Sciences, Thriller ésotérique, Thriller psychologique

Le secret des secrets

de Dan Brown
Broché – 9 septembre 2025
Éditeur : JC Lattès

date, Katherine Solomon. La scientifique est sur le point de publier un ouvrage révolutionnaire sur la nature de la conscience humaine.
Un meurtre sauvage va soudain précipiter leur séjour dans le chaos. Katherine disparaît, et son manuscrit est piraté sur le serveur de son éditeur. Commence alors une course contre la montre dans Prague et ses mystères. Langdon se retrouve pourchassé par une étrange créature mythologique et devient la cible d’une organisation dont le projet pourrait changer à jamais notre conception de l’esprit humain.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Dominique Defert et Carole Delporte

Dan Brown fait partie de ces auteurs vers lesquels je reviens toujours avec le même plaisir. À ce jour, j’ai lu tous ses romans, et avec Le secret des secrets, il choisit de s’éloigner de ses terrains de jeu habituels, les mystères religieux et les sociétés secrètes, pour ancrer son intrigue au cœur d’une agence gouvernementale américaine redoutablement puissante : la CIA. À travers ce cadre, il interroge le pouvoir immense que certains individus peuvent exercer, parfois sans réel contrôle, et j’ai trouvé cette orientation particulièrement pertinente et glaçante.

Et quel plaisir de retrouver Robert Langdon, mon héros fétiche, une fois encore entraîné dans une succession de situations aussi improbables que dangereuses. À ses côtés, Katherine Solomon, spécialiste reconnue de noétique, s’apprête à donner une conférence à Prague. J’avoue que ce terme fut ma première recherche internet… et certainement pas la dernière. Comme souvent chez Dan Brown, le roman ouvre une porte vers des domaines scientifiques méconnus, complexes et passionnants.

Robert et Katherine, amis de longue date, vivent enfin une relation intime empreinte de respect mutuel et de profonde affection. Robert décide de l’accompagner à Prague, où Katherine s’apprête aussi à publier un ouvrage révolutionnaire sur la nature de la conscience humaine. Mais au moment où son éditeur s’apprête à découvrir le manuscrit tant attendu, tout bascule. Les éditions sont piratées et toutes les copies du livre disparaissent. Dès lors, les deux amoureux se retrouvent pris dans une spirale de mystères, de crimes et de dangers, au cœur d’une Prague fascinante et inquiétante.

Comme toujours, j’ai été happé par ce roman érudit, dense et riche en suspense. J’y ai appris énormément de choses, tant sur l’histoire et l’architecture de Prague que sur les ponts vertigineux… Mais pas seulement ! Dans ce récit j’ai plongé entre sciences, croyances et philosophie… Fidèle à sa signature, Dan Brown précise d’ailleurs avant de commencer le roman : “Toutes les œuvres, tous les objets, les symboles et les documents cités dans ce roman sont réels. Toutes les expériences, les technologies, tous les résultats d’expériences sont rigoureusement authentiques. Toutes les organisations mentionnées existent”. Wahou !!!
Une affirmation qui donne le vertige et m’a poussé irrésistiblement à creuser les références évoquées le long de ma lecture.

Malgré ses plus de six cents pages, il m’a été très difficile de lâcher ce livre, heureusement rythmé par des chapitres courts et efficaces. Entre action haletante et réflexions stimulantes sur l’évolution de la compréhension humaine, j’ai littéralement dévoré ce thriller scientifique.

Le secret des secrets est, à mes yeux, un véritable bijou pour les amateurs de thrillers intelligents et curieux des sciences.

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Extraits :

« Je devrais être morte, pensa la femme.
Elle flottait très haut au-dessus des tours de la vieille ville. Plus bas, les flèches de la cathédrale Saint-Guy brillaient au milieu d’une mer de points scintillants. Du regard – même si elle n’avait plus d’yeux -, elle contempla le château qui se dressait sur la colline, puis le labyrinthe de ruelles enneigées menant au cœur de la capitale de la Bohême. »

« Le Golem claudiquait dans la rue Kaprova, les pans de sa longue cape traînant dans la neige fondue. Sous son manteau, ses chaussures à grosses semelles compensées étaient si lourdes qu’il avait un mal fou à lever les pieds. Sur son visage et son crâne, la couche de glaise se durcissait dans l’air froid
Il faut que je rentre à la maison.
L’éther approche. »

« C’était terrifiant, Robert… Une silhouette se tenait au pied du lit. Une femme. Tout en noir. Elle avait une couronne hérissée de pointes sur la tête et elle tenait une lance argentée. Et il y avait cette odeur putride, l’odeur de la mort. Je t’ai appelé, mais tu n’étais pas là ! La femme me disait : « Robert ne peut pas te sauver. Tu vas mourir ! » Et puis il y a eu un bruit assourdissant et un grand flash de lumière. L’hôtel a explosé, il est devenu une grosse boule de feu. Et je me suis mise à brûler… j’ai senti les flammes me dévorer… »

« Mais pour être tout à fait honnête, il faut reconnaître que nombre de découvertes scientifiques ont paru absurdes au début – l’héliocentrisme, la rotondité de la Terre, la radioactivité, l’expansion de l’univers, la théorie microbienne, l’épigénétique, et j’en passe. Historiquement, la plupart des vérités scientifiques ont été considérées comme des aberrations, des choses impossibles. Ce n’est pas parce qu’une chose heurte notre entendement qu’elle n’est pas vraie et observable. Les Grecs de l’Antiquité ont soutenu que la Terre était ronde pendant deux mille ans avant que Newton puisse expliquer comment les océans restent en place grâce à la gravité. »

Dan Brown est l’auteur de l’un des plus grands phénomènes éditoriaux de tous les temps, le Da Vinci Code, mettant en scène le professeur de symbologie de Harvard, Robert Langdon, ainsi que des romans Forteresse digitale, Déception Point, Anges & démons, Déception Point, Inferno et Origine, publiés dans 56 langues et vendus à plus de 250 millions d’exemplaires.

Drame, Historique, Psychologie, Thriller ésotérique

La crypte du Diable

Les mystères de Burdigala
de Dominique Faget
Broché – 13 mai 2016
Éditeur : Soleil Noir

Quel lien y a-t-il entre :
Le tableau d’une Madone peint durant l’épidémie de peste de 1628 et dissimulé dans l’église Saint-Pierre ?
Des cadavres repêchés dans la Garonne avec des symboles religieux fichés dans les chairs ?
Une crypte inexplorée qui plonge sous le quartier Saint-Pierre ?
Une longue et difficile enquête commence pour la P.J. de Bordeaux qui se retrouve face à l’incompréhensible.

Il y a quelques jours, Dominique Faget, est entrée en contact avec moi, pour me proposer de découvrir son roman La crypte du diable. J’ai accepté sans hésiter, et aujourd’hui, je peux dire que je n’ai pas regretté une seule seconde ce choix.

Dès les premières pages, je me suis retrouvé happé par cette double intrigue qui navigue entre deux époques : Bordeaux en 1628, en pleine peste noire, et notre monde contemporain. Deux récits qui semblent éloignés, mais qui se rejoignent autour de thèmes universels, la religion, l’amour, la mort, la sorcellerie, et même un mystérieux tableau disparu.

Dans le présent, j’ai suivi l’enquête haletante de Mathieu et Camil, deux policiers chargés de comprendre pourquoi des cadavres atrocement mutilés sont retrouvés dans la Garonne, ornés d’objets religieux. Dans le passé, j’ai plongé au cœur d’une ville rongée par la peur, où les femmes étaient la proie des accusations de sorcellerie, soumises à la toute-puissance des prêtres et des hommes. Les passages consacrés à ces chasses aux sorcières sont durs, mais terriblement réalistes, et m’ont glacé le sang.

Ce qui m’a le plus marqué, c’est la manière dont Dominique Faget redonne vie au Bordeaux du XVIIe siècle. Elle excelle. Son vocabulaire précis, ses dialogues crédibles, ses citations latines et bibliques, tout concourt à rendre le récit vibrant et authentique. J’imaginais sans peine les ruelles, les églises, les cris et la peur qui parcouraient la ville. Mon côté passionné d’histoire a trouvé là un immense plaisir de lecture.

Et puis, retour brutal au présent. Un thriller contemporain, dur, crédible, mené tambour battant. J’ai adoré ce contraste. La plume alterne sans relâche entre passé et présent, maintenant le suspense jusqu’au bout. À mesure que les fils se tissent, les deux intrigues finissent par se rejoindre, révélant une vengeance patiemment construite et redoutablement efficace.

La crypte du diable est un roman sans fioritures, dense et captivant. Je l’ai lu presque d’une traite, incapable de poser le livre tant je voulais connaître le dénouement. Dominique Faget a réussi le pari de mêler polar historique et thriller contemporain avec brio, et elle nous offre en prime une réflexion sur la condition des femmes, hier comme aujourd’hui.

Un polar historique et contemporain qui m’a captivé d’un bout à l’autre, un récit sombre et passionnant, que je ne peux que recommander à tous ceux qui aiment les voyages dans le temps, les énigmes bien ficelées et l’Histoire servie par une plume inspirée.

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Extraits :

« Les cheveux défaits et les yeux exorbités de terreur, la fille était tiraillée de toutes parts. Son pauvre corps meurtri passait de mains en mains. La foule vindicative hurlait et attirait d’autres paroissiens en colère qui prenaient la relève pour la rosser énergiquement.
Elle avait eu la mauvaise idée de vouloir sortir de la maison en empruntant une brèche, derrière la niche du chien, un passage qui avait été obstrué pour que l’animal ne puisse plus s’échapper. Elle avait enlevé les moellons à mains nues pour dégager la trouée. Avec force contorsions, elle s’y était faufilée et avait réussi à s’enfuir dans le but de rejoindre l’église. »

« La jeune fille gardait les yeux baissés. Fabrice eut le souffle coupé. C’était là le modèle dont il avait rêvé depuis si longtemps. Un teint nacré de porcelaine, de longs cils recourbés, un nez fin, une bouche rose et gourmande, et une silhouette qui aurait pu être enfantine si elle n’avait possédé de jolis seins qui pointaient sous le tissu fin de son corsage en satin. Quand elle releva les yeux vers les siens, Fabrizzio eut l’impression que le sol se dérobait sous ses pieds. Le bleu de ses iris était indicible. Il se sentit transpercé jusqu’au fond de son âme. »

« Janus se sentit gêné d’avoir surpris la nudité de son invitée.
Il posa rapidement le récipient sur le coin de la table et se retourna en cherchant ce qu’il pouvait trouver pour l’envelopper. Il attrapa un manteau accroché à la patère.
S’approchant de Marie, il en recouvrit son impudeur.
Quand il l’entoura de ses bras, il put sentir les mouvements de son corps fébrile et fut honteux d’en être perturbé.
– Voyons, Marie, tu vas attraper la mort. Ce n’est pas sérieux, va t’habiller de suite.
– Il y a longtemps que je suis morte, mon Père, lui répondit-elle en se dégageant pour se diriger vers la salle de bain. »

« Élise Chantecaille enroulait soigneusement autour de ses doigts les boucles blondes de la chevelure soyeuse de sa fille pour former des anglaises qui encadreraient son joli visage. Catherine, assise devant sa coiffeuse, semblait regarder au loin dans le miroir à facettes. Son esprit ne pouvait se défaire de la pensée du jeune peintre. Elle ne pensait plus qu’à ces heures prochaines, quand elle le rejoindrait à nouveau dans le sous-sol de l’église en fin de journée et qu’il entreprendrait des caresses de plus en plus audacieuses. Elle savait qu’elle commettait un péché et risquait l’enfer en enfreignant un tabou, mais son corps ne pouvait plus se passer de ces interdits. »

Dominique Faget est une écrivaine. Après avoir passé son enfance en Afrique, elle a été diplômée à l’École de Management de Bordeaux. Elle est titulaire d’un DESS de Commerce International et d’un DECPF comptable. Outre l’écriture, elle s’adonne aussi à la peinture.
Elle est membre de l’A.E.G. (Association d’Égyptologie de l’Université de Bordeaux 3).
Elle écrit également sous le pseudonyme de Nicky d’Yvrea

Passionnée d’Histoire et de civilisations anciennes, Dominique est allée à la rencontre d’autres cultures lors de ses nombreux séjours à l’étranger.
Elle a reçu le prix VSD du polar en 2014 et le prix Leclerc Obscur en 2018.

Bibliographie :

  • Celui qui ne meurt jamais, Prisma 2014.
  • La crypte du diable, Vents salés 2016.
  • Les sanglots de pierre, City Hachette, 2018.
  • Hier est pour demain, BOD 2020.
  • La femme sans visage, Cairn 2023.
  • Joyeux Noël Alice, Cairn 2024.
  • Le secret de la maison Lanaverre, Cairn 2025.
Émotion, Drame, Roman de terroir, Suspense, Thriller ésotérique

ALAN

de Jean-Marc Dhainaut
Broché – 21 août 2025
Éditeur : Taurnada éditions

Hiver 1948, Côtes-d’Armor. Dans un hameau isolé, quatre enfants s’évanouissent dans la nuit sans laisser de trace. Aucun témoin, aucun indice. Très vite, la panique cède la place à la suspicion, et les regards se tournent vers une maison. Sa propriétaire traîne une sombre réputation, certains murmurent même qu’elle pratique la sorcellerie.
Mais la terreur atteint son paroxysme quand Alan, 6 ans, le petit-fils de Madenn Carvec, disparaît à son tour. Prête à tout pour le retrouver, elle devra s’aventurer au coeur des ténèbres et pousser les portes de l’enfer.

Je connais bien Jean-Marc Dhainaut, et j’apprécie particulièrement son personnage fétiche, Alan Lambin. Mais jusqu’ici, je ne l’avais connu qu’adulte, en enquêteur aguerri du paranormal. Cette fois, l’auteur nous propose un retour dans son passé.
Alan a six ans, et ce préquel bouleversant m’a emporté bien au-delà de ce que j’imaginais.

Nous sommes en Bretagne, en 1948. Une région encore marquée par la guerre, où les légendes et les superstitions hantent les veillées. Alan est un enfant sans histoire, fils d’un instituteur rationnel et petit-fils d’une grand-mère profondément attachée aux croyances locales. Quand plusieurs enfants disparaissent dans le village, et qu’Alan lui-même s’évanouit dans la nuit, l’effroi s’installe.

J’ai été saisi par l’atmosphère. Brumeuse, oppressante, mystérieuse. Jean-Marc, encore une fois, excelle dans son “terrain”. Il transforme un village breton en théâtre d’ombres, où chaque recoin peut cacher l’invisible. Madenn, la grand-mère, m’a profondément touché. Son amour inébranlable pour Alan fait d’elle l’héroïne du roman. Elle ne cède jamais au désespoir, même quand les autorités semblent avoir baissé les bras… Seule contre tous…

Les personnages sont finement écrits, entre ceux qui rejettent les superstitions et ceux qui y voient des réponses. La frontière entre réalité et surnaturel se brouille. L’auteur ne nous épargne rien, la peur, la douleur, mais aussi et surtout la tendresse, l’amour et l’espoir.

Je n’ai pas pu lâcher ce livre. Chapitres courts, tension constante, émotions fortes… Très forte ! Un nouveau coup de cœur.
Alan n’est pas qu’un thriller fantastique, c’est une plongée au cœur des racines, du mystère, au cœur des liens du sang.
C’est aussi, une belle porte d’entrée dans l’univers d’Alan, pour ceux qui voudrait le découvrir, mais pour moi, peut-être une porte qui se referme sur un personnage atypique qui m’a porté au cours de mes différentes lectures. Alors, est-ce un adieu ?
Peut-être juste un au revoir…
Alan, tu me manques déjà…

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Extraits :

« Dehors, le ciel déversait sa colère sur le hameau, comme si tous les démons de Bretagne se battaient pour savoir lequel d’entre eux était le plus fort. On entendait les branches dénudées des arbres centenaires craquer au loin dans les champs ou au-dessus des toits. La tempête frappait depuis la fin de l’après-midi.
On avait l’habitude, ici, mais c’était étrange, cette fois.
C’était comme si, au crépuscule des années 40, le vent s’infiltrait dans la maison de Madenn en lui murmurant un sinistre avertissement… »

« En rentrant chez elle, Madenn fut accueillie par son petit-fils, complètement terrorisé :
– Mémé, il y a quelqu’un dans la maison !…
…/…
– Calme-toi, mon chéri, il n’y a personne.
Elle posa le seau d’eau, abandonna sa lampe-tempête sur la table et retira son manteau trempé avant de l’accrocher au mur et de faire silence. Le vent de Bretagne est taquin, il se plaît à effrayer les enfants la nuit. Ce fut du moins ce à quoi elle songea sur l’instant. »

« Il était une heure du matin passée lorsque Alan ouvrit les yeux, frigorifié. Où était Madenn ? D’ailleurs, où se trouvait-il ? Pas dans son lit… Pas dans sa chambre…
Il était allongé sur quelque chose de dur, d’inconfortable, entouré d’une drôle d’odeur dans un endroit exigu. La tempête semblait avoir cessé. Il tourna la tête vers une lucarne par laquelle filtrait la clarté de la lune. Il s’assit, tâtant de la main le sol autour de lui en laissant ses yeux s’habituer à la pénombre. Un os…
Puis un autre, puis un crâne humain… »

« Il s’accrocha aux barreaux du soupirail pour crier encore. Personne… La pluie chassait sur les tombes, sur le clocher de l’église, sur ses joues… Il se tut, glacé par l’impression étrange et soudaine de ne pas être seul. Comme la première fois, il sentait une présence, avançant derrière lui, dans l’ossuaire étroit. Il lutta contre lui-même pour ne pas se retourner. S’il le faisait, il verrait forcément quelqu’un. Un animal ? Un rat? Un écureuil peut-être ? Pourvu qu’il ne s’agisse que de cela. En serait-il soulagé, sachant l’endroit irrationnel dans lequel il se trouvait ? »

……………………………

Jean-Marc Dhainaut est né dans le Nord de la France en 1973, au milieu des terrils et des chevalements. L’envie d’écrire ne lui est pas venue par hasard, mais par instinct. Fasciné depuis son enfance par le génie de Rod Serling et sa série La Quatrième Dimension, il chemine naturellement dans l’écriture d’histoires mystérieuses, surprenantes, surnaturelles et chargées d’émotions. Son imagination se perd dans les méandres du temps, de l’Histoire et des légendes. Il vit toujours dans le Nord, loin d’oublier les valeurs que sa famille lui a transmises.

Lauréat du Prix Plume Libre en 2018, il remporte le concours de nouvelles des Géants du Polar en 2019.

Brocélia
https://leressentidejeanpaul.com/2022/07/07/brocelia/

L’Œil du chaos
https://leressentidejeanpaul.com/2023/02/13/loeil-du-chaos/

La maison bleu horizon
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/13/la-maison-bleu-horizon/

Les prières de sang
https://leressentidejeanpaul.com/2023/08/22/les-prieres-de-sang/

Psylence
https://leressentidejeanpaul.com/2023/07/05/psylence/

Les Galeries hurlantes
https://leressentidejeanpaul.com/2023/12/02/les-galeries-hurlantes/

Mémoire de feu
https://leressentidejeanpaul.com/2024/07/03/memoire-de-feu/

ALAN LAMBIN et l’esprit qui pleurait
https://leressentidejeanpaul.com/2024/12/27/alan-lambin-et-lesprit-qui-pleurait/

Les couloirs démoniaques
https://leressentidejeanpaul.com/2025/01/09/les-couloirs-demoniaques/

ALAN LAMBIN et le fantôme au crayon
https://leressentidejeanpaul.com/2025/08/25/alan-lambin-et-le-fantome-au-crayon/

Comme une fleur sous un orage
https://leressentidejeanpaul.com/2025/08/27/comme-une-fleur-sous-un-orage/

Fantastique, Thriller ésotérique

Un Pape pour l’Apocalypse

de Jean-Luc Marcastel
Broché – 11 octobre 2017
Éditeur : Pygmalion

À Aurillac, le capitaine Malo Sinclair s’ennuie…Il faut dire que Malo, jeune as prometteur de la police criminelle du quai des Orfèvres, avait tout pour monter vite et haut dans la hiérarchie… s’il n’avait eu la malheureuse idée de démolir le portrait d’un suspect, fils d’un ministre. Pour le protéger autant que pour le punir, son chef a décidé de le mettre « au vert ». Et pour ce faire, quoi de mieux qu’Aurillac, préfecture du Cantal, où l’on compte plus de vaches que d’habitants ? Après deux ans, Malo est à la limite de la dépression. C’est alors qu’on l’appelle pour une affaire de vol sur le chantier de fouille de l’abbaye Saint-Géraud récemment mise à jour. Une tête mécanique, incroyable vestige, presqu’une légende urbaine, a disparu. Enfin une affaire qui sort de l’ordinaire ! Mais, quand les cadavres pleuvent, Malo ne peut se dire qu’une chose : il n’en demandait pas tant… Un polar ésotérique autour du personnage de Gerbert d’Aurillac, le sulfureux Pape de l’an Mil.

Je ne sais pas pourquoi j’ai tant tardé à ouvrir “Un Pape pour l’Apocalypse” de Jean-Luc Marcastel. Il était dans ma pile à lire depuis un moment… et quelle claque !
J’ai littéralement dévoré ce thriller ésotérique, un soupçon de fantastique, aussi drôle qu’érudit. L’auteur a réussi le pari de mêler enquête, histoire, ésotérisme et gastronomie régionale sans jamais me perdrer.

Dès les premières pages, j’ai été embarqué par ses personnages hauts en couleur, Malo, le flic parisien au placard, Albert, le cantalou truculent, et Mlle Mignon, une prof aussi sexy qu’érudite et bien d’autres bien sûr. Leur chasse au trésor à travers l’Europe, ancrée dans la petite ville d’Aurillac, m’a tenu en haleine jusqu’au bout. C’est drôle, parfaitement documenté, et quelque part profondément humain.

Jean-Luc a pour moi un don. Celui de faire revivre les lieux, celui de nous faire sentir les pierres, goûter les plats, et j’ai même pu entendre par-ci par-là, différents accents régionaux au fil de son récit.
Sa plume, savoureuse, pétillante et chaleureuse, donne à ses personnages une réelle profondeur. J’ai ri, j’ai frémi, appris aussi, mais surtout savouré cette enquête à travers l’Histoire, à travers la fascinante figure historique de Gerbert d’Aurillac, devenu le pape Sylvestre II en 999 (cela ne s’invente pas !). Jean-Luc tisse un récit lumineux qui interroge sur la science, la foi, le mal et toujours et encore, la folie des hommes.
Et cette fin… “diablement” bien ficelée !
J’en redemande…

Un coup de cœur pour cette intrigue parfaitement rythmée, et sa belle réflexion sur notre rapport à la science, au mal et à la mort.
Et un seul souhait : retrouver la route de Malo et d’Albert très bientôt !

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Extraits :

« L’homme courait…
Le souffle oppressé, dérapant sur le pavé mouillé, il courait, comme quelqu’un à bout de forces, qui a déjà tout donné, mais puise dans ses dernières ressources, poussé à aller plus loin encore, par… Par quoi »

« L’ombre s’approcha, se courba. Un rai de lumière, filtrant d’une petite fenêtre au verre dépoli ouverte dans un des murs du passage, tomba sur ses yeux, des yeux qui semblaient deux pierres d’onyx… Des yeux froids et calculateurs… Le regard de la mort.
La main se tendit une fois encore, se rapprocha, se referma sur la boîte. La voix s’éleva, incisive comme la lame d’un scalpel.
— Elle doit être réunie avec ses sœurs, pour reformer ce qui a été désuni et accomplir ce qu’elle a été destinée à accomplir… « Ils » le savaient… Tout comme je le sais…
Et comme vous le savez aussi. »

« — Des légendes circulent sur Gerbert, le pape savant, le pape sorcier ; et l’Église a envers lui une attitude ambiguë.
Certains voient en lui un alchimiste, d’autres un génie de la mécanique, car il construisait des horloges, des orgues et d’autres machines extraordinaires, dont une…
Lapierre hésita.
— Dont une…, le relança Malo.
— Vous allez vous moquer.
— Je vous promets que non, assura-t-il, fixant Lapierre d’un regard pénétrant.
Ce dernier s’humecta les lèvres avant de poursuivre, d’une voix presque inaudible.
— On dit qu’il aurait ramené d’un voyage lointain une tête de métal mécanique… »

« — “Quand il eut fini de m’enseigner le savoir qu’il désirait m’inculquer, et pour s’assurer que je le possédais, il me demanda de l’appliquer à la société dans laquelle nous vivions. Je me mis donc au travail. Il m’avait demandé de prévoir le devenir de notre société pour les trois cents ans à venir, mais je fis plus, bien plus; je poursuivis le calcul sur les mille ans qui suivraient, jusqu’à…”
L’enseignante se tut un long, très long moment et leva les yeux vers Malo comme si elle voulait s’assurer d’avoir son aval avant de poursuivre.
— Jusqu’à quoi? demanda-t-il, alors que le silence s’éternisait, se faisait oppressant.
Face à lui, il devinait les attentions conjuguées d’Albert et de Miss Boyd…
Sous le poids de ces trois regards braqués sur elle,
Mlle Mignon finit par achever :
— « … jusqu’à l’horizon de l’an 2050/2100, lorsque, selon les calculs que j’avais effectués, la civilisation à laquelle avait abouti notre évolution s’effondrerait et avec elle, toute vie à la surface d’un monde ravagé par la surexploitation et la surpopulation”. »

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Jean-Luc Marcastel est né en 1969 à Aurillac. Il passe son bac A, lettre et art et enseigne l’histoire-géographie. Grand lecteur, fanatique de Dumas, Tolkien ou encore Lovecraft, il décide de se lancer dans sa vraie passion : les histoires.
En 2009, il sort ses premiers romans : Louis le Galoup chez Nouvel Angle et Frankia, chez Mnémos.

Il se consacre aujourd’hui exclusivement à l’écriture. Il s’inspire des légendes et du folklore du grand sud-ouest de la France, et notamment de la Haute-Auvergne dont il est originaire.

“Quand ma première série, (Louis le Galoup) a rencontré le succès, j’ai décidé de me consacrer entièrement à ma première passion, l’écriture, chez de nombreux éditeurs (Hachette, J’Ai Lu, Flammarion, Pygmalion, Scrineo, Mnemos, Matagot…) J’ai, à ce jour, 25 titres parus, et je suis loin d’avoir raconté toutes mes histoires…”

Le blog de Jean-Luc Marcastel : http://jean-lucmarcastel.blogspot.fr/

Drame, Histoire, Thriller ésotérique

Le Manuscrit cathare

Une aventure de Cassiopée Vitt
de Steve Berry, M.J. Rose
Broché – 18 novembre 2021
Éditeur : Cherche Midi

Sur la piste du secret des cathares.
Sud de la France. Cassiopée Vitt s’est lancée dans la rénovation d’un château du XIIIe siècle. Lors des travaux, on trouve dans une tranchée une mystérieuse boîte en or, ornée de la croix du Languedoc. À l’intérieur, un manuscrit enluminé, écrit en occitan, que tout semble relier aux cathares. Alors qu’une société secrète est prête à tout pour mettre la main sur celui-ci, Cassiopée s’engage dans une course contre la montre pour en déchiffrer les énigmes. Bientôt, elle découvre que ses pages dissimulent une carte cryptée, qui va la mettre sur la piste du secret le mieux gardé des cathares.

Après Cotton Malone, héros des romans de Steve Berry, c’est au tour de sa comparse Cassiopée Vitt d’occuper le devant de la scène. De Carcassonne à Montségur, en passant par Toulouse, les auteurs nous entraînent ici dans un voyage palpitant, entre histoire, religion et ésotérisme, sur les traces des cathares, déclarés hérétiques par le pape en 1208 et dont les secrets sont encore nombreux.

Je suis un vrai fan de Steve Berry et au bout de plus de vingt deux romans lus, chaque nouvelle lecture me donne comme un petit frisson…

Ce roman co-écrit avec M.J. Rose n’a pas dérogé pas à la règle. Il m’a embarqué dans une aventure haletante, entre histoire, mysticisme et suspense. J’ai suivi les pas de Cassiopée Vitt, dans une quête aussi fascinante que dangereuse, à la recherche d’un ancien manuscrit cathare qui pourrait bien bouleverser les fondements du christianisme.

Ce que j’ai adoré, c’est l’équilibre entre suspense, érudition et ésotérisme. L’intrigue m’a menée des souterrains de Carcassonne, avec des énigmes et des révélations à chaque tournant. J’ai ressenti la tension monter à mesure que les secrets enfouis depuis le XIIIe siècle remontaient à la surface, menaçant l’ordre établi.

Les auteurs ont su mêler avec brio à mon goût, réalité historique et fiction. L’alternance entre passé et présent, les mystères du Languedoc, les secrets d’Église… tout y est. Les Cathares, ces “hérétiques” pourchassés par l’Église, reprennent vie dans ce récit haletant. J’en ressors un peu plus curieux sur l’histoire occitane, et avec l’impression d’avoir touché du doigt un mystère bien plus grand que moi.

À la dernière page, je n’avais qu’une envie, lire la suite… Devinez donc quelle est d’ores et déjà ma nouvelle lecture ?

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Extraits :

« Cassiopée Vit eut la certitude qu’ils avaient assiopée Vitt eut la certitude qu’ils avaient
Pourquoi ?
Difficile à dire. L’instinct, sans doute, qui lui venait des années où elle avait fouillé la terre, construit un château. C’était sa passion, son œuvre, celle qui allait sans doute la dévorer tout au long de sa vie d’adulte.
Mais ça en valait la peine. Surtout dans des moments comme celui-ci, quand le sol français révélait enfin ses secrets. »

« Elle regarda leur découverte dans le sol.
Ils avaient dégagé tout le coffret. Qui avait une certaine majesté. Et qui était en or, sans aucun doute possible. Le dessus était décoré avec un assortiment de pierres en cabochon qui avait une curieuse forme de croix, aux pointes pommetées. Comme une croix de Malte inversée, mais plus courte et plus trapue. »

« Aristote a dit que « toutes les actions humaines ont une ou plusieurs de ces sept causes : chance, nature, contrainte, habitude, raison, passion, désir ». En ce qui la concernait, l’habitude semblait l’emporter, bien que la part de passion devint chaque jour plus importante. »

« Le mot « cathare » vient du grec katharós, signifiant « pur ». Et une simple désignation suffisait. Celui qui ne vivait pas les enseignements du Christ ne pouvait pas exercer son ministère auprès des autres. Le titre ne signifiait rien, l’argent encore moins. Seule comptait la valeur intrinsèque de l’âme. »

« Elle s’assit à son bureau, ouvrit l’ordinateur portable et mit de la musique. Le matin, sa préférence allait au chant grégorien, et la polyphonie des voix des moines bénédictins résonna dans la pièce. Elle aimait ces sonorités venues d’ailleurs qui l’atteignaient au plus profond d’elle-même et l’apaisaient. Une chose était sûre : la musique avait un pouvoir de guérison. Elle l’avait constaté sur des animaux, des enfants, des malades et des personnes âgées. Il y avait quelque chose de mystérieux dans ce pouvoir. Pas de Dieu. Pas de magie. Juste un tonique pour l’âme. »

Steve Berry étudie le droit à l’Université de Mercer à Macon. Il est ensuite avocat et plaide pendant une trentaine d’années avant d’occuper de hautes fonctions dans la magistrature pour 14 ans. Il est un membre fondateur de l’International Thriller Writers, une association de plus de 2600 auteurs de romans policiers de partout dans le monde, dont il est co-président pendant trois ans.

En 1990, il se lance dans l’écriture. En 2000 et 2001, il remporte le prix Georgia State Bar Fiction Writing Contest. En 2003, son premier roman, Le Musée perdu (The Amber Room), paraît chez l’éditeur Ballantine Books. Depuis, il a publié plusieurs thrillers, qui sont devenus autant de best-sellers.

À partir de 2006, il amorce la série des aventures de Cotton Malone.

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M.J. Rose, auteure figurant sur les listes des best-sellers du New York Times, USA Today et Wall Street Journal, a grandi à New York, principalement dans les galeries labyrinthiques du Metropolitan Museum, les tunnels sombres et les jardins luxuriants de Central Park, et en lisant les livres préférés de sa mère avant même d’y être autorisée. Elle croit que le mystère et la magie nous entourent, mais que nous sommes trop souvent trop occupés pour les remarquer… Les livres qui amplifient le mystère et la magie attirent l’attention sur eux et nous rappellent de les chercher et de nous en émerveiller.

Les écrits de Rose ont été publiés dans de nombreux magazines, dont Oprah Magazine et The Adventurine. Elle a également été mise en avant dans le New York Times, Newsweek, Wall Street Journal, Time, USA Today, ainsi que dans l’émission Today Show et à la radio NPR.

Diplômée de l’université de Syracuse, Rose a réalisé une publicité diffusée au Museum of Modern Art à New York. Depuis 2005, elle dirige la première entreprise de marketing dédiée aux auteurs – Authorbuzz.com. Elle est également cofondatrice de 1001DarkNights.com et TheBlueBoxPress.com.

La série télévisée PAST LIFE est inspirée des romans de Rose issus de sa série Reincarnationist.

Histoire, Polar historique, Suspense, Thriller ésotérique

Le testament du chevalier

Arnaud Delalande
Broché – Grand livre, 28 mars 2024
Éditeur : Robert Laffont

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Des parchemins inestimables…
Une enquête à travers les siècles…
Et si le Graal était tout près de nous ?

Domfront, octobre 1161. Un chevalier fou vient mourir dans les bras d’un troubadour de légende.
Paris, 2023. Judith Guillemarche, religieuse et spécialiste des parchemins médiévaux, est sollicitée par un conservateur venu de Normandie. Il est certain d’avoir mis la main sur des originaux de Chrétien de Troyes, égarés depuis des siècles.
Et si ces manuscrits étaient la clé pour accéder au Saint Graal ?
Judith est perplexe, jusqu’à ce que son ami archéologue soit assassiné.

L’enquête devra fouiller dans le passé et faire revivre un Moyen Âge bruissant pour résoudre plus d’un mystère…

 

• Couv_2024-097_Delalande Arnaud - Le testament du chevalier

 

J’ai découvert Arnaud Delalande en 2002 avec l’excellent Notre-Dame sous la terre, son premier roman, qu’il publia, alors qu’il n’avait que 26 ans !
Il se vendra très vite à plusieurs milliers d’exemplaires et sera traduit en de nombreuses langues…
Je l’ai adoré !

Plus tard, la même année, j’ai lu L’Église de Satan. Puis au fur et à mesure des sorties, La musique des morts, Le piège de Dante, La lance de la destinée, Les fables de sang, Notre espion en Amérique, “Révolution, 1. Le cœur du roi, et Révolution, 2. Le sang du roi.
Cela faisait un moment que Le testament du chevalier me tendait les bras. Vous l’aurez vite compris, Arnaud est un conteur que j’apprécie tout particulièrement. Ce mélange d’Histoire, de polar, de suspense, de magie, de rêve aussi, et beaucoup d’érudition, m’emporte à chacun de ses récits.
“Le testament du chevalier” obéit aux mêmes règles, et plus encore…

Au XIIe siècle, celui qui semble être un soldat de Dieu arrive à se confesser au jeune Chrétien de Troyes, juste avant qu’il ne décède. Chrétien reste abasourdit par ce qu’il vient d’apprendre. Heureusement, il a pu prendre des notes au fur et à mesure de ce qui ressemble à une confession. Plus tard, il se servira de ces révélations, pour écrire plusieurs œuvres en rapport avec le Graal, la légende arthurienne, les récits de Lancelot, de Perceval et bien d’autres encore.
Près de neuf cents ans plus tard, à Domfront-en-Poiraie, Florent Nicolas, un jeune conservateur, est persuadé d’avoir enfin trouvé les pages manquantes de “Perceval” mentionnant l’emplacement du Saint-Graal. Il contacte alors Judith Guillemarche, religieuse, médiéviste et conseillère spéciale au Vatican, et lui montre des parchemins qui pourraient peut-être remettre en cause la fin de “Perceval” et du livre du Graal, le dernier roman de Chrétien de Troyes. Un roman ésotérique qui a inspiré de nombreux auteurs et réalisateurs de cinéma depuis toujours.
Alors qu’ils sont en pleine recherche, à travers la région, un matin, Judith retrouve Florent mort assassiné chez lui. Elle se rend compte très vite que plusieurs individus la suivent et qu’ils rôdent autour des ruines alentours à chacun de ses déplacements.

Commence alors pour Judith une quête qui la mènera là où la folie pourrait peut-être l’emporter.

Arnaud vous emmènera au-delà de tout ce que vous pourrez imaginer. Le personnage du chevalier dans la littérature romanesque du XIIe siècle est très important mettant en avant, outre la courtoisie, des vertus qui en feront l’idéal masculin de l’époque. En plus de ses capacités guerrières, il se doit d’intégrer l’amour des dames et le respect des autres chevaliers. Le chevalier doit tendre vers une perfection morale absolue. « C’est l’ordre de chevalerie, / Qui doit estre sanz vilenie » !
Ouvrir un de ses livres, c’est aller de découvertes en découvertes, d’aventures en aventures, voyager dans le temps, se poser des questions, et douter même !
Et si c’était vrai ?
Voilà la question qui m’est revenu régulièrement pendant ma lecture.

Pour cela, je te dis un très grand merci Arnaud.
Merci aussi de me faire voyager encore plus loin à chacun de tes romans.

Coup de cœur pour ce formidable roman d’aventures que je conseille à tous les amoureux d’Histoire et de ses secrets, de polars semés d’intrigues et de rebondissements inédits.

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Extraits :

« Vive Aliénor !
Les oriflammes dansaient dans le vent sous un ciel d’azur. Il faisait pourtant frais, en ce mois d’octobre. Des oiseaux tournaient autour des remparts du château de Domfront. Depuis la splendide église de Notre-Dame-sur-l’Eau, en bordure du gué de la Varenne, montaient les clameurs d’une foule en liesse. »

« Le chevalier était revêtu du heaume et de l’armure, sur son destrier caparaçonné et prêt pour la parade – l’un de ces lourds chevaux capables de supporter plus de cent kilos. Il raclait le sol du sabot, et son maître semblait le faire trotter et tourner au seuil de la lice, comme pour un échauffement. Mais, outre cette lance, de quatre mètres de long, que l’homme en armure gardait vissée sous le bras et l’épaulière, c’était son écu qui interpellait. Celui-ci était orné d’un dragon rouge, à crête perlée et crachant des flammes, sur fond blanc. »

« — Sœur Judith, si vous voulez bien revenir sur un point…
Judith Guillemarche.
Ancienne étudiante en histoire de l’art, confidente en son temps du cardinal Spinelli di Rosace, conseillère spéciale au Vatican, proche du directeur des collections Dino Lorenzo. Jeune quinquagénaire aujourd’hui, longtemps restée laïque, elle avait été par le passé chargée d’enquêtes impliquant l’Église catholique de par le monde : quête de reliques, étude de miracles, réels ou supposés tels, exploration de «cas limites», fouilles archéologiques – dont certaines en relation avec la même École biblique de Jérusalem… »

« La Terre continuait de tourner, pourtant un enfant était mort, et sa vie intérieure à elle venait de s’effondrer ; le monde se fichait de tout cela, Dieu Lui-même paraissait absent face à cette mascarade. Judith ne comprenait pas cette indifférence. Comment pouvait-Il faire souffrir à ce point ? Mais était-ce alors pour cela qu’elle avait endossé l’habit – pour une mauvaise raison : demander des comptes à Dieu ? Pour Lui faire la guerre, ou la paix ? Les vocations étaient éprouvées, toujours testées. Avait-elle menti ? Non, elle avait sans doute essayé, dans son désespoir, de se raccrocher quand même à Lui – de Lui tendre la main, de Lui donner une chance. »

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l’auteur : Arnaud Delalande, né en 1971 à Herblay-sur-Seine, est un écrivain et scénariste de bande dessinée et de cinéma français. Après des études à Pontoise, une hypokhâgne et une khâgne aux lycées Chaptal et Victor Duruy (Paris), puis une licence d’histoire, Il est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris en 1994. Repéré par l’éditrice Françoise Verny, il publie son premier roman en 1998 à 26 ans, Notre-Dame sous la Terre (éditions Grasset). Le roman va se vendre à environ 10 000 exemplaires et être traduit en plusieurs langues.

En mars 2011, il publie Le Jardin des larmes, récit contemporain relatant la destinée entrecroisée de deux humanitaires en quête de sens et confrontés au chaos : l’un se voit plongée dans les premiers jours du génocide rwandais, tandis que l’autre fait face aux conséquences du tsunami de 2004 sur les côtes du Sri Lanka. Le Piège de Lovecraft, en 2014, thriller inspiré de l’œuvre de H. P. Lovecraft où l’on suit la lente plongée d’un étudiant au cœur de la folie, reçoit le Prix Masterton du roman fantastique francophone 2015.

Mais c’est surtout la saga Viravolta, l’Orchidée Noire, publiée entre-temps, qui lui permet de se consacrer pleinement à l’écriture. Avec Le Piège de Dante (Grasset, 2006), commence en effet une série historique qui rencontre un réél succès, notamment à l’étranger. Dans le premier opus, Pietro Viravolta, dit l’Orchidée Noire, agent secret dans la Venise du XVIIIe siècle, enquête sur un tueur en série dont les meurtres s’inspirent des différents Cercles de L’Enfer de Dante. Dans Les Fables de sang en 2009, l’Orchidée Noire traque à Versailles un assassin qui signe ses meurtres de Fables de La Fontaine. Avec Notre espion en Amérique (2013), Viravolta part en compagnie de La Fayette conduire la guerre d’Indépendance américaine aux côtés de George Washington, avant de traverser la Révolution française dans les deux tomes Révolution 1 : Le Cœur du Roi et Révolution 2 : Le Sang du Roi, en 2017.

Parallèlement à son travail de romancier, de scénariste et scénariste de bandes dessinées, Arnaud Delalande participe au milieu des années 1990 au développement d’une école de cinéma pour les professionnels du film, le CEFPF, où il est professeur en scénario (ateliers d’écriture, cours en dramaturgie), directeur adjoint, puis consultant. Il continue son activité d’enseignement en scénario, dramaturgie ou « storytelling » en 2017 à l’école « Les Mots », fondée par Philosophie Magazine, rue Dante à Paris.

Membre de la SADN (Société des auteurs de Normandie), fondée par André Castelot et Michel de Decker, et juré pour le prix Spiritualités d’aujourd’hui remis chaque année par le Centre Méditerranéen de Littérature, il est depuis 2009 parrain et membre du conseil d’administration de l’ONG Bibliothèques Sans Frontières (BSF), dont la mission est le soutien au développement durable par la diffusion du livre, l’émergence de projets et de structures culturelles locales dans les pays en développement (Haïti, Cameroun, Niger, Rwanda, Rdémocratique du Congo).

Notre-Dame sous la terre (1998)
L’Église de Satan (2002)
La musique des morts (2003)
Le piège de Dante (2006)
La lance de la destinée (2007)
Les fables de sang (2009
Notre espion en Amérique (2013)

Révolution, 1 : Le cœur du roi (2017)
https://leressentidejeanpaul.com/2020/08/07/revolution-1-le-coeur-du-roi/

Révolution, 2 : Le sang du roi (2017)
https://leressentidejeanpaul.com/2020/08/13/revolution-2-le-sang-du-roi/

Amour, Émotion, Drame, Roman, Thriller ésotérique

L’Oracle de Constantinople

Les étoiles d’Orion*** – 1097
de Brice Nadin
Broché – 12 février 2024
Éditeur : Leo Éditions

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Royaume des Francs, 1096. L’opération armée la plus importante de son temps est en marche. Trente-cinq mille pauvres gens ont tout abandonné pour suivre le prédicateur Pierre l’Ermite sur les routes de Constantinople. Ils seront bientôt rejoints par l’armée des barons qui répondent massivement à l’appel du pape Urbain II : libérer Jérusalem du joug païen.
C’est dans ce contexte que l’on retrouve Joachim de Saint-Ange et Alix de Saint-Germain. Dans un rêve étrange, le regretté Odon met son ancien disciple sur la piste d’une vieille prophétie byzantine qui, extraordinairement, les concerne tous les deux :
Deux Celtes se succèdent à Constantinople. Odon est l’émissaire de Rome. Joachim est son élève. Lorsqu’il se présentera, l’héritière se révélera, et au bout de la route, la ville tombera.
Commence pour l’ancien novice un périple qui lui fera découvrir l’histoire cachée d’Odon et le plongera au cœur de la croisade populaire. Il le mènera de Reims à Bouillon puis jusqu’aux rives du Bosphore, sur les traces de l’impératrice Marie d’Alanie et de la mystérieuse héritière. Entre le ciel et l’ombre, son amour pour Alix y résistera-t-il ?

 

• Couv_2024-022_Nadin Brice - L'Oracle de Constantinople

 

L’oracle de Constantinople, de Brice Nadin, met-il un point final à cette superbe trilogie, Les Étoiles d’Orion ?

Chaque tome aura été pour moi une révélation et un vrai coup de cœur.

Je n’aurai imaginé, il y a une vingtaine d’années que l’on puisse avoir en France des auteurs d’une telle érudition dans les romans ésotériques. Pour moi, ils se trouvaient exclusivement de l’autre côté de nos frontières. Dan Brown, Michael Connely, Arnaldur Indridason, Steve berry, Mario Giordano, Glenn Cooper, J.R. dos Santos et tant d’autres…
Puis, j’ai découvert que la France aussi était capable de nous proposer de vrais chefs-d’œuvre. Henri Loevenbruck, Frédéric Lenoir, Giacometti Ravenne, Violette Cabesos, Nicolas Beuglet, Jean-Christophe Grangé, Jérôme Loubry, pour ne citer qu’eux.

En 2019, j’ai découvert grâce à une cousine, Brice Nadin.
C’est tout de suite un coup de cœur. Pour l’histoire, pour les connaissances qu’il développe, mais aussi pour sa magie, sa façon d’entrer dans ma tête. Certaines de ses idées m’ont conquises et m’ont portées très loin. Puis j’ai découvert (le hasard est incroyable), que Brice vivait à Saint-Leu-la-Forêt, comme moi !
Alors nous nous sommes vus et avons échanger sur nos métiers respectifs, mais surtout sur ses écrits passés et à venir ! Il nous réserve encore de belles surprises…

“L’oracle de Constantinople”, après les deux premiers tomes, continue de raconter un passage de notre Histoire de la plus grande importance. La préparation de l’Église pour les Croisades, afin de libérer Jérusalem du joug païen. Ce furent ainsi plusieurs milliers de pauvres personnes, soldats, cultivateurs, éleveurs, etc., qui vont traverser l’Europe suite à l’appel du Pape Urbain II, leur promettant un accès direct au paradis en cas de décès de leur part.

Joachim et Alix vont être emportés dans ce périple plein de rebondissements, à travers des terres inconnues, jusqu’à Constantinople, suite à un message caché, que leurs avait laissé Odon avant son décès. Plus qu’un message, il révèle une vieille prophétie datant de plusieurs années, impliquant Joachim, alors qu’il n’était même pas encore né !

Malgré cette période très dure, sombre et violente, Brice glisse avec parcimonie une ambiance un peu “surnaturelle” mêlée d’humanisme, dans une atmosphère religieuse parfaitement rendue, entre crainte, soumission et amour de l’autre. Une grande découverte pour moi, pour la culture byzantine que je connaissais assez peu.

Avec une très belle intrigue principale, des références historiques pointues, pas de temps mort, avec de la poésie aussi, des messages de paix et d’amours, et une vraie place pour les femmes, Brice est, et sera désormais pour moi un auteur incontournable…

Je vous invite toutes et tous à le découvrir et à entrer dans “son monde” !
Une lecture que je préconise même dès l’adolescence pour les passionnés du genre…

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Extraits :

« La lumière irradiait de toutes parts…
Sur ce rivage bordé d’une mer turquoise, le plus infime des grains de sable semblait doté de son existence propre et rayonnait mystérieusement.
Je cherchais en vain le soleil dans un ciel si limpide qu’il paraissait irréel… Je restais là, sidéré, comme en suspension.
Où étais-je donc ?
Des vaguelettes aux reflets blancs et or vinrent m’effleurer délicatement les pieds… De grands oiseaux traversèrent l’azur en y traçant d’amicales arabesques. Ils se posèrent à la cime d’immenses arbres tout proches qui ressemblaient à ces pins majestueux qu’on peut admirer en Méditerranée lorsqu’on navigue le long des côtes. »

« – Te rappelles-tu la phrase : “Dans la maison de mon père, il y a plusieurs demeures”?
Oui, répondis-je en tentant de le suivre sans trébucher. C’est la phrase que le Christ adresse à ses disciples alors qu’il s’apprête à les quitter.
– Nous sommes ici dans l’une de ces demeures. Il en existe ainsi une multitude…
– Pourquoi celle-ci ?
– J’ai souhaité y résider un temps… Ici, je vis avec les êtres qui l’ont choisie eux aussi.
Devant mon air incrédule, Odon laissa échapper un sourire espiègle.
– Lorsque nous mourons, quelles que soient nos origines et nos croyances, l’âme quitte le corps, elle se libère de son enveloppe charnelle pour se rendre dans la “demeure” de son choix. Chacun peut ainsi continuer à vivre dans un cadre à sa mesure. »

« Un sourire à peine perceptible émailla la face du marchand.
– Comme tu l’auras sans doute compris, nous sommes tous les trois juifs.
Clément lui sourit en retour.
– Nous n’avons pas les mêmes rites ni les mêmes textes de référence, mais pourquoi n’aurions-nous pas le même Dieu ? Notre-Seigneur est unique. À lui, quels que soient ta langue ou ton dogme, tu pourras adresser tes remerciements.
– Voici là de belles paroles de sagesse. Dommage qu’elles soient si peu partagées par tes frères chrétiens… »

 

Brice Nadin est né en 1967 à Saint-Germain-en-Laye. Il vit aujourd’hui en région parisienne où il se consacre à l’écriture. Consultant en nouvelles technologies, entrepreneur et père de trois enfants, il a eu d’autres vies avant de devenir romancier.

Passionné d’histoire et d’ésotérisme, en 2019, il publie son premier ouvrage, Les étoiles d’Orion, Cluny 1095, en auto-édition. Porté par une atmosphère médiévale fidèlement reconstituée, matinée d’un peu de surnaturel, le roman séduit plus de 4 000 lecteurs et se classe plusieurs fois en tête des ventes de romans historiques sur la boutique Kindle. Il est aussi « coup de cœur » dans de nombreuses librairies telles que La Procure ou Lamartine à Paris.
Le tome 2, Mare Nostrum, reprend les mêmes personnages attachants pour les conduire cette fois dans un périple autour de la Méditerranée, à la veille de la première croisade.

Les étoiles d’Orion* – Cluny, 1095
https://leressentidejeanpaul.com/2022/01/30/les-etoiles-dorion/

Les étoiles d’Orion** – Mare Nostrum, 1096
https://leressentidejeanpaul.com/2022/03/11/mare-nostrum/

Émotion, Drame, Histoire, Roman, Suspense, Thriller ésotérique

Vérité**

La terre promise
de Hervé Gagnon
7 mars 2019
Éditeur : Hugo Roman

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Sept siècles après Gondemar de Rossal, la Vérité est à nouveau en péril. Et elle n’a jamais été aussi terrible.
Après avoir réussi à mettre la main sur des documents hautement sensibles, protégés jadis par Gondemar de Rossal, Roland Sentenac pense avoir mérité le salut de son âme.
C’est sans compter sur le fait que le Troisième Reich est désormais sur les traces des Tables de la Loi. Convaincus qu’elles existent, Himmler et les siens déploient des moyens considérables pour les retrouver.

Les Sages de Sion, société secrète qui veille depuis deux mille ans à la préservation du peuple juif, n’ont pas d’autre choix que de se lancer à leur tour dans cette quête insensée.
Il leur faut arriver avant les SS. Et cette fois, ils comptent bien y parvenir grâce à l’aide de Roland et de la mystérieuse Anna, cette femme amnésique sans laquelle rien n’aurait été possible.
Va-t-elle le suivre dans cette nouvelle aventure sachant les risques encourus ? Va-t-elle enfin découvrir son identité ? Et qui est ce Léon qu’elle semble appeler durant son sommeil ?

 

• Couv_2024-014_Gagnon Hervé - Vérité** La terre promise

 

L’intrigue de ce second opus démarre exactement après la révélation fracassante qui concluait le premier.

1939. Les sages de Sion, les nazis et le Pape sont toujours à la recherche de la “Vérité” qui prouverait que Jésus n’est pas mort sur la croix, et qu’il n’est donc pas ressuscité, mettant ainsi à mal la religion Catholique !

Personnage très attachant, alors qu’il est loin d’être un enfant de chœur, en mission pour un Dieu qui n’a rien de miséricordieux, Roland va devoir faire un choix, afin de décider pour quel camp il va œuvrer !
Il est toujours accompagné d’Anna, à la recherche de ses souvenirs perdus, qui grâce à ses talents linguistique permet à Roland de résoudre toutes les énigmes qu’ils trouvent au fur et à mesure de leur tâche…

Le récit reprend les mêmes thèmes qui m’avaient fait plonger dans le premier volume : l’intégration de l’Histoire, les nombreux rebondissements, et surtout l’ésotérisme qui plane tout le long des chapitres.
Il va même au-delà de ce à quoi je m’attendais, et je l’ai trouvé meilleur que le premier.
Hervé Gagnon ne nous ménage pas dans cette histoire palpitante, pleine d’action, qui fait vaciller nos croyances séculaires.

Une intrigue fine, intelligente et époustouflante à lire absolument.
Hervé reste pour moi définitivement un auteur que je vous conseille vraiment de découvrir !

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Extraits :

« – Père saint, juste, véridique et miséricordieux, qui a le pouvoir dans le ciel et sur la terre de remettre les péchés, remets et pardonne tous mes péchés en ce monde, fais-moi miséricorde dans le monde futur, chevrota-t-il en bon cathare. Conduis-moi à bonne fin.
Voilà. Il était prêt. Il se mit debout avec ses dernières parcelles de force et de volonté. »

« Quelque part, un hurlement retentit et s’étira jusqu’au bout de son souffle avant de reprendre de plus belle.
Le son de la souffrance éternelle qui l’attendait dans ce monde de désespérance. Il regarda au loin sans apercevoir le moindre indice de vie. L’éternité dans cet endroit. Et il n’y avait aucun moyen d’y échapper.
Pas même par la mort. Malgré la chaleur torride, un frisson de terreur lui remonta la colonne vertébrale et il ravala avec difficulté le sanglot qui l’étranglait. »

« Les flammes jaillirent du sol et enveloppèrent Gondemar de Rossal. Les vêtements et les cheveux du géant s’embrasèrent et il se mit à se contorsionner dans tous les sens tandis que sa peau se couvrait de cloques qui éclataient dans un grésillement sinistre. Tandis que la chair de son prédécesseur commençait à couler en dégoulinant sur sa charpente comme de la cire chaude, le sang de Roland se glaça dans ses veines. Il avala sa salive et se retourna lentement pour découvrir Métatron dans toute sa splendeur. Droit et sévère, il était enveloppé dans un halo de lumière d’une pureté inconcevable. Ses yeux avaient pris la teinte des flammes. »

« Les choix qui s’offraient à lui étaient restreints : soit il suivait la voie que l’archange s’ingéniait à lui dévoiler au compte-gouttes, soit il retournait brûler pour l’éternité avec Rossal. La décision allait de soi. Il devait jouer le jeu et espérer pour le mieux. À défaut de prier. De toute façon, la prière était futile et Dieu devait bien rire quand les supplications désespérées et ferventes de ses pauvres créatures montaient vers lui. »

 

l’auteur : Né le 26 août 1963 à La Baie, au Québec, Hervé Gagnon détient un Ph.D. en histoire et une maîtrise en muséologie de l’Université de Montréal. Habitant depuis 1995 dans la région des Cantons de l’Est, au Québec, il consacre ses temps libres à la musique, à la lecture, à l’ornithologie et à la cuisine. Amateur de blues depuis sont adolescence, il voue une grande admiration au mythique guitariste Robert Johnson.
Après avoir œuvré pendant plus de 25 ans dans la mise en valeur du patrimoine et l’enseignement universitaire, il se consacre entièrement à l’écriture 2010.

Reconnu comme un des maîtres du thriller et du polar ésotérique, il a signé entre autres les séries Damné (vendue à plus de 200 000 exemplaires en français seulement), Malefica et La mort du Temple.
Ses livres ont été récompensés à plusieurs reprises.

La légende de Jack
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/21/la-legende-de-jack/

Jeremiah
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/24/jeremiah/

Maria
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/27/maria/

Crossroads
https://leressentidejeanpaul.com/2021/12/07/crossroads/

Vérité* Les sages de Sion
https://leressentidejeanpaul.com/2024/02/23/verite/

Drame, Histoire, Roman, Thriller ésotérique, Thriller historique

Vérité*

Les sages de Sion
de Hervé Gagnon
Broché – 3 mai 2018
Éditeur : Hugo Roman

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Sept siècles après Gondemar de Rossal, la Vérité est à nouveau en péril. Et elle n’a jamais été aussi terrible.

En mars 1939, la guerre est imminente et le Troisième Reich planifie la Shoah. Dans le Sud de la France, l’Obersturmfu?hrer Otto Rahn a retrouvé la tombe et le testament d’un chevalier mort depuis sept siècles : Gondemar de Rossal. S’amorce alors une course effrénée entre diverses factions qui ne reculeront devant rien pour posséder ces documents.

La Schutzstaffel d’Heinrich Himmler se voit déjà les brandir pour réduire la chrétienté en ruines sur lesquelles il construira la religion nordique du Troisième Reich. Le Vatican doit à tout prix les récupérer pour survivre.

Entre les deux, les Sages de Sion, une société occulte vouée à la préservation du peuple juif, souhaite les monnayer au plus offrant. Au milieu de tout cela, un homme, Roland Sentenac, ramené de l’enfer avec la même mission que Gondemar de Rossal jadis : protéger la Vérité jusqu’au jour de sa révélation. Mais Rossal ne savait pas tout. La Vérité est plus vaste et plus terrible encore. Les Tables de la Loi pourraient mener à l’embrasement du monde.

 

• Couv_2024-013_Gagnon Hervé - Vérité * Les sages de Sion

 

Hervé Gagnon ne finira jamais de m’étonner !

J’avais lu à sa sortie la trilogie « Damné », et c’est en commençant ma lecture de “Vérité” que je me suis rendu que c’était la suite de la trilogie que j’avais adorée !
J’ai donc découvert la suite des aventures de Godemard de Rossal, mais surtout celles de Roland, son successeur en 1939, personnage étonnant que l’on voudrait détester, mais c’est lui qui a été choisi pour protéger la “Vérité” recherchée par aussi les Nazis.

La lecture alterne entre la tragédie cathare et la montée du 3e Reich, qui, s’il récupère ce mystérieux secret, pourrait définitivement changer le cours de l’Histoire.
Roland va donc mener une enquête qui va l’amener à rencontrer une femme amnésique. Malgré son caractère particulièrement antipathique et orgueilleux, ils vont ensemble découvrir certains indices qui vont les amener à une première découverte. Mais quand des Allemands qui les suivaient déjà depuis un moment, leur tombent dessus, ils n’ont plus le choix que de leur obéir…

Un récit passionnant, très érudit, mélangeant Histoire ainsi que secrets et mystères. Hervé comme à son habitude, me transporte dans son monde, où réalisme et imaginaire se côtoient à chaque page. Les romans traitants des religions et baignés de touches ésotériques font partie de mes thématiques préférées, et dans son roman Hervé frappe très fort !
De plus, il nous offre un final vertigineux suite à une révélation incroyable…

« Vérité », un excellent roman, que je vous conseille sans aucune hésitation !

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Extraits :

« Personne ne naît monstre. Certes, il en est de moins chanceux que d’autres qui, lorsqu’ils entrent en ce monde, sont affligés d’infirmités et de limites qu’ils n’ont ni demandées, ni méritées, qu’ils traîneront comme un boulet de forçat toute leur vie. Même si certains sont sans doute prédisposés au Mal, personne n’entre dans la vie avec une âme déjà noire. Le Mal n’est pas plus intrinsèque que le Bien. Les deux s’apprennent un geste à la fois, par l’exemple. Pour prospérer, l’un et l’autre doivent être alimentés jusqu’à devenir assez forts pour se nourrir eux-mêmes et s’auto-engendrer sans cesse. Les gens mauvais ne sont pas plus à blâmer pour le Mal que les gens de Bien ne doivent être félicités pour leurs bienfaits. »

« Malheureusement, les choses ne sont jamais simples. Il est parfois nécessaire de revenir sur sa parole ou de mentir pour une cause plus grande que soi. La politique n’a rien à voir avec la morale. La franchise et l’honnêteté y sont des vices. Vous m’en voyez désolé. Si cela peut atténuer un peu votre peine, monsieur Rahn a accepté de mourir pour que vous puissiez vivre. »

« Ils roulaient depuis une quarantaine de minutes et, pour la première fois depuis le début de cauchemar éveillé, Roland s’autorisait une parcelle d’optimisme. Son sentiment que la piste était tracée d’avance se faisait plus certain. À l’évidence, les coïncidences qui la jalonnaient n’en étaient pas. La séquence parlait d’elle-même : un SS repenti chercheur de Graal trouvait l’épée de Gondemar de Rossal et revenait la cacher dans une chambre des Marronniers après en avoir évidé la poignée pour y placer un message ; Roland se retrouvait à occuper précisément cette chambre ; Rossal lui apparaissait en rêve pour lui indiquer la cachette ; une amnésique trouvée par hasard dans une voiture accidentée placée sur sa route se révélait capable de lire l’allemand et lui traduisait le message ; et l’employé de l’hôtel était en mesure d’identifier l’endroit mentionné dans ledit message. »

 

Né le 26 août 1963 à La Baie, au Québec, Hervé Gagnon détient un Ph.D. en histoire et une maîtrise en muséologie de l’Université de Montréal. Habitant depuis 1995 dans la région des Cantons de l’Est, au Québec, il consacre ses temps libres à la musique, à la lecture, à l’ornithologie et à la cuisine. Amateur de blues depuis sont adolescence, il voue une grande admiration au mythique guitariste Robert Johnson.
Après avoir œuvré pendant plus de 25 ans dans la mise en valeur du patrimoine et l’enseignement universitaire, il se consacre entièrement à l’écriture 2010.

Reconnu comme un des maîtres du thriller et du polar ésotérique, il a signé entre autres les séries Damné (vendue à plus de 200 000 exemplaires en français seulement), Malefica et La mort du Temple.
Ses livres ont été récompensés à plusieurs reprises.

La légende de Jack
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/21/la-legende-de-jack/

Jeremiah
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/24/jeremiah/

Maria
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/27/maria/

Crossroads
https://leressentidejeanpaul.com/2021/12/07/crossroads/

Drame, Folie, Suspense, Thriller ésotérique

Famille décomposée

de Christophe Royer
Broché – 18 janvier 2024
Éditeur : Taurnada

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À Lyon, au cimetière de Loyasse, un homme est retrouvé assassiné près de la tombe d’un célèbre guérisseur. Découvert par sa mère, tout porte à croire que ce meurtre n’est que le début d’une longue cabale déclenchée contre la famille Daventure. De par sa complexité, cette nouvelle affaire est un défi de taille pour le commandant Nathalie Lesage et son équipe. Dans les rues d’un Lyon aussi secret que mystérieux, où la petite histoire va croiser la grande, cette enquête va bouleverser la vie de notre héroïne… Un thriller percutant sur lequel plane l’ombre de Raspoutine, personnage historique qui continue à intriguer et stimuler l’imaginaire collectif…

 

• Couv_2024-004_Royer Christophe - Famille décomposée

 

Une nouvelle enquête pour Nathalie Lesage, commandant à la PJ de Lyon et quand elle est menée d’une main de maître par Christophe Royer, on se doute bien que tout ne va pas aller comme on s’y attendrait !

La famille Daventure, “bonne famille” pratiquante de Lyon, semble être la cible de personnes qui ont l’air de leur en vouloir tout particulièrement, au point d’en exécuter les membres un par un… Pourquoi ?
Tout commence par le fils, retrouvé atrocement mutilé près de la tombe d’un célèbre guérisseur. Quel peut bien être le rapport entre les Daventure et le fameux Raspoutine ?

Une bien étrange enquête au qui glisse vers le mystique où Nathalie va devoir redoubler de finesse afin de confondre, les, le, ou la coupable ?
Rien ne paraît être ce qu’il semble. Qui peut bien tirer les ficelles ?

Encore une fois, Christophe n’y va pas de main morte. Plus on avance dans son roman parfaitement documenté, plus il ouvre placards, tiroirs, carnets secrets et autres devinettes. Les chapitres courts donnent le rythme et cela fonctionne à merveille… Et ce côté “grande” Histoire, qui vient percuter le récit, est un plus sacrément agréable, et pour le récit et pour nous perdre une nouvelle fois !
Bravo Christophe…
Jamais déçu de ses enquêtes avec à chaque fois des styles différents.
Un thriller particulièrement percutant et passionnant que j’ai dévoré en une soirée, aucun temps mort et un très bon final.
Attention !!! Tant pis je spoile, on dirait bien que Nathalie à un amoureux !

Christophe Royer, fait pour moi partie des auteurs français qui ne font pas beaucoup de bruit et qui pourtant, mériteraient largement un gros coup de projecteur, afin qu’on les remarque…
“Famille décomposée”, la sortie du jour des Éditions Taurnada que je remercie énormément, restera un excellent moment de lecture !

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Extraits :

« À travers ses enquêtes, Nathalie avait acquis une certaine expertise dans les soirées exotiques, voire ésotériques. De toute évidence, elle en avait un nouvel exemple sous les yeux.
Les appareils photo arrosaient chaque centimètre carré de la pièce. Le son des déclencheurs s’attarda dans un coin, trop éloigné pour Nathalie.
“Qu’est-ce que vous avez trouvé ?” les héla-t-elle.
Un des hommes lui répondit sans retirer l’œil du viseur :
“Une concentration différente de sang, beaucoup plus dense que les éclaboussures que l’on trouve un peu partout. On a une grande trace homogène.
– C’est certainement l’endroit où notre homme a été tué.
– Peut-être…” »

« – Reste à découvrir si la victime était consentante ou pas ! précisa-t-elle.
– Tu plaisantes ?
– Non. Plus rien ne m’étonne.
– Pas d’accord. Si on met de côté les coups de fouet, son passage à tabac n’a rien d’une partie de plaisir. Il y a eu un acharnement indiscutable sur lui qui me donne une nouvelle idée. Imagine : la soirée se déroule tranquillement, une gentille bande de masos qui adore se réunir pour se flageller en psalmodiant ou je ne sais quoi. Et puis, d’un coup, le gars fait une connerie et ça dégénère, entraînant ce déferlement de violence.
– Possible. Donc ça exclurait la préméditation ?
– Oui. »

« – C’est à partir de ce moment que tu as atterri chez ta grand-mère ?
– Oui, pas le choix. Je comprends maintenant pourquoi mon père s’est vite barré de cette famille de tarés.
– À ce point ? demanda innocemment Nathalie pour la pousser à se confier.
– T’es flic ! Ne me dis pas que tu ne l’as pas encore remarqué ! Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. »

« – Benoît, le gentil toutou à sa maman qui dès qu’elle avait le dos tourné se transformait en obsédé sexuel.
C’est à cause de lui que j’ai installé la caméra. Putain de vicelard ! C’est dur ce que je vais dire, mais je ne vais pas le regretter.
– Je ne juge pas. C’est ton opinion… »

« – “Pouvez-vous nous expliquer ces marques dans votre cave ? Elles sont postérieures à l’effraction ?”
Robert y jeta un œil.
– “Oui, et alors ?”
– On reconnaît clairement des cercles, des croix et un pentagramme. Vous versez également dans le satanisme ?
– Pas du tout ! Vous savez qu’un même symbole peut prendre des dizaines de significations différentes.
Le meilleur exemple reste la croix gammée qui, avant d’être un signe nazi, est sacrée dans plusieurs religions comme l’hindouisme et le bouddhisme.
– Merci pour ce cours, mais revenons à votre cave, le recadra-t-elle. »

 

Christophe Royer est né en 1971 au Creusot, en Bourgogne. Après l’obtention de son doctorat en biologie animale, il change de cap pour préparer un master d’informatique, sa deuxième passion, à l’INSA de Lyon. Aujourd’hui, chef de projet, il vit à Saint-Vallier avec sa femme et leur fils.

Le Projet Sapience est né il y a 25 ans. Après une longue gestation, il prit la forme d’un dossier pour un jeu vidéo qui a été proposé à plusieurs éditeurs. Aucun n’a répondu, mais étrangement, deux années plus tard, un jeu reprenant les principes de base du dossier sortait. Par la suite, le scénario issu du jeu est resté dans un placard durant de longues années. En 2014, Christophe décide de reprendre l’idée originale et se lance dans l’écriture d’un roman d’anticipation, où l’aventure est omniprésente sur fond d’intrigues.

Dévoreur de livres depuis toujours, il a exploré les genres : thrillers, polars, SF, fantasy, terreur, histoire et ésotérisme.

Puis un jour il a eu envie de raconter ses propres histoires.

Après plusieurs essais, le virus de l’écriture prend possession de son organisme et depuis il se garde de trouver un vaccin.

Entre deux cours à l’école de cinéma et de télévision Eicar de Lyon, il embarque mes lecteurs dans des aventures rythmées et originales.

Son aventure littéraire a commencé avec un décollage pour la planète Sapience, deux romans d’anticipation sortis en auto-édition. Puis, retour sur terre avec l’écriture de thrillers où se mêlent mes thèmes préférés.

En 2016, sortie de la première partie L’arche qui va nous amener à quitter la Terre pour la mystérieuse planète Sapience. Un long voyage durant lequel un groupe hétéroclite de personnages devront s’unir pour faire face à une succession d’événements inquiétants.

En 2017, sortie de la suite et fin de cette aventure avec Hostile. Parvenus à la surface de Sapience, ils devront poursuivre leurs investigations tout en implantant au mieux la nouvelle colonie et en faisant connaissance avec les habitants. Riche programme…

En 2019, L’auteur change d’univers et revient sur Terre avec un thriller addictif et percutant qui se déroule entre Paris et la Bourgogne. Nous suivons les aventures d’une jeune capitaine travaillant à la Brigade de Répression du Proxénétisme. .

Mars 2021, Une arête dans la gorge plonge le lecteur dans un Lyon mystérieux où l’héroïne devra collaborer avec des francs-maçons lyonnais pour résoudre une série de meurtres.
https://leressentidejeanpaul.com/2021/03/15/une-arete-dans-la-gorge/

Une enquête à tiroirs passionnante, extrêmement bien documentée !

Mars 2022, direction Annecy avec La quatrième feuille. Un thriller glaçant ou personnalité toxique et amitié riment avec descente aux enfers… Inspiré de faits réels.
https://leressentidejeanpaul.com/2022/03/16/la-quatrieme-feuille/

Mars 2023, au cœur du pays cathare, Albi, une course poursuite terrifiante avec Néréides.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/03/16/nereides/

Janvier 2024, « Famille décomposée » nous replonge dans un Lyon surprenant sur fond de vengeance sur une grande famille Lyonnaise.

À suivre…