Émotion, Drame, Roman

Tenir debout

de Mélissa Da Costa
Broché – 14 août 2024
Éditeur : Albin Michel

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Jusqu’où peut-on aimer ? Jusqu’à s’oublier…

Le nouveau roman de Mélissa Da Costa nous plonge au cœur de l’intimité d’un couple en miettes et affronte, avec une force inouïe, la réalité de l’amour, du désespoir, et la soif de vivre, malgré les épreuves.

« Elle a conquis ses lectrices avec Tout le bleu de ciel, les a désarçonnées
avec La Doublure et enthousiasmées avec Les Femmes du bout du monde. »

Olivia de Lamberterie, Elle

« Un succès complètement mérité. »
Augustin Trapenard, La Grande Librairie

« Mélissa da Costa, la jeune romancière qui chamboule tout ».
Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire

« Cette intrigue bouleversante nous tient en haleine
au fil de rebondissements imprevisibles. »

Pelerin

 

• Couv_2024-102_Da Costa Melissa - Tenir debout

 

Je pourrais résumer ce magnifique roman en un mot : bouleversant !

En quelques romans Mélissa Da Costa à su toucher de nombreux lecteurs, et comme je les comprends, j’ai plongé avec plaisir moi aussi dans chacun de ses ouvrages.

Je sentais “Tenir debout” très différents de ses autres romans. Je ne me suis pas trompé.
Mélissa entre pour moi définitivement dans la cour des “grands”, et je continuerai de la suivre…

Tristesse, perdition, violence, haine, amour, sincérité, Mélissa aborde tous les sentiments vécus par tous les couples. Ce récit parle de la vie, avec ses hauts et ses bas. Comment ne pas être captivé, déconcerté… touché par le vécu de François et d’Éléonore… couple fusionnel confronté à l’une des épreuves les plus compliquées à surmonter, le handicap physique dans la vie d’un couple. Le récit oscille constamment entre amour et colère, entre angoisse et espoir. Difficile de ne pas verser quelques larmes durant ma lecture où je me suis senti rempli d’empathie pour l’un ou l’autre en sachant tout au fond de moi qu’ils avaient tantôt raison et tort à la fois.

Alors, c’est un livre qui forcément fait réfléchir, et au fur et à mesure de ma lecture, je devais accepter les choix de l’autrice dans son roman coup de poing, acquérir une autre vision, sur nos aptitudes à changer lorsque le besoin est là, comment s’adapter, afin que la vie puisse triompher avant qu’elle ne prenne une tournure allant définitivement vers l’irréparable.

L’autrice nous évoque ainsi que le handicap n’annule aucun de nos rêves. Il les transforme, mais ils sont bien là, toujours présents et n’attendent que d’être à nouveau révélés.
C’est dur, c’est éprouvant et tellement beau pourtant !
Une lecture captivante, pleine de réalisme, que je vous conseille.

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Extraits :

« J’ai mal. C’est à peu près la seule réalité dont j’ai conscience. J’ai mal. Atrocement. C’est diffus. Comme un halo qui irradie en continu dans mon dos jusqu’à ma nuque et mes mâchoires. Chaque inspiration, chaque expiration, comme si mes côtes avaient été écartelées, puis broyées minutieusement jusqu’à ce qu’il ne reste que des miettes. Je souffre, mais je serre les dents. Si j’ouvre la bouche, si je parviens à produire un grognement, ils me demanderont : « Tout va bien, monsieur Louvier ? Vous avez mal ? »

« Le petit gobelet de café a refroidi. Je n’y ai pas touché non plus. Cinq heures que je suis plongée dans ce drôle d’état second, calme et apaisé. Les pas et le roulement des chariots dans le couloir me bercent. Les bips des machines de François me rassurent. Si je reste ici, ça ira. Je me répète cette phrase en boucle. J’appréhende le moment où on me mettra dehors, où je retrouverai le vent glacial de la fin octobre, les gens, le bruit, l’agitation.
“Vous voulez mettre la télévision ? a demandé l’infirmière qui est passée plus tôt.
– Non.” »

« Tout se mélange dans ma tête. L’angoisse, la peur, la surprise et l’incompréhensions. Je fixe la porte de la chambre avec crainte tandis que François soulève la laine de mon chandail, pose son nez entre mes seins, dans la chaleur de ma peau, au plus près des battements de mon cœur.
“François…”
Alors il se met à pleurer, ici, contre ma poitrine. Je passe mes mains dans ses cheveux. Des mains tremblantes. Je murmure : “Ça va aller, mon amour. Je ne partirai pas.”
Je ne crois pas qu’aucun mot le réconforte. Mais là, contre mon corps, il se sent à l’abri. Protégé.
“Ça va aller, tu verras…” »

« “Je crois que j’aimerais parler de l’immeuble tout entier. De la société tout entière. Ce monsieur qui s’abrutit avec la télévision, cette famille bridée par le caractère tyrannique du père, ce couple dont les téléphones portables ont pris toute la place … /… nous sommes tous enfermés dans notre quotidien, nous sommes tous dans ces carrés de lumière jaune sur la façade d’en face, à quelques mètres les uns des autres, et pourtant éminemment seuls. Mais si nous nous regardions, nous découvririons tous ces alter ego aussi seuls que nous, aussi désœuvrés, angoissés, optimistes, peureux, amoureux, emplis d’espoirs, de rêves, de craintes. Le message pourrait être alors : ouvrons grand les fenêtres et rencontrons-nous ! Un message d’humanité… Tu vois ?”
Je vois. Parfaitement. »

 

Mélissa Da Costa est une romancière française.

Après des études d’économie et de gestion à l’Institut d’administration des entreprises de Lyon (IAE) (2008-2011), elle est chargée de communication dans le domaine de l’énergie et du climat. Elle suit également des formations en aromathérapie, naturopathie et sophrologie.

Recherche compagnon(ne) de voyage pour ultime escapade (2017), sorti en librairie sous le Tout le bleu du ciel (2019), est son premier roman.
Salué par la presse, il a reçu le prix du jeune romancier au salon du Touquet Paris Plage.
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/17/tout-le-bleu-du-ciel/

Je revenais des autres (2017), et Les Lendemains (2020), sont portés par les libraires et salués par la presse, ils ont conquis plus d’un million de lecteurs.
https://leressentidejeanpaul.com/2021/08/04/je-revenais-des-autres/
https://leressentidejeanpaul.com/2022/04/18/les-lendemains/

Les douleurs fantômes (2022) est lauréat du Prix Babelio – littérature française 2022.
https://leressentidejeanpaul.com/2022/08/25/les-douleurs-fantomes/

La Faiseuse d’étoiles
https://leressentidejeanpaul.com/2023/07/17/la-faiseuse-detoiles/

Les Femmes du bout du monde
https://leressentidejeanpaul.com/2023/08/31/les-femmes-du-bout-du-monde/

Elle figure au palmarès du Figaro des auteurs français ayant le plus vendus de livres.

Drame, Folie, Frisson horreur, Noir, Thriller

Enigma

de Armelle Carbonel
Broché – 18 septembre 2024
Éditeur : Le Livre de Poche

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Domaine de la Haute-Barde. Un énigmatique orphelinat, théâtre de terribles événements. Par une nuit d’orage, soixante-neuf ans plus tôt, des enfants ont mystérieusement disparu. Spécialiste des édifices à l’abandon, la journaliste et cinéaste Barbara Blair tente de comprendre ce qui leur est arrivé. Mais les habitants du petit village n’apprécient guère cette étrangère qui vient remuer ce passé trouble, d’autant qu’un nouveau drame ne tarde pas à les frapper. Entre légende et réalité, Barbara est confrontée à une énigme qui menace de réveiller les démons d’autrefois, mais aussi ses plus douloureux souvenirs. Certains secrets doivent être tus à tout jamais, au risque de vous hanter jusqu’à votre dernier souffle.

“Une plume glaçante.”
Sylvie Lecoules, Le Tarn libre.

 

• Couv_2024-101_Carbonel Armelle - Enigma

 

Après, les superbes Criminal loft et Majestic murder, je ne pouvais pas passer à coté d’Enigma la suite de Sinestra !
C’est un roman obscur et magistral, où Armelle nous emmène très loin…

Barbara, est une journaliste et cinéaste, elle s’est spécialisée dans les documentaires sur les lieux mystérieux et abandonnés où ont eu lieu des disparitions inexpliquées. Elle veut savoir pourquoi, dans un ancien orphelinat, situé dans le Domaine de la Haute-Barde, soixante-neuf ans plus tôt, plusieurs enfants ont disparu, durant une nuit d’orage, et jamais personne ne les a retrouvés. Accompagnée de ses deux collaborateurs, David et Warren, ils décident de mener l’enquête. Une affaire qui lui rappelle étrangement celle du Val Sinestra, en Suisse, où sa fille Emma a disparu quatre ans plus tôt. Sur place, une vieille habitante, Magda et Arnold, un ancien policier, vont tenter de les aider dans cette quête mystérieuse, contre les avis du reste des habitants, quand un nouveau drame survient.

Armelle nous a concocté un thriller avec une intrigue très sombre, machiavélique, dans une sorte de huis clos aux nombreux rebondissements, entre fantômes, légendes et réalité…
Encore une fois, c’est d’une main de maître que l’autrice m’a complètement surpris par cette suite superbe et très subtile.

Oserez-vous la suivre dans cette nouvelle aventure ?
C’est troublant, très angoissant, mais qu’est-ce que c’est bon !

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Extrait :

« Une chose hideuse s’est logée en moi.
Lutter ne servirait qu’à accroître la pourriture qui m’infecte.
C’est ainsi que débute le premier chapitre d’une épopée sous influence, et j’ai l’assurance que cette mise en bouche te plaira. Inutile de prétendre le contraire, tu ne recules jamais devant un bon festin.
Dès le premier regard, j’ai su qu’elle serait la prochaine. »

« En lisière de forêt, sommeille un étang au bord duquel une masure flamboie à la lueur d’un feu allumé pour la nuit. Une chaleur rassurante émane de la cheminée où les plus jeunes de la fratrie se pressent afin d’assister à la veillée. Les mains calées sous le menton, ils restent suspendus aux lèvres de leur mère, qu’une voix caverneuse transforme en véritable conteuse. L’histoire, tous la connaissent depuis le berceau, et les plus ingénieux ne sont pas sans savoir qu’elle constitue une mise en garde. Cette fable, plus triste qu’un saule en pleurs, ne les effraie pas pour autant. Les versions se succèdent, mais aucune ne ressemble aux autres, si bien que la réalité des faits se noie finalement sous un enrobage d’incertitudes. Ce soir, elle raconte que leur petit village de Beaumont-la-Ronce a connu son lot de souffrances et de perversions. »

« Disposée sur la literie douteuse, une poupée grimaçante forme un puzzle sectionné en six morceaux distincts. Fichées dans le plancher, les billes oculaires arrachées valident la théorie d’une mise en scène particulièrement démente. Non loin de la tête blonde décapitée, une nuée de mouches complète le panorama en survolant un dôme de matière fécale. »

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l’auteur : Armelle Carbonel, née le 16 juillet 1975 à Paris, est écrivain. En parallèle de son activité littéraire, elle travaille pour le Ministère de la défense.

Elle commence à écrire dès son plus jeune âge. À 8 ans, elle rédige des poèmes, puis à 11 ans, un roman fantastique. À 15 ans, elle se tourne vers le théâtre avec la composition de 3 pièces de théâtre, avant de revenir au roman à 20 ans. Elle remporte de nombreux prix Littéraires (Art et Lettre de France, Concours littéraire des Armées, concours de poésie de la ville de Rambouillet, Prix Calliope.) sous le pseudonyme de Rebecca Arque pour son roman Criminal Loft (publié en auto-édition en 2011) et devient membre du Collectif de la Plume Noire. Elle retravaille son thriller Criminal Loft dans une nouvelle version en 2015. Elle est également l’auteur de Les Marais funèbres et La Maison de l’ombre.

En 2013, elle participe au recueil de nouvelles Santé, au profit de la fondation Maladies Rares.

– Sinestra (2018)
https://leressentidejeanpaul.com/2020/05/20/sinestra/

Drame, Témoignage

Ne leur pardonnez pas ! 3

Ils savent très bien ce qu’ils font…
L’EMPIRE DU MENSONGE
de Jean-Michel Jacquemin-Raffestin
Broché – Illustré, 11 septembre 2024
Éditions : Nouvelle Terre

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Jean-Michel Jacquemin-Raffestin continue son travail d’enquête sur les mensonges d’État. Il décortique à présent pour nous les mensonges de l’Occident sur une guerre qui se prépare depuis plus de 30 ans, celle menée par les Américains contre les Russes en utilisant aujourd’hui – approximativement depuis 2014 – les Ukrainiens et des Européens. En guise d’entrée en matière, il est essentiel de constater qu’en 248 ans d’existence, les États-Unis ont déclenché plus de 200 guerres sur la planète. De 248 conflits armés survenus dans 153 régions du monde, 201 ont été déclenchés par les Américains. Ils n’ont et n’ont résolument jamais eu d’équivalent en termes de fauteurs de guerres. Alors qu’en 1962, John Fitzgerald Kennedy avait fermement refusé que l’URSS installât des missiles à Cuba, il reçoit littéralement toute la reconnaissance de l’Occident. Aujourd’hui en revanche, Vladimir Poutine, en refusant pareillement que l’OTAN établisse des bases militaires à sa frontière, se fait unanimement traiter de dictateur sanguinaire par ce même Occident.
Nous découvrons ici à travers divers documents et mensonges comment cette guerre Ukraine/Russie s’est nouée, prévue et préparée depuis l’éclatement de l’URSS, et comment les Accords de Minsk ont été hypocritement signés par François Hollande et Angela Merkel. Il est également question de cette fameuse « Révolution orange » – le Maïdan – orchestrée par la CIA en s’appuyant sur les habituels jeux de rôles de cette dernière. Il faut également établir ici que l’Otan, avec plus de 850 bases militaires dans le monde, n’a jamais tenu ses engagements de ne pas s’étendre au-delà de l’Elbe, Les médias français nous expliquant que rien ne saurait étayer cette affirmation. Notre auteur a ainsi trouvé le document qui le prouve, signé en 1993 par l’Amérique de George W. Bush et la Fédération russe naissante de Boris Eltsine. Il s’agit de comprendre que les États-Unis qui, après l’avoir vu dans un film, ont placé un clown à la tête du pays le plus corrompu d’Europe, l’Ukraine, ne craignent qu’une chose, c’est qu’Européens et Russe ne deviennent les meilleurs amis du monde. Ils veulent ainsi empêcher tout lien commercial, allant même jusqu’à faire exploser les 2 gazoducs « Nord Stream », comme le président Biden l’a annoncé pour parachever la destruction de l’économie européenne.
On voit dans ce qui est exposé ici, que ce sont des nazis ont pris possession du pouvoir en Ukraine – et également ailleurs –, lesquels massacrent et torturent les Ukrainiens russophiles de l’est du pays depuis 10 ans. Il s’agit enfin de se rendre compte que les sanctions occidentales qui devaient mettre la Russie à genoux ont eu le résultat inverse : la Russie se porte aujourd’hui bien mieux que la France !

 

• Couv_2024-100_Jacquemin-Raffestin Jean-Michel - Ne leur pardonnez pas ! 3 Ils savent très bien ce qu'ils font… L'empire du mensonge

 

En avril 2023, je découvrais Jean-Michel Jacquemin-Raffestin, évoquant entre autres la crise de la Covid-19, avec Ne leur pardonnez pas ! Ils savent très bien ce qu’ils font.
Quelques semaines plus tard, j’enchaînais avec Fukushima – Tremblements et stupeur 10 ans après, où l’auteur nous apprends les mensonges de divers États Européens suite à la catastrophe nucléaire.
Jean-Michel a d’ailleurs reçu pour son ouvrage Ce fameux nuage… Tchernobyl : La France contaminée, sérieux et fort bien documenté, les félicitations de l’ancien président de l’Ukraine, Leonid Koutchma, le 30 novembre 1998.

Puis vint la suite de Ne leur pardonnez pas !, le tome 2, Ils savent très bien ce qu’ils font… depuis très longtemps ! que tout le monde devrait lire pour avoir un aperçu du monde malheureusement réel dans lequel nous vivons.

Aujourd’hui, pour mon centième Ressenti de l’année, après “plusieurs” heures de lecture et de recherches diverses sur les réseaux, qui ont cimenté au fur et à mesure ma lecture, c’est du tome 3 dont il est question. L’EMPIRE DU MENSONGE.
Ce troisième tome, axé sur la guerre en Ukraine, dévoile les comportements des États-Unis, de la Russie, mais pas seulement…
Jean-Michel fait encore une fois un très gros effort de collecte d’informations, offrant énormément d’éléments de contrôle et de réflexion. Tout est sourcé, fouillé, implacable et rigoureusement documenté. Je signalerai au passage, qu’aucun de ses livres n’ont jamais été inquiétés, ni interdits. Ils se veulent le reflet de la vérité !

On les nomme “lanceurs d’alertes”, certains les appellent “complotistes”, pour moi, Jean-Michel Jacquemin-Raffestin est tout simplement un homme qui s’inquiète pour le devenir du monde dans lequel nous vivons…

Certains lecteurs réagiront peut-être aux réactions que l’auteur glisse çà et là dans son livre. Personnellement, elles me plaisent, elles donnent du rythme et apportent un côté humain à ce qui ne serait au final qu’un Nième rapport sur le conflit entre deux grandes puissances… Jean-Michel est engagé, passionné et c’est comme ça. Il fait partie de ces quelques personnes qui un jour ont fait un choix. Ouvrir nos yeux malgré les risques qu’ils encourent dans leur quotidien…

Un livre qui s’adresse à ceux qui ne veulent plus se voiler la face !

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Extraits :

« Depuis 2022, en France, comme ailleurs en Occident, ceux qui s’opposent à la parole officielle sont traités de “complotistes”, puis mis au ban de la société… Heureusement, ce mot de “complotistes” n’existait pas durant les années 1980-90, sinon nous aurions eu : l’Affaire des avions renifleurs, “complotistes” ! Le nuage de Tchernobyl, “complotistes” ! Le Sang contaminé, “complotistes” ! Les Hormones de croissance, “complotistes” ! le Rainbow Warrior, “complotistes” ! Etc.
Mais, qu’est-ce qu’être complotiste ? Être complotiste, c’est faire des recherches pendant des heures en exerçant son esprit critique, avant que des individus qui ne font aucune recherche, mais qui regardent la télévision en avalant tout cru ce qu’on leur y annonce, nous disent que nous sommes… »

« L’Occident tout entier est désormais aux prises avec des élites milliardaires qui ont la mainmise sur les médias, l’establishment politique et toutes nos institutions importantes. Ces dernières années, nous avons vu ces oligarques étendre leur influence sur les marchés, la finance et le commerce, jusqu’à la politique, aux questions sociales, à la santé publique, à l’écologie, le fameux CO2, et même à la nourriture. »

« Cette guerre n’est ni plus ni moins qu’un big business et assurément le plus gros hold-up du siècle, voire de l’histoire de l’humanité. Ceux qui l’ont provoquée sont ceux qui vendent les armes pour la faire et qui, en plus, raflent les marchés de reconstruction qui l’accompagnent. Tout ça financé par les pauvres Européens qui, une fois de plus, sont les dindons de la farce – impôts, taxes, augmentation des prix, inflation, appel aux dons… »

« “Nous sommes en guerre !”. D’après un sondage, 76 % des Français sont “contre”, mais ce qui laisse tout de même dubitatif, ce sont les 24 % qui sont “pour”. Alors à ceux-là, qui sont certainement parmi les 18,4 millions de français qui ont voté pour le “prince”, vu leur super courage, je voudrais suggérer, puisqu’ils sont si forts, si courageux, si engagés dans ce conflit, eh bien d’aller en première ligne. Sortez de derrière vos écrans, quittez vos micros ; soyez rassurés parce que vous serez particulièrement bien guidés, grâce aux conseils de tous les généraux de plateaux télé. »

 

Jean-Michel Jacquemin-Raffestin est journaliste, spécialiste de Tchernobyl et auteur de Tchernobyl – Cachez ce nuage que je ne saurais voir. Après avoir mené l’enquête pendant près de huit ans, pour raconter les causes et les conséquences de ce drame, il a entamé une autre enquête sur la catastrophe de Fukushima.
Il se définit comme un passionné des mensonges d’État.

Fukushima – Tremblements et stupeur – 10 ans après
https://leressentidejeanpaul.com/2023/05/25/fukushima/

Ne leur pardonnez pas ! Ils savent très bien ce qu’ils font…
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/09/ne-leur-pardonnez-pas-ils-savent-tres-bien-ce-quils-font/

Ne leur pardonnez pas ! 2
Ils savent très bien ce qu’ils font… depuis très longtemps !
https://leressentidejeanpaul.com/2024/09/01/ne-leur-pardonnez-pas-2/

http://www.jeanmicheljacquemin.com/biographie

Émotion, Drame, Philosophique, Roman

Peindre la pluie en couleurs

de Aurélie Tramier
Poche – 2 février 2022
Éditions : Le Livre de Poche

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Morgane est une directrice de crèche solitaire et revêche qui ne supporte plus les enfants. À trente-cinq ans, elle vit dans le rêve de racheter une pension pour chiens. Tout vole en éclats lorsque sa sœur meurt dans un accident de voiture, lui laissant ses deux enfants en héritage. L’arrivée d’Eliott, dix ans, et de Léa, six ans, bouscule son quotidien maniaque et fait ressurgir un passé douloureusement enfoui.

Les voix de Morgane et d’Eliott alternent dans ce roman pour nous tracer la reconstruction d’une femme blessée qui découvre la force de l’amour maternel.

“Un roman attachant et touchant.”
Isabelle Theillet, Page des libraires.

“C’est un très joli livre, plein d’émotion, de tendresse.”
Gérard Collard, Le Magazine de la santé, France 5.

 

• Couv_2024-099_Tramier Aurélie - Peindre la pluie en couleur

 

“Peindre la pluie en couleurs” commence comme un tunnel sombre. Puis apparaît une petite étincelle…
L’étincelle se diffuse devient de plus en plus puissante, elle se rapproche, doucement tout doucement. Elle se nomme Eliott, Léa, elle se nomme aussi Linh, Viviane, Snoopy, Laura, Tiago, Jean-Michel, Alice et sa mère Valérie, et elle se nomme aussi Lancelot…

L’étincelle brille de plus en plus, puis se transforme en lumière, et finalement, le tunnel disparaît. Morgane aperçoit l’horizon, là, juste devant, devant aux yeux. Le soleil finira-t-il par briller enfin pour elle ?
Détrompez-vous ce n’est pas un conte de fées, c’est une simple histoire, une histoire de tous les jours, un peu la mienne, la vôtre aussi peut-être…

Aurélie, avec des mots tendres et beaucoup d’émotion, nous raconte les épreuves vécues par Morgane durant toute sa vie. Il aura fallu le décès de celle qu’elle aimait le plus au monde, sa “petite” sœur qui lui confiera ses deux enfants, avant son dernier souffle, pour qu’enfin l’envie de se battre émerge au fin fond d’elle-même…
Commencera alors pour elle, une nouvelle vie, pour laquelle elle ne s’était pas préparée du tout !

Un magnifique roman qui donne envie de lutter, pour vivre…

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Extraits :

« Je tombe.
C’est sans fin.
Comme Alice quand elle saute dans le terrier du lapin.
Léa est en train de décrocher la lune. Je touche le fond de la piscine, je vais me noyer, c’est sûr.
— Viens, Eliott ! Pourquoi tu te balances pas ?
crie Léa.
Je suffoque. Je jette par terre la médaille dont le cordon m’étrangle. Une main se pose sur mon épaule.
Je sursaute. C’est Morgane, sans son sourire. »

« C’est ici que je dis au revoir à ma petite sœur, mon amie, ma confidente. Celle qui me poussait, m’aimait sans condition. La seule à qui j’aurais pu tout dire et qui pourtant ignorait tout. Celle que j’aimais, qui savait se taire et simplement écouter.
Ma petite mère. Je ne m’en remettrai jamais. »

« Émilie, mais pourquoi es-tu partie ?
En vrai, je m’en fous de ces livres, mais toi, pourquoi m’as-tu abandonnée ? Je n’avais que toi… Et pourquoi m’as-tu choisie moi, bon sang ? Tu me voyais meilleure que je ne le suis… Tu as toujours cru en moi. En vrai, je suis nulle, je ne suis qu’une pauvre fille solitaire, je ne sais rien faire avec les enfants, je n’ai jamais réussi.
Il y a tant de choses que je ne t’ai pas dites… Mais j’avais si peur que tu t’éloignes… Je ne pouvais pas risquer de te perdre, tu comprends ? Pardonne-moi…
Pardonne-moi de ne pas t’avoir parlé… Mais jamais, jamais je n’aurais pensé que tout s’arrêterait d’un coup.
Comment aurais-je pu ? Après tout ce que j’ai fait…
Contre un arbre… Je l’aurais scié de mes mains si l’avais su. Un arbre… Même pas beau… »

« J’écrase sur mes joues une ou deux larmes qui auraient pu la réveiller en tombant sur elle. D’autres glissent dans mon cou. Mon cœur bat au rythme du sien qui s’apaise.
Ma petite nièce.
Ma toute petite nièce.
Ma petite fille.
Ma toute petite fille.
Tu me réveilles toutes les nuits depuis trois semaines. Je suis à bout, je n’arrive plus à travailler convenablement, j’ai trop de choses à penser toute la journée. À la crèche, je suis de plus en plus impatiente, les filles le remarquent… »

« Sur le parvis, un rayon sèche mes larmes. Le ciel n’a pas encore fini de pleurer, mais un arc-en-ciel vient peindre la pluie en couleurs. Je reprends lentement le chemin de la crèche. Au fond de ma poche, je trouve tout un tas de petits cailloux collectés par Léa au square le week-end dernier et fourrés dans mon manteau plutôt que dans le sien. J’égrène machinalement les petites pierres une à une jusqu’à la bouche de métro, sans cesser de penser à cette flammèche rouge qui brûle mon chagrin dans le cœur d’une église. »

 

Née à Aix-en-Provence en 1982, Aurélie Tramier a poursuivi des études littéraires à Paris avant de se reconvertir dans le marketing. Mère de trois garçons, elle habite Munich où elle partage son temps entre l’écriture et son métier d consultante. Elle est l’autrice de :
– Vous reprendrez bien un petit chou ? (KDP 2017),
– Peindre la pluie en couleurs (Belle Étoile 2020, Livre de Poche 2022)
– La Flamme et le papillon (Belle Étoile 2022, Livre de Poche 2024)
– Bien-Aimée (Belle Étoile 2024).

Chacun de ses romans explore un thème profondément différent, tout en gardant une signature commune : l’émotion.

Bien-Aimée a obtenu le Prix de l’Académie d’Aix en juin 2022 et a été en finale du Prix Maison de la Presse 2022. Il est en sélection pour le Grand Prix Littéraire de Provence et le Prix Mare Nostrum.

La Flamme et le papillon a obtenu le Prix du Roman des Amis de l’Académie d’Aix en juin 2022 et est en sélection du prix Choix des Libraires 2024 (Livre de Poche).

Peindre la pluie en couleurs a été en sélection du prix Choix des Libraires 2022 (Livre de poche) et du grand prix Audiolib 2024.

Ils en parlent:

Virginie Grimaldi : “J’ai adoré, j’y pense depuis que je l’ai lu”.

Gérard Collard : “Un roman historique, une histoire d’amour magnifique, une très très grande écrivaine”.

Isabelle Theillet : “Un roman attachant et touchant.”

Émotion, Drame, Roman

Jardin(s) – La Femme trouée

de Francis Denis
Broché – 1 avril 2020
Éditions : La Route de la Soie Éditions

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Comment résumer les écrits de Francis Denis ?
Comment narrer les vies de ses personnages ? Nous faut-il une musique ? Une couleur ? Une odeur ?
C’est Alain Cadéo qui en parle le mieux.
Il écrit « Préfacer, postfacer, nous préférons passer, glisser, nous “effacer”, comme les personnages si attachants et tristement oubliés de Francis Denis. Rêveurs et acharnés, pitoyables démons venant gratter les portes de nos cerveaux-greniers. Tant de tendresse inaboutie ! Combien de crimes n’avons-nous pas commis au nom d’impossibles amours ? Combien de rêves avons-nous faits brouillant les cartes du réel ? Vagabonds de l’esprit ? »

 

• Couv_2024-098_Denis Francis - Jardins(s) - La femme trouée

 

Préfacé par notre regretté, Alain Cadéo, je termine à l’instant, jardin(s), un roman de Francis Denis, que je découvre…

Une lecture agréable qui nous raconte la vie de René, avec un peu humour parfois. Un homme un peu perdu, un homme qui se cherche. Il a besoin d’être reconnu, aimé, ou peut-être tout simplement qu’on le remarque…
Alors il a une idée, une belle idée même et ça marche, petit à petit les voisins lui parlent, lui rendent visite, il est enfin heureux. Mais la vie ne fait pas de cadeau, jamais…
Survient alors “LE dérapage” qui pourrait remettre sa nouvelle vie en question.

Je continue tranquillement ma lecture et “surprise”, un autre texte plus court La femme trouée, suit le premier roman, et là…

Je suis resté bouche bée !
On change de registre. Cette fois-ci, c’est une femme ou plutôt deux femmes qui sont nos héroïnes. Marguerite et Marthe.
Marguerite est la fille de Marthe, elle ne veut pas grandir pour ne pas souffrir. Elle sait que la vie des adultes est compliquée, sans répit. Elle ne veut pas abandonner ses poupées et une certaine insouciance, mais Marguerite à cinquante-trois ans, Marthe est très inquiète…

Cette seconde histoire bouleversante, je pèse mes mots, je ne l’ai pas vue arriver du tout !
La première m’avait titillée, la seconde m’a subjuguée !
Beaucoup d’émotions et une maîtrise toute particulière de ce que nous sommes et de ce que nous voulons être. Des hommes, des femmes essayant de vivre, voire de survivre, dans un monde où les rapports humains et les sentiments tendent à disparaître…
Cinquante-trois pages qui m’ont complètement retourné la tête.

Mais qui donc est Francis Denis, pourquoi n’est-il pas plus connu ?

Francis Denis est né le 30 janvier 1954 à Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, il n’en est pas à son premier ouvrage, d’ailleurs, il écrit aussi des poésies, mais c’est surtout par la peinture qu’il s’est fait connaître et comme il le dit très bien lui-même : « Je ne peins pas pour faire beau, mais pour faire vrai. »
Je vous invite à aller sur divers sites et à découvrir ses différentes toiles.
Et plus encore si vous êtes curieux, ce premier livre coche pour moi de nombreuses cases.
C’est une très belle surprise qui m’a donné envie de suivre ce “nouvel” auteur, qui en quelques lignes seulement a su parler à mon cœur…

Je pense que Francis est un artiste, un vrai, dans tous les sens du terme, tout simplement…

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Extraits :
« Nous habitons rue des Galets, dans un quartier relativement calme bien qu’il ne soit pas résidentiel.
Les maisons sont toutes mitoyennes, mais l’ensemble ne ressemble heureusement pas à cet alignement de façades toutes identiques que l’on peut trouver dans les corons, ce qui y rend sans doute la vie bien monotone. »

« Il fallait s’y attendre. La police a débarqué chez moi ce matin.
Ils ont épluché les factures, vérifié les dates de chaque intervention, m’ont interrogé longuement sur l’état de santé morale et psychique de Théodore. Ils ont inspecté de fond en comble le jardin et n’ont rien trouvé.
Qui pourrait penser un instant qu’un cadavre puisse reposer à plusieurs mètres de profondeur sous les rires de quelques enfants jouant dans une minuscule pataugeoire ? »

« Marthe se demande si Marguerite est également en mesure de replonger dans ses souvenirs, tout au moins ceux qui auraient pu la rendre heureuse pour le reste de son existence.
Les souvenirs, ça se cultive. Comme les légumes dans le potager, il faut en prendre soin, leur parler, apaiser leur soif, leur murmurer des mots gentils ou encore chantonner tout en remuant la terre tout autour pour qu’ils puissent respirer et s’épanouir en toute tranquillité. »

« Marguerite repose le stylo sur le cahier aux pages couvertes d’écritures. Elle aurait pu se servir de l’ordinateur, mais elle préfère laisser couler l’encre sur le papier.
Elle se sent apaisée et observe le paysage avec émotion à travers la baie vitrée.
Au loin, des navires sillonnent la page grise de l’océan…
Pour elle, ce sont autant de bouteilles à la mer, de messages d’espoir, d’appels à l’aide, autant de mots en partance abandonnés au bon vouloir des vents et des courants. »

 

Francis Denis est né en 1954. Auteur et artiste peintre autodidacte, il réside à Longuenesse, dans le Pas-de-Calais, près de Saint-Omer, en France. Il a été éducateur de 1973 à 2014. Il fut le co-fondateur de la revue poétique Lieux-d’Être avec le poète Régis LOUCHAËRT puis co-organisateur du festival d’art sacré contemporain « Les Regardeurs de Lumière » en la cathédrale de Saint-Omer de 2008 à 2013.

La Route de la Soie – Éditions est une maison indépendante dont le but est de faire émerger des passerelles d’humanités, des résistances poétiques.

Histoire, Polar historique, Suspense, Thriller ésotérique

Le testament du chevalier

Arnaud Delalande
Broché – Grand livre, 28 mars 2024
Éditeur : Robert Laffont

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Des parchemins inestimables…
Une enquête à travers les siècles…
Et si le Graal était tout près de nous ?

Domfront, octobre 1161. Un chevalier fou vient mourir dans les bras d’un troubadour de légende.
Paris, 2023. Judith Guillemarche, religieuse et spécialiste des parchemins médiévaux, est sollicitée par un conservateur venu de Normandie. Il est certain d’avoir mis la main sur des originaux de Chrétien de Troyes, égarés depuis des siècles.
Et si ces manuscrits étaient la clé pour accéder au Saint Graal ?
Judith est perplexe, jusqu’à ce que son ami archéologue soit assassiné.

L’enquête devra fouiller dans le passé et faire revivre un Moyen Âge bruissant pour résoudre plus d’un mystère…

 

• Couv_2024-097_Delalande Arnaud - Le testament du chevalier

 

J’ai découvert Arnaud Delalande en 2002 avec l’excellent Notre-Dame sous la terre, son premier roman, qu’il publia, alors qu’il n’avait que 26 ans !
Il se vendra très vite à plusieurs milliers d’exemplaires et sera traduit en de nombreuses langues…
Je l’ai adoré !

Plus tard, la même année, j’ai lu L’Église de Satan. Puis au fur et à mesure des sorties, La musique des morts, Le piège de Dante, La lance de la destinée, Les fables de sang, Notre espion en Amérique, “Révolution, 1. Le cœur du roi, et Révolution, 2. Le sang du roi.
Cela faisait un moment que Le testament du chevalier me tendait les bras. Vous l’aurez vite compris, Arnaud est un conteur que j’apprécie tout particulièrement. Ce mélange d’Histoire, de polar, de suspense, de magie, de rêve aussi, et beaucoup d’érudition, m’emporte à chacun de ses récits.
“Le testament du chevalier” obéit aux mêmes règles, et plus encore…

Au XIIe siècle, celui qui semble être un soldat de Dieu arrive à se confesser au jeune Chrétien de Troyes, juste avant qu’il ne décède. Chrétien reste abasourdit par ce qu’il vient d’apprendre. Heureusement, il a pu prendre des notes au fur et à mesure de ce qui ressemble à une confession. Plus tard, il se servira de ces révélations, pour écrire plusieurs œuvres en rapport avec le Graal, la légende arthurienne, les récits de Lancelot, de Perceval et bien d’autres encore.
Près de neuf cents ans plus tard, à Domfront-en-Poiraie, Florent Nicolas, un jeune conservateur, est persuadé d’avoir enfin trouvé les pages manquantes de “Perceval” mentionnant l’emplacement du Saint-Graal. Il contacte alors Judith Guillemarche, religieuse, médiéviste et conseillère spéciale au Vatican, et lui montre des parchemins qui pourraient peut-être remettre en cause la fin de “Perceval” et du livre du Graal, le dernier roman de Chrétien de Troyes. Un roman ésotérique qui a inspiré de nombreux auteurs et réalisateurs de cinéma depuis toujours.
Alors qu’ils sont en pleine recherche, à travers la région, un matin, Judith retrouve Florent mort assassiné chez lui. Elle se rend compte très vite que plusieurs individus la suivent et qu’ils rôdent autour des ruines alentours à chacun de ses déplacements.

Commence alors pour Judith une quête qui la mènera là où la folie pourrait peut-être l’emporter.

Arnaud vous emmènera au-delà de tout ce que vous pourrez imaginer. Le personnage du chevalier dans la littérature romanesque du XIIe siècle est très important mettant en avant, outre la courtoisie, des vertus qui en feront l’idéal masculin de l’époque. En plus de ses capacités guerrières, il se doit d’intégrer l’amour des dames et le respect des autres chevaliers. Le chevalier doit tendre vers une perfection morale absolue. « C’est l’ordre de chevalerie, / Qui doit estre sanz vilenie » !
Ouvrir un de ses livres, c’est aller de découvertes en découvertes, d’aventures en aventures, voyager dans le temps, se poser des questions, et douter même !
Et si c’était vrai ?
Voilà la question qui m’est revenu régulièrement pendant ma lecture.

Pour cela, je te dis un très grand merci Arnaud.
Merci aussi de me faire voyager encore plus loin à chacun de tes romans.

Coup de cœur pour ce formidable roman d’aventures que je conseille à tous les amoureux d’Histoire et de ses secrets, de polars semés d’intrigues et de rebondissements inédits.

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Extraits :

« Vive Aliénor !
Les oriflammes dansaient dans le vent sous un ciel d’azur. Il faisait pourtant frais, en ce mois d’octobre. Des oiseaux tournaient autour des remparts du château de Domfront. Depuis la splendide église de Notre-Dame-sur-l’Eau, en bordure du gué de la Varenne, montaient les clameurs d’une foule en liesse. »

« Le chevalier était revêtu du heaume et de l’armure, sur son destrier caparaçonné et prêt pour la parade – l’un de ces lourds chevaux capables de supporter plus de cent kilos. Il raclait le sol du sabot, et son maître semblait le faire trotter et tourner au seuil de la lice, comme pour un échauffement. Mais, outre cette lance, de quatre mètres de long, que l’homme en armure gardait vissée sous le bras et l’épaulière, c’était son écu qui interpellait. Celui-ci était orné d’un dragon rouge, à crête perlée et crachant des flammes, sur fond blanc. »

« — Sœur Judith, si vous voulez bien revenir sur un point…
Judith Guillemarche.
Ancienne étudiante en histoire de l’art, confidente en son temps du cardinal Spinelli di Rosace, conseillère spéciale au Vatican, proche du directeur des collections Dino Lorenzo. Jeune quinquagénaire aujourd’hui, longtemps restée laïque, elle avait été par le passé chargée d’enquêtes impliquant l’Église catholique de par le monde : quête de reliques, étude de miracles, réels ou supposés tels, exploration de «cas limites», fouilles archéologiques – dont certaines en relation avec la même École biblique de Jérusalem… »

« La Terre continuait de tourner, pourtant un enfant était mort, et sa vie intérieure à elle venait de s’effondrer ; le monde se fichait de tout cela, Dieu Lui-même paraissait absent face à cette mascarade. Judith ne comprenait pas cette indifférence. Comment pouvait-Il faire souffrir à ce point ? Mais était-ce alors pour cela qu’elle avait endossé l’habit – pour une mauvaise raison : demander des comptes à Dieu ? Pour Lui faire la guerre, ou la paix ? Les vocations étaient éprouvées, toujours testées. Avait-elle menti ? Non, elle avait sans doute essayé, dans son désespoir, de se raccrocher quand même à Lui – de Lui tendre la main, de Lui donner une chance. »

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l’auteur : Arnaud Delalande, né en 1971 à Herblay-sur-Seine, est un écrivain et scénariste de bande dessinée et de cinéma français. Après des études à Pontoise, une hypokhâgne et une khâgne aux lycées Chaptal et Victor Duruy (Paris), puis une licence d’histoire, Il est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris en 1994. Repéré par l’éditrice Françoise Verny, il publie son premier roman en 1998 à 26 ans, Notre-Dame sous la Terre (éditions Grasset). Le roman va se vendre à environ 10 000 exemplaires et être traduit en plusieurs langues.

En mars 2011, il publie Le Jardin des larmes, récit contemporain relatant la destinée entrecroisée de deux humanitaires en quête de sens et confrontés au chaos : l’un se voit plongée dans les premiers jours du génocide rwandais, tandis que l’autre fait face aux conséquences du tsunami de 2004 sur les côtes du Sri Lanka. Le Piège de Lovecraft, en 2014, thriller inspiré de l’œuvre de H. P. Lovecraft où l’on suit la lente plongée d’un étudiant au cœur de la folie, reçoit le Prix Masterton du roman fantastique francophone 2015.

Mais c’est surtout la saga Viravolta, l’Orchidée Noire, publiée entre-temps, qui lui permet de se consacrer pleinement à l’écriture. Avec Le Piège de Dante (Grasset, 2006), commence en effet une série historique qui rencontre un réél succès, notamment à l’étranger. Dans le premier opus, Pietro Viravolta, dit l’Orchidée Noire, agent secret dans la Venise du XVIIIe siècle, enquête sur un tueur en série dont les meurtres s’inspirent des différents Cercles de L’Enfer de Dante. Dans Les Fables de sang en 2009, l’Orchidée Noire traque à Versailles un assassin qui signe ses meurtres de Fables de La Fontaine. Avec Notre espion en Amérique (2013), Viravolta part en compagnie de La Fayette conduire la guerre d’Indépendance américaine aux côtés de George Washington, avant de traverser la Révolution française dans les deux tomes Révolution 1 : Le Cœur du Roi et Révolution 2 : Le Sang du Roi, en 2017.

Parallèlement à son travail de romancier, de scénariste et scénariste de bandes dessinées, Arnaud Delalande participe au milieu des années 1990 au développement d’une école de cinéma pour les professionnels du film, le CEFPF, où il est professeur en scénario (ateliers d’écriture, cours en dramaturgie), directeur adjoint, puis consultant. Il continue son activité d’enseignement en scénario, dramaturgie ou « storytelling » en 2017 à l’école « Les Mots », fondée par Philosophie Magazine, rue Dante à Paris.

Membre de la SADN (Société des auteurs de Normandie), fondée par André Castelot et Michel de Decker, et juré pour le prix Spiritualités d’aujourd’hui remis chaque année par le Centre Méditerranéen de Littérature, il est depuis 2009 parrain et membre du conseil d’administration de l’ONG Bibliothèques Sans Frontières (BSF), dont la mission est le soutien au développement durable par la diffusion du livre, l’émergence de projets et de structures culturelles locales dans les pays en développement (Haïti, Cameroun, Niger, Rwanda, Rdémocratique du Congo).

– Notre-Dame sous la terre (1998)
– L’Église de Satan (2002)
– La musique des morts (2003)
– Le piège de Dante (2006)
– La lance de la destinée (2007)
– Les fables de sang (2009
– Notre espion en Amérique (2013)

– Révolution, 1 : Le cœur du roi (2017)
https://leressentidejeanpaul.com/2020/08/07/revolution-1-le-coeur-du-roi/

– Révolution, 2 : Le sang du roi (2017)
https://leressentidejeanpaul.com/2020/08/13/revolution-2-le-sang-du-roi/

Histoire, Polar historique, Suspense

La chambre mortuaire

Les enquêtes de L’Aliéniste*
Jean-Luc Bizien
Broché – Grand livre, 11 avril 2024
Éditeur : L’Archipel

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La première enquête de Simon Bloomberg, aliéniste à la réputation sulfureuse.

Un roman qui mêle spiritisme et science lors de la préparation de l’expo universelle à Paris dans une ambiance proche d’Adèle Blanc-Sec de Tardi

Paris, juillet 1888. Un cadavre disparaît de la morgue, un autre corps est retrouvé, nu, sur les pavés après une chute vertigineuse.
Surviennent, bientôt, de nouvelles morts suspectes. L’inspecteur Desnoyers, flanqué de son adjoint Mesnard, qui applique les techniques les plus modernes, hante les rues sombres de la capitale. Il y démêlera les fils d’une conspiration qui le mène au Dr Simon Bloomberg, aliéniste à la réputation sulfureuse… que l’on dit plus dangereux encore que ses patients ! Et que penser de cette jeune Anglaise, Sarah Englewood, tout juste engagée par Bloomberg ?
Dans ce Paris où le spiritisme côtoie la science, où les esprits les plus cartésiens s’adonnent à l’absinthe, l’alcool qui rend fou, Desnoyers vacille : doit-il collaborer avec Bloomberg ou, au contraire, tout faire pour confondre le ténébreux aliéniste ?
Une à une, les découvertes morbides le rapprochent de la vérité… mais aussi du danger.

“Un face à face déconcertant, rare, dérangeant, impressionnant…
Jean-Luc Bizien est l’une des grandes voix du polar français.”
Gérard Collard

 

• Couv_2024-096_Bizien Jean-Luc - Les enquêtes de L'Alieniste

 

J’avais déjà lu ce livre, il y a quelques années, En effet, il était paru une première fois en 2011. Jean-Luc l’a revu et fait quelques modifications pour cette nouvelle édition.

Dans un Paris angoissant, juillet 1888.
Simon Bloomberg est un médecin aliéniste, c’est le personnage principal de cette série historique et policière. L’exposition universelle, l’hôpital de la Pitié Salpêtrière et la clinique Sainte-Anne où les aliénés y étaient enfermés plus que soignés.

Les chapitres courts et se terminent régulièrement par un rebondissement, suscitant un intérêt grandissant au fur et à mesure de ma lecture, accentuant le suspense du récit. Jean-Luc Bizien nous plonge dans un Paris en plein essor, où l’étude des traitements des maladies mentales était encore à ses balbutiements…

Simon Bloomberg, est un homme plein de secrets. Le couple qu’il forme avec Sarah Englewood, sa gouvernante, est des plus attachants. Ulysse est un colosse un peu simplet, mais gare à ceux qui se frotteraient à lui ! Elzbieta, la femme de Simon Bloomberg, est égyptologue et se trouve au milieu de toutes les énigmes et un “drôle” de duo de policiers qui cherche à résoudre cette étrange enquête. La maison des Bloomberg joue elle aussi un rôle très important dans le récit. Avec son imposante présence et son atmosphère pleine de secrets… C’est un véritable musée dédié à l’Égypte.
Il sera aussi question de personnes disparues, d’un cadavre volé, de séances de spiritisme, de légendes anciennes… Commence alors un jeu de dupes et de manipulation nous entraînant dans une spirale infernale.

J’ai eu beaucoup de plaisir dans ma lecture, dont Jean-Luc ne dévoilera l’intrigue qu’à la toute fin, faisant ainsi un excellent polar sur une trame historique fouillée et toute en finesse, un scénario très original faisant référence à des faits réels ! J’ai aimé aussi ce mélange de mystères inexpliqués et d’enquêtes policières, le Paris de l’époque est superbement bien retranscrit.

Merci Jean-Luc pour ce très bon roman à l’intrigue bien menée, pour ses personnalités intéressantes et très diverses, toutes très attachantes, son suspense distillé au compte-gouttes.
Une véritable réussite !
Il ne me reste plus qu’une chose à faire… Il me faut relire la suite !

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Extraits :

« Augustin Piedvache s’étira avec un miaulement grotesque. L’air froid et humide réveillait de vilaines douleurs qu’il ne parvenait à soulager qu’à grand renfort de laudanum.
Par la fenêtre, le gardien promena un regard morne sur la Seine. Ce soir, la lune était pleine, des copeaux d’or s’accrochaient à la crête des vaguelettes. Augustin lâcha un ricanement amer. Et pourquoi pas des pépites, tant qu’on y était ? Il s’amusa de ce soudain accès de romantisme. L’eau de la Seine était immonde – on n’osait plus la boire, même si les autorités affirmaient à qui voulait bien les entendre qu’elle était potable. »

« L’aliéniste tenta d’aplanir la ride soucieuse qui barrait son front à la verticale, plissant la chair jusqu’entre ses sourcils sombres. Il relut ses dernières notes à voix basse. À l’issue de cet ultime examen, il apposa son buvard sur le feuillet et referma son journal intime. Il fit jouer le tiroir secret, y déposa le carnet de cuir, referma le compartiment et se leva après avoir entendu le déclic du système de sécurité. Il écarta le rideau à la fenêtre et hocha la tête, satisfait. Ce serait une belle journée. »

« Sarah avait le feu aux joues, À n’en pas douter, ce monsieur de Saint-Monastier était une vibrante statue élevée à l’arrogance des mâles ! Fort heureusement, elle avait su trouver les mots pour rabattre son vilain caquet.
Un doute affreux la saisit soudain : n’avait-elle pas commis une faute grave en se montrant aussi insolente ? Quelle était la nature des rapports entre son employeur et cet homme ?
« Seigneur, se dit-elle, tu as réagi en parfaite idiote. Ulysse pouvait se défendre tout seul. En te comportant de la sorte, tu as peut-être signé ton renvoi immédiat ! »

« “Rédiger son journal est une opération chirurgicale, se répétait Bloomberg. On extrait les idées de son esprit, on les traduit sur la feuille blanche. On découpe, on tranche. On sélectionne, on élimine. À l’arrivée, ne doit plus rester que l’essentiel, le vital.”
Sous la morsure du fer, le papier gémissait.
Les mots s’alignaient, serrés, nerveux. »

 

Né en 1963 à Phnom-Penh (Cambodge), Jean-Luc Bizien a vécu une grande partie de son enfance à l’étranger. Il a exercé pendant une quinzaine d’années la double profession d’auteur et d’enseignant avant de se consacrer totalement à l’écriture. Jean-Luc Bizien s’épanouit d’abord dans les jeux de rôles et les littératures de l’imaginaire : il a obtenu en 1994 le prix Casus Belli du meilleur jeu de rôles pour Chimères et a publié de nombreux livres pour la jeunesse.
En 2002, il a obtenu le prix du roman d’aventures pour La Mort en prime time et le prix Fantastic’Arts pour WonderlandZ. Passant avec bonheur d’un genre à l’autre, il est l’auteur aux éditions Gründ de Vivez l’Aventure, une série de livres-jeux illustrés qui rencontre un grand succès et de la “Trilogie des ténèbres”, des thrillers contemporains aux éditions du Toucan.
Les œuvres dont il est le plus fier sont cependant ses deux fils, Elric et Adriel, respectivement parus en 1990 et 2005.

Amour, Émotion, Drame, Histoire

La dame d’Aquitaine

Le destin d’une femme de caractère dans un siècle d’hommes
de Jacquie Béal
Broché – 21 février 2024
Éditions : Terres de l’Ouest

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Aquitaine, 1637.
Altaïre de Claviérac est élevée dans une grande liberté, bien loin des règles de bienséance de la noblesse. Indépendante et farouche, elle monte à cheval comme un garçon, jure comme un homme d’armes, chante comme un troubadour et rêve d’épopées comme un chevalier…
Mais l’Histoire est en marche. Les violences de la Fronde vont tout bouleverser et, à la mort de ses parents, Altaïre est forcée de quitter le monde de l’enfance pour se soumettre aux règles strictes qui régissent l’éducation des jeunes filles du siècle. Sous la tutelle d’un oncle auquel elle ne veut pas se soumettre, elle est envoyée au couvent. Mais bien vite, on nourrit d’autres ambitions pour elle… Son destin paraît scellé, mais Altaïre ne renonce jamais : la liberté et le bonheur doivent se conquérir…

 

• Couv_2024-095_Béal Jacquie - La dame d'Aquitaine

 

Après ma lecture de De sang et d’encre, j’avais hâte de retrouver la prose élégante de Jacquie Béal.
Avec La Dame d’Aquitaine, on ressent très vite l’amour qu’elle a pour ses divers personnages, mais aussi pour l’Histoire avec un très grand H !

L’autrice m’a emmené sans aucune difficulté, au gré des pages aussi éducatives que divertissantes à travers la vie compliquée d’une jeune fille, Altaïre de Claviérac, issue d’un amour passionnel, orpheline de mère, un père éperdu de chagrin complètement “absent”, qui vis en Aquitaine en 1637. Dernièrement, mes lectures sont très axées vers les femmes dans l’histoire, leurs rôles, leurs droits… J’ai pris beaucoup de plaisir à croiser son chemin.
Altaïre a du caractère et à du mal à se soumettre dans un quotidien qui va lui priver de liberté, seuls les hommes décident du sort des femmes ! Mais qui est-elle pour vouloir changer tout ça ?
Elle vivra ainsi de nombreuses épreuves, qui vont la rendre à chaque jour un peu plus forte, mais à chaque fois, elle retombe bien bas lorsqu’on lui fait comprendre qu’elle n’est qu’une femme. Même son époux, alors qu’ils s’aiment éperdument, s’oppose à elle, à ses envies, à ses passions régulièrement, pour lui aussi rien n’sera facile…

Mais le temps joue pour elle, elle se transforme doucement en une belle grande dame, très attachante, aimée par tout son entourage. Ce récit passionnant aux dialogues superbes est aussi une romance historique très forte entre deux êtres qui se sont trouvés, malgré leurs différences, et les obligation de la bien séance.

Impossible de ne pas se prendre d’affection pour Altaïre, dans ce roman extrêmement bien documenté, où l’autrice pousse aussi le plaisir des mots par l’utilisation du langage régional de l’époque. J’ai craqué !
Comment ne pas le recommander vivement aux passionnés de l’histoire, à celles et ceux qui s’intéressent aux femmes qui n’ont peur de rien !

Quel sera le futur de la petite sauvageonne ?
Arrivera-t-elle à s’intégrer dans le peu de place qui lui est réservé ?
Acceptera-t-elle de se soumettre comme tant d’autres autour d’elle, sans jamais montrer ses réelles émotions ?

Je pense qu’Altaïre a dû en faire voir de toutes les couleurs à Jacquie, avant qu’elle ne puisse nous proposer ce roman qui vous tend grandement les bras !
Mais heureusement, c’est pour notre plaisir…

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Extraits :

« Leur passion était de celles qui travestissent la réalité. Abélard avait vu en Héloïse une étoile, et, contre l’avis de leurs deux familles, il l’avait enlevée, épousée et emportée dans son château !
Abélard, vicomte de Claviérac. Son prénom parlait pour lui, et Héloïse de Tormintal avait vraiment cru que le sort la favorisait quand elle l’avait rencontré. Il ne pouvait qu’être cet amant parfait dont parlent les romans courtois. Le hasard fait toujours bien les choses, tout le monde le sait, et c’est le hasard qui avait réuni ces deux-là.
Héloïse et Abélard. Une promesse de bonheur, en somme. »

« – Méfie-toi des curés, petite, ce sont tous des graines de Satan !
Il faut dire que de son aventure avec le curé de sa paroisse d’origine, Augustine avait déduit que les hommes en général, et les prêtres en particulier, étaient des êtres dangereux et pervers qui profitent de vous et vous chassent de leur vie dès que bon leur semble. »

« Depuis plusieurs semaines, elle s’était pliée à toutes les consignes. Elle avait dû apprendre à monter, à chevaucher et à descendre de sa monture sans relever ses jupes, et voilà qu’elle devait se rendre aux écuries à l’heure du repas, alors qu’elle avait réalisé une prestation digne d’éloges ! Quand la laisserait-on en paix ? Pourquoi inventait-on toujours de nouvelles exigences ? »

« – Je sais que si le choix de mon père s’est arrêté sur elle, c’est qu’elle vient d’une noble lignée, qu’elle est de bonne race.
– De bonne race ? Vous ne parleriez pas autrement d’une chienne de chasse ou d’une jument poulinière !
Elle était furieuse. La conversation qu’elle venait d’avoir avec son oncle et son parrain la rendait folle de rage, malade d’angoisse. Quel était ce monde où l’on mariait les jeunes gens sans tenir compte de leur avis ? »

 

Agrégée de Lettres et enseignante, Jacquie Béal se consacre à l’écriture. Elle vit en Périgord où se situe l’action de ses romans, notamment La dame d’Aquitaine et Le Temps de l’insoumise. Amoureuse du langage et de l’Histoire, grande et petite, elle fait vivre ses personnages dans l’atmosphère des siècles passés.

Facebook: @jacquiebeal

– De sang et d’encre (2019, Terres de l’Ouest)
https://leressentidejeanpaul.com/2024/08/05/de-sang-et-dencre/

Anticipation, Émotion, Drame, Dystopie, Frisson horreur, Suspense

9 MILLIARDS

de Muriel L. Mazoëlys
Broché – 15 juin 2024
Éditions : auto-édition

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LE COMPTE À REBOURS A COMMENCÉ

2038
Élevée par sa mère, Camille, quinze ans, emménage à contre-cœur chez son père. Pour Thomas, l’arrivée de cette adolescente hypersensible et éco-anxieuse représente un véritable défi. La cohabitation débute, nourrie de non-dits, de rancœurs et de secrets.
Un équilibre précaire s’installe jusqu’au jour où le meilleur ami de Thomas meurt dans des circonstances étranges. Bientôt, d’autres victimes succombent.
Emportés dans une spirale de violences sur fond de crise écologique, père et fille parviendront-ils à concilier leurs désaccords pour survivre ?

Sur une planète en sursis, l’heure du choix a sonné.

 

• Couv_2024-094_Mazoëlys Muriel L. - 9 Milliards

 

Après avoir lu l’excellente trilogie “Francs Mensonges”, dès que j’ai su que “9 MILLIARDS” était sorti, je n’ai pu résister, rien que part son nom !

Dès le début du roman, Muriel L. Mazoëlys, on se trouve dans un récit à l’ambiance terriblement anxiogène. Pas le temps de se préparer, on plonge directement dans un sujet avec lequel, impossible de ne pas faire de lien avec l’actualité que nous vivons ces dernières années.
Nous sommes dans un monde en pleine crise écologique, en plein dérèglement climatique, vient ensuite une alerte mondiale, lancée après la plus grande catastrophe aérienne de tous les temps. Plus de dix mille avions civils se sont crashés au même moment dans le monde entier, faisant au moins cinq millions de morts. La société qui gère la maintenance du groupe mondial est mise en cause. Dès lors la population est en alerte.
Il y a-t-il un lien entre tous les événements qui se déroulent sur terre ?
Si oui, quelle organisation serait-elle assez puissante et diabolique pour tout contrôler ?

Bienvenue dans un “autre” monde…

Suite au départ précipité de sa femme, pour l’Asie, alors qu’il ne la voyait plus depuis plusieurs années, Thomas récupère Camille sa fille. La mise en place va être très compliquée, le père manquant de confiance, et n’ayant aucun code d’éducation envers la jeune fille, et en plus, elle le déteste…
Pourquoi les a-t-il abandonnées dès sa naissance ?
Thomas décide de prendre sa chance en main et de s’occuper d’elle au mieux. Quelques jours plus tard, il apprend le décès de son meilleur ami. Très vite, il décide d’aller chez lui afin de comprendre cette mort. Avec sa fille, ils trouveront des documents qu’ils auraient bien aimé ne jamais avoir trouvés !
Pourtant, ils vont devoir affronter la réalité.

Bravo, Muriel pour ce récit “alerte”, qui n’arrête pas un instant. J’ai eu du mal à faire des pauses tellement les rebondissements étaient captivants. Le ton général est agressif et les personnages, tous très réalistes, souvent se perdent se trouvant dos au mur et n’ayant d’autres choix que de réagir sans réelle préparation à toutes les attaques qu’ils subissent, et encore une fois une chute incroyable.

Un thriller que vous devez lire absolument si vous aimez l’écologie et les dystopies, si vous vous posez des questions sur notre avenir, si vous voulez connaître la vérité et pourquoi pas, peut-être anticiper ?
Le 21 juillet 2024, le World Population Prospects 2024, rédigé par la Division de la population de l’ONU, a estimé que la planète comptait déjà 8,2 milliards d’habitants.

Muriel L. Mazoelys fait fort avec ce livre, c’est une autrice vraiment à découvrir !!!
Que nous réservera-t-elle dans son prochain roman ?
J’ai déjà peur… mais j’ai tellement hâte !

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Extraits :

« Quel que soit l’angle sous lequel les médias l’abordaient – biodiversité, dérèglement, surpopulation – le changement climatique et ses conséquences marquaient tous les esprits.
Pour ce que ça sert de nous en rebattre les oreilles… Encore un coup des industries pharmaceutiques pour booster les ventes d’anxiolytiques !
Thomas n’était pas dupe. Cette nouvelle enfièvrerait les débats durant trois jours, puis serait noyée sous le prochain scandale. Bientôt, un élément perturbateur détournerait ses semblables de la préoccupation environnementale.
Ainsi allait la vie depuis des dizaines d’années ; il ne voyait pas ce qui pourrait changer la donne. »

« – On pompe les ressources de la Terre. Un jour, elle se vengera en nous concoctant une jolie hécatombe. La – Joyeuse perspective… marmonna Thomas.
– Et pourtant la seule qui soit viable. Si la population retombe à moins de 6 milliards, la planète les assumera sans souci… Au-dessus, on frôle l’effondrement…
Il piqua à nouveau dans sa viande avec un sourire. Thomas secoua la tête, mi-amusé, mi-choqué :
– Merde, P.A., comment tu fais pour évoquer l’éradication d’une personne sur trois en t’empiffrant ?
Carpe Diem, mon ami. Mange tant que tu le peux. Vis tant que tu respires. Le reste, tu n’y peux pas grand-chose… »

« — Comme s’ils n’avaient aucune conscience de leur impact. Ils consomment chaque jour un peu plus de nos ressources avec pour seul but de profiter de leur retraite. La proportion de seniors dans les vols de loisirs est effarante… Et je ne parle même pas de la problématique de l’acharnement thérapeutique… On évolue vers une espèce centenaire, hybride humaine-machine, où ces légumes survivent reliés à un respirateur… »

« Elle n’aurait jamais dû lire le dernier pamphlet de Terra Force. Sonnée, elle avait immédiatement rejoint l’appartement avant de s’écrouler sur son lit. Les récents événements la terrifiaient. Même respirer un air sain relevait de la gageure. Dans quel monde survivait-elle ?
Ses convictions s’effondraient les unes après les autres. Elle ne comprenait pas pourquoi sa mère avait choisi de la faire naître dans cette société où les intérêts individuels primaient sur le bien commun. Elle étouffait sous la pression. Comment pouvait-elle construire sa vie alors que celle-ci allait connaître une fin précoce ? »

 

Ingénieure, docteure en sciences, maman et grande amatrice de chocolat, Muriel MAZOELYS puise son inspiration dans les découvertes scientifiques et technologiques qui rythment notre quotidien ainsi que dans les grands défis que nous devons relever.

Portée par ses activités de recherche, elle développe dans ses romans l’ambiguïté sous-jacente à toute découverte : là où certains s’extasient d’un progrès phénoménal, d’autres y voient une menace ou pire, une opportunité d’instrumentalisation.

Elle aime tisser des intrigues complexes et mêler suspense, sciences et secrets dans ses romans. Quatre mots-clés résument son inspiration : la famille, la science, les secrets et l’amitié. Si ces thèmes vous interpellent, foncez découvrir sa plume !

ET LA SUITE ?

Les projets fourmillent dans son esprit et ont déjà commencé à prendre vie ! Pour en être averti, n’hésitez pas à la suivre sur les réseaux sociaux, elle y est très active et répondra à vos messages avec plaisir !

Vous pouvez la retrouver sur :
Facebook : Muriel Mazoelys
Instagram : murielmazoelys_auteur

– Invisibles et Fatals – Francs Mensonges*
https://leressentidejeanpaul.com/2024/07/19/invisibles-fatales/

– Carnets Noirs – Francs Mensonges**
https://leressentidejeanpaul.com/2024/07/27/carnets-noirs/

– RIPostes – Francs Mensonges***
https://leressentidejeanpaul.com/2024/08/01/ripostes/

Émotion, Drame, Fantastique, Suspense

Dors ton sommeil de brute

de Carole Martinez
Broché – Grand livre, 15 août 2024
Éditions : GALLIMARD

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“Un long hurlement, celui d’une foule d’enfants, secoue la planète. Dans les villes, le Cri passe à travers les murs, se faufile dans les canalisations, jaillit sous les planchers, court dans les couloirs des tours où les familles dorment les unes au-dessus des autres, le Cri se répand dans les rues.”
Un rêve collectif court à la vitesse de la rotation terrestre. Il touche tous les enfants du monde à mesure que la nuit avance.
Les nuits de la planète seront désormais marquées par l’apparition de désordres nouveaux, comme si les esprits de la nature tentaient de communiquer avec l’humanité à travers les songes des enfants.
Eva a fui son mari et s’est coupée du monde. Dans l’espace sauvage où elle s’est réfugiée avec sa fille Lucie, elle est déterminée à se battre contre ce qui menace son enfant durant son sommeil sur une Terre qui semble basculer.
Comment lutter contre la nuit et les cauchemars d’une fillette ?

 

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Il s’est passé quelque chose de “magique” avec Dors ton sommeil de brute !

Les Éditions Babélio, m’ont contacté il y a quelques semaines pour me proposer cette lecture en service de presse, je ne savais pas quel était le sujet en détail, mais j’ai tout de suite accepté.
Puis, est arrivé le jour, où je me suis dit, qu’il fallait que je le commence afin de pouvoir en parler avec l’autrice le soir de notre rencontre.
Je commence donc ma lecture et…

Très vite, dès les premières lignes même, j’ai été troublé par une sensation particulière et très étonnante parfois, comme si le récit vivait déjà en moi au fur et à mesure de ma lecture. Une sorte d’écho qui n’a jamais cessé jusqu’à la fin du livre. Je n’avais jamais Ressenti cela, de tenir entre les mains un livre “vivant” et tellement en accord avec tout ce qu’à quoi je crois, avec un mélange de rêve et de réalité sans savoir vraiment à quel moment l’un prend le pas sur l’autre. Toute cette violence qui émane de la vie, de la nature, d’un couple qui se déchire, d’un autre qui fusionne, le récit est captivant, les chapitres sont courts, on entre littéralement dans l’esprit des personnages. Je n’ai cessé de recevoir une multitude de vibrations pages après pages…

Eva prend sa fille Lucie et quitte Pierre son mari, pour un endroit complètement isolé en Camargue. Elle a besoin de faire le point, de se ressourcer, redéfinir ses priorités.
Un jour en se promenant dans la nature, Lucie croise un “voisin”, Serge, un géant qui vit derrière, un peu plus loin, lui aussi dans une maison qui paraît abandonnée. Sa première rencontre avec Eva met tout de suite un froid entre eux malgré l’incompréhension de la fillette… Cette rencontre improbable entre ces trois personnages déchirés au plus profond de leur âme, sera le début d’un monde ou vérités et symboles ne cesseront de s’entrecroiser.

Un conte plus qu’un roman, qui en surprendra plus d’un.
Un récit déroutant qui m’a percuté, dans le sens le plus noble qui soit.
Une plume singulière qui emporte toutes les idées reçues.
Une fin de lecture qui m’a donné l’impression d’être saoul, d’avoir la tête qui tourne.
Ai-je vraiment cru que le livre avait été écrit pour moi ?

“Dors ton sommeil de brute” est un bijou. Carole Martinez est une enchanteresse. Elle distille d’une façon incroyable des émotions qui secouent les tripes, s’adressent directement à notre cœur, mettant en avant des problèmes actuels qui nous touchent tous, quels qu’ils soient. Religions, relations de couple, rapports avec nos enfants, respect de la nature et des animaux, réchauffement climatique, elle nous montre une Terre qui se meurt et bien d’autres drames, par sa prose simple et directe.

Énorme coup de cœur pour Carole et son interprétation des rêves oniriques qui touchent tous les enfants du monde et par extension toute la population de la Terre.
Carole, sublime néanmoins tous les drames et les mystères de son récit bouleversant…
J’ai encore plein d’images incroyables dans les yeux !

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Extraits :

« J’ai d’abord oublié mon état.
C’était comme une guerre à l’autre bout du monde dont j’étais le territoire occupé. Mais depuis quelques mois la créature bouge, me déforme l’abdomen, se tourne et se retourne, fait des bosses sous ma peau tendue à se rompre, elle est devenue trop présente pour que je parvienne à l’enterrer. Cet être m’obsède et me tient éveillée. Bientôt, mon ventre se videra et je dormirai de nouveau. »

« Elle a collé sa joue fraîche contre la mienne et, dans son souffle, j’ai mieux entendu les oiseaux. Je suis restée un moment ainsi, à respirer l’haleine blanche de mon enfant, à partager son regard. Ma fille m’entraînait dans sa contemplation, elle m’offrait ses sensations, et nous nous sommes envolées toutes les deux vers ces oies qui passaient au-dessus de nos têtes. »

« Tu n’as jamais cherché la compagnie des hommes, tu t’en fous. Tu n’aimes pas les gens en général et plus vraiment les gens en particulier, encore moins ceux qui parlent trop fort, les exubérants, avides d’existence, les incapables de silence, ceux qui prennent trop de place en se gonflant de mots inutiles comme la grenouille de la fable. »

« Pour palier les manque d’eau dus au réchauffement climatique, les opérations d’ensemencement de nuages se multiplient et engendrent des tensions entre les nations. Beaucoup considèrent cette pratique comme un détournement de l’humidité atmosphérique au détriment des pays voisins. Sans que l’efficacité de ces techniques soit démontrée, elles exacerbent les conflits.
Depuis trente ans, les Émirats arabes unis allouent des sommes énormes aux chercheurs pour trouver un moyen de renforcer et d’ensemencer les nuages grâce aux nanotechnologies. Des particules de sel recouvertes d’une fine couche de dioxyde de titane envoyées dans les airs engendreraient des précipitations. Aucune réglementation n’existe sur l’emploi de l’iodure d’argent ou du dioxyde de titane dans le cadre de cette guerre des nuages. »

 

Née en novembre 1966 à Créhange, Carole Martinez est romancière et professeure de français. Elle a notamment signé Le Cœur cousu (2007), auréolé de nombreux prix, et Du domaine des murmures, couronné par le Prix Goncourt des Lycéens en 2011. En 2015, elle publie La terre qui penche (Gallimard). Tentée par la littérature jeunesse – elle est l’auteure de Le Cri du livre, en 1998 – Carole Martinez se lance pour la première fois dans la bande dessinée en scénarisant Bouche d’ombre pour Maud Begon. Deux albums sont parus chez Casterman en 2014 et 2015.