Émotion, Histoire

Toutes les histoires d’amour du monde

Baptiste Beaulieu
Poche – 29 janvier 2020
Éditeur : Le Livre de Poche

Lorsqu’il découvre dans une vieille malle trois carnets renfermant des lettres d’amour, le père de Jean sombre dans une profonde mélancolie.
Jean, lui, tombe des nues : Moïse, son grand-père, y raconte l’histoire de sa vie. Plus incroyable encore, Moïse adresse son récit à une inconnue : Anne-Lise Schmidt.
Qui est cette femme ? Et surtout qui était-elle pour Moïse ? Comment quelqu’un de si chaleureux et sensible dans ses lettres a-t-il pu devenir cet homme triste et distant que père et fils ont toujours connu ?
Naviguant entre les grands drames du XXe siècle et des histoires d’amour d’aujourd’hui glanées dans une tentative éperdue de faire passer un message à son père, Jean devra percer le lourd secret d’un homme et lever le voile sur un mystère qui va chambouler toute une famille…

Baptiste Beaulieu fait un patient travail de tissage de liens humains. Sandrine Cabut, Le Monde des livres.

Sacrément touchant. Christilla Pellé-Douël, Psychologies magazine.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

J’avais déjà lu du même auteur “Les 1001 vies des Urgences” qui m’avait beaucoup plu !

Aujourd’hui je vous parle d’un livre passionnant, touchant et poignant à la fois. D’un livre que m’a prêté une cousine pour les vacances. D’un livre qu’elle a elle-même aimé, afin que nous puissions en parler à son retour. D’un livre avec une écriture juste, qui va toujours droit au cœur. D’un livre sur une histoire d’amour pure, simple, sans mièvrerie.

Qui est Anne-Lise Schmidt qui semble occuper l’esprit de Moïse ?

Baptiste Beaulieu nous offre “son histoire” de famille, dans cet ouvrage magnifique et bouleversant. Il lance même un appel poignant qui ne pourra laisser personne indifférent…

Moïse, a écrit à Anne-Lise des lettres tous les 3 avril, pendant plus de 40 ans. Des lettres dont personne ne connaissaient l’existence jusqu’à sa mort.
Jean, son petit-fils va se jeter corps et âme dans une quête qui va chambouler toute sa famille.
Comment ne pas être perturbé à la lecture de ces lettres si chaleureuses, emplies d’amour, de la part d’un homme qui était si froid ?
C’est la recherche d’une histoire d’amour d’un grand-père qui rapproche le fils et le petit-fils, et qui montre que le manque d’amour qu’il soit paternel ou maternel laisse des cicatrices douloureuses et indélébiles.

Baptiste nous plonge dans une histoire absolument incroyable, avec beaucoup d’intensité et de sincérité.
Au fil des lettres, qu’il alterne avec un récit qui se déroule de nos jours, donnant du rythme au récit, on découvre le passé de Moïse. Son enfance, auprès d’une mère peu aimante et d’un père parti trop tôt au front. Ce roman autobiographique, dépeint une vision de la seconde guerre mondiale et le sort de nombreux prisonniers de guerre, mais c’est aussi et surtout une magnifique histoire d’Hommes…

On s’attache aux personnages avec une réelle intensité.
Une histoire addictive et merveilleuse qui m’a emporté.

À lire, et pourquoi pas à relire, mais surtout à offrir et à partager…

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Extraits :

« Sais-tu, ma petite Anne-Lise, que pour les hommes comme moi, qui ont connu un grand amour et l’ont perdu, quand on erre seul dans la rue les dimanches soir, les passants, un parfum, la bonne lumière au bon moment, tous ces minuscules éléments sont autant de clefs qui ouvrent des portes dans le temps ? »
…/…
« Dans l’Antiquité, les Grecs usaient de quatre termes différents pour désigner ce qu’on regroupe aujourd’hui sous le même mot « amour ».
Quatre termes, comme autant de façons de définir quatre sentiments distincts.
Il y avait l’Eros, la Philia, l’Agapé et la Storgé.
La légende raconte qu’il existait un cinquième terme, une cinquième manière d’aimer, mais que les Hommes, jaloux et cupides, finirent par l’oublier faute de l’utiliser. »

 

 

Médecin généraliste, Baptiste Beaulieu est l’auteur d’un premier livre remarqué, Alors voilà. Les 1001 vies des Urgences, qui a connu un très beau succès de librairie, a été traduit en 14 langues et a reçu le prix France Culture « Lire dans le noir ». Il a également fait l’objet d’adaptations sous forme de roman graphique et au théâtre. Son roman Alors vous ne serez plus jamais triste a reçu le prix Méditerranée des lycéens en 2016 et La Ballade de l’enfant gris le Grand Prix littéraire de l’Académie nationale de Pharmacie en 2017. Il est également chroniqueur depuis 2018 dans l’émission « Grand bien vous fasse » sur France Inter. Son blog « Alors voilà » compte plus de 8 millions de visiteurs.

Émotion, Roman

Avant la longue flamme rouge

Guillaume Sire
Broché – 2 janvier 2020
Éditeur : Calmann-Lévy

« Il essaye de courir en poussant sa famille devant lui, mais un hurlement ouvre le ciel et une mitraillette frappe des millions de coups de hache partout en même temps. Dans le Royaume, il y a des vrombissements lointains. »

1971 : le Cambodge est à feu et à sang. Saravouth a onze ans. Sa petite sœur Dara en a neuf. Leur mère enseigne la littérature au lycée français. Leur père travaille à la chambre d’agriculture. Dans Phnom Penh assiégée, le garçon s’est construit un pays imaginaire : le « Royaume Intérieur ».

Mais un jour, la guerre frappe à sa porte. Les fondations du Royaume vacillent. Séparé de ses parents et de sa sœur, réfugié dans la forêt sur les rives du Tonlé Sap, Saravouth devra survivre dans un pays en plein chaos, animé par une volonté farouche de retrouver sa famille.

Inspiré d’une histoire vraie, ce roman restitue une épopée intérieure d’une rare puissance.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Un magnifique roman sur la guerre civile au Cambodge mais surtout un roman sur l’enfance de Saravouth…
Guillaume Sire raconte à sa façon, avec tendresse et intelligence un monde qui se perd et transforme les rêves en pires cauchemars.

Inspiré d’une histoire vraie, ce récit est très dur. C’est le récit d’une enfance meurtrie, d’un pays à l’agonie. D’un enfant qui par la force des choses deviendra “orphelin”, dans un paysage apocalyptique…

Nourri par les lectures de sa mère, Phusati, professeur de littérature, Saravouth, 11 ans, trouve son bonheur dans les livres, dans les histoires qui façonnent son imaginaire, son quotidien, au sein d’une famille aimante. Dans l’esprit du garçon, les personnages d’Homère vont côtoyer ceux de Peter Pan. Il embarque alors sa sœur Dara 9 ans, dans son monde fantastique où les deux enfants voyageront ainsi entre le réel et l’imaginaire.

1971, La guerre éclate, le Cambodge est à feu et à sang…
Sa mère, lui donnant le goût de la lecture, très vite, il se créé un royaume imaginaire : “Le Royaume Intérieur”, qui va lui donner la force de supporter son quotidien au milieu des atrocités de la guerre, “L’Empire extérieur”.
Les mots de René Char, l’auteur préféré sa mère, “Il faut trembler pour grandir”, vont résonner régulièrement dans son esprit.

Le périple que va alors vivre Saravouth, et qu’il devra affronter seul, est porté par l’auteur grâce à une écriture acérée mais délibérément poétique. Ce livre est un véritable Odyssée. On sent l’odeur de la violence et de la mort, de l’insondable folie humaine.

Ce livre est Beau. Ce livre est dur et puissant…
Écrit avec beaucoup d’humanité et de simplicité, il commence comme un rêve d’enfant, se poursuit dans un monde d’adultes sur la vision d’un pays déchiré, et s’achèvera au-delà des pages sur des blessures irréparables.

Livre à mettre entre toutes les mains et à consommer sans modération…

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Extrait :

« Ce n’est pas seulement pour y être moins seul que Saravouth ouvre ainsi à Dara les portes du Royaume, mais parce qu’un jour, en se demandant ce qu’il se passerait si tout à coup il perdait la mémoire, il en est venu à la conclusion que si le Royaume pouvait exister ailleurs que dans sa tête, s’il pouvait être partagé et transmis, cela le protégerait mieux que n’importe quel rempart. Si je l’oublie, elle pourra me le rendre. »

…/…

« Il était une fois, dans un château fort, une princesse enfermée dans la chambre du donjon, son père le roi n’est pas rentré des croisades…
Saravouth trouva la description du château insuffisante. Il décida de la compléter dans sa tête. En plus de l’église, du foin, des chevaux blancs et blonds, des tours en pierres polies, luisantes, des meurtrières et des douves vaseuses, il imagina un toit de verre semblable à celui du pavillon Napoléon-III, une esplanade gardée par des lions sculptés et un clocheton d’émeraude. À l’heure du dîner, le château était complet. Pour franchir les douves, où nageaient des requins et des gobies phosphorescents, il fallait passer un pont-levis en bois vermoulu. Pour compléter les tours crénelées, Saravouth avait ajouté des toits pointus, rouges et laqués. Et pour la princesse, une cheminée d’où s’exhalait un parfum de noisette. Le soir, il ne trouva pas le sommeil avant d’avoir ajouté encore plusieurs détails. Des canards morillons et des buffles dans la cour, des cerisiers, des nuages mousseux et vernissés, des chevaliers en armure, un boulanger et l’odeur du pain : les petits éclats tièdes, la farine envoûtante. Ça se mariait au parfum de noisette. »

 

 

Guillaume Sire est un auteur français, romancier, poète, né à Toulouse en 1985.
Il commence avec la poésie, et des prix remportés à l’Académie des jeux floraux pour L’amour est une impression (2005) et Nymphéas (2006).

Repéré par l’écrivain Denis Tillinac, il publie ensuite son premier roman, Les confessions d’un funambule, aux Éditions de la Table Ronde (janvier 2007). Puis d’autres romans remarqués, notamment Où la lumière s’effondre chez Plon (septembre 2016), Réelle aux éditions de L’Observatoire (septembre 2018) et Avant la longue flamme rouge chez Calmann-Lévy (janvier 2020).

Guillaume Sire tient un blog où il écrit régulièrement : Ce qu’il reste des brumes.

Émotion, Frisson horreur, Noir, Polar

Celui dont le nom n’est plus

René Manzor
Poche – 10 septembre 2015
Éditeur : POCKET

Et si les tueurs étaient en fait les victimes ?

 » Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le nom n’est plus. « 
Pour la deuxième fois en deux jours, ce message énigmatique signe une scène de crime londonienne. Rien ne relie les victimes – pas même leurs assassins, qui ne se connaissaient pas, et qui ont chacun, lors de leur arrestation, avoué avoir tué la personne qu’ils aimaient le plus au monde. Pourtant les faits sont là : le rituel religieux, le message, le cadavre vidé de ses organes – ces meurtres sont commis selon le même mode opératoire.
Le commissaire McKenna, vieux routier de Scotland Yard, et le docteur Dahlia Rhymes, criminologue américaine, pressentent que la série n’en est qu’à ses débuts.
À moins de mettre, au plus vite, un nom sur l’horreur…

“Un polar dense. Une intrigue captivante.” L’Express

“Un thriller haletant… dont le lecteur n’oubliera pas le nom.” Ouest France

 

2020_049_Manzor René - Celui dont le nom n'est plus

 

Bonjour à toutes et à tous…

Après avoir lu “Dans les brumes du mal” et “Apocryphe” du même auteur, je n’ai pas été déçu du tout par Celui dont le nom n’est plus”.

Quel voyage !
Grâce à sa plume parfaitement maîtrisée, René Manzor signe un polar original avec une intrigue intense et prenante sur fond d’ésotérisme, aux frontières de l’amour et de la mort…

Dès les premières pages, le ton sanglant est donné.
J’ai adoré !
Pas de temps morts, du rythme, des chapitres courts, un scénario très bien construit. Le suspense est maintenu constamment. On plonge dans le domaine de l’hypnose, de l’égyptologie, de la greffe d’organes. Je me suis posé beaucoup de questions tout le long de ma lecture entre compassion, tristesse, impuissance, horreur et malaise. René ne nous ménage pas.
Un page turner, qui ferait un excellent film, grâce à son côté psychologique très bien dépeint.

Une enquête prenante, menée par un inspecteur de Scotland Yard et une profiler américaine. Un tueur insaisissable, même une fois interpellé.
Une quête haletante…

Je me suis laissé prendre jusqu’au bout par ce récit ne sachant pas du tout où l’auteur nous mènerait.
Une histoire émouvante, passionnante, des personnages attachants, dans une ambiance très sombre et un final qui m’a beaucoup marqué…
Je vous le conseille vraiment.

Retrouvez toute l’actualité de l’auteur sur :
http://www.renemanzor.com
ou
https://www.facebook.com/rmanzorlink

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Extrait :

« C’est fou comme l’esprit reste convaincu que le corps lui ment en permanence. On s’imagine avoir vingt ans à soixante, on s’offusque quand les jeunes vous appellent « monsieur » ou « madame » à cause de je ne sais quelle différence physique et, pendant ce temps, nos rêves et nos fantasmes ne prennent pas une ride. »

 

 

René Manzor est réalisateur et écrivain. Remarqué par Steven Spielberg après ses deux premiers films, Le Passage et 3615 Code Père Noël, il part pour Los Angeles où il devient scénariste, réalisateur et ghost writer pour les grandes productions. De retour en France, et parallèlement à ses diverses participations pour le cinéma – dont Dédales en 2003 – et la télévision, il publie son premier roman, Les Âmes rivales (2012), suivi de Celui dont le nom n’est plus (2014) – qui a reçu le prix Polar du meilleur roman francophone 2014 au Festival de Cognac. Ces deux titres ont paru aux Éditions Kero. Son troisième roman, Dans les brumes du mal, paraît en 2016 chez Calmann-Lévy.

Émotion, Humour

L’Amour, c’est…

Par 200 auteurs – textes illustrés par Jack Koch
Broché – 31 octobre 2018
Éditeur : Le Livre de Poche

Illustrateur très actif sur les réseaux sociaux, Jack Koch a invité 200 auteurs, connus et moins connus, français et étrangers, issus de tous les genres littéraires, à offrir leur définition de l’amour, qu’il a ensuite illustrée.
Le résultat : 400 pages empreintes de poésie et d’humour.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Qu’est-ce que l’Amour, l’Amour avec un grand A ?

C’est la question “toute simple” que Jack Koch a posé à 200 auteurs…
Classés par ordre alphabétique, ils vous offrent leurs propres définitions !

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“L’amour c’est…”

– L’essentiel. Mais qu’est-ce que c’est compliqué !
– Comme un filtre Snapchat : embellissant !
– Se sentir comblé par un secret qu’on est deux à partager.
– Lever les yeux au même moment pour se chercher…
…/…

C’est un livre sublime.
Un livre magique, empreint de poésie, de rêves et d’humour aussi…
Un livre que j’ai savouré, que j’ai lu tranquillement, n’importe quand, n’importe où.

Chaque mot, chaque phrase, chaque dessin est un cadeau de bonté.
C’est ainsi, qu’étalée sur plusieurs mois, ma lecture m’a donnée l’occasion de lire et relire plusieurs fois tous ces très beaux textes. Je ressentais quelque chose d’intime parfois.
À aucun moment je ne me suis lassé d’admirer les illustrations de Jack.
Quelques gris, des filets noir en soutien, rehaussé de blanc pour le relief… et comme par magie tous les dessins prennent vie…
Un vrai régal pour mes yeux et pour mon cœur, que du bonheur !

Un grand merci à toi Jack !
À très bientôt…

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En achetant ce livre, non seulement vous vous ferez plaisir, mais vous pourrez aider des enfants malades. Une partie de son prix (2€) est systhématiquement reversée à l’association « Le rire médecin » qui grâce à vous pourra faire intervenir des comédiens, des clowns et autres professionnels dans les hôpitaux et permettre aux enfants, à travers le rire, de se sentir moins seuls, de mieux lutter contre la douleur et de se battre contre la maladie.

Dédicace

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Extrait :

« L’amour, c’est s’aimer entre la terre et le ciel,
c’est partager les étoiles d’été
et dormir l’un contre l’autre
dans notre univers »
Jack Koch

 

 

L’histoire de « L’amour, c’est », racontée par Jack Koch * :

Début novembre 2017, j’ai publié sur mes réseaux des dessins que j’ai appelés « L’amour c’est… ».
À gauche mon texte en caractères machine à écrire sur fond gris et à droite le dessin sur papier kraft. Chaque texte commençant par cette même phrase, parce que j’aime les séries déclinées.

J’ai réalisé 7 dessins avec mes mots.
Sans penser à plus j’ai demandé à un puis deux puis trois auteurs de m’écrire leur version de « L’Amour c’est… ». J’ai pris un plaisir immense à illustrer leurs mots qui emportaient mon crayon vers des zones où je ne serais pas allé tout seul.

J’ai contacté des gens que j’aime, amis, auteurs ou autres pour qu’ils me proposent leur vision de l’amour. Et porté par leur enthousiasme et leurs encouragements (merci Sophie, merci Laurent) j’ai continué, sans savoir du tout ce que ça pourrait donner. Arrivé à une trentaine de contributions l’histoire semblait terminée. Et je ne savais de toute manière pas quoi en faire. Ça n’était pas une BD, pas un album, pas un roman graphique. Pour moi c’était invendable.
C’est Sophie Loubière qui a trouvé la clé pour continuer, en me proposant un ami qui adorerait participer: Thomas Cook.
Pour moi c’était inconcevable que ce type, si « connu » et si loin en plus, me donne ses mots, à moi, comme ça, sans aucun projet éditorial, sans me connaître et sans rien en contrepartie.

J’ai accepté. Mais je trouvais ça dingue. Et j’ai fait, pour remercier, les portraits de tous (je ne pensais pas devoir en faire 200 !). Alors j’ai donc demandé à ma petite trentaine de contributeurs de proposer l’idée à quelqu’un qu’ils aiment.
Pas forcément des auteurs. Que le lien soit l’amour. Et là j’ai commencé à flipper (un peu) parce que le truc m’échappait complètement. Les noms et les contributions sont arrivés en rafale. Et quels noms… J’ai passé du temps sur Wikipédia pour découvrir les livres ou les métiers de toutes ces personnes !
Je pensais qu’après 50 versions de « L’Amour c’est… » on en aurait fait le tour, mais j’ai vite compris que ce sujet était inépuisable et d’une variété immense.

L’amour sous toutes ses formes. Le beau, le lumineux, mais aussi, la tristesse, la perte, la douleur, l’amour filial, l’amour d’enfance, l’amour au grand âge et l’amour entre deux femmes, deux hommes.
Samantha a suggéré l’idée d’en faire un éphéméride. Mais il fallait 365 contributions et c’est un objet qui ne se vend à priori qu’en fin d’année. Mais je me suis lancé dans cet objectif !

50, puis 75, puis 100 contributions sont arrivées à une vitesse insensée. Parce que chacun me proposait d’autres noms et surtout, surtout l’enthousiaste Caroline, libraire au top, qui m’a généreusement et plus que gentiment ouvert son carnet d’adresse immense. Grace à elle la fusée a décollé.

Vers l’infini et au-delà. Merci à toi Caroline.
Oui ça commençait à ressembler à quelque chose, mais à quoi ?

J’ai été débordé par l’enthousiasme de tous et on me répétait que ça allait forcément aboutir.
Littérature, polar, feel good, thriller tout est représenté. Auteur, illustrateur, scénariste, coloriste, traducteur, journaliste, blogueur, éditeur, libraires, bibliothécaires, attachés de presse, profs, acteurs, musiciens, parolier, réalisateur et bien d’autres autour du monde du livre ou pas. Et puis les frontières ont été franchies : Anglais, Irlandais, Italien, Belge, Québécois, Néo-Zélandais, Sud-Africain, Etats-unien, Russe et même Alsacien…

Puis 125… Mais quoi en faire ? Et comment arrêter cette chaîne qui pour certains était à la 5ème génération.

Comme un arbre généalogique.
C’est là que certains mauvais élèves, Virginie et Baptiste en tête ont publié leur dessin avec leur phrase sur Facebook. Sur le coup j’en ai été saisi parce que… parce que si ça se trouve on ne pourra jamais rien en faire si c’est déjà diffusé sur les réseaux !

C’est pourtant grâce à cette mise en lumière que j’ai reçu les mails que chaque illustrateur rêve de recevoir : « Avez-vous un éditeur pour ce projet ? » Le monde à l’envers quoi !

Un projet ? Quel projet ?
Et c’est bien ça le plus étrange dans cette aventure, ça n’a jamais été un projet. Les choses se sont faites, presque toutes seules. Le voyage vers Paris en TGV a été particulier, je me demandais un peu ce que j’allais faire là.

J’ai vu 4 éditeurs, et j’ai été ravi de leur gentillesse, leur accueil et leur franchise.
Il ne s’est pas écoulé 2 mois entre la première contribution dessinée et l’accord avec le Livre de Poche…

« L’amour c’est… » venait de trouver une maison. Et quelle belle maison.
Ce que j’ai gagné avec cette aventure est immense. En rencontres, en sourires, en encouragement, en fierté.

L’Amour c’est avoir illustré tous ces mots.

Le livre sort le 31 octobre 2018, moins d’un an avant le début et je me réveille chaque matin en me disant « c’est dingue… ».

Le livre de Poche – format 24 × 16 – 14€90 dont 2€ qui seront reversés à l’association Le Rire Médecin.

Et en plus on est presque à la parité homme femme !

Merci à tous les 200. Et à tous ceux qui achèteront ce livre.

Je vous embrasse.

Jack

………………………
* Texte récupéré sur le Blog littéraire, EmOtionS.
Yvan Fault, le 31 octobre 2018.
https://gruznamur.com/2018/10/31/lamour-cest-200-auteurs-textes-illustres-par-jack-koch/

Émotion, Histoire, Témoignage

L’Américaine

Catherine Bardon (Auteur)
Broché – 14 mars 2019
Éditeur : Les escales éditions

Alors que le pouls de New York bat au rythme des années 1960 et de la contre-culture, une jeune fille, Ruth, s’y installe pour y suivre ses études en rêvant de devenir journaliste. Elle y découvre l’amitié, le rock, l’amour… tout en se questionnant sur son identité. Pas évident d’avoir laissé derrière elle sa famille et sa terre natale, la République dominicaine…

Septembre 1961. Depuis le pont du bateau sur lequel elle a embarqué, Ruth tourne le dos à son île natale, la République dominicaine. En ligne de mire : New York, l’université, un stage au Times. Une nouvelle vie… Elle n’en doute pas, bientôt elle sera journaliste comme l’était son père, Wilhelm.
Ruth devient très vite une véritable New-Yorkaise et vit au rythme du rock, de l’amitié et des amours. Des bouleversements du temps aussi : l’assassinat de Kennedy, la marche pour les droits civiques, les frémissements de la contre culture, l’opposition de la jeunesse à la guerre du Viêt Nam…
Mais Ruth, qui a laissé derrière elle les siens dans un pays gangrené par la dictature où la guerre civile fait rage, s’interroge et se cherche. Qui est- elle vraiment ? Dominicaine, née de parents juifs autrichiens ? Américaine d’adoption ? Où va-t-elle construire sa vie, elle dont les parents ont dû tout fuir et réinventer leur existence ? Trouvera-t-elle la réponse en Israël où vit Svenja, sa marraine ?
Entrelaçant petite et grande histoire, explorant la question de l’exil et de la quête des racines, Catherine Bardon nous livre une radiographie des États-Unis des années 1960, en poursuivant la formidable fresque romanesque inaugurée avec Les Déracinés.

“ Les Déracinés : la saga qui nous transporte. ” Olivia de Lamberterie – ELLE
“ Incontournable. Un grand roman, absolument extraordinaire ” Gérard Collard – Le magazine de la santé
“ Une fresque historique haletante ” – Lire
“ UN récit dense et captivant ” – Le Huffington Post

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Magnifique !

C’est le premier mot qui me vient à l’esprit en fermant, très ému, ce superbe roman…
Ruth, Almah, Arturo, Markus et tous les autres, décidément vont encore me manquer.

J’avais beaucoup aimé “Les Déracinés”, premier volet de cette belle saga.
Il a fallu que je me décide à ranger, à mettre un peu d’ordre dans ma PAL la semaine dernière pour retomber sur le second volet de Catherine Bardon “L’Américaine” que j’avais déjà cherché partout (presque !!!)

Quel immense plaisir de retrouver les personnages, décrit avec finesse, qui m’avaient embarqués avec eux sur l’ile de la République Dominicaine. Ce second volet est recentré sur Ruth, la fille de Wilhelm et Almah et son départ vers sa nouvelle vie.
Nous sommes en 1961, Ruth a vingt ans, elle décide de partir s’installer à New York, pour étudier le journalisme à l’université de Columbia. Pendant le trajet, elle fait la rencontre d’Arturo, un Dominicain de son âge, qui lui aussi se rend à New York pour ses études…
Mais seront-ils les bienvenus dans l’histoire américaine du début des années 60 ?

Très vite Ruth aura du mal à s’intégrer et à trouver sa place dans ce nouveau monde en pleine effervescence. Elle cherche son identité. D’origine juive et autrichienne, née en République Dominicaine, installée à New York, elle passe par le Mexique et ira même jusqu’à vivre dans un kibboutz en Israël, pour se trouver !

Catherine nous offre une synthèse très intéressante de la société américaine de cette époque. Les combats politiques qui émergent, Martin Luther King, Les Beatles, Les Kennedy,… Mais aussi et surtout la vie politique, très peu connue, en République Dominicaine, où s’enchainent chaos politiques et guerres civiles, et les américains qui ne veulent plus ce qui s’est déjà déroulé à Cuba !

Catherine est une vraie conteuse, j’ai retrouvé de nouveau tout son talent pour faire passer des émotions, faire vivre et aimer ses personnages. Le récit est fluide et agréable, les chapitres sont courts, rythmant un récit fort bien documenté, mais malgré l’aspect imposant du roman, j’aurai aimé qu’il y ai plus de pages encore pour ne pas, tous, les quitter aussi vite…

Lu d’une traite.

C’est un superbe portrait de nos héros, entrelacé entre la “petite” et la grande Histoire, que nous offre Catherine.
Un beau roman que je recommande à tous.
Mais, je vous conseille évidement de commencer par “Les déracinés”

Le troisième volet, “Et la vie reprit son cours”, est sorti le 16/04/2020 chez le même éditeur, Éditions les escales.

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Extrait :

« Les journées s’étiraient lentement dans un ennui confortable, les journées interminables de ciel et d’eau. Je n’avais rien à faire que méditer sur ma vie et mon avenir. Pour ne pas m’angoisser, je trouvais plus confortable de me replonger dans mon passé. Je passais des heures, alanguie dans une chaise longue, à regarder la mer en faisant défiler les séquences les plus réussies du film de mes jeunes années. C’était une manière de faire mes adieux à mon enfance à laquelle je tournais définitivement le dos. En fermant les yeux, je voyais une longue plage blonde où le bonheur n’en finissait pas de couler. Si j’avais peu de certitudes, une seule était totalement inébranlable : peu d’enfants avaient vécu une enfance aussi libre et heureuse que la nôtre, un long fleuve d’insouciance. Je gardais des années bénies de mon enfance le souvenir de la plus absolue félicité. Nous vivions hors du temps avec le sentiment que cela durerait toujours. »

 

 

Catherine Bardon est une amoureuse de la République dominicaine où elle a vécu de nombreuses années. Elle est l’auteure de guides de voyage et d’un livre de photographies sur ce pays. Son premier roman, Les Déracinés (Les Escales, 2018 ; Pocket, 2019), a rencontré un vif succès.

Émotion, Philosophique

Impasse Verlaine

Dalie Farah (Auteur)
Broché – 4 juin 2020
Éditeur : Mon poche

Dans ses montagnes berbères, Vendredi, l’effrontée, cabriole parmi les chèvres pour faire rire son père adoré et subit à la maison l’oeil redoutable et la main leste de sa mère. Jusqu’au jour où on la marie à un homme qui lui répugne et l’emmène vivre de l’autre côté de la Méditerranée. A seize ans, désespérée d’être enceinte, elle accouche d’une petite fille à qui elle portera un amour étonné et brutal. Impasse Verlaine, en Auvergne, la fille de Vendredi remplit les dossiers administratifs pour la famille et les voisins, fait des ménages avec sa mère, arrive parfois en classe marquée des coups reçus chez elle. En douce, elle lit Dostoïevski et gagne des concours d’écriture, aime un Philippe qui ne la regarde pas et l’école qui pourtant ne veut pas voir la violence éprouvée. C’est l’histoire de deux enfances cruelles et joyeuses, l’histoire d’une mère et de sa fille liées par un amour paradoxal. Un récit unique et universel où l’humour côtoie la poésie dans un élan d’une vitalité impérieuse et magnifique.

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Aujourd’hui, je vous parle du premier roman de Dalie Farah, que je ne connaissais pas encore lundi !
En effet, lundi soir en rentrant chez moi, au milieu des factures et des courriers divers, il y avait un livre… “Impasse Verlaine” de Dalie Farah !
Pas de petit mot, aucune indication sur l’expéditeur de cette “surprise”.
Dommage, j’aurais aimé pouvoir le (la ?) remercier.

La quatrième de couverture a tout de suite résonné en moi, malgré la différence de nos langues maternelles et de nos dieux réciproques.
Une petite fille a une maman femme de ménage, qui ne sait pas lire le français, à la maison elle s’occupe des dossiers administratifs, elle arrive parfois en classe marquée des coups reçus à la maison et elle aussi lit le soir en cachette…

Il fallait que je cherche à joindre Dalie, pour le lui dire.
Très gentiment elle m’a répondu :
– “Merci Jean-Paul. Je crois au contraire que nous avons la même langue et il semblerait que c’est la littérature… et quant à Dieu, je vous laisse lire la suite.
Bonne lecture et merci de votre message. À bientôt pour votre impression générale !”

J’ai tout de suite su que j’allais de nouveaux bouleverser l’ordre de ma PAL.

C’est un magnifique roman que j’ai lu d’une traite. Il m’était impossible de le laisser avant de l’avoir terminé. J’ai vraiment été très troublé de toutes les similitudes que j’ai pu trouver dans ce roman, avec ma vie d’enfant, puis d’adolescent. Une expérience de lecture que je n’avais encore jamais vécu, entre larmes et sourires… et heureusement que l’humour est là, pour tenir le drame à distance !

Dans ce premier roman, publiée par Grasset, Dalie a pour moi, une vraie qualité d’écriture, en évitant le pathos mais sans se voiler la face.

Djemaa ou (Vendredi, suite au jour de sa naissance), une jeune algérienne de 15 ans, est donnée en mariage à un algérien qui travaille en France. Il a 20 ans de plus qu’elle. La mère de vendredi, veuve, a trop d’enfants et n’arrive plus à s’en sortir.
Très vite (en 1973), Vendredi accouche en France après avoir essayé de se débarrasser plusieurs fois de son bébé. Une relation mère-fille qui débute très mal. Vendredi ne manifeste aucun amour pour sa fille et la battra régulièrement. Du coup cette enfance difficile permettra à l’enfant de devenir une adolescente de caractère !
Je pense qu’il y a une grande part autobiographique, avec cette fillette qui n’est jamais nommée de tout le roman.

C’est l’histoire de deux filles que 15 ans séparent. La première est née en Algérie, la seconde à Clermont-Ferrand, entre la haine et l’amour, une véritable ode à la liberté et à la vie !

Plus qu’un coup d’essai, c’est un coup de maître…
Beaucoup d’émotions portées par une magnifique écriture tendre et incisive, drôle et douloureuse que je ne suis pas prêt d’oublier.

À lire absolument !!!

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Extrait :

« La dernière fois que je prends mon vélo rouge, c’est le ramadan, et j’ai presque dix-sept ans. Des années que je jeûne, des années que je prie, des années que j’enfourche l’espérance, le courage, la charité, la bienfaisance, le devoir et la bonté. J’aime jeûner parce que je ne suis pas obligée de rentrer entre midi et deux. J’aime jeûner parce que je peux manger une omelette aux tomates pour rompre le jeûne, j’aime jeûner parce qu’il faut bien le dire, le jeûne est joyeux.
…/…
Le lendemain, quinzième jour du ramadan, à l’ouverture du portail du lycée, je me précipite au lavabo des toilettes. Je fais couler l’eau du robinet. Je penche le nez sous le savon jaune citron rotatif. J’hésite. L’interdit assèche la gorge. J’ai peur de Dieu et de ma mère. L’un et l’autre ont les moyens de me deviner. Mais en mémoire du vélo défunt et innocent de mes turpitudes, je tends les lèvres et y laisse couler l’eau. Je bois mon jeûne. L’eau étanche enfin le petit foyer de vengeance apostasique. Cette gorgée d’eau est la plus mystique gorgée d’eau de ma vie, Allah doit définitivement renoncer à moi. »

 

 

Née en Auvergne en 1973, de parents immigrés d’Algérie, Dalie Farah fait des études de littérature et de linguistique, elle travaille dix ans en collège ZEP et actuellement, est agrégée de lettres et enseigne en classes préparatoires près de Clermont-Ferrand. Impasse Verlaine (2019) est son premier roman.

Émotion, Histoire, Philosophique, Roman

La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre

Marion Denesle (Auteur)
Broché – 24 mars 2020
Éditeur : Independently published

Et si je vous disais qu’une partie de votre histoire s’est créée bien avant votre naissance ? Vous êtes sceptique ?
Léo, jeune adulte de 23 ans mal dans sa peau, n’y croyait pas non plus, avant de retrouver un carnet appartenant à son grand-père dans la maison familiale, après une chute de ce dernier. Cette découverte et sa rencontre avec l’infirmière s’occupant de son aïeul seront pour Léo le début d’un questionnement personnel : Qui était George, élève sourd élevé dans un institut catholique ou encore Michael, peintre des années folles que son grand-père a dépeint dans cet étrange carnet ? Et pourquoi l’infirmière s’évertue à penser que son grand-père a caché toute sa vie sa véritable identité ? Entre récits inventés, rêves inachevés et étranges découvertes, Léo comprendra que c’est finalement sa propre vie qui est impliquée et qu’il n’y a qu’un pas entre fiction et réalité. Commencera alors pour lui une quête, celle de la vérité, sur lui, mais aussi sur ces inconnus du passé.

Thème peu connu du grand public, j’aborde dans ce livre la notion de psychogénéalogie qui rend hommage au proverbe qui en fait le titre du livre : « La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre ».

 

2020_044_Denesle Marion - La pomme ne tombe jamais loin de l'arbre.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

Certains romans sont voulus.
D’autres sont attendus…
Et puis il y a ceux qui vous tombent du ciel par hasard !
Mais sont-ils vraiment des hasards ?

Ce roman est donc véritablement venu à moi. Alors que je ne m’y attendais pas.

Quel magnifique premier roman !
Du style, de la maitrise et une écriture très fluide qui m’a tenu en haleine jusqu’à la fin.

Marion m’a emmené comme Léo à travers une enquête “généalogique” pleine de rebondissements au fil de l’histoire. Je l’ai dévoré comme si c’était d’un polar… Mais pas n’importe lequel. Ici, pas de meurtres, pas de sang, pas de coupables.

Ou plutôt, oui !
Il y a bien des coupables, mais ils sont partout.
Ce sont vos parents, vos grands-parents, vos oncles, vos tantes. Désormais plus personne n’est innocent…
À travers plusieurs générations, l’auteur et tous ses personnages, nous met au défi de savoir où elle va, elle joue avec nous et retombe à chaque fois sur ses pieds. Histoire gigogne qui va vous mener là où vous ne l’attendez pas et ce sera à chaque fois une véritable surprise.

Qui est qui ?

Quel lien existe-t-il entre Michael, jeune peintre homosexuel, Rose internée dans un asile psychiatrique car elle entend des voix, William le grand-père bègue, M. et Mme Sadioce, tous les deux sourds et Léo qui souffre de dysorthographie ?

Ne cherchez pas… Ne cherchez plus !
La solution se trouve uniquement dans ce roman très poétique porté par l’amour d’une jeune infirmière…

Si vous êtes comme moi, vous n’aurez de cesse de faire des recherches en parallèle de votre lecture. Et comme moi vous serez alors surpris au fur et à mesure. Est-ce bien un roman que je viens de terminer ? Je me pose encore tout un tas de questions. Finalement nous devrions tous être concernés.

Pour moi, il y aura, un avant et un après “La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre” !

Merci Marion pour cette aventure hors du commun.

Coup de cœur, à lire absolument !

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Extrait :

« Je me réveillais quelque temps plus tard, tiré du lit par le froid et la faim. La nuit était tombée et l’odeur d’humidité se faisait plus présente encore. Paul lisait toujours dans son coin, sa lampe à huile se mouvant sur les murs du dortoir et créant des formes imaginaires. Je l’observais, il paraissait toujours la calme indifférent, comme si rien ne l’impactait. Je ne savais pas s’il avait des frères les sœurs, mais la solitude qui émanait de lui me faisait penser que non. Peut-être trouvait-il du réconfort dans les livres. Je le voyais froncer les sourcils de temps à autre, et je souris en découvrant qu’il avait un tic, celui de se toucher le sourcil dès qu’il réfléchissait. Père Léopold interrompit ma contemplation en pénétrant dans le dortoir :
– L’heure du dîner a sonné, dit-il. Il se mit alors à rire, et n’eut nul besoin d’expliquer pourquoi, nous nous esclaffions déjà. C’était un comble pour nous qui étions sourds, que d’entendre l’heure du dîner sonner. »

 

La pomme ne tombe jamais loin de l'arbre

 

 

Émotion, Fantastique, Frisson horreur, Noir, Philosophique

Et si demain n’existait plus ? Katia

Tome 3
Ludovic Metzker (Auteur)
Broché – 7 mai 2019
Éditeur : Independently published

 

« Mon enfant, moi qui t’ai vu naître et mourir, j’ai entendu ta souffrance et j’ai pleuré lorsque ton corps est entré dans mes entrailles. En ce jour béni de ta résurrection, sache que les forêts qui bordent ta ville natale ne t’ont pas oubliée et scandent ton nom afin que tous les humains prennent peur à son énoncé. J’ai fait de toi mon bras armé, la porte-parole de ma colère. Ainsi, de ton arc bandé, tu feras pleuvoir le feu de l’Enfer et tu mettras à genoux ceux qui m’ont vomi jusqu’à présent. À lui tout seul, ton nom suffira à rallier une armée qui sera digne de ma vengeance et celui-ci suffira à semer le trouble dans le cœur de l’Homme ! De mon puissant souffle, je t’offre la vie, mais c’est à toi qu’il incombe d’apporter la mort ! Que cette humanité irrévérencieuse se souvienne à jamais de ton nom… Katia ! »

 

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Bonjour à toutes et à tous…

Suite à la lecture du second tome « Diane », j’ai eu envie de continuer mes aventures en enchaînant avec Le troisième volet de la saga. “Katia”, la plus cruelle de la trilogie !

Encore une fois j’ai pris énormément de plaisir à cette lecture. Le style est très agréable et addictif, avec un bon équilibre entre descriptions et actions et Ludovic nous oblige aussi à la réflexion. À la façon dont nos actes agissent sur la Terre, et sur les conséquences qui en découlent. Imaginez, si la nature avait vraiment la possibilité de se défendre suite à toutes les attaques que les hommes lui ont fait subir. Que se passerait-il vraiment ? La Terre se débarrasserait-elle de nous tout simplement ? Nous accorderait-elle une énième chance ?
C’est un peu le message que l’auteur essaye de nous transmette… Et dans ce troisième tome, Ludovic, monte en puissance (Et oui, c’est possible !)… Le récit est vraiment très sombre et la violence omniprésente du début à la fin !

Suite a une enfance horrible vécue par Katia victime d’un prêtre pervers, la Terre lui donne une nouvelle vie afin qu’elle puisse châtier les coupables, et ensuite l’aider à punir les humains auxquels Katia ne fait plus confiance.
Les personnages de Katia, ainsi que Diane et Marie se retrouvent dans ce volet. Elles ont évolué au fil des trois opus. Elles sont désormais, toutes aux services du “personnage principal” du récit, La Terre Mère et son futur, qui ne présage pour l’instant rien de bon…

Soif de pouvoir, cruautés diverses et massacres, le mal est partout, plus personne n’est en sécurité. La Terre, bafouée se venge, mais il faudra se méfier des apparences.

Un excellent roman dans une superbe trilogie, qui tire aussi sa force grâce aux nombreux messages que nous livre Ludovic au fur et à mesure. Tantôt philosophiques, tantôt écologiques, ils laissent espérer que l’amour et l’espoir sont encore envisageables… Mais chut… Je n’en dirait pas plus !

Je vous laisse donc à la découverte de ce roman post-apocalyptique qui a su renouveler le genre…

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Extrait :

« Mon enfant, pourquoi te caches-tu de moi ? Demanda la Terre au Premier Homme.

« Parce que j’ai fauté, mère ! J’ai mis en holocauste les animaux de la forêt pour nourrir l’appétence de celui qui se fait appeler Dieu… Et durant tout ce temps, je t’ai oubliée et j’ai bafoué les tiens… La honte m’étouffe et je vomis l’être que je suis devenu ! Répondit le Premier Homme.

« Je te pardonne ces fautes, les anciennes et les prochaines ! Tu es encore un enfant dans le doute, aimant ce qu’il découvre et découvrant ce qu’il aime. Une mère peut-elle en vouloir à son enfant ? Oui, lorsque celui-ci demande pardon et recommence les mêmes erreurs, sans cesse, encore et encore… »

« Je ferai des sacrifices en ton nom, je bénirai chaque jour que tu offriras aux miens et aux tiens et de jour comme de nuit, je parlerai de tes louanges, toi, Mère de tout ce qui existe ! Que ton nom, mère, soit à jamais gravé dans le cœur, en chacun de nous… » Promis le Premier Homme.

« Je n’ai nul besoin de tes promesses mais uniquement de tes actes, car d’eux dépendra l’homme que tu seras ! Je n’ai nul besoin de tes sacrifices car tu violeras le Sacre même de la vie… Va, vie ! » Répondit la Terre.

 

 

Ludovic Metzker voit le jour à Paris, le 28 juin 1974. Amateur d’histoire et de mythologie, l’auteur voue une passion pour la lecture grâce à des auteurs comme Boris Vian, Alexandre Dumas ou encore Bernard Cornwell et débute l’écriture d’un premier essai lors de ses 20 ans. Mais il commencera la création de son premier projet en 2013 avec la saga L’homme sans nom et la saga Et si demain n’existait plus ?

Commercial dans la bureautique, ancien responsable d’achat dans le prêt-à-porter féminin, passionné d’informatique, de cinéma, l’auteur imagine des mondes qui se veulent novateurs tout en mélangeant les genres.

 

À ce jour, plusieurs titres sont disponibles :

LE MUR DU TEMPS
L’HOMME SANS NOM 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 1
L’HOMME SANS NOM 2 – PARTIE 2
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 1 – MARIE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 2 – DIANE
ET SI DEMAIN N’EXISTAIT PLUS ? 3 – KATIA
MORPHEA, LA GARDIENNE DES RÊVES 1
LES CONTES QUI SE RACONTENT
CE NE SONT QUE DES HISTOIRES
HISTOIRES FANTASTIQUES – VOLUME 1
CONTE D’UNE NUIT D’HIVER
LE MONDE A L’ENVERS
LA GROTTE
ILS ONT RENCONTRE JOHN
MATT DUBOIS
L’ENFER VIVAIT ICI

N’hésitez pas à lui rendre visite sur son blog auteur :
http://www.ludovicmetzker.com

Émotion, Histoire, Roman de terroir, Romance

Le défi d’Apolline

Nathalie Brunal (Auteur)
Broché – 26 mai 2020
Éditeur : Nouvelles Plumes

1898. Apolline, jeune fille de la bonne société canadienne, est en âge de se marier. Mais à 22 ans, Elle ne cesse d’évincer les prétendants que lui présentent ses parents. Une révolte que n’admet pas sa mère… Quand celle-ci apprend qu’une cousine, enceinte et mère de deux jeunes enfants, vient de perdre son mari dans l’éboulement d’une mine, elle est persuadée de tenir le chantage qui fera plier Apolline : se marier ou partir aider cette cousine qu’elle ne connaît pas. À la surprise générale, Apolline quitte son quotidien pour les contrées lointaines du grand Ouest. Elle qu’il n’a connu que le confort feutré de son hôtel particulier découvre la rudesse d’un monde encore sauvage. Et si cette épreuve était l’occasion pour elle de se réapproprier son destin, et pourquoi pas de croiser l’amour ?

 

2020_041_Brunal Nathalie - Le défi d'Apolline.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

Souvent, on me demande si je suis uniquement un lecteur de thriller.
Eh bien non !
Je suis un lecteur d’émotions.

Pour pouvoir entrer pleinement dans un roman, j’ai vraiment besoin être touché, d’avoir la larme à l‘œil, d’avoir peur, de réagir, d’être en colère, de sourire et même de rire parfois. Alors, quand le lecteur que je suis, tombe sur ce genre de roman, il ne peut être que comblé…

“Le défi d’Appoline” fait partie de ces romans qui donnent l’impression d’être “lu” en cinémascope.

Quelle aventure !
Quelle force dans les personnages !
C’est un récit au dépaysement garanti…

Dès les premières lignes, je me suis très vite rendu compte que je tenais en main un livre qui risquait de me bouleverser. Le ton donné au texte, le rythme, le vocabulaire choisi en adéquation avec la haute bourgeoisie du 19e siècle, un coté historique pas désagréable du tout, et les descriptions de la nature du Grand Ouest canadien enveloppant le récit. Même la neige m’a paru palpable.

Vivant dans hôtel particulier avec un père banquier, une mère qui se doit à une rigueur imposée par son statut et une jeune sœur qu’elle aime, sans le savoir Appoline étouffait dans son quotidien. Il aura fallu un chantage imposé par sa mère pour qu’elle puisse se découvrir. Et telle une porte ouverte devant elle, Apolline va découvrir un nouvel horizon, une nouvelle vie… sa vie !

Je ne dirai rien de plus pour ne rien dévoiler. Dans le récit de Nathalie, tout est important, tout est à sa place et vous en dire plus serait finalement vous desservir…

La seule chose que je me dois d’ajouter, c’est qu’Apolline va me manquer. J’ai été triste qu’elle me quitte déjà. Elle mérite encore de vivre de belles et nombreuses aventures

Vous aimez, les personnages forts, les belles histoires et le dépaysement ?
N’hésitez pas, ce roman est une véritable réussite, un message d’espoir pour les femmes…

Un grand merci Nathalie, pour ce très beau voyage dans le temps !

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Extrait :

« Je le rejoignis et il nous recouvrit de deux épaisses couvertures. Collée contre lui, la chaleur de son corps me réchauffa. Cette promiscuité entre un homme et une femme n’était pas concevable sauf qu’aujourd’hui, il en allait de notre survie. Millie qui cuisinait toujours en grande quantité nous permit de nous restaurer. Le thé refroidit ne me revigora pas, mais accompagna les biscuits qui avaient durci à cause du froid. La nuit était tombée, plongeant la nature dans l’obscurité. Les bruits de la forêt s’éveillèrent comme par magie et le vent qui soufflait dans les arbres jouait avec mes nerfs. Je ne nous voyais pas sortir vivants de cette grotte. Jack tentait de m’apaiser et d’apprivoiser mes peurs, en vain. »

 

 

Nathalie Brunal est assistante maternelle de fonction et maman de deux enfants. Elle est passionnée des mots depuis sa plus tendre enfance. Lectrice compulsive, elle passe de l’autre côté du miroir en 2017 en se lançant un défi personnel, celui d’écrire un roman qui lui ressemble. « Une tragique fête des fraises » voit le jour en auto-édition sur la plate-forme Amazon. Dans son univers se mêlent amour, humour et espoir. À ce jour, neuf romans ont été auto-publiés.

Émotion, Romance

Love Connection

Sophia Dilorenzo (Auteur)
Broché – 15 mars 2019
Éditeur : Something New

Veuve depuis quelques années et plutôt solitaire, Jacqueline reçoit de la visite pour les vacances d’été.
Obnubilé par les réseaux sociaux, son petit-fils lui offre ainsi l’occasion de découvrir les joies d’Internet et de ses moyens de communication.
À la fois intriguée par le concept et audacieuse, elle utilise un subterfuge qui l’amène à discuter avec un jeune et séduisant photographe.
De ces échanges vont naître une belle histoire mais surtout d’inattendus rebondissements…

 

2020_040_Di Lorenzo Sophia - Love Connection.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous…

“Love Connection” est le premier roman de Sophia Dilorenzo.
En commençant j’avais peur de tomber sur une sorte de romance contemporaine avec du sexe et des ébats sauvages à chaque chapitre… (lol, je plaisante)
Pas du tout ! Et c’est tant mieux !!!

Dès les premières pages, grâce aux personnages attachants, je me suis laisser embarquer doucement dans cette “petite” histoire adorable, d’une grand mère qui tombe amoureuse d’un jeune photographe.

L’écriture est fluide, émotion, humour, un peu de sensualité, beaucoup de petit tracas familiaux. Bref, tous les bons ingrédients pour faire un bon “feel good”. Julien le petit-fils de Jacqueline va lui faire découvrir les réseaux sociaux. Intriguée par cette “nouvelle” fenêtre sur la vie, elle contacte un jeune et sexy photographe bouleversant sa vie familiale. S’en suivront tout un tas de confusions et de chassés-croisés !

Tous les ingrédients sont là.
C’est agréable à lire. J’ai souri, j’ai été ému, j’ai eu l’impression de côtoyer des amis du quotidien, des voisins, de la famille parfois.
Mais il m’a manqué un petit quelque chose.

Je pense que j’ai eu peu de mal à entrer dans l’histoire à cause de l’utilisation de la troisième personne, et puis le roman est beaucoup trop court. Sophia n’a pas développé ses personnages comme elle aurait pu avec quelques pages de plus.
J’ai aussi ressenti comme une sorte de timidité dans son écriture. Sans que cela ne se justifie. Est-elle due au fait que cela soit un premier roman ?
Si c’est bien cela, alors nous risquons, au fil de ses romans de voir Sophia prendre de l’assurance, de s’affirmer petit à petit comme la belle personne qu’elle est, et elle nous racontera de très belles histoires, j’en suis sûr…

Alors, il ne me reste plus qu’à prendre rendez-vous et de voir jusqu’où, elle nous emmènera !

“Love Connection” est un livre très agréable à lire et qui fait du bien au cœur.

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Extrait :

« Alors que Julien s’est déconnecté, le photographe est plus que perplexe. Tout devient de plus en plus étrange dans cette famille… Bien qu’il se soit attaché à la grand-mère qui semble vraiment adorable, il en revient par moments à regretter ce fameux jour où il a sympathisé avec le jeune homme. C’est alors qu’un souvenir lui revient en mémoire. Lorsqu’il avait revu Jacqueline chez elle pour les photos, quelque chose dans son visage lui avait semblé familier. Oui, ça y est ! La petite dame qui était tombée et avec qui il avait pris un café le jour du rendez-vous raté avec Julien, c’était Jacqueline ! Son sourire… mais que signifiait donc tout cela ? »

 

 

Sophia Dilorenzo a 44 ans, célibataire et sans enfants. Depuis deux ans, elle est correctrice et traductrice en italien. Passionnée depuis toujours par l’écriture, elle écrit son premier roman « Love connection » publié en octobre 2018 chez SEE.