Émotion, Drame, Polar, Thriller

Seul à savoir

de Patrick Bauwen
Poche – 1 février 2012
Éditions : Le Livre de Poche

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Il a suffi d’un message mystérieux sur Facebook pour que le passé de Marion resurgisse. Meurtres, coups de théâtre, faux-semblants et, au bout d’un jeu de piste infernal, la plus incroyable des révélations : le secret de Nathan Chess, l’homme que Marion n’a jamais pu oublier… Recherches médicales de pointe, argent sale, nouvelles technologies : une intrigue à couper le souffle, où s’entrelacent amour et suspense. Par l’auteur de L’OEil de Caine et de Monster.
À la façon des Américains Stephen King, Harlan Coben ou Robin Cook, Patrick Bauwen a le don de bâtir des histoires bien ficelées et pleines de rebondissements. Blaise de Chabalier, Le Figaro littéraire.

 

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Je termine ce thriller à l’instant !

Installez-vous bien dans votre fauteuil (je conseille un fauteuil plutôt qu’une chaise…), un verre à portée de main (une citronnade ou une bière fraîche ne serait pas une mauvaise idée non plus, je vous fais confiance, de toute façon, je ne suis pas là pour vous fliquer !).
Parce que là, ça démarre en trombe et ça décoiffe !!!
Pas une seconde de répit, à vous couper le souffle, jusqu’au bout du récit.
Quel rythme, que de rebondissements…

Où est passé Nathan Chess ?
Mais qui est le “Troyen” ?
Un maître-chanteur, menaçant, imprévisible ? Que de mystères…
Marion n’a pas le choix. Ne pas lui obéir… c’est la mort assurée pour elle et ses proches.
Twitter, Facebook, Myspace, vous ne vous connecterez plus à tous ces réseaux de la même façon, après avoir lu ce livre.
Le genre de scénario que l’on risque de voir très vite au cinéma !

Un très très bon moment de lecture.
Une intrigue sur fond médicale très bien ficelée.
Décidément, Patrick ne cessera de me surprendre !

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Extraits :

« – Dis-moi que tu m’aimes.
– Bien sûr que je t’aime.
– Mieux que ça.
– D’accord.
Il a inspiré et l’a fixée droit dans les yeux.
– Marion Marsh, je vous aime… Tu es mon âme sœur. Et je ne te quitterai jamais… Jamais. »

« Il y a des moments où vous vous demandez pourquoi vous avez accepté ce boulot d’assistante, étant donné qu’il consiste essentiellement à vous faire crier dessus.
Sans doute parce qu’il paye votre loyer.
Et aussi parce que vous n’avez rien trouvé d’autre. »

« Claquements des talons sur le sol. Courants d’air chaud ou froid. Puis le quai, à l’odeur caoutchouteuse. Le métro s’est immobilisé dans un chuintement de portes. Ça sort, ça entre, on s’écrase sans pitié, comme s’il s’agissait d’embarquer sur un radeau de survie. Les gens manipulaient fébrilement leur portable, s’envoyant des messages de la plus haute importance. Certains lisaient. D’autres affichaient une mine sinistre, ou dormaient la tête contre la vitre. Aucun sourire. Aucune tentative de révolte contre cette immense comédie humaine. »

« Il y a des rituels de passage dans la vie. La perte de votre première dent. Le jour des premières règles. Votre premier baiser. La première fois que vous faites l’amour. Le premier mort que vous voyez aux urgences. Et chaque passage tue l’époque antérieure. Vous devenez different, vous franchissez une étape et une nouvelle ère s’ouvre. Vous prenez conscience du temps qui passe et de votre mortalité, de la fragilité des choses. De l’importance de capturer des instants tels qu’un lever de soleil au petit matin, un bon moment autour d’une table, un fou rire en compagnie de vos amis. »

 

Patrick Bauwen dirige un service d’urgences dans un hôpital de la région parisienne. Après avoir collaboré aux novélisations de la célèbre bande dessinée Lanfeust de Troy, il publie son premier thriller, L’Œil de Caine, qui reçoit le prix Carrefour du premier roman 2007 et le Prix des lecteurs du Livre de Poche 2008. Patrick Bauwen est également l’auteur de Monster (prix Maison de la Presse 2009), de Seul à savoir (prix Littré 2011) et de la trilogie Le Jour du Chien (prix Polar Babelio 2017), La Nuit de l’ogre et L’Heure du diable.

Amour, Émotion, Drame, Histoire

Promets moi, Émile

de Bénédicte Rousset
Broché – 5 juin 2024
Éditions : LA TRACE

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Un roman poignant, qui traduit la réalité de ce qu’ont vécu des anonymes, jetés dans l’Histoire par choix ou par fatalité.
Lorsque Clémence utilise Émile pour échapper à un mariage forcé, elle ne mesure pas les conséquences terribles de sa décision. C’est Gustave qu’elle veut, un américain promis à sa cousine, Pauline. Mais la première Guerre mondiale éclate et, flanquée d’un drôle de compagnon, Clémence s’engage avec elle au plus près du front. Son amour secret en reviendra-t-il vivant ? Entre forts et faibles, dans le chaos d’un conflit sans précédent, s’ouvre une vie nouvelle où, quel que soit son jeu, on veut ramasser la mise.

 

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Quel plaisir de retrouver l’écriture douce et lumineuse de Bénédicte Rousset…

Avec Promets moi, Émile, elle m’a cueilli là où je ne l’attendais pas.
C’est beau. Triste. C’est horrible. Magnifique. Trois cent soixante-treize pages de guerre et d’amour, dont la dernière page, qui fut pour moi l’une des plus importantes.

… Et toujours ce mélange de douceur, de poésie, de réalisme magique, et ici une tendre folie. Bénédicte nous offre un regard tellement chargé d’humanité qu’il arrive à changer les pires moments d’une guerre en épisodes chargés d’amour, d’humour et d’espoir.

Ce roman poignant parle de ceux que l’on ne voit pas, les invisibles, les anonymes qui sont ici jetés dans l’Histoire par choix ou par fatalité ! Ils se nomment Clémence, Émile, Pauline, Pierre, Gabrielle, Marie Curie ou Gustave… Ils sont les témoins d’une vie passée, d’une vie de tristesse, d’horreur ou d’amour.
Clémence et Émile, vont très vite devenir Émile et Clémence. Parce que la vie ne triche pas avec ceux qui ne savent pas mentir. Ce roman poignant, tout en contraste où se mêlent légèreté et gravité, fantaisie et poésie, nous raconte une histoire d’amour incroyable et touchante, une histoire à plusieurs niveaux, entravée par la guerre et la haine et la bêtise des hommes qui restent assis sur des fauteuils en cuir.

J’ai refermé ce livre, écris par une femme, racontant des vies de femmes, dans un lieu où je n’avais pas l’habitude de les rencontrer, ému aux larmes… Pourtant, elles étaient bien à leurs places !

Je conseille ce roman au plus grand nombre. Ce roman profondément Humain.
Bénédicte Rousset, petit à petit, est en train de laisser une empreinte durable…
Lisez-la.
Vous verrez, elle méritera votre bouche à oreille !

Merci aux Éditions La Trace pour ce tremblement de cœur…

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Extraits :

« Tout le reste, chez elle, relevait de la perfection. Sa chevelure, d’un roux flamboyant, presque trop piquant, rehaussait des pommettes saillantes et sublimait sa singularité. On ne voyait que cela avant, ses cheveux bouclés et son visage moucheté de taches de rousseur. On aurait dit que Dieu, en lui infligeant cette blessure, avait voulu rectifier un tir trop bien aligné, retirant un peu de beauté là où il en avait trop mis. »

« Clémence fixa le garçon dans un sourire attendri. Quel gentil benêt ! À chaque fois qu’il venait au Domaine avec ses parents, il ne la lâchait pas. Heureusement, grâce à lui, elle pouvait chevaucher des heures. Comme elle devait être accompagnée pour s’éloigner et que personne ne se dévouait jamais
-les domestiques étant inaptes-, la compagnie d’Émile l’arrangeait, d’autant qu’il ne parlait pas. »

« – C’est à l’asile qu’est la place de cet aliéné.
– Sa mère refuse. On peut comprendre, dit Clémence. Il est mieux auprès d’elle que…
– Certains traitements expérimentaux montrent leur efficacité, la coupa-t-il.
– Son intelligence n’est pas “normale” mais il est doué d’une certaine sensibilité.
– Cet individu n’a pas de cervelle ma chère, seulement un cervelet, qui suffit à la vie bestiale.
Comment osait-il ? »

« – Quel sacrilège!
– Dieu n’existe pas.
– Tu sais bien que si.
Pauline croisa les bras, l’air effronté.
– Papa et maman disent que non, et c’est en eux que je crois. »

« Le front de Clémence se plissa.
– Tu es triste ?
– Triste de joie.
La mélancolique beauté de la scène l’enveloppa de tendresse. »

 

Bénédicte Rousset a grandi dans le Vaucluse entre le petit atelier d’imprimerie de son père et une mère institutrice. Professeur de Lettres Modernes, l’écriture lui permet d’explorer des recoins jusqu’alors ignorés d’elle-même, dans une tradition familiale qu’elle découvre à travers les pièces de théâtre, poèmes et romans qu’ont écrit ses aïeux.
Promets-moi Émile est son Huitième roman.

https://www.facebook.com/benedicte.rousset.auteur/

« Ecrire, c’est vivre plusieurs vies à la fois. Il y a de moi dans chacun de mes personnages, même les plus noirs : ce sont peut-être eux qui me révèlent en miroir ! Ils sont un moyen d’évacuer les traumatismes vécus dans l’enfance. Deux éléments me semblent essentiels dans mes romans : la quête de l’identité, et celle de la vérité. La première nous concerne tous : qui sommes-nous ? Comment nous comportons-nous face à l’image que nous renvoyons ? Sommes-nous conformes à cette image ? La deuxième entre dans la structure du roman policier : pourquoi tuer ? Comment arrive-t-on à franchir le pas ? Je crois qu’il y a un assassin en chacun de nous, mais, la plupart du temps, il ne rencontre jamais sa victime (heureusement, non ?) »

– Celles qui se taisent
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/03/celles-qui-se-taisent/

– À toutes celles que tu es
https://leressentidejeanpaul.com/2022/04/24/a-toutes-celles-que-tu-es/

– Le portrait d’Humphrey Back
https://leressentidejeanpaul.com/2023/06/13/le-portrait-dhumphrey-back/

Émotion, Drame, Philosophique

Oscar et la dame rose

de Éric-Emmanuel Schmitt
Broché – 6 juin 2006
Éditions : Magnard

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Oscar a dix ans et il vit à l’hôpital. Même si personne n’ose le lui dire, il sait qu’il va mourir. La dame rose, qui le visite et « qui croit au ciel », lui propose d’écrire à Dieu pour qu’il se sente moins seul.

À travers cette correspondance originale, le récit aborde, du point de vue de l’enfance, des questions philosophiques et existentielles : la maladie, la souffrance et la mort, la rencontre avec l’autre et avec le mystère… Les nombreux passages de paroles rapportées permettront aux élèves de découvrir ou d’approfondir les techniques du dialogue argumentatif. L’appareil pédagogique est suivi d’une interview exclusive d’Éric-Emmanuel Schmitt.

 

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J’ai trouvé ce livre sur mon lieu de travail il y a quelques jours.
Je me rappelle aussi avoir vu le film et avoir été très ému. Le livre m’a appelé, je n’ai pas été déçu !

En quelques pages, Éric-Emmanuel Schmitt réussit à raconter l’inracontable. L’histoire d’un enfant qui va mourir d’un cancer et qui le sait.
L’auteur, à travers les yeux et les mots d’Oscar, s’adresse à Dieu, abordant des sujets qui le touche en toute simplicité, mais pour nous, elles se transforment en questions philosophiques et existentielles… et malgré tout, avec beaucoup de pudeur et de sobriété. L’histoire est triste, bien sûr, mais Éric-Emmanuel lui donne une dimension que je n’aurais pas imaginée, c’est très émouvant.
Grâce à la dame rose, Oscar va vivre une vie complète. Une vie où il tombera amoureux de Peggy Blue, une vie où chacune de ses journées sera remplie de poésie, d’humour et d’un sentiment de paix. Oscar deviendra un homme et décidera de ne plus aimer Dieu alors qu’il sera âgé de cent-dix ans…

C’est touchant, car finalement pour Oscar sa mort ne sera plus un drame, il a accompli ce qu’il souhaitait réaliser dans sa vie.

J’attendais quelque chose de ce roman, je ne suis pas déçu. Je l’ai obtenu. Oscar s’affranchit de tout, lui permettant ainsi de rejoindre les étoiles…
Un livre dense, un livre riche, qui ne peut faire que du bien !

Merci Éric-Emmanuel, parfois la simplicité est suffisante.

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Extraits :

« – Si tu écrivais à Dieu, Oscar ?
– Ah non, pas vous, Mamie-Rose !
– Quoi, pas moi ?
– Pas vous ! Je croyais que vous n’étiez pas menteuse.
– Mais je ne te mens pas.
– Alors pourquoi vous me parlez de Dieu ? On m’a déjà fait le coup du Père Noël. Une fois suffit ! »

« Cher Dieu,
Je m’appelle Oscar, j’ai dix ans, j’ai foutu le feu au chat, au chien, à la maison (je crois même que j’ai grillé les poissons rouges) et c’est la première lettre que je t’envoie parce que jusqu’ici, à cause de mes études, j’avais pas le temps.
Je te préviens tout de suite : j’ai horreur d’écrire. Faut vraiment que je sois obligé. Parce qu’écrire c’est guirlande, pompon, risette, ruban, et cetera. Écrire, c’est rien qu’un mensonge qui enjolive. Un truc d’adultes. »

« – Je suis venu t’annoncer que, ce soir, et tous les soirs suivants, si tu veux bien, je monterai la garde devant ta chambre pour te protéger des fantômes.
Elle m’a regardé, elle a battu des cils et j’ai eu l’impression que le film passait au ralenti, que l’air devenait plus aérien, le silence plus silencieux, que je marchais comme dans de l’eau et que tout changeait lorsqu’on s’approchait de son lit éclairé par une lumière qui tombait de nulle part. »

« Mamie-Rose m’a tenu la main pour m’empêcher de m’énerver.
– Pourquoi ton Dieu, Mamie-Rose, il permet que ça soit possible, des gens comme Peggy et moi ?
– Heureusement qu’il vous fait, mon petit Oscar, parce que la vie serait moins belle sans vous. »

 

Éric-Emmanuel Schmitt est né à Lyon en 1960, de parents d’origine alsacienne.
Interrogé par un journaliste, il se peint comme un adolescent rebelle, ne supportant pas les idées reçues et parfois victime d’accès de violence. Mais la philosophie, pense-t-il, l’a sauvé en lui apprenant à être lui-même et à se sentir libre. Ses études l’ont mené à l’École normale supérieure, à l’agrégation et au professorat de philosophie, comme maître de conférence.

Sa carrière de dramaturge débute très tôt, vers l’âge de huit ans, lorsque sa mère l’emmène voir une représentation du Cyrano de Bergerac avec Jean Marais. L’enfant est bouleversé jusqu’aux larmes et le théâtre devient sa passion. Il se met à écrire : « À seize ans, j’avais compris – ou décidé – que j’étais écrivain, et j’ai composé, mis en scène et joué mes premières pièces au lycée. » Pour améliorer son style, il se livre avec fougue et ferveur à des exercices de réécriture et de pastiche, en particulier de Molière. La Nuit de Valognes (C&C n°61), œuvre écrite à 29 ans, témoigne encore de ce goût et des réminiscences culturelles emmagasinées par la mémoire. Grâce à l’actrice Edwige Feuillère qui la recommanda à plusieurs metteurs en scène, la pièce fut jouée à la Comédie des Champs-Élysées en 1991. C’est à ce moment-là, alors qu’il est encore professeur de philosophie en Normandie, que le succès de la pièce infléchit sa carrière. D’autres œuvres suivirent, parfois couronnées par des prix littéraires au pouvoir médiatique. Certaines entrèrent dans la carrière audiovisuelle ou cinématographique comme Le Visiteur (C&C n°42), créé en 1993, Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran (C&C n°57), créé en 1999 ou Oscar et la dame rose (C&C n°79), porté au cinéma par Schmitt lui-même en 2009.

En juillet 2001, venant récompenser de nombreuses et riches parutions, l’Académie française lui décerne le Grand Prix du Théâtre pour l’ensemble de son œuvre. En 2002 est joué sur la scène du théâtre des Champs-Elysées Oscar et la dame rose avec, dans le rôle principal, Danielle Darrieux, rôle ensuite repris par Anny Duperey en 2005-2006. L’auteur, mélomane passionné d’art lyrique, a également traduit deux livrets d’opéras de Mozart : Les Noces de Figaro en 1997 et Don Giovanni en 2001. Parallèlement, et de manière plus insistante, Eric-Emmanuel Schmitt s’exerce l’art romanesque. La Secte des égoïstes (1994) lui permet de renouer avec sa formation de philosophe spécialiste du XVIIIe siècle. Un essai, Diderot ou la Philosophie de la séduction, publié en 1997, reprend partiellement le sujet de sa thèse. L’Evangile selon Pilate (2000) et La Part de l’autre (2001) mettent en scène les deux figures les plus emblématiques de l’histoire de l’humanité, le Bien et le Mal absolus, Jésus et Hitler. Éric-Emmanuel Schmitt s’est taillé une belle figure d’écrivain contemporain grâce à une écriture fluide et directe mise au service de thèmes éternels. Comme Michel Tournier, autre écrivain philosophe, il sait donner présence aux figures mythiques les plus populaires: Don Juan, Freud, Dieu, le Christ, Hitler… et enrichir son propos littéraire d’une culture philosophique qui ne manifeste ni cuistrerie ni hermétisme.

Amour, Cercle littéraire, Drame, Philosophique

Les échappés

de Renaud Rodier
Broché – 5 janvier 2024
Éditions : Anne Carrière

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Lauren, étouffée par le silence d’une bourgade du Kansas, part se réfugier à New York après une fusillade meurtrière dont elle est injustement accusée. Aaron, héritier d’un empire mafieux à la mort de son père, peine à mettre ses ressources au service de ses victimes. Émilie, talentueuse interprète aux Nations-Unies, perd la parole à la suite d’une simple erreur de traduction. Nathaniel, star planétaire, décide de disparaître pour fuir ces superproductions qui le consument. Aashakiran, une intouchable née dans un bidonville de Mumbai, cherche son avenir à travers l’oculaire d’un télescope, jusqu’à oublier ses origines.

Leurs histoires se chevauchent. Leurs exils les rapprochent les uns des autres.

Renaud Rodier s’impose, grâce à ce premier roman, comme le formidable cartographe d’une génération en déshérence. Ode à l’audace, à la résilience et à la recherche de soi dans un monde en constante transformation, Les Echappés transcende les frontières et voit dans nos blessures les plus intimes quelque chose d’universel.

 

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2024 s’annonçait déjà comme l’année des premiers romans…
En tant que tel, Les échappés m’a complètement retourné.

Il est impossible de résumer ou de classer “Les échappés”.
Certains diront roman à tiroirs, d’autres, roman gigogne, roman choral ou poupées russes. Mais “Les échappés” est tellement plus ! Il a pointé du doigt et remis en cause, plusieurs choses que je concevais comme acquises. Renaud Rodier nous propose un roman complètement nouveau. Il faut s’accrocher, écouter les “acteurs”, éviter les pièges, rester en éveil, attraper les détails et se battre parfois. “Les échappés” est un livre qui se mérite ! Pour moi, le roman le plus abouti depuis la rentrée… et dire que j’ai failli passer à côté !

Une fresque romanesque à travers le monde et le destin de “quelques” personnages en quête d’évasion, où une profonde humanité est présente dans chaque ligne.
Lauren, Aaron, Émilie, Kip, Nathaniel, Nathaniel, Aashakiran. Chacun des personnages a une histoire, son histoire. Mais quand l’auteur décide à la place du destin, de les faire se rencontrer ou se réunir, est-ce pour le meilleur… ou pour le pire ?

J’ai fait tellement d’aller-retours, à travers les pages en quelques jours, que finalement, j’ai bien dû le lire deux fois… un vrai plaisir. De la poésie, de la tristesse, j’avais l’impression de contempler des photos, des tableaux, et à régulièrement, je discernais de nouveaux détails, comme hypnotisé pendant des heures. J’ai rarement été aussi triste à la fin d’un livre, comme pour certains films, certains voyages qui se terminent, certaines vies que l’on quitte à regret.

Renaud maîtrise à la perfection son sujet, et j’en demandais toujours plus. Une fresque romanesque, une ode à la résilience, je vous le disais plus haut, impossible à classer. Chaque mot, chaque phrase est pesés pour nous porter vers l’étincelle la plus lumineuse, vers la terrible noirceur d’une séparation, ou d’un décès. Un récit qui a percuté aussi ma vie. Les migrations, la mondialisation, le terrorisme, les inégalités,… Toutes les voix se mêlent, se complètent, se répondent, se contredisent aussi, car les personnages sont vivants, et s’expriment avec leur cœur et à travers le monde. Héros, anti-héros… Ils sont moi, ils sont vous, ils sont nous…

Un premier roman, pour lequel je suis obligé de m’incliner. Je sais que je le relirai. Je suis forcément passé à côté de nombreuses choses que Renaud a disséminé par-ci, par-là.
J’hésite encore entre coup de cœur et coup de foudre… Je suis complètement sonné.
Il y a de la passion dans la plume de ce nouvel auteur !

Vous souhaitez vivre différemment ?
“Les échappés” sont là pour ça, ils vous tendent leurs mains…

Je sais maintenant, que ce n’est pas un hasard, si Renaud Rodier a été élu Lauréat du Cercle Littéraire du Château de l’Hermitage.

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Extraits :

« Kip était mon aîné de quelques mois, mais avait tellement besoin d’une grande sœur que je me comportais comme telle. Je l’escortais sur le chemin de l’école, partageais mon sandwich avec lui à la cantine lorsque Jack lui volait sa gamelle, l’aidais à faire ses devoirs, lui lisais des contes des frères Grimm pour lui donner du courage. Un soir d’hiver, alors que nous parcourions Hansel et Gretel à la lueur d’une chandelle, ses yeux se sont illuminés. Il m’a implorée d’adapter cette histoire pour lui, pour nous. Je ne m’en croyais pas capable, mais comment trahir cette confiance qui frôlait la foi ? »

« – J’ai réglé le problème. Régler des problèmes, c’est mon métier. »
Quelques jours plus tard, Kip était de retour à l’école, apparemment indemne. J’ai cherché à l’aborder, mais il a réussi à m’éviter en accélérant le pas. Lors d’une récréation, j’ai fini par le coincer au détour d’un couloir. Il m’a lancé un regard d’animal pris au piège. Quand j’ai avancé une main maladroite vers sa joue, il a reculé d’un bond. Je lui ai dit que nous pouvions passer outre l’interdiction de mon père et nous rencontrer en secret, ici, ou mieux encore à Lemon Park, jusqu’à ce que tout revienne à la normale.
“-Je… J’peux pas, a-t-il bégayé.” »

« Lieux a germé de la conjonction de la douleur de Malina et de la splendeur de ce baiser. Mes sujets s’imposent toujours à moi d’un coup, intelligibles, précis, mais aussi extrêmement fragiles et éphémères. Je dois les noter sur un bout de papier aussitôt qu’ils me viennent, au risque de les perdre. Dans le cas de Lieux, j’ai dû me précipiter vers un café pour emprunter un stylo et quelques feuilles. Il m’a fallu moins d’une demi-journée pour écrire son incipit. À ce stade, je n’avais encore aucune garantie que ce texte aurait 

 

 

Renaud Rodier est diplômé de Sciences Po Paris et de l’université Columbia de New York. Il collabore depuis près de vingt ans avec les Nations unies et diverses ONG pour apporter une aide aux réfugiés et aux déplacés. Ses missions l’ont conduit aux quatre coins du monde, souvent dans des zones de conflit.
Les Échappés est son premier roman.

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“Écrire a toujours été, pour moi, un acte de survie. C’est en scrutant la cour d’une prison depuis la fenêtre de ma cuisine que j’ai couché mes premiers mots sur une page. Contempler le va-et-vient des détenus des heures durant offrait une échappatoire à ma réalité quotidienne, mais je préfère garder cette histoire pour une autre occasion. Aux yeux de mon enfance, les reclus étaient autant d’oiseaux en cage. Je leur consacrais des poèmes maladroits, les voyant virevolter dans les cieux délavés d’une ville portuaire. Par respect pour la souffrance, je préférais taire leurs gémissements nocturnes, qui me maintenaient parfois éveillé.

Avec les années, mon style a évolué, mais ma philosophie est demeurée la même. Ma matière première est la douleur. Je modèle sans relâche les traumatismes jusqu’à les voir se transformer en oiseaux dansants. La principale différence avec mes écrits de jeunesse est que je ne passe plus les hurlements sous silence. Ce n’est pas tant une question d’honnêteté ou d’acuité, mais plutôt que j’ai découvert que les cris peuvent être propulseurs.”

Drame, Folie, Nouvelles, Suspense

Le monde part en vrille

de David Belo
Nouvelle – 2023
Éditeur : Éditions Taurnada

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Ne dit-on pas que le monde est fou ?

Miguel et Rémy, deux agents de la compagnie des eaux, vont l’apprendre à leurs dépens.
En pleine nuit, un camion meurtrier et un incident dans les égouts vont les conduire dans les méandres du réseau souterrain. Mais, à chaque retour à la surface, ils vont découvrir une autre réalité et affronter tous les dangers dans… un monde qui part en vrille.

 

• Couv_2024-038_Belo David - Le monde part en vrille

 

J’ai découvert l’écriture de David Belo avant-hier avec Mon ami Charly
… Et depuis son style me hante, radicalement différent de ce que j’avais pu lire dans le genre.

Le monde part en vrille, confirme pour moi la folie ou le talent de l’artiste !
David est arrivé dans cette nouvelle d’une trentaine de pages à raconter une multitude de récits. Mais comment fait-il ?
Après avoir échangé quelques minutes avec David entre hier et aujourd’hui, je sais qu’il est désormais un auteur à suivre…

Miguel et Rémy, deux agents de la compagnie des eaux, vont vivre un véritable enfer. Êtes-vous prêt à les suivre sous terre et à partager leurs souffrances ?

Si vous êtes aussi curieux que moi, n’hésitez pas à aller sur le site des éditions Taurnada :
https://www.taurnada.fr/2023/12/02/le-monde-part-en-vrille-de-david-belo/
C’est gratuit !

D’ailleurs, il y a aussi d’autres nouvelles. Il serait dommage de passer à côté.

« L’écriture de cette nouvelle fut un exercice particulièrement intéressant.
Avec pour contraintes d’utiliser les lieux de distribution du journal pour décor et à raison d’une seule page par chapitre et par parution.

Il fallait une écriture rapide et concise… Je me suis régalé.
J’espère que vous aussi. »

David BELO.

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Extraits :

« Tu passes ton temps à ronchonner et à voir les gens comme des monstres ! Pourtant, la vie est parfois belle, regarde ce que vient de m’offrir Julie pour notre anniversaire de mariage, une Apple Watch de luxe. Je n’imagine même pas combien de temps, elle a dû économiser pour l’acheter. »

« “Je m’appelle Rémy, et voici mon collègue Miguel. Est-ce que quelqu’un peut me dire ce qui se passe ?”
Accroupi contre un mur, un homme se redressa. Son épaule saignait abondamment. Il se plaça devant ses enfants et fit écran, comme pour les protéger, tel un bouclier.
“On n’a pas ce que vous cherchez ! dit-il.
– Excusez-nous, mais de quoi vous parlez ? intervint Miguel. Je vous assure que nous sommes complètement perdus dans cette situation.” »

« “Ne faites pas de bêtises, pensez à votre famille, à vos amis !
– Non ! Ma vie est détruite. J’ai perdu tous mes followers, mon avatar a disparu de la Toile et j’ai été banni d’Internet”, répondit l’homme avec détresse. »

« Miguel se tourna vers Rémy et lui demanda :
“Tu voulais sauver quelqu’un ? Vas-y, sauve le monde.”
Mais Rémy était figé face à l’immense vague surgie de nulle part. Un tsunami s’apprêtait à ravager la ville de Ham. Miguel attrapa son collègue et le tira dans les égouts, in extremis… »

 

David Belo est un peintre et décorateur en bâtiments depuis 1997…
il est aujourd’hui artisan Spécialiste en décoration, entreprise BeloDeco (ancienne technique décorative : patine, imitation bois, imitation marbre, fresques etc…. )

Il a commencé la peinture sur tableau en janvier 2017. La passion du métier ainsi que ses connaissances lui permettent une bonne évolution dans le domaine de l’art. Peinture et photographie sont naturellement devenues sa façon de penser… vivre… Ses toiles sont réalisées avec des peintures de bâtiment, il joue avec les matières et les transparences de glacis à l’ancienne. (huile de lin – térébentine – pigments en poudre)

David Belo vit et travaille à Mogneville (France).

Passionné de films d’horreur, thrillers et adepte des livres audio, c’est à son tour d’inviter les lecteurs à frissonner au rythme de ses mots.

– 2024 – “MON AMI CHARLY” édition Taurnada https://leressentidejeanpaul.com/2024/05/15/mon-ami-charly/
– 2023 – “Le monde part en vrille” Nouvelle au format numérique aux éditions Taurnada.
– 2023 – “OPATOMA, le fleuve aux mille morts
aux éditions LBS, diffusion Dilisco, groupe Albin Michel. Parrainé et Bandeau sur couverture par Claire Favan, auteure.
– 2021 – “Mourir gentiment
novella au format switch, Publié par Hugo Publishing sur Nextory.
– 2021 – Représentation du tableau “Il était deux fois” de Franck THILLIEZ,
publié dans la version poche.
– 2020 – Auto-édition du recueil photographique des tableaux d’auteurs “Portraits & mots d’écrivains”.

Amour, Émotion, Drame, Suspense

Suite en do mineur

de Jean Mattern
Poche – 16 février 2024
Éditeur : POINTS

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Robert Stobetzky a quitté sa petite librairie de Bar-sur-Aube pour un voyage à Jérusalem. Son neveu le lui a offert pour ses cinquante ans. Il se maudit d’avoir accepté. Il préfère le calme aux groupes de touristes. Perdu dans les rues de la ville, il reconnaît la silhouette d’une femme qu’il a passionnément aimée vingt-six ans plus tôt. Souvenir qu’il était parvenu à éloigner grâce à la lecture et à la musique. Mais le fantôme de Madeleine ravive en lui la mémoire d’autres disparus.

« Un roman délicieux et triste qui en dit long sur le sens la vie. »
Libération

 

• Couv_2024-037_Mattern Jean - Suite en do mineur

 

Pour ses cinquante ans, Robert Stobetzky est parti faire un voyage organisé en Israël.
Dieu sait qu’il n’avait pas du tout envie de ce voyage, mais c’est son neveu Émile qui a payé, et s’est occupé de tout, Robert n’a pas voulu lui faire de peine…
À Jérusalem, les touristes se prennent pour Jésus, Mohamed ou un autre prophète. Dès sa première sortie, il perd le groupe avec lequel il a quitté l’hôtel. Soudain, en déambulant dans les rues étroites, il est persuadé de l’avoir reconnue dans la via Dolorosa. Vision furtive, mais il est sûr que c’était bien elle, Madeleine. Comment faire pour la retrouver avec toute cette foule ?

Vingt-six ans qu’il ne l’a pas revue.
Trois semaines de bonheur intense, puis une séparation brutale qui laisse Robert complètement dévasté. Juste un petit mot avant de le quitter, “Tu comprendras un jour, sois heureux”.

Suite en do mineur, c’est l’histoire de cet homme défait, incapable de se reconstruire, et là, vingt-six ans plus tard, tout lui revient à l’esprit. Pourquoi ?
Lorsqu’il décide des années plus tôt de prendre des cours de musique, c’est par le violoncelle que Robert est attiré. Son professeur, Johann, qui deviendra son ami, disparaît aussi du jour au lendemain.
Le seul plaisir que la vie lui a offert, c’est ce lien qu’il est arrivé à construire avec son neveu Émile, avec qui il nouera une relation très profonde autour de la littérature, et qui vient lui donner tous les samedis un coup de main dans sa librairie. La vie de Robert est difficile et pèse sur ses épaules…

Je découvre Jean Mattern avec ce roman particulièrement sensible.
Alors qu’habituellement, je n’aime pas spécialement les phrases trop longues dans les romans, ici au contraire, elles se justifient, et donnent véritablement un sens au récit, accentuant même une certaine tristesse présente dans tout le récit. Je me suis laissé porter et Jean est arrivé à m’emmener dans son histoire triste et agréable.

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Extraits :

« Pourtant j’avais fait la paix avec l’idée de ne jamais la revoir, pourquoi alors cette brûlure, sans raison ni logique, une silhouette qui envahit mon champ de vision sans crier gare et qui devient la seule chose que je vois, sans possibilité d’y échapper, la conviction immédiate que c’est elle, comme si je l’avais reconnue avec certitude alors que mon esprit naviguait au large, en écoutant vaguement notre guide, mais l’image avait déjà pris toute la place en effaçant le reste. »

« Deux jours après, sa remarque me revint en mémoire et me ramena presque trente ans en arrière.
Brutalement. Était-ce parce que j’avais aperçu – ou cru apercevoir – Madeleine sur la Via Dolorosa la veille ? En tout cas, la phrase de mon nouveau meilleur ami Albert Benquelquechose réveilla le souvenir de ces paroles définitives prononcées par Madeleine quelques heures avant son départ pour Lyon. “Tu es juif. Je suis catholique. Ça ne peut pas marcher.” J’étais abasourdi, en colère, scandalisé. J’ai été dans une telle rage pendant trois jours que cela me fit oublier mon chagrin. Ne croyant pas une seconde à cette affirmation qui, pour moi, cachait un “Tu es pauvre. Je suis riche” qu’elle n’osa pas prononcer, mais, à ce jour, je ne sais pas si elle pensait vraiment ce qu’elle disait, comment pourrais-je le savoir ? Madeleine coupa court à toute discussion, les larmes coulèrent sur ses joues, mais sa voix ne trembla pas. “Fais-moi confiance. Je sais de quoi je parle. Ce n’est pas possible, et ce n’est plus la peine d’en parler.” »

« La musique n’exprime pas seulement la tristesse, ou la colère, ou le chagrin, tous ces sentiments – elle y répond aussi. À écouter la mélodie presque joyeuse exécutée par la voix de la Callas, des paires de croches qui montent et descendent dans une indéniable allégresse, suivies par les violons qui nous offrent la même ligne mélodique – et ce alors qu’Orphée déplore la mort de celle qu’il aime plus que sa propre vie -, les mots de Johann prenaient enfin tout leur sens : “C’est à cela que tu reconnais les grands compositeurs. Dans une suite de Bach, dans une sonate de Schubert, dans un air de Mozart, tu peux entendre tout à la fois la détresse abyssale d’un homme en deuil et la joie voluptueuse de quelqu’un qui a été comblé d’amour. La musique, quand elle sonne juste, déplore et console en même temps, elle chante la beauté du monde et se lamente de notre solitude irréductible. L’humanité a besoin de musique, car elle seule peut faire danser notre âme.” »

 

Jean Mattern est né en 1965 dans une famille originaire d’Europe centrale.

Il suit des études de littérature comparée en France à la Sorbonne, avant d’être responsable des droits étrangers aux éditions Actes Sud, responsable des acquisitions de littérature étrangère aux éditions Gallimard, puis responsable du domaine étranger chez Grasset. Depuis octobre 2022, il est directeur éditorial des éditions Christian Bourgois.

Les Bains de Kiraly, son premier roman, a été remarqué par la critique et les libraires lors de sa publication chez Sabine Wespieser éditeur en août 2008. Le festival du premier roman de Laval l’a également sélectionné pour son prix qui sera remis au printemps 2009.

Dans chacun de ses livres, la question de la transmission
occupe une place prépondérante :
De lait et de miel (2010),
Simon Weber (2012),
Le Bleu du lac (2018),
Une vue exceptionnelle (2019)
Suite en do mineur (2021),
Les Eaux du Danube (2024) est son septième roman chez Sabine Wespieser éditeur.

Aux éditions Gallimard il a également publié un roman,
Septembre (2015), qui reçoit le Prix des Lecteurs du Salon du Roman Historique 2015 de Levallois, ainsi qu’un essai,
De la perte et d’autres bonheurs (2016), dans la collection « Connaissance de l’Inconscient ».

Adolescence, Amour, Drame, Psychologie, Thriller

Mon ami Charly

de David Belo
Broché – 16 mai 2024
Éditeur : Éditions Taurnada

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Après un traumatisme, deux adolescents de 14 ans, Charly et Bastien, inventent le BINGO : une philosophie permettant d’anticiper, d’extrapoler et de déjouer les dangers de la vie.
Toujours en place trente ans plus tard, le BINGO promet des vacances d’été paisibles au mont Corbier pour Bastien et sa famille.
Mais lorsque l’énigmatique Chloé, meilleure amie de sa fille, se joint à l’escapade, le BINGO semble caduc.
Bastien panique et la montagne se métamorphose en théâtre des enfers.
Certaines choses sont imprévisibles.

 

• Couv_2024-036_Belo David - Mon ami Charly

 

Décidément, les Éditions Taurnada ne cesseront jamais de m’étonner !
J’en profite pour te remercier Joël…

Par où commencer ?
Rarement, je n’ai eu autant de mal à faire ma sélection d’extraits. J’en avais prévu tellement que faire un tri a été un véritable défi !

Le premier mot qui m’est venu à la fin de ma lecture a été “magnifique”. Mais où donc David Belo est allé chercher ce récit jubilatoire pour le lecteur que je suis et en même temps complètement déroutant. Des chapitres courts, du rythme, un super suspense, mais plus que tout, des rebondissements intenses et réguliers, qui n’en finissent pas, beaucoup de psychologie, des personnages émouvants, quelle claque littéraire !!!
Il m’est même venu plusieurs fois à l’esprit, mais… ce mec est fou !!!

Du coup, je suis allé voir un peu qui était David Belo grâce à Internet. Et je vous engage à faire même… Sacré personnage.

Charly et Bastien sont deux adolescents. Les meilleurs amis du monde. Ils sont amoureux de Marion. Mais leur amitié qui traverse les années.
Un traumatisme grave va venir percuter leur quotidien et ils décident alors de créer le Bingo, afin de déjouer les dangers de la vie… et ça marche.
Mais un jour, tout va basculer vers le pire.

Comment Charly et Bastien, vont-ils déjouer leur destin ?
Il leur faudra toute la malice et la plume de l’auteur pour arriver à sortir de ce véritable cauchemar.
Accrochez-vous bien pour ce voyage “coup de cœur” hors des sentiers battus, que vous ne regretterez sûrement pas !

“Certaines choses sont imprévisibles”

Alors le 16 mai, foncez vite chez votre libraire, parce qu’il n’y en aura peut-être pas pour tout le monde…
Bravo David !

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Extraits :

« Marion, pétrifiée, lâche le plat. En heurtant le sol, celui-ci explose en un million de tessons de verre comme du cristal. Elle tombe à genoux près du corps inerte et pousse un hurlement de détresse.
Les cheveux bruns, mi-longs, de notre enfant baignent dans la sauce tomate et le sang. Son visage aux traits fins est dépourvu de toute émotion et ses yeux verts sont révulsés.
Sans frapper à la porte, l’horreur s’invite dans notre foyer.
Hugo est mort… »

« Marion et moi avons les traits tirés, des cernes et tous les signes de fatigue dus au voyage et à cette nuit agitée. À contrario, les jeunes ont bien dormi et ne se sont rendu compte de rien. C’est mieux ainsi, ils ont été préservés de l’horrible vision de l’accident. »

« “Il te faut de l’aide pour porter les courses, je t’accompagne, dit Chloé depuis l’interstice de sa chambre.
– Non ! Pour quelques croissants et deux cafés, ça ira, merci.”
En catimini, je me tourne vers Marion, l’implorant de mes grands yeux. Elle sait que je suis mal à l’aise avec la jeune fille, que je ne l’aime pas beaucoup. Mais elle ne partage pas et ne comprend pas mon sentiment. Mon épouse me trouve injuste et intolérant, en deux mots, un vieux con. Elle ne m’aidera pas, j’en suis conscient et la soupçonne même de ricaner dans sa barbe qu’elle n’a pas. »

« Des doigts recouvrent mes yeux, m’empêchent de rêver davantage aux VTT et à la montagne.
“C’est qui ? demande une voix que je connais bien.
– Je dirais… la plus belle femme du monde.”
Marion danse autour de moi et me fait face.
“Tu parles de moi ? J’accepte le compliment avec plaisir.
– En fait, j’espérais plutôt voir Scarlett Johansson, mais je m’en contenterai.”
Elle serre son poing et frappe mon épaule pour corriger mon effronterie. Entrant dans son jeu, j’exprime un “ouille” de douleur totalement feint puisque son coup avait la puissance d’une mouche en perte de vitesse s’écrasant sur le cul d’une vache. »

 

David Belo est un peintre et décorateur en bâtiments depuis 1997… il est aujourd’hui artisan Spécialiste en décoration, entreprise BeloDeco (ancienne technique décorative : patine, imitation bois, imitation marbre, fresques etc…. )

Il a commencé la peinture sur tableau en janvier 2017. La passion du métier ainsi que ses connaissances lui permettent une bonne évolution dans le domaine de l’art. Peinture et photographie sont naturellement devenues sa façon de penser… vivre… Ses toiles sont réalisées avec des peintures de bâtiment, il joue avec les matières et les transparences de glacis à l’ancienne. (huile de lin – térébentine – pigments en poudre)

David Belo vit et travaille à Mogneville (France).

Passionné de films d’horreur, thrillers et adepte des livres audio, c’est à son tour d’inviter les lecteurs à frissonner au rythme de ses mots.

2024 – MON AMI CHARLY édition Taurnada
2023 – Le monde part en vrille Nouvelle au format numérique aux éditions Taurnada.
2023 – OPATOMA, le fleuve aux mille morts aux éditions LBS, diffusion Dilisco, groupe Albin Michel. Parrainé et Bandeau sur couverture par Claire Favan, auteure.
2021 – Mourir gentiment novella au format switch, Publié par Hugo Publishing sur Nextory.
2021 – Représentation du tableau Il était deux fois de Franck THILLIEZ, publié dans la version poche.
2020 – Auto-édition du recueil photographique des tableaux d’auteurs Portraits & mots d’écrivains.

Amour, Émotion, Drame, Psychologie

La toile des femmes

de Soleyne Joubert
Broché – 7 mars 2024
Éditions : M PLUS

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Cette histoire commence au creux de la femme. Là où naît la vie. Esther et Pierre attendent un enfant comme on attend la pluie, de façon enfantine et naïve. Pourtant, le jour de la naissance, Pierre disparaît, laissant Esther seule avec ce bébé qu’elle ne reconnaît pas.

Ce roman d’une douce colère est une histoire de passage. De ce moment suspendu où la jeune femme devient mère et fait du même coup l’expérience de la vie et de la mort. C’est aussi un hymne au lien qui se tisse entre les femmes d’une lignée. À cette toile d’amour charnel qu’ont tissée nos ancêtres et dans laquelle la jeune mère s’entortille pour ne plus jamais tomber.

Ce roman d’une douce colère est un hymne au lien qui se tisse entre les femmes d’une lignée.

 

• Couv_2024-033_Joubert Soleyne - La toile des femmes

 

Et encore un premier roman !
Un roman très bien écrit, dans le style et dans le rythme, mais ce sont surtout les émotions qui m’ont emporté… D’ailleurs au début, je n’ai pas toujours compris l’attitude de cette maman, c’est vrai, c’est ce qui m’a d’autant plus intéressé. Essayer de comprendre, essayer de vivre ce moment tellement difficile qu’est la dépression post partum…

Esther et Pierre forment un couple lié par l’amour. Ils vivent dans un pays où la couleur est reine, le Burkina Faso. Ils travaillent pour une ONG.
Dès le premier chapitre, on apprend qu’Esther est enceinte, mais la guerre éclate alors que la naissance du bébé est toute proche. Pierre décide qu’ils doivent quitter leur beau pays pour Paris. Il a quelques affaires encore à régler sur place et il la rejoindra dès que possible. Elle doit s’organiser, faire ses valises et contacte sa meilleure amie, Aude qui vit avec Xavier le frère d’Esther à Paris.
Quelques jours après son arrivée, elle sent les premières contractions. Elle n’est pas prête, c’est trop tôt d’autant plus que Pierre n’est toujours pas arrivé. Elle n’arrive toujours pas à joindre l’élu de son cœur. La vie d’Esther bascule complètement à ce moment-là, lorsqu’elle se retrouve seule avec son bébé, elle se sent perdue.

Le récit m’a pris aux tripes, et je pense qu’il résonnera dans l’esprit de nombreuses femmes.

Esther a eu une enfance très difficile, et aujourd’hui est est une mère sans père. Comment va-t-elle tenir rôle de maman sans l’homme avec lequel elle s’était construite. Elle a beau s’accrocher, essayer de tenir, elle ne peut pas, elle est complément perdue. J’ai essayé de ma mettre à sa place, comment aurais-je appréhendé ce qu’elle vivait ? Soleyne Joubert nous montre la colère de cette femme qui se retrouve seule devenue mère sans aucune expérience. Heureusement, Aude est là, et en tant que femme et amie, elle fera son possible pour lui redonner confiance…

Chaque femme a une histoire, avec des drames et des secrets. J’ai eu l’impression que Soleyne nous racontait peut-être son vécu avec émotion et en toute simplicité, la peur, la colère, la force et le courage nécessaire à toutes les mamans qui a un moment ont vécu ce moment où tout devient fragile, les liens familiaux, le travail, la présence d’un bébé, et même la vie… Des moments très fort où les femmes doivent lutter constamment contre la dépression qui les guette au plus profond de leur être…

Coup de cœur pour ce récit qui me rappelle qu’il ne doit pas toujours être facile de devenir maman…
Un livre que je vous recommande vivement.

Un grand merci à M+ éditions pour cette très belle surprise.

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Extraits :

« En se couchant dans le lit métallique, elle reconnut immédiatement la texture des draps. Épais et raides, avec des coutures aux ourlets qui grattent quand elles vous frôlent. Son bébé était de retour dans le lit boîte de sa naissance. Elle roula sur le côté pour le regarder, pour imprégner et saturer ses rétines de lui. Elle ferma et rouvrit plusieurs fois les paupières. Photos mentales.
Quand elle se réveillerait demain, il serait peut-être parti pour de bon et le lit boîte serait vide. Pour toujours. Les choses auraient-elles été différentes si elle avait su ? »

« Aude sortit de son sac des accessoires qu’elle avait utilisés pour ses propres accouchements. Un coussin d’allaitement, un sifflet dans lequel souffler pour mieux pousser, un baume à lèvres, des chaussettes, une enceinte de musique, des flacons d’huile essentielle, un spray pour le visage. »

« – Bois ça ! conseilla-t-il.
Elle s’exécuta et s’essuya le visage sur les manches de sa chemise. Ses cheveux attachés en une longue natte étaient durcis de poussière orange.
– Est-ce que c’est toujours aussi dur ? demanda-t-elle.
Il réfléchit un instant en se grattant le crâne.
– Je ne suis pas sûr de ce que je veux te répondre. Tu veux le discours rassurant ou réaliste ? »

« Quand elle n’eut plus rien à pleurer, il faisait nuit. Grand-Mère se leva et vint l’entourer de ses bras. La chaleur de son corps la réchauffa et elle s’apaisa enfin. Elle parla d’une voix grave et solennelle.
– La vie d’une femme est semée de chagrins insupportables, de souffrances qui nous poussent à commettre des actes impardonnables et fous. C’est notre fragilité de tellement aimer. Mais c’est aussi ce qui fait notre puissance. L’amour d’une femme, d’une mère, d’une sœur, relève du sacré. »

Soleyne Joubert est née en 1989 à Paris.

Elle nous dévoile dans ce premier roman, un univers doux et violent, dans lequel résonnent sa propre maternité, son engagement féministe et ses dix ans d’expatriation.

Émotion, Drame, Folie, Frisson horreur, Polar, Thriller psychologique

Meurtre au scalpel

de Jean-Pierre Levain
Broché – 2 avril 2024
Éditions : Des livres et du rêve

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Et si, pour une fois, le chasseur devenait la proie ?
Un prédateur sexuel se délecte des sévices qu’il va pouvoir infliger à cette femme sublime rencontrée dans un bar. Mais par un malheureux retournement de situation, il se retrouve entravé à son propre lit avant d’être émasculé puis égorgé.

Fred Brazier et son équipe sont de retour dans cette nouvelle enquête aux multiples rebondissements. Pour résoudre l’affaire, ils devront remonter le cours du temps et démasquer une bande de notables accomplis.

Une investigation en col blanc où se mêlent arnaques financières, jeux de pouvoirs, sadisme et meurtres en série.

 

• Couv_2024-032_Levain Jean-Pierre - Meurtre au scalpel

 

Époustouflant !

Jean-Pierre Levain n’y va pas par quatre chemins. J’avoue avoir au début de ma lecture été un peu décontenancé, et je ne sais pas pourquoi !
J’ai déjà lu des livres plus durs et plus violents, mais je crois tout simplement que je ne m’y attendais pas. Et pour le coup, j’ai été servi, et j’ai même malgré le sujet sombre et difficile, souris plusieurs fois tellement l’audace de l’auteur m’a épatée.

Meurtre au scalpel est un livre qui va fouiller dans la noirceur des hommes les plus vils, les plus retords, qui se retrouvent, comme c’est étrange, régulièrement tout en haut de la “chaîne alimentaire”.
Des avocats, des médecins, des hommes ayant pignon sur rue… Ils se retrouvent quelques jours, tous les ans chez l’un d’eux, dans une maison isolée en bordure d’une forêt. Et là, tout est autorisé (n’essayez même pas de deviner…), jusqu’à une chasse finale où ne seront utilisés que des arcs et des flèches pour finir en beauté. Vous aurez intérêt à vous accrocher, Jean-Pierre n’est pas un petit joueur, loin de là. Pas de temps mort, les chapitres défilent et s’intercroisent à une vitesse folle, une plume incisive et sombre qui pointe sans détour, des agressions physiques, agressions morales, une sexualité extrême où la perversion de ces hommes ne recule devant rien. J’ai ressenti du dégoût et de la haine essayant parfois de me mettre à la place des victimes.

Dans ce récit à plusieurs niveaux, le commandant du SRPJ de Lyon, Fred Brazier aidé de son adjointe, le lieutenant Gaëlle Lebras n’ont pas fini de retrousser leur manche pour aller au bout de cette enquête. Ils forment un duo parfait, mais c’est sans compter les nombreux rebondissements, les complexes revirements qui vont les perdre à de nombreuses reprises.

Pour moi, la construction de l’intrigue est parfaite. Rien ne nous sera épargné, la vengeance tient le rôle principal, et personnellement dans certains cas, je valide !

Je découvre Jean-Pierre avec ce roman. C’est son quatrième. J’ai été conquis, et je suis bien obligé de reconnaître que je suis très curieux de lire les autres…
Pour tous les amateurs du genre, et plus encore !

Un très grand MERCI à Angie des éditions Des Livres et du rêve pour sa confiance, et aussi de m’avoir permis de réaliser cette couverture…

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Extraits :
« Il aimait l’amour vache, rien à voir avec la romance. Celui qui faisait mal et laissait des traces sur le corps. Essentiellement celui des femmes qu’il prenait plaisir à martyriser pour mieux les asservir. Tous les moyens étaient bons pour arriver à ses fins y compris la pharmacopée. La motarde n’en savait rien. Elle le découvrirait bien assez tôt, à ses dépens. »

« La femme s’éloigna, puis, par un accès de mansuétude, revint sur ses pas. Elle saisit la tête du fumier par les cheveux. Il pleurnichait dans son mauvais trip. Elle lui ouvrit la gorge d’une oreille à l’autre. Point final !
En bonne ménagère, elle ramassa le pénis qui traînait par terre, se rendit dans la salle de bains et le balança dans la poubelle. »

« Elle utilisait ce terme en son sens générique et l’avait dit tout de go lors de sa prise de fonction : “Je suis profondément féministe et œuvrerai à défendre la place des femmes dans la police. Les pratiques sont, à mes yeux, plus importantes que les mots qui les qualifient. Ne comptez donc pas sur moi pour utiliser des formules ridicules pour féminiser mes propos. Quand je dis mes hommes, voyez-y un signe d’égalité entre les sexes qui a la même valeur de neutralité que le terme de flic. Pas question de parler de fliques au féminin ; encore moins de fliquettes comme je l’ai entendu dans la bouche de certains qui feraient bien d’y réfléchir à deux fois avant de réitérer pareilles âneries.” »

« Elle devait avoir approximativement l’âge d’Hélène au moment de sa disparition. Elena se rendit compte qu’il la fixait. Sa réaction le stupéfia.
– Toi aussi, tu voudras coucher avec moi ?
Désarçonné, il lui fallut quelques secondes avant de répondre.
– Bien sûr que non ! Jamais je ne te ferai le moindre mal. Tu peux me faire confiance. Tu es ici en sécurité. La porte de la maison sera toujours ouverte. Tu peux t’en aller quand tu veux. J’espère seulement que tu resteras le temps de te rétablir. Excuse-moi si je t’ai mise mal à l’aise.
– C’est parce que tu me regardais comme les autres.
– J’ai cru que…
– Tu ressembles à ma fille. Crois-moi, c’était la seule raison. Maintenant, repose-toi, il vaut mieux que je te laisse… »

 

Jean-Pierre Levain est Docteur en psychologie.

Il a été chercheur à l’Institut de recherche sur l’enseignement des mathématiques et maître de conférences en sciences de l’éducation à l’Université de Franche-Comté.

Aujourd’hui à la retraite, il s’est reconverti dans l’écriture de romans policiers. Le premier s’intitule Les femmes ne plaisantent pas avec l’amour (2020).

Facebook
https://www.facebook.com/JPLevain/

Amour, Émotion, Drame, Thriller psychologique

L’ombre des innocents

de René Manzor
Broché – 3 janvier 2024
Éditeur : Calmann-Lévy

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LE POLAR ÉVÉNEMENT DE LA RENTREE 2024
« Une fois que vous êtes dedans, vous laissez tout tomber, et la fin est absolument extraordinaire » Gérard Collard, Le Magazine de la santé, France 5
« Un stupéfiant combat de forces entre innocence et culpabilité » Le Point
René Manzor « le maître des histoires qui empêchent de dormir » Le Monde des Livres

C’EST DANS L’OMBRE DES INNOCENTS QUE SE CACHE LE MAL

Paris, bureau d’un éditeur bien connu. Alors que Marion Scriba, romancière, parle de son prochain polar, des policiers surgissent et l’interpellent, l’accusant du meurtre qui occupe la France entière depuis deux jours. Sur l’arme du crime, on a retrouvé l’ADN de Marion.
En garde à vue, la romancière clame son innocence. Mais l’ADN n’est-elle pas la reine des preuves ? Acculée, Marion ne voit qu’une solution, certes folle : s’évader pour trouver le vrai tueur et se disculper.
Wim Haag, un agent d’Europol qui a rendu son badge douze ans plus tôt, est rappelé pour cette enquête à haut risque. Très vite il comprend que quelque chose cloche : comment cette femme à la vie bien rangée, qui passe ses journées à écrire des histoires, peut-elle avoir un tel instinct dans sa cavale ?
Entre Wim, persuadé que la fugitive a un secret, et Marion, bien décidée à débusquer celui qui l’a piégée, commence une traque sans merci…

 

• Couv_2024-030_Manzor René - L'ombre des innocents

 

Avec L’OMBRE DES INNOCENTS, René Manzor m’a embarqué une fois encore dans un récit complètement dément !
Aucun temps mort, du début à la fin du récit, des rebondissements, des retournements de situations réguliers et un final encore une fois, complètement inattendu.

Marion Scriba, une mère de famille de trois enfants, sans histoires et auteure de thrillers, est accusée des meurtres de plusieurs enfants.
En effet, son ADN a été analysé sur une arme retrouvée près d’un cadavre d’enfant, à plus de 600 kilomètres de chez elle. Quelqu’un, essayerait-il de la piéger ?

Europol et la police vont devoir travailler main dans la main pour résoudre cette énigme qui pour l’instant les dépasse tous !

J’ai très vite retrouvé dans ce thriller la “patte” de René Manzor scénariste. Rien ne lui résiste.
Tel un rouleau compresseur l’auteur aligne chapitres après chapitres des faits, qui de rocambolesques deviendront très vite plausibles, malgré les mystères qui continuent d’entourer ces infanticides.
Mais René soulève doucement un voile, afin d’avancer vers la vérité, le voile qui masquait jusqu’à présent les horreurs et les ombres inavouables de nos sociétés. Le doute s’est d’abord immiscé dans mon esprit… Puis, le lecteur que je suis, était une fois de plus, pris au piège !

Marion Scriba, Wim Haag, Nayla Kassar ont tous un passé mystérieux, qui sont-ils vraiment ? Coupables, innocents ? À qui rapportent vraiment ces meurtres ?

Un récit engagé plein de finesse, époustouflant et machiavélique, qui m’a dérouté plusieurs fois psychologiquement et émotionnellement.

Une course folle à la recherche de la vérité, menée d’une main de maître !
Bravo à toi René !

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Extraits :

« L’envol de dizaines d’oiseaux sauvages jusque-là invisibles résonna comme un coup de feu aux oreilles du paresseux. Il se figea, d’une part parce que sa nature indolente ne le poussait pas à la précipitation, d’autre part parce qu’il craignait d’alerter un éventuel prédateur.
Il retint son souffle. »

« Durant la guerre froide, le passage illégal des frontières concernait surtout des réfugiés politiques fuyant le totalitarisme. Au XXe siècle, il s’était diversifié : trafic de drogue, migrants, réfugiés, commerce d’êtres humains…
Si Lampedusa et la Grèce avaient constitué les principaux points d’entrée en Europe, la récente découverte de soixante et onze corps de migrants dans un camion frigorifique avait soudain mis en lumière ce que l’on appelait désormais “la route des Balkans”. Une clandestinité par voie de terre que les autorités avaient du mal à contenir. »

« – Vous êtes bien Marion Scriba ? l’interrompit Kassar en présentant sa carte professionnelle.
– Oui, c’est moi, pourquoi ?
– Commandante Nayla Kassar, brigade criminelle. Il est 15 h 30, votre garde à vue commence maintenant.
– Quoi ? Et… et pour quelle raison ?
– Vous êtes en état d’arrestation pour le meurtre d’un enfant de sept ans et peut-être pour deux autres.
Marion demeura quelques secondes abasourdie, tant ce qu’elle venait d’entendre lui paraissait surréaliste. Elle trouva juste la force de bredouiller :
– Attendez… vous plaisantez, là ! C’est une caméra cachée, c’est ça ? »

 

 

l’auteur : Né avec le goût de construire des histoires, René Manzor a d’abord donné corps à cette envie au cinéma. Ses deux premiers films, Le Passage et 3615 Code Père Noël, le font remarquer par Steven Spielberg qui l’invite à Hollywood. Voilà le jeune Français lancé à Los Angeles, scénariste et réalisateur, ghost writer pour les grandes productions. Dans les années 2000, René Manzor quitte les États-Unis et renoue avec le cinéma français (Dédales).
En 2012, son premier roman, Les Âmes rivales, a révélé une plume au rythme vif et un univers mystérieux.

En cinq romans seulement, il s’est imposé comme une des références du thriller français.

Pour Celui dont le nom n’est plus il a reçu le Prix Cognac du polar Francophone.
https://leressentidejeanpaul.com/2020/07/15/celui-dont-le-nom-nest-plus/

Pour Apocryphe, le Prix Polar Les Petits Mots des Libraires,
https://leressentidejeanpaul.com/2018/10/31/apocryphe-de-rene-manzor/

Pour À Vif, le Grand Prix Iris Noir Bruxelles 2021 et le Prix de l’Embouchure 2022.

Du fond des âges
https://leressentidejeanpaul.com/2022/11/16/du-fond-des-ages/