Drame, Folie, Frisson horreur, Noir, Nouvelles, Suspense, Thriller

Sang pour sang Thriller : Volume 5

de Collectif
Broché – 27 janvier 2023
Éditions : Independently published

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Gabriel C.
Florence Journiaux
Stanislas Petrosky
Sébastien Guerrero
Sabrina Guerreiro
Sylvie Marchal
Sébastien Theveny
Claude Picq
Éric Oliva
Eric Dupuis
Albertine Gentou
Sebastien Gaietta
C.Dreek
Jona Laix
Rime de Bervuy
Valérie Valeix
Ludovic Metzker
Bob Garcia
Nil Borny

 

• Couv_2023-020_Collectif - Sang pour sang Thriller

 

En octobre 2023 aura lieu le prochain salon Sang pour sang thriller à Longperrier dans le 77. Une partie des fonds récoltés lors de la vente de ce recueil servira à financer le salon organisé par Nadine Doyelle.
Nil Borny et Deborah Coladonato, qui ont écrit les préfaces, en seront le parrain et la marraine.

Dix-neuf auteurs, dix-neuf nouvelles avec lesquelles j’ai passé des moments très agréables. Toutes très différentes les unes des autres, je suis passé par différentes émotions. Certaines amènent une touche de paranormal, de suspense, d’humour noir ou pas, ou carrément angoissante ! Dans tous les cas, il y a de très belles surprises, à mon goût…

Il me sera très difficile de vous en dire plus, mais il fait partie des bons recueils de nouvelles que j’ai eus l’occasion de lire dernièrement.

En panne de lecture ?
N’hésitez pas, de plus, c’est pour une bonne cause !

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Extraits :

« Isabelle, ouvrit sa boîte mail et cliqua sur le dernier message arrivé. Une semaine qu’elle guettait cette réponse et son cœur se mit à battre plus fort au fur et à mesure que son regard la parcourait.
Sans attendre, elle attrapa son GSM et composa le numéro de Jean-Paul. Son mari décrocha aussitôt.
– Salut, chérie, lâcha-t-il un brin étonné.
Sa femme n’avait pas pour habitude de l’appeler pour un oui ou pour un non lorsqu’il était à son bureau et, même s’il appréciait de l’avoir au téléphone, ses coups de fil étaient loin d’être monnaie courante. »

« En règle générale, un mari bafoué se venge en pourrissant la vie de son épouse infidèle. Un lâche fait ses coups foireux en loucedé alors qu’un colérique ira jusqu’à la frapper, et un impulsif mettra une raclée à son rival. Certains, la rage au ventre, poussé par la frustration ou la haine, vont même jusqu’à franchir le point de non-retour en intentant à leur vie. Tillier devait faire partie d’une autre catégorie d’individus. Ne ressentant aucune once de méchanceté envers sa femme, submergé par le désarroi, sans doute également l’amertume, il a préféré disparaître de sa vie dans tous les sens du terme. »

« Elle agissait sans trop réfléchir à ce qu’elle faisait, craignant d’être submergée par ses émotions. Elle connaissait les différentes étapes puisqu’elle avait observé son patron les réaliser à plusieurs reprises. Mais, jusqu’à ce jour, elle n’avait géré que la partie administrative de ce travail. Lorsqu’il lui avait proposé d’assister à l’ensemble de la procédure de crémation, Monsieur Bishop ne lui avait pas avoué qu’il comptait bien lui déléguer cette besogne désormais. Le revers de la médaille était plutôt brutal. »

« – J’avais craint que vous ne veniez m’annoncer la mort de mon mari.
– Cela n’aurait-il pas été un soulagement plutôt ?
– Enfin, Monsieur, quelle affreuse pensée.
– Il me semble que lorsqu’on va chercher du réconfort dans d’autres bras que les légitimes, c’est que le désir d’un autre corps est tel qu’on est prêt à sans passer par le pire. Je pourrais, en ma qualité d’inspecteur, vous raconter bien des crimes, pas tous passionnels. »

« Croyez-moi, les maisons sont comme les objets, elles ont une histoire à raconter. Que ce soit du bonheur ou du malheur, il est dit que nous pouvons le ressentir dès lors que nous pénétrons dans une pièce. Nous n’y prêtons nullement attention et nous faisons fi de cela.
Certains esprits ne vous veulent pas que du mal, soyez rassurés. Ils tentent dans de nombreux cas de communiquer avec vous en cherchant à vous parler par un moyen quelconque : faire tomber de la vaisselle, ouvrir un placard, faire grincer les murs…
Ils communiquent du mieux qu’ils peuvent et profitent parfois des nouvelles technologies : les chaînes hi-fi, les casques audio ou la télévision. Comment ? Ils émettent des interférences de manière répétée jusqu’à vous faire comprendre que c’est à vous seul de tout faire pour établir cette communication. »

 

Sang pour sang Thriller

Histoire, Polar historique, Thriller ésotérique

La forêt des assassins

de Mathieu Bertrand
Broché – 27 octobre 2022
Éditions : M+

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1982 : Une communauté d’anciens soixante-huitards, installée depuis 1968 dans un village abandonné du Périgord, s’est muée progressivement en une secte hors du temps et de toute civilisation dirigée par les Dignitaires.

2022 : Le commandant Lagazzi, officier de la section Alésani, service du ministère de l’Intérieur spécialisé dans les phénomènes étranges, est missionné pour enquêter dans un petit village perdu du Périgord où les dirigeants d’une secte religieuse sont assassinés dans des circonstances particulièrement violentes. Ses investigations vont rapidement la plonger dans le passé sanglant d’une région où la sorcellerie, les disparitions et les meurtres rituels semblent monnaie courante depuis plusieurs siècles.

 

• Couv_2023-019_Bertrand Mathieu - La forêt des assassins.jpg

 

Encore une fois, et pour mon plus grand plaisir, Mathieu Bertrand m’a complètement embarqué dans son récit addictif et bien rythmé, qui se déroule tantôt en 1982, tantôt en 2022.

La forêt des assassins est la suite de La Porte d’Abaddon, mais elle peut très bien se lire sans avoir lu le premier volet, même si je trouve cela un peu dommage…
J’avais donc déjà fait la connaissance de Patricia Lagazzi commandante à la section Alésani, au caractère racé et j’ai bien aimé la retrouver dans ce thriller sombre où la sorcellerie peut se cacher derrière n’importe quel arbre…

Patricia enquête sur les phénomènes étranges, c’est donc tout naturellement que ses responsables l’ont envoyé à Anarchia, petit hameau perdu au fin fond d’une forêt dans le Périgord, suite à une série de meurtres sous forme de rituels, particulièrement violents au sein d’une secte. Son enquête va la mener dans le passé de cette région où depuis plusieurs siècles la mort rode, et s’abat régulièrement sur les personnes qui oseraient s’aventurer au cœur cette forêt étrange !
Dès le début du récit, j’ai senti une ambiance sombre et pesante s’installer… Et le lecteur que je suis a été “baladé” dans tous les sens par l’auteur durant ma lecture dans cette histoire bien mystérieuse ayant moult rebondissements et où plusieurs histoires s’entremêlent.

J’ai retrouvé avec plaisir le style épuré, très visuel, l’érudition et la passion de Mathieu envers l’Histoire, l’ésotérique et les mystères. J’ai trouvé son roman passionnant et très addictif, une fois commencé, impossible de le lâcher…
Et la forêt… cette forêt… !!!

Si vous ne connaissez pas encore Mathieu Bertrand, c’est un auteur que je vous recommande vraiment !

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Extraits :

« J’en ai lu des bouquins relatifs aux religions, à la sorcellerie et aux croyances, mais ça, c’est un truc de dingue. À mon avis, ces Dignitaires ont fait une compilation de tout ce qu’ils ont trouvé. Il y a là-dedans des extraits de l’Ancien comme du Nouveau Testament et de la Torah. Mais j’y ai aussi découvert des passages du Malleus maleficarum, un livre du XVe siècle qui était utilisé dans le cadre de la chasse aux sorcières. J’y ai même vu des chapitres complets sur les exorcismes. Il y a aussi d’autres références que je ne connais pas… »

« Quand Guillaume pénétra dans la pièce, le geste qu’il amorça l’adjudant pour cacher le cadre contenant ses décorations sous son bureau n’échappa pas à Patricia. Il ne souhaitait pas parler de ses faits d’armes à ses hommes et Patricia apprécia son comportement plein d’humilité, notamment dans un milieu militaire où la fierté de porter des décorations paraissait pourtant logique. »

« Dès sa première visite à Anarchia, Patricia avait constaté l’absence de toute animal. Elle avait déjà entendu parler, lors d’une formation qu’elle avait suivie dans le Sud-ouest de la France, d’endroits que les animaux évitaient autant que possible. Le formateur, spécialisé en géobiologie et en harmonisation de l’habitat, avait expliqué aux stagiaires que certains lieux étaient chargés d’énergies négatives, notamment en raison de la mémoire des murs ou d’un passé violent ou particulièrement dramatique. Il était alors fréquent de constater que les animaux, par instinct, s’en éloignaient. »

« Soudainement, Patricia eut la sensation que les murs se mettaient à tourner autour d’elle. Une migraine enserra instantanément son crâne, comme si une immense tenaille tentait de rapprocher ses tempes l’une de l’autre. Elle connaissait ses signes. Ils ne se manifestaient qu’à de rares occasions, mais elle savait qu’ils signifiaient l’arrivée de moments de stress intenses. »

 

Bertrand Mathieu, est né en 1969 en région parisienne et a grandi en Corse. Professeur à l’École de droit de la Sorbonne-Université Paris I, préside l’Association française de droit constitutionnel. Il est membre du Conseil supérieur de la magistrature et a été membre de la Commission Avril sur le statut pénal du chef de l’État (2002) et du Comité Balladur chargé de proposer une révision de la Constitution (2007). Il dirige la revue Constitutions.

Il est passionné par la visite des lieux chargés d’histoire et d’Histoire en général avec une attirance particulière pour le moyen âge.

En 2016, il publie son premier roman,
Les émeraudes de Satan
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/09/les-emeraudes-de-satan/

Son second roman sort en 2017,
Je pleurerai plus tard
https://leressentidejeanpaul.com/2022/06/03/je-pleurerai-plus-tard/

puis en 2020, il sort,
Le manuscrit des damnés
https://leressentidejeanpaul.com/2021/09/19/le-manuscrit-des-damnes/

En juillet 2021,
La porte d’Abaddon
https://leressentidejeanpaul.com/2021/10/26/la-porte-dabaddon/

La forêt des assassins publié en juillet 2022 est son dernier roman à ce jour…

Historique

L’archéologue***

Le Périple de Démétrios
de Philippe Ehly
Broché – 1 décembre 2022
Éditions : Éditions Encre Rouge

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L’héritage d’un vieil homme à Tombouctou va-t-il bouleverser l’Histoire ? Que contiennent les coffres de cèdre de sa librairie ? Ayant miraculeusement échappé à la vague destructrice des révolutionnaires islamiques qui ont ravagé la cité millénaire et terrorisé la population, leur contenu va-t-il livrer la clef d’un mystère né à six mille kilomètres de là ? L’archéologue Marc Miller et son équipe, après des années passées à explorer les fonds marins et les déserts du sultanat d’Oman ont acquis une nouvelle notoriété. Mais si l’histoire des épaves du XVIIIe siècle a pu être retracée, d’autres énigmes demeurent. D’où provenait le navire chargé d’amphores grecques qui s’est éventré sur les coraux de la côte ? Et quel était sa destination ? Pourquoi le fort d’Ashid et ses mines ont-ils été abandonnés ? Qui étaient ses occupants ? Le manuscrit du scribe Kéros va-t-il enfin répondre aux questions nées des découvertes archéologiques dans le sultanat d’Oman ?

“De telles choses doivent être connues un jour”, murmura le prêtre égyptien Manéthon il y a vingt-trois siècles.
Ce jour est enfin arrivé…

 

• Couv_2023-018_Ehly Philippe - L'Archéolgue ***

 

De nouveaux, j’avais hâte de retrouver les personnages qui m’avaient tant fait rêver lors des deux tomes précédents.

Philippe Ehly, nous compile une œuvre historique magistrale, à travers des voyages et des combats comme si nous y étions. Je le répète encore une fois, Philippe est un véritable passionné. Chaque détail, chaque grain de poussière sur une pierre, chaque grain de sable ou souffle de vent peuvent avoir son importance dans ce récit.

Dans ce troisième volet, nous nous trouvons dans des contrées encore méconnues, au IVe siècle avant Jésus-Christ. Nous suivrons ainsi le périple incroyable de Démétrios, sur la demande du roi Alexandre. Un long voyage de découvertes et d’exploration dans des lieux très peu connus, où chaque interaction avec les peuples sur place se révélera difficile et délicate. Un voyage qui va se dérouler sur plusieurs mois quand Démétrios apprendra de décès de son roi…

Encore une fois Philippe à su m’emporter dans ces contrées magnifiques, grâce à un manuscrit écrit par Kéros, scribe personnel de Démétrios. Un manuscrit qui va révéler une partie fascinante de notre histoire, de nouvelles intrigues, des peuples aux coutumes différentes… Un récit magnifique, mais…

Et oui, car pour ce troisième et dernier volet à priori ? Il y a un mais.
J’ai pris énormément de plaisir avec cette trilogie, mais je trouve que nous avons quitté beaucoup trop vite nos principaux héros des deux premiers tomes… On ne s’est pas ce qu’ils sont devenus… Il y avait aussi, comme un fil rouge mystérieux qui nous suivait dès le premier tome qui a été complètement abandonné ici. Qui était cette “Ombre” maléfique qui mettait en place tous ces attentats ? Qu’est-elle devenue ? Qui était-elle et pourquoi ?

J’espère vraiment qu’il y aura un quatrième tome qui pour moi bouclera ce superbe récit… Je trouve que beaucoup de questions sont restées sans réponse…

Alors Philippe, une suite ?

Encore une fois, un très grand merci à Blandine Carron, sans qui je n’aurai jamais fait cette très belle découverte !

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Extraits :

« L’homme qui marchait au milieu de la large avenue, bien qu’il y régnât une circulation intense, semblait si vieux que les passants l’auraient sans doute regardé avec surprise, s’ils n’avaient été pétrifiés par le respect. Si sa mise était simple, une robe de lin blanche sans manches, des sandales d’une qualité moyenne et un simple ruban blanc pour tenir en queue de cheval ses cheveux gris encore abondants et descendant jusqu’aux épaules, ceux qui l’entouraient ne pouvaient manquer d’attirer l’attention de tous. »

« L’un des problèmes que nous avions était que les gens avec lesquels nous aurions pu discuter ne parlaient aucune langue connue de nous et que ce n’était guère facile de se faire une opinion en se contentant de faire des moulinets avec les bras, des signes avec la main ou des grimaces diverses aussi expressives que possible. »

« Démétrios doutait quant à lui que nous fussions arrivés au bout du monde, même si cet univers sans hommes avec sa végétation, ondulant doucement au vent venu du nord et sa profusion d’animaux lui plaisait infiniment. Quant à cette navigation paisible sur ce fleuve large et sinueux, elle l’enchantait après les soixante jours de mer qui nous avait amené de Moxylon à l’embouchure de ce fleuve qui n’avaient pas été des plus plaisants tant les vents avaient joué avec nos peurs et les côtes avaient offert peu de possibilités pour le ravitaillement. »

 

 

Philippe EHLY, conseiller juridique et financier,
a longuement voyagé en Asie, tant professionnellement que pour satisfaire sa passion pour l’histoire et l’archéologie.

L’archéologue* – Épaves en mer d’Oman
https://leressentidejeanpaul.com/2022/10/21/larcheologue/

L’archéologue** – Le Fort d’Ashid
L’archéologue**

“Je suis né en 1946 à Caen. Mon père était boulanger. J’ai suivi des études supérieures dans le droit public avec une spécialité en droit de la mer. Mon premier écrit était ma thèse. J’ai aussi fait des études de lettres classiques. Dans ce cadre, j’ai écrit deux livres inspirés par l’Epopée d’Alexandre le Grand et j’ai développé un intérêt pour l’histoire grâce à des auteurs que j’ai trouvé inspirants. J’ai ensuite fait carrière dans la banque pendant 45 ans en tant que juriste d’entreprise. J’étais spécialisé dans la banque d’affaires et l’industrie pétrolière. J’ai commencé à travailler à 14 ans en aidant mon père à la boulangerie. Ma vie professionnelle a donc été particulièrement plaisante comparée aux conditions de travail de mon papa. J’ai énormément voyagé. J’ai passé les deux tiers de ma carrière à prendre l’avion. Je me suis donc débrouillé pour joindre l’utile à l’agréable. Quand je restais plusieurs semaines à l’étranger, j’en profitais pour faire de l’archéologie en amateur, ce que j’ai fait toute ma vie. J’ai eu comme maître à penser le professeur De Bouard qui était archéologue et qui emmenait ses étudiants faire des fouilles en Basse-Normandie. C’est lui qui m’a donné le goût de l’archéologie. Je me suis donc par la suite intégré à des équipes qui faisaient des recherches archéologiques, notamment au Liban et en Syrie, quand j’étais sur place pendant plusieurs semaines pour le travail. En 2013, j’ai pris ma retraite et ma femme ayant des attaches à Joigny, nous sommes venus nous y installer. ”

Anticipation, Émotion, Drame, Dystopie, Science Fiction

L’Œil du chaos

de Jean-Marc Dhainaut
Poche – 8 juillet 20212
Éditions : Taurnada

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Tandis qu’une canicule sans précédent frappe l’Europe, Théo, un jeune lycéen de 17 ans, est terrifié quand il réalise que les photos qu’il vient de faire dévoilent l’horreur et le chaos 21 jours à l’avance… Mais personne ne le croit. Et lorsque, partout dans le monde, le courant disparaît, les avions s’écrasent et que toutes les cloches des chapelles et des églises se mettent à sonner inexplicablement, il est déjà trop tard. Théo est alors loin d’imaginer l’incroyable mission de survie et d’espoir que le destin lui réserve. Un thriller d’anticipation à la frontière du réel, percutant et chargé d’émotions.

 

• Couv_2023-017_Dhainaut Jean-Marc - L'Œil du chaos

 

J’ai découvert Jean-Marc Dhainaut avec Brocélia que j’avais beaucoup aimé, édité aussi aux Éditions Taurnada.
Lorsque j’ai su la thématique, très actuelle de L’Œil du chaos, je me le suis procuré très vite !

Théo, est un jeune lycéen introverti de 17 ans, mais c’est aussi un passionné de photo, qui lui permet de transcrire ses émotions.
Un jour, pour transformer ses photos sans ajouts numériques, il décide de créer un nouvel objectif pour son appareil en se servant d’un prisme qu’il a chez lui. Après quelques heures de labeur, content de son résultat, décide de faire des essais. Dès les premières photos, un peu floues, il se rend compte qu’il y a quelque chose d’anormal. Il continue ses prises de vue, et obtient la confirmation de ce qu’il avait pensé. Il se rend compte avec stupeur que les photos prises montrent ce qu’il sera vingt-et-un jours plus tard à la même heure. Mais le pire, c’est ce que montrent les photos. Crash d’avions, accidents sur les routes, des morts partout… un reflet de la fin du monde. Il en parle à ses amis, à sa famille, personne ne le croit. Il décide alors de poster les photos sur les réseaux sociaux, et d’attendre que le temps le rattrape…

Un très bon roman. De l’action, mais de l’émotion aussi… J’ai ouvert les yeux sur de nombreuses choses. Aucun temps mort, époustouflant même parfois. Oui, Jean-Marc a ajouté un peu de surnaturel à son récit. Mais le lecteur que je suis a complètement plongé dans ce récit plus que crédible à bien des égards… La seule critique que je pourrais faire, c’est que je l’ai trouvé trop court !
Un “Page-turner” que nous envierait de nombreux auteurs anglo-saxons !

La terre et ses habitants, vivent-ils leurs derniers instants.
Les humains, méritent-ils un sursaut, un dernier espoir ?

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Extraits :

« Le 23 juillet 2014, dans un communiqué, la NASA dévoilait que la Terre avait échappé, deux ans plutôt, jour pour jour, à une tempête solaire d’une ampleur considérable et inédite depuis 1859. Selon les spécialistes, le vent solaire aurait pu neutraliser le réseau électrique mondial et interrompre toutes les télécommunications, les liaisons Internet, ainsi que les transports aériens, et neutraliser tous les systèmes électroniques. Le communiqué, rendu public, précisait que cette tempête aurait pu provoquer une grave catastrophe mondiale et renvoyer notre civilisation au XVIIIe siècle. »

« La nature humaine, mon gars. Elle ne tarde jamais à se réveiller quand c’est le bordels. Je crois qu’on a tous basculé dans l’horreur. On a vu ça des dizaines de fois dans les films, dans les bouquins. Le même scénario banal à quelques nuances près. C’est la merde. »

« Imagine, un ultimatum mondial. Le truc de dingue qui nous aurait dit, quelques années, plutôt, que pour éviter ce qui vient de se passer ou n’importe quelle autre catastrophe qui nous pendrait au nez, que L’humanité, toute entière aurait dû renoncer à son confort, à sa technologie, ses énergies. Même rien que quelques années, même une seule. Se taire, se figer. Bref, plus rien, le temps de laisser la nature se refaire une santé et pour nous sauver tous. Nous, et nos gosses. Eh bien… Pour l’économie, personne ne l’aurait fait. Faut croire que la nature a tranché. »

« Qui que nous soyons, il y aura toujours, quelque part, quelqu’un qui se souviendra de nous. Et que cela puisse être avec le sourire, l’indifférence ou la mélancolie importe peu. Ce qui importe, c’est de jouer le rôle que notre cœur nous enseigne, de suivre ce destin que nous avons tous, quitte à se rebeller parfois. Car ce qui le rend formidable, ce destin, c’est sa découverte inconsciente, et surtout le regard en arrière que l’on pose un jour sur lui. »

 

Jean-Marc Dhainaut est né dans le Nord de la France en 1973, au milieu des terrils et des chevalements. L’envie d’écrire ne lui est pas venue par hasard, mais par instinct. Fasciné depuis son enfance par le génie de Rod Serling et sa série La Quatrième Dimension, il chemine naturellement dans l’écriture d’histoires mystérieuses, surprenantes, surnaturelles et chargées d’émotions. Son imagination se perd dans les méandres du temps, de l’Histoire et des légendes. Il vit toujours dans le Nord, loin d’oublier les valeurs que sa famille lui a transmises.

Adolescence, Émotion, Drame, Poésie

Le choix du père

de Véronique Villard
Broché – 28 septembre 2022
Éditions : Nombre 7

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En pleine pandémie, Flora, une adolescente de quinze ans, doit affronter une implacable réalité.
Sur une plage sétoise, Natacha, sa mère, lui dévoile l’inimaginable.
À l’issue de ce drame, Flora, oscillant entre espoir et désespoir, va tenter de survivre, tissant de nouvelles relations, renforçant ses liens existants.
Mais elle va aussi s’impliquer au sein de sa propre histoire, menant sa propre enquête.
Dans un tel contexte, aura-t-elle la force de sortir de l’impasse ?
Tandis que la mer déroule invariablement ses bleus, les personnages vont et viennent en quête d’une mémoire de l’émotion.

 

• Couv_2023-016_Villard Véronique - Le choix du père

 

Dès le début de ma lecture, je me suis rendu compte que je tenais entre mes mains un livre “différent”.
Lorsque je lis, habituellement, c’est moi qui donne le rythme de ma lecture et qui décide de mes poses.
Avec Le choix du père, impossible !
C’est l’auteure qui commande, et il a fallu que je m’adapte à son écriture. Véronique manie la langue française telle une experte avec énormément de poésie, sa poésie.
Alors j’ai tout repris depuis le début. Je ne voulais pas passer à côté de quoi que ce soit d’important…

Flora vit son adolescence à fleur de peau. La confession d’une mère peut tuer. Flora est soudain perdu et a besoin de se nicher au creux des bras de sa grand-mère, et va tout lui expliquer. Ensemble elles entreprendront les recherches nécessaires afin qu’elle retrouve un semblant d’équilibre, mais malheureusement le sort en aura décidé autrement…
Flora est très attachante, et le mystère nous tient tout le long du récit, mais ce n’est pas un simple récit.

Les mots que Véronique a posés sur ses pages, sont pesés, analysés. Aucune faute de style, la richesse du verbe est omniprésente. Ce ne sont que quelques mots posés sur le papier, me direz-vous ?
Effectivement, juste quelques mots. Quelques mots pour conter le beau, pour conter le laid. Quelques mots pour nous transmettre le plus doux des poisons, au plus mortel remède : c’est bien d’amour évidemment que l’on parle. L’amour !
Le cœur de Flora s’est vidé. Elle est perdue…

J’ai la grande chance de n’avoir à ce jour, rien lut de tel, et de le découvrir par le biais de la prose de Véronique.
Aucune chronique ne pourrait être à la hauteur de ce récit. On pourra ne pas aimer, moi, j’ai adoré me perdre dans ses phrases ni ordonnées, ni ordinaires, ne sachant à aucun moment où l’auteure veut nous mèner.
Roman décalé sur fond de pandémie ? Roman poétique qui cherche ses lecteurs ? Ou véritable chef d’œuvre ?
L’avenir nous le dira…
Dans tous les cas, Véronique a la force des mots et la beauté de l’écriture.

Je vous recommande vivement cet ouvrage pour lequel j’ai eu un gros coup de cœur, pour son style très personnel.

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Extraits :

« C’est la fin des vacances estivales.
Flora qui vient de nager longuement le crawl s’apprête à regagner le bord de la plage. À quinze ans, elle possède le corps finement musclé d’une nageuse de compétition. Seulement, si elle a appris à se mouvoir dans l’eau depuis sa petite enfance, Flora n’a jamais été inscrite dans un club de natation. Malgré tout, en scrutant, les crawleurs expérimentés, elle a acquis un véritable savoir-faire, reproduisant leurs gestes à l’identique. »

« Le blues s’éteint, blues d’une jeune fille…
Confier sa tristesse au lointain, se hisser à l’endroit d’un possible. Parce que ressasser l’impensable ronge le mental, notamment celui d’une demoiselle qui se croyait à l’abri entre Natacha et Luc, pouvant ainsi définir la paix d’une famille, sa quiétude, presque…
Soudain, un moineau se pose sur le rebord du balcon, à côté d’une jardinière en métal vide. »

« En ce lundi brumeux, Flora attend l’autobus.
Seule sur le banc, elle appréhende l’arrivée d’un véhicule comble, sachant que le virus circule de nouveau. D’ailleurs, à ce sujet, le port du masque est-il redevenu obligatoire ?
Un soupir de regret se perd parmi ses tissus en guise de réponse. »

« Un peu avant le coucher du soleil, je m’installe à un vieux bureau d’écolier.
Dessus, une lampe en bois flotté, un carnet de notes ligné avec élastique et un stylo-bille bleu.
J’écris pour garder une trace de mes rires, une trace de cette douce folie, une trace de ce présent–éternité.
Je veux pouvoir me relire, me relire à tout jamais.
Ne jamais oublier ce qui m’a été donné.
Non que je veuille devenir écrivaine, et puis au fond, pourquoi pas ?
On écrit parfois pour exister autrement qu’au travers de la voix.
Mais aussi pour compenser une impossibilité à dire.
Plutôt que de souffrir d’un blocage psychologique.
Je ne t’apprends rien, je ne te surprends pas, je te confirme quelque chose.
Par contre, tu es la seule à qui je parle de ce qui me tient à cœur. »

« Le vide, le plein, un peu de tout, un grain de quelque chose.
Si bien qu’elles s’efforceront de veiller avant de dormir, lune au-dessus d’elles, rondeur possible.
Sur ce, Flora allumera sa micro-chaîne, aspirant à se laisser porter par une voix.
Benjamin Biolay ? Orelsan ?
Peut-être Arthur H chantant, « la boxeuse amoureuse » :
Regardez-la danser
Quand elle s’approche du ring
La boxeuse amoureuse
La boxeuse amoureuse… »

 

Véronique Villard, enseignante depuis trente ans, a participé à un stage de lectrice aux Éditions Ramsay. Elle a également suivi une formation de correction-réécriture avec Jean-Pierre Collignon, chef correcteur au journal Le Monde. Par la suite, elle a obtenu un DUDL, diplôme universitaire de didactique de langues, à la Sorbonne Nouvelle. Enfin, elle s’est engagée dans une formation en art-thérapie et a animé plusieurs ateliers d’écriture.

Sa deuxième passion est la peinture, à laquelle elle s’adonne depuis une vingtaine d’années, exposant régulièrement en galerie d’art. Le choix du père est son troisième roman.

Émotion, Histoire vraie, Témoignage

Dans le feu du Tempo

Un itinéraire d’Amour
de Serge Bertrand
Broché – 1 décembre 2022
Éditions : Le Lys Bleu

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À la fin de Destination Rock, le voyage initiatique très mouvementé de Paul s’est interrompu en raison de profonds tourments. Cependant, l’aventure reprend avec un road trip aux États-Unis et au Mexique au cours duquel le jeune homme fait de nombreuses rencontres insolites et des découvertes palpitantes. Puis, de retour en France, la folie du rock sur scène repart de plus belle, entremêlée de multiples péripéties et de voyages. Dans le feu du Tempo – Un itinéraire d’Amour retrace le parcours d’un rocker qui, durant vingt-cinq ans, se construit à chaque concert devant un public différent. Toujours, le pied au plancher, plus vite que le vent, dans l’ouragan des décibels, il réalise ses rêves les plus fous sur les routes avec ses épreuves, ses joies et ses déceptions.

 

• Couv_2023-015_Bertrand Serge - Dans le feu du tempo

 

Après avoir lu Destination rock, j’ai enchaîné avec Dans le feu du Tempo, la suite directe, que j’ai lu d’une traite, presque en apnée, avec de nombreuses images dans la tête, de belles musiques entre les oreilles (qui m’ont accompagnées durant ma lecture), de l’amour dans mon cœur…

Les voyages de Paul continuent. Après les États-Unis et le Mexique, ce sera au tour de l’Inde, de l’Egypte, du Sri Lanka, de la Chine, du Kenya, du Togo, puis le Brésil, Istanbul, Israël, l’Irlande, les Antilles, Londres, l’Islande, et enfin Bali et une partie de l’Indonésie. Autant de voyages magnifiques où Paul a mis des paillettes dans mes yeux avec tous ces sites prestigieux, m’a donné une réelle envie de suivre ses pas. On sent l’amour de l’auteur pour toutes ces vastes contrées parfois encore vierge de l’Homme. C’est de toute beauté…

Dans son premier opus, Serge nous racontait les déboires de Paul, des difficultés qu’il a eu à se construire et du choix évident qu’il a pris en montant son groupe de rock, malgré des hauts et des bas.
Ici, le ton est résolument plus serein, Paul a gagné en confiance, et même si sa vie n’est pas une longue ligne droite, elle alterne entre succès et déboires, elle a le mérite d’être vécue avec passion et sincérité.

Le monde du spectacle est difficile et très fluctuant. Paul s’adapte, il rebondit lorsque c’est nécessaire et monte sur scène régulièrement pour notre plus grande joie. Ses prestations alternent avec ses voyages qui lui permettent de se recentrer. Il revient en France et hop ! C’est reparti pour de nouvelles tournées… Durant vingt-cinq ans, il va connaître la joie, la tristesse, mais aussi l’amour, le vrai, celui qu’il attendait désespérément, celui qui lui amènera une douce Melody…

J’avais aimé Destination rock, vraiment.
Dans le feu du Tempo, est un baume au cœur, un livre inclassable. Il pourrait servir de “livre thérapie” pour certains, de livre qui doperait les agences de voyages pour d’autres, ou de guide pour les Classiques du rock.
Quoi qu’il en soit, il ne pourra laisser personne indifférent. J’ai découvert Serge Bertrand, il y a peu de temps. C’est une vraie et belle découverte !
Plus que l’histoire de Paul, c’est un auteur, un homme que j’ai découvert. J’ai senti sa bonté, sa sensibilité, son amour de la vie, de la terre, des gens qui l’entourent.
La vie est parsemée d’épreuves, Serge avance pas à pas, sereinement, non pas en tant que guerrier, Serge est un philosophe qui a su se poser de nombreuses questions. Les réponses qu’il a reçues, lui permettent d’avancer et de regarder loin devant. La paix est dans son cœur…

Nouveau coup de cœur !
Serge Bertrand, auteur “qui ne rentre dans aucune case”, à découvrir au plus vite !

Dans le feu du Tempo… un livre riche !

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Extraits :

« En fin de journée, lorsque les touristes descendent du bus, Jacqueline s’approche de moi, il me dit :
“Lorenzo et moi, sommes très touchés par ton aide et ta générosité. Aussi, pour te remercier, je t’invite chez moi pour faire la fête toute la nuit avec Lorenzo et la fille avec qui je vis.”
J’accepte tout de suite et demande juste de récupérer mon sac à l’hôtel. »

« Dans la soirée, Carmen me présente Sergio Castro, un homme remarquable, au regard vif. Vêtu d’une chemise à carreaux, d’un foulard rouge, d’un chapeau blanc, il parle sept langues couramment, dont le Maya. Il me souhaite la bienvenue. Il consacre sa vie à défendre et à soigner les indigènes du Chiapas gratuitement. Pour le remercier, toutes les tribus lui ont offert plus de 100 costumes traditionnels avec lesquels il a créé un musée. Tout autour du rez-de-chaussée de sa maison, une collection exceptionnelle de vêtements des différents villages mayas de toute beauté, brodés et colorés sont exposés. »

« Quelques mois plus tard, France m’annonce une merveilleuse nouvelle. Elle est enceinte, la lumière semble sortir de son visage, ses grands yeux brillants subliment son regard d’une clarté, d’une limpidité inouïe. À cet instant précis, elle m’apparaît encore plus belle. Je la sens heureuse, épanouie, comme une Reine de Royaume enchanté. Lorsqu’elle se déplace, elle donne l’impression de flotter dans l’espace, plongée dans une douce béatitude avec des ailes dans le dos. »

« L’Âge d’or que nous avons vécu avec une ambiance déjantée est en train de disparaître. Désormais, la crainte de la racaille fait fuir la clientèle. Les gens ont peur des bagarres, des vols, des agressions. Aussi, les copains, c’est le moment pour moi de tirer ma révérence. Vous viendrez boire un coup avec moi, mais dans mon petit bar. Nous avons eu de la chance de connaître le bon, aussi nous allons laisser le mauvais de côté. »

Après plusieurs décennies dans des services sanitaires, Serge Bertrand trouve de la motivation pour écrire son premier livre. Destination Rock propose un voyage à Marseille sur plusieurs générations à travers le personnage de Paul dont le parcours et les nombreuses péripéties de son aventure musicale sont mis en exergue.

https://leressentidejeanpaul.com/2023/02/07/destination-rock/

Serge Bertrand donne suite aux aventures de Paul avec Dans le feu du Tempo – Un itinéraire d’Amour. Il embarque le lecteur dans un voyage palpitant, empli de rebondissements dans le milieu du rock marseillais. Pour lui, le rock est une façon de vivre et de penser.

Adolescence, Émotion, Témoignage

Destination Rock

Un rêve de musique et de liberté
de Serge Bertrand
Broché – 29 décembre 2021
Éditions : Le Lys Bleu

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« Je m’appelle Paul, je suis né à Marseille en 1953. J’ai une histoire à raconter, mon histoire, mais aussi le témoignage d’une époque avec sa philosophie et son état d’esprit. C’est le récit, plein d’émotions, de sentiments et de musique, d’une éducation sévère et rigide, de mes souffrances, de mes joies, de mes douleurs, de mes découvertes et des rencontres qui m’ont construit et permis de rester un enfant dans ma tête. »

 

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Je découvre Serge Bertrand avec ce premier roman.
Tout d’abord, j’ai été très surpris par le début du récit. Je m’attendais vraiment à plonger de suite dans un univers musical quel qu’il soit. Et bien non !
C’est dans la jeunesse de Paul, né à Marseille en 1953 que Serge nous plonge…
La jeunesse familiale de Paul se déroule toute en difficulté. Son père est trop souvent absent, d’abord parce qu’il place son travail au-dessus de tout, même de sa famille, et aussi parce qu’il a une maîtresse. Sa mère est une femme dure, avec un système éducatif très rigide. Paul lui est un passionné, un rêveur, un garçon qui très vite sort du lot et se veut indépendant. Durant tout le récit, nous évoluons dans la tête du jeune garçon qui va se transformer en adolescent, avant de devenir un homme. Nous le suivrons à travers ses difficultés scolaires puis professionnelles, à travers de nombreux voyages dans le monde entier, à travers son parcours, à travers ses joies, ses peines de cœur, ses pensées aussi, sa passion pour la musique, et les filles qui très jeune ne le laisseront pas indifférent…

Je me suis très vite attaché à lui, à sa recherche de la liberté, malgré son mal-être. J’étais heureux en le voyant prendre de bonnes décisions et ainsi de le voir évoluer.
Paul va suivre son chemin de vérité en côtoyant ses premiers flirts qui lui permettent de sortir de son monde où il se sentait bien à l’étroit, il découvrira l’amour à travers une période où la liberté fourmillait dans tous les sens. Alors, Paul s’épanouit, Paul se découvre et prend confiance en lui. Le monde tel qu’il le connaissait ne lui plaisait pas… Il va donc se créer son propre monde avec ses propres règles !
Tolérance, sérénité, sagesse et passion. Paul est quelqu’un de bien…

La plume de Serge est touchante. Il le dit lui-même, c’est son histoire, mais c’est aussi le témoignage d’une époque révolue. J’ai ressenti entre les lignes, beaucoup d’émotion, de déchirements. Une partie de sa vie a beaucoup résonné en moi. Les conflits de famille, cette impression de ne jamais être à sa place. Le refus de rester dans le moule… L’envie d’en sortir.

Avec une écriture fluide et agréable, un style qui m’a porté de chapitre en chapitre jusqu’à la dernière page…
Coup de cœur, pour cette lecture empreinte de beaucoup de sensibilité, pour la vie de Paul hors du commun, pour le destin qu’il s’est choisi !

Une excellente découverte, encore un grand merci à mon amie Blandine Carron !

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Extraits :

« Je suis très vite intéressé par les textes de l’ancien et du Nouveau Testament. L’histoire de Moïse et de Jésus, passionnante, et toutes les valeurs morales qu’elle porte trouvent un écho en moi. Quand je lis les dix commandements, j’y trouve de la logique du bon sens et je me dis que si tout le monde respectait et appliquait ces préceptes moraux, nous vivrions tous en harmonie et en paix. J’aime particulièrement le message puissant de Jésus parlant de fraternité, de tolérance, de sérénité et de sagesse. »

« Paul, il est important que tu réalises tes rêves et tes passions. Trop de gens cachent derrière l’effigie du faux-cul, leur absence d’idées et de fantaisies. Ils s’enterrent dans le confort d’une vie médiocre, passent trop souvent à côté des choses merveilleuses sans le savoir. Profite tant que tu peux, vis intensément tes expériences, elles t’appartiennent. Personne ne pourra te les voler. Ne te préoccupe pas de ces personnes déshumanisées, ce ne sont que des marionnettes. Écoute ton cœur et suis ton chemin. »

« Le concert attaque. Le volume sonore est énorme. Chaque note me propulse en avant. Je ressens une impression de puissance. Ce moment dont j’ai tant en rêvé est arrivé, je le vis, il est là ! La peur que j’éprouve disparaît aussitôt comme neige au soleil. »

 

Après plusieurs décennies dans des services sanitaires, Serge Bertrand trouve de la motivation pour écrire son premier livre. Destination Rock propose un voyage à Marseille sur plusieurs générations à travers le personnage de Paul dont le parcours et les nombreuses péripéties de son aventure musicale sont mis en exergue.

Émotion, Histoire, Témoignage

Tapis magique

Terre de prières de mystères et de lumière
de Annette Rossi
Broché – 20 octobre 2022
Éditions : Encre Rouge 66

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Annette Rossi, originaire des Pays Bas et ayant adopté Chamonix comme terre de prédilection, est aussi l’autrice du roman en trois tomes ALEXANDRE, une aventure historico-romanesque à la découverte du tombeau disparu d’Alexandre le Grand : Le pacte de Babylone, La malédiction de Tamerlan, L’horizon d’Aton, une expérience des plus inspirées qui prouve, s’il en est besoin, son talent et son inépuisable imagination. La réalisation de cet ouvrage est le début d’une série de “Tapis magique” qui sans aucun doute saura séduire tous les amateurs de voyages.

 

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En 2021, j’ai découvert Annette Rossi avec sa superbe trilogie Alexandre.
Rarement, je n’avais ressenti une telle érudition dans un roman d’aventures. Puis je me suis rendu compte qu’Annette était une voyageuse, mais pas n’importe quel type de voyageuse. C’est plutôt une “baroudeuse” dans le beau sens du terme. Que dis-je ? C’est une globe-trotteuse, une véritable aventurière qui ne se déplace jamais sans ses petits carnets où elle recueille le moindre détail de ses pérégrinations.

Véritable passionnée d’histoire et des civilisations du Moyen-Orient, lorsque j’ai appris qu’elle avait rédigé un livre mêlant photos et souvenirs de son voyage en Arabie Saoudite, ma curiosité de nouveau emballée n’a pu se contenir. Après avoir découvert l’auteure qui m’avait fait rêver grâce à ses aventures, je me demandais comment elle allait faire pour transmettre ce voyage qui s’avérait fantastique.

Je n’ai pas été déçu du tout !

Le Tapis Magique d’Annette, m’a mené en des terres rarement foulées au cours des siècles surtout par les non-musulmans. C’est un pays que je ne connais pas du tout, mais qui m’a toujours fait rêver au niveau historique.
Me voilà parti, entre de bonnes mains, d’oasis en oasis, traversant les déserts et découvrant à chaque étape des lieux gorgés d’histoire et de magie. Le vrai plus de ce livre pour moi, ce sont les photos prises par son compagnon, Philippe, qui ailluminent les écrits d’Annette tout le long du livre et nous permettent de voyager avec eux. Certaines photos sont exceptionnelles, les textes magnifiquement détaillés, fluides et limpides tant sur les parties historiques que sur ces ressentis personnels. Elle nous transmet sa curiosité, et j’en demandais encore… J’ai eu vraiment l’impression de voyager et découvrir avec elle une population très accueillante, des traditions hors du temps, dans une atmosphère que seuls certains pays du Moyen-Orient ont encore. Là où j’ai vraiment été surpris, c’est le paradoxe entre les richesses historiques du passé, et les étonnantes nouvelles constructions architecturales qui nous mènent tout droit dans le futur !

Attention, ce n’est pas un banal guide de voyage, c’est un livre de découvertes sur un royaume qui vient juste de nous ouvrir ses portes…
Passionnés d’archéologie et d’histoire et si vous aimez en plus l’aventure et les voyages merveilleux, je ne peux que vous conseiller de suivre, et d’offrir même, Annette sur son “Tapis magique”.
Vivement son prochain voyage !

Personnellement, elle m’a vraiment donné envie de voyager là-bas, découvrir et faire découvrir pourquoi pas, ces sites incroyables.

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Extraits :

« Quand j’étais une petite fille, je rêvais de posséder un tapis magique et de pouvoir m’envoler la nuit vers des horizons lointains. Je fantasmais sur des pyramides surgissant, des sables, des temples trônant sur des acropoles, des dômes et des arcades s’élevant au cœur de cités féeriques, des cathédrales dominant des villes somptueuses. »

« Curieuse de tout, fascinée par l’histoire et l’archéologie de cette contrée si longtemps fermée, je veux découvrir ce qui se dissimule sous le voile obscur que laissent filtrer les médias. Car le témoignage permet au monde extérieur de prendre connaissance de l’âme profonde et des aspirations des peuples. »

« Nous arrivons à Al-Okhdood en fin d’après-midi, à l’heure, où les ombres s’allongent… La lumière feutrée baigne les vieilles pierres dans un voile ambré.
Les vestiges nécessitent beaucoup d’imagination pour faire revivre la bouillonnante cité antique, mais la sensation d’être au cœur de l’histoire nous submerge profondément. »

« Le village offre une image surréaliste. Depuis une sorte d’amphithéâtre, sur un arrière-plan de falaises vertigineuses, une soixantaine de maisons fortifiées nous surplombent. Atteignant jusqu’à sept étages, elles sont construites avec de la roche locale, très sombre leur conférant une allure austère et menaçante. Les contours des fenêtres sont façonnés avec du quartz blanc étincelant tandis que les portes et les volets en bois sont de couleur verte, rouge, jaune, turquoise.
Le fort d’Al Elwan, âgés de quatre cents ans, est la bâtisse la plus ancienne. Autour du bourg, se dressent des tours de surveillance. »

Née aux Pays-Bas, passionnée de voyages, d’histoire et d’archéologie, très tôt Annette Rossi part à la découverte du monde et consigne ses expériences sur des carnets. Un jour, sur sa route, elle croise deux aventuriers avec lesquels elle se lie d’amitié et qui donneront naissance aux héros de son premier roman. Aujourd’hui, elle vit en France, au pied du mont Blanc dans la vallée de Chamonix.

« Le besoin de décrire ce que je vois, ce que je vis, ce que je ressens, existe depuis mon enfance. Mes voyages me donneront l’occasion d’exprimer cette passion et ces notes donnent naissance à des récits en néerlandais. Plus tard, je découvre le plaisir d’écrire en français. Une langue tellement riche, tellement raffinée, qu’elle permet de trouver toujours le mot juste, la parfaite nuance. Je publie un blog de voyages sur WordPress : Voyages au-delà de l’horizon et un blog d’images en trois langues ; français, néerlandais, anglais : Images au-delà de l’horizon. Puis, un jour, une intrigue traverse mon esprit… »

Annette Rossi