Drame, Folie, Suspense, Thriller ésotérique

Famille décomposée

de Christophe Royer
Broché – 18 janvier 2024
Éditeur : Taurnada

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À Lyon, au cimetière de Loyasse, un homme est retrouvé assassiné près de la tombe d’un célèbre guérisseur. Découvert par sa mère, tout porte à croire que ce meurtre n’est que le début d’une longue cabale déclenchée contre la famille Daventure. De par sa complexité, cette nouvelle affaire est un défi de taille pour le commandant Nathalie Lesage et son équipe. Dans les rues d’un Lyon aussi secret que mystérieux, où la petite histoire va croiser la grande, cette enquête va bouleverser la vie de notre héroïne… Un thriller percutant sur lequel plane l’ombre de Raspoutine, personnage historique qui continue à intriguer et stimuler l’imaginaire collectif…

 

• Couv_2024-004_Royer Christophe - Famille décomposée

 

Une nouvelle enquête pour Nathalie Lesage, commandant à la PJ de Lyon et quand elle est menée d’une main de maître par Christophe Royer, on se doute bien que tout ne va pas aller comme on s’y attendrait !

La famille Daventure, “bonne famille” pratiquante de Lyon, semble être la cible de personnes qui ont l’air de leur en vouloir tout particulièrement, au point d’en exécuter les membres un par un… Pourquoi ?
Tout commence par le fils, retrouvé atrocement mutilé près de la tombe d’un célèbre guérisseur. Quel peut bien être le rapport entre les Daventure et le fameux Raspoutine ?

Une bien étrange enquête au qui glisse vers le mystique où Nathalie va devoir redoubler de finesse afin de confondre, les, le, ou la coupable ?
Rien ne paraît être ce qu’il semble. Qui peut bien tirer les ficelles ?

Encore une fois, Christophe n’y va pas de main morte. Plus on avance dans son roman parfaitement documenté, plus il ouvre placards, tiroirs, carnets secrets et autres devinettes. Les chapitres courts donnent le rythme et cela fonctionne à merveille… Et ce côté “grande” Histoire, qui vient percuter le récit, est un plus sacrément agréable, et pour le récit et pour nous perdre une nouvelle fois !
Bravo Christophe…
Jamais déçu de ses enquêtes avec à chaque fois des styles différents.
Un thriller particulièrement percutant et passionnant que j’ai dévoré en une soirée, aucun temps mort et un très bon final.
Attention !!! Tant pis je spoile, on dirait bien que Nathalie à un amoureux !

Christophe Royer, fait pour moi partie des auteurs français qui ne font pas beaucoup de bruit et qui pourtant, mériteraient largement un gros coup de projecteur, afin qu’on les remarque…
“Famille décomposée”, la sortie du jour des Éditions Taurnada que je remercie énormément, restera un excellent moment de lecture !

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Extraits :

« À travers ses enquêtes, Nathalie avait acquis une certaine expertise dans les soirées exotiques, voire ésotériques. De toute évidence, elle en avait un nouvel exemple sous les yeux.
Les appareils photo arrosaient chaque centimètre carré de la pièce. Le son des déclencheurs s’attarda dans un coin, trop éloigné pour Nathalie.
“Qu’est-ce que vous avez trouvé ?” les héla-t-elle.
Un des hommes lui répondit sans retirer l’œil du viseur :
“Une concentration différente de sang, beaucoup plus dense que les éclaboussures que l’on trouve un peu partout. On a une grande trace homogène.
– C’est certainement l’endroit où notre homme a été tué.
– Peut-être…” »

« – Reste à découvrir si la victime était consentante ou pas ! précisa-t-elle.
– Tu plaisantes ?
– Non. Plus rien ne m’étonne.
– Pas d’accord. Si on met de côté les coups de fouet, son passage à tabac n’a rien d’une partie de plaisir. Il y a eu un acharnement indiscutable sur lui qui me donne une nouvelle idée. Imagine : la soirée se déroule tranquillement, une gentille bande de masos qui adore se réunir pour se flageller en psalmodiant ou je ne sais quoi. Et puis, d’un coup, le gars fait une connerie et ça dégénère, entraînant ce déferlement de violence.
– Possible. Donc ça exclurait la préméditation ?
– Oui. »

« – C’est à partir de ce moment que tu as atterri chez ta grand-mère ?
– Oui, pas le choix. Je comprends maintenant pourquoi mon père s’est vite barré de cette famille de tarés.
– À ce point ? demanda innocemment Nathalie pour la pousser à se confier.
– T’es flic ! Ne me dis pas que tu ne l’as pas encore remarqué ! Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. »

« – Benoît, le gentil toutou à sa maman qui dès qu’elle avait le dos tourné se transformait en obsédé sexuel.
C’est à cause de lui que j’ai installé la caméra. Putain de vicelard ! C’est dur ce que je vais dire, mais je ne vais pas le regretter.
– Je ne juge pas. C’est ton opinion… »

« – “Pouvez-vous nous expliquer ces marques dans votre cave ? Elles sont postérieures à l’effraction ?”
Robert y jeta un œil.
– “Oui, et alors ?”
– On reconnaît clairement des cercles, des croix et un pentagramme. Vous versez également dans le satanisme ?
– Pas du tout ! Vous savez qu’un même symbole peut prendre des dizaines de significations différentes.
Le meilleur exemple reste la croix gammée qui, avant d’être un signe nazi, est sacrée dans plusieurs religions comme l’hindouisme et le bouddhisme.
– Merci pour ce cours, mais revenons à votre cave, le recadra-t-elle. »

 

Christophe Royer est né en 1971 au Creusot, en Bourgogne. Après l’obtention de son doctorat en biologie animale, il change de cap pour préparer un master d’informatique, sa deuxième passion, à l’INSA de Lyon. Aujourd’hui, chef de projet, il vit à Saint-Vallier avec sa femme et leur fils.

Le Projet Sapience est né il y a 25 ans. Après une longue gestation, il prit la forme d’un dossier pour un jeu vidéo qui a été proposé à plusieurs éditeurs. Aucun n’a répondu, mais étrangement, deux années plus tard, un jeu reprenant les principes de base du dossier sortait. Par la suite, le scénario issu du jeu est resté dans un placard durant de longues années. En 2014, Christophe décide de reprendre l’idée originale et se lance dans l’écriture d’un roman d’anticipation, où l’aventure est omniprésente sur fond d’intrigues.

Dévoreur de livres depuis toujours, il a exploré les genres : thrillers, polars, SF, fantasy, terreur, histoire et ésotérisme.

Puis un jour il a eu envie de raconter ses propres histoires.

Après plusieurs essais, le virus de l’écriture prend possession de son organisme et depuis il se garde de trouver un vaccin.

Entre deux cours à l’école de cinéma et de télévision Eicar de Lyon, il embarque mes lecteurs dans des aventures rythmées et originales.

Son aventure littéraire a commencé avec un décollage pour la planète Sapience, deux romans d’anticipation sortis en auto-édition. Puis, retour sur terre avec l’écriture de thrillers où se mêlent mes thèmes préférés.

En 2016, sortie de la première partie L’arche qui va nous amener à quitter la Terre pour la mystérieuse planète Sapience. Un long voyage durant lequel un groupe hétéroclite de personnages devront s’unir pour faire face à une succession d’événements inquiétants.

En 2017, sortie de la suite et fin de cette aventure avec Hostile. Parvenus à la surface de Sapience, ils devront poursuivre leurs investigations tout en implantant au mieux la nouvelle colonie et en faisant connaissance avec les habitants. Riche programme…

En 2019, L’auteur change d’univers et revient sur Terre avec un thriller addictif et percutant qui se déroule entre Paris et la Bourgogne. Nous suivons les aventures d’une jeune capitaine travaillant à la Brigade de Répression du Proxénétisme. .

Mars 2021, Une arête dans la gorge plonge le lecteur dans un Lyon mystérieux où l’héroïne devra collaborer avec des francs-maçons lyonnais pour résoudre une série de meurtres.
https://leressentidejeanpaul.com/2021/03/15/une-arete-dans-la-gorge/

Une enquête à tiroirs passionnante, extrêmement bien documentée !

Mars 2022, direction Annecy avec La quatrième feuille. Un thriller glaçant ou personnalité toxique et amitié riment avec descente aux enfers… Inspiré de faits réels.
https://leressentidejeanpaul.com/2022/03/16/la-quatrieme-feuille/

Mars 2023, au cœur du pays cathare, Albi, une course poursuite terrifiante avec Néréides.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/03/16/nereides/

Janvier 2024, « Famille décomposée » nous replonge dans un Lyon surprenant sur fond de vengeance sur une grande famille Lyonnaise.

À suivre…

Émotion, Drame, Histoire vraie, Psychologie, Thriller ésotérique

Forget me not

de Éric D’Aura
Broché – 16 septembre 2023
Éditions : Des livres et du Rêve

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Un polar machiavélique à l’humour décapant.

Un homme disparu pendant vingt ans, une succession de mystérieux meurtres rituels, un médecin légiste à la personnalité loufoque, narrateur sarcastique et principal suspect…
Manipulations, énigmes religieuses et faux semblants vont jalonner cette enquête trépidante aux rebondissements multiples, sur fond de Côte d’Azur. Des personnages déjantés, une capitaine aussi talentueuse qu’expéditive.

Vivez en immersion, heure par heure, une affaire inédite qui vous laissera à bout de souffle, au bord du précipice.
Inspiré de faits réels.

 

• Couv_2024-003_D'Aura Éric - Forget me not

 

Je termine mon roman, le ferme, le dépose sur mon bureau avec respect. La première question qui titille mon esprit est : “Qui est Éric D’Aura, d’où vient-il ?”

La règle du “premier roman” sera toujours pour moi, un mystère, une nouvelle vision, de la magie, une aventure qui requiert patience et rigueur, le prolongement de l’œil de l’auteur qui doit savoir aussi capter ma vue, mon odorat, mais le goût aussi, le toucher, et faire marcher mes sens et ceux de tous les lecteurs afin de les happer dans de nouvelles aventures…
Mais qui est Éric D’Aura ?

Lorsque j’ai pris ce livre, je l’ai feuilleté un moment et me suis dit “Oups ! Cinq cents pages écrites en petit, et des pages qui respirent peu, il va falloir s’accrocher !”
Encore une fois, je me suis fait avoir comme un débutant !
Car très vite, je baignais dans un monde qui me convenait et que j’aimais vraiment. De l’Histoire, de l’érudition, une enquête, non, des enquêtes gigognes pleines de suspenses, de la folie teintées d’étrangetés, de l’ésotérisme, des enquêtes qui se poursuivent sur plusieurs dizaines d’années, des messages secrets qui semblent traverser le temps, des jumeaux, des jumelles et au milieu de tout ça, Démétrius Collaki.

Démétrius Collaki. Quel personnage. Le personnage !
Dès le premier jour de son arrivée à l’IML de Nice, Démétrius Collaki, médecin légiste, a à peine le temps de faire connaissance avec ses collègues que sa première enquête démarre à toute vitesse et va le conduire là où il ne s’attendant pas du tout. Vers son passé.
Que se passe-t-il ? Un piège ? Chercherait-on à lui nuire ?

Des personnages forts bien choisis, très imagés que je me suis amusé à les imaginer… Et lui, petit et gros ? Elle plutôt fine, brune au carré, le grand rougeot qui veut toujours avoir raison… Bref, une sacrée équipe.
Au fur et à mesure de ma lecture, mais surtout des dialogues et une fois ma première surprise passée, après plusieurs éclats de rire, j’ai juste eu à me laisser emporter par des calembours qui n’ont cessé tout le long du récit et Démétrius Collaki/Éric D’Aura, n’a rien à envier aux grands, Raymond Devos, Pierre Desproges et et d’autre encore… Un coté un tant soit peu désuet, une vrai maîtrise du vocabulaire du rythme.
Un premier roman qui bouscule, qui percute qui explose !!!
Mais, où dons était caché Éric D’Aura durant toutes ces années ?

Un récit multipliant les faux-semblants, les mensonges et les manipulations. Qui va-vous perdre à de nombreuses reprises, jusqu’à la fin complètement inattendue, mais que c’est bon.
Quel style, quelle classe, ça fait un bien fou. De la vraie littérature “française”, de vrais exquis mots !
Éric D’Aura un auteur définitivement à poursuivre !

Merci à Angie Lollia des éditions Des livres et du Rêve, pour cette excellente surprise !

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Extraits :

« – Ah, d’accord. Tu plussoies, dis-tu ? Je ne connais pas ce terme, tu m’en vois confus.

– Oui, le verbe plussoyer. C’est un néologisme Internet.
– Aaaah, voilà pourquoi. Plussoyer ? Qu’est-ce que cela signifie au juste ?
– Ben, c’est le fait de noter +1 sur Facebook, Tweeter, les réseaux sociaux quoi !
– Ah OK. Les latrines du web, quoi !
– Pourquoi les latrines du web ? rétorque Cassiopée un soupçon vexée.
– Eh bien c’est très simple. Coupez-moi si je me trompe, et je parle sous votre contrôle, c’est très en vogue de parler sous le contrôle d’autrui, mais évidemment c’est une formule purement rhétorique et stupide, il est bien question ici, de ces réseaux dits “sociaux”, sur lesquels des personnes bien intentionnées, occupent leur temps libre à vomir sur leurs prochains, et qui cachées derrière leur écran aux vertus désinhibantes, se sentent subitement affranchies et décomplexées, au point d’être dès lors victimes de diarrhées verbales acides, et souvent même en apparente contradiction avec leur propre personnalité, n’est-ce pas ? Ensuite, selon le principe rabelaisien, les suiveurs dénués de tout bon sens, cliquent à tout-va dans la foulée, Panurge oblige, et se jettent ainsi dans la fosse ; septique. En conclusion, on affirme évidemment que c’est viral. »

« – Non, je suis lucide. Je tiens plus à ma fille qu’à ma propre vie, mais elle ne serait pas heureuse avec moi, je ne suis jamais là, peu disponible, trop mobile. Son bien-être nécessite des repères et de la routine. L’amour impose parfois quelques sacrifices, aimer n’est pas posséder, mais désirer le bonheur de l’autre, même loin de soi. Ne croyez-vous pas ? »

« – Dites-moi, vous possédez des connaissances pour le moins surprenantes, même si on sait désormais que Démétrius peut se conjuguer au pluriel, selon vos propos.
– Vous avez retenu ma petite blague, ça ne m’étonne pas de vous. Je m’explique : dans les années trente en Allemagne, peu après la montée en puissance d’Hitler, il était devenu évident, et l’avenir le démontra, que les francs-maçons étaient en danger et le myosotis, petite fleur bleue ou mauve, selon la variété, a été utilisé comme signe distinctif entre les frères en lieu et place de l’équerre et du compas. Plus discret.
Cette fleur est devenue par la suite le symbole de toute la Maçonnerie durant ces années de ténèbres. Et quand après la guerre, les loges en Allemagne ont pu rouvrir, qu’elles ont pu rallumer la lumière après toutes ces années d’obscurantisme, elles ont gardé comme emblème officiel, la petite fleur, en forme de « Forget-Me-Not ». Voilà pour le petit aparté historique. Sans condescendance de ma part, ça va de soi.
– Je suis impressionnée. Encore un cadeau de la sectaire confrérie des “frères la gratouille”. »

« – Ceci répond en effet à la question de la conservation du corps et du sang. Je valide. Par conséquent, ça laisse supposer que c’est bien le meurtrier qui a enlevé Lucien, il y a vingt ans. Mais à quoi joue-t-il ?
– Mais mon cher, si je le savais, je l’aurais déjà appréhendé. Quant à savoir pourquoi mettre autant de temps entre l’enlèvement et le meurtre de Salomos, là, j’avoue, c’est le blanc.
– Oui, c’est juste ! Je pouffe.
Abigail m’observe avec de grands yeux dubitatifs :
– Hum ?
– C’est Juste Leblanc.
– Et alors ? s’exclame Abigail désabusée.
– Non, rien, ça me fait penser à un type que je dois inviter à un dîner. »

 

Eric D’Aura : Né en 1970 entre le décès de Jimi Hendrix et celui du général De Gaulle, docteur en pharmacie diplômé à la faculté de pharmacie de Marseille où j’ai rencontré ma future épouse, douce moitié vitale mais également professionnelle, donc marié, deux filles, installés sur la Côte d’Azur depuis 1996. Biberonné par les lectures de Marcel Pagnol et d’Agatha Christie, j’ai osé pour mon premier roman le mixe des deux auteurs saupoudré d’un zeste de Pierre Desproges et rehaussé d’une pincée de Raymond Devos. Résultat : humour et des cadences…

Émotion, Drame, Historique, Roman

Fleur de sang

de Emmanuel Robert-Espalieu
Poche – 2 mars 2023
Éditions : Pocket

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​Par amour pour elle, il va devenir bourreau. Par amour pour lui, elle va défier l’ordre établi…
En épousant Marguerite, fille unique du bourreau de la ville de Joigny, Charles a tout perdu : son grade de lieutenant dans l’armée du Roi-Soleil, son titre de comte, mais surtout l’affection et l’estime de son père. Par amour, il doit désormais apprendre les macabres ficelles de ce métier si redouté, reclus de la société.
Néanmoins, alors que magie et superstition se mêlent à la médecine, les bourreaux ont un précieux savoir de guérisseurs. À peine Charles acquiert-il une réputation pour ses onguents que Marguerite est la proie d’un mal étrange. En quête du remède ultime, le nouvel exécuteur engage son destin sur des voies dangereuses… surtout quand on en vient à déterrer les morts.

 

• Couv_2023-130_Robert-Espalieu Emmanuel - Fleur de sang

 

Les dernières heures de l’année 2023 arrivent doucement…
Encore une belle année de lecture pour moi, que je terminerai avec ce cent-trentième Ressenti !

Premier roman d’Emmanuel Robert-Espalieu, Fleur de sang laisse déjà entrevoir une plume affinée et une belle interaction entre les personnages bien développés et le lecteur que je suis. Je me demandais vraiment comment l’auteur allait arriver à me rendre sympathique un “bourreau” vivant au XVIIe siècle… Ce n’était pas gagné d’avance et pourtant, Emmanuel s’en sort largement, au point de faire de Charles “le bon bourreau”, un vrai héros, auquel je me suis attaché assez vite pour de multiples raisons que je vous laisserai découvrir !
Il y a beaucoup d’imagination dans ce récit, de nombreux rebondissements, de l’émotion et de la poésie, mêlant faits historiques et histoire d’amour et il m’a été très difficile de le lâcher une fois entamé. J’ai Ressenti une véritable passion de la part d’Emmanuel pour cette période de l’Histoire. Il a dû faire de nombreuses recherches afin de soigner et de caler son récit dans l’Histoire, de plus, j’ai appris énormément de choses sur un “métier” plus que méconnu.

Charles, lieutenant dans l’armée française, fils de comte est promis à sa succession, au grand désespoir de Paul son demi-frère. Mais comme dans de nombreux récits, tout ne se déroulera pas comme convenu, au grand désespoir de son père et à la grande joie de Paul…
En effet, un jour lors d’une exécution le regard de Charles croise les yeux d’une belle inconnue qui, elle aussi ne le lâche plus du regard. Que dis-je une belle inconnue ? Une femme superbe ! Il est ébloui, son cœur bat à tout rompre, alors que le temps s’est arrêté.
Ce regard changera sa vie à jamais…
Mais Charles et Marguerite n’étaient-ils pas destinés l’un à l’autre, à s’aimer malgré toutes les épreuves que cela engendrerait ?

Pour son premier livre, Emmanuel m’a touché.
C’est un sacré roman de 500 pages, qui m’a semblé bien trop court.

Un grand merci à Karine Warszawski pour cette belle découverte !

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Extraits :
« Coupable ! conclut autoritairement Paul Fouquier, le prévôt général de la ville.
La sentence rebondit en écho entre les voûtes de la grande salle du château abritant désormais le tribunal, provoquant immédiatement les applaudissements de la foule bigarrée venue s’agglutiner pour assister au spectacle. Une sentence similaire à celle prononcée quelques jours plus tôt contre un fermier acoquiné aux “Tranche-Montagnes” devenus le centre d’intérêt de toutes les conversations ici, à Joigny et dans ses environs. Dans les rues, au marché, à l’église, dans les estaminets et même au château, on ne parlait plus que de cette bande, une “armée” selon certains, constituée de soldats déserteurs et de voleurs, qui vivraient, selon les dires, terrés comme des bêtes dans la forêt d’Othe, juste au-dessus de la ville, au-delà des vignes. »

« Il se sentit fondre en elle alors qu’il tâchait toujours de la maintenir prisonnière, son visage effleurant presque le sien. Ses yeux étaient verts, striés d’éclairs jaunes vers l’iris. Elle était si merveilleusement belle que sa perfection repoussait les possibilités humaines, et il ne pouvait contenir l’émotion qui le submergeait. L’attraction était irrépressible. Le combat était perdu, mais une guerre était gagnée, puisqu’il sentait qu’il pouvait aimer cette femme de tous ses yeux, de tout son corps. Il pouvait l’aimer de tous les ciels, de toutes les forêts et tous les oiseaux, l’aimer de tout ce qui était fait de terre et d’eau, d’air et de feu. »

« – Vous ne m’avez pas écoutée, minauda-t-elle.
– Si ! Si ! Même si je ne suis pas certain d’avoir jamais vraiment compris la poésie. J’ai toujours préféré les romans. Ou les nouvelles.
– Il ne s’agit pas de comprendre, mais de ressentir. Ce ne sont pas tant les mots en soi qui comptent, mais les images qu’ils véhiculent. La sensation qu’ils vous apportent individuellement, et liés les uns aux autres. Vous comprenez ?
– Oui. Comme de la musique.
– Exactement ! »

 

Emmanuel Robert-Espalieu est né le 1er juillet 1970 à Suresnes dans les Hauts-de-Seine. Après une carrière comme photographe, dans les coulisses des théâtres (Festival d’Avignon, Théâtre National de la Colline, Comédie Français…), dramaturge et réalisateur, il se consacre désormais à l’écriture et la mise en scène de pièces de théâtre, ainsi qu’à l’écriture de romans. Il vit à Joigny.

Fleur de sang est son premier roman.

Drame, Noir, Polar, Thriller

Mort sur le Tage

de Pedro Garcia rosado
Broché – 5 octobre 2017
Éditions : Chandeigne Éditions

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Dans ce roman noir où la ville de Lisbonne est un personnage à part entière, Pedro Garcia Rosado dresse un portrait au vitriol de la société lisboète où défilent la jet-set des beaux-quartiers et des environs chics avec son ancien capitaine d’industrie et ses deux rejetons tout puissants, des fonctionnaires municipaux corrompus et des policiers véreux (ou pas), des immigrés russes et des prostituées et, surgi des sous-sols inexplorés de la ville aux remugles fétides, un bien étrange être humain…

Dans ce roman noir où la ville de Lisbonne est un personnage à part entière, Pedro Garcia Rosado dresse un portrait au vitriol de la société lisboète où défilent la jet-set des beaux-quartiers et des environs chics avec son ancien capitaine d’industrie et ses deux rejetons tout puissants, des fonctionnaires municipaux corrompus et des policiers véreux (ou pas), des immigrés russes et des prostituées et, surgi des sous-sols inexplorés de la ville aux remugles fétides, un bien étrange être humain…

 

• Couv_2023-128_Garcia Rosado Pedro - Mort sur le Tage

 

Une histoire d’hommes, une histoire de meurtres, une histoire particulièrement violente…
Dans ce pays, assez peu connu pour ces meurtres, ce sont les hommes qui commandent. Les femmes se taisent et baissent leurs yeux, et les rares qui arrivent à s’affranchir dans ce roman, sont des actrices dans des films pornographiques ou des prostituées.

C’est la première fois que je lis un Polar se déroulant au Portugal. Plus qu’un polar, c’est même un thriller, je dois le reconnaître assez angoissant. Cela faisait plusieurs années que ce livre m’appelait régulièrement. Mais, j’en avais toujours un autre “plus urgent” à lire. La semaine dernière il est tombé tout seul de ma bibliothèque !
Un signe ?
C’est la seconde fois que cela m’arrive en moins de deux ans. Je vais finir par me poser des questions.

Dans ce livre l’un des personnages principaaux, si ce n’est le plus important, c’est la ville de Lisbonne avec son fleuve, le Tage. Mais c’est aussi l’âme du Portugal, avec la corruption de certaines grandes familles, les nombreux souterrains de la ville, qui datent d’un terrible tremblement de terre à Lisbonne en 1755. Mais là où l’auteur m’a véritablement surpris, c’est de faire intervenir la mafia russe dans son récit. C’est sombre, c’est noir et glauque. Les actions se déroulent souvent la nuit dans des coins perdus et isolés. La présence d’un SDF aussi à une réelle importance, on ne sait pas qui il est. Il vit seul dans une grotte souterraine qui se trouve le long du Tage. On ne connaîtra jamais son nom…
Lui, se fait appeler le Diable. Et si c’était vraiment lui ?

Une jeune fille Irina a disparu un soir sans laisser aucune trace. Une ombre plane aux alentours, une ombre qui l’emmène avec elle, dans un monde noir et perdu…
Sa disparition inquiète sa famille. Son fiancé Evgueni, ainsi que son frère, un ex-agent du KGB, Oulianov, et puisque que la police, en partie corrompue, ne fait pas son travail, après avoir trouvé des traces de sang sur la berge du Tage, Oulianov décide d’enquêter… Seul.
Au fur et à mesure des recherches effectuées, Oulianov va tomber sur les activités diverses et illicites de sa sœur. Petit à petit, se mettra en place “une vérité” qui va gêner et provoquer d’autres morts et une nouvelle vague de violence…

Des immigrés russes à Lisbonne, une misère omniprésente, pendant que chez les riches familles locales et pour les « fils à papa », la vie est un jeu où chacun se sert comme il veut.
Corruption, trafics en tout genre, violence et abus de pouvoir. Pedro Garcia Rosado s’en donne à cœur joie. Tous les personnages quels qu’ils soient avec leurs forces et leurs faiblesses sont parfaits dans leurs rôles.

Une ambiance lourde et mystérieuse plane autour de cette histoire et de ces personnages, accrue par la présence fantomatique de cette ombre qui rôde…

Pedro Garcia Rosado nous raconte ici une histoire surprenante sur une ville que je croyais connaître. J’ai mis plus de temps de d’habitude pour lire Mort sur le Tage.
Je ne l’ai que mieux apprécié…

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Extraits :

« Lourenço se regarde dans la glace et n’aime pas ce qu’il voit : un homme de petite taille, plus gonflé qu’obèse, pas vraiment blond, avec l’air d’un enfant pris en train de faire une bêtise. Qu’est-ce qu’on fait quand on a tué quelqu’un ? C’est la première fois : et donc, il ne sait que faire. »

« Un mort non identifié n’est pas chose étrange ni peu courante. Ils sont nombreux les morts et les mortes qui entrent à la Morgue de Lisbonne et qui y reste avec quelques notes circonstanciées en annexe, dans l’attente d’un meilleur sort, quand rien ne peut les identifier, quand personne ne les recherche ou quand on pense que l’identification n’en vaut pas la peine.
Ils restent entreposés là au cas où se présenterait une demande subite d’organes encore utilisables ou bien, lorsque les installations sont surpeuplées, ils sont évacués, sans que personne ne sache ni ne veuille savoir vers quelle destination. »

« – Comment tu sais tout ça, Oulianov ?
– J’étais flic, j’ai fait ce que font les flics : j’ai fait une enquête, inspecteur Moura.
« Je me serais bien passé d’entendre ça », se dit Moura.
Il se lève, les photos à la main et regarde Oulianov.
– Je vais chercher à savoir qui sont les trois hommes de la photo, dit-il. Tu m’attends, mais dans une autre pièce.
Oulianov se lève, sans rien dire, inquiet. Il a échappé à un piège, mais il a pu tomber dans un autre.
Moura l’a toujours traité avec respect, mais il est flic et obéit à qui commande. »

 

Pedro Garcia Rosado est un germaniste, écrivain, journaliste et traducteur portugais.

Il est diplômé à la Faculté des arts de l’Université de Lisbonne.

Il est l’auteur d’une dizaine de romans policiers dont les thèmes sont souvent inspirés des grandes affaires qui rythment l’actualité portugaise.

Facebook : https://www.facebook.com/pedro.garciarosado.3

Émotion, Drame, Folie, Suspense, Thriller psychologique

Trois vies pour une

de Bastien Perchet
Broché – 13 octobre 2023
Éditions : Independently published

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2009, province d’Helmand, Afghanistan.
Robin Costes, reporter de guerre, et son équipe, capturent les dernières images poignantes d’un documentaire sur le conflit qui consume le pays depuis des années. Entre excitation et appréhension, ils bravent l’interdit, plongeant au cœur de l’effroi. L’apogée tant espérée se transforme en un chaos implacable. Une prise d’otages qui bouleversera à jamais leurs existences…

2022, Annecy, France.
Après des années de reconstruction, Robin tente de reprendre une vie normale, bien que les spectres de son passé continuent de le hanter, aussi persistants que la douleur de son bras fantôme, témoin muet des horreurs ayant décimé la plupart de ses compagnons. Une nouvelle existence marquée par sa rencontre avec Mélinda, et plus tard, par la naissance d’Anaïs, leur fille. Mais le jour de ses quarante ans, tout bascule à nouveau… La mort réclame vengeance, engloutissant tout sur son passage.

Quels secrets ont été ensevelis durant toutes ces années ?

 

• Couv_2023-127_Perchet Bastien - Trois vies pour une

 

Je viens de finir “Trois vies pour une”.

Quel récit !!!

De la violence, de la peur, de la haine, de la reconstruction… du pardon ? Peut-être. De l’amour, encore de la peur, des confessions, une vengeance… Toujours de la peur.

Superbe.
Pas un moment de faiblesse dans le récit. Mais quel récit… Très différents des thrillers habituels. J’avais envie qu’il continue encore et encore. L’auteur a trouvé une “clé” qu’il maîtrise parfaitement et il a complètement baladé le lecteur que je suis. Pas de gentils, pas de méchants, juste des coupables et les autres…

Dans ce roman particulièrement bien ficelé, Bastien ne devait avoir qu’un mot en tête. “SUSPENSE”. Et toute l’histoire tourne autour.
Au final, une très “belle” histoire de sentiments mêlés où tout le monde souffre, mais malgré tout Bastien parvient à nous faire ressentir beaucoup d’émotions qui peuvent parfois s’opposer. C’est troublant…

Coup de cœur !
C’est fort et profond, je vous le recommande vraiment…
…Et moi, je vais patiemment attendre les autres romans de “Bastien Perchet”, car j’avoue avoir été réellement surpris.

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Extraits :

« La lampe de chevet créait une ambiance tamisée et chaleureuse que Robin glaça en une seule phrase :

– Tu crois qu’elle va grandir dans quel genre de monde ?
Mélinda comprit qu’il faisait allusion à leur future fille.
– Le même que celui dans lequel nous sommes, répondit-elle en haussant les sourcils, avant de poser son livre, les pages tournées vers le bas.
Robin souffla bruyamment.
– J’ai peur pour elle. Plus le temps passe, plus j’ai l’impression qu’un jour, tout va voler en éclats. »

« – Vous protestez contre quoi exactement ?

– Contre ces enculés de lobbyistes de l’agroalimentaire qui s’approvisionnent à l’étranger alors qu’ici, on se crève jour et nuit pour gagner une misère.
Quand on en gagne, d’ailleurs ! »


« – Je ne comprends toujours pas le rapport.

– Rob… le rapport, c’est qu’après une mort, c’est plusieurs quilles qui tombent en même temps. Tu vois ce que je veux dire ? Personne n’y pense quand ça arrive. Personne ne songe à la femme du mec à qui tu viens de trouer le bide, à son gamin, sa famille, ses amis. En fait, la vengeance, c’est le fléau de l’humanité. Tu butes un type et c’est son frère, son père, sa mère, qui voudra ensuite ta peau. Et l’engrenage ne s’arrête jamais. La folie non plus. Et si les gens ne se vengent pas, ils risquent de devenir comme la majeure partie des épaves qui arpente ma ruelle pour s’échouer dans mon bar. »

« Personne n’est prêt à affronter la mort d’un être cher. La tristesse n’est que le prélude, car un mélange âpre et rugueux s’installe ensuite, mêlant incompréhension, haine et rage. Certains ne parviennent jamais à s’en remettre. En réalité, personne ne s’en remet véritablement… »


« Une toute dernière fois, Robin caressa sa chienne et lui murmura quelques mots à l’oreille. La pauvre bête ne comprenait pas, penchait la tête d’un côté puis de l’autre, la queue entre les jambes.

Au moment de quitter la maison, Joseph tapota l’épaule de Robin sans dire un mot. À sa manière, le vieil homme exprimait son émotion de voir cet homme partir, ce dernier lui rappelant combien il regrettait de ne jamais avoir eu de fils dans sa vie. »

 

Né en 1992, à Belley dans l’Ain, Bastien Perchet vit depuis à Aix-les-Bains en Savoie. En 2015, son premier roman Aux creux de nos demains s’est hissé au sommet du classement Amazon Kindle et a captivé des milliers de lecteurs. Son nouveau thriller, Trois vies pour une, vous plonge dans une descente aux enfers vertigineuse où chaque page vous rapproche de la vérité, troublante…

Émotion, Drame, Psychologie, Roman

Les Galeries hurlantes

de Jean-Marc Dhainaut
Poche – 4 juillet 2019
Éditions : Taurnada édition

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Karine, dix ans, joue avec un ami imaginaire. Tout ce qu’elle sait, c’est son âge et qu’il n’aime pas Alan Lambin, le spécialiste en paranormal que son père, désemparé et dépassé par une succession de phénomènes étranges, a appelé à l’aide. Et si l’origine de tout cela se trouvait dans les anciennes galeries minières existant toujours sous ce village du Nord ? Le seul moyen d’accéder à ce dédale oublié de tous serait les sous-sols d’un hôpital abandonné et hanté par le souvenir de tous ceux qui y laissèrent leur vie, un matin d’hiver, treize ans plus tôt.

 

• Couv_2023-126_Dhainaut jean-Marc - Les galeries hurlantes

 

On ne change pas une équipe qui gagne !
Alan et Mina à travers leurs récits sont devenus des habitués de mes lectures, pour mon plus grand plaisir…

Mais quand Jean-Marc vers la fin de son roman a fait… Qu’est-ce qu’il a fait !!!
Non… Pas ça…

Dans la maison d’Étienne Delbique, rien ne va plus, depuis que sa femme a disparu.
Sa fille Karine à dix ans continue à jouer avec un ami imaginaire, sa belle-mère Rozenn a complètement perdu la tête, elle tricote toutes les journées un pull qui n’en fini pas en répétant sempiternellement une série de chiffres, 2… 2… 8… 1… et Etienne qui boit pour faire face à toutes les choses étranges qui se déroulent chez lui régulièrement, sans parler des baisses constantes de température. Sur les conseils de sa sœur, il décide de contacter Alan Lambin qui vit aujourd’hui en Bretagne.

Mina a quelques petits soucis de santé et propose donc à Alan de s’occuper seul de cette nouvelle enquête. Il va être entraîné dans une histoire étrange et incroyable, à l’atmosphère sombre et inquiétante se déroulant dans le nord de la France sur fond de catastrophe minière et disparition inexpliquée. Une histoire qui aurait pu m’emporter par la peur, les frissons ou la détresse, mais c’est de la mélancolie que j’ai Ressenti. La mélancolie de ces belles histoires qui vous reviennent à l’esprit dû à leur tristesse.
Jean-Marc ne cesse de me surprendre. Qu’est-ce qui est vrai dans son récit ? Qu’est-ce qu’il a inventé ? Je m’en moque… Je vis le moment, tels ses personnages qui vivent le récit… Pour moi, tout est vrai, tout est crédible. Le rêve s’est envolé pour une réalité, ma réalité… Je veux continuer à croire qu’il y a quelque chose au-delà, à croire que nous ne serons plus jamais seuls…

Une très belle écriture, une intrigue qui tient sa place et se renforce au fur et à mesure de ma lecture… Hâte de découvrir la suite…
Encore une très belle histoire aux éditions Taurnada.

Et de six pour jean-Marc !
Vous souhaitez découvrir Jean-Marc Dhainaut ?

Deux de ses nouvelles, dont le personnage principal est Alan Lambin, sont proposées gratuitement sur le site de taurnada.
https://www.taurnada.fr/nouvelles/
Ainsi que des nouvelles de Magali Collet, Isabelle Villain et Estelle Tharreau

N’hésitez plus à les découvrir…

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Extraits :

« À près de cent kilomètres de là, une camionnette de la poste venait de quitter ce petit hameau si cher au cœur d’Alan Lambin, spécialiste en phénomènes de hantises depuis déjà plus de vingt ans. La lettre qu’elle venait de déposer dans sa boîte ne contenait que quelques lignes : un appel à l’aide bien différent de ce que chacun pourrait imaginer. »


« Étienne prit la loupe et se concentra sur l’image, puis il releva la tête, le visage blême et la bouche grande ouverte. Debout, à la fenêtre de la chambre de Karine, se tenait Sarah. Elle regardait son mari, sa fille et son amie se faire prendre en photo. Pourtant, ce jour-là, Sarah était déjà morte depuis un an. »


« C’était donc d’ici, à l’endroit même où il se trouvait, que Sarah s’était jetée dans le gouffre, fermé, il y avait encore deux ans, par de simples planches et tôles qu’elle avait retirées.

Il se frotta la moustache et le menton en chuchotant, « c’était ici. Sarah… Pourquoi ? » »

« Il éclaira sa montre : midi trente. Il plongea la main dans la poche intérieure de sa veste et sortit son porte-feuille. Il caressa, à la lueur de sa lampe, la photo de Mina qui s’y trouvait, puis l’embrassa. Mina… Que faisait-elle en ce moment ? Allait-elle bien ? Alan ne devrait pas être là, mais avec elle. »

 

Jean-Marc Dhainaut est né dans le Nord de la France en 1973, au milieu des terrils et des chevalements. L’envie d’écrire ne lui est pas venue par hasard, mais par instinct. Fasciné depuis son enfance par le génie de Rod Serling et sa série La Quatrième Dimension, il chemine naturellement dans l’écriture d’histoires mystérieuses, surprenantes, surnaturelles et chargées d’émotions. Son imagination se perd dans les méandres du temps, de l’Histoire et des légendes. Il vit toujours dans le Nord, loin d’oublier les valeurs que sa famille lui a transmises.

Lauréat du Prix Plume Libre en 2018, il remporte le concours de nouvelles des Géants du Polar en 2019.

Brocélia
https://leressentidejeanpaul.com/2022/07/07/brocelia/

L’Œil du chaos
https://leressentidejeanpaul.com/2023/02/13/loeil-du-chaos/

La maison bleu horizon
https://leressentidejeanpaul.com/2023/04/13/la-maison-bleu-horizon/

Les prières de sang
https://leressentidejeanpaul.com/2023/08/22/les-prieres-de-sang/

Psylence
https://leressentidejeanpaul.com/2023/07/05/psylence/

Drame, Noir, Polar, Thriller

Un Dossier explosif

de Anne-Marie Bougret
Broché – 19 juin 2022
Éditions : Auto-édité

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Attachez votre ceinture ! Cette histoire démarre au quart de tour et vous entraîne de rebondissement en rebondissement dans une traque parfois terrifiante.

Un mari qui ne rentre pas chez lui, son associé suspecté de puiser dans la caisse. Deux événements qui, d’un instant à l’autre, vont faire basculer la vie de Vanessa Stephen dans l’horreur.
Une histoire palpitante où rien n’est jamais acquis, pas même la réalité, mêlant finance et écologie.

Un Dossier explosif vous embarque dans une course-poursuite mouvementée de New York à Finger Lakes en passant par le Massachusetts, une spirale infernale due à un suspense haletant et une intrigue parfaitement ficelée.

Le préquel, L’invitation, est de préférence à découvrir avant ce thriller, même si les deux peuvent se lire indépendamment.

Retournements de situations incroyables, sublimés par une plume percutante, vous empêcheront de fermer ce livre avant le dénouement.

 

• Couv_2023-123_Bougret Anne-Marie - Un dossier explosif.jpg

 

Lors de ma lecture de “L’Invitation”, je sentais bien qu’Anne-Marie Bougret nous cachait quelque chose… Je ne m’étais pas trompé !
Là où elle m’avait envoûté par un univers mystérieux et érotique, dans “Un dossier explosif”, elle excelle.
Je l’ai lu d’une traite, impossible de m’arrêter, ses courts chapitres m’incitaient à aller toujours plus loin. Pas un moment de répit (ou très peu, et tout en douceur… Miaou…), un très bon suspense jusqu’à la dernière ligne, qui je l’espère bien, ne sera pas la dernière !

Je défie quiconque de ne pas s’attacher à Vanessa, à sa petite fille et à tous ceux qui vont lutter, avec elle contre un pouvoir menaçant qui s’étend. Un pouvoir invisible mais pourtant déjà très présent dans le monde. Magouilles, malversations, désastres écologiques, croisons tous les doigts bien forts pour qu’elle arrive à s’en sortir, et à diffuser la vérité. Désormais, un ennemi non identifié est à sa poursuite…

Avant de commencer votre lecture, je vous conseille de prendre une grande inspiration. Je vous le dis, c’est presque en apnée que vous vous dirigerez jusqu’au point final.
Une tension qui monte, qui monte, et qui ne redescend jamais. Anne-Marie, maîtrise son univers et elle en joue, elle nous offre un vrai tourne-page*.

* Mot français que nous avons décidé d’utiliser dorénavant pour lutter contre les anglicismes de plus en plus fréquents en France (Olivier Norek, Jean-Pierre Tartare et moi-même).

Beaucoup de sensibilité, de l’émotion et multiples rebondissements, Anne-Marie Bougret, une autrice à suivre…

 

Extraits :

« John ferme les yeux pour évacuer ces visions d’horreur et tenter d’éclaircir ses idées, puis il enfouit son visage dans la chevelure de Vanessa, dont la couleur dorée ressemble à un champ de blé en plein été. Elle vient de se tourner sur le côté en chien de fusil. Il se colle un peu plus contre le corps de son épouse et passe son bras libre autour d’elle. Alors que quelques minutes auparavant, sa femme se faisait poignarder par ce malade, il la sent bien vivante contre lui avec sa peau chaude, ferme et veloutée ; ses formes rebondies au bon endroit, lui font depuis toujours un effet dingue. »

« En regardant Brandon se diriger vers la cuisine, suivi de Stessie, elle se demande soudain jusqu’à quel point la mort de John pourrait arranger son ami. Certes, depuis le début, elle sait qu’il est amoureux d’elle, mais heureusement, il n’a jamais osé lui déclarer sa flamme. »

« Elle roule, mais ne sait pas quelle direction choisir. Et si elle appelait le policier ? Il viendrait à son secours et tout ce cauchemar prendrait fin. Elle regarde dans son rétroviseur pour s’assurer que personne ne la suit et que sa fille s’est bien endormie. »


« De grosses larmes lui brouillent le regard. Elle est en train de s’essuyer les yeux avec un mouchoir qu’elle a trouvé dans son sac à main, lorsqu’un homme se dirige vers la voiture. La jeune femme s’accroupit à l’endroit où l’on place normalement ses jambes. Elle se recouvre avec le plaid en espérant que le bonhomme ne l’ait pas remarquée. Elle suspend son souffle. Le bruit de pas se rapproche. Puis, plus rien. Elle se redresse un peu, soulève légèrement la couverture pour voir ce qui se passe et sourit intérieurement lorsqu’elle aperçoit l’homme en train de promener son petit yorkshire »

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Anne-Marie Bougret est une ex-danseuse et une romancière.

Passionnée de danse, elle a suivi une formation à l’Institut d’Art Chorégraphique (IPAC) de Paris. Elle a ouvert son école de danse à Bourgoin-Jallieu qu’elle a dirigée pendant 22 ans. Suite à des immobilités forcées, conséquence de son métier de danseuse, elle s’est mise à lire beaucoup et à écrire.

Elle écrit aussi depuis plusieurs années et c’est en 2019 qu’elle a expérimenté l’auto-édition en publiant son premier roman, Intrigue chez Virginia Woolf.

Petite, elle se réfugiait dans ses rêves, aujourd’hui, elle imagine des histoires qui font rêver les autres.

De caractère indépendant, elle a trouvé dans l’auto-édition la liberté d’aborder divers genres littéraires et d’écrire les histoires qui lui plaisent. Passionnée par les comportements humains, elle écrit des romans qui traitent de sujets de société, parfois tabous, mais toujours avec empathie et bienveillance.

L’invitation : https://leressentidejeanpaul.com/2023/10/22/linvitation/

Accro au thé vert au jasmin, il est un compagnon indispensable à ses sessions d’écriture.

Retrouvez-là sur son site : annemariebougret.fr
Suivez son actualité sur : https://www.facebook.com/annemarie.bougret/
et sur Instagram : https://www.instagram.com/anne.marie.bougret.autrice/

N’hésitez pas à la contacter !

Amour, Drame, Histoire

Et la vie reprit son cours

Les Déracinés***
de Catherine Bardon
Broché – 28 mai 2020
Éditeur : Les escales éditions

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Après Les Déracinés et L’Américaine, découvrez le troisième tome de la superbe fresque historique imaginée par Catherine Bardon. Au cœur des Caraïbes, en République dominicaine, la famille Rosenheck ouvre un nouveau chapitre de son histoire.

Jour après jour, Ruth se félicite d’avoir écouté sa petite voix intérieure : c’est en effet en République dominicaine, chez elle, qu’il lui fallait poser ses valises. Il lui suffit de regarder Gaya, sa fille. À la voir faire ses premiers pas et grandir aux côtés de ses cousines, elle se sent sereine, apaisée. En retrouvant la terre de son enfance, elle retrouve aussi Almah, sa mère, l’héroïne des Déracinés. Petit à petit, la vie reprend son cours et Ruth – tout comme Arturo et Nathan – sème les graines de sa nouvelle vie. Jusqu’au jour où Lizzie, son amie d’enfance, retrouve le chemin de Sosúa dans des conditions douloureuses.
Roman des amours et de l’amitié, Et la vie reprit son cours raconte les chemins de traverse qu’emprunte la vie, de défaites en victoires, de retrouvailles en abandons.
Guerre des Six-Jours, assassinat de Martin Luther King, chute de Salvador Allende… Catherine Bardon entrelace petite et grande histoire et nous fait traverser les années 1960 et 1970. Après Les Déracinés, salué par de nombreux prix, et le succès de L’Américaine, elle poursuit sa formidable fresque romanesque.

“La saga qui nous transporte.” Olivia de Lamberterie, ELLE

 

• Couv_2023-121_Bardon Catherine - Et la vie reprit son cours

 

Le soleil éclatant sur une plage de sable fin à perte de vue, la mer qui va et vient dans son rythme nonchalant, le vent qui caresse vos cheveux… Vous visualisez la scène ?

Et bien, Et la vie reprit son cours, ce n’est pas ça du tout !

J’ai rencontré Catherine Bardon en janvier 2017 lors de sa première séance de dédicaces.
Son premier roman, Les Déracinés, m’a ouvert la porte d’une saga familiale très attachante qui s’est poursuivie ensuite avec L’américaine. Une saga qui m’a révélé un pan que je ne connaissais pas du tout de l’histoire de la communauté juive d’Autriche. C’est donc avec la famille “Rosenheck” qui sentant un climat de plus en plus hostile envers les Juifs et la montée du nazisme, décida de partir vivre en République Dominicaine, un peu avant la Seconde Guerre mondiale, où l’on promettait des visas aux Juifs d’Europe. Je me suis avec eux, envolé vers ce monde nouveau.

Et la vie reprit son cours est le troisième volet de cette fresque historique, de cette histoire de femmes décidément fortes et fort attachantes. Ce volet se déroule dans presque toute son intégralité en République Dominicaine à Sosúa, que j’ai eu la chance de visiter plusieurs fois. J’y ai retrouvé les ambiances, les odeurs et la vie qui s’y déroule à un rythme très différent du notre, un endroit où tous les gens s’entraident, se parlent, se connaissent…

Nous sommes en 1967, Ruth après avoir tenté de vivre aux États-Unis au début de années 60, décide finalement de retourner en République Dominicaine avec sa fille Gaya, encore bébé, là, où s’était installé sa famille.
Catherine Bardon raconte son histoire dans la Grande Histoire agrémentée de données historiques, pour mon plus grand plaisir. J’ai découvert que cette île, ne fut pas forcément idéale pour ceux qui y vivaient, en effet le pays a subit durant des années une dictature très éprouvante pour les locaux.
Durant toute ma lecture, une fois encore, j’ai eu l’impression de faire partie de la famille, de vivre leur vie, de vivre à leurs côtés. Et je peux vous assurer qu’elle n’est pas simple du tout, les aléas, les maladies, les décès viennent contrebalancer les histoires d’amour, les naissances et les retrouvailles. Catherine est arrivée, tout en finesse avec ce qui fait le charme des fresques romanesques, à me faire partager leurs vies à travers plusieurs générations dans ce pays devenu désormais le leur. Pendant ce temps-là, le monde continue à tourner. Martin Luther-King est assassiné, les États-Unis filment le “premier pas sur la Lune”, chute de Salvador Allende, les Jeux olympiques de Munich souffrent d’une horrible prise d’otages qui finira malheureusement très mal…

Une trilogie absolument passionnante que je vous conseille vraiment.
Gros coup de cœur en trois tomes !

Hâte de retrouver Ruth, Gaya, Almah, Domigo, Arturo, Nathan et tous les autres personnages qui m’ont fait vibrer pendant plusieurs heures, dans l’opus suivant…
Un invincible été.

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Extrait :

« Je tirai sur les rênes, un coup sec, et j’arrêtai mon cheval. Je pris une profonde inspiration, relâchai tous les muscles de mon corps. La vue, les parfums, les sons, c’était une symphonie pour les sens. Un instant parfait dans les couleurs pâles du petit matin de l’hiver caraïbe. »

« J’aimais la beauté pure de la terre resplendissante, j’aimais cette lumière d’une limpidité sans pareille, j’aimais la puissance des couleurs crues, le jeu des formes aussi abondantes que tumultueuses, j’aimais l’air embaumant les multiples fragrances des tropiques, j’aimais ces paysages pleins de poésie enfantine… 
En observant le spectacle de ce matin-là, je commençai à guérir d’un mal dont je ne savais même pas que j’avais souffert, le manque de mon île. »

« Jérusalem, juillet 1967

Chère Almah,
Cette courte lettre pour te rassurer.
Une guerre de plus.
Il est donc écrit que nous ne vivrons jamais en paix. Nous aurions pu croire, après ce que nous avons traversé, particulièrement notre peuple, que le monde serait plus sage. Nous aurions tant aimé qu’il soit plus sage, comme nous aspirions si fort à la paix. Et nous allons de déception en déception. Plus que jamais je pense que la guerre est une fatalité et la paix une utopie. »

« Plus tard Almah nous raconterait toute l’histoire. Cette histoire qui était comme un roman. Toute la vie de ma mère était comme un roman. Aucun personnage n’était secondaire, tous avaient un rôle décisif dans la toile de sa vie. Mais pour l’heure elle s’en tint à l’essentiel : elle avait retrouvé un vieil ami d’enfance à Jérusalem et elle l’avait épousé. Sans tambour ni trompette. »

« Je nous contemplais et je comprenais à quel point nous sommes constitués des êtres qui nous entourent. Ce fut un été magique, des semaines d’harmonie, une bulle de bonheur absolu suspendue dans nos vies, ce moment merveilleux de l’été qui précède les tempêtes de la saison des cyclones. »

 

Catherine Bardon est une amoureuse de la République dominicaine où elle a vécu de nombreuses années. Elle est l’auteure de guides de voyage et d’un livre de photographies sur ce pays. Son premier roman, Les Déracinés (Les Escales, 2018 ; Pocket, 2019), a rencontré un vif succès.

L’Américaine
https://leressentidejeanpaul.com/2020/07/06/lamericaine/

Drame, Polar, Suspense

VICES

Épisode 01 : Trois Petits Singes
de Gipsy Paladini
Broché – 19 octobre 2018
Éditions : Auto-éditions

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« J’ai alors vu la bouteille de White Spirit sur le sol et les allumettes éparpillées. Puis ma fille sur le sofa, la bouche grande ouverte, l’intérieur entièrement brûlé. (…) Elle avait laissé un mot : j’ai froid à l’intérieur »

La ville. Ses quartiers mal famés, ses odeurs étrangères, ses peuples déracinés… Pas facile de s’en accommoder quand on a grandi dans un village paisible et que l’on s’est construite à travers les films de justiciers. Voilà 6 mois que Marie a intégré la BJV, une brigade spécialisée dans la prise en charge des jeunes victimes, et elle a bien du mal à se faire accepter. La pendaison de Lucie, une lycéenne apparemment sans problème, lui donne l’opportunité de prouver qu’elle mérite sa place au sein de l’équipe. C’est sans compter la malveillance de certains collègues bien décidés à se débarrasser d’elle. Marie sera-t-elle suffisamment armée pour affronter la cruelle réalité alors qu’un lourd secret la handicape ?

VICES est une série littéraire de 8 « épisodes » dont les deux premiers ont été réunis en un ouvrage édité aux éditions Fleuve Noir. On y suit les destins mêlés des membres de la brigade des jeunes victimes confrontés aux maux de notre société moderne.
VICES c’est aussi l’histoire de Marie et de Zolan, deux êtres tourmentés que tout oppose, dont l’amour naissant est sans cesse menacé.

 

• Couv_2023-120_Paladini Gipsy - Vices_01

 

Première enquête pour Marie Lafontaine.

La victime est se nomme Amélie, elle avait quinze ans et a été retrouvée pendue dans sa chambre. Des marques étranges sur ses bras font douter la policière. Elle ne croit pas au suicide de la jeune fille. Commence alors une enquête qui la mène au collège-lycée privé où était scolarisée Amélie. L’atmosphère de l’établissement scolaire particulier, lui donne une idée de ce qui a pu arriver. Elle y fait la connaissance d’Enzo qui veut absolument lui donner un coup de main. Pourquoi ? Alors que tous les autres élèves semblent plutôt heureux du décès d’Amélie qui, comme ils le disent tous, n’avait rien à faire dans “leur” lycée !

C’est le premier roman de Gipsy Paladini que je lis, j’ai bien aimé sa façon d’écrire. Elle oblige le lecteur à visualiser les scènes et actions du roman. Il n’y a pas ou très peu de descriptions, nous sommes donc obligés de nous créer les lieux, les personnages…
L’intrigue est simple, bien menée, mais j’ai trouvé le dénouement particulièrement inattendu ! Gipsy aborde le harcèlement scolaire, sujet de plus en plus d’actualité, avec beaucoup de justesse !

J’ai été absorbé par le récit, celui d’une brigade policière assez différentes des autres, c’est fluide, très rythmé, sacré tourne-pages, qui m’a mené vers la “FIN”, sans que je m’en sois rendu compte !
Personnellement, je valide, et vivement la suite…

Merci Blandine, pour ces héros, plus proches d’une série télévisée que d’un récit traditionnel.
Ça surprend, mais cela m’a bien plu !

À suivre…

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Extraits :

« Ses lèvres sur moi, son souffle dans mon cou, les mots qu’il me murmurait, des mots que je n’avais jamais entendus. Je tends la main comme si je pouvais les toucher, les garder à jamais à ma portée. Elle se referme sur le vide. »

« J’ai donné vingt-sept ans de ma vie aux Stups, a-t-il clamé lors de son discours d’inauguration. Ce que j’en ai déduit, c’est qu’une majorité des criminels ne le seraient pas devenus si enfants, adolescents ou jeunes adultes, victimes ou incriminés, ils avaient été mieux traités. Chaque individu a un processus propre. C’est notre travail de le cerner pour mieux réorienter les blessés et les égarés.
N’oublions pas qu’un jeune, même incriminé, est avant tout une victime. Soyons les médecins de la société future. »

« Le nez collé à la vitre, Marie observe le mécanisme fascinant de son réveil, cette chorégraphie citadine aux centaines de milliers d’interprètes dont les mouvements routiniers sont si bien assimilés qu’ils s’accordent malgré leur hétérogénéité dans un ballet parfait. »

« On observe le monde avec les yeux, mais seuls ceux qui savent le faire avec le cœur sont en mesure de comprendre ce qui s’y passe vraiment. »

 

Née dans l’est de la France, Gipsy Paladini rêve très tôt d’aventures.

Elle commence dès seize ans à découvrir le monde et voyage de l’Autriche à l’Italie en passant par la Turquie ou encore l’ex-Yougoslavie. Enfin, elle se rend à San Francisco où elle séjourne pendant plusieurs mois dans une auberge de jeunesse miteuse, au milieu de dealers et de toxicomanes.

À dix-neuf ans, elle part en Autriche où elle partage pendant deux ans la vie de la population immigrée yougoslave. Puis elle s’installe à Los Angeles où elle rencontre son mari, un ancien membre des forces brésiliennes. Elle n’a de cesse, ensuite, de parcourir le monde à la rencontre des populations défavorisées. Elle est depuis peu revenue habiter à Paris, avec époux et enfant. Jeune, dynamique, polyglotte (elle parle 6 langues dont 4 couramment), Gipsy Paladini a déjà publié le remarqué Sang pour sang en 2010 aux éditions Transit. Elle souhaite faire du flic Al Seriani un personnage récurrent.

Émotion, Drame, Historique, Roman, Suspense

Le Fil d’Argent

de Rebecca Greenberg
Broché – 27 août 2017
Éditions : Auto-Édition

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New York 2011. Thomas Gordon, journaliste d’investigation au Daily News, voit son existence basculer un jour de blizzard. Comment reprendre le cours de sa vie lorsque l’on se retrouve soudain doté de dons paranormaux ? Comment rester les pieds sur terre lorsque l’on peut désormais sortir de son corps et dépasser les limites de l’Espace et du Temps ? Sans cesse ramené dans la France occupée des années 1940, il devient témoin de la vie tragique de Simon, un Juif entré dans la Résistance, et de ses deux petites sœurs virtuoses. Bientôt les coïncidences s’accumulent et un puzzle hallucinant prend forme… Pour ne pas devenir fou et comprendre ce qui le relie à cette famille prise dans la tourmente de l’Histoire, Tom devra s’engager corps et âme dans l’enquête la plus incroyable de sa vie. Et si rien n’était dû au hasard ?

 

• Couv_2023-119_Greenberg Rebecca - Le fil d'argent

 

J’ai terminé le roman de Rebecca Greenberg depuis deux jours déjà et je ne sais toujours pas comment entamer mon Ressenti…
Tant pis, je me lance !

Le premier roman de Rebecca est MA-GNI-FIQUE, impressionnant, addictif, tellement réaliste !!!

Quel travail remarquable, documenté, réfléchi, quelle sensibilité, des personnages que je ne suis pas près d’oublier, j’entendais de la musique durant ma lecture, le violon, le piano, les mots qui s’écoulaient dans un rythme tantôt en douceur, tantôt avec violence, la beauté des âmes pures, la peur, les cris, les larmes, la laideur des autres, la haine, la jalousie. Rebecca m’a comblé en tant que lecteur, m’a envoûté en tant qu’homme. Plusieurs fois, j’ai dû stopper ma lecture, fermer les yeux étant dans l’incapacité d’aller plus loin, d’appréhender les abominations, les cruautés qui risquaient de retomber à chaque moment, à chaque page, mais malgré son récit si dur et bouleversant, il n’y a jamais jugement, ni pathos. La lecture est très agréable, fluide, j’étais complètement transporté par la plume de l’auteure. Certains lecteurs auront peut-être l’impression de lire un roman de type ”fantastique”. Pas moi. La réalité de ce phénomène, pour moi, ne fait aucun doute…

Dès le début du récit, nous suivons deux histoires qui se passent à deux périodes différentes. Nous sommes en 2011, où Tom est plongé dans un coma suite à un accident, ou en 1940, avec Simon, jeune juif qui subit la Seconde Guerre mondiale de plein fouet. Nous allons alterner ainsi d’une époque à l’autre par le biais de la décorporation, un sujet qui me plaît tout particulièrement. Tom, finalement, va sortir du coma avec un don qu’il va apprivoiser jour après jour. Mais est-ce vraiment un don ou malédiction ?
Il lui faudra plusieurs années pour le maîtriser et comprendre pourquoi il est sorti vivant du coma.

Rebecca m’a touché au plus profond de mon âme, j’aimerais tellement connaître les morceaux qu’elle avait en tête en écrivant son roman.
Durant ma “vie de lecteur” certains romans m’ont marqué. “Le Fil d’Argent” fait définitivement partie de ceux qui se trouvent en haut de la pile !

Merci pour ce voyage magnifique… Pour ne jamais oublier.
Très gros coup de cœur.

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Extraits :

« La lumière.
Diffuse, douce comme un voile.
Mouvante, comme des courants opalins,
mais se déplaçant avec lenteur.
Irradiant une paix profonde et un amour infini.
Bientôt y apparaissent des formes sans consistance,
ressemblant toutefois de plus en plus à des visages.
Oui, ce sont bien des visages… !
Des visages qu’il connaît et qu’il chérit.
Celui de Kate d’abord, puis ceux d’Andy et d’Ellen. »

« Il prit soudain conscience d’une sorte de connexion invisible entre lui et ce mystérieux inconnu aux yeux clos, une espèce de fluide non-palpable, mais de plus en plus intense. La musique, toujours plus riche, pénétrait ses tympans, son cerveau, son cœur, son être tout entier, jusqu’aux tréfonds de son âme.
Alors il comprit. »

« 1. Les gardiens et inspecteurs, après avoir vérifié l’identité des Juifs qu’ils ont mission d’arrêter, n’ont pas à discuter les différentes observations qui peuvent être formulées par eux. Les enfants vivant avec la ou les personnes arrêtées seront emmenés en même temps, ils ne doivent pas être confiés aux voisins »

« C’est simple, il me faut environ trente minutes pour faire un tampon qui permettra de fabriquer une cinquantaine de cartes. Chaque demi-heure supplémentaire où je parviens à rester éveillé, c’est comme cinquante vies que je sauve… »

« – Ils… ils l’ont emmenée.
– Où ça ? Nous pouvons organiser son évasion ! Je connais…
– Non, Léo, non.
Simon sentit les larmes lui brûler les yeux ; il sentait aussi les mots – ceux qu’il n’aurait certainement pas fallu dire – affluer entre ses lèvres malgré lui.
– Il est trop tard. Ils l’ont… fusillée, il y a deux jours.
Les bras de Léo retombèrent à l’instant, inertes le long de son corps. Ses yeux s’exorbitèrent pendant une ou deux secondes, puis Simon vit le souffle lui manquer. Enfin, il s’affaissa sur les genoux, dans l’herbe sèche, en inspirant dans une sorte de gémissement déchirant et ne bougea plus. Simon se laissa tomber à côté de lui, pris du besoin insoutenable de se justifier.
– Je… je n’ai rien pu faire… Je…
Mais il se tut. À quoi bon expliquer pour le moment… Qu’y avait-il à expliquer, d’ailleurs ?
Je suis vraiment désolé, finit-il par dire à mi-voix. »

« Léo secoua la tête, écœuré. Il commençait à être las de cette guerre qui n’en finissait pas. Pourquoi les Français ne se soulevaient-ils pas en masse, pourquoi étaient-ils seulement une petite poignée d’hommes à réagir ? Pourquoi devaient-ils attendre la victoire des Alliés sans bouger ? Pourquoi devoir supporter sur ses propres terres des combats sanglants entre deux pays étrangers s’affrontant sans même se soucier des autochtones ?… Combien de vies innocentes devraient-elles être encore happées ? »

 

Rebecca Greenberg part à 17 ans vivre en Afrique, au Cameroun, avec ses parents. Elle y passe son bac, et poursuit par une année d’initiation à l’Histoire de l’Art.

Lorsqu’elle rentre en France, elle entame des études universitaires cinématographiques et audiovisuelles. Elle assiste à des tournages de films, aux côtés de Gérard Jugnot et Richard Bohringer et se prend de passion pour les écrits de Stephen King, rédigeant des scripts adaptés de quelques nouvelles choisies. Elle est correctrice littéraire.

Puis elle rencontre son âme-sœur, et fait finalement le choix de se consacrer corps et âme à sa nombreuse famille.

Mère de 7 enfants, c’est la saga Harry Potter, découverte par le biais de ses enfants bien des années plus tard, qui lui donne – comme une révélation – le goût insatiable des livres et le besoin de réécrire, comme au temps de son adolescence.

Le fil d’argent (illustrations de Matthieu Biasotto) est son premier roman.

son blog : http://lefildargent.over-blog.com/
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