur. Et je ne te quitterai jamais… Jamais. »

« Il y a des moments où vous vous demandez pourquoi vous avez accepté ce boulot d’assistante, étant donné qu’il consiste essentiellement à vous faire crier dessus.
Sans doute parce qu’il paye votre loyer.
Et aussi parce que vous n’avez rien trouvé d’autre. »

« Claquements des talons sur le sol. Courants d’air chaud ou froid. Puis le quai, à l’odeur caoutchouteuse. Le métro s’est immobilisé dans un chuintement de portes. Ça sort, ça entre, on s’écrase sans pitié, comme s’il s’agissait d’embarquer sur un radeau de survie. Les gens manipulaient fébrilement leur portable, s’envoyant des messages de la plus haute importance. Certains lisaient. D’autres affichaient une mine sinistre, ou dormaient la tête contre la vitre. Aucun sourire. Aucune tentative de révolte contre cette immense comédie humaine. »

« Il y a des rituels de passage dans la vie. La perte de votre première dent. Le jour des premières règles. Votre premier baiser. La première fois que vous faites l’amour. Le premier mort que vous voyez aux urgences. Et chaque passage tue l’époque antérieure. Vous devenez different, vous franchissez une étape et une nouvelle ère s’ouvre. Vous prenez conscience du temps qui passe et de votre mortalité, de la fragilité des choses. De l’importance de capturer des instants tels qu’un lever de soleil au petit matin, un bon moment autour d’une table, un fou rire en compagnie de vos amis. »

 

Patrick Bauwen dirige un service d’urgences dans un hôpital de la région parisienne. Après avoir collaboré aux novélisations de la célèbre bande dessinée Lanfeust de Troy, il publie son premier thriller, L’Œil de Caine, qui reçoit le prix Carrefour du premier roman 2007 et le Prix des lecteurs du Livre de Poche 2008. Patrick Bauwen est également l’auteur de Monster (prix Maison de la Presse 2009), de Seul à savoir (prix Littré 2011) et de la trilogie Le Jour du Chien (prix Polar Babelio 2017), La Nuit de l’ogre et L’Heure du diable.