Émotion, Drame, Frisson horreur, Suspense, Thriller

Les deux visages du chaos

de Serge Bertrand
Broché – 4 mars 2025
Éditions : Les Presses du Midi

Marseille.
Un climat de plus en plus oppressant règne dans la cité phocéenne. En effet, deux individus sèment la terreur depuis plusieurs jours. Ainsi, un homme vêtu d’un sweat à capuche gris traque les petits délinquants avec une haine farouche. En parallèle, le serial killer autoproclamé « Anubis, dieu des Morts » génère une peur bien légitime après avoir commis plusieurs meurtres. Forcément la pression est grande sur le commissaire Blanchard et sa précieuse adjointe, Mélusine Merle. Il leur faut au plus vite démasquer et mettre hors d’état de nuire les deux psychopathes.
Une enquête sombre, pleine de rebondissements, démarre alors. Chercher leurs mobiles et comprendre leurs modes de fonctionnement n’est bien sûr pas sans risque. La lutte du bien contre le mal reprend de plus belle dans les rues marseillaises.

Lu d’une traite !

Avec Les Deux Visages du Chaos, Serge Bertrand nous plonge dans un récit captivant et haletant où l’ordre et le désordre s’entrelacent avec une intensité saisissante. Ce roman, à la frontière du thriller et de la philosophie, explore les dualités profondes qui gouvernent notre monde : lumière et obscurité, raison et folie, destin et liberté.

L’histoire, qui est la suite de Ils doivent tous mourir mais qui peut se lire indépendamment, suit deux protagonistes en proie à leurs propres démons, pris dans une spirale où chaque choix semble enfoncer davantage leur fragile équilibre dans un chaos grandissant. Entre complots, révélations inattendues et une tension qui monte crescendo, Serge tisse une intrigue où je me suis retrouvé, sans cesse sur le fil du rasoir entre le bien et le mal. Ses personnages, d’une profondeur saisissante, évoluent dans un univers où le réalisme se fond avec l’étrange, brouillant les frontières et créant une immersion totale.

L’écriture est ciselée, addictive, le style percutant, oscillant entre descriptions immersives et dialogues percutants. Chaque page distille une atmosphère singulière, tantôt oppressante, tantôt hypnotique, qui entraîne une réflexion sur le chaos lui-même, mais aussi sur la vie dans toute sa complexité. Ce roman ne s’est pas contenté de me raconter une histoire. Il m’a secoué, dérangé, et a remis en question mes propres perceptions sur le bien et le mal…

Une lecture que je recommande vivement à ceux qui cherchent plus qu’un simple divertissement, une lecture qui, bien après l’avoir refermé, continue de me hanter l’esprit.

Bravo Serge, tu confirmes définitivement, pour moi, ta place dans le monde du polar et du thriller français !

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Extraits :

« Patrick Blanchard, parisien d’origine, a été muté à Marseille à sa demande. Il est grand, beau gosse, avec des cheveux longs noirs jusqu’aux épaules et des yeux d’un bleu lagon envoûtant.
Mélusine Merle, authentique Marseillaise, s’exprime avec un accent à couper au couteau. Elle est petite, pulpeuse, avec des cheveux blonds et une frange ; son regard noisette brille d’une lueur d’intelligence, son sourire est ravageur et son rire communicatif. Le voyage long est éprouvant, mais le décalage horaire s’avère moins pénible au retour qu’à l’aller. A peine arrivés, Blanchard et Merle se rendent directement à l’appartement de Mélusine, en face de la célèbre plage des Catalans, et sombrent dans un sommeil profond et réparateur. »

« — Hé, Ducon, si tu ne veux pas de problèmes, tu nous donnes ton fric, ta montre et ton portable ! Je te conseille de faire vite et surtout de ne pas nous contrarier. Tu vas nous remettre aussi ta carte de crédit et le code. Nous restons trois dans le parking avec toi, notre copain va au distributeur. Si tu fais le con à nous donner un code bidon, c’est tant pis pour toi, réfléchis bien. Tu n’as pas droit à l’erreur. »

« La dame âgée sourit à l’homme à la capuche et lui parle :
– Merci beaucoup, monsieur ! Vous avez fait exactement ce qu’il fallait faire pour ce genre de petites canailles. Peut-être que cela lui permettra de réfléchir pour se comporter différemment, une autre fois. C’est comme avec les bourricots, sans le bâton, ils n’avancent pas. Maintenant, il n’y a plus de règles de conduite, plus de respect. Je me demande où va notre société. »

« Tout autour, d’un élan unanime, les gens applaudissent. Les deux loubards reprendront leur esprit un peu plus tard avec un mal de crâne. La solution reste éphémère, mais pour la journée les passants ne seront plus importunés. L’homme à la capuche poursuit son chemin. Dans son esprit, tout est clair, il s’entraîne pour atteindre son objectif et rien ne pourra le faire renoncer. »

« Un assortiment de photos dévoile toutes sortes de personnalités du monde politique et médiatique. C’est incroyable le nombre de « gros légumes » qui fréquentent ce night-club libertin. On leur donnerait le bon Dieu sans confession, mais ils sont loin d’être de blanches colombes comme ils veulent nous le faire croire. Pour la plupart, hommes et femmes sont mariés et tous ces couples illégitimes viennent assouvir en secret leurs fantasmes sexuels et, bien souvent, leur tendance homosexuelle refoulée. Ils profitent aussi des services de jeunes garçons ou filles qui se vendent. »

Après plusieurs décennies dans des services sanitaires et avoir mené une vie de rocker pendant des années sur les routes et sur les scènes, Serge Bertrand trouve de la motivation en témoignant de cette époque folle avec deux livres autobiographiques sur plusieurs générations à travers le personnage de Paul dont le parcours et les nombreuses péripéties de son aventure musicale sont mis en exergue.

Son premier polar :

Frisson horreur, Suspense, Thriller, Thriller psychologique

Signatures

de Tom Clearlake
Broché – 19 janvier 2022
Éditeur : Moonlight éditions.

Margot Bellanger, psychocriminologue, se voit confier le dossier du meurtre sordide d’une femme, en région parisienne. Quelques jours plus tard, une autre victime est retrouvée morte dans la forêt de Sénart. Comme la première, son corps a été l’objet d’une mise en scène macabre.
Pour Margot et son équipe, le lien entre ces deux dossiers est évident. Il s’agit bien d’un même tueur. Et ce dernier semblerait s’attacher à faire de chacun de ses assassinats une œuvre d’art.
Les choses se compliquent quand le tueur entre en contact avec un journaliste pour l’envoyer sur le lieu de sa troisième composition.

Découvrez aussi « Sans retour », « Le Seuil », « Signatures » et d’autres thrillers terrifiants signés Tom Clearlake !

Tom Clearlake, depuis ma première lecture, fait partie de ces auteurs dont j’aime particulièrement la plume, sombre et envoûtante. Avec Signatures, il m’a entraîné dans un thriller particulièrement oppressant, où l’art et la mort s’entrelacent de façon glaçante.

Margot Bellanger, psychocriminologue, se retrouve confrontée à une affaire terrifiante : une femme assassinée dans des conditions effroyables, suivie d’un second crime qui laisse présager l’œuvre d’un tueur en série. Chaque victime est mise en scène comme une macabre composition artistique, révélant un meurtrier à l’ego démesuré.

Bernard Coutier, lui est un écrivain populaire connaissant le syndrome de la page blanche et en quête d’inspiration. Il décide de plonger dans l’univers du criminel et d’écrire un “true crime”, sans se douter qu’il va devenir une pièce maîtresse du jeu dangereux orchestré par l’assassin, qui le contactera en retour, lui offrant l’exclusivité de sa prochaine “création”. L’histoire prend alors une tournure vertigineuse, explorant les méandres de l’horreur et de la fascination morbide.

Tom maîtrise l’art du suspense avec brio. Chaque scène est décrite avec une intensité redoutable et un style percutant. Les personnages sont profonds, torturés, et le portrait du tueur est si glaçant qu’il en devient presque hypnotique, et au milieu de toute cette noirceur, il y a quand même beaucoup d’émotion et de sensibilité. Je me suis demandé plusieurs fois, où il allait chercher toutes ses idées et plusieurs fois j’ai eu l’impression de regarder un film complètement déjanté !
Signatures est un thriller psychologique d’une rare noirceur, un véritable page-turner qui a happé le lecteur que je suis, du début à la fin et qui m’a laissé une empreinte indélébile. Impossible de lâcher cette lecture aussi captivante… qui sera sûrement impossible à oublier !

Je vous recommande vivement son livre, c’est un véritable coup de cœur.

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Extrait :

« La sonnerie du téléphone fixe déchira le silence feutré de l’appartement. Claire Lensac sursauta. La tasse qu’elle tenait entre ses doigts parfaitement manucurés lui échappa. Son contenu, un thé vert bio de Ceylan, se répandit sur le marbre blanc de la cuisine. Les éclats de porcelaine filèrent sous les meubles pour se cacher, ne pas déranger l’ordre irréprochable que Mlle Lensac entretenait dans son trois-pièces. Ce téléphone n’avait dû sonner qu’une dizaine de fois depuis qu’elle avait emménagé ici – un modèle datant des années quatre-vingt qu’elle avait dégoté chez un antiquaire. Troublée, elle traversa le salon et décrocha le combiné en bakélite. »

« Un vent glacial venait caresser ses joues figées, froides maintenant, comme cette brise. Ses joues qu’aucun sourire ne viendrait plus animer.
Il l’avait amenée jusqu’ici, car c’était ici qu’il fallait qu’elle soit retrouvée. Dans cette maison. Dans la véranda délabrée, sur le carrelage de marbre blanc jonché d’éclats de verre, il avait disposé la toile qu’il avait peinte avec son sang sur un chevalet. »

« Dix autres minutes, au moins, s’étaient écoulées. Il était encore là, immobile, dans sa robe à fleurs jaunes, réalisant peu à peu qu’il était libre, qu’il n’aurait plus à redescendre dans cette cave humide et froide. Que sa geôlière, ce dragon déguisé en mère, avait été terrassée. Jerry n’avait pas bougé, lui non plus, reproduisant ses gestes dans un mimétisme parfait. Ensuite l’atmosphère était devenue lourde, le ciel s’était assombri, jusqu’à devenir un amas noir de fureur. La foudre s’était mise à gronder au loin. Et Jerry avait souri. »

« – Le consumérisme est donc la source du mal.
– Oui. Nous fabriquons et achetons toutes ces choses dont nous n’avons pas réellement besoin. Voilà le cœur du problème actuel, à l’échelle planétaire.
– Nous sommes en plein paradoxe, dit Busnel.
– En effet. »

« Ma seule activité a été de raconter les vies d’autres personnes, des personnes que j’aurais peut-être aimé avoir eues comme amies ou comme proches. Des personnes que j’aurais aimé protéger, garder sous mon aile… Pourquoi les auteurs doivent-ils être si désespérément seuls ? »

Tom Clearlake est un auteur franco-canadien né au Canada le 19 octobre 1973.

Il commence à lire avec Edgar Allan Poe, H.G. Wells, Jack London, Jules Verne, Agatha Christie, Jack Kerouak, Edgar Rice Burroughs, Lovecraft, Dean Koontz, Stephen King, Clive Barker, Umberto Eco…

Sa passion pour les littératures de l’imaginaire le pousse à expérimenter l’écriture dans des univers très différents, mais c’est dans le thriller qu’il préfère exercer.

« Je pense que le Thriller est le maître de tous les genres littéraires. Il permet de jouer avec les sensations et les émotions du lecteur comme aucun autre genre le peut. Il y a dans le thriller cette possibilité de créer l’intensité, et de la pousser à son paroxysme. Et l’on dispose d’une infinité de moyens pour y parvenir. »

Drame, Folie, Frisson horreur, Noir, Thriller

Enigma

de Armelle Carbonel
Broché – 18 septembre 2024
Éditeur : Le Livre de Poche

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Domaine de la Haute-Barde. Un énigmatique orphelinat, théâtre de terribles événements. Par une nuit d’orage, soixante-neuf ans plus tôt, des enfants ont mystérieusement disparu. Spécialiste des édifices à l’abandon, la journaliste et cinéaste Barbara Blair tente de comprendre ce qui leur est arrivé. Mais les habitants du petit village n’apprécient guère cette étrangère qui vient remuer ce passé trouble, d’autant qu’un nouveau drame ne tarde pas à les frapper. Entre légende et réalité, Barbara est confrontée à une énigme qui menace de réveiller les démons d’autrefois, mais aussi ses plus douloureux souvenirs. Certains secrets doivent être tus à tout jamais, au risque de vous hanter jusqu’à votre dernier souffle.

“Une plume glaçante.”
Sylvie Lecoules, Le Tarn libre.

 

• Couv_2024-101_Carbonel Armelle - Enigma

 

Après, les superbes Criminal loft et Majestic murder, je ne pouvais pas passer à coté d’Enigma la suite de Sinestra !
C’est un roman obscur et magistral, où Armelle nous emmène très loin…

Barbara, est une journaliste et cinéaste, elle s’est spécialisée dans les documentaires sur les lieux mystérieux et abandonnés où ont eu lieu des disparitions inexpliquées. Elle veut savoir pourquoi, dans un ancien orphelinat, situé dans le Domaine de la Haute-Barde, soixante-neuf ans plus tôt, plusieurs enfants ont disparu, durant une nuit d’orage, et jamais personne ne les a retrouvés. Accompagnée de ses deux collaborateurs, David et Warren, ils décident de mener l’enquête. Une affaire qui lui rappelle étrangement celle du Val Sinestra, en Suisse, où sa fille Emma a disparu quatre ans plus tôt. Sur place, une vieille habitante, Magda et Arnold, un ancien policier, vont tenter de les aider dans cette quête mystérieuse, contre les avis du reste des habitants, quand un nouveau drame survient.

Armelle nous a concocté un thriller avec une intrigue très sombre, machiavélique, dans une sorte de huis clos aux nombreux rebondissements, entre fantômes, légendes et réalité…
Encore une fois, c’est d’une main de maître que l’autrice m’a complètement surpris par cette suite superbe et très subtile.

Oserez-vous la suivre dans cette nouvelle aventure ?
C’est troublant, très angoissant, mais qu’est-ce que c’est bon !

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Extrait :

« Une chose hideuse s’est logée en moi.
Lutter ne servirait qu’à accroître la pourriture qui m’infecte.
C’est ainsi que débute le premier chapitre d’une épopée sous influence, et j’ai l’assurance que cette mise en bouche te plaira. Inutile de prétendre le contraire, tu ne recules jamais devant un bon festin.
Dès le premier regard, j’ai su qu’elle serait la prochaine. »

« En lisière de forêt, sommeille un étang au bord duquel une masure flamboie à la lueur d’un feu allumé pour la nuit. Une chaleur rassurante émane de la cheminée où les plus jeunes de la fratrie se pressent afin d’assister à la veillée. Les mains calées sous le menton, ils restent suspendus aux lèvres de leur mère, qu’une voix caverneuse transforme en véritable conteuse. L’histoire, tous la connaissent depuis le berceau, et les plus ingénieux ne sont pas sans savoir qu’elle constitue une mise en garde. Cette fable, plus triste qu’un saule en pleurs, ne les effraie pas pour autant. Les versions se succèdent, mais aucune ne ressemble aux autres, si bien que la réalité des faits se noie finalement sous un enrobage d’incertitudes. Ce soir, elle raconte que leur petit village de Beaumont-la-Ronce a connu son lot de souffrances et de perversions. »

« Disposée sur la literie douteuse, une poupée grimaçante forme un puzzle sectionné en six morceaux distincts. Fichées dans le plancher, les billes oculaires arrachées valident la théorie d’une mise en scène particulièrement démente. Non loin de la tête blonde décapitée, une nuée de mouches complète le panorama en survolant un dôme de matière fécale. »

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l’auteur : Armelle Carbonel, née le 16 juillet 1975 à Paris, est écrivain. En parallèle de son activité littéraire, elle travaille pour le Ministère de la défense.

Elle commence à écrire dès son plus jeune âge. À 8 ans, elle rédige des poèmes, puis à 11 ans, un roman fantastique. À 15 ans, elle se tourne vers le théâtre avec la composition de 3 pièces de théâtre, avant de revenir au roman à 20 ans. Elle remporte de nombreux prix Littéraires (Art et Lettre de France, Concours littéraire des Armées, concours de poésie de la ville de Rambouillet, Prix Calliope.) sous le pseudonyme de Rebecca Arque pour son roman Criminal Loft (publié en auto-édition en 2011) et devient membre du Collectif de la Plume Noire. Elle retravaille son thriller Criminal Loft dans une nouvelle version en 2015. Elle est également l’auteur de Les Marais funèbres et La Maison de l’ombre.

En 2013, elle participe au recueil de nouvelles Santé, au profit de la fondation Maladies Rares.

Sinestra (2018)
https://leressentidejeanpaul.com/2020/05/20/sinestra/

Noir, Pièce de théâtre, Polar, Thriller

Onze Cahiers

de Pascal Marmet
Poche – 1 septembre 2024
Éditions : Des livres et du Rêve

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Un mystérieux héritage de onze cahiers va mener une journaliste de mode et un directeur de théâtre au cœur d’une enquête déroutante au nom de la vérité.

Quels liens les unissent ? Quelle machination se cache dans ces pages ?

Suspense et romance pour un thriller intense jusqu’à la délivrance finale.

 

• Couv_2024-076_Marmet Pascal - Onze cahiers

 

Pascal Langle, est propriétaire d’un théâtre à Nice. Il est contacté par un notaire afin de se faire remettre en héritage un cahier rédigé par Ludmilla, “l’amour de sa vie”, disparue depuis dix ans, disparue bien trop tôt.
Il apprend aussi que dix autres cahiers seront distribués à des proches de la défunte.
N’ayant jamais pu faire le deuil de Ludmilla, Pascal va tenter de mettre la main sur ces autres cahiers afin de découvrir qui elle était réellement. Il sent qu’un lourd secret tourne autour de ces cahiers…
Quelques jours plus tard, alors qu’il prend son café et deux croissants dans son café habituel, une jolie jeune journaliste “s’invite” à sa table pour lui proposer une interview. Elle se nomme Julia et a un très beau sourire… dès lors, c’est toute sa vie qui sera remise en cause.
Il est cambriolé, son théâtre incendié, et les tous les autres cahiers sont dérobés chez le notaire !

Commence alors une enquête qui nous mènera de Nice à Paris, Cassis puis en Corse.

Pascal Marmet nous mène dans une course effrénée à la recherche des cahiers disparus, mais surtout à la recherche du “pourquoi”.
Le début du récit m’a complètement emporté, par ses nombreux rebondissements, son humour et des personnages particulièrement réussis. Mais…
Il y a un mais !

Autant le début est complètement addictif, autant, j’ai eu l’impression en avançant dans le récit qu’il manquait quelques pages jusqu’à la fin, même si est particulièrement réussie. Pour moi, le dernier tiers du roman n’est pas au niveau de ce qu’il laissait entrevoir et j’aurai aimé peut-être un peu plus de pages pour un développement plus optimal !
C’est dommage, cela ne m’a pas ôté le plaisir “global” de ma lecture, mais je suis passé à côté d’un coup de cœur.

Un Polar noir et mystérieux marqué d’une certaine “folie”, à l’humour pétillant, qui nous propose une enquête à rebondissements allant de surprises en surprises !

Un grand merci aux Éditions “Des livres et du Rêve”, et à Pascal pour la confiance qu’ils m’ont témoignés lors de la réalisation de la couverture !

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Extraits :

« Ces mots m’avaient brisé ! Et aujourd’hui, d’autres questions se bousculent : que contenaient-ils ? Qui étaient les dix autres ? Que s’était-il passé avant moi ? Je veux savoir si d’autres cahiers comme le mien ont été « légués », ça tourne à l’obsession. Ludmilla, quelle a été ta vie avant moi ? As-tu souhaité que ces témoignages nous reviennent ? Difficile à croire, alors que tu es partie si subitement ! Tu n’as rien pu envisager, pas avec un départ si imprévisible. Je veux en avoir le cœur net et il n’y a qu’un homme pour me renseigner. »

« L’ascenseur s’élève et je commence à bien angoisser ! Je vais pénétrer dans l’enceinte de la rédaction de ELLE ! Et ça, c’est déjà incroyable ! Mais la cerise sur la forêt-noire, c’est que je rencontre d’ici quelques minutes Valérie Tonarian, LA directrice de la rédaction, et là, c’est plus que phénoménal ! »

« Après les obsèques, j’ai volé de mes propres ailes comme on dit et si quelques compagnes ont traversé cette période, ce n’était qu’étincelles dans ma noirceur. Elles ressemblaient à Ludmilla, avaient le goût d’elle, sa beauté parfois, mais elles n’étaient pas Ludmilla et ne me laissaient que l’absence. Ma vie se résume à peu. Je n’ai plus rien désiré, plus vécu. »

« Deux minutes plus tôt, tu étais encore en moi, mon amour. Je t’ai à peine aperçue petite fille, mon enfant, ton premier cri… et puis la sage-femme t’a ôtée de moi pendant que l’accoucheur curait mes entrailles. Les jambes dégoulinantes de sang, j’ai couru pour te rattraper dans le couloir, pour t’arracher à leurs bras de marbre et ils m’ont attachée, piquée comme une bête… Mon bébé à moi accouché sous X ! »

 

Pascal Marmet, est écrivain, romancier, chroniqueur radio.

Après ses études, par rapport à sa famille, il a choisi la voie des affaires. Il a dirigé une entreprise pendant de nombreuses années. Propriétaire d’un hôtel à Nice, il a conjugué sa passion pour l’écriture à son métier d’hôtelier.

Aujourd’hui, il est écrivain à part entière, chronique des auteurs sur une radio Fm (Agora côte d’azur) et organise des rencontres littéraires avec des invités de marque.

Le roman du parfum (2012) a été récompensé par la critique et honoré par un Prix littéraire, le prix spécial du Jury Albayane 2013.

Tiré à quatre épingles (2015), un polar avec dans le rôle principal le commandant Chanel, a obtenu le Prix Cœur de France 2016.

Exécution (2022), où l’on retrouve le commandant Chanel dans une nouvelle enquête.
https://leressentidejeanpaul.com/2023/01/24/execution/

Commandant François Chanel
https://leressentidejeanpaul.com/2023/07/10/commandant-francois-chanel/

Il vit depuis 2016 à Cagnes-sur-Mer où il se consacre à l’écriture d’une série policière avec un héros récurrent, le commandant François Chanel qui officie au 36, quai des Orfèvres à Paris. Cette série est une fiction, inspirée de faits réels.

Noir, Polar, Thriller

Moorland

La triade irlandaise**
de Gérard Coquet
Broché – 25 avril 2024
Éditeur : M+

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1981, Albanie.
Connais-tu ce pays qui s’effondre ? Celui de l’aigle à deux têtes. Celui d’un monde cerné de murs dressés par l’arrogance des hommes. Celui des pierres lustrées du sang des révoltés.
Le Kanun, indifférent, regarde le rapace s’éteindre, persuadé que la folie ne meurt jamais.
Personne ne sait comment arracher le coeur du mal.

2015, Irlande.
Connais-tu ce pays de tourbe et de cailloux ? Des morceaux d’âme si lourds que tes bras ne pourront jamais les porter. C’est ici, sur cette terre brûlée de Moorland, que l’aigle fou est revenu se poser, assoiffé de vengeance.
Ciara McMurphy ne le connaissait pas, pourtant elle dansera avec lui la valse des morts.

 

• Couv_2024-072_Coquet Gérard - La triade Irlandaise** - Moorland

 

Dans ce second volet, qui fait suite à Aughrus point mais qui peut se lire indépendamment, Gérard Coquet commence son récit dans un pays que je connais finalement assez peu, l’Albanie.
Nous sommes en 1981.
Susan, journaliste irlandaise accompagnée de son fils Bobby, doivent fuir le pays à tout prix, elle représente un danger pour le dictateur et président, Envers Hoxha, qu’elle souhaitait approcher.
Bessia Bajrami chargé de la surveiller, par amour, va tout faire pour l’aider à quitter l’Albanie, pays où les clans se livrent à des guerres, à des massacres qui n’arrêtent jamais au nom du Kanun.

Puis l’auteur nous entraîne en 2015, de nouveau en Irlande, si chère à son cœur, où nous retrouverons Ciara McMurphy et son second, Bryan Doyle, mandatés par le MI6 et Interpol, afin de retrouver Bobby le Fou, un indépendantiste ayant de nombreux morts à son actif, arrivé dans son Irlande natale après 15 années en prison en Albanie. Ils devront déjouer de nombreux pièges et affronter des monstres créés par les différents conflits de clans irlandais et albanais, afin de remplir leur mission !
Mais je ne vous en dis pas plus… Juste encore un peu… Vous allez en prendre plein les yeux !!!

Une intrigue prenante, des personnages engagés, une plume particulièrement érudite et soignée.
Venez découvrir ce thriller violent et immersif, au suspense omniprésent, porté par un véritable conteur qui nous propose un final que je n’ai pas vu venir !

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Extraits :

« Depuis plusieurs semaines, foutre le camp est devenu une obsession, mais avec son gamin qui l’attend dans l’appartement étriqué de la rue du stade Qemal Stafa, c’est impossible. Quelle connerie d’avoir emmené son fils avec elle ! Dans ce pays de psychopathes qu’elle idolâtrait encore, il y a moins d’un an, Bobby est pire qu’un boulet à traîner. Le dernier maillon d’une chaîne invisible qu’un marionnettiste militarisé tire de temps en temps pour lui rappeler d’où viennent les consignes. Ici, au pays de l’aigle à deux têtes, on respecte les ordres. On obéit et on la ferme. Le peuple ne lève les yeux que pour regarder vers le Ciel du dieu Enver Hoxha.
À forte dose, c’est irrespirable. »

« L’homme qui la fixe n’a pas d’âme, un sourire condescendant et le regard plus incisif qu’un scalpel. Le découpage commence par le haut, à la racine des cheveux, glisse sur ses yeux, ses pommettes, le bas de son visage, son cou. Le froid s’éternise sur ses seins, soupèse les fantasmes qu’inspire sa poitrine, avant de descendre vers son ventre et de s’attarder sur ses hanches. »

« Assise dans la cuisine, Susan n’a pas voulu ôter la chaînette qu’elle porte autour de la cheville. Que Çarçani aille se faire foutre! Ce morceau de métal doré est le seul souvenir qui lui reste de son Irlande natale.
Un point d’ancrage. »

« Le récit de Bobby le Fou débute à son arrivée en Albanie. Toutes ses descriptions, celles des lieux, des événements ou des individus, ne sont pour lui que des mauvais souvenirs. De cette époque, il ne conserve surtout qu’une image viciée de sa mère. »

 

Gérard Coquet est né le jour anniversaire de la mort de Louis XVI… le 21 janvier 1956. Mais il jure encore qu’il n’y est pour rien. Issu d’une longue lignée de blanchisseurs, il passe son enfance avec sa jumelle à se cacher au milieu des draps séchés au vent. Puis dans un ordre aléatoire se succèdent le collège des Lazaristes, un diplôme d’expert-comptable, la guitare basse et la création de ses premières chansons. D’ailleurs, tout vient sans doute de là, l’écriture…
Après la reprise de l’entreprise familiale, il devient juge consulaire avant de créer récemment un cabinet d’archi. Ce qui ne l’a jamais empêché d’adorer la charcuterie, le gamey, le tablier de sapeur et la cervelle de canut ! Sauf bien sûr quand il se ressource en Irlande avec la pêche à la mouche et la Guinness.
Il est aussi le vrai nom du deuxième « clavier » de Page Comann avec Ian Manook. Souviens-toi de Sarah et OUTAOUAIS ont été signé sous ce pseudo.

Son pays de prédilection est l’Irlande où il a séjourné à de nombreuses reprises et dont il s’est imprégné de la culture.

Aughrus Point- La triade irlandaise*
https://leressentidejeanpaul.com/2023/09/08/aughrus-point/

Amour, Polar, Roman, Science Fiction, Thriller

Projet Aurora 2142

de Michael Fenris
Broché – 1 juin 2024
Éditions : Des livres et du Rêve

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Années 50, Purdence, petite ville oubliée du Nouveau-Mexique au nom mal orthographié, que personne n’a jamais songé à corriger.
Perdus dans ce désert, le shérif Stone et son adjoint Brent mènent une vie monotone, entre chaleur étouffante et beuveries du samedi soir.
Jusqu’au jour où un cadavre est retrouvé, comme tombé du ciel.
Son corps a subi de multiples opérations, son squelette est recouvert d’une matière inconnue tout comme sa mystérieuse combinaison orange.
Le médecin local est dépassé. Y a-t-il un lien avec les bases militaires voisines et leurs récents essais nucléaires ?

Michaël Fenris nous livre une œuvre captivante entre polar et science-fiction.
Une plume efficace à découvrir de toute urgence.

 

• Couv_2024-062_Fenris Michaël - Projet Aurora 2142

 

1955.
Ville de purdence, complètement perdue dans le désert. Le shérif Stone et son adjoint Brent occupent comme ils peuvent leur quotidien bien monotone, quand un jour, ils sont appelés suite, à la découverte d’un cadavre qui n’a plus de visage et semble tombé du ciel !
Il est brisé en mille morceaux, est vêtu d’un type de combinaison orange que personne n’a vue jusqu’à présent, et porte aussi un étrange médaillon autour de son cou.
Le médecin légiste qui récupère le corps se rend compte que la victime a été greffé sur tout le corps avec des prothèses utilisant des matériaux et une pratique médicale encore inconnus.
Qui est ce personnage ? D’où vient-il et où a-t-il pu bénéficier de cette intervention médicale extrêmement pointue ?

Michael Fenris aligne les phrases et fait défiler ses chapitres d’une main de maître dans ce roman inclassable, qui oscille régulièrement entre polar, roman d’espionnage, de guerre et de science-fiction.
J’ai pris énormément de plaisir à retrouver sa plume et ses dialogues gouailleurs, malgré un suspense constant et une volonté flagrante de perdre son lecteur. Et il y parvient parfois, et c’est à chaque fois pour mieux rebondir. On va suivre ainsi une enquête, où chaque nouvel élément trouvé va perdre un peu plus nos policiers au point qu’ils se perdront d’abord complètement avant de recevoir un message qui va les retourner !
Des rebondissements constants, une fin étonnante, et cerise sur le gâteau, une belle histoire d’amour qui arrive à se glisser très agréablement dans le récit, je ne peux que vous conseiller ce roman “mélanges de genres” très bien ficelé !

Un grand merci à Angie Lollia, des éditions Des livres et du rêve, qui m’a permis de m’amuser, en réalisant cette couverture complètement folle !!!

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Extraits :

« Le mort est tel que ce vieux Buggy l’a déclaré. Allongé dans le sable, enfoncé, une main en griffe tendue vers le ciel comme s’il cherchait à implorer quelque chose, ou quelqu’un. Sa jambe droite forme un angle de quatre-vingt-dix degrés avec le reste du corps, elle part vers l’extérieur, le pied en haut. Quant à son visage, il n’existe plus. »

« – Comment ça va, shérif ?

Stone hausse les épaules. On fait aller.
– Alors, c’était vrai ce que racontait Buggy ? À propos du macchabée ?
La question irrite le policier. Cette vieille outre a dû en parler aux trois-quarts de la ville.
– Je croyais que personne ne prêtait attention aux délires de ce poivrot. »

« Le corps d’un individu d’une trentaine d’années, équipé de multiples prothèses de très haute technologie, dont même nos plus éminents chirurgiens ignorent le principe. J’ajouterai que le défunt était vêtu d’une combinaison recouverte de fils d’un métal extrêmement résistant, et qu’il présente tellement de fractures qu’il semble être tombé d’un avion en vol.

– En quoi cela me concerne-t-il ?
– L’homme en question possédait une plaque d’identification au nom de Tom Briard, né le 26 mars 1910.
– Un faux, assurément ! »

« Debout sur la terrasse de sa maison, Anthony Stone fume une cigarette, nu comme un ver. Dans la chambre à côté, Sarah-Lou Cornell dort à poings fermés. Lorsqu’il est rentré de chez Buggy, elle s’est précipitée sur lui, presque désespérée, incapable de contenir son émotion de le voir sain et sauf. Elle l’a littéralement harcelé de questions auxquelles il a répondu de façon évasive, avant de le tirer en direction du lit. Ils ont fait l’amour doucement, c’est elle qui a pris la direction des manœuvres, le laissant allongé sur les draps tandis qu’elle s’installait sur lui. »

 

Michael Fenris est né le 03 mai 1968, d’origine lorraine, où il garde de profonds attachements avec la ville de Nancy, et installé professionnellement comme médecin en région parisienne depuis 2002.
Passionné par la lecture et l’écriture, il entasse pendant plus de trente ans des pages manuscrites dans des cartons, mais ce n’est qu’en 2015 qu’il décide de franchir le cap en proposant ses premiers manuscrits aux Éditions Prisma.

Sont respectivement sortis :

Chez Prisma
– Feuilles en 2015,
https://leressentidejeanpaul.com/2022/08/17/feuilles/
– le Syndrome Noah en 2016,
– Thérianthrope en 2018,
– L’île en 2019,
– Déviation en 2020
– Émersion en 2021.
https://leressentidejeanpaul.com/2022/08/19/emersion/

Chez Evidence
– Neige,
– Whistlers,
– Horizons Funèbres
– Le Fétichiste.

Chez Eaux Troubles
– Diamants sur Macchabées (reprise d’un auto édité)
– Vengeance sur Pellicule.

En autoédition
– Aaverhelyon,
– Diamants sur Macchabées 1° version
– les 7.

En parallèle il développe les aventures de Don et de Luc Dassaut sous un autre nom, et travaille au scénario de plusieurs BD.

Polar, Sciences, Suspense, Thriller

RIPostes

Francs Mensonges***
de Muriel L. Mazoëlys
Broché – 19 juillet 2023
Éditions : auto-édition

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TOUTE VERITE A UN PRIX

22 janvier – Moscou
Pourquoi ? Ses certitudes ont volé en éclats, brisées par les révélations de Vassili Medvelev. Non seulement Zeus développe des armes redoutables d’une technologie inédite, mais leurs liens personnels se confirment, menaçants. Déboussolé, poussé à la fuite, Matthew révèle sa véritable identité à une parfaite inconnue. Sans en anticiper les conséquences…

22 janvier – Lille
Les éléments d’enquête affluent et le colonel passe à l’action, radical. Il protégera son fils, quel qu’en soit le prix et au mépris de toute rationalité. Sans imaginer les retombées de ces excès…

À travers l’Europe, de la Russie à l’Italie, les enquêtes se poursuivent, les intrigues se démêlent et le nœud se resserre. Jusqu’à la croisée des chemins.
Là où passé et futur se rejoignent. Là où, au prix du sang, la vérité jaillira.

Y survivront-ils ?

 

• Couv_2024-059_Mazoëlys Muriel L. - Francs mensonges*** RIPostes

 

Voilà, c’est fini…
Et désormais, je peux enfin le dire “Francs mensonges” est définitivement une sacrée trilogie !

Ce dernier tome est encore plus “piquant”. Plus rapide, de l’action du début à la fin, des chapitres très courts, des personnages toujours aussi attachants et avec énormément de suspense.

Roman archi-réaliste, Muriel nous fait, voyager à travers le monde, la Grèce, la Russie, l’Italie, la Suisse et la France bien sûr, et je ne dévoilerai rien de plus…
À aucun moment, l’auteure ne baisse la garde, et je suis bien obligé de vous dire que cette trilogie fera partie des meilleures que j’ai pu lire. Je suis d’ailleurs triste de quitter tous ceux qui m’ont accompagné durant ces quelques jours…

Muriel L. Mazoelys pilote son intrigue comme une cheffe. C’est pour moi un vrai “sans faute”, c’est excellent et je le répète, Muriel “débarque” dans la littérature avec une vraie pépite !
Que va-t-elle nous réserver pour la suite ?

Un roman tellement visuel et vivant qu’il mériterait sans problème sa place sur un grand écran !

Muriel L. Mazoelys, auteure à découvrir absolument !!!

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Extraits :

« – Je suis un ami de ton papa. Nathanaël. Je suis venu pour t’aider. Ne crains rien, je travaille avec lui.
Aussitôt, son esprit corrigea cette tournure de phrase. Travaillait, John. Pas travaille. Nathanaël est mort. Ce rappel de la cruelle vérité lui vrilla le cœur et il concentra son attention sur le garçon tremblant devant lui. Nathanaël avait sacrifié sa vie pour protéger son fils, à lui de reprendre le flambeau. Il sourit et sortit une gourde de son sac à dos. Le gamin devait être déshydraté.
– Tu as soif ? proposa-t-il en secouant la bouteille, provoquant le clapotement de l’eau. »

« Qui sait combien d’autres personnes elle a manipulées et pourquoi… D’après Lars Volkof, son commanditaire l’a éliminée quand elle s’est révélée moins docile. Rien que ça… pas très tolérant ce Zeus… grommela Duhamel, avant d’ajouter avec un fin sourire provocateur : cela dit, ça me rassure de constater que je n’étais pas complètement à côté de la plaque…
C’est-à-dire ?
C’est-à-dire que votre fiston s’est fait harponner comme un bleu par la bimbo italienne… et ça, je l’aurais parié ! »

« Le colonel grogna. Évidemment, une chute de cinq étages équivalait à frapper le sol à une vitesse de plus de soixante kilomètres par heure. Le tout sans casque ni airbag…
– Il l’aurait malmenée ?
– Mouais, je sais, c’est maigre…
– Des prélèvements ?
– Non, le légiste a conclu à un suicide. Pas de preuves de violence, aucune arme, personne sur place au moment du saut… Le corps va être renvoyé à la famille pour les funérailles. »

« On en est tous là… Sauf qu’Orion Diamantopoulos brassait les millions et brillait par sa hargne à défier la fatalité.
Il avait dédié son énergie et son argent à traquer tout individu aux capacités jugées exceptionnelles. Il avait été le premier à se passionner – sans les nommer ainsi, évidemment – pour les zones bleues, ces villages où les centenaires pullulaient. Il en avait tiré certains enseignements sur l’intérêt de la spiritualité, de la solidarité et d’une alimentation strictement contrôlée, mais avait vite compris la limite de sa quête. Jamais il n’irait vivre reclus dans une société rustique, bien loin du monopole capitaliste qui régissait sa vie. »

 

Ingénieure, docteure en sciences, maman et grande amatrice de chocolat, Muriel MAZOELYS puise son inspiration dans les découvertes scientifiques et technologiques qui rythment notre quotidien ainsi que dans les grands défis que nous devons relever.

Portée par ses activités de recherche, elle développe dans ses romans l’ambiguïté sous-jacente à toute découverte : là où certains s’extasient d’un progrès phénoménal, d’autres y voient une menace ou pire, une opportunité d’instrumentalisation.

Elle aime tisser des intrigues complexes et mêler suspense, sciences et secrets dans ses romans. Quatre mots-clés résument son inspiration : la famille, la science, les secrets et l’amitié. Si ces thèmes vous interpellent, foncez découvrir sa plume !

ET LA SUITE ?

Les projets fourmillent dans son esprit et ont déjà commencé à prendre vie ! Pour en être averti, n’hésitez pas à la suivre sur les réseaux sociaux, elle y est très active et répondra à vos messages avec plaisir !

Vous pouvez la retrouver sur :
Facebook : Muriel Mazoelys
Instagram : murielmazoelys_auteur

Invisibles et Fatals – Francs mensonges*
https://leressentidejeanpaul.com/2024/07/19/invisibles-fatales/

Carnets Noirs – Francs mensonges**
https://leressentidejeanpaul.com/2024/07/27/carnets-noirs/

Drame, Psychologie, Suspense, Thriller

Invisibles & Fatales

Francs Mensonges*
de Muriel L. Mazoëlys
Broché – 1er décembre 2022
Éditions : auto-édition

• Bandeau_Intro_1.jpg

La vérité est une arme à double tranchant.

1er décembre. Toscane.
Libérez-moi de ce calvaire ! Comme chaque dimanche, Lucio Andreotti, petite crapule de bas étage, écoute sa belle-mère ressasser ses souvenirs insipides. Soudain, elle évoque un incendie meurtrier. Interloqué, il tend l’oreille. Ce nom ? Il le connaît. Ces informations ? Elles le ramènent seize ans en arrière ! Poussé par la curiosité, il entreprend aussitôt de déterrer les secrets du passé. Sans anticiper les conséquences…

Un mois plus tard. Lille.
Matthew, interne aux urgences, mène une vie bien rangée. En quelques jours, tout bascule. Chantage, overdose, meurtre… L’un après l’autre, les événements s’enchaînent et le précipitent dans une spirale de violence. Brutalement, l’évidence s’impose : quelqu’un, quelque part, l’a désigné pour cible.
Confronté à ses démons, balloté entre soif de vengeance et quête de vérité, parviendra-t-il à reprendre possession de sa vie… et de son avenir ?

 

• Couv_2024-057_Mazoëlys Muriel L. Invisibles & Fatales*

J’ai dévoré ce roman en quelques heures !

Embarqué dans ce roman scientifique-politique-policier-thriller-médical avec une intrigue complexe, une touche de fantastique et plus encore… pas moyen de m’arrêter, les pages ont défilé à toute vitesse, jusqu’à l’excellent final qui n’en est pas vraiment un, puisque “Invisibles & Fatales” est le premier tome d’une trilogie, “Francs Mensonges”.

Seize ans auparavant en Toscane.
Un incendie, toute une famille qui décède, sauf un garçon de huit ans, Mattéo qui a disparu. Comment a-t-il fait pour éviter le drame ? A-t-il survécu ?
Aujourd’hui à Lille.
Matthiew est urgentiste dans un hôpital. Il vit heureux, il a des amis avec lesquels il sort régulièrement, une famille qui croit en lui et qu’il aime et une belle amoureuse depuis quelques jours. Une vie banale au premier regard, mais Matthiew sait tout au fond de lui, qu’il n’est pas un homme ordinaire. Un soir suite à une chute de moto, tout va basculer, il va être obligé de se cacher afin de protéger sa vie. Commencera alors une aventure qui ressemble à un puzzle où chaque pièce devra trouver, et vite sa place, si elle ne veut pas disparaître…
Les personnages sont tous attachants, certains sont intrigants, l’histoire est palpitante, se déroulant à Lille, en Normandie et en Toscane, entre passé et présent.

On sent le plaisir de l’écriture fluide et addictive, à chaque moment. C’est réfléchi, très riche dans le vocabulaire, technique même, beaucoup de scènes se déroulent en hôpital, et centres de recherche, mais sans être insurmontable. Je n’ai pas été surpris du tout de voir que l’auteure est une ingénieure et docteure en sciences, une scientifique qui m’a complètement emporté dans son univers à plusieurs dimensions, plein de mystères, de suspenses et de nombreux rebondissements.

En fin de lecture, j’ai appris en faisant quelques recherches, que c’était le premier roman de Muriel Mazoëlys. Impossible dans ce cas, de ne pas placer ce récit en coup de cœur !
Superbe lecture et très belle réussite pour moi !

N’hésitez pas, Muriel est une belle découverte, qui mérite, pour moi, un lectorat en conséquence !

Devinez quel est le livre que je suis en train de lire ?

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Extraits :

« Quatorze mille quatre cents secondes. Autant dire une éternité. Lucio se trémoussa sur son fauteuil, fixant d’un œil éteint les aiguilles de l’antique horloge romaine qui le narguaient. Elles tournaient si lentement que le cours du temps semblait figé dans cet entre-deux terne, où présent et passé s’unissaient dans l’attente d’un avenir inéluctable. »

« Avec délice, Matthew s’étira dans son lit, profitant de ces instants précieux, où les rêves sont encore si proches et la réalité si lointaine.
Cet intermède était son moment préféré. Au réveil, l’éventail des possibles était encore complet.
Un regard à la lumière filtrant par les stores lui apprit qu’il n’était pas tôt, loin de là. Évidemment, couché à quatre heures du matin, il était légitime qu’il ne s’éveille que sur le coup de midi. »

« La scrutant, Matthew évalua la situation et ouvrit son bras, l’invitant. Aussitôt, elle se blottit contre lui, profitant de sa chaleur. Nichée contre son épaule réconfortante, Giulia cala son pas sur le sien et ils gagnèrent le bord de mer. Ils le longèrent lentement, en silence, profitant de l’immensité du ciel et du rythme apaisant du ressac. Les lumières du restaurant et du front de mer s’atténuaient alors qu’ils progressaient paisiblement. Bientôt, ils n’eurent que la lune pour témoin. Trop vite, la digue prit fin. Le regard perdu dans la contemplation des vagues, Giulia murmura :
– C’est magnifique, n’est-ce pas ?
– Effectivement. La vue est parfaite. »

« Alain Duhamel avait motivé ses troupes. On ne pouvait laisser une jeune femme mourir dans l’un des meilleurs hôtels de la ville sans élucider la cause de son décès et, le cas échéant, identifier le coupable. Le Maire avait appelé lui-même le commissaire divisionnaire. Qui l’avait appelé à son tour. La gamine était la fille d’un riche industriel italien. »

 

Ingénieure, docteure en sciences, maman et grande amatrice de chocolat, Muriel MAZOËLYS puise son inspiration dans les découvertes scientifiques et technologiques qui rythment notre quotidien ainsi que dans les grands défis que nous devons relever.

Portée par ses activités de recherche, elle développe dans ses romans l’ambiguïté sous-jacente à toute découverte : là où certains s’extasient d’un progrès phénoménal, d’autres y voient une menace ou pire, une opportunité d’instrumentalisation.

Elle aime tisser des intrigues complexes et mêler suspense, sciences et secrets dans ses romans. Quatre mots-clés résument son inspiration : la famille, la science, les secrets et l’amitié. Si ces thèmes vous interpellent, foncez découvrir sa plume !

Amour, Émotion, Drame, Thriller

Seuil T: Requiem pour l’échafaud

de Éric D’Aura
Broché – 2 avril 2024
Éditions : Des livres et du rêve

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1976. Équinoxe de printemps. Près de Marseille, cinq jeunes adolescents s’amusent à se lancer des défis dans une abbaye abandonnée. L’un d’eux va disparaître, un autre sera retrouvé mort dans un ruisseau, massacré selon un rituel étrange.
Le coupable désigné est arrêté, jugé, condamné à la peine capitale puis exécuté.
Il sera le dernier prisonnier guillotiné sur le sol français.

2019. Équinoxe de printemps. Près de Nice, le corps d’un vieil homme est découvert étêté dans les bois de Villeneuve-Loubet. Le premier d’une longue et inquiétante série.

Y aurait-il un lien avec l’affaire de 1976 ?

Ce sera à la brigade de l’explosive commandant Abigaïl Eixewech de le déterminer.
Une enquête qui la poussera aux confins de la raison, car l’un des adolescents de 1976 n’est autre que son ancien amour platonique ; le charismatique mais sulfureux médecin légiste : Démétrius Collaki.

Entre rebondissements, rire et drame, cette histoire inspirée de faits authentiques vous consumera jusqu’à l’improbable dénouement, où de la Côte d’Azur à la frontière canadienne, vous finirez sur une île perdue au milieu d’un lac, projeté dans le temps…

Vous avez aimé Forget me not ? Vous allez adorer Seuil T ! Éric D’Aura retrouve son personnage fétiche, Démétrius Collaki, amateur de bons mots, tout comme lui. Pour notre plus grand plaisir.

 

• Couv_2024-047_D'Aura Éric - Seuil T - Requiem pour l'échafaud

 

J’ai découvert Éric D’Aura avec le superbe, le sublimissime Forget me not, son premier roman. Un roman déjà teinté d’une certaine maîtrise, mais surtout, un roman complètement fou, où j’ai régulièrement eu de vrais éclats de rire !
Éric a développé un humour très particulier, ça fonctionne, il assume, et il y va à fond. L’aptitude aux vrais jeux de mots (ceux qui sont doublés d’un jeu de sens) est la voie royale vers les figures de style et les traits d’esprit. Lorsqu’il est développé, comme le fait Éric, le vrai sens de la langue et de l’esprit est inaliénable et semble ne plus pouvoir être arrêté, et là… C’est que du bonheur.

Alors, quel plaisir de retrouver les personnages du premier opus qui ont à peine changé ! Enfin certains… n’ont pas changé, pour les autres, vous verrez. Une sacrée équipe.

Éric, encore une fois s’amuse avec brio, ça se sent, et c’est ce qui me plaît. Il casse les codes, mais toujours avec un profond respect pour la littérature, une vraie maîtrise du vocabulaire et de la langue, avec du rythme, de la hargne !
Une sorte de “One man show-auteur” débridé, et ça va encore une fois dans tous les sens… Vous pensiez détenir le fil rouge, et tout s’écroule. Vous aviez trouvé le coupable, mais il est mort !
Un récit multiple, des mensonges, des manipulations, des faux-semblants, mais que c’est bon.

Je ne m’étais pas trompé, Éric D’Aura est un auteur définitivement à “poursuivre”.

Merci à Angie Lollia des éditions Des livres et du Rêve, pour ce cadeau !

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Extraits :

« – Oh putain ! s’exclama un autre.
– Mais où diable est passé le cerveau ? demanda sidérée une femme avec un certain aplomb.
– Comment le saurais-je ? répondit la légiste qui, dans le ton de sa voix, avait perdu de sa superbe.
– Pourtant le crâne était bien fermé de l’intérieur, reprit le participant numéro 2.
– Putain J.P, tu te crois dans Le mystère de la chambre jaune, lui rétorqua la femme avec morgue.
– Regardez, lança le premier intervenant, on dirait qu’il y a un petit rouleau en papier à l’intérieur du crâne. Encore un message, comme pour le meurtre précédent ?
– Oui, le même type de missive. C’est sans aucun doute notre tueur, valida la femme. »

« Seul Démétrius fut saisi, les yeux grands ouverts, par cette réponse. Tous les autres impassibles étaient déjà au courant. En fait nul ne l’ignorait, mais beaucoup feignaient de ne pas savoir, car à cette époque, on ne se mêlait pas de la vie privée d’autrui. C’était un concept de base. À tort ou à raison d’ailleurs. Quant aux victimes, la honte teintée de crainte les soumettait à un mutisme bienvenu pour les coupables qui surfaient sur cette haute vague de pression psychologique.
Le jeune garçon était consterné.
Son père le frappe ?!
Son beau-père ! Mais ferme ta gueule, OK ! intervint Isabelle. »

« Dès lors, une nouvelle bataille l’anima : la volonté de lancer un projet fédérateur.
Il créa une fondation caritative pour venir en aide aux individus en grande difficulté, abîmés par les aléas de l’existence.
Il désirait ainsi encourager leur leadership et leur permettre de se réaliser dans un monde ambitionné meilleur, plus sûr, plus authentique, plus charitable.
Vaste programme.
Depuis, il parcourait la planète et sa fondation se bâtit une réputation solide dans le monde du mécénat. »

« – C’est toujours sympa de discuter avec un dinosaure et se rendre compte qu’ils n’ont pas tous disparu.
Je ne pus réprimer un rire face à cette riposte fort bien pensée.
Cassie insista :
– Bon, il serait temps que tu rebootes ton cerveau et remettes à jour ton logiciel. Ta version n’est plus compatible avec la société actuelle. Sans compter que tu partais déjà avec un sacré handicap.
– Ah bon ?
– Oh que oui ! Tu n’as jamais été dans le vent, s’amusa-t-elle à me brocarder.
– Et j’en suis fier ! Quel intérêt d’être dans le vent ? Je n’ai jamais ambitionné le destin d’une feuille-morte. »

 

Éric D’Aura : Né en 1970 entre le décès de Jimi Hendrix et celui du général De Gaulle, docteur en pharmacie diplômé à la faculté de pharmacie de Marseille où j’ai rencontré ma future épouse, douce moitié vitale mais également professionnelle, donc marié, deux filles, installés sur la Côte d’Azur depuis 1996. Biberonné par les lectures de Marcel Pagnol et d’Agatha Christie, j’ai osé pour mon premier roman le mixe des deux auteurs saupoudré d’un zeste de Pierre Desproges et rehaussé d’une pincée de Raymond Devos. Résultat : humour et des cadences…

Forget me not
https://leressentidejeanpaul.com/2024/01/15/forget-me-not/

Émotion, Drame, Polar, Thriller

Seul à savoir

de Patrick Bauwen
Poche – 1 février 2012
Éditions : Le Livre de Poche

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Il a suffi d’un message mystérieux sur Facebook pour que le passé de Marion resurgisse. Meurtres, coups de théâtre, faux-semblants et, au bout d’un jeu de piste infernal, la plus incroyable des révélations : le secret de Nathan Chess, l’homme que Marion n’a jamais pu oublier… Recherches médicales de pointe, argent sale, nouvelles technologies : une intrigue à couper le souffle, où s’entrelacent amour et suspense. Par l’auteur de L’OEil de Caine et de Monster.
À la façon des Américains Stephen King, Harlan Coben ou Robin Cook, Patrick Bauwen a le don de bâtir des histoires bien ficelées et pleines de rebondissements. Blaise de Chabalier, Le Figaro littéraire.

 

• Couv_2024-042_Bauwen Patrick - Seul à savoir

 

Je termine ce thriller à l’instant !

Installez-vous bien dans votre fauteuil (je conseille un fauteuil plutôt qu’une chaise…), un verre à portée de main (une citronnade ou une bière fraîche ne serait pas une mauvaise idée non plus, je vous fais confiance, de toute façon, je ne suis pas là pour vous fliquer !).
Parce que là, ça démarre en trombe et ça décoiffe !!!
Pas une seconde de répit, à vous couper le souffle, jusqu’au bout du récit.
Quel rythme, que de rebondissements…

Où est passé Nathan Chess ?
Mais qui est le “Troyen” ?
Un maître-chanteur, menaçant, imprévisible ? Que de mystères…
Marion n’a pas le choix. Ne pas lui obéir… c’est la mort assurée pour elle et ses proches.
Twitter, Facebook, Myspace, vous ne vous connecterez plus à tous ces réseaux de la même façon, après avoir lu ce livre.
Le genre de scénario que l’on risque de voir très vite au cinéma !

Un très très bon moment de lecture.
Une intrigue sur fond médicale très bien ficelée.
Décidément, Patrick ne cessera de me surprendre !

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Extraits :

« – Dis-moi que tu m’aimes.
– Bien sûr que je t’aime.
– Mieux que ça.
– D’accord.
Il a inspiré et l’a fixée droit dans les yeux.
– Marion Marsh, je vous aime… Tu es mon âme sœur. Et je ne te quitterai jamais… Jamais. »

« Il y a des moments où vous vous demandez pourquoi vous avez accepté ce boulot d’assistante, étant donné qu’il consiste essentiellement à vous faire crier dessus.
Sans doute parce qu’il paye votre loyer.
Et aussi parce que vous n’avez rien trouvé d’autre. »

« Claquements des talons sur le sol. Courants d’air chaud ou froid. Puis le quai, à l’odeur caoutchouteuse. Le métro s’est immobilisé dans un chuintement de portes. Ça sort, ça entre, on s’écrase sans pitié, comme s’il s’agissait d’embarquer sur un radeau de survie. Les gens manipulaient fébrilement leur portable, s’envoyant des messages de la plus haute importance. Certains lisaient. D’autres affichaient une mine sinistre, ou dormaient la tête contre la vitre. Aucun sourire. Aucune tentative de révolte contre cette immense comédie humaine. »

« Il y a des rituels de passage dans la vie. La perte de votre première dent. Le jour des premières règles. Votre premier baiser. La première fois que vous faites l’amour. Le premier mort que vous voyez aux urgences. Et chaque passage tue l’époque antérieure. Vous devenez different, vous franchissez une étape et une nouvelle ère s’ouvre. Vous prenez conscience du temps qui passe et de votre mortalité, de la fragilité des choses. De l’importance de capturer des instants tels qu’un lever de soleil au petit matin, un bon moment autour d’une table, un fou rire en compagnie de vos amis. »

 

Patrick Bauwen dirige un service d’urgences dans un hôpital de la région parisienne. Après avoir collaboré aux novélisations de la célèbre bande dessinée Lanfeust de Troy, il publie son premier thriller, L’Œil de Caine, qui reçoit le prix Carrefour du premier roman 2007 et le Prix des lecteurs du Livre de Poche 2008. Patrick Bauwen est également l’auteur de Monster (prix Maison de la Presse 2009), de Seul à savoir (prix Littré 2011) et de la trilogie Le Jour du Chien (prix Polar Babelio 2017), La Nuit de l’ogre et L’Heure du diable.