Émotion

Ma grand’ de Noël

de Elisabeth Fabre Groelly
Broché – 25 février 2020
Éditeur : Nombre 7 éditions

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Jakez vient de perdre sa grand-mère. Il a vingt ans.
Parmi les cahiers et objets divers que Grand-père Peter doit commencer à trier, il découvre les lettres du père Noël.
Enroulées comme des parchemins, les lettres précisément, que le bonhomme déposait chaque année sur le banc du jardin après avoir laissé tout près, au creux de la nuit de Noël, les sacs de jute pleins de jouets pour la famille.
Toutes les lettres, qu’année après année, même avant la naissance du garçon, Grand-mère Jacotte avait rédigées elle-même, suivant l’humeur du moment, suivant l’actualité de l’année, selon ce qu’elle attendait de sa grande famille…
Alors, Jakez, qui entretenait une relation privilégiée avec sa Grand’, se met, à son tour, à écrire sur cette enfance, pleine et ronde, à laquelle l’adolescent ne peut se résoudre à mettre un terme. Il écrit, à bâtons rompus, ce qui lui revient de ces années.
En vingt-quatre chapitres symbolisant les vingt-quatre jours qui mènent à Noël, se lisent, en filigrane, les joies de l’insouciance, comme les premières déconvenues ou les blessures sur le parcours du petit garçon qui grandit sous nos yeux de lecteur.
Toujours sur fond du brouhaha familial, mais aussi de sentiments forts partagés entre le petit-fils et sa grand-mère.
Sa Grand’ de Noël, une femme forte.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Ce très beau roman parle d’amour, mais pas n’importe lequel.
Il parle de l’amour et de la tendresse éprouvée par une grand-mère (Ma Grand’) envers l’ensemble de ses petits-enfants…
Il parle aussi de tous nos souvenirs d’enfance avec beaucoup de sensibilité.

Il m’arrive lors de mes lectures, de regretter d’arriver à la dernière page d’un livre.
C’est exactement ce que j’ai ressenti à la fin de cette lecture. Elisabeth Fabre Groelly arrive a créer une ambiance très particulière, une atmosphère douce et magique qui m’a replongé dans des souvenirs anciens, replongé dans mon monde d’enfant, dans des moments particuliers de ma vie…

Le récit se déroule du Noël 2003 au 9 mars 2026, et année après année, ce sont les lettres laissées par le « père Noël » chaque année qui vont rythmer cette histoire, formidable idée de Jacotte, dite « Ma Grand’ », pour l’ensemble de sa famille. Car si Jacotte prend la vie au sérieux, elle la prend aussi avec beaucoup de douceur.

Fiction très touchante de tranches de vies relatées année après année…
Une belle réflexion sur le regard bienveillant de nos grands-parents sur le temps qui passe et la façon qu’ils peuvent avoir de laisser une trace de leur passage.

Un livre très agréable à lire, j’ai été emporté !
Je conseille vivement.

Merci Elisabeth !

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Extraits :

« Vous êtes là à vous impatienter pour continuer votre fête et vous, les petits pour découvrir le contenu des paquets. Mais avant, vous allez écouter et répéter après moi ces trois choses élémentaires, comme à l’école Jakez, je compte sur toi pour qu’ils se les répètent, les grands, quand je ne serai plus avec vous.
La première : réfléchissez ! À quoi croyez-vous vraiment dans votre vie ?
La deuxième : est-ce que la famille, c’est réconfortant ou embêtant ?
La troisième : les vieux, les nôtres ou pas les nôtres (je ne sais pas où je me situe ce soir), comment peut-on les rendre plus gais quand ils ne le sont plus ? »
…/…
« Chère famille que j’aime,
Je n’arriverai pas à temps chez vous cette année. Ne m’attendez pas. Je ne suis pas fâché, qu’on se le dise. Un peu déçu quand même par ce monde …/… Restez éveillés et opposez-vous à tout ce qui rabaisse l’homme ; je vous expliquerai plus tard, pour l’instant c’est Jacote qui est ma plus grande élève, écoutez-la vous parler du quotidien !
Père Noël, décembre 2015. »

 

 

Professeur d’anglais à l’Éducation nationale, une vie. Des années de projets avec l’Italie et une rencontre, Mario Rigoni Stern. Passion : l’histoire des hommes dans l’Histoire, toile de fond du récit. Écriture spartiate… à 4 heures. Publiés : Retour en terre sèche – Et la Piave murmure (bilingue italien) – À Grand-Rhône – Vous êtes d’où ? De Bouc, ça s’entend ? – La maison de Bouc, que pierre a bâtie.
Avoir des pays comme maisons, des hommes divers comme appuis, des langues comme viatique… Des projets aussi, pour faire briller les yeux. Un mot : AVANCER ! De temps à autre, se poser ; alors vient l’écriture qui se déroule comme un serpent apprivoisé. Venez, je vous raconte une histoire du chemin…

Émotion, Suspense

… Et pour le pire

de Noël Boudou
Poche – 13 mai 2021
Éditeur : éditions Taurnada

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Bénédicte et Vincent auraient pu vieillir paisiblement ensemble. Malheureusement, le destin en a décidé autrement, il y a vingt ans… Vingt ans. Vingt ans à attendre… à attendre que les assassins de sa femme sortent de prison. Depuis vingt ans, Vincent Dolt n’a qu’une seule idée en tête : venger sa douce Bénédicte… Depuis vingt ans, seule la haine le maintient en vie. Mais une vengeance n’est jamais simple, surtout à 86 ans. Il a vécu le meilleur, il se prépare au pire…

 

2021_026_Boudou Noël - …Et pour le pire

 

Tout d’abord je tiens à remercier Joël des éditions Taurnada pour l’envoi de ce nouveau roman.

Bonjour à toutes et à tous,

Vincent est vieux. Très vieux, même.
C’est un octogénaire qui vit seul depuis l’assassinat de sa femme Bénédicte vingt ans plus tôt.
Il attend sa mort, et ne reste en vie uniquement, que pour pouvoir assouvir sa vengeance.
En effet, Bénédicte n’a pas seulement été assassinée… Elle à d’abord été violée, brulée, torturée par trois hommes, et ce, durant plusieurs heures, avant de décéder enfin…
Les coupables vont bientôt sortir de prison.

Vincent lui aussi, est mort un peu ce jour là. Du moins ne vit plus… ou si peu, quand un jeune couple s’installe tout près de chez lui…

Quel plaisir de retrouver Noël Boudou.
J’avais déjà beaucoup apprécié la lecture de “Benzos”, il y a quelques mois, mais avec “… Et pour le pire”, il signe ici son troisième roman, qui ne ressemble à aucun autre que j’ai pu lire jusqu’à présent. Un roman coup de poing, impossible à résumer en quelques mots…
Dans une même page, on peut passer de la violence la plus extrême, à une émotion douce et sincère, pour finir en éclat de rire. En effet malgré un sujet très dur, il m’est arrivé de rire aux éclats plusieurs fois !

J’ai lu ce roman d’une traite et je ne sais vraiment pas comment aborder mon “Ressenti”…
J’ai adoré le style, l’humour très efficace et les émotions qui se dégagent le long du récit. J’avoue que j’aurai aimé quelques pages supplémentaires… Vincent, Bao, France et d’autres encore, vont me manquer !

Vous voulez un bon conseil ?
Notez tout de suite le titre du roman sur un Post-it.
Et dès que vous le pourrez, foncez vite chez votre meilleur libraire.
Plus tard, quand vous l’aurez lu, vous aurez alors une idée du panel des émotions ressenties.

Merci Noël !

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Extraits :

« Bill, mon fidèle compagnon à quatre pattes, nommé ainsi en hommage à Bill Haley, se met à gratter le sol à côté de sa gamelle pour réclamer son petit déjeuner. Je lui verse quelques croquettes et m’installe devant mon café noir et ma chocolatine. Depuis deux jours, Bill a cessé de renifler la porte de la cave en grognant. C’est assez amusant de voir ce petit bout de clébard qui doit peser à peine quinze kilos faire le courageux face a cette porte. Si je l’ouvrais pour le laisser descendre voir ce qui s’y passe, son espérance de vie serait réduite à quelques secondes face au monstre que j’y cache. »
…/…
« Il frotte sa figure comme pour la débarrasser de la tension qui lui froisse les traits. Son visage envahi par la fatigue me fait penser à ce type qui s’est foutu la gueule en l’air, défoncé au benzos, sa femme enceinte. »

 

 

Noël Boudou, né à Toulouse en 1974, travaille auprès de personnes âgées et vit aujourd’hui près de Cahors. Depuis l’âge de 16 ans, chanteur dans divers groupes allant du hard-rock au death metal, écrire ses textes de chansons lui donne un jour l’envie de s’essayer à raconter des histoires. Fan de Jim Thompson, Joe R. Lansdale et David Peace, c’est tout naturellement qu’il se tourne vers le roman noir.

Son premier livre, Elijah” (Flamant Noir), remporte le prix du Roman Noir 2017 lors du Festival de Cognac. “Benzos” aux éditions Taurnada a été publié le 14 Novembre 2019, “… Et pour le pire”, son troisième livre publié le 13/05/2021, toujours chez Taurnada éditions.

Émotion, Drame, Histoire

la plus précieuse des marchandises

Un conte de Jean-claude Grumberg
Poche – 1 octobre 2020
Éditeur : Points

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Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.

Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons…

Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été, une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.

La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.

2021_024_Grumberg Jean-claude - La plus précieuse des marchandises

 

Bonjour à toutes et à tous,

Les contes de fées se caractérisent généralement par trois éléments :
– Ils racontent des événements imaginaires, voire merveilleux,
– Ils sont destinés à divertir et, en fin de compte, à transmettre une moralité.
– Ils sont l’expression de la tradition orale.
Bien qu’à l’origine « folkloriques » et oraux, ils font désormais partie de la littérature savante, ce qui a conféré aux « contes de fées » un statut noble.

Cependant, dans un modeste récit d’une centaine de pages, Jean-Claude Grumberg retient quelques motifs structurels. La foi et la bonté inébranlable de certains personnages, mais aussi la cruauté et le sadisme d’autres. Telle est la nature de ce « petit » bijou.

Des fées, dans le monde ici restitué, il n’y en a pas, il n’y en a plus…

Dans une grande forêt vivent pauvre bûcheron et pauvre bûcheronne en mal d’enfant. À proximité de chez eux se trouve une ligne de chemins de fer. Des trains passent régulièrement, trop régulièrement… Tout autour, c’est la guerre…

J’ai été soufflé littéralement par cette histoire terrible, vécue au plus près de ce qu’on nommera plus tard l’Holocauste. J’ai apprécié les rebondissements de ce conte en dehors des sentiers battus, ils sont par bien des aspects surprenants et donnaient à réfléchir. J’avais oublié que tous les contes ne se finissent pas toujours bien, ou pas si bien que ça, il m’est resté parfois un goût un peu amer… Car comme un enfant qui écoute raconter une histoire qui fait peur, je me suis surpris à espérer…

C’est écrit avec beaucoup d’humilité et d’amour aussi !
Bravo Monsieur Grumberg…

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Extraits :

« Au printemps 42, ils avaient failli les faire passer, sans savoir d’ailleurs qu’ils seraient deux. Mais son épouse, après réflexion, avait souhaité les garder. Elle avait fini par mettre au monde deux petits êtres déjà juifs, déjà fichés, déjà classés, déjà recherchés, déjà traqués, une fillette est un garçon, hurlant en chœur déjà comme s’ils savaient, comme s’ils comprenaient. »
…/…
« Pauvre bûcheronne, ce matin là comme tous les matins, tôt, très tôt, dans ce demi-jour d’hiver, s’essouffle dans la neige afin de ne pas manquer le passage de son train. Elle se presse et se presse, ramassant çà et là quelques branchages que le poids de la neige et de la nuit à brisés et jetés au sol. Elle court, elle court arrachant ses pieds chaussés de peaux de renardeaux retournées et façonnées par les soin de son pauvre bûcheron de mari. »

 

 

Jean-Claude Grumberg est né à Paris le 26 juillet 1939. Son père, Zacharie Grumberg, est né le 19 décembre 1898 à Galatz (Galați) en Roumanie.

Son père et ses grands-parents sont raflés devant lui à Paris et déportés pour ne pas revenir en 1942. Son père est déporté du camp de Drancy vers Auschwitz par le Convoi No. 49, en date du 2 mars 1943. Sa dernière adresse est au : 34, rue de Chabrol dans le 10e arrondissement de Paris.

Lui-même et son frère sont recueillis à la maison des enfants de Moissac. Ce traumatisme accompagnera toute son œuvre.

Il est l’auteur d’une trentaine de pièces de théâtre, jouées partout dans le monde, et scénariste (avec Truffaut, Costa-Gavras, etc…). Il a publié au Seuil, dans “La Librairie du XXIe siècle”, Mon père. Inventaire (2003, “Points Essais”, n° 635, 2010) et Pleurnichard (2010) paru également en Points en 2020.
Il vit à Paris.

Émotion, Historique, Roman de terroir

La Demoiselle de Hautefort

de Isabelle Artiges
Broché – 20 août 2020
Éditeur : De Borée

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Contre l’avis de ses parents, à vingt ans, Constance décide de consacrer sa vie aux pauvres. Après avoir fait ses vœux, elle devient sœur Constance, apprend la médecine par les plantes et se porte volontaire pour travailler à l’hôpital de Hautefort, qui fonctionne grâce aux dons de la famille châtelaine du même nom. Alors que la Révolution est toute proche, que le peuple se soulève contre les privilèges des nobles et ravage les lieux de culte, Constance doit faire face à des éléments contraires, et notamment à ses sentiments envers Martial…

 

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Bonjour à toutes et à tous,

C’est le troisième roman d’Isabelle Artiges que je lis, et je savais à l’avance que j’allais me régaler. Les deux premiers (Le secret de la forge et Le temps des vieux moulins) m’avaient déjà emporté dans l’Histoire. Ici aussi. C’est la Révolution française qui est le moteur du récit. Isabelle nous propose un superbe récit, comme si nous y étions…
Tout y est parfaitement documenté, au niveau des répercussions de la Révolution sur le peuple français et aussi sur les ordres religieux. Et en même temps c’est un excellent roman de terroir puisque le récit se déroule dans l’arrière-pays périgourdins.

Ce qui m’a intéressé dans cette histoire, c’est que l’auteur n’a pas mis en avant les personnages publics ou les hommes politiques de l’époque comme on aurait pu s’y attendre, mais des villageois, des paysans, qui ont souffert et qui vivaient loin de Paris et de toutes ses intrigues.

“La Demoiselle de Hautefort” est aussi une très belle histoire d’amour entre deux êtres, mais je ne vous en dirai pas plus…
C’est un roman qui mérite d’être découvert à son rythme pour l’apprécier à sa juste valeur. N’hésitez pas à entrer dans ce monde passionnant…

Un très beau roman que je recommande vivement !

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Extraits :

« Il lui prit la main, la raccompagner devant la porte de l’hôpital. Elle sentait les vibrations de ce corps d’homme, sa force. Il lui serrait si fort les doigts qu’une douleur lui venait comme si elle avait reçu un coup de massue sur sa main. Elle ne broncha pas. Une sensation nouvelle l’envahissait, celle d’un soutien, du sentiment de ne plus se sentir seule, d’avoir partagé une peine. Dieu écoutait ses prières en silence, Martial entendait son désappointement, lui répondait la touchait, lui envoyait son énergie. Elle avait l’impression, ce soir, en avançant sur les pavés irréguliers de la rue, qu’elle ne serait plus jamais seule. Sa douleur la ramenait à la vie qui coulait dans ses veines. »
…/…
« Hiver 1789 – 1790
Cet hiver-là ne ressembla à aucun autre. Ce ne furent ni le froid ni la misère qui entraînèrent les croquants à se révolter. Il y a eut cette perspective, aussi précise et solide qu’un bloc de granit, d’une revanche après un millénaire de soumission, cette idée de la reconnaissance de la nation. Les paysans périgourdins sentirent l’odeur de l’égalité après l’abolition des privilèges. »

 

 

Périgourdine d’origine, Isabelle Artiges est une esthète et une femme d’entreprise. Cosmétiques de luxe et mode sont ses choix professionnels ; piano et peinture, ses passions.

Mais c’est aussi une insatiable conteuse. Après une vie professionnelle bien remplie, elle se consacre désormais à sa passion : l’écriture. L’académie des Arts et des Lettres du Périgord, dont elle est aujourd’hui membre, a salué son talent et lui a attribué son prix de littérature en 2015 pour La Belle Créole.

“Après une vie professionnelle bien remplie (j’étais responsable d’un laboratoire de formulation de produits cosmétiques), je me consacre désormais à l’écriture.
Pianiste amateur, jardinière infatigable, ces activités me permettent de lâcher prise pour reprendre avec gourmandise mon mode d’expression préféré, l’écriture.
je suis devenue une insatiable conteuse. Mon but est de donner des émotions à mes lecteurs et de les partager avec eux.
Je travaille beaucoup mes textes, revenant sans cesse sur mes écrits. Mon écriture est fluide, presque musicale.
Rien n’est plus merveilleux pour moi, que l’aveu d’un moment de plaisir venant d’un lecteur.
J’écris des romans historiques dans lesquels mes personnages fictifs traversent la grande histoire et rencontrent des personnages historiques.
Amoureuse de ma région (le Périgord), je l’ai décrite au moment de la révolution française à travers le destin de trois femmes (La demoiselle de Hautefort).
Mon dernier ouvrage (une vie de porcelaine)se situe à la chute de Napoléon 1er. Il conte l’amitié entre une jeune femme d’origine modeste et une marquise toute pleine de l’ancien monde. La peinture va les rapprocher. Les événements historiques vont influer sur leurs destins.”

Émotion, Suspense

On n’efface pas les souvenirs

de Sophie Renouard
Poche – juin 2021
Éditeur : Mon Poche

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Annabelle a une vie merveilleuse. Un mari qui l’aime, deux petites filles adorables, une famille soudée.
Jusqu’à ce jour de septembre où elle est brutalement arrachée à ses proches, laissée pour morte au milieu de la forêt. Lorsqu’elle reprend conscience, sa mémoire s’est effacée. Plus de traces… Pour remonter le fil de sa vie, Annabelle va devoir affronter la face cachée d’un bonheur qu’elle croyait parfait.

Avec une extrême sensibilité, Sophie Renouard explore les zones d’ombre d’une existence ordinaire. Captivant.

Un roman inoubliable. Sophie Renouard m’a ensorcelée. Tatiana de Rosnay

Un joli premier roman sur la reconstruction de la mémoire et l’affection intergénérationnelle. Pleine vie

Un premier roman haletant, qui interroge les parts d’obscurité nichées dans les plus paisibles existences. Télé 7 jours

 

2021_021_Renouard Sophie - On n'efface pas les souvenirs

 

Bonjour à toutes et à tous,

J’ai terminé la lecture de ce roman la larme à l’œil…

J’ai été très touché par cette histoire. Ce roman, est le premier roman de Sophie Renouard. Il est très bien écrit, le rythme, le suspense, la subtilité et les personnages sont sympathiques. On se sent bien dans la famille d’Annabelle, son mari, ses enfants, une famille aimante. Récit un peu trop court peut-être, je n’avais vraiment pas envie d’arriver à la fin0, mais j’ai passé un très bon moment.

Nous suivons la vie d’Annabelle, elle va basculer lorsqu’elle se fera kidnapper et laissée pour morte. Il y aurait-il des zones d’ombre dans sa vie ou est-ce juste une mauvaise rencontre ?
Annabelle perd la mémoire… elle va vivre une très lente reconstruction.

C’est là, que nous faisons la connaissance d’Émile et de son chien « Va t’en ». Émile est un sacré personnage. Solitaire, on ne sait pas trop s’il souffre d’Alzheimer ou pas. Il va tenter de la sauver et décide de la recueillir, de la cacher pour la protéger dans sa bergerie. Émile est un sage et sa manière d’exister m’a transmis une certaine sérénité, ce qui est une chose plutôt rare dans un thriller. Il a pour seule famille un neveu, Iban, qui vient lui rendre visite tous les week-ends.

Sophie Renouard réussit à maintenir le suspense jusqu’à la toute fin. La tension monte et elle maîtrise parfaitement l’art du page-turner jusqu’à la toute fin, où elle nous réserve quand même quelques surprises.

Comme vous pouvez le constater, j’ai énormément apprécié ce livre.
Il ne me reste plus qu’a garder un œil sur les futurs romans de Sophie…

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Extraits :

« En rentrant du bureau, Gaspard repensait inlassablement à l’inconséquence avec laquelle on exécute les gestes du quotidien. Un baiser sur la joue de la femme que l’on aime, une étreinte rapide sur le perron de la maison, puis on fait démarrer sa voiture sans se retourner. Gestes anodins et misérables, mais essentiels. Que l’on fait sans réfléchir, et qui ne se reproduiraient peut-être jamais. Une rage intense le saisit. Gaspard s’en voulait tellement. Il se sentait responsable. Coupable de n’avoir pas su protéger Annabelle. Fragile, vulnérable, rien ne l’avait préparée à affronter la violence du monde. »
…/…
« – Ça va, petite ?
Qui est-ce ?
– Tu m’entends ?
Qui est ce vieil homme ?
– Ça fait trois jours que tu dors. Je suis drôlement content que tu ouvres enfin les yeux. Je commençais presque à me faire du souci. J’allais donner l’alerte au village. Tu m’entends ?
– Hummm.
– Qu’est-ce que tu as dit ?
– Hummmmoui.
Son visage était paisible, bienveillant, et son beau sourire d’une grande douceur. Sa peau, comme transparente, était creusé par des rides aussi profondes que des cicatrices. Il avait aussi une moustache épaisse de vieux Gaulois, complètement blanche, mais dont l’un des côtés était étrangement roux, des yeux bleu glacier au regard vif, un visage anguleux de caractère et un peu déformé car il se trouvait juste à quelques centimètres du sien.
– Je m’appelle Émile. Je t’ai trouvé dans la forêt dimanche matin. On t’a tiré une balle dans la tête et je t’ai soigné comme j’ai pu. »

 

 

Sophie Renouard est directrice de production et auteure.

Journaliste, elle a été chef de rubrique beauté à « Top Famille Magazine » (1997-2009).

En 2010 elle crée son agence événementielle, spécialisée sur l’offre Venise, « Venise sur-mesure », qui intègre l’agence d’événements et de tourisme d’affaire Exigences, puis s’approche de l’agence Arep (promotion tourisme d’affaire) en 2014.

Sophie Renouard développe sa clientèle au sein d’une équipe de 45 personnes, en tant que directrice de production.

En 2009, elle a publié un essai « 96 bonnes raisons de sauter sur votre homme ce soir ».

« On n’efface pas les souvenirs » (2019) est son premier roman.

Mère de quatre enfants, Sophie Renouard habite Paris.

Émotion, Roman

Mamma Maria

de Serena Giuliano
Broché – 5 mars 2020
Éditeur : Cherche Midi

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“Ciao, Sofia, qu’est-ce que je te sers ? Comme d’habitude ? Et j’ajoute un cornetto, parce qu’il faut manger, ma fille !
– Oui, merci, Maria.”
Je m’installe en terrasse, face à la mer, comme chaque matin depuis que je suis de retour en Italie. J’aime bien travailler au son des tasses qui s’entrechoquent. Et, au Mamma Maria, j’ai toujours de la compagnie. Il y a ceux qui viennent tuer le temps. Il y a les enfants qui rêvent devant le comptoir à glaces. Il y a les ados qui sirotent un soda, monsieur le curé, et, surtout, mes partenaires de scopa.
Ici, on vient échanger quelques mots, partager un apéro, esquiver la solitude ou écouter Celentano. Moi, je viens pour me persuader que j’ai bien fait de quitter Paris… et l’autre abruti.
Il fait quand même meilleur ici.
Et puis, on cherche aussi à profiter de la bonne humeur (ou non) de Maria, qui mène, comme une mamma, tout ce petit monde à la baguette.
Bref, j’ai enfin retrouvé mon village paisible.
Enfin, paisible jusqu’au jour où…

PRIX BABELIO LITTERATURE FRANCAISE 2020

 

2021_020_ Giuliano Serena - Mamma Maria

 

Bonjour à toutes et à tous,

Benvenuti a “Mamma Maria” !
Le petit bistrot où tout le monde vient prendre un café le matin ou un apéritif un peu plus tard. Bienvenue sous le soleil italien qui, en ces temps un peu triste, m’a fait rêver et oublier un peu le présent. J’ai eu l’impression d’avoir passé quelques jours à tremper mes pieds dans les eaux turquoise de la côte Amalfitaine. Une belle bouffée d’air !

L’histoire de Serana parle d’amour, d’amitié, de deuil et bien sûr de la famille…
Un « court » roman fort généreux, comme un bon plat de pâtes à l’italienne !

Tout le long du récit, j’ai trouvé des personnages merveilleux, très hauts en couleurs, avec beaucoup de caractère pour certains, de la compassion pour d’autres… Sofia, Maria et tous les autres nous offrent des moments de vie passionnants et beaucoup d’amour.

Le thème principal, traité avec élégance et finesse, n’étant pas indiqué dans le résumé, je garderai le secret !
Mais, il est d’actualité et dans cette histoire, il fera réfléchir tous les lecteurs…

Dans ce roman, il n’y a pas beaucoup d’intrigue.
Pas de tueurs en série, ni de courses poursuites non plus !
C’est roman très agréable et doux.
Un roman vivant, qui parle parfois un peu fort et avec les mains !
Un roman dans lequel on passe un bon moment, si bon qu’on pourrait y rester des heures.
Certains chapitres sont même de véritables cartes postales, il vous sera impossible de rester de marbre face à ces descriptions grandioses.
Un roman qui aborde, avec justesse, le racisme, la solidarité, l’amitié, la perte d’un être cher et la tolérance aussi…

J’espère que, comme moi, vous aurez envie de faire la connaissance de Maria, de Sofia, de Gianna… Franco bien sûr, Souma, Ugo, Antonio et bien d’autres encore…
Ils sont tous là, derrière la porte du bar. Ils vous attendent. Et qui sait ! Peut-être pourrez-vous boire un apéritif avec eux ? Un Amalfitano bien frais !

Alors n’hésitez pas, quittez votre fauteuil le temps d’une lecture sur la côte italienne, et venez pousser la porte du “Mamma Maria”…

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Extraits :

« je ne t’ai pas vu à l’église, dimanche, me lance le prêtre.
– Avec tout le respect que je te dois, Don Aniello, je n’y suis pas les autres dimanches non plus !
– Oui mais c’était un jour particulier…
– Pas pour moi.
– Tout le monde était là. Même Pino.
– Tant mieux pour toi, ça t’a fait plus de sous pour la quête… Les mariés étaient beaux aujourd’hui.
– Très. Tu sais que j’avais baptisée cette petite. Comme le temps passe vite.
– C’est un beau métier que de célébrer la naissance et l’amour.
– Oui, c’est presque toujours une bénédiction de faire ce que je fais.
– Presque toujours ? Bah alors ! Dieu ne serait pas un patron irréprochable ?
– Parfois c’est un peu difficile, d’obéir à ses ordres…
– Quand ça ?
– Quand il me demande d’enterrer mes amis, par exemple. »
…/…
« “On a passé la journée derrière les fourneaux, m’a expliqué Franco. Moi, j’apprends sa cuisine, et elle, la mienne.”
Pendant le repas je me suis rendu compte qu’il était plus facile d’avoir de la colère pour des inconnus derrière un écran de télévision qu’en face et en réalité. Lorsque “ces gens là”, comme je les ai souvent appelés, plongent leurs yeux dans les vôtres, lorsqu’on se retrouve devant une femme qui a préféré risquer mourir en pleine mer plutôt que de laisser ses enfants grandir dans un pays où il ne seraient pas libres, on se sent tout petit.
Et très con, aussi. »

 

 

Serena Giuliano est italienne mais a aussi quelques défauts. Elle écrit – en français – sur les réseaux et sur papier.

Elle arrive en France, en 1994. Elle a alors 12 ans et ne parle pas un mot de français. En trois mois, elle maîtrise la langue et se hisse au niveau de ses camarades de classe.
Après un BTS dans le domaine bancaire, elle se lance comme conseillère en image et crée un blog mode et beauté.
Mère de deux fils, elle crée son blog autour de la maternité, « Wonder mum », en 2013.
Après trois ouvrages « Wonder mum » (2014-2016), succès littéraire de l’année 2014, elle signe avec « Ciao Bella » (2019) son premier roman.
« Mamma Maria » (2020) remporte le prix Babelio 2020, dans la catégorie littérature française.
Serena Giuliano vit à Metz.

Émotion, Drame, Humour, Suspense

Trois

de Valérie Perrin
Broché – 31 mars 2021
Éditeur : Albin Michel

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« Je m’appelle Virginie. Aujourd’hui, de Nina, Adrien et Etienne, seul Adrien me parle encore. Nina me méprise. Quant à Etienne, c’est moi qui ne veux plus de lui. Pourtant, ils me fascinent depuis l’enfance. Je ne me suis jamais attachée qu’à ces trois-là. »

1986. Adrien, Etienne et Nina se rencontrent en CM2. Très vite, ils deviennent fusionnels et une promesse les unit : quitter leur province pour vivre à Paris et ne jamais se séparer.

2017. Une voiture est découverte au fond d’un lac dans le hameau où ils ont grandi. Virginie, journaliste au passé énigmatique, couvre l’événement. Peu à peu, elle dévoile les liens extraordinaires qui unissent ces trois amis d’enfance. Que sont-ils devenus ? Quel rapport entre cette épave et leur histoire d’amitié ?

Valérie Perrin a ce don de saisir la profondeur insoupçonnée des choses de la vie. Au fil d’une intrigue poignante et implacable, elle nous plonge au cœur de l’adolescence, du temps qui passe et nous sépare.

Ses précédents romans, Les Oubliés du dimanche et Changer l’eau des fleurs, ont connu des succès mondiaux, totalisant plus de deux millions d’exemplaires, traduits dans une trentaine de pays. En 2018, elle a été récompensée par le prix Maison de la Presse et le prix Choix des Libraires du Livre de Poche ; en 2019, par le prix des Lecteurs.

Un roman à la fois populaire et ambitieux. Lire
30 ans d’une amitié bouleversante. Biblioteca

 

2021-019_Perrin Valérie - Trois

 

Bonjour à toutes et à tous,

J’ai redouté le moment où je quitterai les trois protagonistes de ce merveilleux roman, le moment où mes yeux se poseraient tristement sur le mot « fin » de cette fresque vivante…

Comme pour ses deux précédents romans, “Les Oubliés du Dimanche” et “Changer l’eau des Fleurs” (que je vous recommande vivement si vous ne les avez pas lus), “Trois” est un récit parfaitement construit. Je suis très vite tombé sous le charme des phrases de Valérie qui se déroulent, entre sourires et larmes, entre rires et tristesse, de la fin des années 1980 à nos jours, en enchainant les flashbacks, dans un tourbillon d’amitié, d’amour mais surtout d’émotions et d’espoir…

Valérie nous revient avec une bouleversante histoire d’amitié, d’une époque qui suit son cours…

Avant toute chose, Trois c’est, Nina, Étienne et Adrien !
Une groupe d’amis qui à l’âge de 11 ans, se retrouvent dans la même classe. Très vite ils deviennent inséparables. Nous suivrons ainsi leur enfance, leur adolescence, pour finalement les laisser vivre leurs vies d’adultes où trente ans plus tard, leurs vies justement, ont été divisées, leur amitié disloquée…

Chacun se reconnaîtra un peu dans cette histoire.
Nina, Etienne, Adrien, amis à la vie à la mort, c’est moi, c’est vous !
Dans son récit Valérie nous raconte la vie, la maladie, le divorce, la mort, les disparitions, les accidents, une maman qui abandonne son enfants, des animaux lâchement abandonnés,… “LA VIE”.
La “bande sonore” du roman est magique aussi !
J’y ai retrouvé tous les morceaux qui ont résonné dans mon radio-cassette et dans ma chambre, chez mes parents, pendant des années et encore parfois aujourd’hui quand le besoin s’en ressent…

Valérie excelle dans la justesse des émotions avec beaucoup de poésie, de pudeur et de délicatesse. J’ai savouré chaque ligne de son récit. Je vous conseille de vous laisser emporter par cette aventure, un peu terroir, un peu polar, avec un mystère inattendu, mais surtout pleine de bons sentiments et d’émotions.

Comme je m’y attendais dès les premières lignes, c’est un énorme coup de cœur pour moi ! À lire absolument… Cette histoire vous fera beaucoup de bien…

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Extraits :

« “Mon corps est mort depuis des années. Une peau qu’on ne touche plus, ça meurt. Un corps qu’on ne regarde jamais, il est en hiver. Des couches de froid se superposent. Des neiges éternelles. Il n’a plus d’autres saisons. Plus de désir. Plus d’espoir de retour. Il est figé dans le passé, fixé quelque part. J’ignore où. Il a peur. J’ai peur. Mon corps n’a plus de présent. J’aimerais faire l’amour. J’aimerais savoir s’il a tout oublié. S’il sait encore quelque chose. Vous me plaisez. Et moi, je vous plaît ?”
Il répond oui. »
…/…
« Ce matin là, Adrien réalise quelle conséquence a la liberté : une joie sans retenue, qui transforme les corps et les visages.
Le soir, devant le journal télévisé, assis à côté de sa mère qui serre un mouchoir dans ses poings et s’essuie les yeux quand l’émotion est trop forte, Adrien regarde les images diffusées dans le monde entier : les larmes des Allemands, les familles qui se retrouvent, des filles qui embrassent des gardes, des coups de marteau dérisoires, des éclats de mur qui tombent, la foule, des fragments de béton que l’on glisse dans ses poches, des morceaux dont on se fait des souvenirs.
Adrien se pose des questions sur son propre mur, celui qui le sépare de lui-même, celui derrière lequel il se cache depuis qu’il respire – combien mesure-t-il ? »

 

 

Valérie Perrin est née en 1967 à Remiremont dans les Vosges. Elle grandit en Bourgogne et s’installe à Paris en 1986, puis en Normandie en 1995.

En 2015, elle publie son premier roman Les oubliés du dimanche chez Albin Michel. Traduit dans une dizaine de pays, il obtient 13 prix littéraires dont le Choix des Libraires 2018 et se classe depuis parmi les meilleures ventes au livre de poche.

En 2018 elle connait un succès retentissant avec son deuxième roman, Changer l’eau des fleurs dans lequel elle décrit le quotidien de Violette Toussaint une garde-cimetière en Bourgogne. Ce roman obtient le Prix Maison de la Presse 2018 et le Prix des Lecteurs au livre de poche en 2019. Avec ce deuxième roman, elle rentre dans le classement très fermé du Figaro Littéraire des 10 auteurs les plus vendus en France en 2019.Et figure toujours en tête des ventes internationales : son roman est traduit dans 30 pays dont la Chine, les Etats-Unis et la Russie. Elle est l’auteure la plus vendue en Italie en 2020. Elle travaille à l’adaptation cinématographique de son roman.

Garde-cimetière, fossoyeurs, aides-soignantes en gériatrie, couturières, bistrotiers, Valérie Perrin met en lumière et en poésie la dureté et la beauté des vies de l’ombre. Elle dit qu’elle écrit des romans d’amour construits comme des polars.

Le 31 Mars 2021, elle publiera son troisième roman, Trois aux Éditions Albin Michel dans lequel elle tisse le destin de trois amis d’enfance sur 30 ans.
De 2010 à 2018, elle est la coscénariste de Claude Lelouch. Avec lui elle signe : « Salaud, on t’aime » avec Johnny Hallyday et Eddy Mitchell. (Tournage 2013 dans les Alpes) « Un plus Une » avec Jean Dujardin et Elsa Zylberstein. (Tournage en Inde janvier/février 2015). « Chacun sa vie » avec Jean Dujardin, Éric Dupond-Moretti, Béatrice Dalle, Johnny Hallyday, Elsa Zylberstein. (Tournage à Beaune juillet 2016) « Les plus belles années d’une vie » avec Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant (tournage à Deauville en 2018). En 2009, elle publie le carnet de tournage de Ces Amours-là, film de Claude Lelouch, photographies et textes, aux Éditions France Empire. Avant d’écrire des romans et des scénarios, Valérie Perrin a été photographe de plateau, directrice des opérations dans une boite de téléphonie mobile, assistante de direction, vendeuse.

Émotion, Histoire

La commode aux tiroirs de couleurs

de Olivia Ruiz
Broché – 3 juin 2020
Éditeur : JC Lattès

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À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l’intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d’une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.

La commode aux tiroirs de couleurs signe l’entrée en littérature d’Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l’Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l’exil.

« Un magnifique roman sur l’exil. Un petit bijou. » Le Parisien
« Une fresque familiale vibrante. » Version Femina
« Un texte délicat, poétique et poignant. » RTL
« Racé comme du Almodóvar. Un coup d’éclat et un coup de maître. Une écrivaine démente. » Le Point
« Par la grâce d’un livre, les racines refleurissent. » Courrier de l’Ouest
« Cette épopée ne s’oublie pas. » Le Figaro
« Le partage est la morale de ce récit ardent. » Le Monde des livres
« Un émouvant premier roman autour d’une lignée de femmes frondeuses, marquées par le déracinement. » Elle
« Un superbe premier roman. » Europe 1
« Une réussite. » Causette

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Je viens de terminer ce roman très émouvant.
Merci Olivia, pour cette histoire à la plume légère, efficace et remplie de générosité à travers une histoire forte.

Avec une certaine profondeur et un style pétillant, Olivia nous montre qu’elle a une très belle plume. Très vite j’ai été emporté dans les tiroirs de cette commode renfermant des secrets de famille…
Joies, peines, vies intenses et riches d’amour.

Ce roman me faisait de l’œil depuis sa sortie.
Une pincée d’histoire, une pincée d’intrigues, ce roman d’amour engagé relate d’une très belle lignée de femmes fortes qui plient mais ne rompent pas ! Quatre générations de femmes qui luttent.
Le récit commence par la guerre civile espagnole et son régime franquiste qui pousse la population à la fuite… On découvrira la vie certains immigrés espagnols en France, et leurs relations pas toujours faciles avec les Français dans la région de Narbonne…

Ce roman a très vite résonné en moi, fils d’immigrés portugais qui ont quitté leur pays, aussi à cause d’un régime totalitaire ! Je me suis revu, enfant qui peinait à comprendre certains “Pourquoi” !
Une guerre qui détruit un peuple.
La fuite, les larmes, les morts, puis la France, terre d’accueil… Mais montrées du doigt, les communautés étrangères se réunissent dans les quartiers les plus défavorisés où ils tentent, tant bien que mal à s’intégrer.

Olivia nous raconte, comme si nous y étions, l’histoire de son Abuela, Rita.

Très beau premier roman, fluide, parfois humoristique, avec des mots pleins de mélancolie, qui ont touché mon cœur.
Je vous recommande vivement cette “petite” Histoire, car tout simplement, Olivia Ruiz a vrai un talent de conteuse…

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Extraits :

« J’ai tellement attendu ce moment que je risque de mourir après l’avoir vécu. Enfin, après tant d’années d’impatience domptée, je vais savoir pourquoi elle s’emballait à ce point pour cacher le secret que renfermait ces dix tiroirs. Ma grand-mère les nommaient ses renferme-mémoire. »
…/…
« Je me cache pour rougir quand il a de jolis mots à mon sujet que je ne suis pas censée comprendre. Et je ne comprends pas tout. Il dit parfois que je suis sa liberté, que je suis le poumon que Dieu lui envoie pour qu’il respire enfin, que je suis les yeux qui lui font voir que le monde n’est peut-être pas totalement foutu. Je crois que ce n’est pas mon cas. »

 

 

Olivia Ruiz est auteure, compositrice et interprète. D’origine espagnole, elle a grandi à Marseillette. Trois de ses grands-parents ont fui la guerre civile mais n’en ont jamais parlé. De ce silence est né son premier roman, La commode aux tiroirs de couleurs.

En tant qu’auteure, compositrice et interprète, pourquoi avez-vous eu envie de passer de l’écriture de chansons à celle d’un roman ?

Quand je raconte mes histoires en chanson je dois me restreindre en permanence pour que le fond s’adapte au format. Parfois c’est amusant, parfois c’est frustrant. Quand je pense un personnage, je le construis de bout en bout, je sais l’odeur de son parfum, ce qu’il prend au petit-déjeuner, les visages de ses amis, la marque des cigarettes qu’il fume… et je n’en garde que le détail le plus parlant. Le roman permet d’aller plus loin, de prendre le temps d’installer une situation, un état émotionnel. J’ai adoré l’exercice inverse aussi, celui de travailler à garder un rythme de bout en bout pour le livre, comme pour une chanson. Et ça pour le coup, c’est clairement plus difficile sur 200 pages que sur quatre minutes trente.

Quelles ont été vos inspirations pour écrire La commode aux tiroirs de couleurs ?

Les témoignages et les documentaires traitant de la guerre d’Espagne et de l’exode des républicains espagnols m’ont aidée. Mais ils sont peu nombreux et cet épisode est quasiment passé sous silence dans les livres d’histoire, alors… Les romans que j’ai tant aimés sur le sujet m’ont portée probablement. De Lydie Salvaire à Serge Pey. Le films qui ont forgé mon désir de comédienne et de réalisatrice aussi, d’Almodovar à Iñárritu. Et bien sûr les femmes de ma vie ! Ma mère, mes grand-mères, mes tantes, mes amies.

Que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs avant qu’ils ne tournent la première page ?

Merci d’être venus jusqu’à moi d’abord ! Puis que nous sommes tous riches de nos trajectoires et de nos tragédies, et que les femmes de la commode vous prouveront j’espère que l’on peut faire quelque chose de beau en assassinant le silence. Même à une minuscule échelle.

Émotion, Historique

Un voyage nommé désir

de Frédérique-Sophie Braize
Broché – 21 janvier 2021
Éditeur : Presses de la Cité

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1917. La venue providentielle d’un soldat italien dans un village haut perché des Alpes va bouleverser, pour le meilleur, le destin de trois femmes. Et semer dans leur esprit un souffle de liberté pour combattre les travers de leur société patriarcale.

Tout là-haut, sur l’alpage savoyard où elles doivent rester jusqu’à la fin de l’été, trois femmes font la rencontre de Vincenzo, soldat italien en permission.
La plus âgée, Péroline, mère de famille, est sans nouvelles de son mari depuis trois ans. La pieuse Anne-Céleste n’a reçu qu’une lettre, très sibylline, de son fiancé sur le front. La jolie Rose, en âge de convoler, doit veiller sur sa fratrie orpheline. Toutes trois sont en manque de bras solides pour abattre leur travail le jour et… pour étreindre leur corps la nuit. Dans les Alpes en pleine touffeur d’août se révèle la faim de vivre de cette petite communauté privée d’hommes. L’attitude énigmatique de l’Italien, à la fois aventurier séducteur et âme consolatrice, délivrera le destin des trois amies brimées – qui d’un mari violent, qui d’un prêtre, qui du poids du devoir –, emportées dans les tourmentes de l’Histoire (et du plus rocambolesque des faits divers, le vol de la Joconde au Louvre en 1911 !). Mais aussi au cœur du désir féminin…
Une ode sensuelle et magnifique aux femmes. Par une nouvelle romancière dans la collection Terres de France.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

J’étais assez pressé de lire “Le dernier” Frédérique-Sophie Braize !

Après “Sœurs de lait”, “Lily sans logis” et “Une montagne de femmes”, je me demandais bien où “Un voyage nommé désir” allait-il me mené. Et bien, je n’ai pas été déçu du tout…

Été 1917. La guerre fait rage en Europe, elle a éloigné tous les hommes de leur domicile.
Là-haut, sur l’alpage savoyard, elles se nomment Péroline, Anne-Céleste et Rose.
Chacune a été victime du système patriarcal. Cet été sera l’occasion de l’oublier pendant quelques temps. Une rencontre avec un bel Italien brisera toutes les barrières de la bienséance. Mais le “paradis” qu’elle vivront, laissera des traces. Elles ne sont plus les mêmes et sont désormais unies par un secret. Et malheureusement, leur retour au village leur rappelle les chaînes qui les lient.
Resteront-elles unies face au prêtre qui les tourmente sans arrêt ?
Leur amitié, résistera-t-elle ?
Puis bientôt, elles finiront même par s’interroger sur Vincenzo, celui qui a partagé leur vie, pendant quelques semaines. Elles vont découvrir qu’il n’est pas l’homme qu’elles croyaient.

Frédérique-Sophie est inspirée, et ce n’est pas la première fois, par le mélange d’événements réels et Historiques, dans ce roman qui traite de trois femmes fortes et volontaires. J’ai été passionnée par le récit et par les quelques passages de sa vie, que Vincenzo garde secrets. C’est un très bel ouvrage, qui décrit aussi bien la méchanceté de l’humain que sa bienveillance. C’est un livre très beau, dur et doux à la fois, un livre poignant, bouleversant, une leçon de vie…

J’ai aimé ce roman, parce que les personnages sont très attachants bien sûr, mais surtout parce que l’histoire traite d’un sujet que je n’avais encore jamais abordé de cette façon : “Le désir des femmes”. C’est inattendu et cela m’a ému.

Il y a de l’amour et de la solidarité.
“Un voyage nommé désir” est une ode aux femmes, qui souffle comme un vent de liberté.

Le récit est construit minutieusement. Pas de détails superflus, une intrigue qui m’a tenue en haleine, une tension croissante, jusqu’à un très beau final.
J’ai aussi été conquis par l’écriture au charme un peu désuet mais tellement savoureux…
À lire !

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Extraits :

« L’idée de se retrouver seul avec un groupe de femmes jeunes inconnues voleta alors dans son esprit. Il se figura les jupons légers, les corsages décolletés, les boucles soyeuses, les dents brillantes, les cils longs comme des ailes de papillon. Il devait ces détails à l’observation des demoiselles croisées, rencontrées, désirées, aimées. Car Vincenzo aimait les femmes. Toutes les femmes. Chaque femme. »
…/…
« La nuit, elle revivait des corps à corps sensuels avec Vincenzo qu’elle redoutait d’avoir perdu à jamais. Combien de fois avait-elle répété les scènes d’amour vécues avec lui ? Leurs derniers ébats ce reproduisaient inlassablement dans sa mémoire. Le soir venu, elle voyait leur corps de nouveau emmêlés, de nouveaux ne formant qu’un, dans une connivence absolue. L’obscurité plongeait ses souvenirs torrides dans une brume chaude et enivrante. »

 

 

Frédérique-Sophie BRAIZE romancière, nouvelliste, chroniqueuse de presse écrite, née à Évian.

Fille unique d’un alpiniste – réalisateur des Colonnes de Buren à Paris – elle vit dix ans chez ses grands-parents, des paysans de montagne. Elle fait ses études au Pays de Galles d’où elle revient diplômée en Business et Finances du Polytechnic of Wales. Elle travaille dans la sécurité privée et industrielle avant de se lancer dans l’écriture. Elle partage sa vie entre la Haute-Savoie et Paris avec Mouton, son chien de berger.

  • Prix Livre sans Frontières 2014.
  • Grand Prix littéraire de l’Académie de Pharmacie 2018 remis par Philippe Grimbert.
  • Prix Patrimoine 2019.
  • Livre à deux places 2020 pour les 20 ans de “Lire et faire lir” d’Alexandre Jardin.

Parutions récentes :
« Paysannes de montagne » (éd. Lucien Souny 2015) Grand Livre du mois / Format poche (éd. Souny Poche 2018)
« Pour quelques arpents de rêve » (éd. Lucien Souny 2016)
« Sœurs de lait » (éd. De Borée 2018) Grand Prix littéraire de l’Académie de Pharmacie. Prix Patrimoine. Sélection Prix Guerres et Paix 2020 / Format poche (Coll. Terre de Poche, éd. De Borée 2019)
« Lily sans logis » (éd. De Borée – 2019) ‘Coup de cœur de l’éditeur’. Sélection du Prix Obiou. ‘Livre à deux places’ 2020
« Une montagne de femmes » (éd. Les Passionnés de bouquins 2019)
« Un voyage nommé désir » (éd. Presses de la Cité – 21 janvier 2021) éd. France Loisirs (28 décembre 2020)

Ses livres sont toujours inspirés de faits réels tombés dans l’oubli : histoire vraie, fait de société, fait historique…

https://www.instagram.com/frederiquesophiebraize/?hl=fr
https://www.facebook.com/frederiquesophie.braize.3

Émotion, Drame, Noir, Polar

L’affaire Clara Miller

de Olivier Bal
Broché – 12 mars 2020
Éditeur : XO

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Son cadavre est remonté, comme celui d’autres femmes, à la surface de l’eau. Six au total… Là-bas, dans les forêts du New Hampshire, le lieu maudit porte un nom : le lac aux suicidées.
Clara Miller était journaliste. Comme Paul Green, le reporter du Globe qui débarque sur l’affaire. Il avait connu Clara étudiante, et ne croit pas un instant à la thèse du suicide.
Un homme l’intrigue : Mike Stilth, l’immense rock star retranchée à quelques kilomètres de là, à Lost Lakes, dans un manoir transformé en forteresse.
L’artiste y vit entouré d’une poignée de fidèles, dont Joan Harlow, redoutable attachée de presse qui veille sur son intimité et se bat comme une lionne dès que l’empire Stilth est attaqué.
Mais Paul, lui, a tout son temps. Dans sa vieille Ford déglinguée, il tourne inlassablement autour du domaine. Avec cette question : et si, du manoir, la route menait directement au lac ?

Dans un roman choral vertigineux, Olivier Bal déroule le tapis rouge sang de la célébrité. Jusqu’à l’incroyable vérité.

 

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Bonjour à toutes et à tous,

Après ses deux premiers romans aux frontières du fantastique, « Les limbes » et « Le maître des limbes », j’étais vraiment curieux de lire Olivier Bal dans un tout autre registre…

Je ne suis pas déçu du tout.
Je n’ai pas pu lâcher ce roman que j’ai lu en quelques heures.

L’Affaire Clara Miller est un polar très atypique.
D’abord le choix pris par Olivier dans la structure de son roman. Il se déroule sur deux périodes bien distinctes et importantes “1995 et 2006”. Et avec tout ça, rien de linéaire. Jusqu’au bout du récit, Olivier nous “trimbale” avec ses allers-retours qui rythment le récit…
Son choix aussi, et c’est ce que j’ai préféré… l’écriture de tout son récit à la première personne, en utilisant six personnages clés qui alterneront à chaque chapitre… Six destins qui sont liés.

Mike Stilth est une immense star mondiale. Chanteur et acteur, il vit avec ses deux enfants, Noah et Eva, dans une véritable forteresse. Ses enfants n’ont pas le droit de sortir. Ils vivent 24h sur 24 retranchés dans leur manoir.
Pourquoi Mike les cache-t-il au monde entier ?
Pourquoi et qui sont ses jeunes filles que l’on retrouve mortes dans le lac proche du manoir ?
Meurtres ou suicides ?

Paul Green, journaliste va tout faire pour comprendre se qui se passe dans et autour de la demeure de la Rock star.

Le rythme donné au récit par Olivier est lent et hypnotique… Il distille petit à petit les secrets qui font de ce roman un grand livre…
Sexe, drogues et Rock n’ Roll !
Bienvenus à Lost Lakes

Beaucoup d’émotions ressenties le long de ma lecture.
Merci Olivier pour cet excellent livre.

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Extraits :

« Quand je tiens compagnie aux livres, je ne m’ennuie jamais. Un jour, Spencer m’a donné un exemplaire corné de Tom Sawyer, et m’a dit qu’ “il n’y a rien de plus triste qu’un livre qu’on oublie. Un bouquin, à chaque fois qu’on le lit, on lui redonne un peu vie”. »
…/…
« L’homme, méthodiquement, retire le silencieux de son pistolet et range son arme dans son holster. Il prend son temps. Il aime ça. Enfin, il s’allume une cigarette et s’éloigne comme si de rien n’était.
Je remarque l’allumette qu’il a laissée choir au sol, qui se consume lentement, à quelques centimètres de ma tête. À petit feu… comme la vie qui m’abandonne.
J’ai de plus en plus de mal à respirer. »

 

 

Olivier Bal a été journaliste pendant une quinzaine d’années. Après avoir travaillé dans différents titres de la presse généraliste et culturelle, et fréquemment voyagé pour ses reportages, il a animé un événement culturel emblématique : les Masterclass à la Cité des sciences et de l’industrie de Paris.
Aujourd’hui, Olivier Bal se consacre pleinement à l’écriture.
Les Limbes, un thriller fantastique, est son premier roman. Best-seller de l’auto-édition, Les Limbes a d’abord conquis des dizaines de milliers de lecteurs avant d’être édité en mars 2018. Le cycle des Limbes s’est achevé en 2019 avec le deuxième opus, Le Maître des Limbes.
En 2020, Olivier Bal sort un nouveau thriller aux éditions XO, L’affaire Clara Miller, qui entraîne le lecteur dans les ombres de la célébrité.
Les Limbes a reçu le Prix Méditerranée Polar 2018 du Premier Roman et Le Maître des Limbes, le prix Géants du Polar 2019.

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