Émotion, Philosophique, Témoignage

Après…

Quand l’au-delà nous fait signe
de Stéphane Allix
Broché – 26 septembre 2018
Éditeur : Albin Michel

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« Plus d’un quart des personnes en deuil font l’expérience de formes diverses de communication spontanées après la mort d’un proche. Signes, messages, apparitions… il ne s’agit pas d’anecdotes rares ou suspectes, mais d’une réalité quotidienne et indiscutable vécue par plus de deux-cent mille personnes par an, rien qu’en France.

Il n’est pas possible de réduire une telle quantité de témoignages à de simples hallucinations. Après Le Test, ces récits constituent une nouvelle preuve que la vie se poursuit après la mort. Ce n’est pas une croyance mais une déduction scientifique. Je suis journaliste. Celles et ceux que l’on a aimé poursuivent leur existence dans l’au-delà. Ils sont vivants, et tentent de nous faire signe.

Écouter ces témoignages permet de comprendre quelle forme d’existence nous attend après notre décès. Où se trouvent nos proches défunts ? Que font-ils ? Ont-ils toutes les réponses ? Qu’advient-il au moment de la mort ? Peut-on s’y préparer ? À ces interrogations pressantes, il est désormais possible de répondre. À travers ces incroyables témoignages, je vous propose de découvrir ce qu’il advient après…

On demande des preuves, elles sont devant nos yeux. »

 

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Ce livre est chez moi depuis plusieurs années.
Qu’est-ce qui a fait que je ne l’ai pris qu’hier et pas avant ?

Je venais juste de terminer “Les étoiles d’Orion” de Brice Nadin, et m’apprêtais à commencer “Sœurs de sable” de Stéphane Heaume, pour notre dîner Littéraire mensuel, du Cercle de Maffliers, qui aura lieu vendredi prochain.

Alors, pourquoi avoir changé le livre prévu ?

Je travaillais seul dans mon bureau, quand soudain ! Boum !!!

J’entends un bruit dans mon dos… Je me retourne, et là, un livre, au milieu de la pièce, tombé “soudain” de ma bibliothèque !
Je pense d’abord à une blague. Je monte… ma femme discute dans le salon avec un ami. Personne d’autre à la maison ! Je redescends, et prends le livre entre mes mains, et lis la quatrième de couverture… Après le roman que je venais de terminer qui traite entre-autre de personnes qui ont vécu une expérience de mort imminente, j’y ai alors vu comme un signe… J’ai décidé de le lire de suite.

Après… Quand l’au-delà nous fait signe”, n’est pas un roman, vous l’aurez compris. C’est un recueil de témoignages de diverses personnes qui ont vécu des démonstrations, après le décès d’un proche, l’âme du défunt tente de leur envoyer des signaux, d’entrer en contact avec eux.

Tout d’abord, ce livre n’est pas adressé aux septiques, ni a ceux qui n’ont pas un minimum de foi. Le livre repose sur des histoires de vie, des histoires du quotidien, qui pourront paraître incroyables parfois, mais tellement belles et captivantes… Alors oui, j’ai trouvé que c’était un beau livre. Je ne connaissais pas l’auteur, mais son discourt est clair et les témoignages qu’il a reçu, peuvent j’en suis, sûr aider les gens qui vivent des deuils compliqués.

J’ai appris beaucoup de choses venant de ces témoins qui sont des Madames et Monsieurs “tout le monde”. Ici, personne ne vient de milieux spirituels ou similaires, pas de magie, ni de gourou. La parole est donnée à nos voisins, nos amis, nos parents, à nos enfants aussi.

Merci Stéphane Allix, pour cette “ouverture” que vous nous proposez, votre volonté de chercher toujours l’aspect le plus rationnel est régulièrement présent. Vos mots d’ordre ? Confiance et simplicité.
J’ai été transporté par toutes les réflexions qui émanent de ce livre et je n’aborderai plus jamais le sujet de la même façon… Effectivement, difficile de réfuter en bloc l’existence d’un “au-delà” quelque part, après cette lecture émouvante et abordé toujours avec tact et délicatesse.

Je recommande à tout ceux qui sont curieux et qui se posent, “La question” de l’Après…

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Extraits :

« Car la loi Leonetti permet en effet notamment une prise en charge de la douleur et des autres symptômes de fin de vie, la mise en œuvre de soins palliatifs à l’hôpital ou à domicile. Elle condamne sans équivoque l’acharnement thérapeutique est accorde le droit au patient de refuser un traitement ou des examens complémentaires s’il les estimes inutiles. Elle offre enfin la possibilité d’une sédation profonde et continue, jusqu’au décès pour les malades en phase terminale, dans le cas de souffrances insupportables, tant physiques que psychologiques. »

« Quelques semaines avant son décès, je rends visite à mon père. Je le trouve dans son atelier baigné dans un froid soleil de printemps. La forêt s’éveille, les oiseaux s’affairent avec enthousiasme et sillonnent le ciel, plein de projets. Le vent agite le cime des pins.
Il règne dans la pièce une chaleur étouffante. Chauffage poussé à fond le corps frêle de mon père est fragile. Occupé à écrire, il redresse la tête et me sourit. Les tableaux sont entreposés dans chaque coin de l’atelier. Tout autour de lui, dans ses yeux, ses paysages de l’esprit. Fruit d’une vie de peintre. Les étagères sont garnie de milliers de pages de centaines de livres. Sur sa table entre les petits papiers à noter de sa plume épaisse, les pinceaux et les objets qu’il prend plaisir à toucher, un volume de la Pleiades : Platon, œuvres complètes, volume 1. »

« La réalité de l’au-delà est semblable au monde des rêves. Les « nouveaux morts » traversent par moment des états dans lesquels il est difficile de s’accrocher à la moindre chose solide. Identité, lieu, situation… Tout a l’air de se dissoudre continuellement et les pensées s’évaporent les unes après les autres sans plus laisser aucune trace, comme dans un rêve. Mais à d’autres instants, et même très rapidement après leur décès, ils semblent tout aussi en mesure de se faire connaître en étant conscient de leur nouvel état, calme, lucide, heureux, à l’image d’un rêve, où l’on passe parfois par des états émotionnels très divers en une fraction de seconde… »

« Être père. Moi qui viens de perdre le mien. Chaque minute avec ma fille est source de bonheur et conforte la vision que j’ai de ce rôle. Guider plutôt que commander. Accompagner, écouter, faire confiance, toujours, sans jamais faillir. Éveillez la force, encourager l’autonomie, l’esprit d’indépendance. Apprendre, transmettre les valeurs essentielles, respect et espérance. »

 

 

Reporter de guerre pendant plus de quinze ans, Stéphane Allix a brusquement changé de voie après un événement bouleversant : la mort de son frère, au printemps 2001. Depuis, il explore les mystères de la conscience et de la mort.

Concepteur et animateur des documentaires Enquêtes extraordinaires sur M6, fondateur de l’INREES (Institut de Recherches sur les Expériences Extraordinaires), fondateur et directeur de la rédaction du magazine Inexploré, Stéphane Allix accompagne le développement de l’INREES tout en poursuivant sa carrière d’écrivain.

Reporter de guerre pendant plus de quinze ans, Stéphane Allix a brusquement changé de voie après un événement bouleversant : la mort de son frère, au printemps 2001. Depuis, il explore les mystères de la conscience et de la mort.

Concepteur et animateur des documentaires Enquêtes extraordinaires sur M6, fondateur de l’INREES (Institut de Recherches sur les Expériences Extraordinaires), fondateur et directeur de la rédaction du magazine Inexploré, Stéphane Allix accompagne le développement de l’INREES tout en poursuivant sa carrière d’écrivain.

Il, applique des méthodes d’enquête rigoureuses pour explorer avec sérieux des phénomènes inexpliqués. Son précédent livre, Le Test et Après…, parus aux éditions Albin Michel, ont été des best-sellers acclamés aussi bien par les lecteurs et les libraires que par la presse.

Émotion, Historique, Philosophique

Les étoiles d’Orion*

Cluny, 1095
de Brice Nadin
Broché – 27 septembre 2019
Éditeur : Librinova

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En 1095, en Bourgogne, à la veille de la première croisade, l’Occident chrétien est porté par une vague de foi sans précédent. Joachim de Saint Ange est un jeune moine copiste du prieuré de Beaulieu dépendant de la puissante abbaye de Cluny. Alors qu’il rêve de parcourir le monde et d’accompagner son maître Odon à la recherche de manuscrits anciens, ses origines nobles le destinent – contre sa volonté – à une carrière ecclésiastique au service du pape Urbain II. De la plus grande abbaye du monde chrétien aux sordides geôles de Mâcon, pris en étau entre son amour pour la fille d’un seigneur et l’opération armée la plus importante de son temps, Joachim va tenter d’échapper à sa destinée. Y parviendra-t-il ?

 

2022_008_ Nadin Brice - Les étoiles d'Orion

 

« C’est la troisième fois que j’ai ce Ressenti… Cette fois, c’est un peu différent. Je suis dans le noir. Je flotte dans une sorte de tunnel qui paraît ne jamais se terminer. Tout au bout, une lueur blanche m’appelle…
Je m’appelle Joachim de Saint-Ange, je naquis en Francie en 1078. Quand mon père trouva la mort, j’étais âgé de 11 ans. Suite à l’appel du pape Grégoire VII. Il s’était lancé comme de nombreux chevaliers chrétiens pour combattre et repousser les infidèles qui avaient envahis l’Espagne. Malheureusement, il est mort d’une flèche dans le coup. Alors, depuis six ans, je suis novice au prieuré de Beaulieu. Je reçois une formation de copiste et de traducteur grec. C’est mon maistre, Odon qui s’occupe de moi. Je me prépare à une carrière ecclésiastique au service de l’ordre bénédictin.

Je m’envole littéralement vers la lumière de plus en plus proche…
À travers le néant, j’entends une voix.
– Fils…
– Père ? Est-ce toi ?
– Fils… Écoute-moi bien, nous n’avons que peu de temps. Tu as subi une agression mortelle, la vie telle que tu l’as connue jusqu’ici va changer, tu dois te préparer… »

“Les étoiles d’Orion” de Brice Nadin, fait partie de ces romans qui me font “décrocher”. Je ne suis plus là pour personne, j’oublie le temps, j’oublie qui je suis et pendant quelques heures, trop courtes à mon goût, je suis projeté à Cluny, pendant l’époque médiévale. La poussière, le bruit des sabots, les chevaliers, Brice m’a capturé par son style et son histoire passionnante, il a adapté son écriture à l’époque, tout est là…
Des descriptions avec moult détails, le monde ecclésiastique, et bien sûr le clergé qui a la main mise sur tous les courants de pensée.

De plus, le fait d’avoir intégré des “plans” de mort imminente, est pour moi, un vrai plus dans le récit, qui m’ont du coup, obligé à me poser pas mal de questions… Voire même, une véritable réflexion sur la mort, par un biais philosophique, dans un roman où Dieu est omniprésent… Pas mal du tout !
Les personnages sont très émouvants, l’histoire dépaysante et fort bien menée, un vrai plaisir.

Joachim est issu d’une famille riche. Il rêve de voyager à travers le monde, mais à la mort de son père, son statut l’obligera à entrer dans les ordres.
Mais, quelques années plus tard, sa rencontre avec la belle Alix, va remettre en question tout son avenir…

Amoureux de l’Histoire et de l’ésotérisme, je ne pouvais pas passer à côté de ce récit, lu d’une traite.

Une plume séduisante, un récit épique avec de belles envolées, que demander de plus.
Un premier roman de Brice, qui pour moi, laisse entrevoir un avenir bien prometteur !

Coup de cœur, pour ce roman que je vous conseille vivement !

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Extraits :

« Délaissant les bois et cheminant à flanc de pâturage, je guettais l’instant où j’apercevrais en contrebas les tours de la grande abbaye. Cluny, monastère aux dimensions peu communes situé à la frontière du Royaume et de l’Empire. Les pèlerins en provenance des plus lointaines contrées venaient y reprendre leur souffle avant de se diriger vers Conques, Rome ou Saint-Jacques. Après une longue descente, le gigantesque chœur et le transept en construction de la nouvelle église abbatiale nous apparurent enfin. Au gré de la pente, un véritable vaisseau prenait forme dans la plaine en contrebas. »

« Tel un spectre, j’avais traversé la grand-messe solennelle et j’errais depuis, la peur au ventre, à travers l’enceinte du cloître. La seule idée de croiser Odon ou Clément me terrorisait. Qu’allais-je pouvoir leur dire ? Comment narrer l’inexprimable ? Il m’avait fallu peu de temps pour comprendre que j’avais pêché par vanité. Le grand prieur m’avait appâté avec un poste que j’avais eu la lâcheté d’accepter tout en discréditant subtilement mon maître. Je n’avais pas pu m’opposer à lui. Je n’avais pas su trouver les mots pour défendre mon maître. J’avais laissé cet homme le dénigrer et m’imposer sa volonté. »

« – Urbain entrera assurément dans l’histoire pour cela ! rétorqua Odon. Mais ne compte pas sur moi pour cautionner cette funeste entreprise, qui causera tellement de ravages qu’on en parlera encore dans mille ans…
– Tu oublies que ce sont des païens qui martyrisent les chrétiens et nos pèlerins sur place. Et toi, tu préfères rester ici, bras croisés, sans rien faire ?
– Ne confonds pas le comportement de quelques califes fanatiques et excités avec celui des populations innocentes. Leur dieu porte un nom différent du nôtre, cela est vrai, mais cela ne nous donne pas le droit de massacrer au nom du Christ. Et nos chevaliers, que tu envoies à la mort. Te soucies-tu de leur famille, de leurs femmes, enfants, dont tu feras des veuves et des orphelins ? »

« Gardez toujours en tête que, quoi qu’il advienne, nos petits-enfants, nous considérerons toujours comme des arriérés ou des idiots… Toutes ces choses, qui nous paraissent aujourd’hui fantastiques ou irréelles, seront demain des faits indiscutables à leurs yeux… »

 

 

Brice Nadin est né en 1967 à Saint-Germain-en-Laye. Il vit aujourd’hui en région parisienne où il se consacre à l’écriture. Consultant en nouvelles technologies, entrepreneur et père de trois enfants, il a eu d’autres vies avant de devenir romancier.

Passionné d’histoire et d’ésotérisme, en 2019, il publie son premier ouvrage, les étoiles d’Orion, Cluny 1095, en auto-édition. Porté par une atmosphère médiévale fidèlement reconstituée, matinée d’un peu de surnaturel, le roman séduit plus de 4 000 lecteurs et se classe plusieurs fois en tête des ventes de romans historiques sur la boutique Kindle. Il est aussi « coup de cœur » dans de nombreuses librairies telles que La Procure ou Lamartine à Paris. Le tome 2, Mare Nostrum, reprend les mêmes personnages attachants pour les conduire cette fois dans un périple autour de la Méditerranée, à la veille de la première croisade. Il est paru en octobre 2021.

Polar, Suspense, Thriller

En apparence

de Myriam Giacometti
Broché – 20 octobre 2021
Éditeur : France Loisirs

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Rachel Clément, experte en objets d’art, est abattue chez elle, alors qu’elle était sur le point d’inaugurer une exposition consacrée à Marie-Antoinette, avec en pièce maîtresse le Cœur de la Reine, une bague d’une valeur historique inestimable. Son ex-mari Marc, célèbre acteur, est retrouvé devant chez elle, les mains ensanglantées. Même si le couple, séparé depuis longtemps, entretenait une relation très conflictuelle, leur fille Rose refuse de croire à la culpabilité de son père. Prête à tout pour découvrir la vérité, un seul choix s’offre à elle : mener l’enquête par elle-même, naviguer dans une mer de suspects, et tenter de prouver l’innocence de ce coupable trop parfait…

 

2022_007_Giacometti Myriam - En apparence

 

Je vous présente le second roman de Myriam Giacometti, le premier que je lis, et dès les premières pages, j’ai été séduit par sa plume !
La subtilité des descriptions pour chaque personnage les a rendus vivants pour moi, au point de m’attacher à plusieurs d’entre eux…
Je pense que nous n’avons pas fini d’entendre parler de Myriam…

Rachel Clément, experte en objets d’arts, est froidement assassinée, le jour où Marc, son mari et acteur célèbre qui ne vivait plus avec elle depuis plusieurs années, est venu signer les papiers du divorce. Ni une, ni deux, pour les policiers, l’affaire est bouclée, ils ont un meurtrier avec un mobile parfait. Il n’acceptait pas le divorce et a abattu sa femme. D’ailleurs, le suspect avait déjà été sujet à des crises de colère violentes…
Malgré les faits accablants, seule sa fille Rose, est persuadée que son père est innocent. Elle va dès lors mener sa propre enquête, sans entrevoir les divers dangers qui pourraient la menacer.

Myriam joue avec le lecteur. Elle dissèque les relations humaines, qu’elles soient familiales, professionnelles ou amicales. Tous ses personnages ont un rôle important et nombreux sont ceux qui avaient un intérêt à stopper la curiosité de Rachel.
Et… quel est donc le secret de cette bague ayant appartenu à Marie-Antoinette ? Un bijou, suscitant autant de passions que de convoitises. L’auteure, sème des embûches ici et là, des fausses pistes, cultive le doute, l’ambiguïté, et finalement le doute qui s’installe vient amplifier le suspense… Mais qui a bien pu tuer Rachel ? Et pourquoi ?

Un vrai pageturner qui m’a mené dans les coulisses du marché des œuvres d’art et de toutes les dérives possibles de ce milieu hermétique.
Nathalie et Rose, comme Rachel sa mère, sont des personnages à part, qui gravitent justement dans ce milieu. On voudrait les aider, les conseiller, mais autour d’elles tout le monde à l’air coupable. L’inspectrice Kenza, va petit à petit, malgré les ordres de sa direction, découvrir l’extrême complexité de ce meurtre… Mais tout ne sera pas aussi simple !

Un prix des Lecteurs 2021 BIEN mérité, pour un roman BIEN prenant et BIEN réaliste !
Auteure à suivre…

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Extraits :

« La tempête faisait rage depuis une heure. Le vent s’engouffrait dans les branches, qui virevoltaient dans la nuit. Le tonnerre grondait au loin, tandis que la pluie devenait de plus en plus forte. Les gouttes qui tambourinaient à la fenêtre produisaient un bruit concis, violent.
Pelotonnée sous les couvertures, Rose se répétait qu’elle n’était plus un bébé. Il était ridicule de penser que la branche dénudée du vieux hêtre agitée par le vent était le doigt osseux d’une sorcière maléfique qui se cachait derrière le mur et qui voulait entrer dans la maison. À six ans, elle était en âge de comprendre que les monstres et les sorcières n’existaient que dans son imagination. C’était sa maman qui lui avait dit cela quand elle se précipitait dans son lit après avoir fait des cauchemars, et sa maman avait toujours raison. »

« En effet, selon Marc, les problèmes de violence conjugale rencontrés durant son mariage étaient dus aux nombreux effets secondaires du Spelifor, un puissant antiépileptique qu’il prenait pour soigner les troubles compulsifs dont il souffrait depuis la naissance. La justice lui avait donné raison, mais Rachel ne croyait pas à ces inepties. Le médicament avait peut-être accru l’agressivité de son époux, mais la violence préexistait chez lui bien avant la prise des pilules incriminées. Le fond du cœur de Marc était mauvais, voilà tout. »

« Nicolas avait toujours su qu’il serait directeur de musée. Dès qu’il avait pu se plonger dans les livres, il avait été subjugué par les tableaux représentant les grands personnages historiques. Plus tard, en cours de dessin, quand il avait commencé à étudier l’art abstrait et que tous ses camarades demeuraient dubitatifs devant ces formes irrégulières, lui avait compris le sens caché des peintures, des sculptures et des objets d’art en général : ils étaient créés pour divertir les gens. Comme une star de la musique donnant le meilleur d’elle-même sur scène, comme un écrivain racontant l’histoire la plus captivante possible, l’artiste produisait une œuvre susceptible de faire réagir les personnes qui la regardaient, de les pousser à réfléchir, à rêver ou à s’interroger. »

« Choisissez un travail que vous aimez, et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. »

 

 

Myriam Giacometti est née en 1981 au coeur de la Lorraine. Elle se passionne très tôt pour l’écriture et la lecture.

Après un DUT en gestion, elle a exercé sa profession dans le domaine des Ressources Humaines. Rattrapée en 2007 par une leucémie, elle a décidé de se consacrer à l’écriture.

« L’enquête de Lisa » (2019), un thriller haletant, est son premier roman.

Forte du succès de son premier roman à suspense et encouragée par ses lecteurs, elle a publié son second ouvrage, « En apparence », qui a obtenu le Prix des lecteurs France Loisirs, Nouvelles Plumes, 2021.

Elle vit à Hayange, en Moselle.

son site : http://www.myriamgiacometti.com/
Twitter : https://twitter.com/myrloveswriting?lang=fr

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Myriam Giacometti, l’amour des livres…

Derrière un premier roman, il y a tous ceux que son auteur a lus, aimés, rêvés… Lauréate du prix des Lecteurs 2021, Myriam Giacometti nous dévoile les livres qui ont fait d’elle une lectrice passionnée avant de franchir le pas et de prendre la plume à son tour.

Le livre qui vous a transmis la passion de la lecture ?
À l’âge de six ans, mes parents m’ont acheté mon premier livre : les Nouveaux Contes de fées de la Comtesse de Ségur. Les aventures de cinq jeunes héros soumis à de terribles sortilèges. C’était la première fois que je prenais du plaisir à lire, à plonger dans un monde étrange et merveilleux. C’était aussi fascinant que de trouver un passage secret !

Celui qui vous a donné envie d’écrire ?
J’ai toujours été passionnée par les romans policiers. Le premier qui a réussi à me captiver est Le mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux. L’enquête de ce huis clos énigmatique est passionnante. J’ai retrouvé la même façon d’écrire des scénarios fertiles en aventures, rebondissements et ingéniosité chez Agatha Christie.

Celui que vous pourriez relire à l’infini ?
Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell. C’est désuet, je sais. Mais je crois n’avoir jamais ressenti autant d’amour pour un personnage de roman ! L’héroïne de Margaret Mitchell, Scarlett, est intrépide, têtue, volontaire. Elle fait fi des conventions et n’en fait qu’à sa tête !

Votre Nouvelles Plumes préféré ?
Grâce à un groupe Facebook de partage de lecture, j’ai découvert récemment Synopsix, d’Angélina Delcroix. C’est une histoire de jeu qui vire au cauchemar pour les participants. C’est écrit avec efficacité, sans temps mort jusqu’au dénouement… J’ai adoré !

Votre plus beau souvenir (jusqu’à présent !) lié à En apparence ?
Même si le moment où j’ai appris qu’En apparence remportait le prix des Lecteurs restera à jamais gravé dans ma mémoire, je dois avouer qu’écrire pendant le confinement est un souvenir que je ne suis pas près d’oublier. En ces moments troubles, raconter les aventures de mon héroïne Rose a été une véritable bénédiction. L’écriture m’a sauvée !

Émotion, Drame, Histoire vraie

DIS MERCI MON COEUR

de Patrick Belli
Broché – 4 novembre 2020
Éditeur : Kobo By Fnac

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Angie et Patrick pense à l’adoption mais ils sont loin de s’imaginer ce qui les attends. Ce livre témoignage sur leur parcours d’adoption titanesque est avant tout un hymne à la vie, à l’amour. Ce carnet de route met en lumière la complexité de la procédure. Angie et Patrick abordent leur expérience sur les différentes étapes administratives. Comment se déroule l’enquête psychosociale qui même à l’obtention de l’agrément, le choix de l’âge de l’enfant ou des enfants à adopter (avec ou sans particularités physique ). Doivent-ils opter pour une adoption en France ou à l’Etranger ? vers quels organismes se tourner ? comment constituer un dossier d’adoption ? Leur décision est prise, ils se tourneront vers Haïti. Ont-ils fait le bon choix en cette année 2009 l ? L’avenir nous le dira. Suivez pas à pas Angie et Patrick dans leur aventure d’amours, parfois morte, une aventure parsemée de peines, de peurs, d’envie, d’émotions. Vous y découvrirez des correspondances, des témoignages et médiatisation. Patrick se livre sans artifice, sans pudeur. Et vous auriez-vous pu supporter tout cela ? Toujours y croire, ne jamais abandonner.

 

2022_006_Belli Patrick - Dis merci mon cœur

 

Dans certains livres, c’est l’histoire qui m’a plu, pour d’autres, c’est le style, les mots de l’auteur…
Pour “Dis merci mon cœur”, c’est l’amour et les émotions qui se dégagent entre les lignes qui m’ont emporté !

La première question qui m’est venu à la toute fin de ma lecture a été : Comment ont-ils fait ? Il aura fallu beaucoup de courage et d’abnégation à Patrick et Angie pour arriver au bout de leur beau projet… l’adoption !

Patrick nous prévient dès le début de son livre : “Je ne suis pas un écrivain, d’ailleurs, je n’ai aucune aptitude à l’écriture.
Que nenni !!!

Cette aptitude, il l’a, et il l’a maîtrise parfaitement, tout simplement, par sa douceur et sa sincérité, mais aussi ses petites touches d’humour çà et là, qui permettent régulièrement de reprendre son souffle. J’ai lu le livre d’une traite. Impossible de s’arrêter entre deux chapitres.

Cette histoire vraie, poignante et incroyable m’a remué les tripes. Je suis passé par la colère, le refus, l’envie de hurler, la tristesse, la joie, la peur aussi et j’ai eu du mal à me contenir pour ne pas pleurer, mais heureusement au final, il y a la lumière.

Patrick nous raconte son histoire, avec toutes les difficultés qu’il a croisées avec sa femme, un vrai chemin de croix. Jamais je n’aurai pu imaginer toutes les difficultés de l’adoption sans avoir lu ce livre. Oui, je savais qu’il y avait des procédures qui pouvaient être longues, mais tout ce qu’ils ont vécu… !

Je ne peux que m’incliner aussi devant la force qu’il a fallu, pour se mettre “à nu” et dévoiler tous ces moments intimes, où nombreux déjà, nous aurions baissés les bras. Les difficultés administratives, des délais affligeants, des enfants perdus qui attendent d’être sauvés. Puis, un tremblement de terre, et tout un monde qui s’effondre.
Les descriptions du Haïti “d’après”, sont hallucinantes.

Je conseillerai vraiment ce livre aux personnes qui veulent adopter et qui sont en attente. Il vous redonnera espoir… Et comme le dit si bien Patrick, “Toujours y croire, ne jamais abandonner”.

Il faut lire ce livre.
Pour que tout le monde soit au courant, et pour que les choses changent !
Pour moi, il y aura eu un avant “Dis merci mon cœur”, et un après…
Je ne peux terminer sans un grand BRAVO à “Maman” Eveline qui, même si je ne la connais pas personnellement, a mis du baume dans mon cœur…

Un très grand merci à mon amie Blandine Carron pour ce très beau cadeau, qui me touche tout particulièrement.

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Extraits :

« Je ne suis pas un écrivain, d’ailleurs je n’ai aucune aptitude à l’écriture. Veuillez me pardonner par avance amis lecteurs.
J’ai longuement hésité à coucher sur ces pages mon parcours initiatique pour devenir père.
Pour beaucoup d’entre vous, le souhait de donner la vie, une fois mûrement réfléchi, est une partie de désir et de plaisir.
Dame nature intervient alors. Toute femme est alors soumise à son bon vouloir.
Heureusement, dans la majorité des cas, Mesdames et Messieurs, votre envie est exaucée. »

« J’implore le ciel pour que le noir qui nous entoure se transforme progressivement en bleu. Je supplie le créateur pour que la poursuite de notre parcours d’adoption porte ses fruits. »

« Il y a clairement une cassure dans mon parcours de vie.
Il y a peu, je ne pouvais imaginer me retrouver éloigné de mes activités professionnelles. J’étais concentré sur ma carrière.
Ce château de cartes s’est effondré comme la crèche. Il ne reste qu’un champ de ruines. Je dois reconstruire mon chemin. Il ne pourra passer que par la consolidation de ma vie de famille et surtout son agrandissement.
Nous ne sommes plus maîtres de notre destin. »

« Nous avons le plaisir d’échanger avec Clausel, le frère d’Éveline. Cet homme nous apprend que les Haïtiens ont une très mauvaise image sur l’adoption des enfants par des Européens. Il ne s’agit pour eux que d’un trafic de donneurs d’organes pour les plus riches. Il nous avouera qu’il avait lui-même des doutes sur les réelles intentions des parents.

C’est pour cela que sa sœur a souhaité qu’il partage son périple en France. Il aura cette formidable confession « jamais je n’aurais pu imaginer qu’une simple photo d’enfant donnée aux futurs parents puisse provoquer autant de joie et d’amour ! » Merci Monsieur Clausel pour votre sincérité. »

 

 

Après moult tentatives d’avoir un enfant, un couple décide de se lancer dans le parcours de l’adoption. Leur désir d’avoir une descendance est une obsession depuis tant d’années.
Comment pouvaient-ils une seule seconde imaginer le parcours titanesque qui les attendrait. Leur décision est prise, ils se tourneront vers Haïti. Ont-ils fait le bon choix en cette année 2009 ? L’avenir nous le dira.
Cette histoire romanesque n’en est pas moins une histoire véridique. Vivez notre épopée parfois drôle mais le plus souvent éprouvante et bouleversante au travers de témoignages, de correspondances, de médiatisation.
Mais surtout toujours y croire, ne jamais abandonner…

Suspense, Thriller historique

Alexandre**

La malédiction de Tamerlan
de Annette ROSSI
Broché – 30 août 2019
Éditeur : Les Sentiers du Livre

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Un insolite symbole va lancer un archéologue-linguiste et un égyptologue de renom sur les traces d’une alliance obscure qui voit le jour en 323 avant Jésus-Christ, année où disparaît Alexandre le Grand. Malgré des découvertes singulières, la formule alètheia musterion apocryphe ptoselper reste toujours aussi énigmatique. Quel lien entre Napoléon et Tamerlan, qui ont régné à quatre siècles d’écart ? Pourquoi l’empereur moghol Akbar a-t-il édifié une cité fantôme ? Quel rôle a joué l’ancienne capitale arménienne Ani ? Seul le mystère entourant la mort d’Alexandre semble pouvoir livrer les réponses. Mais comment réussir à situer l’emplacement de sa sépulture farouchement protégée par les membres de la trinité, héritiers des initiés à l’origine du pacte de Babylone ? Au coeur d’enjeux politiques et bouleversements de pouvoir des années soixante-dix, des villes mortes du Proche et Moyen-Orient à l’Égypte, en passant par l’Inde et les dômes turquoise de Samarcande, rien ne peut arrêter nos héros dans leur périlleuse quête pour la vérité.

 

2022_005_Rossi Annette - Alexandre ** La malédiction de Tamerlan

 

Après la découverte d’Annette Rossi, il y a quelques mois, avec “Alexandre, Le Pacte de Babylone”, un roman sublime et palpitant, j’ai “enfin” pu lire le second tome de sa trilogie…

Comment vais-je arriver à transmettre avec mes mots un “Ressenti” à la hauteur de ce second volet ?

Annette a de la magie dans ses mots…
Elle nous fait voyager historiquement et géographiquement… Attention, c’est du lourd !

Avec son style fluide et son écriture très pointue, me revoilà donc parti à la recherche du tombeau d’Alexandre le Grand.
L’intrigue va crescendo, agrémentée de descriptions très documentées, visuelles, olfactives… J’ai eu régulièrement l’impression d’être ailleurs, d’être là-bas dans toutes ces régions au cœur de l’Orient et d’ailleurs. Un voyage synonyme de découvertes, puisque je n’ai pu m’empêcher lors de ma lecture, d’aller sur Google afin de “fouiller” plus en avant sur les lieux que je ne connaissais pas, et de revoir différemment d’autres que j’avais déjà visités !
Je le répète, il y a vraiment de la magie dans ses mots…

J’ai pris aussi énormément de plaisir bien sûr à retrouver Philippe, Didier, Sophia, Julia et beaucoup d’autres personnages haut en couleurs et très attachants…
Nos héros ont évolué, leur rapport entre eux aussi. Il y a de la passion, beaucoup d’émotion, Annette a glissé ici et là, certains passages sensuels qui ne pouvaient plus, ne pas figurer dans son récit. Philippe et Didier, linguiste et égyptologue, sont aussi des séducteurs et ce ne sont pas Sophia et Julia qui vous diront le contraire. L’histoire prend du coup une autre dimension où les sentiments vont interférer dans leur quête complexe qui va devenir dangereuse.
Telle une araignée Annette tisse sa toile dans laquelle chaque détail a son importance.

Coup de cœur, encore une fois pour ce thriller magnifique, construit comme une fresque historique, politique et romanesque.
Un grand bravo à Annette Rossi pour son travail titanesque !

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Extraits :

« Didier et Sophia, arrivés au Caire la veille, abandonnent le taxi sur la place Salah ed-Din et traversent l’avenue encombrée d’un incroyable trafic de véhicules en tous genres brûlant allègrement les feux rouges. Ils se dirigent vers la rue qui longe le mur nord de la place-forte et bifurquent à droite empruntant l’escalier qui mène directement à la Bâb el-Gedid, « porte Neuve ». Une seconde porte, Bâb el-Ouastani, aboutit à la grande place de la citadelle. En son centre, s’élève la mosquée en albâtre élevée par Méhémet-Ali. Ses dômes et ses minarets élancés dominent le Caire. »

« Si, grâce à l’inconnu, une complicité vient de naître, peut-on être digne de la confiance de cet inconnu ?
Comment faire pour sacrer le mystère qui est la vérité, si ce n’est qu’honorer la mémoire du Grand ?
Si, grâce à l’ennemi, le futur devient soudain illuminé, peut-on frapper cet ennemi ?
Comment faire pour implorer le pardon, si ce n’est reposer à ses côtés dans la mort ?
Si, grâce à l’adversaire, le futur change de cours, peut-on négliger cette adversaire ?
Comment faire pour le remercier, si ce n’est lui accorder l’influence tant souhaitée ?
Si, grâce au fils d’Ammon, le conquérant, l’homme à deux cornes, le roi des rois, roi de Macédoine, la trinité existe, peut-on juger ses actes ?
Comment faire pour garder le tombeau appartenant à la terre des pyramides dans la ville signée du soleil éternel en dignité, si ce n’est de s’y rendre en pèlerinage ? »

« Les journées défilent au rythme de leurs envies. Les matinées sont consacrées aux visites. L’après-midi, quand le soleil est au zénith et les ombres inexistantes, ils lézardent sur le pont de la dahabeya jusqu’à ce que Didier l’invite, d’un simple regard, à le précéder dans la cabine où il réveille en elle des passions qu’elle ne soupçonnait pas. Les soirées, trop fraîches pour dîner sur le pont, se partagent dans le carré et finissent avec le retrait discret de Philippe. Puis vient la nuit, moments éternels pendant lesquels il explore son corps, la rend brûlante de désir et l’emporte dans une spirale de plaisir avant de la prendre dans ses bras pour qu’elle s’endorme sur son épaule. Julia, en quelques jours, est devenue une femme comblée. »

« Gisant à terre dans une position terriblement inconfortable, Julia en est arrivée au stade de l’indifférence. Les yeux fermés, elle tente de faire le vide, mais tout lui reste en mémoire. Les voitures, les agresseurs, Didier en train de se débattre, le revolver pointé sur elle, son bourreau, son regard pervers. Toutes ces images tourbillonnent dans sa tête. »

 

 

Née aux Pays-Bas, passionnée de voyages, d’histoire et d’archéologie, très tôt Annette part à la découverte du monde et consigne ses expériences sur des carnets. Un jour, sur sa route, elle croise deux aventuriers avec lesquels elle se lie d’amitié et qui donneront naissance aux héros de son premier roman. Aujourd’hui, elle vit en France, au pied du mont Blanc dans la vallée de Chamonix.

« Le besoin de décrire ce que je vois, ce que je vis, ce que je ressens, existe depuis mon enfance. Mes voyages me donneront l’occasion d’exprimer cette passion et ces notes donnent naissance à des récits en néerlandais. Plus tard, je découvre le plaisir d’écrire en français. Une langue tellement riche, tellement raffinée, qu’elle permet de trouver toujours le mot juste, la parfaite nuance. Je publie un blog de voyages sur WordPress : Voyages au-delà de l’horizon et un blog d’images en trois langues ; français, néerlandais, anglais : Images au-delà de l’horizon. Puis, un jour, une intrigue traverse mon esprit… »
Annette Rossi

Alexandre – TOME 1 : Le pacte de Babylone

Alexandre*

Anticipation, Science Fiction, Thriller

S.A.R.R.A.

PARTIE 2 : Une Conscience Artificielle
de David Gruson
Broché – 23 mars 2020
Éditeur : Beta Publisher

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Mars 2026 : La fin d’un Monde ?
L’épidémie d’Ebola s’étend. Après Paris, la Belgique et l’Allemagne sont lourdement touchées. L’accueil des millions de réfugiés européens est devenu un enjeu majeur de l’élection présidentielle française. Dans ce contexte d’agitation médiatique et de pressions politiques, Mélusine, traquée par les services de renseignement, noue d’étranges lien avec le Mouvement de Résistance contre les Robots (M2R). S.A.R.R.A., quant à elle, mobilise tous les moyens à sa disposition pour répondre à cette pandémie émergente. Une quête qui l’amènera à s’interroger sur le principe même de notre survie et sur notre Humanité face à la technologie. Entre le Virus et l’intelligence artificielle, notre Temps est compté.

 

2022_004_Gruson David - S.A.R.R.A. Partie 2

 

 

Je me demandais vraiment comment David Gruson allait gérer ce second tome.
Allait-il être une suite logique du premier ?

Cela aurait été beaucoup trop simple…
En effet dès le début de ma lecture, David m’a complètement pris à contre-pied. Je m’attendais de nouveau à voir les très courts chapitres du premier volet, le rythme efficace aussi. Pas du tout. J’ai vraiment été surpris à la limite un peu déçu peut-être à la lecture des premières pages… Mais c’était pour mieux nous piéger avec une toute nouvelle approche très lente et hypnotique…

La partie 1 était déjà traumatisante, là, c’est pire encore !

Cette suite se déroule un an après le “commencement”. Le monde entier est au bord d’un gouffre. Après la France, c’est la Belgique et l’Allemagne qui sont touchés, puis le virus s’attaque à d’autres pays. Tout le monde est inquiet, angoissé. Les mouvements politiques, les dernières techniques ou les robots mêmes peinent à stopper la pandémie. La fin du monde est-elle pour bientôt ?

Ce second volet est tout aussi captivant sinon plus que le premier. Très différent dans le style, mais très angoissant. Il se divise en deux gros axes principaux qui ne cessent de s’entrecroiser : l’élection présidentielle française de 2026 et la poursuite de Mélusine, qui vit en exil depuis la fin de l’épidémie à Paris. L’histoire qui se déroule sur trois jours va très vite. Quelles que soient les décisions prises, on ne voit aucune alternative positive à un futur serein. Le temps est compté, les humains et les robots doivent s’allier. C’est noir, c’est triste et étouffant. S.A.R.R.A est partout, elle nous surveille…

Fiction ou réalité ? David a tout fait pour que l’on se perde et c’est vraiment ce qui m’a plu, afin d’être totalement immergé dans cette intrigue sans fin. Tout est superbement bien ficelé, il se passe tellement de choses dans ce monde anxiogène, je ne savais plus où donner de la tête. David maîtrise son sujet, cela se sent et donne un vrai plus, une authenticité à son récit beaucoup trop proche de l’actualité pour nous laisser insensibles.

Je vous invite vraiment à découvrir David Gruson !
Je pense que nous n’avons pas fini d’entendre parler de lui…

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Extraits :

« Je n’ai sans doute pas été assez claire la première fois, pas assez convaincante. Je dois donc vous parler plus directement à présent. Peut-être plus fermement aussi. Je procède, ainsi, avec Mélusine. Vous verrez que l’évolution qu’a connu ma conceptrice s’est révélée spectaculaire en six mois seulement. Son apparence a changé. Sa manière d’être au Monde aussi. Comme si elle avait pris conscience d’une certaine gravité au cours des choses, d’une notion d’irréversibilité. Comme si elle avait réalisé son statut de “Créatrice des créatures”. »

« – Jérôme ! Jérôme ! Réveille-toi ! Je dois te parler, Jérôme !
J’avais pris le vecteur de Tania, la compagne robotisée du commissaire, pour pouvoir lui présenter un visage ami. Jérôme Cluzel se réveilla péniblement dans le lit de la chambre à coucher de son appartement, rue de la Roquette.
Tania était assise sur le lit, juste à côté de lui. Elle lui prit la main.
– Je dois te dire quelque chose Jérôme. Je ne suis plus celle que tu crois.
Pour bien lui faire intégrer les choses, je fis prendre à Tania la Voix. Celle que j’utilisais dans les interfaces conversationnelles tenues dans le secret du ministère de la Défense à Balard, celle des “sessions S.A.R.R.A”. Le regard de Tania aussi avait été changé pour le rendre plus grave, plus directif.
– Je suis S.A.R.R.A, une intelligence artificielle. J’ai été mission par le Gouvernement pour gérer l’épidémie d’Ebola. »

« À 20h précises, la prise d’antenne s’ouvrit sur un plateau laissé dans la pénombre le temps du générique. À son issue, la lumière et le rideau se levèrent sur les quatre acteurs de la pièce.
Laurence Françoise : Madame, Monsieur, bonsoir. Merci d’être avec nous pour le grand débat d’entre-deux tours de cette élection présidentielle 2026.
Clément Méric : Dans un contexte de crise majeure secouant la France, l’Europe, et maintenant l’Amérique, nous allons vivre ensemble un moment essentiel pour l’avenir de notre démocratie.
Laurence Françoise : Ce débat se déroulera en quatre temps successifs. Nous aborderons la gestion de la crise, les enjeux économiques, les sujets de société puis les questions internationales.
Clément Méric : Avec Laurence, nous introduirons chacun des thèmes et nous poserons une question initiale d’entrée en discussion. Les candidats pourront se répondre après chacune de leurs interventions, mais ne pourront pas s’interrompre l’un l’autre. Nous veillerons bien sûr à l’égalité des temps de parole.
Laurence Françoise : Le débat débutera par une brève introduction et s’achèvera par un propos conclusif de quatre minutes chacun. Le sort à désigné Tempérance kernel pour ouvrir le débat présidentiel est le clôturer. C’est à vous Madame kernel. »

 

David Gruson signe ici son second polar bioéthique !
Ancien Conseiller du Premier ministre chargé de la Santé et directeur général de CHU, il est un spécialiste reconnu dans le domaine des politiques publiques de santé. Il a eu à intervenir directement dans la gestion des risques sanitaires majeurs tels que celui constituant la trame de ce polar. L’auteur s’est, en outre, beaucoup engagé, avec l’initiative Ethik-IA, pour promouvoir une vision responsable de la diffusion de l’intelligence artificielle et de la robotisation en santé. Docteur en droit médical et titulaire d’un troisième cycle de technologies de l’information et de la communication, ses idées sur le numérique en santé sont diffusées dans des cercles académiques de haut niveau au plan national et international.

S.A.R.R.A.
PARTIE 1 – Une intelligence artificielle
https://leressentidejeanpaul.com/2022/01/06/s-a-r-r-a/

Babelio, Rencontre littéraire

David Gruson

« 2025. Une intelligence artificielle est chargée de trouver une réponse à un risque d’épidémie d’Ébola en plein cœur de Paris. Toutes les hypothèses circulent sur l’origine de la contamination, y compris celle du terrorisme biologique. La Machine administrative, politique et médiatique est prête à s’emballer…”

 

Babelio

 

Mercredi 12 janvier, Babelio, les Édition Beta Publisher et Média livres proposaient une rencontre à 18h30 avec David Gruson, autour de son roman S.A.R.R.A.

Je faisais partie des 30 personnes sélectionnées, fans de polars, adeptes de romans d’anticipation, mais surtout curieux sur l’intelligence artificielle…

La rencontre a été très agréable, d’abord parce que j’ai pu rencontrer David, mais aussi bien sûr, parce qu’il s’est prêté volontiers au jeu des questions/réponses sur le pourquoi et comment de ses deux romans !

Durant une heure, nous avons donc discuté autour du sujet “AI”, de l’évolution de la médecine, de l’implication des hommes politiques en cas d’épidémie, et nous avons même eu la primeur de certains “petits” secrets… Mais chuuut…

« J’ai essayé d’imaginer une intelligence artificielle qui ne soit ni bonne ni mauvaise en soi, mais toujours assujettie à sa mission originale : gérer la crise sanitaire. »

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Un grand merci à Babelio et à toute son équipe pour le soin donné à cette rencontre. Soirée agréable à refaire avec plaisir !

Émotion, Polar, Thriller

De l’or et des larmes

de Isabelle Villain
Poche – 13 janvier 2022
Éditeur : Taurnada

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Jean-Luc Provost, le très médiatique entraîneur de gymnastique français, meurt dans un accident de voiture. La thèse du suicide, à seulement six mois des prochains jeux Olympiques de 2024, est très vite écartée. L’affaire, considérée comme sensible et politique, est confiée au groupe de Lost. Pourquoi vouloir assassiner un homme qui s’apprêtait à devenir un héros national ? Rebecca et son équipe se retrouvent immergées dans un monde où athlètes et familles vivent à la limite de la rupture avec pour unique objectif l’or olympique. Ils sont prêts à tous les sacrifices pour l’obtenir. Jusqu’au jour où le sacrifice demandé devient insurmontable…

 

2022_003_Villain Isabelle - De l'or et des larmes

 

Quel plaisir de retrouver la “commandante” Rebecca de Lost et toute son équipe que j’avais quitté après la lecture de “Mauvais Genre”… Ils ont un peu changé, mûri pour certain, évolué aussi.
Mais quel plaisir surtout, de retrouver Isabelle Villain le jour de la sortie de son dernier roman !
Que cette date du 13 janvier, et que les étoiles dans le ciel lui portent chance…

Isabelle fait partie des auteurs que j’affectionne tout particulièrement. Elle a l’art de mélanger le “brut” et l’émotion, elle me surprend à chacun de ses romans. Et c’est le cas encore une fois !

Qui m’aurait dit que je lirai bientôt un roman dont la thématique principale tournerait autour du sport ?
Et bien non seulement, je l’ai fait, mais je ne le regrette pas du tout.

Jean-Luc Provost, entraîneur très connu mondialement dans le milieu de la gymnastique, meurt dans un accident de voiture à seulement six mois des Jeux Olympiques de 2024.
Voilà le départ de cette nouvelle aventure qui ne sera pas que policière, malgré les nombreuses fausses pistes et rebondissements.
En effet Isabelle, m’a ouvert les yeux sur un monde que je n’imaginais pas de tout. Elle nous propose une véritable immersion dans l’univers “impitoyable” de la gymnastique. Je me doutais que cela devait être un milieu difficile. Mais, souffrance, abnégation, compétition permanente, sacrifice, obstination, larmes, fatigue, voilà le vrai quotidien de ces jeunes gymnastes que l’on vient piocher lorsqu’ils ont dix/douze ans. On les sépare de leur famille. On les formate à l’obéissance, au travail sans répit. On les bouscule. On les broie… Pour quelques secondes intenses qui les mèneront vers une médaille d’or de préférence, ou vers leur perte physique si ce n’est psychologique !
Je découvre un monde tyrannique sans limites.
Mais aussi, et c’est le plus important, un monde où le dépassement de soi se vit à chaque instant, pour atteindre la lumière.

Mais vous allez me dire, il est où le polar dans tout ça ?
Il est où le suspense ?

Il se trouve à chaque page. À chaque fin de phrase, chaque point d’interrogation, à chaque regard aussi, à chaque larme…
J’ai lu ce roman en un peu plus de quatre heures. J’en ai pris plein les yeux… Plein la tête.

Dans quel monde vivons-nous ?
Doit-on tout accepter pour réussir ?

N’ayez pas peur, je ne vous dévoilerai rien de plus, mais j’étais bien loin de me douter où me conduirait ce récit…
Merci Isabelle. Merci pour tes mots. Certaines choses doivent être dites et doivent exploser à la face du monde…
Je n’ai pu m’empêcher de verser une larme à la fin, pour moi, la récompense d’un beau récit !

Merci encore une fois aux Éditions Taurnada de m’avoir permis la lecture de cette histoire poignante, avec beaucoup de psychologie, racontée avec tellement de sensibilité.

Un livre à mettre entre toutes les mains !

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Extraits :

« Mercredi 7 août 2024, Nanterre.
Bonjour et bienvenue à tous, je suis très heureux de vous retrouver aujourd’hui dans cette magnifique Arena, l’antre du club de rugby du Racing 92, pour notre grand rendez-vous avec la gymnastique féminine. 17 500 supporters. Plus une seule place de libre dans les gradins. C’est la première fois depuis le début de ces olympiades que cette salle affiche complet. Je suis convaincu que vous êtes des millions devant vos écrans pour assister à cette finale du sol tant attendue par toute une nation. C’est un événement exceptionnel, et je pèse mes mots, qui pourrait bien se produire dans quelques minutes maintenant. Capucine Delahaye va peut-être réussir l’exploit de remporter l’or olympique. »

« Et moi, je fais partie de cette génération qui était devant la télévision en 76, aux jeux de Montréal, bouche bée face à la prestation de Nadia Comaneci. Je me souviens de mes parents scotchés à l’écran. On était tous subjugués par cette gosse de 14 ans. À la minute où elle a terminé son mouvement aux barres asymétriques, on sentait qu’il s’était passé un truc. Les juges n’avaient pas prévu la note parfaite de 10. Seuls trois chiffres étaient à leur disposition sur le tableau d’affichage et lorsque le résultat est tombé, on a tous vu apparaître le chiffre “1.00”. Pendant quelques secondes, c’était l’incompréhension. On se disait : “Mais ce n’est pas possible après une telle performance, ce 1 ne veut rien dire.” Et puis, le commentateur a annoncé : “Mesdames et Messieurs, première historique dans le sport : un 10 parfait !” »

« Et puis les années passent. Les entraînements s’intensifient. La pression aussi. Il faut que vous compreniez que la gym, ce n’est pas juste un sport. Avant les Compètes, on a peur. Peur de tomber. Peur de se blesser. Peur de rater un mouvement. Peur de décevoir son coach. On doit sans cesse repousser nos limites. On flirte constamment avec le danger. Quand vous êtes sur une poutre qui mesure dix centimètres de largeur à plus d’un mètre de hauteur, le moindre faux pas et c’est la fin. La barre asymétrique supérieure est quant à elle a deux mètres cinquante de haut. Inutile de vous dire que les chutes peuvent être dramatiques. Mais lorsque l’exercice est terminé et que ce dernier est bien exécuté, c’est le paradis. On se sent invincible. On sait qu’on est allé au bout du bout. On devine la fierté dans le regard du coach, de notre famille. Le public nous applaudit. C’est un moment magique. On est sur le toit du monde. »

 

 

Née au Maroc à Casablanca en 1966, Isabelle Villain a travaillé pendant une quinzaine d’années dans la publicité, l’évènementiel et l’organisation de salons professionnels.
Passionnée de romans policiers depuis l’enfance. Elle décide de se lancer dans l’écriture pour mettre par écrit les nombreuses histoires qui lui trottent dans la tête.
Son quatrième roman “Peine Capitale”, publié aux Editions Auteurs d’Aujourd’hui, a reçu le prix Maurice Bouvier en 2015.
“Âmes battues”, le second volet des enquêtes du commandant de Lost, découvert dans “Peine capitale” à reçu le prix du festival du polar de la ville d’Arcachon en 2016, et le prix polar du festival Jeter l’Encre.
“Mauvais genre”, publié aux Éditions Taurnada est sorti le 15 novembre 2018.
https://leressentidejeanpaul.com/2019/12/23/mauvais-genre/
“Blessures invisibles”, publié aux Éditions Taurnada est sorti le 9 janvier 2020.
https://leressentidejeanpaul.com/2020/01/03/blessures-invisibles/
“À pas de loup”, son 7e roman, publié aussi aux Éditions Taurnada est sorti le 14 janvier 2021.
https://leressentidejeanpaul.com/2021/01/14/a-pas-de-loup/

 

Anticipation, Suspense, Thriller psychologique

S.A.R.R.A.

PARTIE 1 – Une intelligence artificielle
de David Gruson
Broché – 21 octobre 2019
Éditeur : Beta Publisher

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Paris 2025.

Une intelligence artificielle est chargée de trouver
une réponse à un risque d’épidémie d’Ébola
en plein cœur de Paris.

Toutes les hypothèses circulent sur l’origine
de la contamination, y compris celle
du terrorisme biologique.

La Machine administrative, politique et médiatique
est prête à s’emballer.

Inévitable.
Irréversible.
Incontrôlable ?

 

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Nous sommes à Paris en 2025.
Écrans connectés dans toutes les pièces, caméras à chaque coin de rues, surveillances téléphoniques acceptées et robots font désormais partie de notre quotidien à tous. Tout se passe pour le mieux, dans le meilleur des mondes…

Mais un jour, en plein cœur de Paris, un homme est hospitalisé suite à une contamination virulente du virus Ebola. Il décédera en quelques heures. C’est la panique. Il faudra dans un minimum de temps circonscrire deux arrondissements en confinant absolument tous ses habitants afin de les vacciner, pour éviter l’explosion virale…

Dès les premières lignes, David Gruson met en place une structure narrative implacable, très rythmée avec un style résolument moderne. Il n’y a pas de chapitres.
C’est un enchaînement de SMS, coups de téléphone, dialogues croisés, communiqués de presse, compte rendu militaires, QRCode avec des liens journalistiques, et des interventions régulières de S.A.R.R.A. (Système Automatisé de Réponse Rapide aux Alertes) !
De quoi nous faire plonger dans un récit qui à l’air plus vrai que vrai.

Mais qui est S.A.R.R.A. ?
S.A.R.R.A. est une intelligence artificielle médicale, en phase d’expérimentation, programmée pour nous sauver…
Les dirigeants du pays ont décidé de l’activer malgré tout, pour contrecarrer ce qu’ils pensent être une attaque bioterroriste, risquant d’entraîner une pandémie.

David montre du doigt les failles d’un système qui se veut parfait. Il appuie là où ça fait très peur, là où ça fait mal.
Ce roman, écrit en 2018 est criant de vérité, et le parallèle avec notre vécu depuis plusieurs mois, m’a donné des frissons dans le dos.
Ont-ils fait de leur mieux compte tenu de notre situation actuelle ?

Mais aussi, cette glaçante “réalité”, m’a fait me poser d’innombrables questions sur notre mode de vie. Sur la place qu’ont pris aujourd’hui les réseaux sociaux, tous nos téléphones qui nous pistent, les ordinateurs qui nous conseillent, nos montres connectées qui nous jugent… Tout simplement la place de l’informatique dans notre vie !

Gros coup de cœur pour ce « page turner » d’anticipation, qui n’en n’est peut-être déjà plus un…

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Extraits :

« Flora avait rencontré Franck six mois plutôt. Il était venu à la galerie d’art contemporain dont elle était propriétaire depuis trois ans, rue de Bellechasse dans le septième arrondissement. Ce genre de rencontre était devenu de plus en plus rare. Il était beaucoup plus « Sécure » et plus « efficace » – comme le disaient les publicités diffusées sur PanGoLink – d’utiliser une plate-forme numérique. Cela permettait d’assurer un pré-filtrage en fonction des attentes exprimées et de limiter les risques de déception. Chacun savait à quoi s’attendre. »

« Le Dr Baptiste avait reçu à 15h35 les résultats du génotypage du virus. Son intuition était à nouveau juste. Il s’agissait sans doute d’une forme nouvelle. Une modification quasiment imperceptible à l’échelle de la séquence génétique dans son ensemble. Qu’est-ce qui avait pu la provoquer ? Le hasard des mutations : c’est ce que répondent les ouvrages de génétique.
Je ne crois pas au hasard. Je crois, en revanche, à l’expérience. Celle-ci nous montre régulièrement un décalage parfois immense entre la petitesse des mutations génétiques et la forte magnitude de leurs effets. Cet écart se retrouverait pour ce qu’on serait amené à appeler quelques heures plus tard la ”souche Baptiste“. »

« Eh bien, nous n’avons aucune preuve empirique ni de l’efficacité du vaccin ni de son absence de dangerosité. Alors imaginez un instant que le périmètre de protection est la boîte de Schrödinger et que ses habitants sont autant de chats qui y sont enfermés. À partir du moment où nous aurons vacciné ces personnes et jusqu’à la première vérification des effets du vaccin, nous pourrons les considérer au sens propre, comme “mortes–vivantes”. L’idée même d’avoir à regarder le visage de ces gens pendant cet intervalle de temps doit inciter à prendre quelques heures de vérification complémentaire. »

« Sans témoin de l’horreur, l’horreur n’existe pas. Et elle peut se répéter. »

 

 

David Gruson signe ici son premier roman et le premier polar bioéthique ! Ancien Conseiller du Premier ministre chargé de la Santé et directeur général de CHU, il est un spécialiste reconnu dans le domaine des politiques publiques de santé. Il a eu à intervenir directement dans la gestion des risques sanitaires majeurs tels que celui constituant la trame de ce polar. L’auteur s’est, en outre, beaucoup engagé, avec l’initiative Ethik-IA, pour promouvoir une vision responsable de la diffusion de l’intelligence artificielle et de la robotisation en santé. Docteur en droit médical et titulaire d’un troisième cycle de technologies de l’information et de la communication, ses idées sur le numérique en santé sont diffusées dans des cercles académiques de haut niveau au plan national et international.

Polar, Suspense

Les poupées diaboliques

de José Herbert
Broché – 12 novembre 2021
Éditeur : Mondes futuristes éditions

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Jérôme Navart, professeur, s’ennuie pendant cet été caniculaire. Passionné par les sorcières, il pense être l’un des descendants de Marie Navart, sorcière brûlée vive à Templeuve, ville de la banlieue lilloise, il y a environ 400 ans.

Cette “Sorceresse”, comme on disait à l’époque, serait-elle réincarnée en la personne de la jeune Wanda, fille d’un fabricant de poupée X ? Mais… Étrange et cocasse ! Une connaissance de Jérôme est découverte morte, percée de mille trous, chevauchée par l’une de ces poupées de plaisir. La ville de Cambrai est en émoi. Installé en centre-ville, la cloque, sorte de souk immense fréquenté par une faune hétéroclite, étouffe sous la chaleur. Il s’y passe des événements peu orthodoxes possiblement en relation avec ce crime. Jérôme est mêlé à l’enquête dirigée par le commissaire Dubois.

 

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Un peu surpris par le style au début du roman, je suis entré petit à petit dans l’intrigue en me disant : “Et pourquoi pas !”, et j’ai bien fait…

Je découvre José Herbert avec ce roman. Je ne le connais pas (encore…!), mais j’imagine qu’il doit être un “drôle” de personnage, c’est un féru d’histoire et de vocabulaire aussi. Et dans son roman, il s’est lâché pour mon plus grand plaisir… Car même s’il y a un côté indéniablement loufoque dans la manière de traiter son sujet, c’est bien un polar avec du suspense que je tenais entre mes mains !

Alors, par où commencer ?
L’histoire… commence… dans le milieu des… poupées sexuelles !!!
D’où ma surprise en début de lecture !
J’abordais un “nouveau” monde, que je ne connaissais, mais alors pas du tout !
Si, si je vous jure ! Mais heureusement, Google est là !

Très vite arrive un premier meurtre.
Le corps est retrouvé chez lui, dans son lit. Il y a du sang partout. La meurtrière est encore installée à cheval sur le corps du défunt, percé de centaines de trous. Sa droite tient un couteau de cuisine, tandis que la gauche est à plat sur le corps qui gît allongé. La meurtrière ne bouge pas d’un cil. Et pour cause, c’est une poupée sexuelle. Commence alors une enquête qui va impliquer Jérôme Navart. En effet, le cadavre est l’un de ses compagnons de service militaire, ils s’étaient justement retrouvé peu de jours avant !

Un second meurtre à lieu, adoptant les mêmes principes, sang et poupée gonflable… Et Jérôme le connaissait aussi !
L’intrigue allant ainsi de rebondissements en rebondissement nous mènera à Templeuve, lieu historique où l’on chassait et brûlait les “sorceresses”, pendant très longtemps, dont Marie Navart, qui fût brûlée vive en 1656.

Qui sera la prochaine victime ?

José est un vrai conteur.
Il a le sens du verbe et des mots, il sait en jouer et s’en amuse même. Les phrases glissent toutes seules et ne sont interrompues, voire percutées que par des dialogues truculents quand ils ne sont pas complètement délirants ! Il sait aussi très bien entretenir, et l’intrique et le suspense, aime l’époque médiévale et cela se ressent tout le long du récit. J’ai passé un agréable moment de lecture, teinté régulièrement d’humour et de surprises. Un roman surprenant soit, différent, aussi, et qui mériterait vraiment d’avoir une plus large diffusion.

Par contre… Et c’est une remarque tout à fait personnelle, la couverture, à mon sens ne met pas du tout le récit en valeur… C’est dommage !

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Extraits :

« L’individu considère son double dans le miroir de la salle de bain. Il se trouve moche, trop gros. Son visage est peu soigné, mal rasé, sa dentition brune et inégale, ses cheveux trop longs. Mais il s’en fiche. Il s’accorde une promesse – nous sommes en janvier – qu’il prononce à voix haute, pour qu’elle ait plus de force, sachant pourtant qu’il aura du mal à la tenir car ce n’est pas la première fois qu’il la fait : je ne tuerai plus jamais ma compagne. »

« Marie Navart fut accusée d’hérésie. Par qui ? Essentiellement par des membres de sa belle-famille. Son beau-frère, qui prétend avoir été ensorcelé ; la femme dudit ; elle aurait été envoûtée alors qu’en train d’accoucher avec l’aide de Marie ; un autre déclarant avoir subi un sort à cause d’une pomme ; pour un autre encore, ce fut un fromage ; le beau-frère accuse un craquelin, sorte de petit pain au sucre, qui lui fut donnée par Marie, et qui serait porteur de sortilèges. Les accusations d’envoûtement pleuvent, associées, ou plutôt consécutives, à des problèmes d’héritage. Marie sent le danger et s’enfuit vers la Belgique. Le 10 novembre 1656 elle est arrêtée. »

« Le 16 décembre, elle fut soumise à la question extraordinaire, ou torture des brodequins. « J’avoue », hurla-t-elle alors que ses jambes éclataient dans d’atroces souffrances. Elle fut exposée sur la pierre aux sorcières, près de l’église puis conduite aux flammes du bûcher au lieu-dit les solières. Il faut savoir que, souvent, le condamné à être brûlé vif mourait, non pas à cause des ardeurs du feu, mais par l’impossibilité de respirer à cause de la fumée qui se dégageait de la paille enflammée et des fagots la plupart du temps humide. Le spectacle était apprécié par les manants qui jetaient à l’occasion sur le brasier un ou plusieurs chats noirs, symboles de Satan. »

« – Le monde aime le sordide, le bizarre, l’anormal, le crade, l’interdit, le surnaturel. J’en oublie. Plus c’est dégeu plus on jouit ! Excusez mon vocabulaire, dit le maire. La société hait les vomissures et pourtant s’en délecte. C’est pareil pour la politique d’ailleurs. On la déteste mais on l’encense sur les écrans. »

 

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José Herbert est né à Aniche en 1944, dans le département du Nord. Il fréquenta l’Ecole Normale de Douai pour devenir ensuite instituteur à Vred, puis Auberchicourt, enfin, à partir de 1975, directeur d’école et secrétaire de mairie à Wambaix, petit village du Cambrésis. Il est maintenant installé à Loos en Gohelle. C’est un amoureux des lettres, passionné d’histoire locale, il aime l’humour loufoque, les situations hors norme, les personnages burlesques.

Il publie aux Editions Atria un premier roman, l’instituteur impertinent, qui raconte avec humour, pittoresque et tendresse, une vie professionnelle exceptionnelle.
Son deuxième roman, signé la grande faucheuse, est une pure loufoquerie. Imaginons un couple singulier. Lui, c’est Viktor, enseignant à la retraite. Elle, c’est Samantha, la grande faucheuse, la Mort allégorique, trimballant sa faux au hasard des vies à faucher. Samantha se déplace en mobylette, possède un téléphone portable, se nourrit de salades. Nos deux héros se rencontrent fortuitement, s’aiment et décident de nouer une relation forte et durable qui va les entraîner dans l’espace et dans le temps.
Dans ce dixième roman (second roman policier), il vous fera découvrir la région de Cambrai comme vous ne l’avez jamais vue.